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  • Whoog, application dédiée au remplacement du personnel de santé attributaire de l’accord Cadre Resah

    Le Réseau des acheteurs hospitaliers (Resah) a annoncé dans un communiqué publié le 25 octobre 2018 qu’il venait d’attribuer un accord-cadre national d’une durée de 4 ans portant sur une solution logicielle de gestion de remplacement du personnel développée par la start-up française Whoog. L’objectif est ainsi « d’appuyer les établissements de santé et médico-sociaux dans la gestion de l’absentéisme pouvant mettre en péril la continuité des soins », précise le groupement d’intérêt public.

    L’outil proposé par Whoog, personnalisable, permet de gérer et de mobiliser rapidement le réseau de remplaçants volontaires de la société afin de pallier les problèmes liés à l’absentéisme. Il gère actuellement plus de 3 000 missions par jours sur tous les types de métiers (médecins, soignants, personnels techniques), indique le Resah.

    Par ailleurs, le Réseau des acheteurs hospitaliers a également annoncé quelques jours plus tôt la signature de cinq autres accords-cadres d’une durée de quatre ans relatifs aux « matériels d’infrastructures informatiques et prestations associées » dans l’optique d’accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans la mise en place de leur schéma directeur du système d’information (SDSI). Le tout pour un montant global du marché évalué à 75 millions d’euros.

    La solution de Whoog permet :

    aux établissements de santé et médico-sociaux :

    • d’optimiser leur budget en se constituant un réseau de remplaçants et en réduisant le recours aux agences d’intérim ;
    • de faire gagner du temps aux cadres de santé pour qu’ils puissent davantage se consacrer sur leurs activités principales en délégant à Whoog la gestion du recrutement de remplaçants.

    aux personnel de santé (étudiants, vacataires, professionnels de santé, retraités) :

    • de rejoindre une communauté de remplaçants pour effectuer des missions en cohésion avec leurs compétences et leurs disponibilités.

    « Accessible en achat-revente, cette solution vient compléter l’offre du Resah déjà existante visant à accompagner la transformation numérique du secteur de la santé (prise de rendez-vous en ligne, télémédecine, objets connectés, cloud, etc.) », commente le Resah.

    5 autres accords-cadres attribués

    Par ailleurs, le Réseau des acheteurs hospitaliers a annoncé le 16 octobre 2018 avoir attribué 5 nouveaux accords-cadres d’une durée de quatre ans relatifs aux « matériels d’infrastructures informatiques et prestations associées » dans l’optique d’accompagner les groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans la mise en place de leur schéma directeur du système d’information (SDSI).

    Un accord-cadre sur une offre pour l’obtention d’une certification HDS

    Qualifié d’ »inédit en central d’achat », le premier accord-cadre national porte sur une offre de service complète (audit, déploiement d’infrastructures, formations sur le matériel informatique) pour aider les établissements de santé à obtenir la certification leur permettant d’héberger des données de santé à caractère personnel (HDS).

    Les titulaires de cet accord-cadre sont les sociétés françaises Atos et Axians, qui aideront les établissements à réussir les audits et les essais soumis par l’organisme en charge de délivrer la certification.

    L’agrément HDS, dont la procédure était assurée par le Comité d’agrément des hébergeurs (CAH), a été remplacé par un certificat délivré par un organisme certificateur accrédité par le Comité français d’accréditation (Cofrac), en application de la loi de santé du 26 janvier 2016. Cette certification s’applique, entre autres, aux établissement de santé hébergeant des données pour le compte d’autres établissements, dans le cadre d’un GHT par exemple.

    Trois accords-cadres sur l’acquisition de matériels informatiques

    Trois autres accords-cadres portant sur l’acquisition de matériels informatiques ont été attribués par le Resah.

