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  • Parution d’ un guide pratique à destination des équipes de soins primaires pour construire une CPTS

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé (FFMPS) et ses fédérations régionales mettent à disposition un guide pratique (en lien ci-contre) pour accompagner les équipes de soins primaires « à prendre place » dans les futures communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) de leur territoire, révèle la FFMPS dans un communiqué publié le 8 novembre 2018.

    Le document donne quelques conseils clé pour construire et faire fonctionner au quotidien une CPTS. L’organisation met notamment en avant 5 repères pour les maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) :

    • la CPTS est un nouveau projet de santé sur le territoire, pas une extension du projet de la MSP au territoire ;
    • le statut juridique de la CPTS doit être original, ce n’est pas une copie de celui de la MSP ;
    • les financements doivent être différenciés, CPTS et MSP doivent séparer leur budgets, leur trésorerie et leur comptabilité ;
    • le poste de coordination de la CPTS est spécifique, si la personne s’occupant du poste de coordination au sein de la MSP s’investit dans la CPTS, elle le fait au nom de sa MSP ;
    • il faut respecter la place de tous les partenaires, même si la ou les MSP sont porteuses de la CPTS.

    L’IGAS a recensé environ 200 projets de CPTS en juillet 2018. « Cependant ce chiffre est en constante évolution et inclus des projets, l’objectif du gouvernement étant de 1000 CPTS en 2022 », indique la FFMPS.

    Le rôle de la FFMPS et de ses fédérations régionales est d’informer, d’accompagner et d’outiller les professionnels sur les CPTS. C’est dans ce cadre qu’elle met à la disposition des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP) un guide pratique, avant tout pour les épauler dans la construction d’une CPTS mais aussi dans le fonctionnement au quotidien de cette nouvelle communauté.

    Construire une CPTS

    Élaborer un projet de santé commun

    Le diagnostic des besoins en santé de la population est la base d’une CPTS, insiste la fédération. « Il n’a pas besoin d’être exhaustif sur tout le territoire mais il doit, par la méthode des petits pas, arriver à construire un projet de santé territorial », précise-t-elle, expliquant que l’équipe pluri-professionnelle de la MSP est « l’un des acteurs en capacité de proposer une démarche de diagnostic partagé des besoins en santé du territoire ».

    Ce diagnostic doit comprendre, selon la FFMPS, :

    • l’inventaire des ressources du territoire concernées par la santé ;
    • le questionnement des usagers et des professionnels de santé et des élus locaux ;
    • la dynamique territoriale. « La dynamique s’initie et se développe si l’ensemble des partenaires définissent une thématique d’action précise. Les thématiques se révèlent au fur et à mesure pour constituer une véritable liste. »

    « Le projet de santé tiendra compte du diagnostic partagé réalisé au plus près des réalités du territoire, synthétise la fédération. Il est préférable de se donner des objectifs réalistes, mesurables, inscrits dans le temps, plus qu’un grand projet ambitieux mais inaccessible. »

    Définir le territoire

    Deux localisations territoriales apparaissent nécessaires à la CPTS :

    • celle des actions du territoire fonction du projet de santé et personnes et/ou organisations concernées ;
    • celle des structures de gestion et de gouvernance qui elles définiront un territoire géographique d’appartenance.

    À terme, « le maillage du territoire se fera plus par le développement et la synergie des projets de santé territoriaux, coordonnés par une communauté de professionnels qui se réfère et s’identifie à un territoire ».

    Définir les objectifs

    La FFMPS retient comme objectifs d’améliorer :

    • la santé de la population : prévention, action de santé publique, nouvelle pratique éducative, etc. ;
    • l’accès aux soins ;
    • le parcours de santé et la coordination sur le territoire ;
    • les conditions de travail des professionnels de santé ;
    • la satisfaction du faire ensemble.

    Elle précise que chaque objectif doit, si possible, :

    • être transversal ;
    • concerner une problématique reconnue par le maximum d’acteurs ;
    • être partagé comme nécessaire et être réalisable ;
    • être analysé au regard des ressources du territoire ;
    • répondre à un besoin de santé de la population.

    Mobiliser les acteurs

    Selon la fédération, mobiliser les acteurs est l’un « des enjeux majeurs des CPTS ».

    Pour mobiliser les professionnels, la CPTS doit :

    • connaître les conditions de travail des différents professionnels du territoire et s’adapter : horaire des réunions, indemnisation de la perte de revenu, etc. ;
    • utiliser des outils d’information partagés : ces outils se développeront dans le temps ;
    • interroger les professionnels sur leurs besoins : début de la dynamique collective ;
    • proposer des formations pluri-professionnelles : « meilleur moyen pour apprendre à se connaître, savoir qui fait quoi sur le parcours de vie des usagers. Ne pas hésiter à passer des conventions avec la municipalité, l’hôpital, pour que les personnels de ces entités participent aux formations pluri-professionnelles de la CPTS » ;
    • mettre de la convivialité et de la fraternité dans des initiatives ludiques ;
    • ne pas être dans l’injonction de faire.

    Trouver sa place dans l’existant

    « Il est essentiel que le projet de la CPTS tienne compte, contribue et participe aux actions portées dans le cadre d’un contrat local de santé ou d’un projet de santé d’un groupement hospitalier de territoire (GHT) dans la mesure où celles-ci s’inscrivent dans une cohérence et une synergie d’actions.

    Cette synergie ne peut que renforcer le projet commun du territoire, d’où l’importance de s’appuyer sur une analyse partagée des besoins et des moyens nécessaires pour la mise en œuvre des actions de santé.

