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  • Les SPÉ-CSMF organisent les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée, le 17/11/18 à Paris

    Le syndicat libéral des médecins spécialistes « les Spé-CSMF », membre de la CSMF et présidé par Patrick Gasser, organise le 17 novembre 2018 à la maison de la chimie à Paris les 2èmes états généraux de la médecine spécialisée sous la thématique : « Pertinence / Expertise pour une meilleure efficacité des prises en charge sur tous les territoires ».

    Il est possible de s’inscrire à l’événement en suivant le lien ci-contre. 

    Programme

    8h30 – 8h45

    Accueil des participants

    8h45 – 9h

    Accueil du président, le Dr Patrick Gasser

    9h – 10h

    Table ronde « Innovation : source de dynamique pour tous les métiers »

    • M Philippe Tcheng, président du LEEM
    • Dr Fabrice Denis, président du Syndicat National des Radiothérapeutes Oncologues, le parcours de soins 2.0
    • Dr François Pelen, ophtalmologiste, Point Vision
    • Dr Christine Kowalczyk, présidente de l’Union régionale des médecins libéraux de l’océan indien (URPS-OI)

    Animé par le Dr Jean Baptiste Bonnet et Jean Paul Durand.

    10h – 10h30

    Pause

    10h30 – 11h45

    Table ronde « Efficacité / Pertinence : comment réussir cette complémentarité ? »

    • Pr Dominique Le Guludec, présidente du collège de la HAS
    • Pr Olivier Lyon-Caen, médecin conseil national à la Cnam
    • Pr Patrick Jourdain , conseiller médical DGOS
    • Mme Sonia Tropé, directrice de l’Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde (Andar)

    Animé par le Dr Jean François Thébaut et le Dr Olivier Mariotte.

    11h45 – 13h

    « Quel avenir pour la Sécurité Sociale : consensus et dissensus ? »

    • M. Nicolas Revel, directeur général de la Cnam
    • M. Didier Bazzocchi, directeur général délégué santé du groupe Covéa

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Franck Devulder.

    13h – 14h

    Déjeuner

    14h – 15h15

    Table ronde « Comment construire la coordination en santé sur tout le territoire – communication numérique ? »

    • Mme Anne-Marie Brocas, présidente du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM)
    • Mme Véronique Wallon, ancienne directrice générale de l’ARS Auvergne Rhône Alpes
    • M. Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees
    • M. Thierry Chiche, président Exécutif Groupe Elsan
    • M. Stanislas Niox-Château, président de Doctolib

    Animé par le Dr Paul Garassus et le Dr Alice Descheneau.

    15h15 – 16h15

    Grand témoin M. Claude Tendil, président de la Commission réforme de la protection sociale au Medef

    16h15 – 17h00

    Regards croisés « Expertise, efficacité et pertinence : quel sera le statut du Médecin Spécialiste de demain ? »

    • Pr Guy Vallancien, urologue, membre de l’Académie nationale de médecine
    • Pr Sadek Béloucif, président du Syndicat national des médecins des hôpitaux publics (SNAMHP)
    • Dr Jean-Philippe Masson, président de la FNMR
    • Dr Hélène Le Hors, présidente du SCPF

    Animé par le Pr Olivier Göeau Brissonnière et le Dr Mickaël Benzaqui.

    17h00 – 17h30

    Conclusion : Dr Patrick Gasser – Pr Jean Sibilia, président de la conférence des doyens des facultés de médecine.

  • La Mayo Clinic (USA) finalise le déploiement de son DSE Epic, évalué à 1,3 milliard d’euros

    La Mayo Clinic a annoncé dans un communiqué publié le 8 octobre 2018 avoir franchi une étape historique avec la mise en œuvre finale en Floride et dans l’Arizona de son dossier de santé électronique (DSE) unique, basé sur la solution d’Epic Systems, un déploiement évalué à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros).