    • L’offre « Serveur X86 » a été attribuée à la société nantaise DSMI SC-DAM pour l’acquisition de serveurs du constructeur Dell EMC.
    • L’offre « Stockage et sauvegarde » a été attribuée à la société CFI Groupe, basée à Saint-Denis. Elle concerne l’acquisition de baies de stockage SAN, NAS et hyper-convergées de plusieurs constructeurs (Dell EMC, Huawei, IBM, Netapp, Hitachi et Syneto).
    • L’offre « Réseau » a été attribuée au fournisseur francilien de services d’ingénierie et de solutions cloud Lafi, du groupe Also, qui utilise du matériel Cisco et Huawei. Elle porte sur l’achat de châssis pour cœur de réseau et de matériel d’urbanisation et de sécurisation des données.

    Un cinquième accord-cadre pour l’installation ponctuelle de matériel

    Un cinquième accord-cadre a été attribué par le Resah à la société française Bull-Atos pour que les établissements de santé puissent commander des prestations de services nécessaires à la réalisation d’installation ponctuelle de matériels tels que des serveurs, des baies de stockage ou des éléments de réseau.

    Ces accords s’ajoutent aux offres d’achat mutualisé déjà ouvertes par le Resah pour le système informatique des groupements hospitaliers de territoire portant sur « la fourniture, l’installation, l’exploitation et la maintenance d’infrastructures de téléphonie et services connexes » (Spie et Orange Business Services) et les « services de télécommunications et prestations associées » (Orange Healthcare).

  • PARC

    plateforme d’aide à la recherche clinique null

  • L’appel à projets « Silver Economie » de la Nouvelle-Aquitaine vise à stimuler les innovations

    La région Nouvelle-Aquitaine a lancé le 19 octobre 2018 un appel à projets intitulé « Silver Economie 2018/2019 ».

    Il s’inscrit dans la feuille de route de la région dans le domaine de la silver économie et correspond plus particulièrement à deux axes prioritaires de celle-ci :
    • l’émergence de projets innovants issus d’une approche bottom-up partant des besoins des usagers ;
    • la valorisation des métiers par une approche privilégiant le développement d’un emploi qualifié afin de mieux prendre en charge les usagers, d’améliorer les conditions de travail des salariés et de rendre attractif les métiers des services à la personne.

    Les objectifs principaux de l’appel à projets consistent dans l’introduction d’innovations technologiques et organisationnelles dans la silver économie ainsi que dans la pérennisation de l’emploi et la structuration des métiers.

    Les dossiers de candidature peuvent être déposés jusqu’au 31 décembre 2018.

    Le règlement complet est disponible via ce lien.

    Le dossier de candidature est à télécharger via ce lien.

    Objectifs

    • Stimuler les innovations technologiques et organisationnelles du secteur qui répondent aux besoins des usagers, encourager les innovations qui facilitent l’autonomie, le lien social et participent à rompre l’isolement des personnes fragiles ;
    • Aider au maintien dans l’emploi des professionnels de l’aide à domicile en encourageant les initiatives en faveur de la formation professionnelle, de la structuration de la profession et de la valorisation des métiers.  

    Bénéficiaires

    • Associations
    • Entreprises 
    • EPCI et autres établissements publics 
    • Organisations syndicales, professionnelles 
    • Collectifs d’usagers dotés de la personnalité morale 
    • Ehpad.

    Critères d’éligibilité

    Les projets retenus doivent permettre de : 

    • mettre en œuvre des actions collectives dans la réalisation des projets ;
    • développer une approche globale de la silver économie ;
    • engager des démarches sur le moyen ou le long terme pour dépasser les actions ponctuelles.

    Voici les critères auxquels une attention particulière sera accordée :

    • caractère innovant du projet ;
    • l’implication des usagers dans le projet ;
    • l’inscription du projet dans une démarche éthique et sociale ;
    • le potentiel de marché, le modèle économique moyen et à long terme ;
    • la capacité de déploiement du projet ;
    • les projets partenariaux et l’implication de plusieurs acteurs.

    La Région a fait savoir qu’elle veillerait à une répartition homogène des projets sur le territoire régional.

    Contact

    En cas de questions, un formulaire de contact est disponible sur cette page.

