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  • Les recommandations de la FEHAP pour l’inclusion des personnes handicapées par le numérique

    La 3 octobre 2018, la FEHAP a formulé 14 propositions et recommandations afin d’accompagner les personnes en situation de handicap et de renouveler l’offre de transformation au service de l’inclusion.

    Ces propositions sont formulées sous forme d’actions. Pour six d’entre elles, le numérique constitue un moyen de réalisation et notamment dans le domaine de :
    • l’accompagnement scolaire et périscolaire ;
    • le logement et la domotique ;
    • le maintient à domicile.

    Le FEHAP propose des solutions pour penser autrement l’accompagnement du parcours de vie des personnes, dans une logique de proximité et de simplification.

    14 fiches s’appuyant sur des actions innovantes

    Le document incluant les recommandations est composé d’un préambule, de 13 fiches stratégiques et d’une fiche opérationnelle. Il vise à alimenter les réflexions menées dans le cadre de la prochaine Conférence Nationale du Handicap.

    Les fiches ont vocation à apporter des solutions pour lutter de manière durable contre les situations d’exclusion vécues par les citoyens en situation de handicap et à amorcer le virage inclusif nécessaire grâce notamment au numérique :

    • Pour l’accompagnement de la scolarisation des enfants en situation de handicap (fiche 4), la FEHAP propose d’outiller les établissements scolaires de moyens techniques numériques comme l’aide à la verbalisation ou le cours adapté.
    • Dans l’accès au temps d’activités périscolaires et aux loisirs, (fiche 5), la FEHAP propose de créer une plateforme numérique nationale d’information à destination des parents afin d’informer sur les différentes ressources disponibles autour de chez eux. 
    • Afin d’améliorer la vie au quotidien des personnes en situations de handicap (fiche 9), la FEHAP propose d’instaurer, dans le cadre de la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique, des critères d’objectifs d’équipement de logements adaptés par commune (sur le modèle du pourcentage de logements sociaux):
      • Afin de donner une place au domicile dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap, le numérique et les nouvelles technologies doivent soutenir la vie à domicile des personnes et faciliter les interventions des professionnels. 
      • Pour permettre un accompagnement de qualité, la personne en situation de handicap doit disposer d’un logement adapté et de ressources suffisantes lui permettant de participer à la vie sociale de la cité (en lien avec la loi sur l’évolution du logement, de l’aménagement et du numérique).
      • Dans sa fiche opérationnelle, la FEHAP propose de modéliser des réponses d’accompagnement innovantes, réunies dans un guide prospectif: «Quelles réponses à l’accompagnement des personnes en situation de handicap demain?», afin d’inclure les changements induits par la révolution numérique et la domotique. 
  • Nouvelle-Zélande : Vensa Health cherche à développer la science des données dans les soins cliniques

    Vensa Health (www.vensa.com), l’une des principales sociétés de e-santé néozélandaise, s’est associée à l’initiative de recherche Precision Driven Health (PDH) pour développer des nouvelles technologies qui se concentreront sur le processus de transformation clinique des prestataires de soins, a annoncé PDH dans un communiqué publié le 24 septembre 2018.

    Les solutions élaborées, à partir d’une analyse des données basées sur l’intelligence artificielle (IA), devront optimiser le temps et la prise de décision cliniques ainsi qu’augmenter les capacités des cliniciens en soins primaires.

    Ce projet de recherche de trois ans, qui a débuté au mois de septembre 2018, fait partie de la vision de Vensa de rendre les soins primaires plus accessibles, plus abordables et plus pratiques via la plate-forme Vensa.com.

    Fondé en 2016 par Orion Health, Waitemata District Health Board et l’université d’Auckland, PDH prévoit d’investir 38 millions de dollars US (32,9 M €) dans la recherche sur sept ans afin d’améliorer les résultats en matière de santé et de développer des opportunités commerciales pour la Nouvelle-Zélande.

