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  • Soins ville-hôpital : Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions en France

    Cegedim, société spécialiste de l’informatique médicale, et Pharmagest, fournisseur de logiciels dans le domaine officinal et en e-santé, à destination des établissements sanitaires et médico-sociaux, ont annoncé le 9 novembre 2018 la mise en place d’un partenariat technologique stratégique en France visant à fluidifier le parcours patient et les relations ville-hôpital grâce à leur expertise logicielle.

    En s’associant, les deux partenaires souhaitent contribuer à assurer l’interopérabilité pour les professionnels de santé en ville et à l’hôpital afin de répondre aux enjeux de la désertification médicale et au vieillissement de la population en France. Leur démarche sert notamment le déploiement d’outils de télémédecine.

    Interopérabilité de technologies au service d’un parcours de soin plus fluide

    Les deux acteurs s’accordent à dire que l’efficacité des professionnels de santé et la qualité des soins qu’ils prodiguent est fonction de la disponibilité des informations médicales à propos des patients pris en charge.

    Leur collaboration vise à dépasser les limites d’interopérabilité que rencontrent les systèmes actuellement à la disposition des professionnels de santé. Ils estiment que « seul un partenariat technologique fort entre des acteurs majeurs peut conduire à l’élaboration d’un système d’information de santé fiable et efficace ». Ainsi, aussi bien les logiciels que les bases de données des deux acteurs en France sont rendus interopérables.

    Soutenir le déploiement de la téléconsultation et de la télésurveillance

    Afin d’appuyer leurs clients dans le déploiement d’outils au service de la télémédecine et leur permettre de garantir la qualité des soins à destination des personnes âgées et isolées dans les déserts médicaux, Cegedim et Pharmagest annoncent l’interopérabilité de leurs solutions à destination des entités et professionnels suivants :

    • les EHPAD (logiciels Malta informatique) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les structures de HAD (logiciels Dicsit) les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim) ;
    • les hôpitaux (GHT équipés par Axigate) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et plateforme de prise de rendez-vous Docavenue) ;
    • les pharmaciens (LGPI Global Services de Pharmagest et Smart Rx de Cegedim) et les médecins de ville, centres de santé, MSP et paramédicaux (logiciels Cegedim et Docavenue Téléconsultations), avec une plateforme de mise en relation dans le cadre de la téléconsultation entre les pharmacies équipées du module OffiTéléconsult by Pharmagest et les médecins équipés par Cegedim de Docavenue Téléconsultation.

  • 7 Français sur 10 pensent que le développement du numérique n’aura que des bénéfices (Odoxa)

    7 Français sur 10 pensent que le développement du numérique dans le secteur de la santé « n’aura que des bénéfices pour les patients comme les soignants » et 68 % estiment même qu’il améliorera la qualité des soins en France, révèle le 13e baromètre santé 360* (en lien ci-contre) réalisé par Odoxa.

    Centrée sur les professions libérales de santé (médecins généralistes et spécialistes, infirmiers, sages-femmes, kinés, dentistes, pharmaciens), cette enquête dévoilée le 12 novembre 2018 présente un panorama « de l’image de toutes ces professions, de leur attitude et de celle des Français concernant les réformes (actées ou à venir) qui les concernent, et des usages et attitudes des uns et des autres concernant le développement du numérique en santé« .

    Malgré une bonne opinion générale vis-à-vis de la e-santé, les sondés estiment globalement qu’une « bonne transparence » et « une bonne sécurisation des usages » sont nécessaires à son bon déploiement : 4 Français sur 10, par exemple, déclaraient qu’ils ne savaient pas si les professionnels de santé qu’ils fréquentaient échangeaient entre eux des informations sensibles les concernant.

    Dans le cadre de ce baromètre, Odoxa a interrogé par internet des Français et des citoyens issus d’autres pays européens (Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) ainsi que des professionnels de santé.

