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  • Les bâtiments sanitaires intelligents, sources d’économies nécessaires à leur propre transformation

    Une étude intitulée Le financement intelligent des bâtiments intelligents (Smart Start for Smart Buildings) que Siemens Financial Services a publiée le 17 septembre 2018 montre comment les bâtiments publics, les hôpitaux et les bâtiments commerciaux peuvent réaliser des économies grâce à une exploitation « intelligente ».

    Selon l’étude menée dans 13 pays visant à estimer le potentiel de conversion des bâtiments en « bâtiments intelligents », des économies d’énergie peuvent déboucher sur l’autofinancement de la transformation des bâtiments. Le potentiel est particulièrement important pour les hôpitaux qui fonctionnent de façon continue, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, d’où l’intérêt d’entamer leur transformation au plus vite.

    Les leviers d’actions pour les hôpitaux identifiés par l’étude sont les suivants :
    • l’éclairage ;
    • un système numérique de contrôle central grâce aux objets connectés (IoT) ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux ;
    • la gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance.

    Le rapport est téléchargeable via le lien ci-contre.

    Les technologies intelligentes pour réaliser des économies

    L’étude souligne que les organisations sont de plus en plus désireuses de passer à des bâtiments intelligents pour réduire les coûts de l’énergie et pour répondre à des réglementations de plus en plus strictes dans des domaines tels que la qualité de l’air, ou simplement pour assurer des lieux plus sains, numérisés, plus fonctionnels pour les occupants, les visiteurs et les employés.

    C’est notamment en recourant à la technique de financement caractéristique du secteur privé appelé « bâtiment intelligent en tant que service » (smart buildings as a service) que des économies peuvent être faites.

    Selon l’étude, les technologies intelligentes peuvent réduire la consommation d’énergie dans les bâtiments non résidentiels jusqu’à 25% et le document explique que les « bâtiments intelligents en tant que service » peuvent générer des économies futures grâce à l’efficacité énergétique. Ces économies peuvent ensuite être utilisées sous forme d’autofinancement pour convertir des bâtiments en bâtiments intelligents.

    Focus sur les hôpitaux et bâtiments sanitaires

    Pour illustrer sa théorie, Siemens Financial Services a étudié la situation dans 13 pays – France, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Suède, Norvège, Finlande, Pologne, Russie, Turquie, Chine, Inde, États-Unis – afin de donner une estimation du financement pour la conversion des bâtiments en bâtiments intelligents qui pourrait être généré par le biais d’arrangements de financements intelligents englobant des économies attendues.

    En France, cette estimation dans le cas des hôpitaux (versus bâtiments commerciaux et bâtiments publics) s’élève à 592 millions d’euros, soit 688 millions de dollars.

    Économies substantielles réalisables grâce à différents leviers

    Les hôpitaux constituent un environnement où les technologies liées aux bâtiments intelligents et les commandes à distance peuvent générer un retour très substantiel sur l’investissement. Du point de vue de l’efficacité énergétique, les hôpitaux qui tournent 24h/24 et 7j/7 sont un environnement où les opportunités abondent pour réduire la consommation d’énergie, que ce soit pour le chauffage, la ventilation, l’éclairage ou l’équipement opérationnel.

    L’étude cite l’exemple des commandes intelligentes qui rendent possibles un système de chauffage modéré des unités, grâce aux thermostats individuels, et d’ouverture et de fermeture de portes automatique, afin d’assurer que les unités soient prêtes à être utilisées à tout moment, tout en minimisant la consommation inutile.

    Voici les différents axes sur lesquels on peut agir au sein des bâtiments sanitaires :