    Une analyse des résultats de laboratoire via l’IA

    Détecter les « tendances inhabituelles en laboratoire »

    « Notre premier projet avec Precision Driven Health vise à fournir des informations précieuses sur l’analyse des résultats de laboratoire avec une IA, explique le P.-D.G. de Vensa Health, Ahmad Jubbawey (communiqué). Cela aidera à détecter les tendances inhabituelles en laboratoire et même à diffuser les résultats de laboratoire des cliniciens aux patients. Nous avons déjà des dirigeants cliniques déterminés à contribuer à la recherche et au développement. »

    Contexte

    Les tests de laboratoire cliniques jouent un rôle crucial dans la délivrance de soins cliniques, du dépistage des patients à la surveillance des affections chroniques et aiguës. Des dizaines de milliers de tests de laboratoire sont commandés en soins primaires et traités quotidiennement en Nouvelle-Zélande. Cela équivaut à des millions de résultats de tests de laboratoire qui doivent être interprétés et expliqués chaque année par les cliniciens.

    « En travaillant en étroite collaboration avec les organisations de soins primaires, nous avons trouvé une opportunité de récupérer les données de résultats de laboratoire des systèmes de gestion des patients et d’autres sources pour aider les cliniciens et les patients », commente Ahmad Jubbawey.

    Tirer parti des connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives

     « Nous sommes également intéressés par la manière dont les connaissances issues des meilleures pratiques cliniques collectives pourraient être utilisées pour identifier les tendances des résultats de laboratoire à partir des tendances longitudinales qui pourraient conduire à de nouvelles recommandations pour l’interprétation des résultats de laboratoire individuels », détaille dans le communiqué le Dr Jason Hwang, expert mondial dans le domaine des innovations en la santé et principal porteur du projet.

    Et d’ajouter : « L’utilisation de la technologie pour automatiser et analyser les résultats de laboratoire et pour les transmettre aux patients avec précision, à moindre coût et en temps voulu au moyen d’alertes destinées aux patients, présente un grand avantage. À l’échelle mondiale, un nombre croissant de patients sont demandeurs de nouveaux outils de santé numériques qui améliorent et personnalisent les soins médicaux. Une innovation de rupture telle que celle-ci contribuera à répondre à ces besoins. »

    Faciliter la prise de décision pour alléger la charge de travail des cliniciens

    Ahmad Jubbawey affirme que le projet a le potentiel de faire progresser le rôle de l’automatisation et de l’intelligence artificielle dans la prise de décision clinique et d’alléger considérablement la charge de travail du clinicien en même temps.

    « De nombreux médecins généralistes sont venus me dire qu’ils travaillaient tous les jours jusqu’à minuit pour traiter les résultats de laboratoire. Fournir aux omnipraticiens un outil qui étend leurs directives cliniques permettra de gagner un temps précieux. »

  • IA : le CH de Valenciennes intègre une technologie deep learning pour sa radiologie

    Arterys, fournisseur d’une solution d’imagerie médicale qui repose sur le cloud et le deep learning, a annoncé le 10 octobre 2018 la signature d’un partenariat quinquennal avec le Centre Hospitalier de Valenciennes (CHV).

    Arterys propose un assistant IA aux radiologues qui vise à :
    • améliorer la précision des diagnostics ;
    • soulager les radiologues des tâches les plus fastidieuses ;
    • favoriser la collaboration entre praticiens.

    Pour information, Arterys avait remporté le prix de la meilleure vision d’entreprise lors du Challenge Intelligence Artificielle des Universités d’été du MEDEF France organisées les 28 et 29 août 2018 au campus d’HEC Paris à Jouy-en-Josas par IESA Incub’, Hub France IA, Serena et Business France.