    Le numérique est perçu comme la solution pour résoudre des problèmes structurels

    • « D’un point de vue global, le numérique en santé est largement plébiscité », commente Odoxa : 7 Français interrogés sur 10 pensent que son développement n’aura que des bénéfices pour les patients comme pour les soignants et 68 % qu’il améliorera la qualité des soins en France.
    • Dans le détail, le développement du numérique est perçu comme la solution qui permettrait de résoudre des problèmes structurels du système de santé et, plus précisément, en ce qui concerne le parcours de soins et le développement des maisons de santé pluridisciplinaires.
      • Le parcours de soins satisfait moins d’une personne sondée sur deux (- 13 points en 3 ans) et les trois-quarts des professionnels de santé (PLS) en sont mécontents. Selon les trois-quarts des Français et des autres Européens interrogés, le développement du numérique serait une solution pour l’améliorer.
      • 37 % des Français fréquentent les maisons de santé pluridisciplinaires et 45 % des médecins, des infirmiers et des sages-femmes y exercent déjà.
        Pour favoriser le développement de ces maisons de santé, 85 % des sondés français pensent que le numérique constitue un enjeu essentiel. Les deux-tiers des Français plébiscitent dans ces maisons de santé l’utilisation de solutions numériques labellisées par l’État.

    Un besoin de transparence et d’une bonne sécurisation des usages

    « Ce positivisme sur le numérique en santé a des limites », précise Odoxa, ajoutant que son bon développement suppose « une bonne transparence » et « une bonne sécurisation des usages ».

    Or ce n’est pas le cas aujourd’hui, note la société de sondage :

    • Plus de 4 Français interrogés sur 10 ne savent pas si les PLS qu’ils fréquentent échangent entre eux des informations sensibles les concernant.
    • Parmi les Français qui savent que les professionnels de santé qu’ils fréquentent échangent des informations sensibles à leur sujet, environ la moitié ne sait pas comment ils font pour échanger ces informations et un tiers pensent qu’ils utilisent des messageries sécurisées.
    • Du côté des professionnels, 9 sur 10 déclarent échanger des informations sensibles sur leurs patients et dans les deux-tiers des cas, ils échangent ces informations sans utiliser de messageries sécurisées.
    • L’ignorance/la méconnaissance est le principal frein avancé par les PLS qui n’utilisent pas ces messageries.
  • #ForTheWeb : la France s’engage pour un numérique et un Internet éthique, au service des utilisateurs

    Le 5 novembre 2018, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, a annoncé au nom du Gouvernement la signature par la France du pacte #ForTheWeb, un pacte d’engagement pour un internet éthique au service de l’Humain.

    C’est à l’occasion du Web Summit de Lisbonne, grand-messe numérique organisé depuis 2010 visant à réunir les acteurs du secteur technologique du monde entier et ayant mobilisé près de 60 000 visiteurs cette année, que le pacte a été lancé et signé par le premier pays adhérent – la France.

    Cette signature intervient une semaine avant la Paris Digital Week qui se tiendra du 11 au 14 novembre 2018 à Paris et qui chapeaute 3 sommets internationaux de premier plan : le Forum de Paris sur la paix, le Forum sur la gouvernance de l’Internet et le sommet des Govtech.

    « Contract for the Web » ou un pacte pour un web éthique

    C’est Tim Barners-Lee, l’inventeur de la toile (World Wide Web), sous l’étendard « Contract for the Web » qui a lancé l’initiative afin de défendre les droits des usages d’Internet.

    L’un des objectifs de la campagne consiste à promouvoir les principes qui incitent les gouvernements, les entreprises et les citoyens à améliorer l’utilisation de l’Internet et à lutter contre les atteintes à la vie privée et les manipulations politiques.

    Le contenu intégral du pacte sera révélé en mai 2019, mais il est fondé sur neuf principes qui exigent des gouvernements de veiller à ce que tous les citoyens puissent accéder à Internet, que les entreprises respectent la vie privée et les données personnelles des consommateurs. Les principes fondamentaux consistent à garantir la neutralité du Net et le droit fondamental au respect de la vie privée.

    Les données sont-elles l’eldorado du futur ?

    Tim Barners-Lee avance que donner aux individus le contrôle sur leur propres données va être bénéfique à l’ensemble des acteurs de l’écosystème Internet.

    Il va même jusqu’à dire que les données personnelles ne constituent pas forcément un eldorado comme on a tendance à le croire actuellement et que les sociétés du secteur technologiques se concentrent trop sur le recueil de données, croyant qu’il s’agit de la seule façon d’être rentables, alors que tous les acteurs auraient à gagner à se concentrer sur leur proposition de valeur, la façon dont ils peuvent rendre un service à l’usager et assurer la rentabilité de cette façon-là.

    Il souligne néanmoins que donner aux individus le pouvoir de contrôler leurs données personnelles n’induira pas forcément une séquestre de celle-ci. Avoir le contrôle complet sur ses données implique à la fois la possibilité de les partager avec qui l’on souhaite.