    La coordination entre acteurs participants à la CPTS doit aussi être facilitée par les dispositifs d’appui à la coordination du territoire (exemple : coordination territoriale d’appui) ou plus large (PTA, MAIA, Réseaux de santé, etc.). »

    Faire fonctionner une CPTS au quotidien

    La Fédération française des maisons et des pôles de santé donne quelques clés pour faire fonctionner une CPTS au quotidien, allant de la gouvernance au statut juridique, en passant par le modèle économique.

    Elle revient également en détail sur la définition d’une action de santé publique sur le territoire et sur la mise en place d’un système d’information viable, tout comme sur les bases d’une communication efficace et l’importance de la recherche de financements.

    Se faire accompagner pour son projet de CPTS

    « La méthodologie de conduite de projet est essentielle, souligne la FFMPS. Cela définit en grande partie la fiche de poste du/de la coordinateur/trice de la CPTS. »

    La fédération énonce en priorité les recommandations suivantes :

    • avoir une montée en charge progressive : « Les expériences acquises montrent que la réalisation d’actions de santé sur un territoire prend du temps, le temps de la construction d’une culture commune, du travail sur les représentations réciproques des uns envers les autres, de l’apprentissage de qui fait quoi, de la découverte des métiers mal connus ;
    • prendre le temps de se former ensemble ;
    • se faire accompagner : les fédérations régionales proposeront aux CPTS qui le souhaitent un accompagnement par la facilitation des équipes ressources régionales. « L’accompagnement c’est aussi aider les équipes à savoir identifier une problématique de santé sur un territoire et pas seulement un ressenti issu de la pratique du soin » ;
    • apprendre à être dans le pluri-professionnel et le décloisonnement. « Ce qui n’est pas habituel. Il ne faut pas oublier que les systèmes de soins, médico-sociaux, et sociaux se sont construit depuis 70 ans dans un cloisonnement protecteur des systèmes. Vouloir décloisonner même avec un discours politique fort et l’engagement des institutions, nécessite des postures d’humilité, d’écoute, de compréhension, de patience, qui ne sont pas toujours compatibles avec le rythme de la vie professionnelle, avec les besoins de la population et surtout avec nos références culturelles professionnelles. »
  • IA : Omron ouvre un laboratoire d’innovation en France dédié à l’IA et à l’IoT

    Omron, fournisseur japonais d’équipements pour la santé, l’automatisation industrielle, l’inspection optique et des composants électroniques, a annoncé fin octobre 2018 l’ouverture de 7 laboratoires d’innovation sur 7 sites différents à travers l’Europe : Stuttgart en Allemagne, Milan en Italie, Madrid en Espagne, Milton Keynes au Royaume-Uni, Tychy en Pologne, Istanbul en Turquie et Argonay en France (Auvergne-Rhône-Alpes).

    L’objectif de ces laboratoires, dont 5 sont opérationnels à date, consiste à étudier l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée, de l’Internet des objets (IoT) et de la robotique. Ils complètent un réseau dont la création a débuté en octobre 2017 avec l’installation du premier centre d’automatisation scandinave, situé à Malmö, en Suède, et dont le succès a motivé la création d’autres centres semblables ailleurs.

    Pour rappel, Omron Healthcare, la division du groupe dédiée à la santé, a lancé en janvier 2018 à l’occasion du CES de Las Vegas une nouvelle smart watch permettant de mesurer la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil.

    Mettre en avant les avantages de l’automatisation industrielle intelligente

    Ces laboratoires visent à anticiper les opportunités actuelles offertes par la fabrication intelligente.

    Afin de renforcer les collaborations avec les clients français sur l’intégration de solutions de robotique et d’automatisation dans leur propre chaîne de production, Omron ouvre un laboratoire d’innovation à Argonay près d’Annecy.

    Avant d’être des laboratoires d’étude de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) avancée ou des IoT, ces centres étaient des lieux où les clients pouvaient prendre conscience des apports concrets de la robotique et de l’automatisation des processus. Équipés de plusieurs cellules robotisées avec le robot SCARA et de robots six axes, assistés par un robot mobile, les laboratoires visent à proposer la validation technique d’un nouveau processus d’automatisation fondé sur les besoins spécifiques d’un client particulier dans sa langue.

    Omron souhaite démontrer pratiquement la façon dont la robotique et l’automatisation intégrées permettent de réduire les coûts, d’améliorer la qualité et d’accroître la productivité. 

  • NPS

    Net Promoter Scorenull

  • Singapour : la plateforme de télémédecine MyDoc permet d’économiser jusqu’à 28 % des coûts de santé

    La société singapourienne MyDoc, qui propose l’une des plateformes majeures de téléconsultation en Asie, engendre une réduction des coûts de santé d’au moins 16 %, indique une étude réalisée par un économiste issu du Centre de recherche économique et sociale de l’université de Californie du Sud et relayée le 6 novembre 2018 par Enterpriseinnovation.net.

    Le modèle de MyDoc a montré qu’une économie de coûts pouvant aller jusqu’à 28 % pouvait même être obtenue grâce à l’amélioration de la gestion des maladies chroniques via le numérique, sur la base d’estimations fondées sur un échantillon de patients reflétant l’état actuel de l’écosystème de santé de Singapour.

    Selon le Dr Snehal Patel, P.-D.G. et cofondateur de MyDoc, le « réel potentiel » en termes d’économies serait de l’ordre de 540 milliards de dollars américains (480,3 milliards d’euros) pour le secteur de la santé sur l’ensemble de l’Asie.