    Accompagner les radiologues et favoriser la coopération entre professionnels

    Le CH de Valenciennes, établissement support du GHT du Hainaut-Cambrésis regroupant 12 établissements, s’est associé à Arterys afin de s’équiper de la solution de visualisation d’imagerie médicale de cette dernière. Cette solution ne nécessite pas d’ajout d’infrastructure physique puisque toutes les données sont hébergées dans un cloud qui, comme l’exige la réglementation européenne et le RGPD notamment, est basé sur le territoire européen, et est géré par Amazon Web Services.

    Le CH de Valenciennes réalise environ 200 000 actes d’imagerie par an. Les radiologues auront accès à une analyse automatique reposant sur des modules experts équipés d’IA. Grâce à la capacité de calcul démultipliée par le recours au cloud, les médecins pourront échanger facilement sur les diagnostics établis et partager les cas qu’ils traitent.

    Ce nouveau réseau  a vocation à être étendu dans un second temps à des radiologues partenaires du CH partout en France.

    « Le partenariat conclu avec le CH de Valenciennes est une étape importante du développement d’Arterys », indique Stéphane Boyer, directeur d’Arterys pour l’Europe. « Notre ambition n’est pas seulement de faciliter le travail des radiologues en les débarrassant des tâches les plus répétitives et chronophages, mais de les aider dans l’établissement d’un diagnostic, et à terme de participer au développement d’une médecine plus prédictive. »

    Un nouveau directeur Europe depuis octobre 2018

    « L’intelligence artificielle et le machine learning notamment permettent déjà de faciliter le diagnostic médical, d’éviter des examens inutiles et de mieux orienter un éventuel traitement. À l’avenir, et c’est l’ambition d’Arterys, elle pourra aussi appuyer le développement d’une médecine plus prédictive et donc d’améliorer grandement l’offre de soins. Dans cette perspective, le big data aura un rôle central, dans le respect de la vie privée des patients bien entendu », déclare Stéphane Boyer, directeur Europe d’Arterys.

    La société avait annoncé début octobre 2018 la nomination de Stéphane Boyer en tant que Directeur Europe. Ancien Directeur marketing ventes de la branche IRM de GE Healthcare, il a une connaissance pointue de la branche imagerie médicale. Sa mission principale consiste à répondre aux attentes des radiologues en termes de perfectionnement et de support au diagnostic. Il occupe sa nouvelle fonction depuis janvier 2018.

  • KidneyX, un partenariat public-privé américain pour combattre l’insuffisance rénale valant 1,9 M€

    Le gouvernement américain et l’American Society of Nephrology (ASN) associés dans le cadre d’un partenariat public – privé ont annoncé le lancement d’un appel à porjets afin de transformer les traitements traditionnels des maladies rénales et de l’insuffisance rénale. Il s’agit d’une annonce du ministère de la santé américain (U.S. Department of Health and Human Services) en date du 28 septembre 2018.

    Avec un soutien financier de 1,9 millions d’euros (2,26 millions de dollars) du gouvernement américain, le projet « KidneyX », du nom du fond associé, doit contribuer à développer la commercialisation de technologies de rupture en néphrologie pour réduire le nombre de patients nécessitant le recours à la dialyse.

    Les champs couverts par KidneyX :

    • le diagnostic des maladies rénales;
    • les techniques de mesure à domicile d’indicateurs comme la fonction rénale en temps réel;
    • la dialyse de demain: rein artificiel implantable, rein bio-artificiel;
    • l’ingénierie tissulaire pour les accès vasculaires;
    • les thérapeutiques: traitement visant à ralentir, bloquer, voire guérir les maladies rénales;
    • les outils centrés sur les patients : dossiers digitaux, applications de gestion de la maladie rénale, nutrition, etc.

    Octobre 2018: lancement de la première étape « Re-designer la dialyse » 

    L’opération se déroulera en deux phases:

    • La première phase, d’octobre à février 2019, permettra l’attribution de 15 prix de 64 800 euros (75 000 dollars) chacun, à des projets permettant de reproduire de façon plus efficace que la dialyse les différentes fonctions d’un rein normal;
    • La seconde phase, d’avril 2019 à janvier 2020, récompensera de trois prix de 432 500 euros (500 000 dollars) chacun la réalisation des prototypes correspondants.