    La France à l’avant-garde

    Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État en charge du Numérique, a signé le pacte à l’occasion du Web Summit, ce qui fait de la France le premier pays s’étant engagé pour un web respectueux de la vie personnelle des usagers.

    « Le Gouvernement français soutient activement l’objectif de construction d’une gouvernance équilibrée et éthique du numérique, au service de ses utilisateurs« , a-t-il déclaré.

    Pour rappel, la France a déjà engagé une démarche de construction d’une gouvernance équilibrée et éthique du numérique en lançant au mois de juillet les « états généraux des nouvelles régulations du numérique », qui permettront de bâtir des propositions d’action en matière économique, sociale et sociétale d’ici au début de l’année 2019. L’objectif à plus large échelle est d’élaborer un cadre réglementaire efficace, conciliant la protection des utilisateurs, des travailleurs et la préservation de l’innovation.

  • Plusieurs types de traitements de données santé devront faire l’objet d’une analyse d’impact (Cnil)

    6 types de traitements de données dans les secteurs sanitaire et médico-social font partie des 14 opérations nécessitant la réalisation d’une analyse d’impact portant sur la protection des données, opérations listées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) dans une délibération publiée le 6 novembre 2018 au Journal officiel (en lien ci-contre).

    Selon le règlement général européen relatif à la protection des données personnelles (RGPD), entré en vigueur en mai 2018, les traitements d’informations « susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes concernées » doivent être soumis à une analyse d’impact sur la protection des données (AIPD).
    Le Comité européen de la protection des données (CEPD), qui regroupe les responsables des Cnil de chaque État membre de l’Union et le contrôleur européen de la protection des données, a identifié neuf critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé », parmi lesquels : les traitements de données à grande échelle, de données sensibles comme celles relatives à la génétique et à la santé, de données portant sur des personnes vulnérables comme des patients, des personnes âgées et des enfants.

    Les traitements touchés par « au moins deux » de ces critères devront être soumis à une AIPD. Les responsables estimant que leur traitement ne présente pas de risque élevé, bien qu’il regroupe deux des critères identifiés, devront « expliquer et documenter » leur choix de ne pas réaliser une analyse d’impact.

    9 critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé »

    Le Comité européen de la protection des données (CEPD) a identifié neuf critères définissant « un traitement susceptible d’engendrer un risque élevé » :

    • les traitements de données à grande échelle ;
    • les traitements de données sensibles comme celles relatives à la génétique et à la santé ;
    • les traitements de données portant sur des personnes vulnérables comme des patients, des personnes âgées et des enfants ;
    • le croisement la combinaison de données ;
    • l’évaluation et le scoring ;
    • la prise de décision automatisée avec une effet juridique ou similaire ;
    • la surveillance systématique des personnes ;
    • les traitements de données pouvant exclure du bénéfice d’un droit, d’un service ou d’un contrat ;
    • l’utilisation innovante et l’application de nouvelles solutions technologiques ou organisationnelles.

    Les traitements de données touchés par « au moins deux » de ces critères cités par le CEPD doivent faire l’objet d’une analyse d’impact, a déclaré la Cnil dans sa délibération.

    Les responsables jugeant que leur traitement  ne présente pas de risque élevé, quoiqu’il regroupe deux de ces critères, devront « expliquer et documenter » leur choix de ne pas réaliser une analyse d’impact « en incluant, s’il a été désigné, l’avis du délégué à la protection des données personnelles (DPO) », est-il expliqué.

    6 types d’opérations relatives au secteur de la santé exigent une analyse d’impact

    De manière conforme aux dispositions du RGPD, la commission a adopté dans une seconde délibération une liste non exhaustive de 14 types d’opérations exigeant une analyse d’impact (délibération n°2018-327 en lien ci-contre). Parmi elle, 6 concernent les traitements de données dans le secteur de la santé.

    La Cnil mentionne ainsi :

    • les traitements de données de santé mis en place par les établissements de santé ou les établissements médico-sociaux pour la prise en charge des personnes ;
    • les traitements portant sur les données génétiques de personnes dites « vulnérables », dont les patients et les personnes âgées ;
    • les traitements visant à la gestion des alertes et des signalements en matière sociale et sanitaire ;
    • les traitements de données de santé nécessaires à la constitution d’un entrepôt de données ou d’un registre ;
    • les traitements de données biométriques aux fins de reconnaissance des personnes parmi lesquelles figurent des personnes dites « vulnérables » ;
    • les traitements visant à l’accompagnement social ou médico-social des personnes.

