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  • World Health Summit 2018 : Sanofi mise sur la plateforme du géant Palantir pour analyser ses données

    Les enjeux liés au numérique ont fait partie des thématiques centrales du World Health Summit (WHS), un sommet international qui a réuni plus de 2 000 décideurs et représentants de l’industrie de santé du 14 au 16 octobre 2018 à Berlin et auquel Health & Tech Intelligence a assisté. De nombreuses opportunités ont été identifiées par les participants telles que l’amélioration des résultats pour le patient et des systèmes de sécurité par le biais de dispositifs permettant de limiter les erreurs médicales et du développement de la médecine de précision.

    Les professionnels de la santé présents se sont accordés cependant sur le fait qu’il existait des freins au déploiement du digital en santé, avec en tête l’absence d’infrastructures adaptés, l’hétérogénéité des organismes de régulation en Europe, le manque de standards mais aussi de transparence des algorithmes basés sur l’intelligence artificielle.

    Parmi les intervenants figurait Sanofi, qui – pour faire face à ces enjeux – a récemment signé un partenariat avec le groupe américain Palantir, leader dans le domaine du traitement des big data, en vue du développement d’une plateforme collectant des données en phase 2 et en phase 3 d’essais cliniques aux États-Unis. Cet outil vise à faciliter la collaboration avec les chercheurs et connecte les différentes sources de données afin de mieux les analyser. Par sa mise en place, une interaction continue avec les organismes régulateurs comme la FDA est par ailleurs permise.

    Santé et numérique : 7 changements majeurs à venir d’ici 2025 selon Sanofi

    Dans le cadre d’une conférence du World Health Summit (WHS) portant sur les défis liés au développement du numérique dans la santé, Bernard Hamelin, responsable de la division « génération de preuves » (global head evidence generation) chez Sanofi, a mis en évidence 7 changements auxquels, selon lui, l’industrie devra faire face d’ici 2025 :

    • des populations de patients parfaitement connectés et numériquement avertis ;
    • une complexité scientifique croissante dans la pratique clinique ;
    • une adoption généralisée de technologies perturbatrices ;
    • un accès au marché encore plus complexe ;
    • un obstacle croissant au respect de la transparence ;
    • un besoin continu de faire plus avec moins ;
    • le passage à un monde constitué de multiples spécificités locales comme en Chine.

    Pour rester leader, le groupe français investit dans l’IA

    Afin de préserver sa bonne position dans le secteur de la santé, le groupe pharmaceutique français investit dans le numérique, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) et de l’analyse de données. Parmi ses dernières grandes opérations en la matière se démarque son partenariat avec le géant Palantir, n°1 mondial du traitement des big data, pour le déploiement d’une plateforme aux États-Unis connectant les différentes sources de données afin de mieux les analyser.

    Plateformes d’intégration : la France largement devancée par les États-Unis

    Ce genre d’outil est plus difficile à instaurer dans l’Union européenne en raison des différences de gouvernance existants dans les pays membres. Bernard Hamelin estime d’ailleurs que l’un des points faibles de la France sur le marché réside dans la production de plateformes d’intégration telles que celles proposées par Palantir.

     « La qualité de ces plateformes est essentielle pour une analyse réussie des données, expliquait-il le 11 octobre 2018 à Paris à l’occasion d’une table ronde sur la santé et l’IA organisée dans le cadre de l’événement Inno Generation de Bpifrance (article en lien ci-contre). Or, sur ce point, ce sont les États-Unis les leaders – Palantir en tête – donc les boîtes françaises travaillant sur l’IA se tournent vers des solutions étrangères. C’est un problème ! Les industriels français devraient se pencher sur ce sujet. »

    Sanofi : lauréat des Trophées eCAC40

    La « politique numérique ciblée » de Sanofi a été saluée par le jury de la cinquième édition des Trophées eCAC40, organisés par Les Échos dans l’optique de récompenser la maturité numérique des grandes entreprises françaises. Le groupe a reçu le prix de l’audace du concours lors d’une cérémonie spéciale organisée le 9 octobre 2018 à Paris.

