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  • CardioRenal s’associe avec le CEA pour perfectionner son DM de télémédecine de surveillance

    Un accord de co-développement pluriannuel a été signé entre la start-up CardioRenal, à l’origine d’un dispositif de télémédecine pour les patients insuffisants cardiaques, et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) afin de perfectionner le dispositif existant de cette première, selon un communiqué rendu public le 8 octobre 2018.

    Le partenariat en question donne la possibilité à CardioRenal de bénéficier de l’expérience et des infrastructures du CEA pour poursuivre le développement de capteurs incorporant les technologies d’électrochimie et de microfluidique de dernière génération dans son boîtier, capable de détecter à partir d’une goutte de sang les signes d’un problème cardiaque.

    L’objectif de l’alliance consiste à accélérer la commercialisation de son laboratoire d’analyse de sang utilisable à domicile par les patients insuffisants cardiaques.

    Analyse de sang, lecture et transfert de données

    CardioRenal a mis au point un dispositif reposant sur une mini boîtier équipé d’une micro puce qui permet l’auto-suivi de paramètres biologiques des patients insuffisants cardiaques dans le but de leur éviter des hospitalisations et le poids que ces dernières entraînent sur le système de santé. 

    Une goutte de sang apposée sur le boîtier déclenche la mesure de l’hémoglobine et du niveau de potassium et de créatinine pour s’assurer de la bonne fonction rénale. Ce boîtier s’insère dans un lecteur électronique qui lit les résultats de la micro puce intégrée et transfère les données dans des centres de data où elles sont stockées et peuvent être consultées par un professionnel de santé. L’examen des données peut donner lieu à une modification du traitement prescrit.

    L’objectif est de réduire les hospitalisations inutiles et évitables mais aussi d’améliorer la qualité de vie et le taux de survie des patients insuffisants cardiaques.

    La collaboration avec le CEA au service du perfectionnement des capteurs électrochimiques

    L’expertise du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives sera exploitée pour faire évoluer les capteurs électrochimiques inclus dans la puce microfluidique qui permet les mesures des paramètres biologiques du patient.

    CardioRenal s’était déjà associé avec Servier pour obtenir un soutien au cours de la phase de développement réglementaire et de la preuve clinique du dispositif.

    « La solidité scientifique du CEA-Leti ainsi que la richesse de ses équipes scientifiques sont pour nous le gage que nous allons continuer de bénéficier d’un savoir-faire de niveau mondial », a déclaré Maurice Bérenger, P.-D.G. de CardioRenal.

    Outre l’appui en recherche et développement des équipes du CEA, cet accord permettra à CardioRenal de bénéficier de l’appui de Hub4AIM, une alliance de partenaires académiques et industriels dotés des compétences nécessaires à toute la pré-industrialisation des dispositifs médicaux innovants.

    « Le Leti est heureux d’accompagner CardioRenal dans les améliorations de son dispositif de suivi à domicile des patients insuffisants cardiaques. Le laboratoire commun permettra à l’équipe CardioRenal d’accéder à l’intégralité des moyens et compétences du Leti dans l’objectif d’augmenter l’avance technologique de CardioRenal et d’accélérer sa mise sur le marché », a indiqué Emmanuel Sabonnadière, directeur du Leti.

  • L’appli de télémédecine sri-lankaise eChannelling remporte le South Asia mBillionth Award 2018

    La société sri-lankaise eChannelling PLC a remporté le South Asia mBillionth Award 2018 dans le domaine « santé et bien-être » en tant que meilleure plateforme de soins numérique. Les différents prix ont été remis le 3 octobre 2018 lors d’une cérémonie organisée à New Delhi, en Inde, par la Digital Empowerment Foundation (DEF), à l’origine du concours.

    Lancé en 2001 au Sri Lanka, eChannelling développe une application de télémédecine réunissant plusieurs milliers de praticiens et gratuite pour le grand public proposant divers services, dont :
    • une prise de rendez-vous en ligne pour des consultations classiques ou des téléconsultations (audio ou vidéo) ;
    • la livraison à domicile de médicaments.

