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  • L’URPS infirmiers Occitanie déploie la plateforme Inzee.care à la clinique Saint-Pierre – Perpignan

    L’Union régionale des professionnels de santé (URPS) infirmiers d’Occitanie a annoncé début octobre 2018 l’introduction de l’outil Inzee.care au service d’un parcours patient plus fluide et d’un retour au domicile sécurisé à la clinique Saint-Pierre de Perpignan.

    Inzee.care est une plateforme de mise en relation entre les établissements de santé et les infirmiers libéraux. L’objectif est de faciliter le parcours de santé des patients pour leur retour à domicile.

    L’URPS infirmiers d’Occitanie, qui se positionne comme un acteur engagé dans l‘amélioration du parcours patient, procède au déploiement de cette solution web dédiée et la clinique Saint-Pierre est l’un des premiers établissements à en bénéficier.

    Si l’expérience s’avère concluante, la plateforme pourra être déployée dans les 4 autres établissements de la clinique au sein du département des Pyrénées-Orientales (66).

    Un gain de temps et un retour au domicile de qualité

    Pascal Delubac, directeur de la clinique Saint-Pierre et président de la FHP Occitanie justifie par trois avantages sa volonté d’introduire cette plateforme dans son établissement : « La simplicité de l’utilisation. La garantie d’un retour rapide. Le pas en avant que cela représente dans la modernisation de la prise en charge et, plus globalement, dans la télémédecine ».

    En pratique

    La clinique Saint-Pierre, établissement de santé utilisateur, saisit depuis l’interface d’Inzee.care une demande de soins en renseignant le type de soins attendu, le lieu d’intervention et l’horaire.

    La plateforme, dotée d’un algorithme, va effectuer une recherche dans les offres de soins proposées par les professionnels libéraux en tentant de faire concorder de la meilleure façon possible les demandes de soins et les disponibilités des professionnels. L’utilisateur sélectionne les professionnels qu’il souhaite mobiliser et ces derniers reçoivent une alerte en temps réel par SMS.

    Les bénéfices pour les établissements

    Les principaux bénéfices principaux d’Inzee.care mis en avant Pascal Delubac sont :

    • le portage de la solution par des professionnels de santé, qui est le fruit d’une démarche au service du patient et non purement lucrative ;
    • l’allègement du travail des responsables de services dans le cadre de la prise en charge des sorties d’hospitalisation ;
    • la garantie d’un retour rapide des patients à domicile ;
    • l’optimisation de la couverture du territoire ;
    • la possibilité d’échanger directement avec les infirmiers libéraux ;
    • une communication ouverte et transparente avec les professionnels libéraux avec qui l’établissement communique « trop peu » et échange trop peu. Inzee.care peut contribuer « à lever des tabous et à amener vers encore plus de transparence », avance le directeur de la clinique perpignanaise.

    Modèle économique

    La solution Inzee.care a été créée par 2 infirmiers libéraux, réunis au sein de la start-up Idelyo, et est financée par l’URPS d’Occitanie. Son utilisation par l’ensemble des acteurs impliqués – établissements, patients et infirmiers libéraux – est gratuite.

    La plateforme revendique des milliers d’infirmiers diplômés d’État inscrits à travers la France. Elle comptabilise près de trente hôpitaux ou cliniques qui réalisent actuellement leurs demandes de soins par son biais.

     

  • Étude : un programme web favorise la planification des directives anticipées de fin de vie (JAMA)

    Un site web convivial dédié au concept d’ »advance care planning » a permis à des personnes âgées de s’impliquer dans la planification de leurs soins et de se familiariser avec les directives anticipées de fin de vie, révèle une étude* menée par des chercheurs américains de l’université de Californie publiés le 29 octobre 2018 dans la Jama Internal Medicine. L’outil numérique a amélioré la littératie des participants, sans aucune intervention d’un clinicien, rapportent les auteurs des travaux.