    Pour les renseignements et conseils à propos de la soumission de la candidature, contactez :

    Le pôle « développement économique et environnemental »

    Service santé/silver économie – Site de Limoges

    Nadège Dubernard-Nègre : 05 87 21 20 15 ; nadege.dubernard-negre@nouvelle-aquitaine.fr

    Catherine Manus : 05 55 45 00 82 ; catherine-manus@nouvelle-aquitaine.f

    Modalités de soumission

    Le dossier de candidature complet doit être envoyé par courrier à l’attention du président du Conseil régional et par voie numérique à l’adresse suivante : contactaapsilver@nouvelle-aquitaine.fr.

  • Tech.Gouv, nouveau collectif numérique sous l’égide de H. Verdier, ambassadeur numérique de l’État

    Parallèlement à la nomination d’Henri Verdier au poste de directeur du numérique de l’État et de l’ambassadeur pour le numérique, Bercy a annoncé le 24 octobre 2018 le lancement de Tech.Gouv, une entité fédérant l’ensemble des directeurs du numérique de chaque ministère et leurs équipes.

    Dans un communiqué conjoint, le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère de l’Action et des Comptes publics ont également révélé la nomination de Côme Berbain au poste de directeur des technologies numériques de l’État rattaché au DINSIC (Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication). Il était précédemment conseiller au cabinet de Mounir Mahjoubi.

    Les deux nouveaux  directeurs du numérique et leurs équipes porteront un mouvement fédérateur ayant  pour vocation de rassembler et de démultiplier les actions de transformation des entreprises par les différents agents Tech.gouv. Il s’agit du premier réseau social qui réunit les forces numériques de l’État et qui dispose d’une plateforme pour diffuser ses initiatives et créer des émules.

    Tech.Gouv réunit les équipes dédiées au numérique de tous les ministères et dispose d’une plateforme

    Tech.Gouv se veut un lieu qui révèle, fédère et anime les nombreux talents numériques dans la sphère publique. Ces talents vont travailler ensemble afin de diffuser une même culture, celle d’une technologie qui a pour but d’améliorer la vie des citoyens et qui permet de répondre au plus près à leurs besoins.

    Ce collectif de transformateurs et d’innovateurs pour l’intérêt général partagera sur la plateforme Tech.Gouv ses avancées pour faire avancer les autres.

    Il sera ouvert pour accompagner, orienter et appuyer toutes les démarches innovantes où qu’elles soient. Il aura pour vocation de diffuser la culture du numérique dans tous les ministères, les administrations et les collectivités.

    Objectifs de Tech.Gouv

    Tech.Gouv va essaimer l’innovation et poursuivre à grande échelle les « projets transformateurs », qui ont pour objectifs :

    • de simplifier l’accès au service public, avec :
      • une « identité numérique publique unique » pour se connecter avec un seul identifiant à l’ensemble des services publics ;
      • des démarches 100 % dématérialisées et simplifiées ;
      • zéro justificatif, grâce à une meilleure communication entre les différents services de l’État ;
    • de diffuser la culture de l’agilité et de l’innovation :
      • en multipliant les projets de start-ups d’État, des équipes agiles pour trouver des solutions concrètes qui améliorent le quotidien des citoyens ;
      • en faisant grandir les promotions d’entrepreneurs d’intérêt général, des recrutements extérieurs qui apportent des expertises nouvelles dans l’État ;
      • en accélérant l’ouverture des données et en les structurant pour en tirer de nouveaux services ;
    • de faire naître l’État numérique de demain :
      • en portant l’intelligence artificielle au cœur des services publics ;
      • en construisant des socles technologiques performants, dont une infrastructure d’État pensée comme une plateforme d’échange entre les administrations, ou encore le cloud de l’État ;
      • en faisant de la protection et de la sécurisation des données personnelles une priorité absolue ;
      • en formant les agents des services publics dans la transformation de leur métier et en les outillant pour qu’ils accompagnent et aident mieux les citoyens.

    Missions du nouvel ambassadeur du numérique

    Précédemment directeur de la DINSIC, Henri Verdier incarnera à l’international la vision du numérique à la française qui donne autant de place à la technologie qu’à l’éthique.