    WHS : une sommet international rassemblant 2 000 acteurs clés du secteur

    Créé en 2009 à Berlin à l’occasion du 300e anniversaire de la Charité (Universitätsmedizin), le World Health Summit vise à améliorer la santé pour tous dans le monde entier et à trouver des moyens rapides et efficaces de faire progresser la médecine dans les zones qui en ont le plus besoin.

    Ce sommet international réunit environ 2 000 décideurs et représentants de tous les secteurs liés à la santé. En provenance de plus de 80 pays, ses participants abordent les problèmes les plus pressants auxquels seront confrontés les systèmes de santé au cours de la prochaine décennie et au-delà. L’événement réunit ainsi :

    • des chercheurs de haut niveau et des membres de la communauté scientifique ;
    • des décideurs politiques de haut niveau ;
    • des dirigeants et des représentants des systèmes de santé ;
    • des leaders des industries liées à la santé et au secteur de la technologie ;
    • des représentants de fondations et de la société civile ;
    • des étudiants et de jeunes professionnels provenant d’un large éventail de domaines liés à la santé.

    Environ 70 % des participants viennent de l’Union européenne, les 30 % restants provenant d’Amérique du Nord, D’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique et d’Australie.

  • Direct Medica lance HelloConsult, sa plateforme de téléconsultation reliant patients et médecins

    Direct Medica a annoncé le 15 octobre 2018 le lancement de sa propre plateforme de téléconsultation visant à permettre aux patients de rentrer en contact avec leur médecin traitant ou un professionnel de santé dans le cadre d’un parcours de soins coordonné.

    La principale caractéristique de cette plateforme réside dans le fait qu’elle est accessible sans restriction. En libre accès pour tout patient et médecin, elle est disponible sur internet et sur smartphone.

    Elle regroupe l’offre de téléconsultation qui concerne les actes remboursés et une offre d’accès aux professionnels du paramédical, prestation facturée à l’acte.

    Une plateforme en accès libre assurant un parcours de soins

    La plateforme de Direct Medica se différencie de ses concurrents du fait que son usage n’est pas restreint aux médecins partenaires ou salariés qui sont ainsi les seuls à pouvoir assurer des téléconsultations. Au cours de la phase de conception, Direct Medica a fait appel à 1 500 professionnels qui ont validé le concept.

    « Avec HelloConsult, nous proposons une médecine de demain à la fois humaine et proche des patients, fondée sur la relation avec le médecin traitant. HelloConsult démocratise la téléconsultation en offrant un accès libre à tous les médecins et patients sans exception », a déclaré le Dr Jérôme Stevens, directeur général de HelloConsult et fondateur de Direct Medica.

    HelloConsult revendique contribuer à la réalisation d’objectifs émanant de « Ma Santé 2022 », tels que  :

    • lutter contre les déserts médicaux en permettant aux médecins de suivre leurs patients à distance ;
    • faciliter la transformation numérique et promouvoir l’évolution des métiers autour de prises en charges pluridisciplinaire dans les territoires ;
    • permettre aux patients de s’affranchir de contraintes géographiques tels que les problèmes de mobilité.

    HelloConsult offre à tous les patients de nouvelles possibilités d’accès aux soins en leur permettant d’accéder à un professionnel de santé, généraliste comme spécialiste (pédiatre, dermatologue, gynécologue etc.), sur tout le territoire français.

    Les actes sont tous enregistrés dans le dossier du patient ainsi que les compte rendu de consultation associés systématiquement rédigés par le médecin. De plus, les ordonnances sont mises à disposition des patients en temps réel.

    À noter que la plateforme est totalement conformes aux exigences de sécurité associées à la téléconsultation puisque les données qui transitent par elle sont hébergées par un hébergeur agréé de données.