    • l’éclairage : utiliser des capteurs pour éclairer les zones en cas de besoin au lieu d’avoir un éclairage continu, possibilité qu’offre l’éclairage LED. Il permet également de jouer sur les combinaisons de couleurs et de luminosité pour gérer le confort du patient, son humeur et même les résultats, ainsi que sur la concentration du personnel et sa productivité ;
    • tour de contrôle numérique de gestion des bâtiments grâce aux IoT : les objets connectés peuvent contribuer à connecter les personnes, les équipements comme les différentes zones d’un établissement. Pouvoir tracer les équipements importants permet de pouvoir connaitre leur localisation rapidement et de les acheminer au point où on en a besoin. Un autre exemple concerne les systèmes automatiques de dispense de médicaments capables de suivre précisément les médicaments et prescriptions au sein du bâtiment, ce qui permet de réduire considérablement les doubles prescriptions ;
    • les systèmes de bâtiments intelligents pour suivre les flux : certains systèmes permettent de suivre la présence et l’emplacement des patients, des visiteurs, des cliniciens et du personnel soignant. Les flux de travail du personnel et les routines peuvent être suivis et analysés pour améliorer l’efficacité et l’efficience du travail. Localiser un médecin en cas d’urgence permet de d’envoyer une alerte à plusieurs personnes en fonction de leur emplacement et ainsi répondre à une situation critique avec plus d’efficacité. Un suivi des personnes via des appareils mobiles contribue également à protéger les travailleurs isolés ou exposés avec des alertes du type « homme à terre » ou des procédure d’alerte automatisée ;
    • gestion de la sécurité grâce à la vidéosurveillance : la gestion des personnels autorisés, des patients ou des intrus mobilise le temps du personnel, et la technologie aide à réduire l’impact des fausses alarmes en dégageant du temps au personnel.
  • Éthique : le CCNE est en faveur d’un numérique en santé s’il est au service de la qualité du soin

    Après la tenue d’États généraux de la bioéthique au cours du premier semestre de 2018, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a publié le 25 septembre 2018 son avis 129 sur la révision de la loi n° 2011-814 du 7 juillet 2011 relative à la bioéthique, avis qui consiste en « une table d’orientation, sur le contexte, les repères, les principaux sujets, les perspectives d’avenir […] conçue à la fois pour la société civile […] et aussi pour les acteurs publics qui s’apprêtent à construire, à proposer puis voter la nouvelle loi de bioéthique 2018-2019 ».

    Et si des innovations telle que l’intelligence artificielle a permis d’améliorer les capacités d’analyse, la méfiance de la société envers la science et la médecine s’accroît du fait d’un défaut d’information : les citoyens s’inquiètent de leur place future dans le système de soins dont ils redoutent la déshumanisation et qui devrait évoluer en conservant un équilibre intérêt collectif/bénéfices individuels menacé notamment par un traitement mal encadré des données de santé produites massivement.

    Les points marquants de l’avis du CCNE concernent :
    • la diffusion du numérique en santé ;
    • le droit fondamental à une information de qualité à propos des technologies innovantes ;
    • le recours au big data dans le cadre d’une médecine personnalisée grâce notamment à une plateforme nationale sécurisée de collecte et de traitement des données de santé ;
    • la formation d’un comité d’éthique spécialisé dans les enjeux du numérique.

    Le rapport complet ainsi que son résumé sont disponible via le lien ci-contre.

    Numérique et santé

    « Les sciences, technologies, usages et innovation du numérique en santé sont souvent vues, vécues ou subies comme des apports technologiques, parfois inutilement contraignants, mais désormais incontournables et accompagnant la numérisation globale de notre société. Si ceci est avéré, le rôle fondamental du numérique en tant que science et technologie du traitement de l’information en fait un élément primordial du traitement de l’information dans le cadre de la santé et la biologie« , affirme le CCNE.

    Cependant, les États généraux de la bioéthique ont tenu à recentrer la réflexion sur l’humain, cœur du système de santé et à alerter sur une possible déshumanisation de la relation soignant-soigné que fait craindre le numérique. De plus, d’éventuelles utilisations frauduleuses ou abusives des données de santé et les persistantes, voire nouvelles, inégalités d’accès aux soins ont également constitué des sujets problématiques abordés par les États généraux.

    Le numérique en santé génère connaissances, données et une décision médicale assistée

    « Le rythme rapide de diffusion du numérique au sein de notre système de santé est un fait majeur, irréversible« , affirme le CCNE.

    En effet, le numérique semble constituer une source d’avancées majeures tant pour l’augmentation de la qualité et de l’efficience du système de santé tant que pour l’accélération de la recherche et l’évolution de l’enseignement.

    Et l’ensemble des acteurs du système de santé – acteurs en ville, établissements de santé, structures médicosociales qui s’équipent en SI et robots, patients qui ont « accès immédiatement à quantité d’informations émanant de sources diverses [et] non hiérarchisées », etc. – est concerné par ce « mouvement d’innovations technologiques et de démocratisation en santé », qui bouleverse la relation entre usagers et professionnels du système de santé. 

    « S’agissant de l’évolution de la médecine elle-même, la part humaine dans la pratique médicale n’a cessé de se réduire depuis plusieurs décennies avec un développement important de la robotisation médico-technique (singulièrement en biologie,  en pharmacie [voire en chirurgie]) et, plus récemment, des logiciels d’aide à la prescription, voire d’aide à la décision médicale« , ajoute le CCNE.