    Disponible en anglais, en cinghalais et en tamoul, le dispositif – pionnier dans le domaine au sein du pays – recense plus de 5 000 médecins spécialistes provenant de plus de 250 établissements privés et ayurvédiques (médecine traditionnelle indienne) locaux et de plus de 300 hôpitaux publics.

    Les critères d’évaluation du jury

    Le jury des mBillionth Awards a évalué la solution d’eChannelling en se basant sur différents paramètres tels que les services proposés, l’impact et la durabilité de la solution, les fonctionnalités de la plateforme et la fluidité de la navigation ainsi que la valeur stratégique, l’exécution et la mise en œuvre mais aussi l’accessibilité et l’expérience globale. Autant de facteurs pour lesquels eChanneling a obtenu le meilleur score dans sa catégorie.

    Objectif du concours : réduire la fracture numérique

    Les mBillionth Awards sont organisés par la Digital Empowerment Foundation (DEF), une organisation à but non lucratif basée en Inde faisant partie des leaders du domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) au service du développement. La DEF, dont l’action réside à « informer, communiquer et responsabiliser », recherche et met en avant des initiatives numériques durables pour donner aux communautés des zones rurales et isolées les moyens de maîtriser les connaissances relatives au numérique ainsi que les outils relevant de ce secteur.

    Les prix décernés visent à récompenser les porteurs d’initiatives permettant de réduire la fracture numérique, d’améliorer l’autonomie des citoyens et d’instaurer une plus grande égalité socio-économique. L’objectif est également de créer un écosystème et un réseau d’innovateurs et de développeurs pour qu’ils puissent apprendre mutuellement les uns des autres, collaborer et ainsi augmenter leurs capacités.

    La téléphonie mobile, un marché prometteur en Asie du Sud

    Les organisateurs des mBillionth Awards reconnaissent l’Asie du Sud comme une plaque tournante du marché mondial de la téléphone mobile et des télécommunications en termes de pénétration et d’innovation. La région est néanmoins touchée par une fracture numérique importante. Selon eux, les plateformes mobiles sont en train de devenir la meilleure option sur laquelle se baser pour étendre les services numériques essentiels et innovants à la plus grande partie de la population.

    eChannelling PLC : filiale de Mobitel, fournisseur national de services mobiles

    EChannelling PLC est une filiale de Mobitel, le fournisseur national de services mobiles au Sri Lanka. Elle est le pionnier du développement de logiciels et de services TIC dans le secteur de la santé au sein du pays. Il s’agit de la première entreprise sri-lankaise à offrir un service complet en santé basé sur le e-commerce et la première société de technologie cotée à la Bourse de Colombo.

    Un groupe qui investit dans la e-santé

    Mobitel s’est imposé sur le marché de la santé numérique en ajoutant eChannelling à son portefeuille et en renforçant sa position dans le secteur des télécommunications du pays.

  • Colloque Medicen Choiseul : soutenir les TPE/PME de l’industrie de santé en IDF, Paris le 24/10/2018

    Le pôle de compétitivité Medicen Paris Région et l’Institut Choiseul organisent un colloque le 24 octobre 2018 autour du soutien à apporter aux TPE/PME au service d’une industrie de santé puissante en Ile-de-France et dans la compétition mondiale.

    Cette seconde édition du colloque se déroulera au Conseil régional d’Ile-de-France et rassemblera des parties prenantes du secteur de la santé, un secteur jugé comme stratégique pour la France et la région francilienne par les organisateurs.

    L’événement sera axé autour de deux tables-rondes : la première portera sur l’écosystème d’accompagnement nécessaire pour les TPE et PME de la filière santé et la deuxième sur le rôle des grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse.

    Les discussions viseront à :
    • interroger la validité de l’éclatement et le portage de l’offre d’accompagnement par de multiples acteurs et la façon dont on peut favoriser les synergies entre les acteurs au service de la réindustrialisation en France et sur le territoire francilien afin de permettre aux entreprises de se développer et de créer de la valeur-ajoutée dans un environnement fortement concurrentiel ;
    • identifier les conditions nécessaires pour favoriser l’émergence d’un écosystème dense et diversifié qui conforte l’Ile-de-France comme pôle mondial dans le domaine de la santé.