    Une plateforme incorporant une offre « paramédicaux »

    En plus de proposer des téléconsultations médicales en vue d’obtenir un diagnostic et une prescription en ligne, HelloConsult met à disposition des patients un vivier de paramédicaux référencés sur le site parmi lesquels on trouve des diététiciens, psychologues, sophrologues, addictologues, coachs sportifs, etc.

    Ces derniers peuvent fournir des conseils à distance, par visioconférence ou simplement par téléphone. Il s’agit d’une prestation facturée à l’acte non remboursé.

    « À travers la plateforme HelloConsult, nous souhaitons faciliter l’accès aux soins, à l’échelle nationale, en apportant aux patients des réponses aussi immédiates que qualifiées. Grâce à HelloConsult, les patients peuvent avoir accès, partout en France, à leur médecin traitant, aux horaires qui leur conviendront le mieux », souligne Philippe Isaac, directeur des opérations de HelloConsult.

  • Les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    De nombreuses start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

  • InterSystems lance sa plateforme dédiée à la création d’applications destinées à la santé

    À l’occasion de son 25e sommet mondial, qui s’est tenu à San Antonio (États-Unis) début octobre 2018, InterSystems a présenté sa nouvelle plateforme de gestion de données, InterSystems IRIS for Health, qui permet aux développeurs de construire des applications pour la santé de demain capables d’absorber de forts volumes de données, et de les faire évoluer rapidement.

    InterSystems IRIS for Health, un outil puissant pour l’exploitation des données de santé

    InterSystems a décidé de mettre au point une solution adaptée aux organisations de santé pour faire face à l’un des enjeux actuels particulièrement présent dans le domaine de la santé, à savoir l’augmentation du volume et de la diversité des données, alors que leur exploitation est de plus en plus nécessaire.

    La plateforme dédiée à la santé intègre les traitements transactionnels et analytiques avec une fonction d’interopérabilité pour offrir une plateforme de développement rendant possible applications stratégiques et ajustables aux besoin spécifiques de chaque organisation de santé.

    Voici les spécificités techniques de la plateforme :

    • un environnement technique pour le développement rapide de solutions utilisant Health Level Seven (HL7) Fast Healthcare Interoperability Resources (FHIR), incluant FHIR Server et SMART on FHIR ;
    • une solution clé en main qui englobe la majorité des normes et certifications d’interopérabilité en matière de santé, y compris les versions 2 et 3 de HL7, la Consolidated CDA (C-CDA), l’intégration de Healthcare Enterprise (IHE), American Society for Testing and Materials (ASTM), X12, NCPDP, DICOM entre autres ;
    • un modèle de données de santé normalisé et extensible qui permet des flux sécurisés entre les normes.

    Cette plateforme sera intégrée dans les solutions HealthShare et TrakCare d’InterSystems à partir de 2019.

    Channels, un outil au service du soin centré sur la valeur

    Le lendemain du Sommet, l’entreprise annonçait également le lancement de Channels, une solution à destination des assureurs de santé, les ACO (organisations de soins responsables) ou les MCO (Managed Care Organizations) pour les aider à améliorer les résultats pour les patients, rationaliser les flux de travail, réduire les coûts cliniques et moderniser davantage le secteur des soins.

    Cette solution compatible avec la plateforme InterSystems IRIS for Health a été élaborée en collaboration avec l’entreprise Ready Computing, un éditeur de logiciels qui crée des applications hautement intuitives et à haute valeur ajoutée pour les acteurs du secteur de la santé, parmi lesquels les financeurs, les fournisseurs, les systèmes de santé, les hôpitaux et d’autres organisations du secteur privé comme public afin de rendre les soins plus efficaces et moins coûteux.

    Elle est utile aux organisations dans le cadre de l’utilisation de données cliniques et non cliniques en temps réel en provenance de diverses sources dans le but d’améliorer la robustesse des systèmes et de proposer des soins là où on en a le plus besoin.