    Cette liste sera régulièrement revue par la commission selon son appréciation des « risques élevés », a indiqué la Cnil. La commission listera aussi les traitements de données qui, « en tout état de cause, ne présentent pas de risque élevé, et ne sont donc pas soumis à la réalisation d’une AIPD ».

    Contenu d’une analyse d’impact

    Selon le règlement européen, le contenu minimal d’une analyse d’impact comprend :

    • « une description systématique des opérations de traitement envisagées et de ses finalités » ;
    • « une évaluation de la nécessité et de la proportionnalité des opérations de traitement au regard des finalités » ;
    • « une évaluation des risques pour les droits et libertés des personnes concernées » ;
    • « les mesures envisagées pour faire face aux risques ».

    Les traitements mis en place avant l’entrée en vigueur du RGPD, « c’est-à-dire ayant fait l’objet d’une formalité auprès de la Cnil, en ayant été dispensés, ayant été autorisés par un acte réglementaire ou encore ayant été inscrits dans le registre d’un correspondant informatique et libertés (Cil) » n’auront pas à être soumis à une analyse d’impact « dans un délai de trois ans à compter du 25 mai 2018, à moins que ceux-ci n’aient fait l’objet d’une modification substantielle depuis leur mise en œuvre ».

    Dans un document mis en ligne le 5 novembre 2018 sur son site internet, la Commission a donné des exemples de modifications considérées comme « substantielles » dans le traitement de données ayant pour finalité une recherche, une étude ou une évaluation dans le domaine de la santé, et les procédures à suivre en fonction des cas.

  • Medicen s’engage pour l’IA en santé : le pôle accompagne l’institut PRAIRIE et TheraPanacea

    L’Institut PRAIRIE, un des quatre instituts spécialisés en IA retenu le 6 novembre 2018 par les autorités pour faire partie du réseau d’élite 3IA, et la société TheraPanacea ont été sélectionnés par Medicen pour leur fournir un accompagnement qui s’inscrit dans la volonté du pôle de compétitivité d’appuyer les politiques de développement de l’IA en santé, selon une annonce du pôle du 8 novembre 2018.

    Medicen prend cette orientation en misant sur les projection de croissance du secteur qui atteindrait près de 20 milliards d’euros en 2023.

    Institut PRAIRIE – Paris Artificial Intelligence Research Institute

    À l’occasion du sommet AI for Humanity en mars 2018, Emmanuel Macron, Président de la République, a dévoilé la stratégie française en matière d’IA en annonçant la création d’un réseau d’instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle. C’est à cette occasion que l’Institut PRAIRIE a été créé.

    Il réunit :

    • acteurs académiques:
      • CNRS 
      • Inria
      • l’Université PSL;
    • entreprises :
      • Amazon
      • Criteo
      • Facebook
      • Faurecia
      • Google
      • Microsoft
      • NAVER LABS
      • Nokia Bell Labs
      • Groupe PSA
      • SUEZ
      • Valeo.

    Objectifs

    L’ensemble de ces acteurs poursuivent trois objectifs :

    • contribuer de manière significative au progrès des connaissances fondamentales en IA diffusées librement au sein de la communauté scientifique internationale ;
    • participer à la résolution de problèmes concrets à fort impact applicatif ;
    • contribuer à la formation dans le domaine de l’intelligence artificielle.
    • positionner la France dans le domaine de l’IA à l’échelle internationale.

    « Avec PRAIRIE, l’idée est de rassembler dans un même lieu des chercheurs en intelligence artificielle sur l’apprentissage, le traitement automatique des langues, la robotique… C’est-à-dire tous les sous-domaines qui sont nécessaires pour les rassembler et progresser sur l’intégration de tous ces champs », indique Eric Fleury, directeur du centre de recherche Inria de Paris. « Cet institut va mener des recherches fondamentales, comme dans un laboratoire classique, avec des doctorants, des post-doctorants, des chercheurs, des visiteurs étrangers, en lien avec des instituts étrangers de premier plan, et avec toutes les entreprises qui participent. »

    Mailler un écosystème local et international

    L’Institut PRAIRIE à Paris accueillera des chercheurs juniors et seniors, des doctorants et post-doctorants, ainsi que des visiteurs. Il a vocation à être ancré dans des partenariats forts avec les acteurs majeurs de l’IA française en recherche, formation, et innovation, dans un système de gouvernance regroupant les acteurs académiques et industriels.

