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  • Cahiers des charges télémédecine : 3 modifications sur le diabète et les insuffisances rénale/cardio

    Les cahiers des charges relatifs à la télésurveillance seront simplifiés et republiés dans les prochains jours, a annoncé le 5 octobre 2018 Yann-Maël Le Douarin, conseiller médical télémédecine à la DGOS, lors de la deuxième journée du Catel portant sur la stratégie e-santé. Dans ce cadre, trois modifications ont été apportées sur le diabète, l’insuffisance rénale et l’insuffisance respiratoire :

    • diabète : les adolescents ont été ajoutés au dispositif et la clause des six mois minimum après la première insuline a été retirée ;
    • insuffisance rénale : le critères d’exclusion des patients greffés a été supprimé. « Si cela pouvait se justifier au moment du lancement des expérimentations sur la télésurveillance, cela n’est plus le cas aujourd’hui », a indiqué Yann-Maël Le Douarin (source : Hospimedia) ;
    • insuffisance respiratoire : la fréquence de demande de questionnaire va diminuer « pour n’être plus qu’à une fois par mois », a précisé le conseiller de la DGOS.

    Ces changements ont été réalisés dans le but d’accélérer les expérimentations en télésurveillance dans le cadre du programme Etapes, dont l’objectif est de développer les activités de télémédecine dans toute la France.

    Programme Etapes : 3 500 patients suivis depuis mars 2018

    Depuis le lancement du programme Etapes en mars 2018, 3 500 patients sont suivis, dont 3 000 personnes portant une prothèse cardiaque. Parmi eux, une centaine sont suivis pour leur diabète et plus de 300 pour une insuffisance cardiaque. Sur les deux autres volets, à savoir l’insuffisance rénale et l’insuffisance respiratoire, les projets commencent à se multiplier.

    L’une des raisons expliquant ces écarts peut être la présence d’autres acteurs que ceux de la santé dans ces domaines. Ainsi, en ce qui concerne l’insuffisance respiratoire il existe des prestataires externes. Le développement de la surveillance à distance des porteurs de prothèse cardiaque est, quant à lui, bien avancé sur le terrain. Beaucoup d’acteurs ont été précurseurs dans ce domaine.

    Programme Etapes : quelques points limitants mais des résultats intéressants

    L’exemple du CHU de Lille

    Le programme Etapes comporte quelques problèmes, a souligné Laurence Guédon, membre de la Société française de télémédecine et cardiologue au CHU de Lille, où la télésurveillance est pratiquée depuis presque vingt ans pour les patients portant un pacemaker ou un défibrillateur implantable.

    • Les patients pouvant être suivis dans le cadre du programme doivent être déclarés en affection longue durée (ALD), or, ce n’est pas le cas pour ceux qui portent un pacemaker, précise-t-elle.
    • De plus, le cahier des charges restreint la télésurveillance aux patients avec défibrillateur et pacemaker alors qu’il serait intéressant de réaliser aussi un suivi à distance pour les personnes sous moniteur.
    • Laurence Guédon cite également une autre difficulté, qui est celle de la mise en place de la facturation, qui a pris sept mois au CHU de Lille. Les démarches peuvent donc prendre du temps, mais le programme a permis d’apporter « une vrai bouffée d’air » à ce dispositif déployé au sein du centre de soins lillois, note-t-elle, notamment du point de vue financier car, auparavant, l’équipe devait trouver des financements chaque année.
  • L’Ordre des médecins met en demeure Qare « de faire cesser la publicité sur la télémédecine »

    Le Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom) a pris la décision de mettre en demeure la société Qare de cesser la publication d’encarts publicitaires relatifs à la télémédecine. L’instance a annoncé dans un communiqué daté du 8 octobre 2018 cette décision prise à l’occasion de sa session plénière tenue les 27 et 28 septembre 2018.

    L’Ordre a fait savoir qu’il se félicitait de l’entrée dans le remboursement de droit commun des actes de télémédecine mais rappelle qu’il condamnera toute tentative de publicité commerciale y étant relative.

    Cette mise en demeure s’inscrit dans la volonté du Cnom de maintenir son engagement contre toute action qu’il juge équivalente à de « l’ubérisation du système de santé via des moyens numériques ». Il rappelle également qu’il se permettra de « mettre en œuvre toute voie de droit nécessaire contre toute société qui s’affranchirait des dispositions précises de la réglementation en vigueur pour promouvoir des offres de nature commerciale ».

