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  • Appel à patients chroniques : l’AP-HP vise les 100 000 volontaires pour sa communauté ComPaRe

    Dans le cadre de sa communauté de patients pour la recherche ComPaRe, l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris (AP-HP) a lancé le 4 octobre 2018 un appel à patients souffrant de maladies chroniques. Toutes les maladies sont concernées :
    • les maladies fréquentes comme le diabète, la bronchite chronique, le cancer, l’hypertension artérielle, la lombalgie chronique ;
    • les maladies moins connues comme le vitiligo, l’endométriose, la maladie de Verneuil, la maladie de Crohn ou encore d’autres maladies rares.

    L’objectif est de constituer une communauté de 100 000 patients volontaires pour apporter, par la recherche clinique, des connaissances nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie des patients et de la prise en charge de leur maladie chronique.

    Les informations dans la cadre de cette recherche sont hébergées par la plateforme de recherche publique portée par l’AP-HP, ComPaRe, pilotée par le directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu, le Pr Philippe Ravaud.

    Contribuer à la recherche en fournissant des données ou en la façonnant

    Les conditions d’accès sont les suivantes :

    • être majeur ;
    • être détenteur d’une adresse de messagerie électronique ;
    • être pris en charge pour une ou plusieurs maladies chroniques (c’est-à-dire une affection nécessitant un suivi médical de plus de six mois).

    Données impactant 20 millions de personnes

    Actuellement, à peu près un tiers de la population française souffre d’une maladie chronique soit environ 20 millions de personnes. Améliorer la recherche dans ce domaine contribuerait à éviter à ce que la qualité de vie ne soit pas détériorée de façon considérable par la pathologie à cause, notamment, d’errances de diagnostic, de complications ou d’invalidités et de souffrances physiques et morales associées.

    Aujourd’hui, 7 000 volontaires ont adhéré à ComPaRe tout comme 29 associations de patients partenaires, depuis le lancement de la plateforme en 2017 sous la direction du Pr Philippe Ravaud, directeur du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP.

    Actuellement, sept cohortes dédiées au diabète, à la maladie de Verneuil, au vitiligo, à la lombalgie chronique, aux maladies rénales, aux vascularites et à l’hypertension artérielle ont été mises en place. Il est prévu que quatre autres cohortes spécifiques soient constituées d’ici la fin 2018.

    Recueil des données via des questionnaires via la plateforme

    Les patients volontaires  s’inscrivent et contribuent directement en ligne, sur la plateforme hébergée et sécurisée https://compare.aphp.fr.

    Ils répondent aux questionnaires élaborés par des chercheurs qui portent sur des dimensions liées directement à leurs maladies, les symptômes associés, les traitements reçus, mais également sur des  aspects liés à leurs perceptions et ressentis : le vécu et l’impact de la maladie sur leur vie quotidienne et la qualité de vie. En fonction de la pathologie, renseigner les questionnaires peut prendre entre 10 et 30 minutes par mois.

    Le traitement de ces données doit permettre aux chercheurs d’identifier des pistes pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge des patients.

    Participer aux instances de gouvernance

    Les patients volontaires peuvent aussi apporter leurs contributions à toutes les étapes de la recherche clinique :

    • gouvernance des études via les conseils scientifiques ;
    • conception des études (proposition et choix des questions et des informations recueillies, etc.) ;
    • réalisation des études (aide au recrutement d’autres patients et à la promotion de la communauté via les Patients Ambassadeurs, analyse des données avec les chercheurs…).
  • Spinali Design et l’Inserm développent un pansement connecté détectant une infection de plaie

    Spinali Design, start-up mulhousienne spécialisée dans le textile connecté, a mis au point, en collaboration avec l’unité biomatériaux et bio ingénierie de l’Inserm de Strasbourg, un pansement connecté capable de détecter et de commencer à traiter un début d’infection d’une plaie, a-t-on appris le 11 octobre 2018.

    Le pansement est doté d’une puce lui permettant de :
    • détecter le début d’infection d’une plaie ;
    • lancer une alerte via l’application associée sur smartphone ou tablette ;
    • libérer un antimicrobien censé endiguer l’infection.

    La commercialisation du pansement est prévue pour la fin de l’année 2019 et il sera accessible à un prix de 30 euros.

    Améliorer la cicatrisation et surveiller l’infection

    La start-up Spinali Design existe depuis 2015 et s’est spécialisée dans le textile connecté. Elle a également sorti durant l’été 2018 une crème solaire connectée. Dans sa palette de produits, on trouve :

    • le maillot de bain rappelant de mettre de la crème solaire ;
    • la crème solaire connectée indiquant la bonne dose à étaler ;
    • les vêtements (bonnets, shorts, jeans, ligne sport) connectés signalant par exemple l’arrivée de messages électroniques importants ou des données sportives ;
    • le jean vibrant pour faciliter la géolocalisation.