    Internet pour faciliter la planification anticipée des soins 

    Le concept d’ »advance care planning » (ACP), que l’on peut traduire par « planification anticipée des soins », très en vogue aux Etats-Unis, consiste à recueillir les souhaits des patients concernant leurs soins futurs et notamment de fin de vie.

    Cette procédure a démontré qu’elle améliorait la satisfaction des patients ; elle est donc remboursée et fait partie des critères de qualité des établissements de soins. Cependant, une majorité de patients âgés souffrant de plusieurs pathologies chroniques ne bénéficient pas encore d’ACP. C’est particulièrement le cas des minorités et des malades peu informés ou encore ceux maîtrisant mal l’anglais. La mise en place de programmes d’ACP bute sur plusieurs obstacles : le manque de temps des professionnels ainsi que la complexité juridique des directives anticipées, des points de vue divergents sur l’autonomie et la prise de décision…

    Un programme interactif pour améliorer la littératie en santé

    Pour surmonter ces obstacles et combler ce manque de littératie, des chercheurs américains ont développé un programme en ligne interactif en anglais et en espagnol intitulé « PREPARE For Your Care« , qui prépare les malades à une prise de décision médicale complexe.

    Pour concevoir le programme, les chercheurs de l’université de Californie se sont appuyés sur « des théories sociales de changement cognitif et comportemental qui modèlent la manière de s’engager dans les ACP par le biais de reportages vidéo ; des récits et des témoignages basés sur des scénarios réels pour atténuer les barrières culturelles ; la vidéo, l’audio et le sous-titrage en 2 langues pour atténuer les obstacles en littératie et [sur] des encouragements à inclure la famille et les proches. »

    Afin d’évaluer la pertinence de cet outil en ligne, les chercheurs ont mené une étude randomisée comparant l’appropriation de ces connaissances par le site internet et via une documentation traditionnelle sur les directives anticipées de fin de vie.

    Les patients inclus dans l’étude avaient 55 ans et plus et au moins une maladie chronique. Ceux inclus dans le groupe PREPARE répondaient en ligne à des questions interactives qui généraient un résumé de leurs souhaits. Ils ont aussi été invités à examiner les directives anticipées de fin de vie pendant 5 à 15 minutes.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 29 octobre dans la Jama Internal Medicine.

    Résultats

    • 30 % des patients éligibles ont refusé de participer. Ils étaient souvent plus âgés que la moyenne.
    • Parmi les participants, 39,7 % avaient une littératie en santé limitée.
    • 27,3 % avaient eu une documentation sur la « planification anticipée des soins ».
    • 15 mois après le début de l’expérience, l’accès au site internet avait amélioré la documentation des patients relative à la planification préalable des soins : pour 43 % des patients contre 32 % des personnes du groupe contrôle.
    • 98 % ont déclaré se sentir plus impliqués contre 89 % dans le groupe contrôle.
    • Le site internet était qualifié plus « aidant » que les directives seules par les patients parlant anglais et espagnol.

    Des vidéos comblent le manque de personnel

    « Ces résultats sont importants car, historiquement, des études ont démontré un engagement limité des adultes âgés hispanophones à revenu faible, ainsi qu’une pénurie de matériels adaptés en termes d’alphabétisation, culturel et linguistique, » ont déclaré les auteurs de l’étude

    La co-création de cet outil digital ainsi que le recours à des récits, à des témoignages et à des histoires vidéo expliquent l’amélioration des résultats. Dans des études antérieures, l’utilisation de cliniciens ou d’animateurs formés à la « planification anticipée des soins » a montré des améliorations de l’ordre de 50 %.

    Cependant, de nombreux organismes de soins, en particulier publics, ne disposent pas de ressources humaines dédiés et formés. Cette étude démontre qu’un site internet convivial avec des documents relatifs aux directives anticipés faciles à lire permet à de nombreux patients de s’engager en toute autonomie dans un tel processus. Et donc d’améliorer la littératie en santé.