    Le 6 octobre, le système Epic a été mis en service sur les campus de Mayo à Jacksonville, en Floride, ainsi qu’à Phoenix et à Scottsdale, en Arizona. Ils étaient les derniers sites à intégrer ce dispositif, qui constituera la base de leurs opérations pour les années à venir.

    Un projet remontant à 2015

    L’initiative portant sur la mise en place du dossier de santé électronique (DSE) d’Epic au sein de la Mayo Clinic – qui visait à remplacer les systèmes Cerner et GE existants – a été annoncée pour la première fois début 2015 mais le dossier était étudié depuis plusieurs années.

    « Nous sommes convaincus qu’un DSE intégré, au sein de toutes nos organisations, peut nous aider à remplir notre mission fondamentale de répondre aux besoins des patients », avait déclaré à l’époque à Healthcare IT News Christopher J. (Cris) Ross, P.-D.G. du groupe, qui avait prédit que le déploiement du dispositif prendrait « environ quatre ans ».

    Premiers lancements : juillet 2017

    Les deux premières douzaines de sites du groupe hospitalier ont adopté la solution en juillet 2017. Le dispositif a ensuite été lancé en novembre 2017 au sein des établissements du réseau Mayo Clinic Health System et en mai 2018 à la clinique Mayo de Rochester (Minnesota).

    52 000 employés du groupe Mayo utilisent le système d’Epic aujourd’hui

    Au total, le projet mobilise près de 500 informaticiens. Actuellement, quelque 52 000 employés du groupe Mayo utilisent l’outil d’Epic dans 90 hôpitaux et clinique du Minnesota, de la Floride et de l’Arizona.

    « Un projet extrêmement complexe »

    « Le projet est extrêmement complexe en raison du nombre de spécialités et de sous-spécialités impliquées, a explique Cris Ross dans une interview réalisée début 2018. Nous ne nous concentrons pas uniquement sur la création et la fourniture d’une solution technique convergente. Nous nous sommes également investis dans la dimension humaine du changement pour aider [les professionnels de santé] à adopter, à utiliser et à maîtriser le système Epic. [Tout cela] est accompli grâce à une stratégie globale de gestion du changement. »

    Un investissement rentable

    La Mayo Clinic a déclaré que l’investissement lié au déploiement d’un système unifié serait rentable car l’accès aux informations cliniques et de facturation sera facilité, quel que soit leur emplacement.

    De plus en plus de grands systèmes de santé américains tels que Mayo gravitent autour des solutions d’Epic et de Cerner, et la même tendance se manifeste également à l’étranger. Parmi les autres contrats importants conclus cette année par Epic Sytems figurent ceux avec Advocate Health Care (Chicago) et Trinity Health (Michigan).

  • Ivbar intègre Logex, un groupe européen spécialisé en analyse des coûts et de la qualité en santé

    Ivbar, société fournissant des outils d’analyse et de mesure de la qualité dans le système de soins, a annoncé le 15 octobre 2018 faire partie du groupe Logex nouvellement constitué avec la société néerlandaise Logex et le finlandais Prodacapo afin d’unir leur force sur le marché des fournisseurs d’outils de mesure de l’efficience en santé, tenant compte à la fois des résultats cliniques et des coûts.

    Les outils mutualisés des trois acteurs visent à proposer une offre au plus près des besoins aux parties prenantes du systèmes de santé, à savoir les opérateurs, les organismes financeurs et les pouvoirs publics en priorité.

    En France, le nouveau groupe souhaite se mettre au service des professionnels de santé afin de les accompagner dans le renouvellement des pratiques médicales, des parcours de santé et des modes de financement du système de santé (value-based healthcare) qui s’inscrit dans la stratégie de transformation du système sanitaire du gouvernement français, Ma Santé 2022. Il s’agit d’une façon de répondre au défi de pression financière que subissent tous les systèmes de santé.

    Une union au service de la qualité et de l’efficience en santé

    Chacun des trois acteurs a déjà déployé sa solutions de mesure de la qualité et de l’efficacité des systèmes de soin dans divers pays tels que les Pays-Bas, la Suède, la Norvège, la Finlande, le Royaume-Uni, la France ou encore la République tchèque.