    Depuis six mois, elle développe un pansement connecté en collaboration avec l’Inserm de Strasbourg.

    Agents antimicrobiens et puce

    Le pansement connecté est doté d’une puce qui peut détecter le début d’une infection. Il est tout d’abord composé de biomatériaux qui contribuent au processus de cicatrisation et de cette puce capable de détecter la présence de certains facteurs libérés par les agent infectieux en les visualisant par fluorescence

    Une fois les facteurs indésirables détectés, la puce envoie une alerte à l’application qui lui est associée et les agents antimicrobiens que le laboratoire a développés et qui recouvrent la face interne du pansement commencent à enrayer l’infection.

    Il s’agit d’agents antibactériens qui à l’origine ont été développés pour des cathéters ou des prothèses. Avec le pansement, leur application est étendue aux plaies chroniques, escarres, ulcères ou toutes plaies nécessitant une vigilance particulière chez des personnes ayant un système immunitaire déficient ou les grands brûlés.

  • Bruno Le Maire souhaite une politique industrielle pour les DM et les thérapies innovantes

    Mener une réflexion stratégique sur une politique industrielle pour les dispositifs médicaux (DM) et les thérapies innovantes, tel est le contenu de la Lettre de mission adressée le 9 octobre 2018 par Bruno Le Maire au vice-président du Conseil général de l’Economie, de l’Industrie, de l’Énergie et des Technologies (CGIET ou CGE), Luc Rousseau, que s’est procurée Health & tech Intelligence.

    Cette étude doit aboutir en janvier 2019 à un plan opérationnel pour améliorer rapidement la santé publique, la compétitivité de la filière et la création d’emploi.

    L’industrie des dispositifs médicaux est transformée par de nouvelles chaînes de valeurs intégrant plusieurs segments et composantes pour passer d’un dispositif isolé à une solution de santé complexe. Face à ces défis, le ministre de l’Économie a souhaité confier une mission au CGIET visant à proposer un plan d’actions opérationnel pour mettre en place un environnement favorable à l’essor de la filière des dispositifs médicaux.

    La lettre détaille les attendus de cette mission :

    • identifier les freins organisationnels, économiques et organisationnels pour le développement de l’innovation dans le monde médical
    • identifier les bonnes pratiques des secteurs de l’aéronautique, du spatial et de l’automobile pour les implémenter en santé
    • identifier les acteurs publics ou privés pouvant être un accélérateur pour la filière.

    Une priorité sur les dispositifs connectés de suivi des patients

    En lien avec le plan Ma Santé 2022 et le rapport du CSIS du 10 juillet 2018, le CGIET devra s’attacher à identifier précisément le potentiel des solutions de suivi des patients chroniques basés sur le partage et l’échange de données. Il incite à proposer un modèle d’incitation ou d’obligation de partage de données – dans le respect du RGPD et en perspective du Health data Hub.

    Cette étude doit s’appuyer sur les travaux des pôles de compétitivité dans leur phase de re-labellisation et sur la construction de la feuille de route du CSF santé.

    La conclusion des travaux est attendue sous 4 mois. La composition de l’équipe en charge de cette mission n’est à ce jour pas encore connue.

  • IA&santé : la France concurrencée par les US, la Chine et Israël mais dans la course (InnoGeneration)

    La Chine, les États-Unis d’Amérique (USA) et Israël représentent les principaux concurrents de la France dans le domaine de l’intelligence artificielle en santé, s’accordent Bernard Hamelin (Sanofi), Stéphanie Combes (ministère des Solidarités et de la Santé), Franck Le Ouay (Lifen) et Florence Moreau (Incepto Medical), réunis le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion de la table ronde « Santé et IA : la France dans la compétition internationale », organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance.

    Conscients que la France est loin d’être le n°1 sur le marché, les intervenants ont cependant insisté sur le fait que le pays « n’avait pas à rougir » de ses capacités. Ils ont ainsi mis en avant certains des atouts les plus importants de la France dans le secteur, dont la performance de ses data scientists et sa force d’innovation, relevant toutefois qu’il existe une marge de progression à réaliser au niveau de la production des plateformes d’intégration – un secteur largement dominé par les États-Unis – et de la mise en place de modèles économiques viables.

    Les États-Unis et la Chine, leaders du marché ?

    Selon Florence Moreau, directrice de la technologie et co-fondatrice d’Incepto Medical – une start-up qui conçoit des applications d’aide au diagnostic pour l’imagerie médicale -, le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée au secteur de la santé, et en particulier à la radiologie, est actuellement dominé par trois pays : la Chine, les États-Unis et Israël, notamment en termes d’investissements réalisés.

