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  • Roche lance avec l’école 42 un hackathon de 10 mois sur le thème « l’entreprise de santé du futur »

    Roche a ouvert le 19 septembre 2018, en partenariat avec le programme d’innovation Matrice de l’école de développement informatique 42, une « Matrice santé et numérique », sorte de hackathon de long terme regroupant des équipes pluridisciplinaires d’étudiants dans l’optique de concevoir des outils technologiques sur le thème « l’entreprise de santé du futur ».

    Pendant dix mois, une trentaine d’étudiants en informatique, en biologie, en pharmacie mais aussi en droit et en commerce – dont la moitié est en formation à l’école 42 – vont se rassembler pour développer des dispositifs tels que des logiciels, des applications mobiles ou des objets connectés visant à résoudre certains des problèmes rencontrés par les acteurs de la santé.

    Le programme se divise en quatre phases :
    • immersion (1 mois) : rencontres et visites thématiques pour découvrir les problématiques rencontrées par les acteurs de la santé et les patients dans l’utilisation d’un produit de santé ;
    • transformation (2 mois) : répartition des étudiants dans 5 à 6 équipes, chacune centrée sur une problématique, maturation des idées pour aboutir à des projets viables, puis évaluation de la pertinence et de la faisabilité des projets ;
    • production (3 mois) : prototypage technique, construction du modèle économique, passage du concept au produit ;
    • action (4 mois) : expérimentation des outils développés sur le terrain, possibilité de création d’une structure juridique.

    La Matrice, une version plus approfondie du traditionnel hackathon

    La « dimension temporelle » du programme Matrice de l’école 42 a plu à Anne Philippot, directrice « expérience client, digital et innovation » du laboratoire. Le dispositif s’étend en effet sur une année scolaire, alors que les hackathons classiques se déroulent généralement sur 48 heures. « J’ai trop souvent vu des hackathons qui étaient très centrés sur la phase d’idéation, et qui avaient ensuite du mal à rendre robustes les solutions développées », a-t-elle justifié (source : Ticpharma).

    « L’entreprise de santé du futur » : la thématique du programme

    Le thème du programme, « l’entreprise de santé du futur », est large afin de ne pas cloisonner les étudiants dans leurs réflexions. Cependant, Roche a identifié des « routes de besoins » pour les guider, a expliqué Anne Philippot, citant notamment :

    • de manière générale, la mise à disposition d’informations en temps réel ;
    • la transmission de données patients entre professionnels ;
    • la fluidification des démarches pour les médecins investigateurs d’essais cliniques ;
    • la transformation des métiers à l’hôpital ;
    • les outils pédagogiques autour des pathologies.

    Un programme en 4 phases

    Après le premier mois dédié à la découverte du secteur, les étudiants se répartiront dans cinq à six équipes, chacune d’entre elles visant à être concentrée sur une problématique issue de la phase d’immersion.

    Viendra ensuite la phase de transformation, deux mois au cours desquels les équipes testeront la pertinence et la faisabilité de leur projet, puis la phase de production (3 mois), rythmée par le prototypage technique, la construction du modèle économique et le passage du concept au produit concret.

    Les étudiants expérimenteront ensuite leur dispositif sur le terrain auprès des acteurs concernés et auront la possibilité de créer leur structure juridique pour commercialiser leur solution (phase d’action, 4 mois).

    Roche laissera le maximum de liberté possible aux étudiants mais gardera un œil sur les différents projets : « [Nous pourrons nous] assurer tout au long du processus que si la solution technologique est particulièrement juste par rapport à un élément de notre métier, ce ne soit pas notre concurrent direct qui puisse en bénéficier immédiatement », a détaillé la directrice de l’innovation du laboratoire à Ticpharma. « En revanche, la volonté est bien que la solution puisse être interopérable et opérée au sein de l’écosystème de santé », a-t-elle souligné.

