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  • NTMA

    National Treasury Management Agency (Agence nationale de gestion de la trésorerie irlandaise)null

  • La banque européenne d’investissement accorde un prêt de 225M€ pour le programme « eHealth » irlandais

    La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé le 12 octobre 2018 par communiqué qu’elle venait d’accorder un prêt de 225 millions d’euros d’une durée de 20 ans pour soutenir le déploiement du programme irlandais d’information et de santé numérique « eHealth ». Ce dernier vise à améliorer la prestation des services de santé, davantage centrés sur le patient, au sein du pays au cours de la prochaine décennie.

    Le déploiement du programme « eHealth » fait partie des recommandations majeures mises en avant dans le rapport national « Sláintecare ». Le document préconise la poursuite d’un soutien à la stratégie de l’Irlande dans le domaine de la santé en ligne, en garantissant entre autres, le financement nécessaire au développement rapide d’un système de dossiers médicaux électroniques (DME) dans le cadre des soins hospitaliers et non hospitaliers.
    La feuille de route sur la numérisation du secteur de la santé irlandais prévoit par ailleurs l’introduction de matricules individuels de santé pour chaque patient et la mise en place d’un système d’archives nationales partagées, accessible à tous les prestataires de soins.

    Le prêt a été signé à Dublin par Andrew McDowell, vice-président de la BEI, et par Conor O’Kelly, directeur général de l’Agence nationale de gestion de la trésorerie (NTMA). Il s’agit du premier projet de santé numérique soutenu par la Banque européenne d’investissement.

    Simon Harris, le ministre de la Santé irlandais, a déclaré (communiqué) : « La contribution majeure de la Banque européenne d’investissement (BEI), confirmée aujourd’hui, marque une étape clé dans la matérialisation des avantages du programme eHealth pour les citoyens de ce pays et dans la création d’un service de santé moderne et axé sur le patient. (…) Le déploiement du programme de santé en ligne, qui était l’une des principales recommandations du rapport « Sláintecare », permettra une reconfiguration des services dans les secteurs des soins hospitaliers, non hospitaliers et de la médecine générale, et offrira la possibilité de proposer un service plus intégré au patient, indépendamment du lieu où il se trouve. »

    « Un système de soins de santé centré sur le patient et numériquement intégré »

    Cet engagement de la BEI fait suite au soutien récemment apporté aux investissements dans le secteur de la santé de l’hôpital national pour enfants, des centres de soins primaires, du Royal College of Surgeons, des universités irlandaises et de la recherche médicale menée par des entreprises irlandaises d’envergure internationale.

    « Notre vision consiste à créer un système de soins de santé centré sur le patient et numériquement intégré ; à mesure que nous progressons vers ce but, nous découvrons de nouveaux avantages, a commenté le professeur Martin Curley, directeur des systèmes d’information auprès de la direction des services de la santé (HSE). Les investissements annoncés ce jour contribueront de manière significative à la réalisation de cette vision. »

    Neuvième prêt de la BEI accordé à l’Agence de gestion de la trésorerie irlandaise

    Le programme de santé numérique irlandais sera mis en œuvre par le ministère de la Santé irlandais, la direction des HSE et le programme « eHealth Ireland ». L’Agence nationale de gestion de la trésorerie (NTMA) représente l’État irlandais dans le cadre de ses emprunts.

    Cet appui de la BEI représente le neuvième prêt de l’institution financière à la NTMA depuis 2012.

    La BEI a prêté plus de 14 Mds € ces 10 dernières années pour des investissements liés à la santé

    Au cours des dix dernières années, la Banque européenne d’investissement a prêté sur l’ensemble de l’Union européenne plus de 14 milliards d’euros en matière d’investissements liés à la santé.

  • Colloque sur la simulation en santé : télémédecine, qualité, évaluation au Mans le 11/12/2018

    L’Agence Régionale de Santé Pays de la Loire organise mardi 11 décembre 2018 au Centre Hospitalier du Mans un colloque sur la simulation en santé.

    La simulation en santé est perçue comme un moyen permettant aux professionnels de santé de développer leurs compétences pour offrir aux patients des soins de qualité. Afin d’encourager cette pratique, l’ARS organise chaque année un colloque régional et labellise des projets. Cette année, le colloque sera articulé autour de trois thématiques principales :
    • simulation et télémédecine ;
    • simulation interprofessionnelle au service de la qualité et de la sécurité ;
    • simulation et évaluation : où en est-on ?