    Le Conseil national de l’ordre des médecins a considéré que la publicité mise en place par Qare était « fallacieuse quant à l’intégration des services proposés dans le parcours du soin pour tous les patients – et donc à leur prise en charge par l’Assurance maladie ».

  • Etapes

    Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santénull

  • Alzheimer : le CHU de Montpellier teste le casque de protection neuronale de la start-up Regenlife

    Le centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier a commencé une étude pilote visant à évaluer la sécurité et l’efficacité d’un dispositif médical conçu par la start-up montpelliéraine Regenlife, a annoncé l’établissement dans un communiqué daté du 18 septembre 2018. Il s’agit plus précisément d’un casque de protection neuronale développé spécifiquement pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade léger à modéré.

    Le dispositif est présenté comme une technologie non-invasive de photobiomodulation. Par le biais d’un casque, le patient reçoit plusieurs minutes par jours des émissions spécifiques, censées « agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et [ainsi] éviter une dégénérescence« .

    Cet essai thérapeutique va être lancé plus précisément au Centre mémoire de ressources et de recherche (CMRR), situé au sein du département de neurologie du CHU de Montpellier. Il sera dirigé par le Dr Audrey Gabelle, responsable de l’équipe médicale de neurologie comportementale et du CMRR.

    Ces travaux participent à renforcer le positionnement de l’établissement en tant que « leader sur la thématique des neurosciences », aussi bien au niveau régional que national, souligne le centre hospitalier.

    Déroulé de l’étude

    Depuis le mois de septembre 2018, 64 patients âgés de 55 à 85 ans atteints de la maladie d’Alzheimer à un stage léger à modéré avec des biomarqueurs positifs ont commencé à être recrutés.

    Le groupe traité sera comparé à un groupe témoin ayant reçu un traitement placebo. L’évolution de tests cognitifs à trois mois sera ainsi examinée.

    Concernant le groupe de patients réellement traités, ceux-ci suivront des séances avec le casque Regenlife cinq jours par semaine, et ce pendant deux mois.

    Les résultats seront présentés d’ici un an et demi. S’ils sont positifs, « de nouvelles études orientées sur les stades précoces de la maladie et chez les sujets à risque de développer la pathologie seront menées », annonce le CHU dans son communiqué.

    « Pour le CHU de Montpellier, le lancement de cet essai clinique illustre les synergies qui se construisent entre les start-ups locales et nos équipes de soins et de recherche, commente Thomas Le Ludec, directeur général de l’établissement. Grâce à l’investissement convergent des institutions publiques et des entrepreneurs privés, Montpellier développe une expertise reconnue sur l’innovation en santé, au bénéfice des patients de notre territoire. »

    Une technologie qui repose sur la photobiomodulation

    La technologie développée par Regenlife repose sur des principes issus des sciences physiques que sont la photobiomodulation ainsi que les stimulations photoniques, électriques ou encore magnétiques, des techniques qui « font partie des pistes actuellement étudiées pour traiter la maladie d’Alzheimer », explique le centre montpelliérain.

    Concrètement, l’utilisateur du dispositif réalise des séances de plusieurs minutes par jour avec un système d’émetteurs se présentant sous la forme d’un casque cérébral pour une application transcrânienne, et sous une autre forme pour une application transcutanée ciblant d’autres parties du corps. « Ces émissions spécifiques, situées notamment dans l’infrarouge proche, sont athermiques, non-invasives et visent à agir au cœur des cellules afin de permettre une protection neuronale et éviter une dégénérescence. »

    Des premiers résultats encourageants chez les souris

    Le procédé, expérimenté sur des modèles précliniques de maladie d’Alzheimer, s’est révélé concluant, précise le CHU, « avec une réduction des troubles cognitifs, une réduction des anomalies biologiques et histologiques chez les souris traitées en comparaison aux souris non traitées ».

    En se basant sur ces résultats prometteurs, la start-up Regenlife a élaboré un nouveau prototype axé sur le traitement de la maladie d’Alzheimer et la prévention des troubles cognitifs.