    En outre, il s’appuiera à échelle international sur un réseau de partenariats avec les centres d’excellence en IA pour favoriser les échanges. Des accords de collaboration ont déjà été signés avec :

    • Center for Data Science à NYU ;
    • le laboratoire d’intelligence artificielle de UC Berkeley (BAIR) ;
    • l’Institut de robotique de l’Université de Carnegie-Mellon à Pittsburgh ;
    • MILA à Montréal ;
    • Max Planck Institute de Tübingen ;
    • le Czech Institute of Informatics, Robotics and Cybernetics (CIIRC) ;
    • Turing Institute de Londres.

    Un marché à fort potentiel

    Medicen, souhaite soutenir les projets en IA, car il s’agit d’un domaine qui recèle de potentiel d’emplois et de croissance, selon le pôle.

    Il exprime par cette initiative son soutien aux projets déjà soutenus par l’État ou la Région, dans le cas de TheraPancea, qui, pour son logiciel de radio-oncologie, a reçu en octobre le prix AI Challenge Paris  Region doté de 700 000 euros.

    Selon le communiqué de Medicen, les projections en termes d’emploi et de croissance dans le domaine de l’IA en santé sont favorables : le marché de l’IA en santé représentait en 2016 environ 1,2 milliard d’euros et devrait représenter en 2023 près de 20 milliards d’euros, avec un taux de croissance annuel de près de 50%.

  • RDV Médicaux saisit l’Autorité de la concurrence pour que l’AP-HP ouvre l’accès à sa base médecins

    RDV Médicaux a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne, annonce la plateforme dans un communiqué publié le 6 novembre 2018.

    La start-up explique regretter que la prise de rendez-vous en ligne avec les médecins de l’AP-HP ne soit interconnectée « qu’avec le service d’un seul acteur du marché ». Les médecins et les patients ayant fait confiance à d’autres opérateurs, tels que RDV Médicaux, se voient ainsi contraints, selon ses observations, « de s’inscrire auprès du seul opérateur auquel l’AP-HP a donné accès à sa base de données s’ils veulent prendre rendez-vous dans un hôpital public parisien ».

    La société a ainsi choisi de saisir l’autorité pour que cette dernière « diligente une enquête auprès des acteurs du marché et détermine en particulier si l’exclusivité de l’accès aux agendas des médecins de l’assistance publique octroyée à une société privée ne contrevient pas aux règles d’une saine concurrence par les mérites au préjudice des patients comme des médecins« .

    Contexte

    En octobre 2018, RDV Médicaux et Docavenue se sont associés dans l’optique de faire communiquer leurs plateformes de rendez-vous médicaux en ligne (voir article en lien ci-contre) et ainsi, entre autres, d’ »assurer aux patients une offre plurielle », commente RDV Médicaux dans son communiqué.

    Objectif souhaité : rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne

    « Dans la continuité de ce partenariat », la start-up appelle l’AP-HP, « établissement public en charge de la défense des intérêts de tous ses patients usagers et conformément à ses missions de santé publique », à ouvrir sa base de données répertoriant l’ensemble de ses médecins à l’ensemble des opérateurs du marché de la prise de rendez-vous en ligne.

    Selon RDV Médicaux, un tel accès permettrait de rendre interopérable les services de prises de rendez-vous en ligne.

  • Réactions DMP : les patients intéressés et les professionnels satisfaits mais avec des réserves

    À la suite de la campagne de relance du DMP le 6 novembre 2018, les acteurs de santé ont émis des réactions :

    • présente lors du lancement de la campagne par Agnès Buzyn et Nicolas Revel, France Assos Santé plaide en faveur du DMP et s’appuie une enquête* selon laquelle 70 % des Français sont spontanément intéressés par la possibilité de disposer d’un outil de centralisation en ligne de ses données de santé, une proportion qui atteint 85 % après présentation du dossier médical partagé (DMP).

    Du côté des professionnels de la santé, les avis jusqu’ici exprimés sont plutôt favorables, quoique mitigés :
    • le Syndicat des médecins libéraux (SML) pense que le retour à un DMP est « une décision raisonnable » mais estime que l’Assurance maladie « aurait pu, comme elle le fait pour les autres professions de santé habilitées à le faire, instaurer une rémunération incitative afin de rémunérer le temps passé par les médecins à ouvrir des DMP » ;
    • la Confédération des Syndicats médicaux français (CSMF) se réjouit elle aussi de la relance du dispositif, mais émet quelques conditions pour que l’outil soit une réussite, dont « l’évolution urgente de tous les logiciels professionnels utilisés par les médecins pour permettre l’élaboration de données structurées facilement utilisables ».