  • Étude : une appli pour notifier les IST bien acceptée par les personnes à risque de VIH (congrès)

    Le programme WeFlash, comportant un site internet, une appli de notification anonyme des infections sexuellement transmissibles (IST) destinée aux personnes sous prophylaxie pré-expoxsition (PrEP) et une application web pour les médecins, a été testé chez tous les utilisateurs à l’occasion de focus groups. Les résultats* de cette évaluation, présentée au congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), qui se tenait à Reims les 11 et 12 octobre, montre une très grande acceptabilité de cet outil de santé sexuelle connecté.

    La santé connectée face à la flambée des IST

    La prévalence des infections sexuellement transmissibles (IST) augmente depuis la fin des années 90. Selon les derniers chiffres de Santé Publique France, elle a été multipliée par quatre entre 2012 et 2016. Or, certaines de ces infections, telles que les chlamydia, peuvent avoir des conséquences graves si elles ne sont pas soignées. De son côté, l’épidémie du VIH n’est pas encore maîtrisée, malgré l’arrivée de traitements et d’outils de prévention très efficaces.

    Pour tenter de juguler l’épidémie dans le groupe le plus à risque, celui des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), la prophylaxie pré-exposition (PrEP) a été implantée en France. Ce traitement, le Truvada, s’adresse aux personnes qui n’ont pas le VIH et qui ont des pratiques à risques. La prise de ce médicament évite de se faire contaminer. Si les premières études montrent un taux de 100 % d’efficacité contre le VIH, il faut préciser que la PrEP ne protège pas des autres IST. Or, les PrEPeurs ont significativement plus de risques d’avoir une IST mais aussi plus de chances d’être diagnostiqués et traités grâce au suivi régulier dont ils bénéficient.

    We Flash, un programme créé par une start-up française 

    Ce suivi des PrEPeurs prévoit des consultations tous les 3 mois avec des dépistages des IST. Pour soutenir les personnes dans ce suivi et l’améliorer, la start-up AADISS, spécialisée dans l’accompagnement, le développement, l’innovation et la stratégie dans la santé, a mis au point le programme WeFlash. Son but est de réduire la transmission des IST et d’encourager tout individu exposé à ce risque à adopter une démarche de réduction des risques, notamment en prenant la PrEP.

    Cet outil connecté repose sur 4 éléments :

    • un site internet servant de relais d’information et de point d’entrée dans le parcours de réduction des risques avec une carte des centres de prescription de la PrEP à disposition pour prendre rendez-vous ;
    • une application mobile permettant d’envoyer des notifications anonymes à ses partenaires sexuels lors d’exposition à une IST et assurant un suivi de la PrEP (avec un pilulier en ligne) ;
    • une application web pour les médecins et accompagnateurs assurant une continuité d’une consultation à une autre aux patients et une meilleure transmission de l’information ;
    • une base de données anonyme à disposition des instituts de recherche à des fins épidémiologiques.

    Des membres de l’Institut de recherche et du service des maladies virales chroniques du Centre université de santé McGill au Canada, ainsi que les créateurs du programme WeFlash, par ailleurs médecins à l’hôpital Saint-Louis, ont mené une étude d’acceptabilité de cet outil connecté de santé sexuelle. Ils cherchaient à identifier les besoins et les attentes concernant WeFlash. Des PrEPeurs, des médecins experts prescrivant la PrEP, des accompagnateurs issus de milieu communautaire et des institutionnels se consacrant à la prévention des IST et du VIH ont participé à des entretiens individuels. Les résultats de cette étude ont été présentés, sous forme de poster, lors du congrès de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), qui se tenait à Reims les 11 et 12 octobre.

    Résultats

    • WeFlash a démontré une grande acceptabilité parmi les soignants et les soignés.