    Regenlife : une start-up soutenue par la région Occitanie et Bpifrance

    Fondée en 2016, la start-up montpelliéraine Regenlife fait partie du BIC de Montpellier, classé en février 2018 deuxième meilleur incubateur au monde par UBI Global, un organisme international mesurant la performance de ce type de société. Elle est par ailleurs soutenue par Bpifrance et la région Occitanie.

    Une activité centré sur le traitement des pathologies neurologiques

    L’objectif de la jeune pousse est de développer des traitements innovants dans le domaine de la neurologie ainsi que des solutions médicales là « où il n’en existe pas et avec peu ou pas d’effets secondaires ».

  • Substra, le projet d’Owkin d’exploitation sécurisée de données médicales grâce à l’IA qui vaut 10M€

    Owkin a lancé le 4 octobre 2018 son projet Substra qui vise à proposer une exploitation des données médicales sécurisée grâce au recours à l’IA et aux algorithmes d’apprentissage automatique. Ce projet est financé à hauteur de 10 millions d’euros par Bpifrance.

    Pour la réalisation de son projet, Owkin est associé à un consortium regroupant neuf institutions : l’École Polytechnique, l’Institut Curie, le Centre Léon Bérard, l’Université Paris Descartes, le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes, la start-up Apricity, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) avec trois hôpitaux impliqués (Saint-Louis, Antoine-Béclère et Jean Verdier) et Substra Foundation.

    Il est prévu que le projet incarné par une plateforme open source soit disponible au cours de l’année 2019, lorsqu’une version test va être lancée, alors que le déploiement à grande échelle est prévu pour 2020.

    L’apprentissage automatique, pierre angulaire du programme : une IA sécurisée pour données privées

    Substra est une plateforme open source qui met en œuvre l’apprentissage automatique sur des jeux de données sensibles, qui restent toujours privées. Il s’agit de la politique du « privacy-preserving learning ». Substra pourra être utilisé par les fournisseurs de plateformes d’IA indépendantes qui souhaiteront exploiter ses fonctionnalités principales.

    Grâce à un système sécurisé et éthique, Substra fédère les fournisseurs de données en possession de données sensibles, tels les hôpitaux, pour valoriser leurs informations et les utiliser à des fins de recherches médicales.  L’objectif premier est de respecter l’utilisation des données et de préserver la vie privée, ce qui explique l’engagement nécessaire des partenaires à mobiliser ces données en local, c’est-à-dire sur des serveurs installés dans les centres d’Owkin. La stratégie opérationnelle d’Owkin consiste à installer des serveurs pour développer les algorithmes d’apprentissage profond qu’ils font « voyager » d’un centre à un autre sans partage.

    La sécurité de la plateforme est garantie grâce au recours à différentes technologies telles l’apprentissage fédéré, l’apprentissage par transfert, les registres distribués (blockchain privée), et la cryptographie avancée.

    Substra Foundation, une association pour porter le projet fondé sur la collaboration interdisciplinaire et intra-institutionnel autour de l’IA en santé

    Le projet collaboratif a donné naissance à une association à but non lucratif, Substra Foundation, afin d’assurer la pérennité du code open source sur lequel aura débouché le projet. Elle pourra se charger de diffuser à d’autres domaines ou à d’autres cas d’application le concept phare du projet qu’est celui d’une IA sécurisée pour données privées.

    Le consortium qui dirige Substra regroupe des universités, des entreprises et des professionnels de la médecine et rassemble plus de 20 collaborateurs à temps plein parmi lesquels des développeurs de logiciels, des data scientists et des oncologues.

    « Notre travail actuel est interdisciplinaire. Nous sommes heureux de développer une culture commune d’IA médicale autour de la protection des données privées entre le personnel médical, les développeurs ou encore les chercheurs », déclare Mathieu Galtier, leader du projet Substra chez Owkin.

    Les quatre missions du projet endossées par le consortium

    • Owkin et Substra Foundation développeront la plateforme open source Substra de traitement sécurisé des données médicales.
    • Les hôpitaux impliqués de l’AP-HP rassembleront sur la plateforme distribuée des données :
      • d’anatomopathologie pour l’Institut Curie et le Centre Léon Bérard ;
      • de dermatologie pour le CHU de Nantes et l’AP-HP ;
      • de fertilité pour l’AP-HP.
    • Owkin et Apricity fourniront des algorithmes prédictifs à partir de ces données – le premier dans le domaine de l’oncologie et le deuxième dans le domaine de la fertilité.
    • Deux laboratoires de recherche de l’École Polytechnique (UMR 7641) et de l’Université Paris Descartes (UMR 1153) seront chargés d’évaluer ces algorithmes prédictifs développés dans un cadre scientifique et méthodologique. Cette étape pourra servir notamment un objectif plus large de développement de méthodes de validation médicale d’algorithmes d’IA en santé.