    « L’avantage de ces pays réside principalement dans les différents modes de financement dont ils disposent », poursuit Bernard Hamelin, vice-président responsable du pôle « evidence generation » à Sanofi, ajoutant qu’un autre facteur à prendre en compte est le contexte politique : « La Chine et les États-Unis, par exemple, disposent d’une très importante population. On ne peut pas absorber efficacement les données de 100 millions de patients sans mettre en place un système d’aide au diagnostic permettant de filtrer toutes ces informations. Pour ces pays, l’exploitation de l’IA est une nécessité donc ils doivent être présents sur ce marché. »

    Les GAFAM, pas si menaçants ?

    En ce qui concerne l’intérêt croissant des GAFAM (Web, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) pour le secteur de l’IA en santé, Florence Moreau minimise la « menace », estimant qu’ils ne sont pas aussi efficaces qu’ils en ont l’air : « D’accord, ils tentent des choses, notamment Google : ils ont acheté beaucoup de données mais pas ce qui va autour ! Quand on cherche à analyser une image médicale comme en radiologie, il ne suffit pas d’identifier une anomalie, il faut un expert en arrière-plan pour pouvoir correctement interpréter l’image et fournir un diagnostic précis. Si on enlève l’humain, ça ne fonctionne pas ! »

    Selon Franck Le Ouay (Lifen), la France est plutôt bien positionnée au niveau européen

    « La France n’est pas si mal pour démarrer une entreprise, estime de son côté Franck Moreau, P.-D.G. et co-fondateur de la start-up Lifen (messagerie médicale sécurisée), revenu à deux reprise dans l’Hexagone (en 2005 puis en 2015) pour monter une société. En revanche, ce n’est pas parce qu’on est basé en France que l’on va forcément développer notre produit en France. Le marché américain est par exemple intéressant pour lancer une solution car il est 40 fois plus grand qu’ici. Il n’y a pas de questions à se poser si on est dans une approche purement commerciale. Mais si la solution est axée sur les sujets, sur les soins d’un système de santé particulier, alors là il y a un sens à regarder ce qu’il se passe en France et à rester sur le marché. »

    Il juge qu’au niveau européen, la France est plutôt bien placée. « L’Allemagne est tout juste en train de mettre en place sa carte Vitale et le Royaume-Uni vise à totalement numériser le NHS d’ici 2022. Nous ne sommes pas en retard ! »

    Une comparaison entre pays impossible ?

    Selon Stéphanie Combes, cheffe de la mission d’administration des données de santé à la DREES et rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration de la mission Health Data Hub – remis ce vendredi 12 octobre 2018 -, il est difficile de comparer les pays car chacun d’entre eux « ne met pas l’accent sur la même chose ».

    « Dans le cadre de la mission, nous avons regardé du côté d’Israël, du Québec, de la Belgique, du Danemark, de l’Angleterre et de la Suisse. Au Danemark, par exemple, ils ont des données intégrées ; en Israël, il y a une belle base de données mais elle n’est pas accessible à tous les chercheurs… Dans chaque pays, il y a une ouverture, une valorisation économique des données et une gestion du consentement différents. »

    Les 3 atouts principaux de la France

    Les trois atouts majeurs de la France en IA appliquée à la santé, selon Florence Moreau sont  :

    • ses data scientists (mathématiques appliquées et informatique) : « On forme beaucoup et bien dans ce domaine », insiste-t-elle ;
    • ses profils cliniques, qu’elle qualifie de « brillants », notamment dans le domaine de la radiologie ;
    • l’innovation, notamment via des dispositifs comme le crédit d’impôt recherche (CIR).

    « La France est en train de bouger et est en passe de devenir un des acteurs les plus performants. »

    Les points faibles de la France

    L’accès aux données : vrai problème ou « faux procès » ?

    Lorsque la question de l’accès aux données est posée sur la table par l’animateur de la table ronde, Daniel Kaplan, fondateur de Plurality University, les avis divergent.

    Pour Franck Le Ouay, le problème principal n’est pas l’accès aux données mais celui de l’interopérabilité. Un avis partagé par Florence Moreau, qui estime qu’il s’agit là d’un « faux procès » : « À partir du moment où la donnée est traçable et que l’on dispose d’une contractualisation formelle, cela ne pose pas de souci. »

    Stéphanie Combes ne partage pas la même opinion. « Nous avons fait une centaine d’auditions dans le cadre de notre mission. Nous avons constaté qu’il était difficile d’accéder à certaines bases. Un tas de registres existent, chacun avec leur propre gouvernance, et on ne sait pas forcément comment y accéder. Il est même compliqué de connaître l’existence de certaines de ces bases. »  La spécialiste estime donc qu’ »il y a des efforts à faire à ce niveau ».