    Chiffres clés des maladies rénales aux États-Unis

    • 12 heures: temps moyen de traitement hebdomadaire en hémodialyse par un malade;
    • 100 000: nombre d’Américains débutant un traitement par dialyse chaque année;
    • 40 millions: nombre d’Américains adultes diagnostiqués d’une maladie rénale chronique par an;
    • 13: nombre de patients décédés chaque année dans l’attente d’une transplantation rénale.
  • Les libéraux se regroupent au sein de Médicina, « entreprise de santé pluridisciplinaire » lyonnaise

    Le 4 octobre 2018 a été annoncé l’ouverture d’un centre médical, dénommé Médicina, réunissant une centaine de professionnels (généralistes, spécialistes et paramédicaux), imaginé sous forme d’une entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP), en 2019. De cette façon, les initiateurs souhaitent permettre aux jeunes médecins libéraux de s’installer et combattre les déserts médicaux.

    Les fondateurs de ce nouveau concept et d’un centre s’étalant sur plus de 5 000 m2 ont cherché une façon de dépasser les limites du système de santé actuel en proposant une alternative aux cabinets saturés. Les objectifs poursuivis consistent à :
    • associer la ville et l’hôpital ;
    • proposer des consultations mobiles et de télé-expertise ;
    • proposer des consultations de prévention et de maladies chroniques avec l’appui de l’ARS.

    Il est prévu que cette nouvelle organisation de la médecine de ville s’étende à d’autres quartiers de la métropole lyonnaise, puis à d’autres villes en France, comme Toulouse et Strasbourg où des projets existent déjà.

    Une alternative à l’offre traditionnel du système de santé

    Le docteur Luc Fontaine, l’un des concepteurs de Médicina, est médecin généraliste, titulaire d’un master d’ingénierie de la santé et le porte-parole du projet. Il juge que le système de santé s’essouffle et que l’offre dans le domaine des soins de premier recours ne satisfait plus la demande, qui se redirige vers l’hôpital en train de suffoquer.

    Le projet Médicina souhaite proposer un cadre propice à l’installation de professionnels libéraux en un seul lieu. Il s’agit d’une première, car Médicina est la première entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP) à voir le jour en France. Le bâtiment qui accueillera le projet est en cours de construction par l’entreprise GCC (Villeurbanne) et il appartient à l’investisseur PIM Participations Rhône-Alpes, associé à Whyo Construction, qui le louera à Médicina. Médicina a été constitué comme une société civile de moyens (SCM) qui répartira elle-même les coûts immobiliers (loyers et charges) et les coûts de fonctionnements entre les occupants. L’investissement actuel s’élève à 22 millions d’euros et couvre les coûts du bâtiment et des équipements.

    Afin d’assurer la rentabilité du projet, Médicina doit accueillir entre 80 et 100 professionnels :

    • une dizaine de médecins généralistes ;
    • une cinquantaine de spécialistes : neurologues, endocrinologues, cardiologues, angiologues, etc. ;
    • une cinquantaine de professionnels des professions paramédicales : infirmières, kinés, dentistes, diététiciens, etc.

    Selon l’un des ingénieurs de Médicina, Pierre Néron-Bancel, l’objectif est de en pas leur imposer des coûts plus élevés qu’ailleurs :

    • le prix moyen de location pour un médecin : 1 000 euros par mois ;

    • prix moyen de location pour une infirmière : 300 euros par mois.

    Par ailleurs, les concepteurs ont imaginé une gouvernance tripartite inexistante dans les centres de santé et la mise à disposition de services, du type secrétariat, qui doivent permettre aux professionnels d’être déchargés des tâches administratives.