    MyDoc : un modèle réduisant les coûts tout en intégrant davantage le patient

    Les dépenses annuelles en soins en Asie devraient augmenter de 8 % jusqu’en 2020 selon l’OCDE

    Selon l’OCDE, les dépenses annuelles totales dans le domaine des soins atteignaient 2 700 milliards de dollars américains (2 401 Mds €) en Asie en 2017 et devraient augmenter de 8 % en TCAC jusqu’en 2020, rapporte le principal fournisseur mondial de services et de solutions de santé Mercer Marsh Benefits.

    Une avance sur les États-Unis

    En repensant les points de contact clés tout au long du parcours patient-clinicien et en intégrant les principaux acteurs de l’écosystème de la santé, MyDoc a mis au point un nouveau modèle de soins primaires réduisant le coût des soins tout en améliorant la participation des patients « à un niveau dépassant les données fournies par les fournisseurs de soins numériques sur des marchés de premier plan tels que les États-Unis », commente Enterpriseinnovation.net.

    À Singapour, à Hong Kong et en Malaisie, MyDoc a implémenté sa solution avec des sociétés issues du classement Fortune 500 et les plus grands assureurs de la région, notamment AIA, Aetna et Cigna. La société est à un stade avancé de discussions avec d’autres acteurs et déploiera de nouvelles solutions dans toute la région dans les années à venir.

    MyDoc : une plateforme d’IA permettant un parcours de soins plus personnalisé

    De manière générale, la plateforme de MyDoc oriente les patients vers des parcours de soins continus allant du dépistage aux diagnostics cliniques, au traitement, en passant par les prescriptions de médicaments, les recommandations de spécialistes et les programmes de gestion des maladies chroniques. Toutes les réclamations sont signalées en temps réel, ce qui simplifie et accélère le processus de gestion des réclamations.

    Via MyDoc, les patients ont accès 24 heures sur 24 et  7 jours sur 7 à une équipe de soins multidisciplinaire composée de médecins, d’infirmières, de nutritionnistes, de coachs santé, de coordinateurs de soins primaires, mais aussi à des données provenant de laboratoires de dépistage et de pharmacies.

    Ils utilisent Mydoc pour mieux comprendre leur état de santé et pour répondre à divers besoins de soins, allant de la simple toux aux renouvellements d’ordonnance et à la gestion des soins chroniques.

    Mission : détecter la maladie à un stade précoce

    À l’aide de sa plateforme d’intelligence artificielle, MyDoc permet aux professionnels d’entamer chaque parcours de soins avec une compréhension objective de l’état de santé du patient.

    Il combine un partenariat entre l’informatique cognitive et l’expertise humaine pour détecter les maladies avant qu’elles ne soient à un stade avancé et pour améliorer la précision des diagnostics et l’efficacité des plans de traitement.

    Pixi : un assistant robot pour améliorer coordination des soins et expérience patient

    La première technologie basée sur l’IA « employée » par MyDoc, Pixi, est un assistant robot conçu pour réduire les préjugés et les erreurs humaines pouvant nuire à l’efficacité des soins. Pixi aide l’équipe des opérations cliniques à fournir une coordination des soins en toute sécurité et des services de conciergerie efficaces, conçus pour guider efficacement chaque patient le long d’un parcours de soins personnels.

    Des données objectives issues d’examens de dépistages et d’objets connectés, combinées à des ensembles de données subjectifs provenant d’évaluations des risques pour la santé et des commentaires des patients, pourraient être intégrées au moteur MyDoc et au système de triage afin de faciliter les diagnostics et la mise en place de traitements pour les cliniciens.

    Une taux de participation des patients de 56 %

    « Notre analyse des données montre que le partenariat entre l’informatique cognitive et les cliniciens humains génère un taux de participation des patients pouvant atteindre 56 %, soit 8 fois plus que les entreprises numériques cotées en bourse aux États-Unis (7 %). 85% de nos utilisateurs déclarent avoir économisé en moyenne 3 heures par consultation. 93 % sont susceptibles ou très susceptibles de continuer à utiliser notre service et nos NPS (indicateur de la satisfaction et de la fidélité client avec une échelle allant de 0 à 10) atteignent systématiquement les 9 et 10 », assure le Dr Vas Metupalle, directeur général et cofondateur de MyDoc.

    « Nous sommes maintenant prêts à évoluer avec la certitude que le modèle est efficace »

    « Nous sommes en train de changer la prestation des soins d’un processus complexe et coûteux de soins épisodiques axés sur [une approche en] silo et traitant les malades à un système de soins continus coordonné, plus simple, moins cher et plus personnalisé, qui détecte les maladies avant qu’il ne soit trop tard. MyDoc a pour mission de fournir à chacun les bons soins au bon moment », synthétise le Dr Snehal Patel (source : Enterpriseinnovation.net).

    « Vas (Metupalle) et moi avons créé MyDoc à Singapour il y a plus de cinq ans. Nous avons pris la décision délibérée d’investir au cours des cinq dernières années dans les essais de notre plateforme auprès de chaque acteur clé de l’un des meilleurs écosystèmes de soins au monde afin de s’assurer que notre solution fonctionne. Nous sommes maintenant prêts à évoluer avec la certitude que le modèle est efficace. »

  • Australie : 2 hôpitaux atteignent le plus haut niveau de maturité numérique selon EMRAM de HIMSS

    Le Royal Children’s Hospital (RCH) de Melbourne et l’hôpital St Stephen’s Hervey Bay (UnitingCare), dans le Queensland, ont été officiellement reconnus comme étant les premiers hôpitaux australiens à avoir adopté les normes internationales de santé numérique les plus strictes établies par HIMSS lors de la conférence AsiaPac18 organisée du 5 au 8 novembre 2018 par l’organisation américaine.