    Aussi, cette diffusion du numérique concerne tous les domaines de la santé :

    • prévention
    • dépistage
    • soin
    • accompagnement
    • enseignement et recherche
    • gouvernance
    • organisation des systèmes de santé.

    Enjeux éthiques : entre respect des droits et amélioration de la qualité clinique

    « Une voie de passage éthique doit […] être trouvée entre l’impératif du respect des droits et libertés des personnes, la protection des données de santé et l’importance de leur partage pour renforcer la qualité clinique et l’efficience de notre système de santé », scande le CCNE.

    En effet, la progression de la médecine algorithmique s’accompagne, pour le CCNE, de deux enjeux éthiques principaux :

    • « le risque de priver le patient, face aux propositions de décisions fournies par des algorithmes, d’une large partie de sa capacité de participation à la construction de son processus de prise en charge » ;
    • « le danger d’une minoration de la prise en compte des situations individuelles dans le cadre d’une systématisation de raisonnements fondés sur des modèles qui peuvent être calibrés de façon à limiter la prise en compte de l’ensemble des caractéristiques spécifiques de chaque patient ».

    Recommandations principales

    Le CCNE propose :

    • de considérer comme prioritaire la diffusion du numérique en santé. Aussi, en l’état des recherches et du développement de ces technologies, il propose de circonscrire au maximum le recours au droit opposable ;
    • d’inscrire au niveau législatif le « principe fondamental d’une garantie humaine du numérique en santé, c’est-à-dire la garantie d’une supervision humaine de toute utilisation du numérique en santé, et l’obligation d’instaurer pour toute personne le souhaitant et à tout moment, la possibilité d’un contact humain en mesure de lui transmettre l’ensemble des informations concernant les modalités d’utilisation du numérique dans le cadre de son parcours de soins »;
    • d’informer préalablement toute personne afin de recueillir son consentement libre et éclairé face à un éventuel recours à l’IA dans son parcours de soins ;
    • de faire en sorte que les « citoyens du non-numérique » ne souffrent pas de nouvelles inégalités d’accès aux soins de santé ;
    • de créer une « plateforme nationale sécurisée de collecte et de traitement des données de santé » ;
    • d’aider à la préconfiguration d’un « comité d’éthique spécialisé dans les enjeux du numérique ».

    Neurosciences, cognition et psychiatrie

    Définition : les neurosciences sont liées au numérique

    « Les neurosciences ont pour objet l’étude du fonctionnement du système nerveux depuis ses aspects les plus fondamentaux (moléculaires, cellulaires, synaptiques) jusqu’à ceux, plus fonctionnels, qui concernent les comportements ou les processus mentaux. Elles constituent ainsi une vaste famille de disciplines de recherche, regroupant à la fois des spécialités cliniques (neurologie, psychiatrie, psychologie, neurochirurgie, etc.) et des spécialités fondamentales, […] touchent à l’identité même de la personne humaine, […] entretiennent […] des relations avec l’anthropologie et la sociologie, [et] soulèvent des questions philosophiques fondamentales », explique le CCNE.

    Ainsi, leur complexité les rend tributaires de l’évolution des techniques d’exploration du cerveau (imagerie mais également IA, etc.) ou de modification de son fonctionnement.

    Aussi, le CCNE a tenté de comprendre en quoi les neurosciences renforcent ou altèrent le concept de dignité humaine, ainsi que les principes d’autonomie, de non-malfaisance et d’équité, en étudiant notamment les interfaces cerveau-machine (dispositifs permettant d’établir une communication directe entre le cerveau d’un individu et un dispositif électronique) ainsi que les changements induits par l’IA et le Big data dans le domaine de la psychiatrie.

    Les big data dans les neurosciences

    « La recherche passe par des explorations cliniques et biologiques (par exemple, tests cognitifs standardisés, séquençage du génome et imagerie cérébrale) mais aussi par la collecte des données numérisées issues directement des patients ou de la population générale, y compris à partir des smartphones, pour être traitées dans des dispositifs d’analyse de données massives (big data) », explique le CCNE.

    Le CCNE s’est en particulier attaché aux études fondées sur le big data ayant pour objectif de combiner des données obtenues à échelle populationnelle et des informations recueillies à l’échelle individuelle. Ce type de travaux vise par exemple à orienter adapter des recommandations universelles à un cas particulier, dans le cadre d’une médecine personnalisée.