    Coordination, pluridisciplinarité, bien-être et services en un seul lieu

    L’un des principaux objectifs du projet est de rapprocher la ville et l’hôpital et répondre à une demande grandissante des soins de premier recours conjuguée à une diminution de praticiens libéraux.

    Au sein de Médicina, des consultations par les praticiens listés ci-dessous seront assurées, mais un service d’urgence étant également prévu et il sera assuré jusqu’à 20 heures, voire 22 heures, pour prendre en charge au moins une partie des patients qui afflueraient vers le services des urgences hospitalières.

    Le rez-de-chaussée de Médcina accueillera aussi une crèche ainsi qu’un espace dédié au bien-être, avec un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie. Cette dernière sera mis à la disposition des métiers de rééducation physique. Au sous-sol, les usagers du centre comme les visiteurs auront à leur disposition un parking de 156 places.

    Selon Luc Fontaine, Médicina travaillera également en lien étroit avec la recherche et l’enseignement.

    Les travaux ont débuté en novembre 2017. Le bâtiment devrait être livré à la fin de l’été 2019 pour une ouverture officielle en septembre 2019.

  • Le CREDOC appelle à diversifier l’offre d’accueil médicalisé pour personnes âgées dépendantes

    Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CREDOC) a publié au cours du mois de septembre 2018 une enquête menée à la demande du groupe Caisse des Dépôts, d’AG2R La Mondiale et de Terra Nova. Cette étude met en évidence un besoin de diversification de l’offre d’accueil médicalisé des personnes âgées dépendantes.

    L’étude cherche à investiguer le processus de décision au sein des familles de choix du lieu de vie et d’accueil des personnes âgées pour porter auprès des pouvoirs publics des solutions d’accueil plus adaptées.

    Ainsi, cette investigation montre que 4 familles sur 10 pensent que l’entrée en maison de retraite se fait contre l’accord de la personne âgée concernée. Aussi, ces familles retardent le plus possible cette entrée, jusqu’à un moment de « crise ». La représentation négative des EHPAD « qui constituent l’essentiel de l’offre d’accueil en France », contribue à cette situation, au même titre que la situation de fragilité dans laquelle se trouvent souvent les proches au moment de la décision.

    Finalement, si la proximité géographique et le coût demeurent le 1er critère de choix des familles, « le développement d’offres alternatives sur le territoire, moins médicalisées, type béguinage ou résidences autonomie, logement intergénérationnel ou habitat partagé pourrait offrir une voie […] alternative attractive pour les familles et les personnes âgées« , conclut le CREDOC.

    L’intérêt de développer des lieux moins médicalisés

    L’objectif de ce type d’innovation serait d’encourager une prise en charge « avant la crise », explique le CREDOC.

    Le développement d’offres alternatives devrait en outre permettre d’atténuer un sentiment de culpabilité, de contrer le problème du manque de places en établissement, de lutter contre l’image négative des EHPAD, d’engager un mouvement dans le sens inverse de la spécialisation actuelle des lieux d’accueil pour les situations les plus critiques, ainsi que de baisser le coût d’accès aux structures.

    Ainsi, des solutions qui émergent telles que le béguinage, l’habitat partagé, le recours à une famille d’accueil, le logement intergénérationnel, etc. pourraient être développées : celles-ci sont encore rares. Elles devraient en outre être déployées dans des territoires relativement pauvres en structures d’accueil – l’offre d’accueil est inégalement répartie sur le territoire (81 places pour 1000 personnes âgées en métropole, 35 pour 1000 en Corse, 55 pour 1000 à Paris mais 132 pour 1000 en Lozère), or la proximité géographique de la famille demeure un critère de choix important pour une résidence.

    De plus, des aides financières pour les plus démunis devraient être mises en place afin d’aider les familles ou la personne âgée elle-même : 60% des familles les plus démunies déclarent ne pas pouvoir envisager le recours à un EHPAD.