    Les deux établissements sont en effet en cours de certification niveau 7, la phase la plus avancée du modèle d’adoption du dossier médical électronique (EMRAM) élaboré par HIMSS. Le RCH a atteint ce stade pour ses cliniques ambulatoires (outpatient clinics) et St Stephen’s Hervey Bay pour ses établissements hospitaliers (inpatient facilities).

    Des hôpitaux qui font figure d’exemples en matière de numérisation

    C’est la première fois que des hôpitaux australiens atteignent ce stade, a insisté John Daniels, vice-président mondial de HIMSS Analytics, qui a ajouté que ce niveau de numérisation pourrait permettre d’améliorer fortement les soins prodigués aux patients.

    « La technologie est un outil qui, mis entre de bonnes mains, peut changer des vies, a déclaré John Daniels (source : Itwire.com). L’Australie commence à prendre conscience d’un avenir où des soins intégrés, plus personnalisés, deviendront une réalité. Historiquement, les médecins et les infirmières australiens ont été confrontés à de vastes défis posés par des systèmes qui ne communiquaient pas entre eux, par des dossiers perdus et [des difficultés d’]accès à l’information. C’est une étape majeure dans la résolution de ces problèmes. Ces hôpitaux montrent à l’Australie ce que peut apporter la transformation numérique – et les résultats qu’elle procure aux patients australiens – et nous sommes ravis de faire partie de leur aventure. »

    Numérisation au RCH : une coordination et une communication améliorées

    Le Royal Children’s Hospital de Melbourne utilise les nouvelles technologies pour mieux prendre en charge le traitement et les soins de tous les enfants, en particulier de ceux souffrant de troubles complexes et chroniques, nécessitant des soins relevant de multiples spécialités.

    Les nouvelles technologies permettent aux cliniciens d’avoir une vision plus globale des soins dont chaque patient a besoin car ils peuvent obtenir un aperçu en temps réel de l’ensemble du parcours du patient et de l’interaction entre les disciplines.

    Un dossier médical électronique pour une meilleure coordination des soins

    Avant l’introduction du dossier médical électronique (EMR), les cliniciens devaient écrire à la main les informations qu’ils collectaient sur les patients, ce qui posait divers problèmes, notamment en termes de ponctualité, de communication entre collègues et lorsque les patients avaient des besoins cliniques multiples et simultanés.

    Le nouveau système de dossiers numériques permet de visualiser plus facilement tous les aspects relatifs aux soins des patients, des interventions hospitalières aux services ambulatoires, et ainsi de fournir des soins plus sûrs et d’améliorer les résultats cliniques.

    Un portail pour améliorer la communication entre les patients, leurs proches et les cliniciens

    En parallèle, le Royal Children’s Hospital a mis en place un nouveau portail pour les patients, My RCH portal, afin de gagner en transparence et de renforcer le lien entre les patients, leurs familles et les cliniciens dans l’optique de placer le patient au centre du système.

    Numérisation à St Stephen’s : une efficacité et une sécurité des patients accrues

    Un système de lecture de code-barres électronique

    L’hôpital St Stephen’s Hervey Bay a amélioré l’efficacité et la sécurité de ses patients grâce à l’utilisation d’un système de lecture par code-barres électronique de tests sanguins et de médicaments.

    La technologie adoptée par l’établissement permet également d’accéder aux données de santé en ligne pour suivre et améliorer les soins mais aussi d’échanger des données avec d’autres prestataires de soins s’occupant des patients de l’hôpital.

    « Suivre le processus EMRAM (…) a renforcé notre engagement continu à fournir des solutions de santé innovantes »

    « Pour St Stephen’s, le fait de suivre le processus EMRAM a eu des retombées bien plus grandes que l’utilisation [même] de la technologie ; il a renforcé notre engagement continu à fournir des solutions de santé innovantes pour la sécurité et les soins de nos patients », a déclaré Darren Rogers, directeur général de l’établissement (source : Itwire.com).

    « L’étape 7 est vraiment le point de basculement qui permet aux hôpitaux et aux patients de voir les véritables avantages des DME, a commenté John Daniels, vice-président mondial de HIMSS Analytics. Le véritable objectif à travers l’Australie est de permettre à toutes les organisations d’atteindre ce stade et d’améliorer leur santé grâce à l’information et aux technologies.

    HIMSS continuera à travailler avec les [différents] gouvernements pour fournir une direction claire et aider les organisations de soins australiennes à atteindre ce niveau à l’échelle nationale. »

  • « Intelligence Artificielle en santé : le CHRU de demain à l’ère de l’IA », Nancy le 21 novembre 2018

    Le CHRU de Nancy organise le 21 novembre 2018 au Centre des congrès Prouvé à Nancy une journée dédiée à l’intelligence artificielle (IA) en santé : « Le CHRU de demain à l’ère de l’IA”.

    Cet événement réunira des chercheurs de différents organismes de recherche (CHRU, Centre de recherche en automatique de Nancy, Inria, université de Lorraine, etc.), des professionnels de la santé, des industriels (IBM, Philips, Pharmagest, etc.) et des start-ups du Grand Est (MyAPPSanté, MonFoxy, etc.).