    Des progrès à réaliser au niveau de la production de plateformes d’intégration

    Bernard Hamelin, lui, pense que l’un des points faibles de la France réside dans la production de plateformes d’intégration. « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données. Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – notamment de grandes sociétés comme Palantir – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Le problème du financement

    Le problème aussi selon Franck Le Ouay est le mode de financement des solutions : Qui paye pour le service innovant si la solution est proposée gratuitement aux patients ? Quel modèle économique choisir ? « Il n’est pas évident de trouver une réponse viable et c’est un vrai problème. Il faudrait une réflexion au niveau de l’État pour proposer des solutions à ce propos. »

  • L’UNPS et l’Uncam signent le nouvel Acip : les outils numériques au cœur de la stratégie à 5 ans

    L’Accord Cadre Interprofessionnel (Acip) fixant les lignes directrices des prochains accords conventionnels pour les cinq années à venir a été signé le 10 octobre 2018 entre l’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) et l’Union Nationale des Caisses d’Assurance Maladie (Uncam) siège de l’Assurance Maladie.

    Il s’agit d’un cadre structurant qui définit la dynamique à poursuivre par la voie conventionnelle et qui s’articule autour de trois axes-clés :
    • le déploiement d’outils favorisant l’exercice coordonné ;
    • la généralisation de la prise en charge coordonnée des patients ;
    • la simplification des conditions d’exercice des professionnels de santé.

    Ces axes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé, Ma santé 2022, présentée le 18 septembre 2018 et qui nourrit les ambitions suivantes : conforter l’offre de soins de premier recours ; renforcer la prévention, l’efficience et la qualité de la prise en charge des patients ; améliorer l’articulation entre les établissements de santé et l’ambulatoire pour assurer la continuité des parcours des patients ; améliorer les conditions d’exercice des professionnels de santé.

    L’Union Nationale des Professionnels de Santé (UNPS) représentait 12 professions de santé : médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens d’officine, biologistes responsables infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues, audioprothésistes et transporteurs sanitaires.

    Dans l’Acip est inscrite la reconnaissance de l’importance du recours aux outils numériques comme moyens de faciliter les échanges entre professionnels de santé au service d’une prise en charge des patients de qualité.

    Accompagner le déploiement d’outils numériques favorisant l’exercice coordonné

    C’est pourquoi les deux acteurs se sont entendus sur e bien-fondé des outils suivants et leur déploiement accéléré :

    • le Dossier Médical Partagé (DMP) : un objectif de 40 millions de DMP ouverts d’ici à 5 ans a été fixé dans l’Acip. Les professionnels de santé sont invités à y intégrer le volet de synthèse médicale, les résultats d’examen et les vaccinations, alors que des travaux devraient être engagés avec les éditeurs de logiciels dans l’objectif de faciliter l’intégration automatique de données structurées dans le DMP ;
    • la Messageries Sécurisées de Santé (MSSanté) dont l’usage généralisé par l’ensemble des professionnels de santé devrait se faire d’ici à 3 ans ;
    • un calendrier progressif de 4 ans du déploiement de la e-prescription (selon le type de prescriptions, en commençant d’abord par les médicaments puis en s’étendant ensuite sur les examens de biologie, d’imagerie et les actes infirmiers) a été arrêté : la prescription électronique permet de simplifier et sécuriser le circuit de l’ordonnance, de fluidifier les échanges entre les médecins et les professions prescrites, et de favoriser la coordination des soins ;
    • l’équipement pour effectuer des actes télémédecine : les outils et les organisations nouvelles facilitant le recours à la télémédecine vont être associés à une aide à l’investissement technique que leur mise en place requière.

    Développer la prise en charge coordonnée des patients

    Les outils numériques dont le déploiement est encouragé par l’Acip sont au service d’une prise en charge coordonnée des patients, qui est également formalisée dans l’accord signé :

    • l’Acip acte le principe de la nécessaire généralisation de l’exercice coordonné qui sera repris dans tous les accords conventionnels à venir. Cet exercice coordonné peut prendre plusieurs formes :
      • maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) ;
      • équipes de soins primaires ;
      • toute forme d’organisation pluriprofessionnelle générant une réponse coordonnée de proximité ;
    • nécessité pour les professionnels de santé d’organiser à l’échelle de leur territoire une réponse collective aux besoins de santé de la population dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ;
    • la pratique coordonnée de la médecine pourra s’appuyer sur le recours et l’essor des pratiques de télémédecine rendant possibles une prise en charge et un suivi plus rapides sur l’ensemble du territoire ;
    • l’exercice coordonné doit enfin favoriser l’implication des professionnels de santé dans les actions et programmes de prévention et de promotion de la santé.