    Les interfaces cerveau-machine

    « Une interface cerveau-machine (ICM) est un dispositif permettant d’établir une communication directe entre le cerveau d’un individu et un dispositif électronique » comme une rétine artificielle, une prothèse robotisée ou des dispositifs qui génèrent des signaux en boucle fermée afin d’améliorer les facultés d’un sujet donné, explique le CCNE.

    Aussi, d’après le Comité, l’utilisation des ICM hors indication médicale poserait de nombreuses questions éthiques, qui relèvent du principe d’autonomie, de problèmes de responsabilité, de respect du consentement éclairé et de la vie privée, remettant en question la norme et risquant de « ne [valoriser] que les dimensions performatives » des individus.

    Recommandations

    Ces propositions concernent en particulier l’ouverture de l’accès aux données – sinon médicales au moins biologiques – à des professionnels non médicaux :

    • le CCNE se dit « très défavorable » à l’utilisation de l’IRM fonctionnelle dans le domaine judiciaire ;
    • il déconseille par ailleurs l’emploi de l’IRM fonctionnelle dans les applications autres que médicales telles que le neuromarketing, la sélection à l’embauche, les pratiques assurantielles, etc.
    • en outre, il souhaite « qu’une plus grande information autour des techniques de neuro-amélioration concernant des dispositifs non médicaux, soit délivrée à la population ».
  • Le Centre-Val de Loire compte désormais 8 CPTS

    Le 22 septembre 2018, l’agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire, la fédération des URPS et le président de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Sud 28 ont signé à Cloyes-sur-le-Loir le contrat de la huitième CPTS de la région Centre-Val de Loire, qui regroupe les professionnels de santé du Sud de l’Eure-et-Loir.

    Ce contrat de santé s’accompagne de 8 fiches d’actions, centrées sur différents objectifs comme le développement d’un système d’information entre professionnels, l’amélioration du parcours de santé des patients, « avec en particulier le développement des actions de prévention et la fluidification des relations réciproques entre médecine de ville et hôpital », ainsi que le renforcement de l’attractivité du bassin de vie concerné.
    Cette nouvelle CPTS « porte une volonté de coordination globale« , avec les établissements de santé publics et privés, le secteur associatif, le secteur du handicap, la maison départementale de l’autonomie, la future plateforme territoriale d’appui, etc., précise le communiqué.

    7 autres contrats du genre ont déjà été signés dans la région : trois en Indre-et-Loire, deux dans le Cher, un dans l’Indre et un autre dans le Loiret. D’autres sont en projet.

    Les CPTS constituent un « facteur d’attractivité »

    Lors de la signature du nouveau contrat de santé, les membres de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) du Sud 28 ont souligné les avantages des CPTS « dans une région particulièrement concernée par des besoins importants en professionnels de santé ». Selon eux, ces communautés territoriales permettent :

    • d’améliorer le parcours des patients ;
    • de faciliter des exercices coordonnés ou en pratique avancée ;
    • de développer la prévention ;
    • de créer un environnement, un cadre d’exercice professionnel « plus coopératif, ouvert et accueillant » pour les professionnels qui ne souhaitent pas exercer de manière isolée.

    « Les CPTS constituent un facteur d’attractivité », insistent-ils.

    Deux financements possibles

    Les financements suivants sont envisageables :

    • Une subvention du Fonds d’intervention régional géré (FIR) par l’agence régionale de santé (ARS). L’ARS peut attribuer ces crédits FIR sur la base d’un contrat territorial de santé (article L.1435-8 du Code de la santé publique). Cette subvention vise à financer en partie la mise en place, le fonctionnement et les actions du projet de santé de la CPTS, lui-même validé par l’ARS dans un contrat territorial de santé.
    • Un financement européen, via le Fonds européen de développement régional (Feder), géré par le conseil régional Centre-Val de Loire, qui soutient entre autres les innovations dans le domaine du numérique.

    L’ARS Centre-Val de Loire « s’est engagée sur un financement stable des CPTS »

    L’ARS Centre-Val de Loire, sur la base d’une stratégie régionale claire, co-construite avec les représentants des professionnels, et décrite dans le Projet régional de santé 2, « s’est engagée sur un financement stable des CPTS, dans l’attente d’un financement de droit commun », précise le communiqué.

    Limite géographique des CPTS en Centre-Val de Loire

    La taille d’une communauté professionnelle territoriale de santé n’est pas la même s’il s’agit d’une importante agglomération, telle qu’Orléans ou Tours, ou d’une zone rurale ou semi-rurale d’un périmètre plus étendu.