    David Gruson (Projet Etik-IA) fera partie des intervenants, de même que Sophie Martinon, directrice générale de l’Agence nationale d’appui à la Performance (Anap), Jacques Lucas, vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, délégué général au Numérique, et Isabelle Adenot, présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS).

    Cette manifestation, animée par Nathalie Milion, journaliste France Bleu, est réservée aux professionnels de santé, aux chercheurs et aux industriels et vise à créer une dynamique régionale autour des impacts de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé.

    La majeure partie de la journée sera retransmise en direct sur la chaine Youtube du CHRU de Nancy.

    Pour toute question ou demande d’information : intelligence.artificielle@chru-nancy.fr

    Programme

    8H30 – 09H00 ACCUEIL DES PARTICIPANTS

    09H00 – 09H15 ALLOCUTIONS D’OUVERTURE :

    Jean -Yves LE DÉAUT, Professeur d’université, ancien député de Meurthe-et-Moselle,ancien président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

    Cédric VILLANI, Député de l’Essonne chargé de la Mission sur l’Intelligence Artificielle confiée par le Premier Ministre en septembre 2017 (vidéo)

    Pierre MUTZENHARDT, Président de l’Université de Lorraine.

    Bernard DUPONT, Directeur général du CHRU de Nancy.

    09H20 – 09H45 SESSION INAUGURALE IA à la française cap ou pas cap ?

    Quelles nouvelles orientations pour la stratégie nationale d’intelligence artificielle en santé ? Place de la France en Europe et dans le monde ; Georges UZBELGER, Consulting et design de solutions IBM (deep learning, Big Data).

    09H45 – 10H30 FOCUS La lorrA.I.ne intelligente

    CHRU de Nancy et Université de Lorraine

    Intervenants : Présentation des forces et atouts du site nancéien ; Laurent PEYRIN-BIROULET, Professeur au CHRU de Nancy ; Patrick ROSSIGNOL, Professeur au CHRU de Nancy ; Bruno LEVY, Directeur de la Recherche – Institut National de Recherche en Sciences du Numérique (INRIA) ; Alain RICHARD, Professeur à l’Université de Lorraine – Centre de Recherche en Automatique de Nancy (CRAN)

    10H30 – 11H30 : TABLE RONDE N° 1 La santé : Intelligente ou Artificielle ?

    En quoi l’intelligence artificielle fait-elle déjà partie de la vie de l’hôpital, du patient et de sa prise en charge ? Algorithmes décisionnels, objets connectés, robotique… Domaines d’application les plus concrets et les plus avancés ; en termes d’impact, quels seront demain les domaines en rupture avec les pratiques d’aujourd’hui ? Où en sommes-nous en matière de recherche et développement ?

    Intervenants : Isabelle ADENOT, Membre du Collège de la Haute Autorité de Santé, Présidente de la Commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé (CNEDiMTS) ; Raja CHATILA, Directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique, Paris ; Fabrice CHRETIEN, Médecin chercheur en neuropathologie (Institut Pasteur), Professeur d’histologie, Directeur Évaluation et Suivi des Programmes – Inserm

    11H30 – 12H30 VILLAGE DES INDUSTRIELS : 6 vecteurs de l’IA en santé

    ACTIMAGE, PHILIPS, MY APP SANTÉ, F-OXY, CARDIORENAL et PHARMAGES

    12H30 – 13H30 PAUSE REPAS ET ÉCHANGES

    13H30 – 14H15 : TABLE RONDE N° 2 : Des connectés en santé intelligents

    Quels nouveaux leviers pour la performance des établissements de santé, pour fluidifier les parcours de soins et s’orienter vers une démarche de services pour le patient ? Quels impacts sur les métiers médicaux ? Quelles solutions pour les déserts médicaux ? Quelles implications pour le patient ? Quelle prise en compte de son confort ?

    Intervenants : Sophie MARTINON, Directrice générale de l’Agence Nationale d’Appui à la Performance (ANAP) ; Jacques LUCAS, Vice-président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Délégué Général au Numérique ; Bernard NORDLINGER, Membre de l’Académie nationale de médecine, groupe de travail Académie nationale de médecine – Académie des sciences « Mathématiques, big data et cancérologie » ; Luc PIERRON, Conseiller Présidence Fédération Nationale de la Mutualité Française co-auteur de la note du 5/12/17 « La santé à l’heure de l’Intelligence Artificielle » (Fondation Terra Nova)

    14H15 – 14H45 CONFÉRENCE : De l’IA à la télémédecine : quels coûts pour quels bénéfices ?

    Premiers enseignements de l’étude européenne réalisée par la Direction Générale de la Santé et des Consommateurs au sein de la Commission européenne relative au déploiement de la télémédecine en Europe

    Guy BRANDENBOURGER, Partner PWC Luxembourg.

    14H45 – 15H15 SIGNATURE DE CONVENTION DE PARTENARIATS ENTRE LE CHRU ET ACTIMAGE/PHILIPS 

    15H15 – 15H45 REGARD D’EXPERT IA en santé : quelle régulation éthique et quels impacts pour les métiers de la santé ?

    IA et santé : éthiquement compatibles ? Quelles questions éthiques pose l’IA en santé ?Quelles responsabilités et délégation de responsabilités ? Quels impacts sociaux et sociétaux notamment sur les métiers médicaux ?

    David GRUSON, Fondateur ETHIK-IA, Chaire santé Sciences Po.