    Les différents acteurs ont suggéré que :

    • l’application de notification anonyme ait un aspect plus ludique, qu’elle soit disponible pour les non-PrEPeurs, qu’elle sensibilise aux IST, facilite l’accès aux traitements et génère des données épidémiologiques ;
    • le site internet donne davantage d’informations pratiques, des conduites à tenir et indique comment réagir dans certaines situations ;
    • l’application web soit paramétrable au niveau des informations échangées et de la confidentialité. Les utilisateurs voudraient pouvoir partager des informations, après accord de la personne.

    Un outil connecté à usage individuel et collectif

    Les auteurs de l’étude estiment que « le programme WeFlash a démontré une grande acceptabilité parmi les acteurs concernés ». Au vu des remarques formulées, ils espèrent que leur outil connecté s’insèrera bien dans la pratique, facilitera des parcours de soins personnalisés, permettra de gagner du temps lors des consultations mais aussi aidera à identifier les foyers des épidémies afin de mieux les contenir.

  • Data : les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    Des start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications, mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

    Le tableau répertoriant les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie est disponible via ce lien.

  • Colloque Medicen Choiseul : soutenir les TPE/PME de l’industrie de santé en IDF, Paris le 24/10/2018

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Région et l’Institut Choiseul organisent un colloque le 24 octobre 2018 autour du soutien à apporter aux TPE/PME au service d’une industrie de santé puissante en Ile-de-France et dans la compétition mondiale.

    Cette seconde édition du colloque se déroulera au Conseil régional d’Ile-de-France et rassemblera des parties prenantes du secteur de la santé, un secteur jugé comme stratégique pour la France et la région francilienne par les organisateurs.

    L’événement sera axé autour de deux tables-rondes : la première portera sur l’écosystème d’accompagnement nécessaire pour les TPE et PME de la filière santé et la deuxième sur le rôle des grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse.

    Les discussions viseront à :
    • interroger la validité de l’éclatement et le portage de l’offre d’accompagnement par de multiples acteurs et la façon dont on peut favoriser les synergies entre les acteurs au service de la réindustrialisation en France et sur le territoire francilien afin de permettre aux entreprises de se développer et de créer de la valeur-ajoutée dans un environnement fortement concurrentiel ;
    • identifier les conditions nécessaires pour favoriser l’émergence d’un écosystème dense et diversifié qui conforte l’Ile-de-France comme pôle mondial dans le domaine de la santé.

    Programme

    14h00-14h05 – Discours d’accueil : Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul

    14h05-14h15 – Discours d’ouverture : Alexandra Dublanche, Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge du développement économique

    14h15-15h45 –Table-ronde 1: Quel écosystème d’accompagnement pour les TPE et PME de la filière santé?

    Intervenants :

    • Cédric Arcos, Directeur général adjoint des solidarités, de la sécurité et de la modernisation à la Région Ile-de-France

    • Dominique Baruch, Directrice Scientifique de Platod

    • Dominique Baruch, Directeur du programme santé et biotechnologies au Secrétariat général pour l’investissement

    • Philippe Genne, Président-directeur général d’Oncodesign

    • France Hamber, Directrice générale de Fluigent

    • Stéphane Roques, Délégué Général de Medicen Paris Region

    15h45-16h00 – Intervention d’un grand témoin : Jean-Hervé Lorenzi, Président du pôle Finance Innovation, Président du Cercle des économistes

    16h00-16h15 – Pause café

    16h15-17h45 – Table-ronde 2 : Quel rôle pour les grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse?

    Intervenants :

    • Emmanuel Canet, Président de la R&D chez Servier

    • Carlos Jaime, Directeur d’InterSystems France et Président de la commission « Santé et numérique » de Medicen

    • Yves L’Epine, Directeur général de Guerb et Groupe

    • Karine Lignel, Directrice exécutive de CM-CIC Innovation et Présidente de la commission « Développement des PME » de Medicen

    • Sylvie Ponchaut, Directrice générale du Pôle BioWin

    • Philippe Tcheng, Président du Leem

    17h45-17h55 – Discours de clôture : Christian Lajoux, Président de Medicen

    18h00 – Cocktail, Salle Pierre-Charles Krieg au 33 rue Barbet-de-Jouy, 75007 Paris

    Inscription

    L’inscription est gratuite, amis obligatoire et se fait via ce lien.