    Les directives anticipées de fin de vie méconnues en France

    En France, les droits des patients sur les soins en fin de vie sont également très mal connus. La ministre de la Santé Agnés Buzyn a déclaré le 21 octobre sur RTL : « S’il vous plaît, allez remplir vos directives anticipées. Qu’est-ce que vous voulez si un jour vous êtes dans le coma, que vous êtes très malade ? Est-ce que vous voulez qu’on abrège vos souffrances ou pas ? La loi n’est pas appliquée. Les Français ne connaissent pas les directives anticipées. C’est important. »

    Le centre national des soins palliatifs et de fin de vie a lancé en octobre 2018 une campagne grand public pour sensibiliser les Français aux directives anticipées. Pour aller plus loin, un groupe de médecins et de soignants, Requiem, a créé un site internet pour répondre à toutes les questions sur les traitements en fin de vie.

  • Les Rencontres Innovation & Galien : le 12 décembre 2018 à Paris

    Les Rencontres Innovation & Galien, portées par The Galien Foundation, le Groupe Profession Santé (Le Quotidien du médecin, Le Quotidien du pharmacien, etc.) et Décision Santé, auront lieu le 12 décembre 2018 à Paris au Salon des arts & métiers, à partir de 16h30.

    À cette occasion sera remis le prix Galien, qui distingue des innovations en santé récentes et à disposition du public ainsi que des travaux de recherche parmi les plus porteurs dans les domaines « travaux de recherche », « médicament », « dispositif médical », « e-santé » et « accompagnement du patient « .

    Les inscriptions à l’événement seront ouvertes prochainement (voir lien ci-contre).

    Programme

    16h30 : accueil des participants, émargement

    17h-18h : talks scientifiques

    Plusieurs chercheurs de renommée internationale vont intervenir sur le thème des maladies rares.

    18h-19h : restitution des travaux du Cercle Galien

    Présentation des travaux annuels du Cercle Galien.

    « Le Cercle Galien soulève (…) les enjeux du succès de l’innovation en santé, identifie ses impacts sur le système de santé et préconise des solutions pour assurer l’organisation la plus propice à l’essor des innovations les plus prometteuses, indique le site officiel de l’événement. Avec un comité d’experts qui regroupe décideurs institutionnels, professionnels de santé, experts, industriels et entrepreneurs, nous analysons la façon dont les organisations peuvent intégrer ces innovations de façon pérenne et efficace pour optimiser les prises en charge. »

    Le Cercle Galien est modéré par Gilles Noussenbaum, médecin et rédacteur en chef de Décision stratégie santé.

    19h-20h : cocktail networking

    20h : dîner de gala

    Révélation des lauréats et cérémonie de remise des prix du Concours de pitch Innovation & Galien et des Prix Galien France 2018.

  • Le syndicat des jeunes MG émet 20 propositions, dont 3 centrées sur le numérique (livre blanc)

    Dans un livre blanc daté du 18 septembre 2018 (en lien ci-contre), le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) met en avant ses 20 propositions pour transformer le système de santé français, quelques semaines après la présentation de la stratégie nationale Ma Santé 2022 par le président de la République.

    Parmi elles, les trois propositions suivantes visent à « accélérer le virage numérique », en positionnant le patient au centre de l’organisation :
    • « donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours » ;
    • « inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation » ;
    • « favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management ».

    3 propositions pour « accélérer le virage numérique »

    CONTEXTE

    Les « Jeunes médecins » « veulent et doivent » s’impliquer dans le déploiement de solutions novatrices intra et extra hospitalière, avance le syndicat.