    Il sera notamment le porte-parole des travaux menés dans le cadre des états généraux pour les régulations numériques, qui visent à poser des conditions nationales, européennes et internationales pour un numérique responsable sur les plans économique, social et sociétal.

  • Ping An Good Doctor lance son outil d’IA « Smart Listening Diagnosis » pour la médecine traditionnelle

    Ping An Good Doctor a annoncé le 23 octobre 2018 le lancement en ligne de son dispositif Smart Listening Diagnosis, le premier système de diagnostic basé sur l’analyse d’enregistrements sonores via intelligence artificielle (IA) spécialement conçu pour la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

    Cette nouvelle technologie s’inscrit dans le cadre du projet Modern Physician Hua Tuo, un plan lancé en 2017 par Good Doctor qui vise à adapter à la MTC les technologies de l’IA, dont le développement est actuellement centré sur la médecine occidentale.

    Smart Listening Diagnosis associe ainsi l’intelligence artificielle médicale aux méthodes de diagnostic appliquées en médecine traditionnelle, soit l’observation, l’écoute de la respiration, le fait de poser des questions aux patients sur leurs symptômes et la prise du pouls.
    En recueillant rapidement des enregistrements audio des patients et en effectuant une analyse de ces données basées sur IA, l’outil est capable d’identifier avec précision le profil des patients selon la MTC.

    Des enregistrements audio issus des données de 228 millions d’utilisateurs

    Ping An Good Doctor a pu recueillir un nombre important d’échantillons audio grâce à la collecte de données provenant de ses 228 millions d’utilisateurs enregistrés.

    Un système en développement continu

    Ces échantillons ont été identifiés et annotées manuellement par des médecins pratiquant la médecine traditionnelle chinoise (MTC) à travers le pays avant d’être envoyés au système d’apprentissage basé sur intelligence artificielle (IA) élaboré par l’entreprise.

    Après des recherches et un développement continus, le système Smart Listening Diagnosis a atteint un niveau de précision très important.

    Modern Physician Hua Tuo : une offre de solutions centrées sur l’IA et la MTC

    Depuis quelques années, la MTC connaît un regain d’intérêt. En septembre 2018, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a inclus pour la première fois la médecine traditionnelle chinoise dans son compendium médical d’influence mondiale. La MTC devrait être ainsi promue dans plus de 100 pays à travers le monde dans les années à venir.

    Moderniser la médecine traditionnelle chinoise

    Actuellement, l’intégration de l’IA dans le secteur des soins est principalement concentrée dans le domaine de la médecine occidentale mais peu d’avancées sont observées dans celui de la MTC.

    Afin de pallier ce manque, Ping An Good Doctor a lancé le plan Modern Physician Hua Tuo, Hua Tuo étant un célèbre médecin chinois de l’époque de la dynastie Han). S’inscrivant dans ce cadre, le dispositif Smart Listening Diagnosis vient ainsi compléter l’offre « IA + MTC » proposée par l’entreprise, dans laquelle on retrouve :

    • Smart Tongue Observation : peut identifier la couleur de la langue et son revêtement en analysant une photo de la langue de l’utilisateur ;
    • Smar Consultation : établit un dossier médical structuré pour le patient après des interactions simples et rapides entre l’utilisateur et l’ordinateur ;
    • Smart Pulse-taking : collecte les données relatives aux pouls du patient via des dispositifs médicaux connectés.

    Le système d’IA analyse les données intégrées via l’ensemble de ces dispositifs puis les transfère directement sur le lieu de travail du médecin. Il propose également une prescription de médicaments au cas où le patient souhaite recourir aux méthodes de soin modernes.

  • SEBI

    Securities and Exchange Board of Indianull

  • Plan pour un égal accès aux soins : 6 axes promouvant les pratiques innovantes dont la télémédecine

    Afin de nourrir la mise en œuvre du Plan pour un égal accès aux soins, les trois délégués nationaux à l’accès aux soins ont rendu leur rapport le 15 octobre 2018 à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Elisabeth Doineau, Thomas Mesnier et Sophie Augros ont ainsi émis des préconisations autour de 6 axes :
    • déployer la télémédecine ;
    • soutenir les nouveaux modes d’exercice ;
    • développer l’exercice coordonné ;
    • simplifier l’exercice libéral et libérer du temps médical ;
    • favoriser les délégations et coopérations interprofessionnelles ;
    • encourager les stages ambulatoires et accompagner les projets d’installation.