    Des « escales » pour permettre aux différentes équipes d’échanger

    Entre chacune de ces phases, des « escales » seront intégrées au programme pour que les étudiants puissent faire le point face à une communauté d’experts sur l’état d’avancement de leurs projets mais aussi identifier leurs besoins et les difficultés rencontrées jusqu’alors, a signalé Anne Philippot.

    Les équipes auront par ailleurs l’opportunité d’échanger entre elles par le biais de rendez-vous hebdomadaires obligatoires.

    Mentorat : une trentaine de collaborateurs de Roche mobilisés

    « Au fil du temps, un mentorat [pourra] se mettre en place avec le laboratoire Roche ou avec des associations de patients, a indiqué Isabelle Ampart, la responsable de la communication du programme Matrice (source : Ticpharma). Il s’agit de créer un maillage et un grand réseau de connaissances et de transmission que les étudiants pourront solliciter à tout moment ».

    Des « ambassadeurs de la transformation en interne »

    Une trentaine de collaborateurs du laboratoire ont été mobilisés pour apporter aux étudiants leur expertise et accompagner leurs projets. Ils pourront « témoigner de nouvelles façons de faire, de s’organiser et d’inclure le professionnel de santé dans cette dynamique, afin d’irriguer l’ensemble du groupe », a précisé Anne Philippot.

    « Nous aimerions faire de ces collaborateurs des ambassadeurs de la transformation en interne », a-t-elle ajouté.

    Par ce biais, les étudiants pourront ainsi ouvrir un réseau, bénéficier d’opportunités commerciales et sortir du programme « avec une vraie expérience de maîtrise d’ouvrage et d’entreprenariat global sur un secteur en particulier », a commenté de son côté Isabelle Ampart.

  • Les expérimentations Paerpa sont prolongées d’une année avant une nouvelle évaluation en 2019

    Le dispositif Paerpa de coordination des différents intervenants des secteurs sanitaire, social et médico-social visant à prévenir la perte d’autonomie et éviter le recours inapproprié à l’hospitalisation des personnes de plus de 75 ans a été prolongé d’une année dans le cadre des expérimentations définies par l’article 51, selon la décision de la Direction de la sécurité sociale du 28 septembre 2018.

    L’objectif de cette prolongation est de consolider la démarche dans les territoires pilotes et avoir une retour au plus près de la réalité après la période de maturation et de mise en œuvre sur le terrain. Dominique Libault, directeur du programme et président du comité national Paerpa croit en sa capacité à répondre aux enjeux de Ma Santé 2022 en ce qu’il permet le renforcement :
    • de la continuité de la prise en charge ;
    • du lien ville-hôpital-Ehpad ;
    • de la coordination entre professionnels.

    L’analyse qui a servi de base à cette décision est principalement fourni par l’IRDES et ses rapports du mois de juin 2018, disponibles via le lien ci-contre. Si l’évaluation de l’année prochaine s’avère favorable, les parcours Paerpa seront inscrits dans les parcours dans le droit commun.

    Hétérogénéité et maturité inégale de mise en œuvre en régions

    Dans son rapport, l’IRDES note une certaine hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme et souligne que le temps de la mise en place opérationnelle des dispositifs a été de dix-huit mois en moyenne. Ceci a amené les porteurs de projets à défendre une prolongation du dispositif afin d’obtenir davantage d’indicateurs.

    C’est notamment dans le secteur hospitalier qu’un manque d’impact est visible – les indicateurs hospitaliers dans tous les territoires manquent pour évaluer l’efficacité des actions développées dans le cadre de Paerpa pour réduire les hospitalisations et les réadmissions. À ce titre, l’IRDES préconise une réflexions relative à la façon d’ajuster les incitations financières à l’hôpital par rapport aux objectifs Paerpa de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES souligne que « dans la majorité des territoires, la plupart des actions n’ont été effectives qu’à partir de 2016 avec une montée en charge qui s’étend jusqu’en 2017 ».