  • « France is AI » : 2 journées centrées sur l’intelligence artificielle, 17-18/10/2018, à Paris

    L’association pour l’intelligence artificielle (IA) française « France is AI » organisera deux journées de conférences les 17 et 18 octobre 2018 à la Station F, à Paris.
    Chercheurs, entrepreneurs et décideurs concernés par l’intelligence artificielle en santé comme dans les autres secteurs industriels sont invités à participer à l’événement pour réfléchir aux défis technologiques, économiques et sociétaux associés au développement de l’IA.

    En effet, malgré ses atouts, la France n’est pas perçue à l’échelle internationale comme un hub important en matière d’intelligence artificielle. D’où le lancement, en 2016, de l’initiative « France is IA » visant à promouvoir les avancées françaises en la matière ainsi que l’écosystème français réuni autour de ce domaine, un projet soutenu par l’association France Digitale.

    Plus précisément, « France is IA » se donne les 4 objectifs suivants :
    • bâtir un paysage dynamique pour l’écosystème français de l’intelligence artificielle ;
    • construire des ponts avec d’autres hubs d’IA (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Suisse, Chine) ;
    • soutenir des initiatives françaises menée à l’échelle locale, nationale ou internationale ;
    • organiser un événement annuel visant à promouvoir cet écosystème : la France is IA Conference.

    L’inscription à ces deux journées, payante, peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme

    Journée du 17 octobre 2018 : Sciences et technologies

    Cette journée sera plutôt dédiée aux chercheurs et développeurs.

    Des keynotes de chercheurs spécialisés dans le machine learning, le deep learning et le reinforcement learning seront présentées. Des développeurs de grandes entreprises (Twitter, Huawei, Criteo, Rakuten, Netflix, Facebook, Google, etc.) interviendront par ailleurs au cours d’animations de type tables rondes.

    Journée du 18 octobre 2018 : Applications de l’IA et enjeux de société

    Cette seconde journée pourra intéresser un public plus large de décideurs, d’institutionnels, etc.

    Elle sera divisée en 3 thématiques :

    • L’écosystème

    Seront abordés dans le cadre de cette thématique les sujets suivants : l’écosystème européen, la stratégie française dans le domaine de l’intelligence artificielle, les initiatives régionales en matière d’IA, l’explosion de l’écosystème chinois (focus), la formation des ingénieurs, la sensibilisation à l’intelligence artificielle dès l’enfance.

    • L’industrie repensée

    Ce thème mènera à aborder les perspectives offertes par l’IA en matière de capital risque, la capacité des entreprises à se réinventer grâce à l’IA, la possibilité de refonder le système de santé par l’intelligence artificielle, la modification des transports par l’IA, la cybersécurité, les applications de l’intelligence artificielle en matière de production industrielle.

    • IA et société : risques et opportunités 

    Cette problématique permettra de poser les questions suivantes : Comment faire évoluer le cadre légal ? Quels risques sont associés à la prise de décision par des algorithmes ? Comment assurer un accès ouvert aux données ? Le travail risque-t-il de disparaître ?

  • Les professionnels de santé invités à participer au 1er observatoire de l’expérience patient

    L’Institut de l’expérience patient lance en partenariat avec BVA la première édition de l’observatoire de l’expérience patient en France, un baromètre dont le top départ a été annoncé le 4 octobre 2018 à l’occasion de la conférence « L »expérience patient made in USA : un exemple à suivre », qui s’est tenue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris.

    Le questionnaire s’adresse à tous les professionnels de santé (médecins, directeurs, paramédicaux, personnels médico-techniques / cadre et non-cadres), exerçant dans des établissements publics, privés ou dans des associations, aussi bien dans le secteur sanitaire que dans le secteur médico-social.
    Il s’appuie sur les travaux menés par le Beryl Institute, qui constituent la principale étude internationale explorant l’action des établissements de santé en matière d’expérience patient à travers le monde.