    « En région Centre-Val de Loire, on peut ainsi compter 4 à 6 CPTS par département, indique l’ARS sur son site. Et certaines CPTS peuvent se déployer à cheval sur plusieurs départements, brisant ainsi les effets frontières. »

    État d’avancement des CPTS en Centre-Val de Loire

  • Silver éco : le groupe Korian teste la solution e-lio de Technosens dans un Ehpad de Châtillon

    Le groupe Korian, spécialisé dans la gestion de maisons de retraites médicalisées, a annoncé par communiqué le 27 septembre 2018 qu’il testait dans 10 chambres de son établissement de Châtillon (Île-de-France) la plateforme numérique de services pour le grand âge e-lio, de la société Technosens.

    Cette solution, via une interface simple d’utilisation, permet d’accéder à des services de confort – de commande de plateaux repas, de « pilotage de sa domotique », de sélection de programmes radio, d’appel visiophoniques avec le personnel ou des proches, de messagerie, etc.
    Cette solution, qui équipe 3 000 résidents d’autres services et Ehpad, vise ainsi à favoriser le lien entre l’usager et ses proches, à améliorer le confort des résidents, et à « optimiser l’efficacité opérationnelle et la qualité du service« .

    Aussi, l’expérimentation de Korian dans son établissement de Châtillon pilote de la nouvelle génération – connectée – de résidences du groupe, a pour objectif d’ »évaluer les besoins » et de « développer de nouveaux services », notamment d’analyse d’activité, au moyen d’algorithme auto-apprenants développés en partenariat avec la société SeniorAdom.

    Pour le fondateur de Technosens, Thierry Chevalier, ce partenariat avec Korian pourra faire de l’Ehpad numérique le « pôle ressources autonomie du quartier« .

  • La Poste suisse concentre ses activités de e-santé sur le dossier électronique du patient

    La Poste suisse a annoncé dans un communiqué daté du 25 septembre 2018 que son unité « développement et innovation » allait désormais concentrer ses efforts dans le domaine de la e-santé sur sa plateforme E-Health, qui comporte notamment le dossier de santé électronique (équivalent au DMP français) des patients et permet un échange sécurisé d’informations entre les acteurs de la santé (hôpitaux, cliniques, cabinets médicaux, laboratoires, etc.).

    L’entreprise souhaite proposer de nouvelles prestations via E-Health, notamment la transmission numérique d’images médicales ou de rapports, pour que les patients puissent accéder plus facilement à leurs données de santé à distance.

    La société met ainsi un terme à ses activités d’enquête sur la qualité et de gestion des registres médicaux, évitant alors les investissements importants initialement prévus pour ces deux branches. Le groupe s’était lancé dans ces domaines spécialisés en 2015 après le rachat de l’entreprise Health Care Research Institute AG (HCRI), qu’elle avait ensuite intégrée en 2016 à son unité « développement et innovation ».

    La Poste française mise également depuis plusieurs années sur la e-santé. Parmi ses dernières opérations dans le secteur figure la signature en mai 2018 d’un partenariat entre Docapost, filiale du groupe, et Elsan, groupe français majeur de cliniques et d’hôpitaux privés. Cet accord vise à déployer des parcours digitalisés pour tous les patients des centres de soins d’Elsan (voir article en lien ci-contre).

  • Astrazeneca souhaite utiliser l’IA et le numérique pour améliorer la gestion des maladies en Chine

    Le groupe pharmaceutique Astrazeneca prévoit d’étendre ses activités en Chine en utilisant l’intelligence artificielle (IA), la robotique et les applications numériques pour améliorer la gestion des maladies au sein du pays.

    Des dispositifs tels que des kits pour les personnes atteintes de diabète, des solutions de diagnostic intelligentes pour faciliter le diagnostic du cancer, et des technologies basées sur l’IA pour améliorer la santé des personnes souffrant de douleurs thoraciques pourraient être déployés. Leur développement n’aura pas forcément d’impact majeur sur les résultats de l’entreprise mais l’aideront à s’intégrer sur le marché de la santé chinois par le biais de partenariats solides.

    La technologie numérique permettrait aux patients de Chine d’accéder plus rapidement aux médicaments, dans un contexte où les besoins de santé du pays progressent à mesure que la population vieillit et que l’incidence des maladies non transmissibles, telles que le cancer et le diabète, augmente, a déclaré le P.-D.G. d’Astrazeneca, Pascal Soriot, à l’occasion de l’exposition mondiale sur l’internet des objets (World Internet of Things Exposition), qui s’est tenue du 15 au 18 septembre 2018 à Wuxi, en Chine (source : Reuters).