    Logex propose un service d’accompagnement aux organisations de santé et collabore déjà avec 85 % des établissements hospitaliers aux Pays-Bas. La société procède à l’analyse de données massives à disposition des organisations et procède au développement de modèles mathématiques et analytiques propres qui contribuent à l’optimisation des processus de soin. L’objectif à terme est d’améliorer la rentabilité des soins et l’accès aux soins.

    Ivbar propose une plateforme, ERA, qui permet de mesurer la qualité et de mettre en œuvre des modèles de financement innovants. ERA sert d’outil de base pour la mesure et le pilotage de la performance des établissements. Avec les données qui sont rentrées dans la plateforme, Ivbar fournit des indicateurs de performance objectifs qui permettent ensuite de comparer de manière juste et efficace la performance des établissements ou des organisations.

    Prodacapo est une société finlandaise très implantée dans les pays nordiques et également sur le marché britannique de l’analyse des coûts en santé.

    Le nouveau groupe souhaite offrir une gamme de produits plus large et accroître la capacité à répondre aux défis rencontrés par les acteurs de santé.

    « Alors que nous créons un plus grand groupe international, les clients bénéficieront d’un portefeuille de produits plus varié qui répond à des besoins plus larges à mesure qu’ils améliorent leurs performances. L’utilisation de nos outils pour améliorer la transparence et la compréhension des résultats, l’usage des ressources et des coûts en santé aideront nos clients à se développer et bénéficieront, par conséquent, aux patients et à la société », a déclaré Philipp Jan Flach, P.-D.G. du groupe Logex.

    Soutien dans la réalisation d’objectifs Ma Santé 2022 et appui opérationnel

    En France, Ivbar souhaite accompagner les organisations de santé à relever les défis que rencontre le système de santé français, identifiés par la stratégie de transformation de santé, en contribuant à :

    • donner aux professionnels de santé les outils utiles à leur pratique médical ;
    • définir des parcours de santé pertinents ;
    • repenser le financement de notre système de santé pour prendre en compte réellement la qualité des soins ;
    • faciliter les coopérations entre professionnels ;
    • développer des services numériques adaptés aux usages, etc.

    Ainsi, Ivar pense pouvoir appuyer les acteurs français dans les domaines suivants :

    • actions en faveur de la mesure de la qualité ;
    • mise en œuvre des PRS ;
    • déploiement et extension des expérimentations au titre de l’article 51 de la LFSS 2018 ;
    • déploiement des GHT ;
    • émergence de nouvelles organisations autour des CPTS ;
    • développement croissant des approches par parcours des professionnels de santé, etc.

    Exploiter les données et amplifier leur utilisation

    Filippo Monteleone, président d’Ivbar France, et Patrick Olivier, directeur général de l’entreprise, affirmaient à l’occasion de cette annonce leur ambition « de donner du sens aux données pour donner du sens à l’action ».

    La richesse du SNDS

    Le groupe souligne l’avantage que représente le vivier de données réunies au sein du système national des données de santé (SNDS), qui s’ouvre progressivement et dont le plein potentiel reste à exploiter.

    Ainsi, le groupe ambitionne d’accompagner les acteurs bénéficiant d’autorisations de traitement des données en leur fournissant des outils pour simplifier l’exploitation de ces données complexes en vue de généraliser leur utilisation par les acteurs du secteur.

    Health Data Hub

    Ivbar pense pouvoir contribuer au développement du Health Data Hub, en fournissant un environnement sécurisé pour l’exploitation des données.

    Analyses médico-économiques

    Les établissements de santé étant aujourd’hui les principaux producteurs de données de santé permettant des analyses médico-économiques sur les parcours de soins et l’analyse des coûts de production de soins, le nouveau groupe souhaite les accompagner dans leurs projets médicaux individuels ou s’inscrivant au sein d’un territoire en leur fournissant ses outils de pilotage pertinents des coûts et de la performance.