    « La généralisation du DMP doit à présent être une priorité » (SML)

    « La généralisation du DMP est un élément incontournable à la mise en œuvre de la coordination des soins, indique le syndicat. Le SML salue la volonté de l’Assurance maladie et regrette le temps ainsi que l’argent englouti dans un gouffre financier dont il faudra reparler. (…) La généralisation du DMP doit à présent être une priorité, et le SML souhaite que l’utilisation du DMP soit simple et n’entraîne pas de double saisie. »

    « Le DMP [doit contenir] un volet de synthèse médicale structuré » (CSMF)

    Selon la CSMF, le dossier médical partagé « n’apporte rien au patient » s’il ne contient pas « un volet de synthèse médicale structuré », expliquant que s’il se résume « à une boîte dans laquelle chaque Français aurait en vrac toutes les données concernant sa santé, il sera inexploitable, raison de ses échecs répétés ».

    Le volet de synthèse médicale évoqué « nécessite des données structurées qui ne peuvent être élaborées que par le médecin traitant », explique la confédération. Son élaboration nécessite un temps de travail médical qui « doit être reconnu et être financé » lors de sa publication, « en particulier pour les patients polypathologiques, en affection de longue durée ou atteints d’un handicap », précise-t-elle.

    Afin de faciliter la création de ce volet de synthèse médical structuré, les logiciels professionnels des médecins « doivent devenir beaucoup plus ergonomiques », recommande la CSMF, une évolution jugée « indispensable » mais qui variable selon l’éditeur.

    En résumé, selon la confédération, les conditions de la réussite du nouveau DMP passent par :

    • « le financement de l’élaboration d’un volet de synthèse médicale pour le médecin traitant, pour les patients polypathologiques ou atteints d’un handicap, ainsi que pour les nouveaux patients » ;
    • « l’évolution urgente de tous les logiciels professionnels utilisés par les médecins pour permettre l’élaboration de données structurées facilement utilisables ».

    La CSMF appelle le gouvernement à accompagner les médecins pour la création de ces volets de synthèse médicale.

    « Le DMP permettra à chacun de devenir acteur de sa santé » (France Assos Santé)

    « Le DMP permettra à terme à chacun de devenir acteur de sa santé, ceci renforcé par la possibilité de renseigner des informations diverses, telles que la personne de confiance, ses choix en matière de dons d’organes et, à venir, ses directives anticipées », a déclaré France Assos Santé dans un communiqué du 7 novembre 2018 présentant les résultats de son enquête.

    Selon l’association, les usagers sont au cœur du dispositif grâce « à la possibilité d’ajout de documents personnels, la gestion individuelle des autorisations d’accès délivrées aux professionnels de santé de son choix ainsi que la possibilité de masquage des informations qu’ils ne souhaitent pas partager ».

    Enseignements principaux de l’enquête France Assos Santé :

    Globalement :

    • 70 % des Français interrogés sont spontanément intéressés par la possibilité de disposer d’un outil de centralisation en ligne de ses données de santé ;
    • après présentation de la nouvelle version du DMP, ce taux atteint 85 %, « mettant en avant l’intérêt marqué pour ses principales fonctionnalités », commente France Assos Santé.

    Les raisons qui inciteraient à l’ouverture du DMP principalement citées :

    • la possibilité de partager des informations avec les professionnels de santé pour permettre une meilleure prise en charge (raison citée par 36 % des répondants) ;
    • le fait de bénéficier d’un accès centralisé à ses données de santé (36 %).

    Les fonctionnalités qui inciteraient principalement à l’utilisation du DMP :

    • permettre l’accès à ses informations de santé en cas d’urgence médicale (57 %) ;
    • faciliter la coordination entre les professionnels de santé intervenant tout au long du parcours de santé (54 %) ;
    • éviter la déperdition d’informations pour ne pas recourir à des actes répétés et redondants (51 %) ;
    • avoir un espace regroupant toutes les données médicales (46 %) ;
    • limiter les risques d’interactions entre les différents traitements (39 %).