  • Leti

    Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)null

  • Les enjeux autour de l’évaluation des IoT et leur impact sur l’offre de soins (univ. Paris Diderot)

    Le 8 octobre 2018 se déroulaient les premières rencontres académiques de l’évaluation des objets connectés en santé organisées par l’AP-HP, l’université Paris Diderot et l’Inria. Face aux objets connectés (IoT), les attentes et les espoirs sont immenses mais les questions qu’ils soulèvent sont aussi nombreuses et requièrent une réflexion interdisciplinaire que les trois acteurs ont décidé d’entreprendre. 

    Cette assemblée visait entre autres à interroger les enjeux autour de l’évaluation des IoT afin de garantir que le développent intérêt du patient.

    Des différentes interventions, il est ressorti que les IoT en santé bousculeront plusieurs domaines :
    • les données : un cadre réglementaire d’accès aux donnée est nécessaire mais peut avoir moins d’impact sur les acteurs de taille et il faudrait davantage réguler les usages des données ;
    • le modèle assurantiel : la disponibilité des données médicales de divers type ne pourra pas être sans conséquence sur les modèles d’assurance en santé actuels ;
    • les business models : les start-ups doivent être résolument plus proches des professionnels des usages qui seront fait des solutions qu’elle proposent ;
    • intelligence artificielle (IA) : les véritables enjeux autour de l’IA telle qu’elle est en train de se développer sont la traçabilité et « l’explicabilité » des algorithmes sur lesquels les outils reposent.

    Après avoir investi le champ du bien-être et du quantified-self*, des IoT se sont invités dans le champs de la santé dans lequel les domaines d’application sont nombreux, notamment dans le cadre du suivi à distance. Les acteurs académiques ont considéré qu’il fallait donc s’intéresser aux questions d’ordre éthique, économique, clinique, psychologique, sociétal, technologique et numérique.

    Changements de paradigmes et besoin d’interdisciplinarité

    Au cours de l’introduction, Martin Hirsch soulignait l’avènement des IoT et la nécessité d’être capable des les évaluer. Cette évaluation implique, selon lui, une analyse du service médical rendu ainsi que des effets indésirables, au même titre que se fait l’évaluation des effets indésirables liés aux médicaments.

    Il avance par ailleurs que les IoT changent les paradigmes qui régissaient le système des soins, soit :

    • le rapport entre le médecin et le malade ;
    • le rapport du malade au système de santé ;
    • les conditions économiques dans lesquelles s’exerce le soin.

    Selon Martin Hirsch, forger des outils et des doctrines constitue un enjeu stratégique à échelle mondiale pour les soins de demain pour ne pas se faire dépasser par l’avalanche des IoT.

    Christine Clerici, présidente de l’université Paris Diderot, soulignait dans son discours introductif la nécessité de l’interdisciplinarité dans le cadre de cette analyse qui ne peut que se placer à l’intersection des sciences fondamentales, naturelles et humaines.

    Elle soulignait également que la question sous-jacente aux IoT concernait les données. Elle préconisait une attention particulière au moment d’exploiter les données recueillies à l’aide d’outils technologiques par le patient car ce dernier n’est pas un professionnel de santé.

    Ainsi, selon Christine Clerici, la dimension clé dans la question du recueil, de l’évaluation et de l’exploitation des donnés réside dans leur fiabilité.

    Le modèle assurantiel sera chamboulé par la disponibilité des données générées par les IoT

    Durant son intervention, le Pr Étienne Minvielle, titulaire de la Chaire de Management, directeur de l’équipe d’accueil management des Organisations de Santé (EA 7348 MOS) et en charge de la mission « parcours innovant » à l’institut de cancérologie Gustave Roussy, s’est attaché à soulever les questions autour de la pénétration des IoT dans le secteur des soins.