    Selon les auteurs du livre blanc, le déploiement réussi de la French Tech chez les jeunes médecins passe par plusieurs changements qu’ils synthétisent par les actions suivantes :

    • encourager les doubles cursus dans les secteurs technologiques, comme la bio-informatique et la sciences des données, mais aussi pour l’entreprenariat (MBA) afin de fournir en directeurs médicaux les établissements de soins ambulatoire et de second recours ;
    • initier à l’entreprenariat, « et à l’écosystème de l’innovation en général », de la même manière qu’avec les étudiants ingénieurs ;
    • proposer des terrains de stages dédiés ;
    • établir un transfert de technologies et un statut juridique clairs pour permettre la création de structure type start-up « avec rôle exécutif au cours de la formation initiale et continue ».

    Le SNJMG estime que cette formation dans le domaine du numérique doit s’inscrire dans « un objectif de multidisciplinarité », l’innovation numérique et technologique en santé nécessitant la collaboration de professionnels issus de formation initiales différentes (ingénieurs, développeurs informatiques, commerciaux et médecins).

    « Le rôle des jeunes médecins est central », insiste le syndicat, argumentant que seuls les médecins sont « habilités, aptes et légitimes à traiter » des données de santé concernant des patients et donc « à garantir de leurs utilisations dans l’intérêt des patients ».

    Le SNJMG avance que l’un des principaux freins à l’implication des jeunes médecins dans la révolution numérique en santé est « leur manque total de contact avec l’écosystème French Tech ». Pour pallier ce problème, il recommande de permettre aux étudiants en médecine de suivre quelques cours en commun avec des ingénieurs, et ce très tôt dans leur cursus.

    LES 3 PROPOSITIONS

    1. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »

    2. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »

    3. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »

    Les 20 propositions du SNJMG

    • 1. « Instaurer un processus de recertification labellisé par les Conseils nationaux professionnels (CNP) et l’Université, s’inscrivant dans une logique d’uniformisation européenne. »
    • 2. « Création d’un Compte personnel de formation (CPF) en euros mobilisable simplement via une application mobile comme le prévoit la réforme actuelle pour les salariés des entreprises. Tout en assurant un financement transparent. »
    • 3. « Mieux définir les missions et rôles de chacun et redonner du sens à tous grâce la structuration de l’offre de soins des médecins (70% pour l’ambulatoire de premier recours et 30% pour le second recours). »
    • 4. « Distinguer deux types de structures de second recours, l’une assurée par les acteurs du privé pour les soins de routine et l’autre assurée par le secteur public pour les prises en charges lourdes et complexes. »
    • 5. « Développer largement les structures médico-sociales permettant de désengorger le second recours et fluidifier les prises en charge. »
    • 6. « Créer un statut unique de praticien hospitalier public titulaire permettant d’exercer sur les deux types de second recours public et privé que chaque praticien pourra faire moduler en fonction de son aspiration professionnelle et de ses priorités personnelles et familiales. »
    • 7. « Revoir la gouvernance hospitalière avec la création de directeurs médicaux et renforcer les moyens octroyés aux CME. »
    • 8. « Adapter les modalités de financement à chaque niveau de parcours, ambulatoire de premier recours, second recours et second recours expert. »
    • 9. « Donner accès à l’ensemble des praticiens au secteur 2 dans une vision visant à réinventer la distinction qui existe actuellement entre les deux secteurs tarifaires sans gager l’accessibilité financière de l’accès aux soins par la population. »
    • 10. « Libérer les forces vives et favoriser une installation précoce en exonérant les jeunes installés de la cotisation à la Carmf pendant les cinq premières années tout en leur garantissant la couverture sociale qui est associée. »
    • 11. « Les nouvelles solutions technologiques exploitent ou génèrent les données de santé des patients. Donner aux médecins les moyens de prendre une place active et centrale dans la révolution numérique en cours. »
    • 12. « Inclure dès la deuxième année d’études, des cours en commun avec des cursus ingénieurs, concernant les bases de l’innovation. »
    • 13. « Favoriser et faciliter les double cursus avec des filières non « médicales » : technologiques et management. »
    • 14. « Instaurer un parcours Licence indifférencié avec réalisation de modules optionnels (anatomie, physiologie, etc.) à validation obligatoire pour favoriser une vraie inclusion au sein de l’université, une diversification des profils et une vraie reconnaissance du parcours universitaire si l’étudiant se trouve dans l’impossibilité de rentrer dans un parcours médecine. »
    • 15. « Instaurer un master médecine différencié pour les grandes branches de la médecine et en particulier la médecine ambulatoire de premier recours qui absorbera 70 % des effectifs, avec des options transversales à tous les master pour permettre des passerelles. Chaque master orienté vers une pratique de second recours pourra donner accès à un ou plusieurs DES. »
    • 16. « Passer le DES de Médecine Générale à 4 ans avec possibilité de réaliser une option de 1 an de médecine de ville (ophtalmo, gynéco, pédiatrie, psychiatrie…) avec un exercice exclusivement en ambulatoire. »
    • 17. « Abroger les ordonnances Debré en remplaçant la double appartenance hospitalo-universitaire par une double appartenance Soins et Université. Sortir les UFR de médecine/santé du statut dérogatoire en renforçant leur prérogative sur les postes universitaires. »
    • 18. « Donner accès à l’acquisition de compétences managériales nécessaire indispensable comme prérequis à l’accès de fonctions de directeurs médicaux, chefs de pôles, chefs de service. »
    • 19. « Assurer une meilleure organisation territoriale des soins par la régulation 70 %-30 % (entre le 1er et le second recours). Faciliter pour les soins ambulatoires de premier recours la réalisation d’examens de radiologie et de biologie. Favoriser le transfert de compétences aux infirmières/infirmiers en pratique avancée et autres professionnels de santé. Les « Jeunes médecins » sont opposés à toute mesure coercitive. »
    • 20. « Structurer la démarche de responsabilisation territoriale des professionnels de santé pour en favoriser l’efficacité à travers la création de Directeurs Médicaux de l’offre ambulatoire. »
  • Carmf