    Programme

    14h00-14h05 – Discours d’accueil : Pascal Lorot, Président de l’Institut Choiseul

    14h05-14h15 – Discours d’ouverture : Alexandra Dublanche, Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge du développement économique

    14h15-15h45 –Table-ronde 1: Quel écosystème d’accompagnement pour les TPE et PME de la filière santé?

    Intervenants :

    • Cédric Arcos, Directeur général adjoint des solidarités, de la sécurité et de la modernisation à la Région Ile-de-France

    • Dominique Baruch, Directrice Scientifique de Platod

    • Dominique Baruch, Directeur du programme santé et biotechnologies au Secrétariat général pour l’investissement

    • Philippe Genne, Président-directeur général d’Oncodesign

    • France Hamber, Directrice générale de Fluigent

    • Stéphane Roques, Délégué Général de Medicen Paris Region

    15h45-16h00 – Intervention d’un grand témoin : Jean-Hervé Lorenzi, Président du pôle Finance Innovation, Président du Cercle des économistes

    16h00-16h15 – Pause café

    16h15-17h45 – Table-ronde 2 : Quel rôle pour les grandes entreprises dans la création d’un écosystème performant et créateur de richesse?

    Intervenants :

    • Emmanuel Canet, Président de la R&D chez Servier

    • Carlos Jaime, Directeur d’InterSystems France et Président de la commission « Santé et numérique » de Medicen

    • Yves L’Epine, Directeur général de Guerb et Groupe

    • Karine Lignel, Directrice exécutive de CM-CIC Innovation et Présidente de la commission « Développement des PME » de Medicen

    • Sylvie Ponchaut, Directrice générale du Pôle BioWin

    • Philippe Tcheng, Président du Leem

    17h45-17h55 – Discours de clôture : Christian Lajoux, Président de Medicen

    18h00 – Cocktail, Salle Pierre-Charles Krieg au 33 rue Barbet-de-Jouy, 75007 Paris

    Inscription

    L’inscription est gratuite, amis obligatoire et se fait via ce lien.

  • Leti

    Laboratoire d’électronique et de technologie de l’information du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA)null

  • Appel à patients chroniques : l’AP-HP vise les 100 000 volontaires pour sa communauté ComPaRe

    Dans le cadre de sa communauté de patients pour la recherche ComPaRe, l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris (AP-HP) a lancé le 4 octobre 2018 un appel à patients souffrant de maladies chroniques. Toutes les maladies sont concernées :
    • les maladies fréquentes comme le diabète, la bronchite chronique, le cancer, l’hypertension artérielle, la lombalgie chronique ;
    • les maladies moins connues comme le vitiligo, l’endométriose, la maladie de Verneuil, la maladie de Crohn ou encore d’autres maladies rares.

    L’objectif est de constituer une communauté de 100 000 patients volontaires pour apporter, par la recherche clinique, des connaissances nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie des patients et de la prise en charge de leur maladie chronique.

    Les informations dans la cadre de cette recherche sont hébergées par la plateforme de recherche publique portée par l’AP-HP, ComPaRe, pilotée par le directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu, le Pr Philippe Ravaud.

    Contribuer à la recherche en fournissant des données ou en la façonnant

    Les conditions d’accès sont les suivantes :

    • être majeur ;
    • être détenteur d’une adresse de messagerie électronique ;
    • être pris en charge pour une ou plusieurs maladies chroniques (c’est-à-dire une affection nécessitant un suivi médical de plus de six mois).

    Données impactant 20 millions de personnes

    Actuellement, à peu près un tiers de la population française souffre d’une maladie chronique soit environ 20 millions de personnes. Améliorer la recherche dans ce domaine contribuerait à éviter à ce que la qualité de vie ne soit pas détériorée de façon considérable par la pathologie à cause, notamment, d’errances de diagnostic, de complications ou d’invalidités et de souffrances physiques et morales associées.

    Aujourd’hui, 7 000 volontaires ont adhéré à ComPaRe tout comme 29 associations de patients partenaires, depuis le lancement de la plateforme en 2017 sous la direction du Pr Philippe Ravaud, directeur du centre d’épidémiologie clinique de l’Hôtel-Dieu AP-HP.