    Simplifier les conditions d’exercices des professionnels de santé

    Les priorités ici consistent à :

    • maintenir l’accompagnement individualisé des professionnels avec les praticiens-conseils et les délégués d’assurance maladie sous forme d’échanges confraternels autour :
      • de cas-patients ;
      • de pathologies, orientés vers le parcours de soins des patients ;
    • proposer un accompagnement des professionnels par des conseillers informatiques dans le domaine des outils numériques fondamentaux, mais à la fois les télé-services.

  • RDVmedicaux et Docavenue s’associent en faisant communiquer leurs plateformes de rendez-vous

    Le groupe Cegedim a annoncé le 10 octobre 2018 la conclusion d’un partenariat entre sa start-up dédiée à la téléconsultation et aux services facilitant la mise en relation médecin-patient, Docavenue, et RDVmedicaux.com, spécialiste de la prise de rendez-vous médicaux en ligne.

    Les deux acteurs ont souhaité se rapprocher pour favoriser l’accès aux professionnels de santé par les patients, notamment grâce aux rendez-vous en ligne. Concrètement, les deux industriels ont ouvert un accès réciproque vers les praticiens référencés par chacune des deux plateformes en mutualisant ainsi leurs ressources « dans l’intérêt des professionnels de santé et des utilisateurs ».

    Du côté des patients, cela implique qu’à partir de novembre 2018, indépendamment de la plateforme à  partir de laquelle il se connecte, il aura accès à l’ensemble des praticiens dont l’agenda est géré invariablement par Docavenue ou RDVmedicaux.

    Ce partenariat reflète la stratégie des deux entités dans le domaine de leur offre à destination des professionnels de santé, « dans un contexte de mutation forte du secteur de la digitalisation du parcours de soins coordonnés et de la relation patients-praticiens, notamment avec le médecin traitant ».

  • IA : « Le radiologue doit savoir qu’il sera le seul responsable en cas d’erreur » (O. Clatz – JFR)

    Il est primordial que le radiologue comprenne le fonctionnement et les limites des algorithmes automatisant l’analyse des images médicales car il sera « le seul responsable en cas d’erreur », a tenu à souligner Oliver Clatz, P.-D.G. et cofondateur de Therapixel – une start-up qui développe un logiciel d’interprétation des mammographies -, lors d’une table ronde animée par MNH Group sur l’intelligence artificielle (IA) et la radiologie le 12 octobre 2018 à Paris, à l’occasion des Journées francophones de la radiologie (JFR).

    Olivier Clatz estime ainsi que l’un des usages les plus pertinents de l’IA en France dans le secteur serait celui de la deuxième lecture, permettant de faire remonter les anomalies non repérées en premier lieu afin de pouvoir « rattraper ce type d’erreurs ». L’essentiel du sujet, selon lui, est de s’interroger sur la position de l’intelligence artificielle dans laquelle les professionnels souhaitent la placer dans leur workflow (avant le diagnostic, pendant ou après).

    Le radiologue ne doit pas être expert mais comprendre le fonctionnement de l’algorithme (O. Clatz)

    Quand la question de la formation a été abordée lors de la table ronde, l’idée générale qui est ressortie de l’échange était qu’il fallait non pas former les radiologues à devenir des ingénieurs experts en intelligence artificielle (IA) mais les sensibiliser sérieusement à cette technologie.

    « Nous ne pensons pas que le radiologue doit devenir un informaticien mais il est important qu’il comprenne l’algorithme qu’il utilise », explique Oliver Clatz.

    Selon l’entrepreneur, il est essentiel que le professionnel se questionne à propos de l’outil. « L’idée est surtout de saisir quelles sont les limites de l’algorithme, quelles sont les anomalies qu’il ne repère pas et pourquoi », détaille-t-il. Il prend l’exemple d’une petite cuillère avalée par un enfant : « Elle pourrait ne pas être détectée par l’IA car il pourrait s’agir d’un nouveau cas, qu’elle n’aura jamais traité auparavant, qu’elle n’aura pas « appris », et elle passera donc à côté. »

    Réfléchir à la place de l’IA dans le workflow du radiologue

    Olivier Clatz rappelle qu’il existe trois « moments » durant lesquels un algorithmes peut intervenir en support :

    • avant (système de triage des images) : dans ce cas, « il faut être conscient que l’algorithme peut faire des erreurs et chercher à comprendre quelles sont les informations qu’il ne fait pas remonter. Le radiologue doit savoir qu’il sera le seul responsable en cas d’erreur », souligne-t-il ;
    • pendant : pour détecter et caractériser une anomalie ;
    • après, en deuxième lecture, afin d’identifier les « loupés » : « Il y a des algorithmes qui vont pouvoir rattraper ce type d’erreurs ».

    « La question est de s’interroger sur la place que l’on souhaite accorder à l’algorithme dans le workflow« , synthétise-t-il.