    Parmi les principaux points qu’il a soulevés, on peut noter sa vision de l’impact des IoT sur le secteur de l’assurance en santé. 

    Il fait remarquer qu’à la suite de la disponibilité des données médicales générées par les IoT, les assureurs :

    • auront une meilleure connaissance du risque encouru par chaque individu et des comportements adoptés face au risque ;
    • des actions de prévention des facteurs de risques personnalisées en complément de la gestion de la réparation médicale et qui soient d’application directe par le biais des employeurs.

    L’autre versant de cette disponibilité des données massive comporte les risques et les questions qui y sont associés :

    • l’intrusion d’autres acteurs dans les informations confidentielles tels que les GAFA ;
    • la justification du maintien de la solidarité collective face au risque personnalisé ;
    • le risque d’accroissement d’inégalités fondées sur les IoT ou les connaissances provenant de données massives qu’ils permettent de générer : la fracture numérique, la cybersécurité, la discrimination génétique, la couverture assurantielle, etc.

    Au final, selon lui la meilleure contribution des IoT à la santé des personnes réside dans la personnalisation des soins qu’ils permettent.

    Réglementer l’usage des données ?

    Interrogé par un auditeur sur la politique réglementaire et le cadre juridique à construire autour des données de santé, le Pr Étienne Minvielle se montre réaliste. Il juge qu’un cadre juridique strict ne suffirait pas pour empêcher les GAFA d’obtenir et d’utiliser les données personnelles des patients. Aux États-Unis, par exemple, où la réglementation est moins stricte ou insuffisante, ils les utilisent déjà.

    Une solution serait de réguler les usages qu’ont les acteurs des données. Ainsi, les ceux qui souhaiteraient exploiter les données de santé devraient passer par une accréditation émise par un organisme indépendant qui entérinerait l’usage qu’ils comptent en faire pour qu’une relation de confiance puisse s’établir.

    Les écueils à éviter par les start-ups, principaux acteurs de l’écosystème des IoT

    Le Pr Etienne Minvielle soulignait que dans le cadre des IoT touchant à la santé des citoyens, nous sommes dans des temps longs et des cycles de recherche et d’autorisation des dispositifs fidèles aux cycles d’évaluation dans le domaine de la santé. Il s’agit là du premier constat que les start-ups doivent intégrer dans leur business model pour éviter de s’essouffler à mi-chemin.

    Autres considérations à prendre en compte :

    • associer les professionnels de santé à leur projet le plutôt possible afin de répondre correctement à la question de l’usage qui est cruciale – la solution proposée doit répondre à un besoin précis d’une communauté de professionnels de santé ;
    • ne pas attendre et oublier de procéder à l’évaluation de la valeur ajoutée d’une solution dès le « temps zéro », car si une analyse est basée sur les données, les données de départ sont tout aussi importantes que les données postérieures ;
    • ne pas écarter les considérations économiques dès l’éclosion des projets car actuellement les IoT de bien-être et de santé ne font pas généralement l’objet d’un remboursement ;
    • bien définir le marché de lancement qui doit être favorable aux solutions technologiques, donc ne pas écarter la possibilité de s’exporter avant de revenir à la conquête du marché français.

    L’IA n’est pas porteuse d’un changement de paradigme ni de révolution mais va continuer à faciliter le travail des professionnels

    Le défi majeur lié à l’IA réside dans la traçabilité

    Selon Eric Fleury, directeur de l’Inria, l’intelligence artificielle (IA) a depuis longtemps été un facilitateur dans le domaine de la santé. Par ailleurs, la « e-santé » et la « e-médecine » sont selon lui deux concepts différents. le premier est lié au bien-être et le second à la médecine. Ainsi, les IoT n’évoluent pas de la même façon dans ces deux domaines.