    Il s’agit d’un événement organisé en partenariat avec QualiREL Santé, la Structure régionale d’appui qualité, risque, évaluation des Pays de la Loire, et Cap’Sim – Centre d’apprentissage par la simulation.

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire du fait du nombre de places limité, et se fait via le lien ci-contre.

    Contact : contact@qualirelsante.com 

    Programme

    9h00 Accueil

    9h30 Introduction

    • Jean-Jacques COIPLET, Directeur Général Agence Régional de Santé Pays de la Loire
    • Olivier BOSSARD, Directeur Général Centre Hospitalier Le Mans
    • Dr Véronique DELMAS, Responsable CAp’Sim – Centre d’Apprentissage par la Simulation, CH Le Mans

    Modération de la journée assurée par :

    • Pr Corinne LEJUS – Responsable Universitaire Le SiMu, Université de Nantes
    • Mme TIRAND-MARTIN – Directrice IFSI-IFAS, CH Le Mans / PSSL

    10h00 Simulation et Télémédecine, Pr Ludovic MARTIN, Centre de simulation All’Sims, Angers

    10h30 La simulation inter professionnelle au service de la qualité et de la sécurité, Dr Véronique DELMAS, Responsable Centre de simulation CAp’Sim, Le Mans

    11h00 Simulation et évaluation : où en est-on ? Pr Jean-Claude GRANRY, Responsable Centre de simulation All’Sims, Angers

    11h30 Lancement de la Plateforme de Ressources Simulation en Santé,

    • Mme Soisik VERBORG, Chargée de mission Simulation, QualiREL Santé Pays de la Loire
    • Mme Noémie TERRIEN, Coordonnateur QualiREL Santé Pays de la Loire

    Pause Repas //Visite du CAp’Sim – Centre de Simulation du CH du Mans

    14h00 Présentation des projets labellisés 2017

    15h45 Remise des labels

    16h00 Synthèse et clôture du séminaire

    • Mme Noémie TERRIEN, Coordonnateur QualiREL Santé Pays de la Loire
    • Dr Jean HALLIGON

  • Selon 93 % des médecins, la téléconsultation résoudrait certains problèmes des patients (Hellocare)

    93 % des médecins estiment que la téléconsultation résoudrait certains problèmes de leurs patients, révèle un étude réalisée en juillet 2018 par Hellocare, une société qui propose une plateforme de télémédecine.

    En ce qui concerne le type de problèmes concernés, 96,4 % répondent qu’un tel dispositif permettrait aux patients de limiter leurs déplacements, 85, 7 % de réduire le délai avant une consultation, la même proportion cite une baisse du renoncement aux soins, enfin, 60,7 % pensent que l’un des avantages des consultations à distance est la diminution du temps passé en salle d’attente.

    Cette enquête, présentée sous la forme d’une infographie diffusée le 5 novembre 2018, est un complément à une étude Ipsos intitulée « Télémédecine : une réponse complémentaire efficace pour faciliter l’accès aux soins », publiée le 29 mai 2018. Elle a été menée à partir d’un échantillon de 30 médecins et de plus de 1 000 patients français.

    Autres enseignements principaux de l’étude

    • 20 % des consultations pourraient déjà être faites en ligne, soit environ 60 consultations par mois par médecin généraliste ;
    • 68 % des médecins généralistes déclarent déjà échanger avec leurs patients par SMS, une proportion qui est de 58 % chez les spécialistes ;
    • 6 personnes interrogées sur 10 ont déjà renoncé à consulter un professionnel de santé et 38 % ont attendu trop longtemps avant de consulter pour un problème a priori bénin et qui s’est par la suite aggravé.
  • L’université de Reims Champagne-Ardennes mise sur la formation par simulation en ophtalmologie

    L’université de Reims Champagne-Ardennes a annoncé dans un communiqué le 5 novembre 2018 qu’elle s’est dotée d’un simulateur ophtalmologique à la pointe des technologies qu’elle va mettre à disposition des étudiants de médecine qui souhaitent acquérir des connaissances dans cette spécialité « en tension ».