    Bien qu’un effet moyen significatif de Paerpa est difficilement notable, l’IRDES l’impute :

    • à l’hétérogénéité dans la mise en œuvre du programme Paerpa d’un territoire à l’autre et la différence de maturité entre les territoires ;
    • au défi que représente la construction et la préparation d’un terrain d’entente entre les différents groupes de professionnels impliqué dans le dispositif ;
    • au besoin de temps pour qu’un changement inter-organisationnel et professionnel du système de santé prenne.

    7 indicateurs d’évaluation

    L’évaluation actuelle du programme repose sur 7 critères ou indicateurs :

    • 3 portent sur le recours à l’hôpital :
      • nombre de journées d’hospitalisation par personne âgée, ;
      • taux de réhospitalisation à 30 jours ;
      • hospitalisations non programmées ;
    •  4 sont des indicateurs liés à l’organisation des soins primaires mais qui peuvent avoir des conséquences sur les recours à l’hôpital :
      • hospitalisations potentiellement évitables ;
      • passages aux urgences non suivis d’hospitalisation ;
      • polymédication ;
      • prescriptions inappropriées.

    Les principaux outils du programme ont progressé en 2017

    Afin de faciliter la coordination autour de la personne âgée, deux outils principaux ont été développés :

    • la CTA : coordination territoriale d’appui qui consiste en un guichet unique dédié à la population visée et aux professionnels de santé ;
    • le PPS : plan personnalisé de santé qui est un document dont a la responsabilité le médecin traitant afin de formaliser la coordination médico-sociale.

    Entre 2017 et 2018, le nombre total de PPS a augmenté de 13 % et les demandes de CTA, aussi bien de la part des libéraux que des établissements de santés, se sont accélérées en croissant de 32 % chacune.

    Les territoires pilotes meilleurs élèves

    Le programme a notamment porté ses fruits dans les régions suivantes et dans les domaines suivants :

    • l’Aquitaine et le Nord–Pas-de-Calais ont enregistré une baisse significative de la polymédication ;
    • la Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivi d’hospitalisation connaît une évolution favorable en comparaison des territoires témoins ;
    • dans les Midi-Pyrénées et en Bourgogne, un impact significatif de Paerpa a été constaté dans le domaine de la réduction des hospitalisations non programmées ;
    • la Bourgogne, le dispositif Paerpa a permis de réduire les hospitalisations évitables.

    L’IRDES préconise que les résultats du rapport soient confirmés à partir des données 2017 qui seront disponibles à l’été 2018 pour une publication des résultats actualisés fin 2018. Selon l’Instititut, ces travaux permettront d’actualiser les résultats et d’évaluer l’effet du dispositif PPS (plan personnalisé de santé) propre à Paerpa

    Financement et cadre d’application

    Par ailleurs, en 2019, le dispositif sera testé dans les mêmes territoires toujours sous la même forme et le financement se fera dans le cadre du fonds d’intervention régional (FIR) qu’un arrêté prolongeant l’article 51 de la LFSS 2018 va officialiser.

    De façon plus générale et en écho à Ma Santé 2022, une réflexion devra être menée sur la façon dont le dispositif pourra s’articuler avec les autres dispositifs en cours de déploiement tels que les plateformes territoriales d’appui (PTA) et les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) notamment.

  • Préfiguration du Health Data Hub

    Cette présentation du Health Data Hub, laboratoire d’exploitation des données de santé annoncé officiellement le 6 juin 2018 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn suite à la remise du rapport Villani, résulte des travaux d’une mission de préfiguration pilotée par :
    – Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données en santé (INDS) ;
    – Marc Cuggia, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes ;
    – Gilles Wainrib, président fondateur de la start-up Owkin.
    Elle a été publiée par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES).