    Mettre en place de nouveaux modes de financement

    Dans le cadre de Ma Santé 2022, le gouvernement souhaite la mise en place de nouveaux types d’indicateurs nécessaires à la mesure de l’amélioration de l’état de santé telle que perçue par le patient à la suite d’un épisode de soins ou tout au long d’un parcours (PROMs et PREMs), un autre domaine d’expertise du groupe Logex.

    En outre, l’entreprise a déjà joué le rôle d’opérateur central dans la mise en œuvre des premiers financements à l’épisode de soins et au parcours en Suède et estime être en mesure d’appuyer la mise en œuvre des expérimentations en France.

  • Singapour : Tucker Medical adopte la plateforme d’évaluation cognitive de Savonix (USA)

    Savonix, l’un des experts mondiaux des tests numériques pour la santé cognitive (États-Unis), et la société singapourienne Tucker Medical, qui offre des solutions pour une médecine personnalisée en oncologie, en gastroentérologie et en médecine familiale, ont annoncé le 16 octobre 2018 avoir signé un partenariat visant à développer la plateforme d’évaluation cognitive du groupe américain à Singapour dans le cadre de ses offres cliniques.

    L’accord repose sur la vision selon laquelle chaque patient est unique et doit être traité en fonction de ses besoins de santé individuels. L’objectif des deux entreprises est d’améliorer les soins préventifs et le traitement du cancer, en particulier, au sein de la cité-État.

    Tucker Medical, qui effectue des dépistages de base dans plusieurs domaines, utilisera la plateforme Savonix Mobile dans son évaluation médicale de routine. Le dispositif permet de générer un dépistage de base et continu sur un large spectre de fonctions cognitives, telles que le travail de la mémoire, l’attention et la réactivité, les troubles mentaux pouvant faire partie des effets secondaires de certaines maladies ou de traitements, comme la chimiothérapie.

    Réactions des partenaires

    « Un atout majeur pour le programme d’oncologie de Tucker Medical »

    « Savonix sera un atout majeur pour le programme d’oncologie de Tucker Medical, a déclaré le Dr Mylea Charvat, P.-D.G. et fondatrice de Savonix (source : Businesswire.com). Pendant et après un traitement de chimiothérapie, il est courant que les patients subissent une « chimio-brouillard », un type de trouble mental qui altère la mémoire et la concentration. Savonix peut être utilisé pour suivre la cognition* et fournir des informations pour une intervention et des approches personnalisées des soins. »

    « Les maladies chroniques peuvent avoir un impact sur la cognition »

    « Comme nous proposons une pratique multidisciplinaire, la définition, l’amélioration et le maintien de la santé cognitive confèrent une valeur indéniable à nos patients, qu’ils nous consultent pour le traitement d’une maladie ou pour des soins primaires, a commenté de son côté le Dr Steven Tucker, P.-D.G. et fondateur de Tucker Medical. Nous croyons au suivi de tous les aspects de la santé et la plateforme de Savonix crée des mesures claires et reproductibles pour les évaluations de base et en cours. Les maladies chroniques, du diabète au cancer, peuvent avoir un impact sur la cognition et nous pouvons maintenant mesurer et agir sur cette dimension de la santé. »

    Présentation de la plateforme Savonix Mobile

    Savonix « fournit une évaluation mobile, basée sur des preuves, de la fonction cognitive et émotionnelle », explique la société sur son site officiel.

    La plateforme Savonix Mobile permet aux prestataires de soins d’effectuer un dépistage en trente minutes. Elle se présente sous la forme d’une application disponible sur un appareil sous iOS ou Android via une licence provenant d’organisations de soins et d’autres partenaires tiers.

    Le dispositif propose un ensemble de tests neurocognitifs numérisés, pris en charge par un tableau de bord de données cliniques basé sur le web avec des analyses intégrées.