    L’établissement se fixe l’objectif d’augmenter le nombre d’internes formés en ophtalmologie, de leur proposer une meilleure formation et de les inciter à se spécialiser dans ce domaine. Il correspond à un besoin de satisfaire une demande de soins croissante, notamment du fait du vieillissement de la population et donc de l’augmentation des actes de chirurgie de la cataracte, un des actes les plus courants avec 400 000 interventions annuelles réalisées.

    L’université revendique une démarche innovante dans la formation en adoptant un simulateur qui sera associé à la mise en place d’un véritable cycle de formation sur simulateur intégré au cursus de l’internat à la faculté de médecine de Reims.

    L’inauguration de l’appareil aura lieu le 21 novembre 2018 au campus « santé » de l’établissement. Il sera mis à disposition des internes de l’université de Reims Champagne-Ardennes mais également des ophtalmologistes exerçant dans les centres hospitaliers du GHT afin de :
    • simuler des interventions de précision ;
    • proposer des possibilités illimitées d’entraînement dans toutes les conditions et les situations d’opération ;
    • permettre des opérations plus sûres en supprimant les risques pour les patients.

  • Des innovations pour anticiper la réforme 2019 de l’assurance dépendance, le 13/12/2018 à Paris

    Drive Innovation Insights (DII) – filiale de Politico/Axel Springer – organisera le 13 décembre 2018 à Paris un événement centré sur la réforme 2019 de l’assurance dépendance et abordant à travers 16 témoignages des innovations de prévention, de financement, de télémédecine et d’aide aux aidants pour anticiper cette nouvelle loi. La journée sera notamment rythmée par des retours d’expériences, des présentations d’innovations technologiques et des pitchs de start-ups. 

    « Pour répondre au nouveau risque de la dépendance […], l’année 2019 sera consacrée à une loi qui sera votée avant la fin de l’année », avait en effet annoncé le président de la République, Emmanuel Macron, lors du congrès de la mutualité de juin 2018.

    Dans ce contexte, DII propose au cours de ce rendez-vous d’aborder 5 thématiques : la loi Dépendance ; la création d’un 5ème risque ; l’Assurance dépendance : la télémédecine et les objets connectés, la dépendance vue d’ailleurs et l’enjeu de l’accompagnement des aidants.

    L’inscription est payante et destinée en particulier aux professionnels de la santé, aux membres de cabinets de conseil ou d’avocats, aux mutuelles, aux institutions de prévoyance et aux courtiers. Elle peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme 

    08h30-09h00 : petit déjeuner d’accueil 

    « La dépendance en 2019 : Focus sur la réforme »

    09h00-09h30 : allocution d’ouverture, par Patrick Dixneuf, CEO d’Aviva France : « Quel nouveau rôle pour les organismes complémentaires dans la prise en charge de la perte d’autonomie, en prévision de la loi de financement de la dépendance 2019 ? »

    09h30-10h00 : conférence de l’invité d’honneur, Marie-Anne Montchamp, Présidente de la Caisse nationale de Solidarité pour l’autonomie (CNSA) : « Loi dépendance et création d’un 5ème risque de Sécurité sociale : les pistes des pouvoirs publics pour la prise en charge de la dépendance par la solidarité nationale dès la fin 2018 »

    « Produits et services : l’assurance dépendance dans tous ses états »

    10h00-10h30 : à propos de l’assurance dépendance individuelle, par Nathalie Aubonnet, directrice prévoyance individuelle à Axa : « Avec quelle offre convaincre de nouveaux assurés ? »

    10h30-11h00 : pause café Networking

    11h00-11h30 : à propos de la couverture collective, par Bertrand Boivin-Champeaux, directeur prévoyance et retraite au CTIP, et Stéphan Reuge, directeur général délégué à la mutuelle BTP  : »Quels dispositifs innovants appliquer en entreprise dans le cadre des contrats collectifs ? »

    11h30-12h00 : à propos de la tarification, par Yves Poquet, directeur technique produits à la MACIF Mutualité : « L’actuariat au service des innovations marketing en dépendance »

    12h00-12h30 : témoignage de Brigitte Molkhou, directrice partenariats internationaux aux CNP Assurances : « Quels enseignements les assureurs peuvent-ils tirer des offres d’assurance dépendance en Europe ? »