    15H45 – 16H00 CLÔTURE François WERNER, Vice-président de la Région Grand Est

  • Initiative IDF lance le « prêt santé initiative » pour lutter contre les déserts médicaux franciliens

    Initiative Île-de-France, un réseau associatif francilien d’accompagnement, de financement et d’hébergement des entrepreneurs, lance le « prêt santé initiative » (PSI), un dispositif régional d’accompagnement et de financement dédié aux professionnels de santé en partenariat avec la région Île-de-France, la Caisse des dépôts et le Crédit agricole d’Île-de-France, telle est la nouvelle annoncée le 6 novembre 2018.

    L’objectif vise à :
    • augmenter le nombre d’installations pour lutter contre la désertification médicale ;
    • participer au maintien du lien social et de l’économie locale ;
    • donner les moyens aux professionnels de la santé de s’installer sur l’ensemble du territoire francilien.

    Pallier la fracture médicale de la région IDF par l’installation de maisons médicales et en augmentant les fonds propres de professionnels de santé

    Face aux constat que de nombreux territoires de la région manquent de professionnels de santé notamment pour répondre aux besoins de soins de proximité, le réseau associatif a décidé de lancer un dispositif spécifique dédié à l’accompagnement et au financement des professionnels de santé de la région.

    Une baisse régulière de 6 % des effectifs de médecins libéraux inscrits au tableau de l’Ordre des médecins creuse les disparités et les déséquilibres de la couverture médicale en région, une baisse couplée à une augmentation du besoin de santé qui s’explique par l’augmentation de la population et de facteurs aggravants tels que l’augmentation de la dépendance, l’accroissement des pathologies chroniques, etc.

    « La désertification médicale dans de nombreux territoires de l’Ile-de-France est l’une des causes d’inégalité d’accès aux soins. L’absence de services de proximité, tels que la santé, déséquilibre l’écosystème économique et social local. En tant qu’acteur du développement économique, Initiative Ile-de-France a décidé de s’engager pour l’accompagnement et le financement des professionnels du secteur médical et paramédical à travers la création du dispositif PSI, afin de favoriser leur installation », explique Édouard de Penguilly, président d’Initiative Ile-de-France.

    À travers le dispositif, Initiative souhaite favoriser l’installation des maisons médicales et des professions de santé et renforcer les fonds propres des professionnels de santé.

    Un prêt d’honneur sans intérêt ni garantie jusqu’à 30 000 euros

    Grâce au partenariat avec la région Île-de-France, la Caisse des dépôts, le Crédit agricole d’Île-de-France, l’Agence régionale de santé (ARS), les Unions régionales de professionnels de santé (URPS) ou les Ordres et l’écosystème de la santé, l’association vise à répondre aux besoins urgents du secteur libéral en tension du fait du coût des investissements et du fonctionnement de l’installation et de l’activité.

    Le prêt d’honneur, sans intérêt ni garantie pouvant atteindre jusqu’à 30 000 euros par porteur de projet, doit être utilisé comme levier pour un prêt bancaire. Il est associé à un accompagnement en amont et en aval de l’installation qui inclut des services suivants : expertise du projet d’installation, formation à la gestion d’entreprises, expertise financière, juridique et comptable, etc. 

  • « Face aux épidémies, le traitement des données en temps réel est la clé » (E. Castle, eHealthAfrica)

    Evelyn Castle, directrice et co-fondatrice de eHealth Africa (eHA), a partagé avec Health & Tech Intelligence l’expertise et le retour d’expérience des programmes de sa start-up dans l’amélioration des résultats en matière de santé publique, d’anticipation et de gestion des pandémies, ainsi que les missions d’appui aux systèmes de santé nationaux, à la suite de son intervention au World Health Summit (14-16 octobre 2018, Berlin).

    Né lors de l’épidémie du virus Ebola en 2014 en Sierra Leone, le projet eHealth Africa s’est rapidement imposé en proposant un suivi de la propagation par un traitement de la donnée en temps réel mais aussi des outils de traçage tels que Sense Ebola ou des applications comme DHIS2. D’autres solutions d’nteropérabilité comme la plateforme Aether apportent enfin leur soutien aux systèmes de santé nationaux, explique-t-elle.

    Face à l’urgence de l’épidémie, un traitement de la donnée en temps réel s’impose

    Pouvez-vous revenir sur l’origine de eHealth Africa (eHA) ?

    Evelyn Castle : eHA a vu le jour au Nigéria en 2010, avant d’étendre son action en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. La start-up basée en Afrique de l’Ouest développe des solutions d’appui aux systèmes de santé grâce à la conception et la mise en œuvre d’outils basés sur l’exploitation et le traitement des données de santé. EHealth Africa a soutenu l’effort national en 2014 face à l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, lorsque le nombre de personnes infectées doublait chaque jour.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur l’intervention d’eHA lors de cette épidémie d’Ebola ?

    Nous savions que cette épidémie n’aurait aucune chance de ralentir avant que nous ne puissions obtenir des données en temps réel qui nous permettraient une prise de décision plus efficace.

    Sur la base de son expérience dans le développement et la mise en œuvre de solutions, eHA a développé des outils de surveillance des maladies. Chaque pays était confronté à des défis différents et avait des priorités spécifiques selon le stade de l’épidémie. Nous avons donc développé une batterie d’outils pour résoudre le problème, le défi majeur étant la diversité des formats en matière de données d’un pays à l’autre.

    Sense Ebola: un premier outil de traçage des contacts

    Quel est l’objectif précis recherché à travers le développement de l’application Sense Ebola ?