    Un outil adapté à une utilisation digitale

    Spécialement conçue pour une utilisation numérique, la solution a été élaborée pour contrôler statistiquement les effets des écrans tactiles et pour fournir à l’utilisateur un test adapté à son âge et tenant compte de paramètres tels que le type de périphérique utilisé et le temps de réponse moyen par action (balayage, clic, fonction dessin) en fonction de chaque groupe d’âge.

    Par ailleurs, Savonix utilise la technologie 3D pour reproduire avec plus de précision les conditions d’un test papier en prenant en considération diverses fonctionnalités psychomotrices, dont la frappe, la fonction « glisser-déposer », le défilement et le dessin.

    Un dispositif déjà utilisé en Chine

    À l’heure actuelle, Savonix a collecté des données sur plus de 4 500 utilisateurs aux États-Unis et en Chine, en partenariat avec plusieurs établissements universitaires.

    L’analyse de ces données démontre que la plateforme est capable de faire une distinction précise entre les niveaux de déficience cognitive (validité discriminante) et fonctionne de manière constante dans le temps (fiabilité des tests et re-tests), indique l’entreprise américaine sur son site. « Notre équipe de données prépare ces résultats pour une publication avec nos partenaires aux États-Unis et en Asie, précise-t-elle. Un rapport de synthèse de ces résultats est disponible pour les partenaires intéressés qui souhaitent utiliser Savonix dans le cadre d’essais ou de soins cliniques. »

  • Ping An Good Doctor intègre son système de consultation assisté par IA dans 100 hôpitaux chinois

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, a annoncé le 15 octobre 2018 sa coopération avec plus de 100 hôpitaux de première classe en Chine (Grade III) pour construire des « hôpitaux intelligents » complets en tirant parti de son système de consultation médicale assistée par intelligence artificielle (IA), appelé « AI Doctor« .

    Dans le cadre de cette coopération, le système AI Doctor a été entièrement intégré au système d’information de l’hôpital (HIS), aux applications mobiles et aux comptes publics WeChat, le principal réseau social chinois des hôpitaux. Les patients peuvent par ailleurs numériser un QR code pour accéder au dispositif.

    Parmi les établissements de soins partenaires figurent le 303ème hôpital de l’Armée populaire de libération du peuple chinois, le Qingdao Eye Hospital, le premier hôpital affilié de l’université Jinan et le troisième hôpital affilié de la Southern Medical University.

    Fin juin 2018, Ping An Good Doctor comptabilisait 228 millions d’utilisateurs et 48,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels.

    AI Doctor fait gagner du temps aux médecins

    En se basant sur des interactions homme-ordinateur simples et rapides, AI Doctor recueille les informations du patient, telles que ses antécédents médicaux, l’historique de ses prescriptions et ses allergies, puis les introduit dans son dossier de santé électronique (DSE).

    Avant la consultation, le médecin peut donc accéder aux données médicales ainsi structurées du patient, lui permettant d’éviter de poser à la personne des questions qui lui ont déjà été posées par le passé et de ne pas passer à côté d’informations vitales. Par ce procédé, il ne perd également plus de temps à saisir certaines données dans le DSE du patient, ce qui réduit sa charge de travail et améliore l’efficacité ainsi que la précision de ses consultations.

    Des données sur plus de 2 000 maladies courantes

    Comptabilisant plus de 300 millions de consultations en ligne, AI Doctor dispose de données sur plus de 2 000 maladies courantes et répond instantanément à des dizaines de milliers de demandes de renseignements d’ordre médical.

    Selon Ping An Good Doctor, les hôpitaux connectés à AI Doctor ont renforcé l’efficacité et la précision de leurs consultations, réduisant les coûts de fonctionnement tout au long du processus de diagnostic.

    Par ailleurs, la plateforme permet également une gestion numérique structurée des dossiers médicaux. Ainsi, les hôpitaux bénéficient d’un système de registres complet, leurs médecins peuvent établir des diagnostics plus cohérents et ils disposent d’une méthode plus intelligente de collecte des dossiers.