    Actuellement, sept cohortes dédiées au diabète, à la maladie de Verneuil, au vitiligo, à la lombalgie chronique, aux maladies rénales, aux vascularites et à l’hypertension artérielle ont été mises en place. Il est prévu que quatre autres cohortes spécifiques soient constituées d’ici la fin 2018.

    Recueil des données via des questionnaires via la plateforme

    Les patients volontaires  s’inscrivent et contribuent directement en ligne, sur la plateforme hébergée et sécurisée https://compare.aphp.fr.

    Ils répondent aux questionnaires élaborés par des chercheurs qui portent sur des dimensions liées directement à leurs maladies, les symptômes associés, les traitements reçus, mais également sur des  aspects liés à leurs perceptions et ressentis : le vécu et l’impact de la maladie sur leur vie quotidienne et la qualité de vie. En fonction de la pathologie, renseigner les questionnaires peut prendre entre 10 et 30 minutes par mois.

    Le traitement de ces données doit permettre aux chercheurs d’identifier des pistes pour améliorer la qualité de vie et la prise en charge des patients.

    Participer aux instances de gouvernance

    Les patients volontaires peuvent aussi apporter leurs contributions à toutes les étapes de la recherche clinique :

    • gouvernance des études via les conseils scientifiques ;
    • conception des études (proposition et choix des questions et des informations recueillies, etc.) ;
    • réalisation des études (aide au recrutement d’autres patients et à la promotion de la communauté via les Patients Ambassadeurs, analyse des données avec les chercheurs…).
  • Délais de prise de rendez-vous : 2 jours pour un généraliste et 52 jours pour un ophtalmologiste

    Selon une étude de la DREES relative aux délais d’accès aux soins publiée le 8 octobre 2018, un rendez-vous sur deux avec un médecin généraliste est obtenu en moins de deux jours et pour certaines spécialités médicales, ces délais peuvent dépasser deux mois.

    Selon les résultats de cette étude, huit Français sur dix jugent les délais de prise de rendez-vous raisonnables et la part reportée vers les urgences ne représente que 3% des rendez-vous.

    Plus de deux mois d’attente pour certaines spécialités médicales

    En ophtalmologie, dermatologie, cardiologie, gynécologie et rhumatologie, les délais d’attentes sont les plus importants. Toutefois, les délais sont moindres, lorsque la demande de rendez-vous est liée à l’apparition ou à l’aggravation de symptômes.

    Dans certaines spécialités médicales, les délais d’attente moyens avant consultation sont supérieurs à deux mois :

    • 61 jours en dermatologie ;
    • 80 jours en ophtalmologie ;
    • 50 jours chez le cardiologue ;
    • 3 semaines chez le pédiatre et le radiologue ;
    • 1 mois chez le chirurgien-dentiste ;
    • 1 mois et demi chez le gynécologue et le rhumatologue.

    Des temps d’attente plus longs dans les communes où l’accessibilité géographique aux professionnels de santé est faible

    Les délais d’obtention d’un rendez-vous sont plus importants pour les communes où l’accessibilité aux professionnels de santé est la plus faible :

    • 1 demande de rendez-vous sur 2 chez le chirurgien-dentiste aboutit en plus de 17 jours ;
    • 21 jours: c’est le délai médian pour les demandes de patients des communes où l’accessibilité est la plus faible ;
    • 15 jours: c’est le délai médian pour les demandes de patients des communes où l’accessibilité est la plus forte ;
    • 1 prise de rendez-vous sur 2 aboutit à un rendez-vous en 52 jours ;
    • 79 jours: c’est le délai médian des demandes émanant du quart des patients des communes où l’accessibilité est la plus faible, contre 40 jours pour les requêtes de patients des communes où elle est la plus forte.

    Pour 8 demandes de rendez-vous sur 10 les délais sont jugés corrects ou rapides.

    • 8 Français sur 10 jugent « rapides et corrects » les délais entre la date de prise de contact et la date de rendez-vous ;
    • 39% des délais de rendez-vous sont jugés trop longs en ophtalmologie ;
    • 46% des délais de rendez-vous sont jugés trop longs pour la dermatologie. 

    En cas de non-obtention d’un rendez-vous, le recours a un autre praticien est préféré aux urgences hospitalières

    De façon générale, 9 prises de contact sur 10 aboutissent à un rendez-vous avec un professionnel de santé. Cependant, 17 % des demandes de rendez-vous avec un ophtalmologiste n’aboutissent pas contre 5 % pour un médecin généraliste.