    Le questionnaire français est accessible en ligne via le lien ci-contre pour une durée d’un mois. Il faut compter environ 10 minutes pour répondre aux différentes questions, majoritairement fermées. Les principaux enseignements de l’enquête, « accompagnés d’un benchmark international », seront dévoilés début 2019, indique l’institut français. L’objectif est de mener « une étude de référence en France et une analyse comparative internationale » afin d’encourager les échanges et ainsi les initiatives visant à améliorer l’expérience patient.

    Un questionnaire basé sur l’enquête du Beryl Institute

    L’enquête du Beryl Institute « The state of patient experience » est réalisée tous les deux ans depuis 2011. Elle permet de comparer des résultats provenant de divers établissements de soins et d’étendre à l’international la conversation sur le sujet de l’expérience patient.

    L’Institut français de l’expérience patient s’est inspiré de son homologue américain pour réaliser un questionnaire propre à notre système en suivant les étapes suivantes :

    • analyse du questionnaire du Beryl Institute ;
    • traduction et adaptation des items pertinents : « 70 % du questionnaire français est adapté du questionnaire établi par le Beryl Institute », précise Amah Kouévi, fondateur et directeur de l’institut français ;
    • compléments spécifiques à l’enquête française : certaines questions ont dû être adaptées aux particularités du système de santé français ;
    • tests et ajustements.

    Ce questionnaire est « complétement anonyme », souligne l’institut. « Vos réponses resteront confidentielles et seront utilisées, de manière agrégée, à des fins statistiques et d’analyses. »

    3 objectifs

    • Mesurer l’évolution de la dynamique en France ;
    • analyser l’appropriation par les professionnels des leviers de l’amélioration de l’expérience patient ;
    • élaborer des recommandations pour accélérer la mise en pratique.

    L’analyse des résultats vise à répondre aux questions suivantes :

    • Quelle est la place de l’expérience patient dans la stratégie des établissements ?
    • Quel est le degré de maturité du sujet dans les établissements de santé / ESMS ?
    • Comment la gouvernance s’adapte-t-elle pour mieux prendre en charge cet enjeu ?
    • Quel est l’impact perçu de l’expérience patient sur la qualité du service rendu et sur l’organisation des établissements ?
    • Quels sont les leviers de développement et les freins rencontrés ?

    Bientôt un « volet patient » pour compléter l’enquête

    Cette enquête a pour « vocation a être complété par un volet patient », souligne Amah Kouévi.

    Lancement de la campagne #Faitesconfianceauxpatients

    Le directeur de l’Institut de l’expérience patient a profité de la tenue de la conférence, le 4 octobre 2018, pour lancer un appel général : l’organisme français cherche à déployer une campagne nationale baptisée « #Faitesconfianceauxpatients » en partenariat avec un ou plusieurs médias français.

    L’idée est d’organiser un concours auprès des citoyens français portant sur leurs idées et leurs propositions concrètes pour améliorer l’expérience patient.

  • Appel à projets de Janssen : empowerment et innovations technologiques au service de l’autonomie

    Janssen, via son fonds de dotation pour l’innovation en santé, Janssen Horizon, a annoncé le 2 octobre 2018 le lancement de son 3e appel à projets visant à financer des projets de jeunes chercheurs en sciences humaines et sociales notamment sur la thématique des pratiques de soin centrées sur l’autonomie et l’émancipation du patient.

    Face à la transformation du système de santé, Janssen Horizon souhaite s’intéresser à la façon dont l’innovation peut être plus utile et plus juste et contribuer à l’autonomie du patient autour des trois axes suivants :
    • l’usage et l’acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient ;
    • le patient et le pouvoir d’agir dans le cadre de la recherche clinique et du parcours de soins;
    • les conditions et les limites de l’empowerment ou « capacitation du patient ».

    Les candidatures doivent être soumises du 2 octobre 2018 au 12 novembre 2018 à minuit.

    Janssen Horizon, engagé pour des innovations « justes »

    Le comité scientifique du fonds de dotation Janssen Horizon s’est réuni le 2 octobre 2018 et a pris la décision de lancer son 3 appel à projets dans le secteur des sciences humaines et sociales intitulé « Allier les sciences humaines, sociales et médicales pour accélérer l’innovation ».