    12h30-14h30 : déjeuner

    « Innovez ! Complétez vos offres avec des dispositifs pionniers »

    14h30-15h00 : à propos de la télémédecine, par Stéphane Hasselot, directeur général Ociane et directeur général adjoint assurance santé du groupe Matmut : « La téléconsultation, le nouveau standard de marché des assurances santé en 2018 »

    15h00-15h45 : à propos de l’aide aux aidants, par Henri Bignalet, directeur général délégué d’Audiens, et Catherine Poirier, de la direction des activités sociales d’AG2R la mondiale : « Quels services proposer aux aidants pour les accompagner dans la prise en charge de la dépendance ? »

    15h45-16h15 : à propos des data, de la domotique, de l’IOT, par Cyriaque Benoist, directeur de maison de retraite médicalisée Korian : « Les technologies au service de l’accompagnement médico-social : miser sur l’innovation pour maximiser les attentes de confort, de sécurité et le maintien du lien social »

    16h15-16h45 : pause café networking

    16h45-17h30 : pitch de 5 start-ups proposant des services à mêmes d’améliorer la prise en charge des personnes âgées dépendantes : 

    • Janasense : commercialisation d’un capteur qui identifie les habitudes des personnes âgées afin d’anticiper des risques de fragilité ; 
    • Capsul Protect : développement d’une technologie du sans contact pour transporter ses données personnelles et médicales ;
    • Lily facilite la vie : assurance à la demande qui accompagne les aînés ;
    • Blue frog robotics : commercialisation de « buddy », un compagnon émotionnel pour les personnes âgées, qui favorise le lien social et le maintien à domicile ; 
    • Predical : concepteur d’indicateurs de détection précoce de fragilité à partir d’IOT pour faciliter le maintien à domicile des seniors.
  • Étude : l’imagerie 3D révèle une densification du système nerveux chez les patients asthmatiques

    Dans une étude* parue le 5 septembre 2018 dans « Science Translational Medicine » (en lien ci-contre), des chercheurs américains et irlandais ont montré pour la première fois, grâce à l’utilisation d’une technologie d’imagerie 3D sur des biopsies bronchiques humaines, comment les cellules de l’inflammation déstructuraient et densifiaient le réseau nerveux. Les travaux portent sur les éosinophiles, un type de globules blancs, présents dans 50 à 60 % des cas d’asthme et qui altèrent le fonctionnement du système nerveux.

    Dans le cadre de cette étude, 43 patients ont été observés, dont 31 présentant un asthme persistant, 13 un asthme intermittent et 19 personnes faisant figure de témoins (« sujets sains »). Les scientifiques ont révélé que le réseau nerveux des patients asthmatiques se densifiait avec de multiples branchements, contrairement aux sujets sains, et ce, de manière plus prononcée selon les symptômes. Par ailleurs, la substance P, un marqueur de l’inflammation neurogène, s’est avérée plus élevée en fonction de la sévérité de la pathologie. En conclusion, l’innervation s’est retrouvée plus importante chez les patient ayant de forts taux d’éosinophiles.

    Ce remodelage nerveux engendre une moins bonne réponse bronchodilatatrice et une plus forte sensibilité aux agents irritants (pollen, tabac, etc.), ont démontré les auteurs des travaux dans un modèle murin (modèle d’expérimentation animale).

    Méthode d’imagerie employée

    Les auteurs des travaux ont développé une méthode d’imagerie qui quantifie la structure nerveuse 3D (longueur nerveuse et points de branchement) dans des échantillons de voies respiratoires humaines intacts et complets obtenus par biopsie endobronchique, en utilisant le nettoyage optique de tissus et la reconstruction 3D d’images de microscopie confocale, une technique qui se base sur l’utilisation d’un microscope optique permettant de réaliser des images de très faible profondeur de champ.