    Plusieurs raisons expliquent ces échecs : 

    • dans 15% des cas le professionnel ne proposait pas de créneaux horaires possibles pour le patient.
    • dans 14% des cas le professionnel ne recevait pas de nouveaux patients.
    • dans 22% des cas, il était injoignable au moment de la prise de rendez-vous. 

    Lorsque les demandes de rendez-vous n’aboutissent pas :

    • 56% des Français contactent un autre professionnel ;
    • 32% renoncent à leurs demandes ;
    • 3% seulement optent pour le report du rendez-vous vers les urgences hospitalières.
  • La Cnil et l’Asip élaborent un référentiel régissant l’échange de données de santé par MSSanté

    La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a annoncé le 10 octobre 2018 qu’elle était en train d’élaborer avec l’Agence des systèmes d’information partagés de Santé (Asip) un référentiel relatif à l’échange de données de santé par messagerie sécurisée à destination des professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social.

    Avec l’entrée en application du RGPD, les professionnels et établissements de santé ainsi que les professionnels du secteur médico-social ne sont plus tenus de procéder à un engagement de conformité à l’autorisation unique AU-037 préalablement à l’utilisation d’un service de messagerie sécurisée.

    Cependant, la Cnil annonce avoir pris la décision de maintenir accessible l’AU-037 afin d’orienter ces premiers dans les actions de mise en conformité.

    L’objectif du nouveau référentiel est de permettre de documenter la conformité des traitements de données réalisés à l’aide de la messagerie sécurisée dans le registre des activités de traitement, et notamment de mettre en œuvre les actions nécessaires pour garantir les droits des patients (information, droit d’accès, etc.).

  • PLFSS 2019 : 10 millions d’euros pour amplifier et articuler les dispositifs innovants en santé

    Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) a été présenté en conseil des ministres le 8 octobre 2018 avant sa première lecture à l’Assemblée Nationale le 22 octobre 2018. L’article 29 du PLFSS 2019 amplifie la portée du dispositif d’innovation du système de santé, présenté dans l’article 51 du PLFSS 2018.

    Le nombre de projets expérimentaux accompagnés dans ce cadre va être augmenté, ce qui nécessite un financement supplémentaire estimé à 10 millions d’euros, et élargi au champ de l’organisation des établissements de santé, comme précisé dans les fiches d’évaluation préalable du PLFSS 2019 (en lien ci-contre). Une enveloppe de 30 millions d’euros est également prévue pour les expérimentations du budget 2018. L’article 29 permet par ailleurs d’articuler l’article 51 et le dispositif ETAPES, par des protocoles qui seront définis par la Haute autorité de santé.

    L’augmentation du nombre de projets nécessitent un financement supplémentaire

    Cette augmentation du financement doit permettre l’accompagnement, la mise en œuvre et l’évaluation des dispositifs : 

    • le financement supplémentaire est estimé à 10 millions d’euros au titre de l’année 2019 ;
    • l’ensemble des coûts d’amorçage seront gagés d’ici 2020 ;
    • une enveloppe de 30 millions d’euros est prévue pour les expérimentations du budget 2018, relevant actuellement du cadre de l’article 51 du PLFSS 2018.

    L’article 29 pour une meilleure articulation de l’article 51 et du dispositif « ETAPES »

    • L’articulation entre les dispositifs pour l’expérimentation de la télémédecine, et les actes de télésurveillance, n’est pas prévue à l’heure actuelle ; 
    • par conséquent, les porteurs de projet lancent des démarches différentes démarches nuisant à la lisibilité des dispositifs ; 
    • de nombreux projets innovants combinent un protocole de coopération et la télésurveillance ;
    • afin de simplifier ces démarches et de favoriser le développement de tels projets, l’articulation des deux articles 29 et 51 permettra aux porteurs de projets de bénéficier d’un « guichet unique ».