    Une richesse d’initiatives inscrites dans les territoires

    À l’issue d’auditions et de déplacements sur le terrain, les trois délégués nationaux à l’accès aux soins désignés par Agnès Buzyn en octobre 2017, Elisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, Thomas Mesnier, député de Charente, et Sophie Augros, médecin généraliste, ont fait remonter les expériences réussies de chaque territoire et ont pointé les difficultés et les freins rencontrés sur le terrain.

    Ils ont notamment constaté que c’est au sein des territoires fragiles qu’émergent les soins de proximité de demain. Cela s’explique par le fait que les acteurs faisant face à des difficultés font preuve d’inventivité et sont à l’origine de pratiques innovantes. Ces dernières sont souvent le fruit d’un partenariat de qualité entre les agences régionales de santé, les élus locaux et les professionnels de santé.

    Ils soulignent par ailleurs que ces acteurs ont besoin d’être accompagnés pour que leurs démarches se pérennisent.

    Les 6 axes d’amélioration de l’accès aux soins

    Déployer la télémédecine

    La télémédecine permet de réaliser des consultations (téléconsultations) ou d’établir des avis médicaux (télé-expertises) plus facilement dans les zones isolées et, ainsi, d’optimiser les prises en charge spécialisées.

    Les délégués remontent néanmoins des points de vigilance pour le déploiement de la télémédecine au sein des territoires :

    • ces projets doivent être cohérents avec l’organisation territoriale des soins ;
    • des politiques de formation et d’information doivent être mises en place, car l’appropriation de ces nouvelles technologies par les médecins libéraux et par les patients eux-mêmes reste un défi ;
    • les autres professionnels de santé (infirmières, kinés, pharmaciens) doivent pouvoir accompagner les téléconsultations et recourir à la télé-expertise.

    Développer l’exercice coordonné

    L’exercice coordonné favorise l’attractivité de l’exercice ambulatoire ainsi que la qualité des soins et il constitue un point d’appui pour conduire des projets de santé à l’échelle de chaque territoire.

    Il faut faire émerger de nouveaux métiers – tels que les coordinateurs – pour administrer ces structures, sous l’autorité des professionnels de santé concernés, comme les coordinateurs.

    Par ailleurs, il est nécessaire de pouvoir garantir dans le futur une continuité dans le soutien public, de la lettre d’intention jusqu’à l’exercice quotidien de la structure. Pour cela, le soutien des pouvoirs publics (agences régionales de santé, assurance maladie) aux porteurs de projet d’exercice coordonné doit être revu car il est aujourd’hui financé par phase, donc haché et discontinu.

    Simplifier l’exercice libéral et libérer du temps médical

    Afin de garantir que les consultations présentent une véritable plus-value médicale, les délégués appellent à des actions visant à permettre aux patients de mieux se repérer dans le système de soins et de résoudre par eux-mêmes les problèmes de santé les plus courants. Des actions jugées prometteuses et qui gagneraient à se développer.

    Des territoires fragiles ont fait émerger de nouvelles formes de soins de proximité et de nouvelles manières d’exercer la médecine : de façon mixte, mobile, en équipe, en coopération avec d’autres professionnels de santé, en prenant en charge collectivement la santé de la population d’un territoire – et non plus de sa seule patientèle -, en s’appuyant sur les outils numériques, en gérant des entreprises complexes comme le sont devenues les structures d’exercice coordonné.

    Pour accompagner ces changements profonds, les rapporteurs suggèrent de mettre en place une formation initiale ou continue, l’invention de nouveaux métiers, ou l’accompagnement par l’assurance maladie et par les agences régionales de santé.

    Soutenir les nouveaux modes d’exercice

    Dans les territoires fragiles émergent de nouvelles formes d’exercices reposant sur la mobilité des professionnels de santé, installés dans une zone attractive mais susceptibles d’assurer une présence à temps partiel en zone sous-dense.