    Ainsi, lorsque l’on parle de la médecine, le défi majeur associé aux solutions reposant sur l’IA est celui de « la traçabilité et de l’explicabilité », à savoir une démarche qui consiste à rendre toute décision apportée par une solution d’intelligence artificielle transparente en mettant à nu tous les éléments de la chaîne du processus qui a abouti à la proposition d’une solution.

    Les données nourrissant l’IA doivent être fiables

    Selon lui, la rupture peut se situer dans le domaine économique et plus précisément dans l’économie de l’assurance qui pourra être bouleversée.

    Il faut aussi calmer certaines ardeurs quant aux aspirations qui existent autour des données car pour arriver à de bonnes conclusions permettant de vérifier une hypothèse scientifique, il faut se fonder sur des données fiables, soit celles produites dans le cadre d’une expérience scientifique. Ainsi, la gratuité ou la disponibilité de données multiples provenant de sources multiples n’est pas forcément la méthode scientifique la plus adaptée.

  • Soutien à la French Tech : création d’un fonds dédié, captage de talents et développements locaux

    Les axes de développement de l’écosystème French Tech annoncés par Mounir Mahjoubi, alors encore secrétaire d’État en charge du Numérique, sont :
    • l’accompagnement des scale-ups et la promotion de la « tech for good » ;
    • l’attractivité des talents et le développement de la French Tech dans les territoires ; 
    • un fonds de soutien à la communauté French Tech – le French Tech Community Fund.

    Ces priorités pour le développement de la French Tech ont été annoncées à l’issue de la réunion entre le secrétaire d’État et plus de 90 personnes de l’écosystème French Tech – entrepreneurs, représentants des métropoles et des hubs French Tech, représentants institutionnels des régions et métropoles – qui s’est tenue le 10 octobre 2018, au lendemain de la visite à la Station F du Président de la République, Emmanuel Macron.

    Le French Tech Community Fund, un fonds de soutien

    Ce fonds sera mis en place début 2019 afin d’appuyer les initiatives des entrepreneurs, des communautés et des capitales French tech.

    Il sera alimenté par l’État, qui fournira un financement d’amorçage, et par les partenaires de la French Tech parmi lesquels on trouve les grands groupes, les fonds d’investissement et les start-ups bien établies.

    Les fonds réunis ont vocation à financer des événements, l’ouverture de nouveaux lieux de la French Tech, de nouveaux outils, etc.

    Accompagnement au cours de la phase de croissance et constitution d’un vivier de talents

    Parmi les priorités annoncées pour la French Tech :

    • l’accompagnement des start-ups en hyper-croissance, les scale-ups ;
    • la promotion de la Tech for Good : l’écosystème French Tech doit s’inspirer et inspirer des valeurs au service de la résolution des grands défis de la planète et des humains.

    Une autre priorité concerne également l’attractivité des talents au service de laquelle une politique de délivrance de visas assouplie et accélérée pour le recrutement de talents étrangers sera mise en place dès le 1er mars 2019.

    Installer la French Tech dans les territoires

    La French Tech reposait jusqu’à présent sur 13 métropoles French Tech et 22 hubs de la French Tech installés à l’étranger. Pour favoriser la pénétration de la French Tech au sein des territoires, un dispositif à deux niveaux est proposé :

    • installation de communautés French Tech en France et à l’international dès qu’une trentaine d’entrepreneurs sont présents sur un territoire géographique et/ou autour d’un thème donné dans l’objectif de promouvoir leur écosystème. Une trentaine de communautés devraient d’ores et déjà pouvoir se constituer ;
    • labellisation de capitales French Tech qui sont au centre d’un écosystème particulièrement dynamique composé de start-ups en hyper-croissance et au sein duquel un fort soutien des collectivités locales est avéré.

    La mission French Tech va constituer une liste de critères de reconnaissance des communautés et des capitales dans une approche collaborative avec les entrepreneurs et les équipes actuelles des hubs et métropoles.