    La France pourrait avoir une place à prendre dans le cadre d’un usage en deuxième lecture

    À son sens, l’intelligence artificielle a davantage sa place dans le processus de deuxième lecture. « La France pourrait se démarquer sur ce terrain, commente-t-il. La problématique serait tout autre dans un autre pays, comme aux États-Unis, car la prise en charge des patients y est complètement différente. Il est nécessaire de s’adapter à l’usage et à l’offre de soins de chaque pays pour être efficace. »

    Un problème central : l’absence de preuves démontrant l’efficacité de l’IA

    Selon Oliver Clatz, l’un des problèmes qui réside sur le marché de l’intelligence artificielle en radiologie est qu’il n’existe pas encore de démonstrations concrètes de l’efficacité réelle de ces systèmes. « Je vous mets au défi de trouver un radiologue qui puisse vous dire avec précision quel est l’impact de l’IA sur son travail en termes d’efficacité. »

    Les autres participants à la table ronde étaient :

    Didier Sensey, président du groupe NGI, Gregory Lenczner, radiologue basé à Paris, Nicolas Laurent, radiologue à Valenciennes (Nord), et Christian Allouche, P-.D.G de la start-up Gleemer.

  • Health Data Hub : A.Buzyn souhaite un lancement d’ici juin 2019 et nomme J-M. Aubert pilote du projet

    « Il serait bien de tabler sur un lancement officiel du Health Data Hub d’ici juin 2019 », a demandé aux pilotes du projet la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn ce vendredi 12 octobre 2018 lors de la remise du rapport portant sur les conclusions de la mission de préfiguration du hub, qui vise à mutualiser des ressources technologiques et humaines et à promouvoir l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. « Il y a urgence à agir », a souligné la ministre.

    Les trois auteurs du texte, Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données en santé (INDS), Marc Cuggia, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au CHU de Rennes, et Gilles Wainrib, président fondateur de la start-up Owkin, ont présenté l’avancée du projet à la ministre et
    à Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, précisant que 110 auditions, 5 ateliers thématiques et un benchmark international avaient été menés sur les trois derniers mois et que les conditions de construction du hub avaient été fixées.

    Durant cette remise, les trois responsables de la mission ont détaillé leurs premières hypothèses concernant les principes, l’organisation, les moyens et les modes de fonctionnement du Health Data Hub, un modèle qui sera affiné au cours des phases de concertation à venir. Ils ont notamment décrit le rôle que pourrait jouer ce nouvel acteur dans l’écosystème. Selon eux, le hub devra être « moteur et fédérateur », « une vitrine nationale et internationale », « un guichet unique », « un garant de la qualité de la donnée partagée », « un promoteur de l’innovation » et « garantir une mutualisation de ressources technologiques et humaines ».

    Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé qu’elle nommait Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees, principal pilote de la mission, qui sera chargé de porter le projet dans la durée.

    Un rapport très qualitatif selon Agnès Buzyn et Mounir Mahjoubi

    Agnès Buzyn s’est dit « très impressionnée par la qualité du rapport ». Mounir Mahjoubi a déclaré de son côté qu’il s’agissait selon lui du rapport le plus à même d’être transformé en mission opérationnelle parmi l’ensemble des textes reçus depuis le début de sa prise de fonction.

    Les attentes de l’écosystème

    1. « Mieux connaître et pouvoir plus facilement accéder au patrimoine de données de santé »

    • pouvoir explorer, identifier, comprendre et apprécier les possibilités offertes par les données disponibles ;
    • harmoniser, simplifier et rendre lisible le processus d’accès aux données ;
    • accéder à des « grands jeux de données ».

    2. « Avoir accès à des moyens adaptés et suffisants pour consolider et valoriser le patrimoine de données »

    • Rétribuer les producteurs pour la constitution et la mise en qualité des bases  ;
    • Avoir accès aux capacités technologiques et aux compétences requises pour la valorisation.

    3. « Fédérer l’écosystème autour d’un modèle économique d’ensemble favorisant le partage et reconnaissant les efforts de chacun »

    • Établir un modèle de partage de la valeur entre le producteur et les utilisateurs ;
    • Orchestrer l’ensemble de l’écosystème.

    Ambitions des pilotes du projet

    Les données de santé « financées par la solidarité nationale constituent un patrimoine commun et doivent être mises pleinement au service du plus grand nombre dans le respect de l’éthique et des droits fondamentaux des citoyens », estiment les pilotes du projet, qui synthétisent en 4 points leurs ambitions :

    • 1. consolider et renforcer le patrimoine de données de santé ;
    • 2. faire « du partage la règle, de la fermeture l’exception » ;
    • 3. mettre en synergie les moyens techniques et humains et soutenir les initiatives prometteuses ;
    • 4. permettre la structuration d’une filière « intelligence artificielle (IA) et santé ».