    À propos des questions de confiance et de sécurités des données

    • La majorité des Français sondés (51 %) font davantage confiance à un acteur public qu’à un acteur privé (17 %) pour la mise en œuvre d’un dossier médical en ligne ;
    • 54 % des personnes interrogées souhaitent solliciter des garanties en termes de sécurisation des données, « les freins identifiés à l’utilisation d’un DMP étant la question du vol ou du piratage des données et de la récupération des informations par d’autres acteurs (employeurs, compagnie d’assurance…) » ;

    54 % des répondants considèrent par ailleurs « la gratuité de l’accès au service » comme un critère important pour l’utilisation de cet outil.

  • Poietis lance la commercialisation de sa gamme de bio-imprimantes de nouvelle génération

    Poietis a annoncé la commercialisation de sa nouvelle gamme de bio-imprimantes « Next Generation Bioprinting » (NGB) avec deux systèmes dont l’un à destination de chercheurs (NGB-R) et l’autre destiné aux cliniciens  (NGB-C), à l’occasion du Congrès International de bio-fabrication qui s’est tenu à Würzburg en Allemagne du 28 au 31 octobre 2018.

    L’objectif principal de ces deux nouveaux systèmes est de fournir des outils qui :
    • couvrent l’ensemble des besoins en ingénierie tissulaire de la recherche à la fabrication de lots cliniques ;
    • se démarquent de l’offre actuelle par un progrès dans la standardisation des processus de fabrication des tissus.

    Deux nouveaux systèmes de bio-impression sur le marché

    Afin de doter les acteurs de l’ingénierie tissulaire de moyens permettant de couvrir l’ensemble des besoins en ingénierie tissulaire, Poietis lance ces deux nouvelles plateformes qui permettent aux chercheurs et cliniciens de concevoir et de bio-imprimer des tissus avec une résolution cellulaire.

    La société juge que les applications cliniques et industrielles de la médecine régénératrice se multiplient et a segmenté son marché en trois cibles :

    • les modèles tissulaires in vitro alternatifs à l’expérimentation animale en dermo-cosmétique ;
    • la recherche pharmaceutique ;
    • la médecine régénérative.

    Caractéristiques techniques : automatisation et robotisation

    L’objectif de ses plateformes est de pallier la limitation des méthodes conventionnelles sur le plan de la standardisation des processus de fabrication et de fonctionnalité des tissus produits. Elles intègrent des technologies d’automatisme et de robotique, couplées à de nombreux capteurs en ligne – notamment de la microscopie cellulaire – et du traitement par IA.

    En outre, elle inclut dorénavant la totalité des techniques de bio-impression telles que le laser, l’extrusion, ou encore le jet d’encre par micro-vanne, ce qui constitue une première sur le marché des bio-imprimantes.

    « Nous avons fait évoluer la plateforme NGB vers un système automatisé et robotisé afin d’améliorer la standardisation des procédés de fabrication et la fonctionnalité des tissus biologiques » souligne Fabien Guillemot, président et directeur scientifique de Poietis. « La combinaison de la bio-impression multimodale avec l’acquisition et le traitement en ligne des images des cellules imprimées va permettre aussi de garantir, avec une résolution cellulaire, que ce que nous concevons est ce que nous imprimons » a-t-il ajouté.

    Les plateformes intègrent les principes de l’industrie 4.0 :

    • NBG-R est un système de bio-impression 4D de nouvelle génération, multimodal, développé et pensé spécifiquement pour les chercheurs et biologistes. Combinant la bio-impression assistée par laser, par micro-vanne et/ou par extrusion, il permet une véritable polyvalence de l’impression (de la cellule unique aux sphéroïdes) et offre la possibilité d’utiliser un grand nombre de biomatériaux et d’hydrogels. Cette plateforme comprend un système d’imagerie cellulaire embarqué pour le suivi en temps réel de la fabrication et s’appuie sur une suite logicielle complète allant de la CAO de tissus biologiques, la gestion des protocoles de bio-impression, à l’analyse des données de fabrication ;

    • NGB-C est un système de bio-impression, pensé spécifiquement pour les cliniciens afin d’assurer une normalisation des processus de fabrication de tissus fonctionnels qui seront considérés d’un point de vue réglementaire comme des médicaments de thérapie innovante (MTI). Le système permet de réaliser un procédé de fabrication en système clos, en conditions totalement aseptiques, au sein d’un isolateur. Il s’appuie sur des solutions de robotisation et intègre des technologies pour assurer la répétabilité et la traçabilité complète des opérations de fabrication.