  • Sanofi, le LEEM et Pacte PME lancent « Destination ETI Santé », un accélérateur de PME en santé

    Sanofi, le laboratoire pharmaceutique français dirigée par Olivier Brandicourt, le Leem, syndicat représentant l’industrie du médicament, ainsi que le Pacte PME, l’association ayant pour vocation d’accélérer les rapprochements et de stimuler toutes les collaborations possibles entre grands groupes et PME, ont lancé un accélérateur autour d’un programme de renforcement de PME ayant des activités dans la santé : Destination ETI Santé. 

    Deux réunions d’information à destination des start-ups candidates sont organisées les 12 et 22 octobre 2018.

     Le programme est construit sur une démarche collaborative.

    L’offre proposée

    L’accélérateur est ouvert à toutes start-ups de la e-santé moyennant un forfait à hauteur de 4 500 euros.

    L’accompagnement proposé consiste à diagnostiquer les besoins d’accompagnement prioritaires, à mettre en relation avec un collectif, à organiser des rencontres avec des experts métiers, sectoriels et des chefs d’entreprises ( PME, ETI & groupes), et des sessions autour des thèmes co-construits et co-animés avec Sanofi, le LEEM et 16 partenaires. Il s’agit de dix sessions collectives d’accompagnement parmi lesquelles seront abordées les problématiques suivantes : 

    • maîtriser les fondamentaux de la relation avec les grands comptes ;
    • protéger ses innovations et développer une stratégie de propriété intellectuelle adaptée ;
    • comprendre l’environnement administratif et réglementaire de l’entrepreneur ;
    • briser les frontières et se projeter durablement à l’international ;
    • le dirigeant en situation de croissance : comment gérer son organisation, sa communication interne et ses RH, comment accélérer sa transformation digitale, etc.

    Calendrier et format des sessions d’accélération

    • Début : jeudi 8 novembre 2018 au site Chantilly de Sanofi.
    • Durée : un an.
    • Sessions mensuelles : dans les locaux de différents partenaires en région parisiennes et dans les territoires.
    • Chaque journée est divisée en ateliers, en interventions et en retours d’expériences animés par des experts ou des chefs d’entreprises.

    Pour s’inscrire aux réunions d’information les 12 et 22 octobre 2018, il faut contacter Claire Michalet via l’adresse suivante : claire.michalet@pactepme.org.

  • Présentation des lignes d’appels à projets 2019 « digital transformation in health and care » (H2020)

    À l’occasion d’un webinaire organisé le 4 octobre 2018, le Point de contact national (PNC) Santé a présenté les lignes d’appels à projets 2019 sur la thématique « digital transformation in health and care », du défi européen « santé, changement démographique et bien-être » Horizon 2020 (H2020). Les deux intervenants se sont plus particulièrement concentré sur les appels de la Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Cnect) :

    • SC1-DTH-01-2019 : Big data and Artificial Intelligence for monitoring health status and quality of life after the cancer treatment (Big data et intelligence artificielle pour surveiller l’état de santé et la qualité de vie après le traitement du cancer) ;

    • SC1-DTH-09-2019 : Scaling up the univocal Identification of Medicinal Products (mise à l’échelle de l’identification univoque des médicaments) ;

    • SC1-DTH-11-2019 : Large Scale pilots of personnalised & outcome based integrated care (Projets pilotes à grande échelle de modèles de soins intégrés personnalisés et centrés sur les résultats) ;

    • DT-TDS-01-2019 : Smart and healthy living at home (Habiter à la maison de manière saine et intelligente).

    Piloté par l’Alliance pour les sciences de la vie et de la santé (Aviesan), le PCN Santé est chargé de diffuser l’information et de sensibiliser la communauté de la recherche et de l’innovation aux programmes européens portant sur le secteur sanitaire.

    Structure du programme de travail 2018-2020 en santé

    Appel 1 : meilleur santé et meilleurs soins, croissance économique et système de santé durable (DG RTD)

    Non présenté dans le cadre du webinaire.