    Présentation du Health Data Hub

  • 22ème Séminaire National des Hospitaliers : (R)Évolutions à l’Hôpital ? (le 04-05/10/2018, à Lyon)

    Le Séminaire National des Hospitaliers (SNH), anciennement ENCC, aura lieu à Lyon les 4 et 5 octobre 2018 sur la thématique suivante : « (R)Évolutions à l’Hôpital ? Les enjeux de l’innovation, de la pertinence et des financements « .

    Il s’agira de s’interroger sur l’évolution des modes de financement et de prise en charge à l’hôpital, et de répondre aux questions suivantes : 
    – Quelles sont les évolutions au long cours qui vont transformer en profondeur le système ?
    – Quelles sont les lignes de fracture ou de rupture fondamentales qui peuvent aboutir à une véritable révolution du modèle hospitalier français ?
    – Quelles sont les innovations des modes de prise en charge et de financement qui vont fonder le modèle de demain ?

    L’inscription, payante, et la visualisation du programme détaillé peuvent être réalisés via le lien ci-contre.

    Jeudi 4 octobre 2018

    08H45 : Ouverture par les institutionnels

    • Georges KÉPÉNÉKIAN, Maire de Lyon (sous réserve)
    • Patrick DENIEL, Secrétaire général, Hospices Civils de Lyon
    • Pr Olivier CLARIS, Président de la Commission Médicale d’Etablissement (CME) des Hospices Civils de Lyon (HCL)
    • Jean-Louis TOURAINE, Président, FHR Auvergne-Rhône-Alpes
    • Dr Jean-Yves GRALL, Directeur Général de l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes
    • Frédéric VALLETOUX, Président, Fédération Hospitalière de France

    09H30 : Conférence inaugurale

    La relation médecin – patient entre le soin et la guérison

    • Raphaël ENTHOVEN, Philosophe

    10H30 : Pause café

    11H00 : Expérience patient, parcours et accès aux soins

    La qualité comme stratégie – des efforts d’amélioration aux meilleurs résultats cliniques possibles. L’exemple de la Suède

    • Dr Mats BOJESTIG, MD, Chief Medical Officer and Director of Health Care, Region Jönköping County

    12H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste

    • Pr Olivier CLARIS, Président de la CME, HCL
    • Pascal TERRASSE, Conseiller départemental de l’Ardèche
    • Pascal FORCIOLI, Directeur, CH de Bastia, Représentant de la commission éthique de la FHF
    • François BLANCHARDON, Président, France Assos Santé Auvergne Rhône-Alpes
    • Patrick CHÊNE, Journaliste
    • Nicole NEGRI, Représentante de l’Association Ressource, Aix

    13H00 : Déjeuner

    14H00 : Innovations organisationnelles, numériques et managériales

    L’Intelligence artificielle en santé

    •  Enguerrand HABRAN, Directeur, Fonds FHF Le Lean à l’hôpital 
    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique

    15H00 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, journaliste 

    • Pr Patrick de COSTER, Directeur général associé, CHU UCL Namur, Belgique 
    • Ariane BOUZETTE, Directrice de l’amélioration continue, de la qualité et du développement, CHU UCL Namur 
    • Anne DECQ-GARCIA, Directrice du Groupement Hospitalier Sud, HCL
    • Pr Philippe LORINO, ESSEC Business School
    • Dr Fanny HEQUET, Chef de pôle de gériatrie, CH de Valenciennes

    16H00 : Pause café

    16H30 : Communications libres

    Modérateurs :

    • Barbara FLIELLER, Directrice de l’Appui à la Performance, CHU de Nancy 
    • Dr Eric PRADAT, DIM, HCL

    18H00 : Fin de la journée

    Vendredi 5 octobre 2018

    09H00 : Pertinence des soins, parcours et financements

    Présentation du programme « Choisir avec soin »

    • Dr Sandra GOMEZ, Cheffe de projet médico-économique, FHF Présentation d’une expérience américaine d’Accountable Care Organization : GEISINGER 
    • Greg STREVIG, VP Enterprise Analytics