    Janssen Horizon œuvre pour encourager des partenariats originaux mêlant les apports des sciences biologiques à ceux des sciences humaines et sociales. « En mobilisant toutes ces compétences, nous voulons ainsi participer à l’émergence d’une innovation plus utile et plus juste », précise Emmanuelle Quilès, présidente du fonds Janssen Horizon.

    Le fonds Janssen Horizon soutient des projets en recherche translationnelle et en sciences humaines et sociales appliquées à la santé, dans cinq aires thérapeutiques :

    • l’oncologie ;
    • les hémopathies malignes ;
    • les maladies auto-immunes ;
    • les neurosciences ;
    • la psychiatrie ;
    • les maladies infectieuses. 

    Appel à projets autour du patient et du transfert des soins vers le domicile et des technologies comme moyen de soigner

    Selon Janssen Horizon, la tendance actuelle des systèmes de santé à la réduction de coûts d’hospitalisation et de déplacement ainsi que celle au transfert du soin au domicile des patients présentent des intérêts médicaux, mais soulèvent également des problèmes éthiques et déontologiques. 

    Ces évolutions médicales sont susceptibles de transformer la relation de soin et le statut du patient, et de ce fait rendent indispensable une nouvelle alliance entre médecine et humanités complémentaire de celle entre médecine et sciences.

    À travers les projets qui seront sélectionnés et financés, il s’agit de s’intéresser, d’une part, au pouvoir d’agir du patient, son « empowerment », et d’autre part, à l’usage de nouvelles technologies en tant que dispositifs de soins.

    Cet appel à projets porte sur 3 axes différents. 

    Axe 1 : usage et acceptabilité des innovations technologiques pour la prise en charge et le suivi du patient

    Cet axe recouvre notamment :

    • la place de la e-santé sur la prise en charge et le suivi des patients, et son acceptabilité ;
    • les systèmes d’information de santé, la sécurité de l’information médicale, l’utilisation des données médicales à des fins de recherche pour le bénéfice des patients ;
    • modélisation et simulation d’actes chirurgicaux simples à domicile (biomécanique, réalité virtuelle, environnements immersifs,etc.) ;
    • dispositifs médicaux utilisés par le patient et dispositifs implantables ;
    • robotique médicale et d’assistance chez le patient.

    Axe 2 : le patient et le pouvoir d’agir 

    2.1 Acteurs de la recherche et du développement thérapeutique :

    • l’implication des patients dans la décision, la rédaction et la mise en place de protocoles de recherche clinique (exemples des protocoles de recherche dans l’infection à VIH, les maladies rares) ;
    • la participation de volontaires à des cohortes épidémiologiques nationales afin de mieux comprendre les signatures précoces biologiques de maladies complexes (maladies neuro-dégénératives, cancers, etc.), et mieux les prévenir.

    2.2 Acteurs du parcours de soins:

    • études des programmes de soutien aux populations vulnérables ;
    • questionnement de l’éducation thérapeutique et de ses acteurs.

    Axe 3 : les conditions et les limites de l’empowerment – pouvoir et contre-pouvoir 

    Modalités de soumission et critères d’éligibilité

    Les jeunes chercheurs peuvent déposer leurs projets sur le site : www.janssenhorizon.com. Des inforamtions complémentaires peuvent être trouvées sur ce site et la soumission du dossier se fait via le portail qui y est hébergé : https://www.janssenhorizon.org/login.

    Les conditions d’inscription sont les suivantes :

    • Le projet doit être conforme à la Charte des candidats commune aux appels à projets et aux candidatures spontanées ;
    • Le dossier doit faire entre 20 pages (minimum) et 25 pages (maximum) ;
    • Recherche menée en France et par de jeunes chercheurs ;
    • Dossier de candidature à remplir et lettre de soutien d’un mentor à joindre ;
    • Les projets peuvent s’étaler sur une durée de 24 à 36 mois sachant qu’une dérogation d’une année par congés de maternité, congés parental, congés longue maladie peut être accordée ;
    • Le porteur de projet s’engage à fournir une attestation sur l’honneur détaillant les financements obtenus et/ou sollicités, l’identité des financeurs sollicités et les montants ;
    • Les soutiens demandés peuvent aller de 50 000 à 150 000 euros.