    Le processus d’articulation sera précisé au niveau réglementaire

    • la Haute autorité de santé (HAS) sera saisie par un comité technique afin de définir les protocoles de coopération ;
    • la HAS aura alors un délai de six mois pour transmettre son avis au comité ; 
    • le comité dispose du même délai pour examiner le projet et rendre son avis en intégrant les coûts induits par la coopération entre professionnels dans le financement de l’expérimentation ;
    • le PLFSS 2019 prévoit enfin de faire basculer les actes de télésurveillance appelant des dérogations dans ce mode de financement.

  • Étude : la majorité des informations sur le cancer du sein échangées sur Twitter sont exactes (ESMO)

    Les personnes atteintes d’un cancer utilisent fréquemment le réseau social Twitter pour partager leurs expériences. Selon une étude* exploratoire dans laquelle 6 000 tweets et retweets à propos du cancer du sein ont été analysés, les informations échangées sont exactes dans 90 % des cas. Les résultats, qui seront présentés le 22 octobre 2018 au congrès de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), à Munich, et publiés dans les Annals of Oncology du 8 octobre, montrent par ailleurs que le contenu n’est médical que dans un tiers des cas.

    Cancer : la qualité de l’information sur Twitter passée au crible

    A l’ère des fausses informations (fake news), les réseaux sociaux n’apparaissent pas comme la source d’information la plus fiable, et notamment dans le domaine de la santé. Pourtant, 1 % de l’ensemble des requêtes sur Google sont liées à un symptôme.

    Face à ce besoin, des réseaux communautaires dédiés aux malades du cancer se sont créés. Cependant, les grands réseaux sociaux généralistes comme Facebook et Twitter restent des lieux d’échange importants. Ils sont mêmes devenus une chambre d’écho dans laquelle chaque problème de société est évoqué à maintes reprises, y compris le cancer.

    Le Dr Rodrigo Sánchez Bayona, de la Clinica Universidad de Navarra de Pampelune, en Espagne, a voulu savoir ce que les femmes souffrant d’un cancer du sein cherchaient sur Twitter et quelle était la qualité de l’information qu’elles y trouvaient. Il a donc mené une étude exploratoire dans laquelle 6 000 tweets et retweets sur ce cancer précis ont été analysés. « Le nombre impressionnant de publications sur Twitter représente aussi une richesse de données que nous pouvons utiliser pour évaluer les attitudes et les discours entourant le cancer, » a-t-il déclaré.

    « [Ces travaux faisaient] partie d’un projet plus vaste et multidisciplinaire visant à observer la présence de différentes maladies sur les médias sociaux, précise le spécialiste. En 2014, nous avons découvert que le cancer était la pathologie la plus mentionnée sur Twitter à l’échelle mondiale. Nous avons décidé d’examiner de plus près le cancer du sein, car il s’agit de l’une des trois tumeurs les plus courantes dans le monde et de la principale cause de décès par cancer chez les femmes. »

    De l’échange d’expériences avant tout

    Pour cette analyse, tous les tweets publiés avec le hashtag #BreastCancer sur une période de sept jours ont été collectés et classés en fonction de leur contenu, de leur objectif, des informations des utilisateurs et d’une éventuelle attitude stigmatisante à l’égard du cancer du sein.

    Les tweets ont également été regroupés en quatre sous-thèmes : diagnostic, traitement, pronostic et prévention.

    Les résultats de cette étude, publiés dans les Annals of Oncology du 8 octobre 2018, devaient être présentés le 22 octobre au congrès de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), qui se tiendront à Munich, en Allemagne, du 19 au 23 octobre.

    Résultats

    • Dans un tiers des cas seulement, le contenu des tweets était médical ;
    • 90 % des informations médicales véhiculées étaient exactes ;
    • 40 % des tweets provenaient d’institutions et de comptes publics ;
    • le 1er motif de publication sur Twitter était le partage d’expériences de patients, suivis de messages de plaidoyer ;
    • la prévention arrivait largement en tête des publications liées aux sous-thèmes définis (diagnostic, traitement, pronostic et prévention) avec 44,5 % des tweets ;
    • Sur les 2 559 tweets non médicaux analysés, moins de 15 % contenaient des déclarations stigmatisantes à propos de la maladie.