    L’application Sense Ebola a été conçue pour collecter des données lorsque des équipes médicales vérifiaient l’état de santé des personnes qui avaient été en contact étroit avec des patients atteints du virus Ebola. Elle garantissait que chaque personne ayant eu un contact potentiel avec le virus était suivi deux fois par jour et signalait si un contact présentait des symptômes du virus.

    L’outil a été conçu pour fonctionner sur les téléphones Android, aussi bien en ligne que hors ligne. Les données sont stockées sur le mobile et synchronisées automatiquement avec les bases de données nationales et centrales de chaque pays, lorsque la connexion est établie. Un tableau de bord affiche les données de toutes les équipes de recherche de contacts, permettant aux ministères et aux partenaires une vision globale de l’état de la recherche de contacts au niveau national.

    Quels ont été les résultats ?

    Au total, l’application Sense Ebola a été utilisée par plus de 700 traceurs de contacts en Sierra Leone, au Liberia, en Guinée et au Nigeria, réduisant le temps de déclaration des contacts avec l’épidémie de plus de 12 heures.

    De fait, l’épidémie du Nigeria a pu être arrêtée avec seulement 20 personnes infectées. La traçabilité des contacts était un outil nécessaire pour répondre au suivi d’un cas une fois identifié mais une autre lacune majeure dans la réponse au virus Ebola était d’identifier immédiatement le foyer afin de pouvoir le signaler. Dans ce but, la Sierra Leone et le Liberia ont décidé de mettre en œuvre un cadre de surveillance intégré de la maladie et de la riposte (IDSR) référencé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    Ce cadre permet une interopérabilité des données de laboratoire, réduisant le délai de détection et de confirmation du laboratoire afin que la réponse soit déployée le plus rapidement possible. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’IDSR, la Sierra Leone et le Liberia se sont concentrés sur la création d’un outil de notification électronique, sur la base des rapports hebdomadaires de maladie à déclaration obligatoire immédiate. Néanmoins, les deux pays avaient des exigences différentes dans le traitement des flux et le reporting. En Sierra Leone, l’objectif était de collecter les données des établissements de santé sur une base hebdomadaire, de valider cette information au niveau du district, et enfin d’analyser la remontée des informations au niveau national.

    DHIS2 Mobile : une plateforme de collecte et d’analyse de la donnée statistique

    Vous avez alors créé l’application DHIS2 Mobile.

    « Oui, afin de répondre à cette exigence, nous avons créé DHIS2 Mobile, une plateforme de collecte, de validation, d’analyse et de présentation de la donnée statistique, qui permet de télécharger le formulaire IDSR dans les bases de données nationale de Sierra Leone.

    Ce système fonctionne actuellement dans 372 centres de santé en Sierra Leone et plus de 95 % des établissements réalisent un reporting hebdomadaire des formulaires eIDSR.

    L’application a-t-elle été utilisée dans d’autres pays, comme le Liberia ?

    Le Liberia voulait aller plus loin et obtenir des données basées sur des cas concrets mais la mauvaise couverture en réseau mobile dans le pays ne permettait pas les échanges par SMS. En réponse, nous avons développé RapidPro pour gérer la plateforme SMS des établissements de santé combinés avec l’application DHIS2 permettant des signalements immédiats au gestionnaire. Lorsque la connexion au réseau mobile est disponible, les données sont synchronisées au niveau national par le système de suivi DHIS2. 

    Ce système fut testé dans deux comtés du Liberia, avant que la gestion de l’outil ne soit déléguée au ministère de la Santé pour un déploiement à l’échelle nationale. Pour un traitement optimal, le système national de surveillance des maladies doit inclure des données cliniques issues des hôpitaux publics et privés, en provenance des canaux des médias sociaux, mais aussi des données provenant directement du public, via les centres d’appels ou les SMS.

    Comme beaucoup d’autres acteurs du secteur de la santé, nous avons développé des outils en réponse à un problème spécifique et en cas d’urgence mais nous redémarrions presque systématiquement à zéro à chaque évènement, recréant des fonctions nouvelles ou des outils différents. Cela a notamment permit l’élaboration de solutions telles que la plateforme IDSR.

    Aether : un outil pour des solutions d’échange de données uniformisées

    Quid de la plateforme Aether ?

    Ce cadre de développement permettrait de déployer des solutions plus rapides, à moindre coût, tout en instaurant un système de soutien durable et continue.

    Aether permet aux organisations de mettre en place des solutions de traitement et d’échange de données uniformisées, facilitant les échanges de données entre les systèmes. Grâce à cette plateforme, les données sont collectées à partir de différentes sources et mappées au sein d’un schéma commun. Ce schéma constitue un contrat de données, qui facilite l’interopérabilité et l’échange des données de santé. Les données sont stockées sous forme de messages pouvant être traitées ou publiées dans des applications externes en temps réel, garantissant un accès rapide des organisations à l’information. Les données sensibles peuvent être masquées et publiées dans un environnement cloud hautement sécurisé. 

    Aether permet d’intégrer facilement des solutions de santé numérique les plus utilisées, telles que ODK, Kibana, Elastic Search, CKAN et nous développons continuellement des solutions de comptabilité pour les systèmes DHIS2 et le standard HL7 FHIR qui définit une palette d’objets d’information modulaires appelés « ressources », qui s’assemblent et se relient entre elles, afin de construire de façon efficiente des systèmes de partage de données cliniques ou administratives.

    Aether permet également de développer des connecteurs pour des applications non prises en charge, en personnalisant en fonction des besoins. Enfin, Aether est un projet open source ouvert à tous.

    Comment Aether peut-il concrètement soutenir un IDSR national ? 