    Les critères principaux d’évaluation des dossiers reçus sont les suivants :

    • Innovation
    • Faisabilité
    • Besoin médical important
    • Réputation de l’équipe projet
    • Méthodologie

    Néanmoins, le comité se réserve le droit d’ajouter d’autres critères en cours d’évaluation.

  • La start-up Deuxiemeavis.fr désignée « Coup de coeur du jury » au E-Health Forum 2018 des Échos

    Deuxièmeavis.fr, start-up parisienne spécialiste du deuxième avis médical en ligne, a été lauréate des trophées de la e-santé dans la catégorie « Coup de cœur du jury » à l’occasion du E-Health Forum, organisé par le groupe Les Échos – Le Parisien le 25 septembre 2018, apprend-on dans un communiqué publié le 3 octobre 2018.

    Il s’agit du deuxième prix reçu en seulement deux mois par la start-up, qui a également reçu le Prix de la télémédecine 2018 à l’Université d’été de la e-santé.

    Scientifeet et Bipsoin sont les deux autres start-ups lauréates des trophées, et ce, respectivement dans les catégories « Prix de l’Innovation » et « Meilleur Espoir ».

    Coup de cœur du jury

    Le jury était composé des personnalités suivantes, toutes lauréates de l’année précédente : Guillaume Gautier, co-fondateur de Dreaminzzz, lauréat 2017 dans la catégorie « Coup de Cœur », Alexis Hernot, fondateur de Calmedica, lauréat 2017 dans la catégorie « Meilleur Espoir » et Bertrand Le Conte de Poly, P.-D.G. de LLtech, lauréat 2017 dans la catégorie Prix de l’Innovation.

    À la réception du prix, Pauline d’Orgeval, cofondatrice et P.-D.G. de Deuxièmeavis.fr, a déclaré : « Ce prix est une magnifique récompense pour toute l’équipe Deuxièmeavis.fr. Avec deuxièmeavis.fr, nous avons la conviction d’apporter une solution à de très nombreux patients et d’avoir un impact fort sur leur parcours de soin. La généralisation du deuxième avis médical représente une avancée incontestable pour tous. Grâce aux partenariats que nous avons signés avec des complémentaires santé de premier plan, nous en prenons le chemin. »

    Scientifeet et Bipsoin également récompensés

    Trois prix au total ont été décernés. Scientifeet a reçu le prix de l’innovation pour sa solution de conception et fabrication de semelles orthopédiques imprimées en 3D, qui permettent une meilleure personnalisation et un gain de temps pour les podologues. La société a été récompensée pour avoir eu l’idée d’apporter une nouvelle technologie dans l’orthopédie, un métier considéré comme artisanal.

    Bipsoin a été désigné meilleur espoir du concours. Il s’agit d’une plateforme de mise en relation entre les personnels de la santé et du médico-social, public comme privé, et les employeurs du secteur, qui leur permet de recevoir et de poster des offres de vacations. 

  • L’ANFH veut mettre en place une formation aux risques et enjeux du numérique pour les hospitaliers

    L’Association nationale pour la formation permanente du personnel hospitalier (ANFH) a annoncé dans un communiqué publié le 26 septembre vouloir mettre en place un dispositif d’accompagnement des agents de la fonction publique hospitalière afin de les « prévenir » face aux risques numériques et « tendre vers un usage numérique responsable dans les établissements publics de santé ». Intitulé « Ethique 2.0« , il est porté par les délégations ANFH de Corse et de Haute-Normandie.

    L’outil comprendra des ateliers de sensibilisation en établissement pour tous les agents intéressés et une formation mobile learning donnant les clés pour un usage raisonné du numérique. Ils seront proposées à partir du début de l’année 2019.

    Le dispositif permettra par ailleurs aux directions et aux encadrants d’assister à des conférences managériales, qui seront présentées d’ici la fin de l’année.
    Il inclura également des conférences sur le « secret professionnel ou le devoir de réserve bafoué sur les réseaux sociaux », « l’atteinte à l’image du professionnel, des usagers ou de l’établissement sur les réseaux sociaux », « les risques numériques pour l’établissement (objets connectés mal utilisés, piratage, virus informatiques etc.) » ou encore « l’utilisation du smartphone pendant l’acte de soins ».