    Astrazeneca a récemment investi dans un site de R&D à Wuxi après avoir conclu il y a quelques années un accord avec WuXi App Tec, un groupe pharmaceutique international basé à Shanghai. Grâce à cette opération, l’entreprise a pu pénétrer le secteur de la health tech au sein de la ville chinoise et ainsi mieux saisir quels étaient les enjeux sanitaires locaux pour mieux cibler le type d’offres qu’il serait intéressant de mettre en œuvre au sein de la région.

  • Chine : Novartis s’associe à Tencent pour améliorer la gestion des maladies cardiaques via le digital

    Le fabricant de médicaments suisse Novartis AG a annoncé le 19 septembre 2018 avoir signé un partenariat avec Tencent Holding, le géant de l’internet chinois.
    La collaboration entre les deux entreprises sera centrée sur l’amélioration de la gestion des maladies cardiaques. L’objectif est de permettre aux patients d’accéder aux services de santé de Tencent, notamment à ses solutions numériques de rappels de prise de médicaments et à ses dispositifs leur transmettant des informations sur leur état de santé, a déclaré à Bloomberg Bertrand Bodson, responsable de la stratégie numérique à Novartis depuis janvier 2018.

    Le P.-D.G. de la société suisse, Vasant Narasimhan, qui a pris ses fonctions en février 2018, souhaite doubler les ventes du groupe en Chine au cours des cinq prochaines années et obtenir un remboursement plus rapide des médicaments anticancéreux de pointe, les autorités sanitaires chinoises donnant actuellement de plus en plus d’approbations dans ce secteur. L’entreprise envisage par ailleurs de renforcer ses activités au sein du pays afin de rechercher de nouvelles opportunités commerciales, notamment dans le domaine de l’analyse de données.
    « Il y a un appétit évident » à conclure de nouveaux partenariats en Chine, a commenté Bertrand Bodson, précisant qu’il s’agissait d’une étape incontournable dans « le voyage » d’un groupe d’envergure telle que Novartis.

    Novartis veut davantage exploiter le domaine de l’analyse des données

    De manière plus générale, Novartis souhaite exploiter plus rapidement les nouvelles technologies telles que les systèmes d’analyse de données, afin d’accélérer la recherche et ainsi l’élaboration de nouveaux médicaments. La société mise notamment sur le développement de Entresto (affections cardio-vasculaires), Cosentyxet (traitement du psoriasis) et des traitements anticancéreux dits innovants afin de poursuivre sa croissance dans les années à venir.

    Bertrand Bodson, qui a auparavant occupé des postes à responsabilités à Amazon, cherche à améliorer la manière dont Novartis utilise ces données et interagit avec les médecins et les patients, en particulier par le biais du numérique.

    Tencent attire les acteurs de la santé européens

    Un partenariat conclu avec Astrazeneca

    De son côté, Tencent multiplie les partenariats avec les acteurs de la santé étrangers. En février 2018, le groupe chinois a notamment signé un accord avec le fabricant de médicaments européen Astrazeneca, en pleine expansion en Chine (voir article en lien ci-contre).

  • Doctolib ouvre son Health Tech Center et annonce un service de téléconsultation pour janvier 2019

    Doctolib a annoncé son entrée sur le marché de la téléconsultation programmée au 1er janvier 2019 à l’occasion de l’inauguration de son nouveau Health Tech Center dans le 8e arrondissement de Paris le 27 septembre 2018.

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, s’est déplacé pour l’occasion et a exprimé son soutien à la start-up, affirmant qu’il était heureux de savoir que « la France peut produire des champions mondiaux de la e-santé ».

    Le Health Tech Center est le centre d’innovation dédié à la e-santé de Doctolib, qui s’étend sur un espace de 1 000 mètres carrés, et qui va accueillir 150 ingénieurs d’ici 2019. L’objectif est d’ouvrir la structure sur l’extérieur pour réfléchir à la transformation des systèmes de santé et également développer les nouvelles fonctionnalités nécessaires au lancement de la téléconsultation.

    Un Health Tech Center pour se lancer sur le marché de la téléconsultation

    Doctolib, spécialiste du rendez-vous médical en ligne, souhaite rendre accessible la téléconsultation auprès d’un médecin généraliste ou spécialiste à une vingtaine de millions de personnes par mois à partir du 1er janvier 2019. Pour cela, la start-up ouvre un centre dédié qui réunira les ingénieurs travaillant déjà pour elle ainsi qu’une autre cinquantaine d’ingénieurs qui la rejoindront d’ici 2019, ce qui ramènera le nombre total des membres de l’équipe à 150 ingénieurs.