    Une technique pour « capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D »

    La microscopie à montage intégral présente l’avantage de capturer [de manière plus complète] la structure du nerf épithélial 3D, expliquent les scientifiques. « En utilisant cette technique, nous avons mesuré l’innervation des voies aériennes, l’expression de la substance P et l’éosinophilie dans les biopsies bronchiques chez l’homme avec et sans asthme et constaté que l’innervation des voies aériennes et l’expression de la substance P étaient plus importantes chez les asthmatiques modérés que chez les sujets sains. L’augmentation était plus évidente chez les patients présentant une éosinophilie (excès de cellules éosinophiles dans le sang) des voies aériennes et du sang périphérique et était associée à un manque de réactivité des bronchodilatateurs et à une sensibilité accrue aux irritants inhalés ».

    Une base pour l’élaboration de nouveaux traitements ?

    Les résultats de cette étude pourraient servir de base pour l’élaboration de nouveaux traitements thérapeutiques. « Il est possible que l’innervation sensorielle accrue représente un phénotype d’asthme unique », avancent les chercheurs.

    Selon eux, ce phénotype particulier pourrait mieux répondre à des médicaments ciblant les éosinophiles, à leurs protéines (antileucotriènes, anticorps anti-IL5 et antirécepteur IL-5) ou à des médicaments interrompant l’arc réflexe neuronal (anticholinergique type antagoniste muscarinique).

    Dans les dernières recommandations du rapport GINA 2018 (en lien ci-contre), ces options sont pour l’heure réservées aux formes résistantes aux corticoïdes stéroïdes inhalés. Les prochaines études sur le sujet devront vérifier que ces médicaments ou de nouveaux traitements à développer sont capables de prévenir voire de guérir le remodelage nerveux.

  • Les principaux usages de la technologique blockchain en santé

    La technologie blockchain est le plus souvent associée aux transactions financières et aux crypto-monnaies mais elle est également en train de se développer dans le domaine de la santé. Health & Tech Intelligence fait le point sur les nouveaux usages qu’elle ouvre au sein de ce secteur dans le stockage des données des patients, la sécurisation de la chaîne de production pharmaceutique et les essais cliniques ainsi que les assurances.

    Le fonctionnement de la technologie blockchain  

    La technologie blockchain permet d’enregistrer et de stocker les données dans un registre décentralisé, où chaque transaction et enregistrée.

    Chaque partie connectée sur la blockchain conserve une copie d’un  » bloc  » ou maillon de la chaîne sous une forme sécurisée. Le registre chronologique des différents événements ou éléments inscrits dans la blockchain est partagé sur un réseau de pair-à-pair.

    Les participants à la blockchain disposent tous d’une copie des transactions, qu’ils doivent valider afin que ces dernières soient définitivement inscrites dans le registre.

    Quelles déclinaisons pour le secteur de la santé

    Dans le secteur de la santé, la blockchain offre un accès simplifié mais aussi plus de sécurité et d’intégrité dans le traitement de la donnée. Cette dernière est ainsi partagée entre l’ensemble des utilisateurs autorisés dans une forme sécurisée et codée. L’ensemble des informations concernant le dossier patient, des résultats d’analyses aux ordonnances en passant par la complémentaire santé, sont plus simplement accessibles.

    La blockchain permet le stockage des données de santé des patients

    Un des plus grand challenge pour les professionnels du secteur de la santé est la gestion des volumes de données de santé. Des volumes qui augmentent jour après jour et qui soulèvent de nouveaux enjeux de sécurité. Cette donnée inclue les dossiers patients, les historiques de soins mais aussi les factures. La technologie blockchain permet de garantir la sécurité de ces données par des techniques d’encodage et la décentralisation d’une donnée infalsifiable sur le réseau de la blockchain. 

    Aux États-Unis, les services de santé intègrent les standards de la loi « HIPAA – Health Insurance Portability and Accountability Act » de 1996. Le module blockchain aide les services de santé à s’assurer de la conformité légale du traitement de la donnée patient sécurisée ou « PHI – protected health information ». La donnée de santé reste sûre, sécurisée et vérifiée, ce qui permet également de limiter les dépenses liées à sa gestion.

    La technologie blockchain permet également d’éradiquer les doublons ou les fichiers erronés. Elle peut être mise à jour, sans dupliquer d’information, limitant les risques d’introduction d’une donnée erronée.

    La blockchain dans la chaine de production pharmaceutique

    La contre-façon de médicaments représente chaque année 220 milliards d’euros (250 milliards de dollars US). Cette contrefaçon touche particulièrement les pays en voie de développement. Au-delà de l’industrie pharmaceutique, elle aurait coûté dans le secteur de la santé 800 millions d’euros (1 milliard de dollars US), sans compter les risques que ces médicaments contrefaits font courir à la santé du patient.