    Utiliser les réseaux sociaux pour faire de la prévention

    « Les nombreuses campagnes de sensibilisation au cancer du sein menées au fil des ans ont certainement contribué à réduire les stigmatisations associées à cette maladie, a déclaré Rodrigo Sánchez-Bayona, principal auteur de l’étude. Pour de nombreuses autres tumeurs, il existe toujours un besoin non satisfait. À l’avenir, nous aimerions également explorer et comparer la présence de différents types de tumeurs sur les réseaux sociaux.  » Mais, d’ores et déjà, les auteurs de cette étude estiment que les réseaux sociaux peuvent être utilisés comme un nouveau moyen de fournir des informations sur la prévention du cancer et l’éducation à la santé – non seulement aux patients, mais aussi à un public beaucoup plus large.

    Lutter contre les fausses informations (fake news)

     » Nous devrions considérer ces résultats comme une confirmation d’une nouvelle réalité : les patients utilisent désormais le web pour trouver des informations et les médias sociaux doivent faire partie intégrante de notre communication avec eux, a déclaré Marina Garassino, de l’Istituto Nazionale dei Tumori de Milan (Italie). Les institutions académiques et les principaux leaders d’opinion doivent être encore plus actifs dans la diffusion de leurs résultats par l’intermédiaire de ces canaux afin de contrecarrer les nombreuses fausses informations (fake news) circulant en ligne. »

  • JFR 2018 : les solutions de Philips IA obtiennent le marquage CE et la certification de la FDA

    À l’occasion du forum « intelligence artificielle » dans le cadre des Journées francophones de la radiographies du 12 octobre 2018, Philips France a partagé les avancées de ses travaux dans l’application de l’intelligence artificielle (IA) aux usages de la radiographie.

    Parmi ses priorités, la recherche en informatique et les logiciels de santé, représentant plus de 60% du budget recherche et développement de l’entreprise.

    Des algorithmes validés par les autorités de santé

    Nicolas Villain, directeur de la recherche de Philips France, a annoncé lors de son intervention que plusieurs outils d’IA développés par Philips ont été validés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine et ont reçu le marquage CE en Europe.

    Parmi ces outils qui bénéficient de cette certification on trouve Philips Intellisite qui permet de faire du diagnostic in vitro pour la détection des tumeurs, proposés aux anatomocytopathologistes.

    Afin de continuer à développer des algorithmes d’IA avec les partenaires industriels et établissements de santé, Philips a ouvert en mars 2018 la plateforme HealthSuite Insights, une « boîte à outils » pour intégrer des technologies d’IA dans les logiciels et systèmes d’information de santé.

    RIHDO, un projet qui repose sur le deep learning

    Le projet RIHDO, Radiomics and Integration of Heterogenous Data in Oncology, regroupe une suite d’outils et de logiciels d’exploration et d’aide à la décision clinique en oncologie. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la médecine de précision dans le but d’adapter les traitements à des groupes de patients afin de leur offrir la stratégie thérapeutique la plus efficace (bénéfice pour le patient) tout en évitant le recours à des thérapies coûteuses quand elles sont inadaptées (bénéfice économique).

    Le centre d’IA de Philips et Autopilot écho reconnu par l’AP-HP comme une solution d’avenir

    Le centre d’expertise en IA de Philips  dans les domaines de la cardiologie, de l’oncologie et des maladies rares inauguré le 10 avril 2018 regroupe à ce jour :

    • 50 chercheurs et ingénieurs dans un écosystème ouvert ; 
    • plusieurs partenariats avec des instituts de recherche académique dont l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) ; 
    • des établissements de santé dont l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), les Hospices civils de Lyon (HCL), et le CHU de Caen; 
    • des industriels du domaine de la santé et de l’informatique.

    Le projet « Autopilot écho » de Philips retenu par dans le cadre de l’AMI de l’AP-HP sur l’hôpital du futur

    Ce projet fait partie des 15 lauréats de l’appel à manifestation « l’hôpital numérique de demain » organisé par l’AP-HP et le CHU de Nantes.

    Le projet permet d’utiliser l’IA dans un dispositif d’échographe à domicile, pour le suivi des patients atteints de pathologies chroniques. Ce dispositif pourrait à terme remplacer les tablettes et balances connectées fournies aux patients pour transmettre leurs constantes aux équipes soignantes. Il compléterait le suivi par télésurveillance de l’insuffisance cardiaque.