    Appel 2 : transformation numérique en santé et en soins (DG Cnect)

    • L’idée est d’ »autonomiser » le citoyen, le faire participer et être acteur de sa propre santé en utilisant les outils numériques à disposition afin de proposer des modèles de soins numériques mais aussi centrés sur le patient et la communauté.
    • Moyens : utiliser des outils de e-santé et de m-santé de manière générale ainsi que les TIC pour un vieillissement actif et en bonne santé.

    Ces appels sont encadrés par plusieurs politiques européennes, dont Connected digital single market, European cloud initiative, European Free Flow of Data initiative, Silver Economy initiative.

    Après une grande consultation citoyenne sur le sujet, 3 grandes priorités ont été dressées par la Commission européenne pour l’utilisation du numérique dans la santé :

    1. Permettre aux citoyens d’accéder à leurs données et de les échanger de manière sécurisée : accès sécurisée des citoyens aux dossiers médicaux électroniques et possibilité de partager ces dossiers avec d’autres États membres.

    APPEL EN COURS : SC1-DTH-09-2019 : Scaling up the univocal Identification of Medicinal Products  (mise à l’échelle de l’identification univoque des médicaments)

    > Budget projet : 4-6 millions d’euros.

    Description : Pour l’instant, il n’existe pas de réglementation harmonisée en Europe sur le sujet. L’idée de cet appel est de mener un travail de fond pour mettre en place des prescriptions et des ordonnances numériques afin de permettre aux patients de récupérer leurs médicaments dans n’importe quel pays européen.

    2. Pouvoir utiliser les big data pour la médecine personnalisée et améliorer la collaboration entre les acteurs de la santé.

    APPEL : SC1-DTH-01-2019 : Big data and artificial intelligence for monitoring health status and quality of life after the cancer treatment  (Big data et intelligence artificielle pour surveiller l’état de santé et la qualité de vie après le traitement du cancer)

    > Budget projet : 3-5 millions d’euros.

    Description : L’idée est de trouver une solution pour générer et gérer toutes les données issues de patients atteints de cancer afin d’éviter une rechute ou une comorbidité :

    • 1 ou plusieurs cancers ciblés, pas de prescription mais impact très important : toucher un grand nombre de patients ;
    • « after cancer treatment » : après le premier traitement, ceux qui sont « guéris » ne sont pas dans le scope ;
    • sujet très « attractif » : grande manifestation d’intérêt lors du dernier brokerage event à Oslo les 3 et 4 septembre 2018.

    3. utilisation d’outils numériques pour permettre au patient d’être autonomie et proposer des soins davantage centrés sur le patient.

    APPEL : SC1-DTH-11-2019 : Large Scale pilots of personnalised & outcome based integrated care (Projets pilotes à grande échelle de modèles de soins intégrés personnalisés et centrés sur les résultats)

    > Budget : 4-6 millions d’euros.

    Description : Utiliser des solutions numériques dans le but d’augmenter le taux d’espérance de vie en bonne santé. L’idée est notamment de développer une plateforme numérique auquel le patient et d’autres acteurs de la santé peuvent se connecter.

    Cible : les personnes vieillissante en perte de mobilité.

    Le projet peut touché entre 300 et 1 000 personnes selon le dispositif. La taille de l’effectif pour l’expérimentation de la solution doit être justifiée.

    Appel 3 : solutions numériques de confiance et cybersécurité en santé et en soins (DG Cnect)

    APPEL : DT-TDS-01-2019 : Smart and healthy living at home (Habiter à la maison de manière saine et intelligente)

    > Budget : 15-20 millions d’euros.

    Le PCN santé ne s’est pas étendu sur ce projet car l’appel sera clôturé le 14 octobre 2018.

    Description : L’idée est de développer des plateformes pour le smart living à la maison.