    Le rôle souhaité du Health Data Hub

    Moteur et fédérateur

    Le Health Data Hub représenterait en premier lieu « un tiers de confiance dans le paysage des acteurs de la donnée de santé », et permettrait ainsi le partage des données « dans le respect du droit des patients et en assurant la transparence avec la société civile ». Il proposerait également « une ambition et des objectifs communs » par le biais de son conseil stratégique.

    Une vitrine nationale et internationale

    L’idée est de constituer une vitrine nationale mais aussi internationale à travers un patrimoine de données et une offre de service « lisibles pour tous les acteurs ».

    Un guichet unique

    Le Health Data Hub prendra la forme d’un guichet unique afin de faciliter l’accès aux données, avec des règles d’accès « transparentes et non discrétionnaires » pour les acteurs publics et privés, un accompagnement dans les procédures de demande d’accès et dans la valorisation économique, une documentation des bases partagées, etc.

    Un garant de la qualité de la donnée partagée

    Le hub vise à favoriser la « diffusion de standards de qualité internationaux et implémenterait des circuits de valorisation de l’effort de collecte et de mise en qualité des producteurs ».

    Un rôle essentiel dans la promotion de l’innovation

    L’innovation serait encouragée par le développement d’un environnement prospère : échantillons de données test, développements d’API, modèle économique favorisant l’innovation, etc.

    Mutualisation de ressources technologiques et humaines

    Une plateforme technologique sécurisée pour le partage des données et des expertises permettront d’assurer le lien entre utilisateurs, producteurs et experts de la donnée.

    Fonctionnement général du Health Data Hub

    Le fonctionnement du hub pourrait reposer sur:

    • une gouvernance de la donnée et des principes de collaboration standardisés régissant les liens entre les différents acteurs ;
    • une offre de service à destination des utilisateurs publics, privés et des citoyens autour de quatre missions :
      • donner accès aux données de santé ;
      • soutenir la collecte et la consolidation des données ;
      • accompagner la valorisation des données de santé ;
      • soutenir l’écosystème et assurer le lien avec les citoyens et la société civile ;
    • un catalogue de données, qui sera enrichi progressivement ;
    • une organisation en réseau, articulant un hub central et des hubs locaux, « cinq au maximum », précisent les auteurs du rapport ;
    • une plateforme technologique, qui regrouperait l’offre de services ;
    • un modèle juridique et économique.

    Principes de collaboration

    Les pilotes de la mission proposent que les engagements respectifs de chacun soient formalisés sous la forme de trois chartes (« producteur », « utilisateur » et « citoyen ») qui seraient établies en concertation avec les parties prenantes, dont la Cnil.

    Ces chartes préciseraient les conditions d’accès au service du hub, les engagements, les rôles et les responsabilités de chacun ainsi que les modes de fonctionnement communs.

  • KidneyX, un partenariat public-privé américain pour combattre l’insuffisance rénale valant 1,9 M€

    Le gouvernement américain et l’American Society of Nephrology (ASN) associés dans le cadre d’un partenariat public – privé ont annoncé le lancement d’un appel à porjets afin de transformer les traitements traditionnels des maladies rénales et de l’insuffisance rénale. Il s’agit d’une annonce du ministère de la santé américain (U.S. Department of Health and Human Services) en date du 28 septembre 2018.

    Avec un soutien financier de 1,9 millions d’euros (2,26 millions de dollars) du gouvernement américain, le projet « KidneyX », du nom du fond associé, doit contribuer à développer la commercialisation de technologies de rupture en néphrologie pour réduire le nombre de patients nécessitant le recours à la dialyse.

    Les champs couverts par KidneyX :

    • le diagnostic des maladies rénales;
    • les techniques de mesure à domicile d’indicateurs comme la fonction rénale en temps réel;
    • la dialyse de demain: rein artificiel implantable, rein bio-artificiel;
    • l’ingénierie tissulaire pour les accès vasculaires;
    • les thérapeutiques: traitement visant à ralentir, bloquer, voire guérir les maladies rénales;
    • les outils centrés sur les patients : dossiers digitaux, applications de gestion de la maladie rénale, nutrition, etc.

    Octobre 2018: lancement de la première étape « Re-designer la dialyse » 

    L’opération se déroulera en deux phases:

    • La première phase, d’octobre à février 2019, permettra l’attribution de 15 prix de 64 800 euros (75 000 dollars) chacun, à des projets permettant de reproduire de façon plus efficace que la dialyse les différentes fonctions d’un rein normal;
    • La seconde phase, d’avril 2019 à janvier 2020, récompensera de trois prix de 432 500 euros (500 000 dollars) chacun la réalisation des prototypes correspondants.