    Le gouvernement chinois mise sur l’IA pour résoudre les défis de santé du pays

    La pénurie des ressources médicales et le déséquilibre de la distribution des médicaments font partie des principaux problèmes du système de santé chinois.

    Les solutions basées sur internet et l’intelligence artificielle (IA), qui peuvent aider à résoudre ces problèmes, sont soutenues par tous les acteurs du secteur et l’ensemble des ministères du gouvernement. En avril 2018, la Commission nationale de la santé de Chine (National Health Commission of China) a publié « Les normes et réglementations de construction en matière d’informatisation hospitalière (essai) » (« National Hospital Informatization Construction Standards and Regulations (Trial)« ), proposant que l’ensemble des principaux hôpitaux du pays utilisent pleinement les applications et les technologies émergentes telles que le services internet, les systèmes d’analyse des big data et l’IA.

    Développer les services numériques pour les patients

    La commission a également déclaré que les hôpitaux devraient fournir des services en ligne aux patients, tels que la prise de rendez-vous à distance, la télé-consultation à l’hôpital et des dispositifs de communication médecin-patient.

    Le nouveau règlement vise également à faire en sorte que les hôpitaux mettent en place des dossiers de santé électroniques complets pour les patients afin d’accélérer la numérisation des hôpitaux et le développement de soins intelligents.

    Les hôpitaux chinois rencontrent des problèmes techniques

    Cependant, de nombreux hôpitaux en Chine rencontrent actuellement des problèmes techniques lors du déploiement de systèmes de santé intelligents, tels que le coût élevé qu’implique une transformation numérique et l’incapacité à bien gérer les DSE et le nombre important de données hospitalières. Ils sont également confrontés à des problèmes d’interopérabilité et d’optimisation du processus de service de santé.

    Ping An Good Doctor élabore une solution complète pour la transformation numérique des hôpitaux

    Pour surmonter ces obstacles, Ping An Good Doctor et les hôpitaux partenaires de l’entreprise sont en train d’élaborer conjointement une solution complète pour la transformation numérique des établissements hospitaliers.

    La solution associe la technologie médicale de pointe et la technologie internet mobile de Ping An Good Doctor aux capacités de service des hôpitaux afin de créer une meilleure connexion entre les hôpitaux, les médecins et les patients.

    Cela contribuera à améliorer l’efficacité des services hospitaliers, à alléger les ressources en services médicaux et à réduire les charges qui en résulteront pour les hôpitaux, les médecins, les patients et le gouvernement, le tout en accélérant le déploiement de la stratégie nationale de « Chine en bonne santé » (« Healthy China »).

  • HPC

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  • Les acteurs de la e-santé s’engagent à collaborer pour accélérer la transformation numérique en UE

    Le 15 octobre 2018 s’est tenue à Bruxelles une table ronde avec industriels des technologie de santé autour du programme d’action défini dans la communication récemment adoptée par la Commission européenne (CE) pour « permettre la transformation numérique de la santé et des soins dans le marché unique numérique (Digital Single Market)« .

    Mariya Gabriel, la commissaire européenne en charge de l’économie et de la société numériques, et Roberto Viola, directeur général de la CE en charge des réseaux de communication, du contenu et des technologies de santé, ont accueilli à cette occasion des représentants du secteur européens pour débattre de la transformation numérique des soins au sein de l’Union européenne (UE), à laquelle les acteurs de l’industrie peuvent contribuer, et échanger leurs points de vue sur la vision d’avenir à adopter en la matière.

    Les participants ont notamment abordé les défis et les opportunités que représentait l’interopérabilité des systèmes d’informations hospitaliers ainsi que les projets de la Commission pour sa prochaine recommandation visant à établir un format standard pour l’échange de dossiers de santé électroniques (DSE). Ils ont également discuté du potentiel de « technologies clés » telles que l’intelligence artificielle et l’informatique haute performance (HPC), qui peuvent aider à concevoir de nouveaux produits de santé ainsi qu’à établir un diagnostic plus rapide et de meilleurs traitements.