    Construire les système de santé de demain en France et ailleurs

    Le Health Tech Center de Paris accueillera régulièrement des professionnels de santé, des patients, des représentants des autorités sanitaires et d’autres acteurs du secteur afin de faire émerger d’une dynamique commune les innovations qui contribueront à transformer le système de santé.

    Doctolib projette d’ouvrir un second Health Tech Center l’année prochaine à Berlin qui accueillera également une centaine d’ingénieurs.

    La téléconsultation : un service dans le prolongement naturel de Doctolib élaboré en collaboration avec les professionnels

    Stanislas Niox-Chateau, co-fondateur et président de Doctolib, a déclaré : « La téléconsultation est une évidence. C’est une évidence pour les praticiens, qui vont travailler dans des conditions plus souples et confortables, mieux valoriser leur temps médical et améliorer la prise en charge de leurs patients. C’est une évidence aussi pour les patients, qui vont consulter plus facilement et plus rapidement leurs praticiens. Avec 20 millions de patients chaque mois et 60 000 praticiens partenaires, nous avons une opportunité unique d’améliorer l’accès aux soins et de faire de la France un des pionniers de la téléconsultation dans le monde. »

    Doctolib va développer son site afin de permettre à ses utilisateurs de prendre rendez-vous pour une téléconsultation avec leur médecin traitant ou un spécialiste. Un questionnaire servira de triage dans l’objectif d’écarter les cas nécessitant une consultation directement auprès d’un praticien. Dans le cas contraire, le patient recevra un lien pour joindre un professionnel de santé en visioconférence. Ce dernier pourra rédiger une ordonnance en cas de besoin, qui sera envoyée au patient via le site.

    Afin d’aboutir au meilleur service possible, Doctolib a entamé une collaboration avec un groupe de 500 praticiens partenaires et ce pour :

    • proposer un accompagnement de qualité aux patients qui souhaitent recourir à la téléconsultation ;
    • former les praticiens à assimiler les nouvelles pratiques de télémédecine.

    Doctolib mise par ailleurs sur les 60 000 professionnels de santé qui utilisent aujourd’hui sa plateforme de prise de rendez-vous en ligne – des professionnels de santé issus entre autres des CHU (centres hospitaliers universitaires) les plus importants du pays – et revendique 20 millions de visiteurs au mois de septembre 2018. Ainsi, Stanislas Niox-Chateau déclare : « Nous avons bien d’autres sujets pour continuer à transformer le système de santé ».

    Modalités économiques à définir

    La start-up est en train de définir son modèle économique. Actuellement, un abonnement unique est proposé aux clients utilisant son service de prise de rendez-vous en ligne à hauteur de 109 euros par mois. Deux possibilités sont envisagées : soit une augmentation de ce tarif dans lequel l’accès au service de téléconsultation serait inclus, soit une offre à part englobant uniquement la téléconsultation. Encore une fois, la start-up souhaite faire valider son choix par les praticiens partenaires.

  • La numérisation doit reposer sur « un socle national », en complément des outils locaux (Anap)

    « Socle national« , « complémentarité« , « valeur ajoutée« , « ouverture » et « patient » sont les cinq mots clés retenus par le directeur de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), Nicolas Revel, et la directrice de la DGOS, Cécile Courrèges, pour définir la stratégie numérique à mettre en œuvre dans le secteur de la santé. À l’occasion de la 6ème Journée nationale « Le numérique en santé », organisée le 25 septembre 2018 par l’Anap, les deux responsables ont partagé leur vision de la e-santé pour les années à venir.

    Les dispositifs actuels « restent insuffisants, sont morcelés, cloisonnés et oublient le patient », estime Nicolas Revel (source : Hospimedia), ajoutant que le deuxième problème est l’inexistence de socles de services de base, le manque de performance de la norme d’identification du patient, le déploiement incomplet des référentiels d’interopérabilité et de sécurité, et le manque d’exhaustivité du répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS).

    « Des réformes importantes ont certes été menées mais elles ont manqué de coordination faute d’un cadre stratégique clair », juge-t-il. Le lancement d’un dossier médical partagé (DMP) à échelle nationale fait partie des projets les plus importants de la stratégie numérique annoncé dans le secteur de la santé. Selon le directeur général de la Cnam, deux principaux défis seront à relever pour garantir ce déploiement : la création du DMP et son alimentation.