    10H45 : Pause café

    11H15 : Table ronde

    Animation : Violaine MADINIER, Journaliste

    •  Agnès COUFFINHAL, Économiste principale, division santé, OCDE 
    • Cédric ARCOS, DGA Région Ile-de-France, en charge des politiques de solidarité, de santé, de sécurité et de la modernisation 
    • Patrick OLIVIER, CEO, IVBAR 
    • Christian SAOUT, Représentant des usagers, membre du collège de la Haute Autorité en Santé
    • Pr François René PRUVOT, Président de la CME, CHU de Lille
    • Antoine MALONE, Responsable, Pôle Prospective, Europe, International, Fédération Hospitalière de France
    • Pr Israël NISAND, Président du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français

    12H30 : Conclusions et perspectives

    12H30 : Déjeuner

    14H00 : Sessions parallèles

    • Session SSR

    Animateurs : Florent CHAMBAZ, Directeur du CH de Vienne et du GHT ValRhône Santé ; Dr Pierre METRAL, Conseiller médical, Resamut – Lyon

    Les travaux sur le SSR et les orientations de la DGOS

    Martine SERVAT, Cheffe de mission Réforme SSR, DGOS

    Les expériences étrangères sur l’organisation, le financement et les classifications SSR

    Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St-Etienne

    Retours d’expériences

    Les évolutions de la place du SSR dans le parcours des patients en gériatrie : le programme Pro-Adapt

    • Pr Claire FALANDRY, Service de Médecine du vieillissement (SSR), HCL, Hôpital Lyon Sud

    Les innovations dans la prise en charge globale des AVC

    • Pr Gilles RODE, Service de Médecine Physique et Réadaptation (SSR), HCL, Hôpital Henry Gabrielle

    Table ronde sur les évolutions de la place du SSR

    Animateurs :

    • Florent CHAMBAZ ;
    • Dr Pierre METRAL
    • Dr Martine SERVAT, Ministère de la santé, DGOS, Cheffe de la mission SSR
    • Pr Béatrice TROMBERT, CHU de St Etienne, Santé publique et information médicale
    • Pr Claire FALANDRY, HCL, Gériatrie
    • Pr Gilles RODE, HCL, Médecine Physique et Réadaptation
    • Xavier BOURDIN, directeur du centre SSR Germaine REVEL, St Maurice sur Dargoire
    • Session GHT

    Animateurs : Yves Gaubert ; Bernard Garrigues, Médecin DIM, CH d’Aix

    Panorama France entière

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Retours d’expériences, perspectives d’évolution de la réforme des GHT et discussion sur les voies et moyens

    Clémence MAINPIN, Cheffe de projet ministériel sur les GHT, DGOS

    Table ronde animée par Clémence MAINPIN et Bernard GARRIGUES :

    • Marc PENAUD, Directeur général, CHU de Toulouse, Directeur d’établissement support 
    • Dr Philippe SAYOUS, Président de CME, CH de Belleville 
    • Pr François René PRUVOT, Président de CME, CHU de Lille
    • Dr Gabriel NISAND, Médecin responsable de DIM de territoire, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

    16H30 : Clôture du congrès

  • Etude : de nouveaux algorithmes repèrent efficacement des candidats-antibiotiques (Nature)

    Une équipe de chercheurs a mis au point une méthode algorithmique innovante permettant de découvrir de nouveaux antibiotiques à partir de données de spectrométrie de masse. Cet algorithme permet de réduire les chances de découvrir des composés antibiotiques déjà connus.

    Les résultats de ces travaux* ont été publiés le 2 octobre 2018 dans la revue Nature Communications.

    Le big data pour lutter contre l’antibiorésistance

    Face au développement de l’antibiorésistance, il est urgent de découvrir de nouveaux antibiotiques. En effet, l’OMS considère que la baisse de l’efficacité des antibiotiques est l’une des plus importantes menaces sanitaires de notre siècle. Cependant, si la recherche est très active dans ce domaine, les découvertes sont rares : depuis les années 1990, le rythme de découverte d’antibiotiques d’origine naturelle a ralenti.