    Caisse autonome de retraite des médecins de Francenull

  • Deep Medi lance un logiciel de suivi de HTA grâce à l’IA avec un appareil photo de smartphone

    Deep Medi, une start-up basée en Corée du Sud, se prépare à lancer un logiciel sous la forme d’une application mobile baptisée « S-vital » et basée sur l’intelligence artificielle, qui utilise l’appareil photo d’un smartphone pour mesurer de manière visuelle la pression artérielle d’une personne.

    L’utilisateur doit placer son doigt sur l’objectif de l’appareil photo, le maintenir enfoncé pendant une minute et visualiser son niveau de pression artérielle. L’objectif de l’appareil est ainsi de faciliter le suivi des patients à distance.

    La start-up recueille actuellement des données cliniques de manière indépendante et en partenariat avec deux hôpitaux de Séoul. Elle a également entrepris des démarches pour que son appareil soit reconnu en tant que dispositif médical par les autorités correspondantes, en Corée du Sud mais également aux États-Unis et au sein de l’Union européenne afin de déployer sa technologie sur les principaux marchés internationaux.

    Fonctionnement du logiciel

    Le logiciel de l’application S-vital fonctionne par le biais de l’intelligence artificielle. L’appareil photo du smartphone illumine la peau et mesure les changements d’absorption de la lumière, le teint subissant de légers changements en fonction de la quantité de sang qui circule selon le rythme cardiaque, des différences généralement imperceptibles à l’œil humain.

    L’outil peut capter ces changements et les utiliser pour déduire les niveaux de pression artérielle à l’aide d’algorithmes.

    Une solution qui fonctionne avec des smartphones datant de 2016

    La solution n’a pas besoin d’une caméra de très haute résolution pour fonctionner, a déclaré Lee Kwang-jin, P.-D.G. de la société, des tests internes réalisés par la start-up ayant prouvé la compatibilité de la technologie avec les smartphones fabriqués dès 2016.