    Au cours de la table ronde, les entreprises et les organisations présentes se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe restent dans la course sur le marché de la e-santé.

    De « formidables opportunités » mais des obstacles restent à surmonter

    Le numérique pour remettre le patient au centre du système de soins

    Les participants à la table ronde se sont accordés sur le fait que les solutions numériques en santé offraient de « formidables opportunités pour améliorer le bien-être des citoyens et changer radicalement la manière dont les services de soins sont délivrés aux patients », l’idée étant de replacer ces derniers « au centre des préoccupations » du secteur.

    Ces transformations numériques profiteraient non seulement aux personnes mais aussi à la durabilité des systèmes de santé, ont-ils ajouté.

    Un marché fragmenté, un manque d’interopérabilité et une adoption trop lente des solutions de e-santé

    Les différents représentant de l’industrie et de la Commission européenne (CE) présents à cette réunion ont néanmoins souligné le fait que les citoyens ne pouvaient pas encore tirer pleinement parti du marché unique numérique (Digital Single Market) dans ce domaine, la fragmentation du marché et le manque d’interopérabilité entre les systèmes de santé freinant cette transformation digitale. De plus, l’adoption de solutions numériques dans le secteur de la santé reste trop lente et varie considérablement entre les États membres et les régions, ont-ils noté.

    Les entreprises et les organisations s’engagent à collaborer

    « Cette transformation [numérique] est complexe et ambitieuse et n’est possible que si les différents principaux acteurs s’engagent dans un effort commun, explique la CE dans un communiqué. À cet égard, la communauté européenne des technologies de santé joue un rôle essentiel dans la réussite de ce programme. C’est leur innovation qui contribuera à façonner l’avenir du secteur et, grâce à leur innovation, cette transformation sera possible. Encourager l’innovation dans ce domaine et créer un environnement propice aux investissements pour les entreprises de technologies de santé nouvelles et existantes constituent également une priorité pour la Commission. »

    Au cours de l’événement, les entreprises et les organisations se sont engagées à collaborer pour faire en sorte que l’Europe ne soit pas à la traîne en matière de connectivité, d’infrastructures numériques, de recherche et, donc, de e-santé au bénéfice des citoyens.

    La Commission européenne en soutien pour la durabilité des systèmes de santé

    La Commission européenne continuera à travailler avec toutes les parties prenantes sur diverses questions, allant de l’interopérabilité et des normes à mettre en place, de la confidentialité et de la sécurité des données à l’infrastructure informatique, au HPC et à l’intelligence artificielle, a-t-elle précisé, dans l’optique de mener à bien la transformation numérique des systèmes de santé.

    L’objectif, à terme, est d’améliorer les résultats en matière de santé pour les citoyens et la durabilité des systèmes de santé ainsi que de stimuler la croissance et de promouvoir l’industrie européenne dans ce domaine.

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  • Data : les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie

    L’intelligence artificielle (IA) faisait partie des thématiques centrales des Journées francophones de radiologie (JFR), qui se sont déroulées du 12 au 15 octobre 2018 à Paris. Les algorithmes basés sur IA permettent en effet à la fois d’améliorer le diagnostic et de dégager du temps pour les professionnels de santé en accélérant et en affinant l’analyse des images médicales.

    De grands groupes ont déjà investi dans le domaine, tels que Google, Microsoft, IBM et Philips, dont plusieurs dispositifs d’intelligence artificielle à destination de la radiologie ont récemment été validés par la Food and Drug Administration (FDA) et reçu le marquage CE.

    Des start-ups se sont aussi développées dans le secteur depuis quelques années, notamment en France. Health & Tech Intelligence a répertorié les jeunes pousses spécialisées en IA et radiologie. Parmi les dernières arrivées sur ce marché figure Incepto Medical, une société créée début 2018 qui centralise et propose des solutions innovantes d’IA en imagerie médicale aux radiologues. En parallèle, elle co-développe avec des établissements de santé de nouvelles applications, mises ensuite à la disposition de leurs radiologues.