    Chiffres clés des maladies rénales aux États-Unis

    • 12 heures: temps moyen de traitement hebdomadaire en hémodialyse par un malade;
    • 100 000: nombre d’Américains débutant un traitement par dialyse chaque année;
    • 40 millions: nombre d’Américains adultes diagnostiqués d’une maladie rénale chronique par an;
    • 13: nombre de patients décédés chaque année dans l’attente d’une transplantation rénale.
  • Les libéraux se regroupent au sein de Médicina, « entreprise de santé pluridisciplinaire » lyonnaise

    Le 4 octobre 2018 a été annoncé l’ouverture d’un centre médical, dénommé Médicina, réunissant une centaine de professionnels (généralistes, spécialistes et paramédicaux), imaginé sous forme d’une entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP), en 2019. De cette façon, les initiateurs souhaitent permettre aux jeunes médecins libéraux de s’installer et combattre les déserts médicaux.

    Les fondateurs de ce nouveau concept et d’un centre s’étalant sur plus de 5 000 m2 ont cherché une façon de dépasser les limites du système de santé actuel en proposant une alternative aux cabinets saturés. Les objectifs poursuivis consistent à :
    • associer la ville et l’hôpital ;
    • proposer des consultations mobiles et de télé-expertise ;
    • proposer des consultations de prévention et de maladies chroniques avec l’appui de l’ARS.

    Il est prévu que cette nouvelle organisation de la médecine de ville s’étende à d’autres quartiers de la métropole lyonnaise, puis à d’autres villes en France, comme Toulouse et Strasbourg où des projets existent déjà.

    Une alternative à l’offre traditionnel du système de santé

    Le docteur Luc Fontaine, l’un des concepteurs de Médicina, est médecin généraliste, titulaire d’un master d’ingénierie de la santé et le porte-parole du projet. Il juge que le système de santé s’essouffle et que l’offre dans le domaine des soins de premier recours ne satisfait plus la demande, qui se redirige vers l’hôpital en train de suffoquer.

    Le projet Médicina souhaite proposer un cadre propice à l’installation de professionnels libéraux en un seul lieu. Il s’agit d’une première, car Médicina est la première entreprise de santé pluridisciplinaire (ESP) à voir le jour en France. Le bâtiment qui accueillera le projet est en cours de construction par l’entreprise GCC (Villeurbanne) et il appartient à l’investisseur PIM Participations Rhône-Alpes, associé à Whyo Construction, qui le louera à Médicina. Médicina a été constitué comme une société civile de moyens (SCM) qui répartira elle-même les coûts immobiliers (loyers et charges) et les coûts de fonctionnements entre les occupants. L’investissement actuel s’élève à 22 millions d’euros et couvre les coûts du bâtiment et des équipements.

    Afin d’assurer la rentabilité du projet, Médicina doit accueillir entre 80 et 100 professionnels :

    • une dizaine de médecins généralistes ;
    • une cinquantaine de spécialistes : neurologues, endocrinologues, cardiologues, angiologues, etc. ;
    • une cinquantaine de professionnels des professions paramédicales : infirmières, kinés, dentistes, diététiciens, etc.

    Selon l’un des ingénieurs de Médicina, Pierre Néron-Bancel, l’objectif est de en pas leur imposer des coûts plus élevés qu’ailleurs :

    • le prix moyen de location pour un médecin : 1 000 euros par mois ;

    • prix moyen de location pour une infirmière : 300 euros par mois.

    Par ailleurs, les concepteurs ont imaginé une gouvernance tripartite inexistante dans les centres de santé et la mise à disposition de services, du type secrétariat, qui doivent permettre aux professionnels d’être déchargés des tâches administratives.

    Coordination, pluridisciplinarité, bien-être et services en un seul lieu

    L’un des principaux objectifs du projet est de rapprocher la ville et l’hôpital et répondre à une demande grandissante des soins de premier recours conjuguée à une diminution de praticiens libéraux.

    Au sein de Médicina, des consultations par les praticiens listés ci-dessous seront assurées, mais un service d’urgence étant également prévu et il sera assuré jusqu’à 20 heures, voire 22 heures, pour prendre en charge au moins une partie des patients qui afflueraient vers le services des urgences hospitalières.

    Le rez-de-chaussée de Médcina accueillera aussi une crèche ainsi qu’un espace dédié au bien-être, avec un centre de remise en forme, un institut de beauté et une balnéothérapie. Cette dernière sera mis à la disposition des métiers de rééducation physique. Au sous-sol, les usagers du centre comme les visiteurs auront à leur disposition un parking de 156 places.

    Selon Luc Fontaine, Médicina travaillera également en lien étroit avec la recherche et l’enseignement.

    Les travaux ont débuté en novembre 2017. Le bâtiment devrait être livré à la fin de l’été 2019 pour une ouverture officielle en septembre 2019.