    Permettre « à quiconque de prendre des mesures, n’importe où, n’importe quand »

    Les résultats d’analyses traditionnelles de la pression artérielle comportent deux chiffres : l’un correspond à la pression artérielle systolique et l’autre à la pression artérielle diastolique.

    À l’heure actuelle, la société indique que sa solution répond aux exigences de précision en matière de tension artérielle diastolique et cherche à accroître la précision de ses lectures de tension artérielle systolique avant de solliciter auprès des autorités de réglementation de Corée du Sud et de l’étranger une demande pour reconnaître sa technologie en tant que dispositif médical.

    L’idée est de remplacer la méthode conventionnelle de mesure de la pression artérielle nécessitant l’utilisation d’un brassard gonflable, réservée quasi exclusivement aux hôpitaux, peu de personnes possédant de tels tensiomètres à domicile.

    « Notre application changerait cette situation en permettant à quiconque de prendre des mesures, n’importe où, n’importe quand », explique Lee Kwang-jin (source : The Korea Herald).

    Une technologie qui se veut plus précise que les outils déjà présents sur le marché

    Le procédé consistant à utiliser l’objectif de la caméra d’un téléphone pour suivre les signes vitaux n’est pas une nouveauté, divers applications gratuites permettant de surveiller la fréquence cardiaque à l’aide d’un appareil photo.

    Cependant, Deep Medi affirme être la première société à avoir développé avec succès des algorithmes permettant de déduire avec précision la pression artérielle à l’aide d’un appareil photo standard mais aussi à avoir commencé à recueillir des données de ce type à grande échelle.

    Une utilisation pour les médecins et les sociétés pharmaceutiques

    Selon la start-up sud-coréenne, l’application S-vital pourrait être utilisée comme outil de surveillance de la pression artérielle, permettant aux médecins d’utiliser les données enregistrées pour mieux orienter leur diagnostic et suivre de plus près l’état de santé de leurs patients. Elle pourrait aussi servire aux sociétés pharmaceutiques menant des essais cliniques, le développement de nouveaux médicaments nécessitant une surveillance régulière de la pression artérielle.

    Vers une reconnaissance en tant que dispositif médical

    La start-up collecte actuellement des données cliniques de manière indépendante et en partenariat avec l’hôpital Gangnam Severance de l’université Yonsei, basée à Séoul, et l’hôpital Bundang de l’université nationale de Séoul.

    Une commercialisation envisagée sur les principaux marchés étrangers

    Lorsqu’elle aura recueilli suffisamment de données cliniques, la société prévoit de faire approuver son logiciel en tant que dispositif médical par les autorités de réglementation, notamment par le ministère coréen de la Sécurité des aliments et des médicaments et la FDA. Elle envisage également de demander l’obtention du marquage CE pour les dispositifs médicaux.

    Avec ces différentes approbations, elle espère ainsi commercialiser son application sur les principaux marchés étrangers.

    Des négociations avec la compagnie d’assurance Metlife

    En attendant ces différentes validations du point de vue réglementaire, Deep Medi a déjà cédé sous licence l’interface de programmation d’application de son algorithme aux clients intéressés, dont Partron, une entreprise basée à Séoul qui fournit des capteurs et des modules à des sociétés telles que Samsung Electronics.

    La start-up est également en pourparlers avec la compagnie d’assurance américaine Metlife afin de créer des formules d’assurance utilisant les relevés de pression artérielle pouvant être collectés par l’appareil de Deep Medi, a déclaré son P.-D.G.

    Pour attirer plus d’utilisateurs, elle se prépare également à lancer sa solution sous la forme d’une application de bien-être proposant aux utilisateurs des conseils de santé et des données sur le niveau de stress en fonction de la pression artérielle détectée.

  • SimforHealth, un des fondateurs du 1er centre de formation médicale par la RV au Canada

    SimforHealth est devenu partenaire de la Queen’s University canadienne (Ontario) le 16 octobre 2018 afin de l’accompagner dans la construction du premier centre de formation médicale via réalité virtuelle (RV) au Canada. L’entité fera partie intégrante de la faculté des sciences de la santé.