    Où trouver de l’aide pour le montage du projet ?

    • le PCN Santé : orientation sur les appels (lien ici) ;
    • contacter la cellule Europe de son pôle ou de sa CCI et le réseau EEN, le plus grand réseau européen dédié à l’innovation et à l’internationalisation des PME ;
    • consulter le site H2020 du ministère : rubrique « comment participer » et fiches pratiques du PCN juridique et financier.

    Il existe par ailleurs des financements d’aide au montage de réseau scientifique européen ou international (MRSEI) à destination des coordinateurs de projets européens, pilotant un consortium européen de haut niveau, issus de toutes les disciplines.

    Conseils pour le montage

    • Avoir une connaissance approfondie des textes officiels :
      • facteurs politiques ayant conduits au projet ;
      • grandes priorités de recherche ;
      • stratégie européenne de recherche ;
      • approche cross-cuting.
    • Ne négliger aucun des impacts.

    Message clé :

    Les candidats doivent définir des moyens concrets permettant de mesurer les progrès réalisés pour atteindre les impacts fixés :

    • il ne suffit pas de décrire une contribution potentielle aux impacts spécifiés dans la ligne d’appel ;
    • les candidats doivent fournir des indicateurs pour mesurer leur progrès en direction de ces impacts comparé à une ligne de base spécifique.

    Les KPI (indicateurs clés de performance) doivent être mesurables, appropriés à la spécificité du projet proposé et aux impacts ciblés ainsi que clairement décrits et documentés.

    Structure du programme Horizon 2020

    • Pilier 1 : excellence scientifique (24,4 Mds €)
    • Pilier 2 : primauté industrielle (17 Mds €)
    • Pilier 3 : défis sociétaux (29,7 Mds €), dont le défi santé, qui représente une priorité.

    4 défis pour l’Europe en santé (programme santé sous H2020) :

    • coût croisant et non soutenable des soins du fait des maladies chroniques et du vieillissement de la population ;
    • l’impact des facteurs environnementaux, dont le changement climatique, sur la santé ;
    • le spectre des maladies infectieuses ;
    • l’inégalité en santé et dans l’accès aux soins.

    6 objectifs des appels listés dans le programme H2020 :

    • intégration effective de la médecine personnalisée dans les services et les soins ;
    • combattre les maladies infectieuses et la résistance antimicrobienne ;
    • faire face aux maladies chroniques et répondre aux besoins des populations vulnérables ;
    • décoder le rôle de l’environnement sur la santé et les moyens de prévenir son impact
    • exploiter les TIC pour améliorer l’innovation dans les soins et la santé
    • renforcer l’innovation dans le secteur de la santé

    Les règles de participation aux défis sociétaux

    • Consortium : minimum 3 entités légales de 3 États membres ou États associés différents (exception pour les outils de PME – mono bénéficiaire et les actions de coordination) ;
    • toute entité légale peut participer ;
    • entités légales financées établies dans les États membres ou les États associés. Exception unique au défi « santé » : les entités des États-Unis sont financées.

    Coopération internationale : politique de la Commission européenne (CE) :

    • Toutes les lignes d’appel sont ouvertes à la coopération internationale
      • contribution financière de la CE pour le défi santé : 28 États membres, 16 pays associés, 124 pays tiers et les États-Unis ;
      • pour les autres pays tiers : mécanisme de co-financement existants : Australie, Brésil, Canada, Chine, Hong Kong et Macau, Inde, Japon, Corée du Sud, Mexique, Russie et Taïwan.
    • Certaines lignes d’appels ciblent des pays spécifiques.

    Budgets pour les défis santé dans H2020

    • 2018 : 651 millions d’euros
    • 2019 : 788 millions d’euros
    • 2020 : 698 millions d’euros

    Total : 2,137 millions d’euros pour la période 2018-2020.

  • EEN

    Enterprise Europe Networknull

  • RIA

    Research and Innovation Actionnull