    Cette activité « décentralisée » peut prendre plusieurs formes : cabinets secondaires des médecins libéraux, consultations avancées, antennes d’un centre de santé ou encore médecine itinérante.

    Pour garantir la réussite et la pérennisation de ces nouveaux modes, les rapporteurs préconisent les solutions suivantes :

    • pour ne pas être préjudiciable au parcours de soin, ces nouvelles formes de présence médicale à temps non complet devrait s’inscrire dans le cadre de CPTS avec plusieurs médecins généralistes disponibles qui pourraient être attitrés à un même patient;
    •  de résoudre rapidement les freins de nature fiscale (CFE notamment) et technique (répertoire Adeli) auxquels se heurte l’exercice mobile ;
    • la nécessité de reconnaître et de valoriser, y compris financièrement, les établissements de santé qui s’impliquent dans des projets d’accès aux soins sur leur territoire (centre ambulatoire, médecine itinérante, télémédecine, etc.).

    Favoriser les délégations et coopérations interprofessionnelles

    À mesure que le temps médical se raréfie, il faut s’appuyer d’avantage sur d’autres professionnels de santé (pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, etc.) plus nombreux et de mieux en mieux formés.

    Encourager les stages ambulatoires et accompagner les projets d’installation

    Selon les délégués, les stages ambulatoires sont un levier essentiel pour faire découvrir les réalités des territoires fragiles. Pour qu’ils soient les plus bénéfiques possibles, il est préconisé :

    • d’offrir aux étudiants de bonnes conditions matérielles (logement et/ou défraiement), et ce dès les stages d’externat ;
    • de garantir la qualité de l’encadrement, ce qui implique de mieux prendre en compte les retours d’expérience des stagiaires dans l’agrément des maîtres de stage ;
    • d’organiser des politiques d’accueil des étudiants dans ces territoires, notamment par la rencontre avec le réseau des professionnels de santé du territoire.
  • La société BlueSky Capital (US) investit dans la plateforme de téléconsultation indienne Medimetry

    Medimetry, une start-up indienne qui propose une plateforme de télémédecine, a levé fin octobre 2018 un montant non divulgué dans le cadre d’un tour de table mené par l’entreprise américaine BlueSky Capital Management et deux investisseurs individuels dont le nom n’a pas été révélé.

    La jeune société, qui est exploitée par l’entreprise locale Arisun Internet Services, utilisera cette somme pour la commercialisation et la mise à niveau de son application de gestion des maladies, a indiqué son cofondateur et P.-D.G. Krishan Tyagi.

    La société a débuté ses activités en proposant un service en ligne de consultation mettant en relation les médecins et les patients en temps réel. Elle construit actuellement une plateforme numérique pour la gestion des maladies chroniques.

    1 500 médecins répertoriés, 100 000 utilisateurs

    La plateforme de Medimetry est actuellement opérationnelle à Dehli-NCR, la région de la capitale Dehli, et compte 1 500 médecins ayant une expertise dans plus de 18 domaines tels que la médecine générale, la pédiatrie, la gynécologie, la dermatologie, la cardiologie, l’oncologie, la sexologie, la psychiatrie et la psychologie.

    40 % des patients utilisant la plateforme proviennent d’une zone rurale

    Depuis sa création en 2016 par le couple Krishan Tyagi et Bhawana Tyagi, l’outil aurait été utilisé par plus de 100 000 personnes jusqu’à présent, dont environ 40 % vivant en zones rurales.

  • EPCI

    établissement public de coopération intercommunalenull

  • L’IA pour aider à prédire le parcours de soins d’un patient (Mines Saint-Étienne)

    Dans un communiqué du 16 octobre 2018, des chercheurs des Mines Saint-Étienne annoncent pouvoir décrire les parcours de soins types de patients atteints d’une pathologie donnée, en utilisant les outils de process mining*.

    Grâce à ces modèles, ils peuvent aider les praticiens à anticiper les prochaines étapes de traitement ou les évolutions d’une maladie.