  • 40 établissements de Ramsay Générale de Santé dotés du portail d’admission en ligne Ramsay Services

    Le groupe d’hospitalisation privée, Ramsay Générale de Santé, a annoncé le 7 novembre 2018 le déploiement au sein de l’hôpital privé Sainte-Marie à Chalon-sur-Saône (71) de son portail patient Ramsay Services, un outil qui vise à simplifier les démarches administratives des patients et à proposer une gamme de services pour faciliter leur hospitalisation, depuis l’admission en ligne jusqu’au suivi post-hospitalisation.

    Le groupe avait annoncé en juin 2018 la généralisation du déploiement de Ramsay Services, appelé également « plateforme digitale de services ».

    Pour rappel, les principales fonctionnalités et services disponibles sur le portail sont :
    • l’admission en ligne : enregistrement de l’hospitalisation, prise de rendez-vous avec l’anesthésiste, choix du niveau de confort de la chambre, informations sur la prise en charge de la complémentaire santé (mutuelle), conseils pratiques pour préparer son séjour ;
    • une offre de services aux personnes additionnelles « réservables » en ligne pour le patient hospitalisé ou son entourage : aide-ménagère, auxiliaire de vie, garde d’enfants ou d’animaux à domicile, livraison de repas ;
    • un questionnaire de satisfaction patients ;
    • un suivi post-hospitalisation qui maintient le contact entre le patient et l’hôpital une fois de retour à domicile.

    Progression du déploiement au sein du groupe

    Éric Calderon, directeur de l’hôpital privé Sainte-Marie, souligne les avantages et les bénéfices de ce nouveau service (communiqué) : « La qualité de la prise en charge de nos patients est une clé essentielle du résultat thérapeutique. Le déploiement de Ramsay Services sur le site internet de notre établissement va permettre à nos patients d’aborder sereinement leur hospitalisation en facilitant des démarches administratives qui peuvent parfois sembler longues et fastidieuses. »

    Le déploiement de la plateforme a été initié en mai 2017, lorsque 6 établissements pilotes ont intégré l’outil. À ce jour, le groupe compte près de 40 établissements dotés du portail Ramsay Services et, comme prévu dès le départ, 84 % des hôpitaux et cliniques du groupe seront couverts d’ici à la fin de l’année 2018.

    Le groupe vise un objectif de couverture la plus complète possible d’ici la fin de l’année 2019, soit 58 établissements de médecine-chirurgie-obstétrique équipés.

  • Intrasense (France) signe un accord avec le fabricant de matériel d’imagerie médicale chinois Kangda

    L’entreprise française Intrasense a signé un accord de coopération exclusive d’une durée de 5 ans avec Kangda Medical Equipment, distributeur et fabricant de matériel d’imagerie médicale leader en Chine, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié le 5 novembre 2018. Le partenariat a été conclu à l’occasion du China International Medical Equipment Fair (CMEF), salon chinois de l’équipement médical, qui s’est tenu à Shenzhen du 29 octobre au 1er novembre.

    L’entreprise française devient ainsi le fournisseur exclusif de logiciels de visualisation avancée d’imagerie médicale pour les scanners et IRM de Kangda.

    Kangda Medical Equipment commercialise ses propres offres de matériel d’imagerie, à destination du marché chinois dans un premier temps. « La société poursuit avec succès son implantation et sa forte croissance, avec désormais plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires sur cette activité », commente Intrasense dans son communiqué.
    Le partenariat entre les deux organisations prévoit l’intégration de différentes applications cliniques de la marque Myrian (Intrasense) aux produits de Kangda. Dans ce cadre, une première commande de 21 000 euros en 2018 est déjà actée. L’accord garantit par ailleurs à l’entreprise française « des revenus récurrents pour les 5 prochaines années avec un volume prévisionnel de plus de 320 unités« .

    Le marché asiatique représentait 25 % du CA total d’Intrasense au S1 2018

    Avec cette alliance, Intrasense renforce sa position sur le marché asiatique, deuxième marché mondial dans le secteur de la santé, qui représentait déjà 25 % du chiffre d’affaires total de la société au 1er semestre 2018 (communiqué). Dans cette région, l’entreprise a également signé en février 2018 un contrat de coopération de 4 ans avec le fabricant de scanners chinois Minfound Medical Systems.

    « Cet accord va améliorer de façon notable la pénétration d’Intrasense en Chine dans les 5 prochaines années, en renforçant la capacité de différenciation de Kangda sur ce marché, avec des possibilités de post-traitement d’image d’envergure internationale », a déclaré Nicolas Reymond, directeur général d’Intrasense.