    La technologie blockchain permet de tracer le médicament de l’industriel et du distributeur vers les pharmacies jusqu’au consommateur dans un fichier complètement transparent, rendant la fraude plus complexe et détectable. 

    La blockchain dans les essais cliniques

    Les essais cliniques impliquent un traitement de volumes importants de données, de tests et de statistiques. La sécurité, la traçabilité et l’interopérabilité des données issues des essais cliniques entre les laboratoires permettent de faciliter les collaborations ainsi que le partage de résultats inaltérables et infalsifiables par un tiers non-autorisé.

    La blockchain et l’assurance santé

    La technologie blockchain présente un intérêt réel pour les assureurs santé auxquels les patients reprochent souvent un manque de transparence, des délais de traitement trop longs ou des problèmes des mutualisation de l’information avec les établissements de soins. 

    La mise à jour des données patients entre les assureurs peut être une source d’erreurs. L’enregistrement d’informations non actualisées affecte la prise en charge des soins mais aussi la confiance des patients envers leurs assureurs.

    La blockchain offre par ailleurs une interface de mutualisation de la donnée santé entre les professionnels de santé, les assureurs, les établissements de soins, les services fiscaux et les patients. Les parties prenantes de la blockchain peuvent échanger rapidement une donnée redistribuée, sans risque de déperdition. Cela permet de réduire considérablement les délais et les coûts de traitement de l’information. 

    Les pistes de développement de la blockchain en santé

    Bien que la technologie blockchain ne soit pas encore à un stade de maturité avancé, son potentiel est bien identifié par les professionnels de santé.

    Une étude du cabinet PwC publiée le 5 septembre 2018 et intitulée « Blockchain is here, what’s your next move » (en lien ci-contre) montre l’enjeu de la technologie blockchain pour les entreprises du secteur de la santé dans l’accès, la collecte, la diffusion et le partage des données. Parmi les enseignants de ces travaux, les auteurs de l’enquête indiquent que 43 % des cadres du secteur de la santé auditionnés serait prêts à l’adopter.

  • Le PRS2 de Martinique vise à développer la recherche et l’innovation pour réduire les inégalités

    Présenté aux élus locaux le 12 octobre 2018, le projet régional de santé 2ième génération (PRS2) de la Martinique (synthèse en lien ci-contre) vise à améliorer l’état de santé de la population et à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé au sein de l’île.

    Parmi les objectifs principaux du PRS2 :
    • anticiper les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • améliorer les prises en charge en matière de santé mentale ;
    • agir sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables.

    Ce nouveau PRS invite également à développer les études, la recherche et l’innovation en santé dans le cadre de l’une des trois orientations régionales définies par ses auteurs, soit « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais ».

    Le PRS2 doit maintenant être présenté à la population lors de réunions d’informations organisées par l’Agence régionale de santé (ARS).

    Les 2 grandes ambitions du PRS2

    1. Améliorer l’état de santé de la population :

    • en anticipant les effets du vieillissement et la perte d’autonomie de la population ;
    • en améliorant la santé des mères et des enfants et en luttant contre la mortalité infantile ;
    • en réduisant l’impact du surpoids et de l’obésité et leurs incidences sur les maladies chroniques (diabète, insuffisance rénale chronique, maladies cardio-vasculaires, troubles musculo-squelettiques) ;
    • en proposant une prise en charge de qualité des cancers ;
    • en améliorant les prises en charge en matière de santé mentale.

    2. Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé :

    • en agissant sur les difficultés d’accès aux soins et à la prévention des populations les plus vulnérables ;

    • en organisant un maillage territorial garantissant une égalité d’accès à l’offre de santé.