    Le déploiement du DMP : un projet clé

    Tous les Français pourront ouvrir un DMP à partir de novembre (patient)

    500 000 dossiers médicaux partagés (DMP) ont été créés depuis dix ans en France, a indiqué Nicolas Revel. Dans le cadre de l’expérimentation menée par la Cnam dans neuf départements, 1,5 million de dossiers supplémentaires ont été créés au cours de l’année passée.

    À partir du mois de novembre, tous les Français pourront ouvrir un DMP en ligne par le biais d’un dispositif dédié, à l’accueil de leur caisse primaire ou dans les officines, a précisé le directeur général de la Cnam.

    Cécile Courrège ajoute que l’idée est de proposer au patient d’ici 2022 un espace numérique sur lequel il aura accès à toutes ses données de santé, un « vrai défi [dont] la première brique sera le DPM ».

    « Une couche numérique nationale de base » (socle national)

    « Nous avons besoin d’une couche numérique nationale de base pour partager des éléments du parcours de soin impliquant tous les patients et tous les professionnels et qui soit accessible tout le temps en tous points du territoire », insiste Nicolas Revel.

    Le DMP, un complément des dispositifs locaux (complémentarité)

    Le directeur général de la Cnam indique cependant que « DMP et messagerie sécurisée de santé n’ont pas la prétention d’être des outils universels ». Il sont des outils nationaux mais complémentaires des autres dispositifs du même type développés au niveau régional par exemple.

    Il ajoute, cependant, que le but n’est pas de déployer des « mini DMP mais d’être dans une logique d’interopérabilité et d’alimentation croisée ».

    Au niveau territorial, la DGOS porte deux programmes s’inscrivant dans le plan défini pour le numérique en santé :

    • Hop’en, à destination des établissements de santé, a pour but d’harmoniser les outils numériques sur un territoire ;
    • e-parcours, déployé en collaboration avec l’Assurance maladie, a pour objectif de développer des outils pour la coordination en articulation avec les services socles. « Les territoires seront priorisés en fonction de leurs besoins et le programme passé par un pilotage fort des régions », explique Cécile Courrèges.

    L’alimentation du DMP sera progressive

    L’alimentation du dossier médical partagé sera un autre combat à mener, « tout aussi difficile que le premier ». Premier objectif : rendre accessible l’historique de remboursements des deux dernières années. Ensuite devront être ajoutés sur la plateforme les résumés médicaux et les résultats de laboratoire ainsi que les comptes rendus d’hospitalisations et les dossiers de liaisons des urgences. La prescription devra également être numérisée : un test de e-prescription va ainsi être lancée en 2019.

    La valeur ajoutée du système de santé réside dans l’enrichissement du patrimoine des données

    Le troisième point essentiel à prendre en considération dans la stratégie de numérisation du système de santé est la valeur ajoutée, estiment Nicolas Revel et Cécile Courrèges, une notion reprise dans le rapport « Accélérer le virage numérique », remis il y a quelques jours au ministère des Solidarités et de la Santé par Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et à l’organisation des soins à la Cnam, et Dominique Pon, président de SantéCité (voir article en lien ci-contre).

    L’objectif est d’apporter aux professionnels de santé des services réunis sur un même portail qui répondent à leur besoins.

    Il faut « aller plus loin pour enrichir le patrimoine de données, a indiqué le directeur de la Caisse nationale de l’assurance maladie. C’est un fort enjeu que de relayer les bases nationales avec les bases cliniques locales. » La mission actuellement conduite par Dominique Polton, directrice de l’Institut national des données de santé (INDS), vise à progresser dans ce sens. Le but de cette dernière est notamment de créer un « Health Data Hub » (voir article en lien ci-contre), l’un des projets forts de la stratégie sur l’intelligence artificielle annoncée par le gouvernement.

  • Une table ronde sur la dépendance des personnes âgées organisée à Paris, le 5 octobre 2018

    Une table ronde centrée sur le sujet de la dépendance des personnes âgées sera organisée au Palais du Luxembourg à Paris le 5 octobre 2018. 

    Plus précisément, la question « Comment mieux prendre en compte la dépendance des personnes âgées dans la société ? » sera discutée par Jean-François Rapin, sénateur du Pas-de-Calais, Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France et Jean Spiri, conseiller régional d’Île-de-France en présence de :
    – Catherine Marcadier, ancienne Directrice Générale de France Silver Eco ;
    – Valérie Egloff, adjointe au Maire du Havre en charge de la santé, des personnes âgées et du handicap, vice-présidente de la CODAH en charge de la santé, développement durable et salubrité publique ;
    – Pr Claude Jeandel, responsable du département de gérontologie au CHU de Montpellier et président du Congrès national de gériatrie.