    Les médecins pourront un jour anticiper les évolutions de la maladie d’un patient

    L’équipe du professeur Vincent Augusto des Mines de Saint-Etienne a pour objectif de définir une trajectoire de soins pour un patient atteint d’une pathologie donnée. À partir d’un historique de soins du patient, l’équipe a pour objectif de prédire les prochaines étapes qui l’attendent. 

    L’anticipation des évolutions d’une maladie en vue de limiter les risques

    Dans le cas des personnes diabétiques, il s’agit de détecter le plus tôt possible des signaux faibles précurseurs de complications, sur la base d’un historique de prise en charge sur plusieurs années afin de le comparer à celui d’autres patients diabétiques.

    Cette analyse permet par exemple de déterminer le risque du patient de développer une insuffisance rénale ou de nécessiter une amputation liée au diabète.

    Les donnes médico-administratives du SNDS mises à contribution

    Pour prédire ces évolutions, les chercheurs ne s’appuient pas sur des données médicales personnelles du patient telles les radiographies ou les analyses biologiques. Ils utilisent les données médico-administratives du système national des données de santé (SNDS) : 

    • depuis 2006, la tarification à l’activité a modifié le financement des établissements de santé ;
    • parallèlement, une grande base de données a été créée afin d’offrir aux hôpitaux les informations nécessaires au remboursement des soins ;
    • cette base de données rassemble des informations sur le séjour d’un patient : âge, sexe, prise en charge, diagnostic principal, pathologies associées.

    Une modélisation des parcours sous forme de graphique

    Des algorithmes se chargent d’analyser ces grandes quantités de données des patients par critères de similarités.

    Ainsi, des catégories de parcours de soin peuvent être établies, rassemblant chacune plusieurs milliers de parcours semblables entre patients similaires et complications identiques. 

    Le parcours typique d’un patient pour une catégorie donnée est modélisé sous forme de graphe. Il pourra alors être utilisé comme référence pour savoir si un patient en début de pathologie présente des étapes semblables, et ainsi déterminer les probabilités qu’il a d’appartenir à cette catégorie.

    Les chercheurs ont mis au point des graphes longitudinaux

    Voici les caractéristiques de ces graphes :

    • chaque étape de soin représente un point du graphe lu de manière chronologique ;
    • les praticiens peuvent lire le graphe et repérer où se situe le patient dans la succession d’étapes au sein de son parcours ; 
    • la difficulté de ce type de représentation des données réside dans son exhaustivité en rentrant une seule ligne pour tout le parcours du patient ;
    • l’équipe a choisi d’utiliser la technique du process mining, un outil de fouille des données et d’extraction de connaissance.

    Exemple : un graphique représentant le parcours de soins de patients suivis sur 8 ans suite à l’implantation d’un défibrillateur cardiaque

    Le graphique qui porte sur l’implantation d’un défibrillateur cardiaque chez des patients suivis pendant huit ans a permis de révéler les statistiques suivantes :

    • En amont de l’implantation, de 2006 à 2008 :
      • 51 % des patients avaient été hospitalisés pour une défaillance cardiaque en moyenne 5 mois avant l’implantation;
      • 73 % des patients avaient été hospitalisés au moins une fois pendant les six mois précédents l’implantation ;
      • 11 % des patients n’avaient pas connu d’incident pendant les deux ans précédents l’implantation. 
    • En aval de l’implantation, de 2008 à 2013 : 
      • 8 % des patients ont connu des complications liées à leurs défibrillateurs ;
      • 50 % des patients ont été hospitalisés pour une défaillance cardiaque dans les 8 mois qui suivaient l’implantation ;
      • 28 % ont été réadmis pour un ajustement de leur appareillage environ deux ans et deux mois après l’implantation ; 
      • 29 % sont décédés à l’hôpital dans les six mois suivants l’implantation.

    Le projet s’inscrit dans les objectifs fixés par le rapport du groupe de travail « France IA » piloté par le député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne Cédric Villani. Le groupe de travail préconise de faciliter l’expérimentation de l’intelligence artificielles pour les applications en santé et d’encourager les politiques d’ouverture d’accès aux données de santé.