    Cependant, l’utilisation de nouvelles technologies redonne l’espoir de découvrir de nouvelles molécules. Par exemple, le projet de réseau moléculaire GNPS (Global Natural Products Social) est un référentiel récent de données de spectrométrie de masse dans le domaine des produits naturels. Il rassemble plus d’une centaine de laboratoires qui ont déjà généré une quantité sans précédent de spectres de masse de divers composés dont certains à activité antibiotique.

    Un algorithme qui ne redécouvre pas d’anciennes molécules

    L’un des principaux défis dans le domaine des produits naturels est le taux élevé de re-découverte de molécules en fait déjà connues : « c’est incroyable le nombre de fois où nous avons redécouvert la pénicilline », a déclaré Hosein Mohimani, professeur adjoint au département de biologie computationnelle de la Carnegie Mellon University et premier auteur de l’article paru le 2 octobre 2018 dans Natures Communications.

    Avec des chercheurs russes de l’Université de Saint-Petersbourg et des confrères de l’Université de Californie, La Jolla, il a alors mis au point une nouvelle technique appelée la déréplication : en analysant les spectres de masse des composés connus pour présenter une activité antibiotique, cette démarche a pu permettre de les éliminer de toute analyse ultérieure afin d’aider les chercheurs à se concentrer sur les molécules moins testées qui pourraient éventuellement devenir des antibiotiques plus efficaces.

    En fait, c’est en comparant les données de spectrométrie de masse de ces composés moins connus à une base de données compilant des structures chimiques d’antibiotiques connus que les chercheurs ont pu détecter des composés intéressants.

    5000 composés prometteurs

    En une semaine, l’algorithme, appelé Dereplicator+, a tourné sur une centaine d’ordinateurs et a identifié plus de 5000 composés prometteurs et inconnus jusqu’à maintenant. Ces nouveaux composés devront faire l’objet d’investigations plus poussées pour confirmer – ou pas – leurs potentiels. L’algorithme est maintenant à la disposition de tout chercheur intéressé.

    Une utilisation inédite du Big data

    « Bien que les chercheurs en protéomique utilisent régulièrement d’énormes ensembles de données spectrales pour trouver des peptides importants, tous les outils protéomiques traditionnels échouent en matière de découverte de nouveaux médicaments. C’est la première fois que nous utilisons le Big Data pour analyser la chimie microbienne et caractériser les antibiotiques et d’autres médicaments candidats », a déclaré Hosein Mohimani. Cela ouvre la voie aux méthodes d’apprentissage automatique pour améliorer le taux de faux négatifs (individus répondant négativement à un test alors qu’ils devraient afficher un résultat positif). Enfin, les chercheurs envisagent d’appliquer la découverte à de nouveaux antibiotiques issus de travaux de métagénomique.

     

  • CRSC

    Centre de responsabilité santé connectéenull

  • Les start-ups de la santé numérique en France ont levé 69,75M€ au cours du mois de septembre 2018

    69,75 millions d’euros – telle est la somme levée par les sociétés en France qui œuvrent dans la santé numérique au cours du mois de septembre 2018.

    Les start-ups proposant des service de télémédecine et de téléconsultation plus précisément sont particulièrement représentées, ce qui s’explique par un événement marquant du mois qu’est le passage de la téléconsultation dans le droit commun et a fortiori son remboursement par la Caisse nationale d’assurance maladie.

    Le chef de file des sociétés ayant levé des fonds au cours du mois est la start-up Docly, le pendant français du suédois Kry qui propose des services de téléconsultations dans les pays nordiques.

  • Data : les start-ups de la santé numérique en France ont levé 69,75M€ en septembre 2018

    69,75 millions d’euros – telle est la somme levée au cours du mois de septembre 2018 par les sociétés basées en France qui œuvrent dans la santé numérique.