    Le tableau répertoriant les start-ups françaises spécialisées en IA et radiologie est disponible via ce lien.

  • World Health Summit 2018 : le numérique au service de la lutte contre les médicaments falsifiés

    Au cours du World Health Summit (Sommet mondial de la santé), qui s’est tenu à Berlin du 14 au 16 octobre 2018, ont été abordé les sujets tels que la gestion des pandémies, l’antibiorésistance ou encore la révolution numérique dans la santé.

    C’est dans le cadre de cette dernière thématique que l’intérêt des nouvelles technologies au service de la lutte contre les médicaments falsifiés a été souligné, ce qui se traduit par l’introduction de dispositifs de sécurité et de traçabilité au sein du secteur :
    • un QR code unique apposé sur chaque boîte de médicaments qui permettra un renforcement de la chaîne de distribution partagé au sein d’une base de données mutualisée ;
    • l’harmonisation de la vente de médicaments en ligne par les pharmacies.

    La session du WHS à propos des médicaments falsifiés visaient à esquisser les mesures pratiques pour réduire le risque de circulation de produits non conformes sur les marchés, les détecter et les éliminer.

    10,5 % de médicaments en circulation ne sont pas conformes à la règlementation en vigueur

    Selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 10,5 % des médicaments en circulation ne respectent pas la législation en vigueur.

    Pour remédier au problème de sécurité et les dangers associés pouvant porter atteinte à la vie des personnes, le Conseil européen a adopté en mai 2011 la Directive 2011/62/UE sur la sérialisation des médicaments soumis à prescription qui institue, en modification de la directive 2001/83/CE, « un code communautaire relatif aux médicaments à usage humain, en ce qui concerne la prévention de l’introduction dans la chaîne d’approvisionnement légale de médicaments falsifiés ».

    Un code unique pour le suivi tout au long de la chaîne de distribution

    La directive citée instaure donc le suivi de médicaments grâce au QR code apposé sur chaque boîte de médicaments qui renferme des informations liées à l’origine du produit et vise à pouvoir l’identifier tout au long de la chaîne de distribution.

    La directive entre en application à partir du 9 févier 2019 sur l’ensemble de l’Union européenne. Tous les éléments associés au QR code unique seront enregistrés dans une base communautaire – EMVS pour European Medicine Verification System qui est le système européen de vérification des médicaments – à laquelle les pharmaciens de toute l’Union pourront se connecter afin de s’assurer de la qualité du médicament.

    En pratique il s’agit d’un hub informatique connecté aux systèmes nationaux (National Medicine Verification System ou NMVS) permettant la vérification des identifiants uniques apposés sur chaque boîte de médicament lors de la dispensation.

    Ainsi, une requête dans la base de données mutualisée suffira pour détecter un code falsifié ou un éventuel doublon de lecture pouvant faire suspecter la présence d’un médicament falsifié.

    Encadrement et harmonisation de la vente de médicaments en ligne

    Cette directive intègre également de nouvelles exigences auxquelles vont devoir répondre les pharmacies en ligne, et ce, afin de contrer la vente illégale de médicaments via internet.

    Voici les conditions minimales auxquelles les pharmacies doivent répondre afin d’être autorisées à faire de la vente en ligne à distance :

    • bénéficier d’une autorisation ou d’une habilitation à délivrer des médicaments au public, également à distance ;
    • notifier aux autorités compétentes de l’État membre les informations relatives à la pharmacie en ligne (adresse du site internet, nom et adresse permanente du lieu d’activité à partir duquel les médicaments sont fournis, etc.) ;
    • conformité des médicaments à la législation nationale de l’État membre de destination ;
    • préciser sur le site Internet les coordonnées de l’autorité compétente ;
    • ajouter un lien hypertexte vers le site de l’autorité compétente de l’État Membre ;
    • apposer le logo ci-contre permettant aux patients d’authentifier les sites qui proposent légalement des médicaments en ligne.