    Elle permettra aux étudiants en médecine et aux résidents d’acquérir de l’expérience en matière de soins aux patients dans un environnement réaliste mais entièrement sécuritaire. Pour le corps professoral, ce centre servira à :
    • étudier l’impact de la RV sur l’apprentissage ;
    • explorer la façon dont la RV peut être utilisée efficacement en médecine ;
    • élaborer un contenu pédagogique pour les futurs classes et programmes d’études.

    Il est prévu que le centre ouvre en janvier 2019.

    Objectif : une formation médicale plus sûre et plus efficace

    Un partenariat tripartite

    SimforHealth a été retenu pour son expertise en réalité virtuelle (RV) et en formation médicale, notamment pour sa plateforme logicielle de RV MedicActiV, que le centre utilisera pour former ses étudiants. La société fournira aux étudiants un simulateur numérique de prise en charge d’un pneumothorax.

    Un autre partenaire est partie prenante du projet. Il s’agit de la société HTC, acteur majeur à échelle internationale de la RV qui propose des outils haut de gamme qui dominent le marché (HTC VIVE et VIVE Pro) et qui est le concepteur de l’un des meilleurs systèmes de casque de RV au monde sur le plan de l’expérience utilisateur par son rendu réaliste.

    Queen’s University souhaite se positionner comme leader de la formation médicale par RV

    Selon le Dr Daniel Howes, directeur du Centre de simulation clinique de la faculté des sciences de la santé de Queen’s University, « la réalité virtuelle nous offre de nouvelles opportunités passionnantes de simuler de manière réaliste un large éventail de situations cliniques. Nous voulons que les apprenants fassent toutes leurs erreurs de débutant dans l’environnement virtuel et non sur de vrais patients ».

    La construction du bâtiment d’environ 750m2 qui accueillera le centre et l’installation d’outils de simulation de réalité virtuelle commenceront cet automne pour que l’entitée soit inaugurée au début de 2019.

    L’université souhaite devenir leader de la formation médicale immersive par simulation car elle y voit l’avenir de la formation.

    Dans un premier temps, les enseignements prodigués au centre de simulation se feront dans le cadre de la formation médicale de premier cycle. À l’avenir, les enseignements du centre seront élargis à toutes les étapes de l’enseignement médical, y compris à la formation postdoctorale spécialisée.

  • PHRMS

    Personal Health Record Management Systemnull

  • Une base de données de santé numérique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020

    Le ministre de la Santé et de la Famille indien, Jagat Prakash Nadda, a déclaré le 25 octobre 2018 que le gouvernement avait pour objectif de mettre en place un système de base de données électronique dans tous les districts de l’Inde d’ici 2020 « afin de réduire le fardeau de la collecte, de l’enregistrement et du stockage de données sur support papier« . L’objectif est de permettre un échange d’informations sur la santé garantissant la confidentialité et la sécurité des données patients.

    Actuellement, le ministère de la Santé utilise trois applications communes dans tout le pays dans les centres de santé et de bien-être visant à réduire les taux de mortalité infantile, juvénile et maternelle (programme nationale Reproductive and Child Health) ainsi que les maladies non transmissibles (MNT) et la tuberculose. »Avec le temps, nous progresserons vers une application interopérable de soins primaires complets« , a assuré le ministre lors de son allocution à l’occasion de la deuxième conférence internationale sur les soins primaires, organisée à Astana, au Kazakhstan.

    Les autres initiatives visant à numériser le système de santé indien

    Le ministre de la Santé indien a indiqué que parmi les autres initiatives numériques en santé en cours figuraient :

    • un système de dossiers de santé électroniques (EHR) interopérables ;
    • un système de gestion des feedback des patients (MeraAspatal) ;
    • un système de gestion des dossiers de santé personnels (PHRMS) ;
    • un numéro d’identification national à la fois pour les structures publiques et pour les structures privées, soit un numérique d’identification unique pour les organisations de santé.