    Les start-ups proposant des services de télémédecine et de téléconsultation plus précisément sont particulièrement représentées, ce qui s’explique par l’un des événements marquants du mois qu’est le passage de la téléconsultation dans le droit commun et a fortiori son remboursement par la Caisse nationale d’assurance maladie.

    Le chef de file des sociétés ayant levé des fonds au cours du mois est la start-up Docly, le pendant français du suédois Kry qui propose des services de téléconsultations dans les pays nordiques.

    Le tableau récapitulatif des acteurs et des montants est disponible via ce lien.

  • Les éditeurs de logiciels pour établissements de santé Médiane-Axège et Admilia fusionnent

    Le groupe Médiane-Axège, éditeur de logiciels administratif et de pilotage pour les établissements de santé publics ou privés d’intérêt collectif (Espic), a annoncé sur son site web le 13 septembre 2018 sa fusion avec l’entreprise Admilia, éditrice d’outils logiciels de gestion budgétaire et comptable à destination des établissements publics d’état.

    Le groupe espère que Médiane-Admilia, la nouvelle entité qui résulte de cette fusion, « s’imposera […] comme référence dans l’accompagnement de la gestion des établissements publics et de santé ».

    Pour ce faire, Médiane-Admilia s’appuiera sur les compétences de 100 collaborateurs, dont environ 40 développeurs basés à Brignoles (Var), à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), à Paris et à Villeneuve-d’Ascq (Nord) afin de produire des solutions logicielles de gestion plus performantes, adaptées aux attentes d’établissements de santé de toutes tailles ainsi qu’aux récentes évolutions réglementaires (RGPD, etc.). Médiane souhaite en particulier que ces nouvelles capacités de développement permettent l’élaboration d’une gamme de solutions web de gestion financière et RH intégrées, « incluant la dématérialisation complète des workflows« .

    De plus, un « chiffre d’affaires cumulé d’environ 12 millions d’euros » – soit 800 clients actuels – devrait permettre aux deux éditeurs d’accroître leur potentiel de croissance vers de nouveaux clients – Espic, établissements publics tous secteurs confondus, etc.

    La nouvelle entité Médiane-Admilia sera co-dirigée par Thierry Ganter et Bruno Weber.

  • Génomique : GenOmnis autorisé à exploiter deux logiciels prédictifs de la pathogénicité des mutations

    La Société d’accélération de transfert technologique Sud-Est (SATT Sud-Est) a annoncé par communiqué le 21 septembre 2018 la concession d’une licence d’exploitation exclusive à la start-up marseillaise GenOmnis. La licence porte sur deux logiciels innovants de prédiction de la pathogénicité des mutations de gènes humains co-détenus par l’université d’Aix-Marseille, l’Inserm et l’Assistance publique des hôpitaux de marseille (AP-HM).

    A l’heure où le séquençage de génomes humain s’avère moins complexe que l’identification des mutations pathogènes, l’équipe de génétique et bio-informatique du Centre de génétique médicale de Marseille et de l’AP-HM – appelée UMR 1251 Aix-Marseille Université Inserm – a élaboré une « solution bio-informatique de prédiction de la pathogénicité des mutations ».

    Cette solution prend la forme de deux logiciels appelés « UMD Predictor » et « Human Splicing Finder« , à même de prédire la pathogénicité des mutations dans le cadre du séquençage à haut débit, au moyen d’une approche combinatoire permettant une analyse rapide, sensible et spécifique.

    Ces deux logiciels ont été enregistrés auprès de l’Agence pour la protection des programmes par le SATT Sud-Est, qui a ensuite « négocié et concédé la licence à GenOmnis« , start-up accompagnée et financée par l’incubateur interuniversitaire Impulse, spécialisée dans les services génomiques, la bio-informatique, les tests génétiques et la génétique moléculaire en cancérologie à destination des hôpitaux, des cliniques, des laboratoires de diagnostic et des acteurs de l’industrie pharmaceutique.