    3 orientations avec 8 objectifs régionaux

    Trois grandes orientations régionales ont été définies pour surmonter les défis actuels et futurs dans le secteur de la santé en Martinique :

    • 1. développer une culture partagée de la promotion de la santé permettant à chacun de devenir « auteur de sa santé » pour mieux vivre :
      • objectif 1 : placer la promotion de la santé au cœur de toutes les politiques ;
      • objectif 2 : renforcer les actions et dispositifs de prévention ciblés en visant la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ;
    • 2. « rechercher l’excellence du système de santé martiniquais » pour mieux soigner et prendre en charge les patients :
      • objectif 3 : renforcer la démographie des professionnels de santé ;
      • objectif 4 : assurer la performance du système de santé,la qualité, la pertinence et la sécurité des soins ;
      • objectif 5 : améliorer la veille, l’évaluation et la gestion des risques et des crises sanitaires ;
      • objectif 6 : développer les études, la recherche et l’innovation en santé ;
    • 3. assurer la fluidité des parcours de santé par la définition d’une offre de santé graduée et « intégrative » en favorisant la coordination des acteurs dans l’ensemble du territoire pour mieux accompagner et limiter les ruptures de parcours :
      • objectif 7 : améliorer l’accès à l’offre de santé et développer les soins de proximité ;
      • objectif 8 : assurer la coordination des acteurs autour des parcours de santé.

    PRS de Martinique : une feuille de route à 5 ans

    Le projet régional de santé (PRS) constitue la feuille de route à 5 ans de la politique de santé en Martinique dans l’optique de faire face aux nouveaux défis du secteur. « Il vise à déterminer les priorités de la politique de santé en région, en cohérence avec les orientations nationales dans les différents champs : prévention, ambulatoire hospitaliers et médico-social », précise l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique sur un site dédié au projet.

    Le PRS vise à répondre aux défis majeurs auxquels le système de santé de Martinique est confronté :

    • insularité et exposition aux risques ;
    • vieillissement accéléré de la population ;
    • précarité, inégalités de ressources et d’accès aux soins ;
    • démographie médicale fragile et offre hospitalière en tension ;
    • coordination intersectorielles indispensables pour répondre à l’évolution des besoins de prise en charge complexe.
  • Le Comité interministériel du handicap axe son concours innovation de 3M€ sur les nouvelles technos

    Le deuxième Comité interministériel du handicap (CIH), pour lequel le Premier ministre Édouard Philippe a réuni le 25 octobre 2018 l’ensemble du gouvernement, a annoncé avoir retenu deux sujets centrés sur les nouvelles technologies dans le cadre du concours innovation, lancé en 2018, et plus précisément de la thématique « société inclusive et solidaire », dotée de 3 millions et opérée par Bpifrance.

    Les deux sujets retenus sont les suivants :
    • « La technologie et l’innovation au service des personnes dans leur domicile, leur gestion du quotidien, leur permettre d’accéder facilement à un bouquet de services intégrés répondant à leurs besoins (par un seul interlocuteur) » ;
    • Faciliter les déplacements des personnes en situation de handicap. L’idée est de « soutenir les solutions technologiques et servicielles permettant de faciliter le déplacement individuel et/ou collectif dans la vie de tous les jours et également d’éviter les ruptures de la chaîne des transports entre différents modes (de l’avion au train, du train au bus…) ».

    Ce concours fait partie du programme d’investissement d’avenir (PIA) de 57 milliards d’euros, financé par Bpifance.

    Les projets seront sélectionnés début 2019, avec un bilan prévu pour la fin 2019.

    Les projets lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 et 5 M€

    « Ce programme d’investissement d’avenir va permettre d’accompagner des projets innovants et faire émerger de nouveaux acteurs, de nouvelles solutions, de nouveaux savoir-faire répondant aux attentes des personnes en situation de handicap », indique le comité interministériel du handicap (CIH).

    Dans le cadre de ce concours, le CIH sélectionnera des projets à fort potentiel pour l’économie françaises, portés par des start-ups ou des PME.

    Les lauréats présenteront des coûts totaux compris entre 600 000 euros et 5 millions d’euros. Un cofinancement de leurs dépenses de recherche, de développement et d’innovation leur sera proposé.

    Une mise en relation entre les porteurs du projet et les personnes en situation de handicap pour tester les solutions

    Le comité précise que les initiateurs du projet, les développeurs et les personnes en situation de handicap seront mis en relation pour « tester les outils et en développer de nouveaux » mais aussi pour « les référencer, assurer leur prise en charge financière [et] les remettre aussi sur le marché lorsqu’ils ne sont plus utilisés pour qu’ils puissent resservir ».