    Vers un système d’information hospitalier unique

    Un système d’information hospitalier est également en train d’être implanté pour l’enregistrement et la saisie numériques des DSE des patients dans les établissements de santé publics.

  • L’UFML-Syndicat condamne l’utilisation des données personnelles des praticiens par Doctolib

    L’Union française pour une médecine libre–Syndicat a lancé une action nommée « Doctolibgate » le 28 octobre 2018 qui vise la start-up Doctolib, proposant une plateforme de prise de rendez-vous en ligne, en épinglant certaines de ses pratiques.

    Les reproches faits à Doctolib portent sur :
    • l’utilisation des données personnelles des médecins faisant partie de l’annuaire établi par l’Ordre national des médecins ;
    • le mélange des genres avec le référencement des professions non réglementées aux côté des praticiens reconnus médicalement e scientifiquement.

    Doctolib a réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Principaux reproches

    Dans une lettre ouverte datée du 9 octobre 2018 signée par le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML-Syndicat, et motivée par l’intervention de Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, que le syndicat avait jugée trop laudative à l’égard de la start-up, l’UFML-Syndicat avait adressé les reproches suivants à la start-up :

    • promotion des professions non réglementées (énergéticiens, magnétiseurs, naturopathes, étiopathes, kinésiologues). Le syndicat reproche à Doctolib de ne pas distinguer sur sa plateforme ces professions des médecins titulaires d’un diplôme de médecine d’État. En cas d’impossibilité de voir leur demande aboutir, les patients désireux de prendre un rendez-vous vous auprès d’un praticien reconnu se voient proposer des rendez-vous alternatifs auprès des personnes pratiquant des professions médicales non réglementées ;
    • le référencement de médecins qui ne font pas partie de la plateforme en utilisant les données de l’annulaire de l’Ordre national des médecins. Ces médecins n’étant pas membres de la plateforme, les demandes qui les concernent sont redirigées vers des praticiens faisant partie de la plateforme. Cette pratique s’apparente pour le syndicat à du « détournement de patientèle et de vente forcée ».

    L’UFML-Syndicat s’adresse aux médecins

    Pour marquer sa désapprobation ferme, l’UFML-Syndicat a lancé un appel aux médecins pour proposer son assistance juridique à destination des : 

    • médecins-clients de Doctolib pour leur proposer une solution alternative d’agenda en ligne ;
    • médecins non clients de Doctolib qui souhaitent contraindre la plateforme à cesser « ses pratiques de parasitisme commercial en profitant de leur notoriété pour rediriger leurs patients vers ses propres médecins » ;
    • médecins-clients de Doctolib qui ne cautionnent pas ces pratiques commerciales et considèrent que la santé est un secteur qui doit être sanctuarisé en accord avec la déontologie qui impose des limites.

    Doctolib volontaire pour revoir certaines pratiques sur la plateforme

    Stanislas Niox-Château, P.-D.G. de Doctolib, a été en contact avec l’UFML-Syndicat et l’a informé avoir entrepris les mesures suivantes :

    • pour éviter toute forme de « détournement de patientèle », Doctolib va cesser ses redirections et afficher un message d’erreur au cas où le praticien n’est pas membre de la plateforme ;
    • Doctolib a adhéré à la demande de l’UFML-Syndicat de séparer l’agenda de l’annuaire ;
    • Doctolib va retirer de la plateforme référencement des praticiens issus des professions non réglementées. L’UFML-Syndicat a proposé son aide à Doctolib pour faire le tri entre les professions médicales et celles qui ne le sont pas.

    L’UFML-Syndicat a réagi en affirmant que l’application de ces mesures sera suivie de près et que dans le cas contraire, elle se réserve le droit de poursuivre ses actions en justice.