    Dans le cadre d’un IDSR, trois domaines doivent être traités en priorité : la détection de la maladie et sa notification, la confirmation du laboratoire et enfin la réponse à l’épidémie.

    Dans ce cadre, eHA utilise trois systèmes qui se concentrent sur l’obtention de ces données, la détection et le signalement des maladies, grâce à l’application mobile DHIS2, qui collecte le rapport IDSR auprès des établissements de santé. La confirmation des échantillons de laboratoire est obtenue à partir des informations du logiciel BIKA Lab, un système de gestion de l’information libre, très répandu. Enfin, dans le suivi des épidémies, eHA utilise le suivi SENSE Ebola pour rechercher les contacts donnant lieu à contamination. 

    Nous devons cartographier l’ensemble des données recueillies par ces outils au sein du « schéma ». Ces données seront ensuite publiées dans un tableau de bord IDSR qui permettra de surveiller l’évolution des indicateurs clés. Une fois ce système configuré, nous sommes prêt à agir.

    Pourquoi la collaboration avec les États est-elle aussi complexe ?

    Lorsque nous entamons des discussions avec les systèmes de santé nationaux, nous envisageons toujours des stratégies complexes autour du traitement de plusieurs millions de données différentes, ce qui rend la construction d’un système national d’information de santé dans le meilleur des cas complexe, dans le pire des cas impossible.

    Aether est une rampe de lancement, il permet d’entamer la coopération vers plus d’interopérabilité. L’outil se veut flexible pour évoluer au fil du projet. Quelques données clés suffisent pour identifier les besoins et prendre les bonnes décisions.

    Des outils tels que Sense Ebola, Follow-up, ODK et KoboCollect sont performants mais pour tirer le meilleur parti des données collectées, nous devons veiller à ce qu’une plateforme comme Aether permette le partage et l’analyse des données de santé en toute sécurité afin d’aider les professionnels à prendre les meilleures décisions possibles.

  • Débat : l’intelligence artificielle va-t-elle rendre les médecins obsolètes ? (BMJ)

    Précise, insensible aux biais personnels, peu coûteuse… Les atouts de l’intelligence artificielle (IA) sont nombreux et représentent une concurrence sérieuse pour les médecins, avance un chercheur de l’Institut pour la médecine translationnelle de Zürich (Suisse) dans le British Medical Journal* (BMJ) daté du 7 novembre 2018. Deux autres chercheurs de l’Université McGill (Canada) et de l’hôpital universitaire de Zürich (Suisse)  estiment, quant à eux, que les machines ne remplaceront jamais les médecins.

    Quand l’IA surpasse le médecin…

    Les médecins sont-ils en concurrence frontale avec les ordinateurs. L’intelligence artificielle va-t-elle un jour prendre leur place ? C’est la question à laquelle ont été invités de répondre plusieurs chercheurs dans le British Medical Journal du 7 novembre 2018.

    La réponse est « oui » pour le Pr Jörg Goldhahn, directeur adjoint de l’Institut de médecine translationnelle de Zürich. Ce dernier estime que même si les machines ne sont pas encore « universellement meilleures que les médecin », elles ont les capacités techniques de le devenir, et ce grâce aux capacités illimitées dans le traitement des données, aux potentiels de machine learning et d’auto-correction dont elles disposent. « Les systèmes intègrent continuellement de nouvelles connaissances et se perfectionnent à une vitesse inatteignable pour les humains, écrit Jörg Goldhahn. Même un raisonnement clinique complexe peut être simulé, y compris les préoccupations éthiques et économiques », ajoute-t-il.

    L’empathie, le talon d’Achille du médecin

    Et l’idée selon laquelle les médecins pourraient rivaliser avec les machines en se tenant au courant des avancées de la recherche tout en maintenant un contact étroit avec leurs patients est « tout simplement une illusion », affirme le chercheur de Zürich. La nécessité de réduire les coûts de la santé rend aussi l’IA très compétitive. En outre, Jörg Goldhahn estime que « la capacité des médecins d’établir des liens avec leurs patients, présentés souvent comme la carte maîtresse des praticiens, pourrait bien être leur talon d’achille ». L’IA, impartiale et sans conflits d’intérêts, inspire, selon lui, davantage confiance. « Le médecin que nous connaissons aujourd’hui finira par devenir obsolète », affirme-t-il en guise de conclusion.

    … Et quand la machine ne peut pas rivaliser avec l’humain

    Le Dr Vanessa Rampton de l’Institut McGill (Canada) et le Pr Giatgen A Spinas, de l’hôpital universitaire de Zürich (Suisse) ne sont pas de cet avis. Ils estiment les machines ne remplaceront jamais entièrement les médecins. Selon eux, seuls ces derniers ont la capacité de comprendre l’humain de manière holistique, en tenant notamment compte du mode de vie du patient et de ses émotions. Cette connaissance globale nécessite « du respect, du courage et le sens des responsabilités », autant de qualités pas facilement accessibles aux machines. Dans des situations complexes, avec un risque élevé d’effets indésirables,  » il n’existe pas d’algorithme adapté en fonction des émotions, de la communication non verbale, des valeurs, des préférences personnelles des patients, des circonstances sociales dominantes, etc.

    Etre mortel comme son patient

    L’utilisation de l’IA en médecine, fondée sur la conviction que les symptômes sont mesurables, atteint ses limites lorsqu’elle est confrontée à des facteurs émotionnels, sociaux et non quantifiables qui contribuent à la maladie », soulignent les deux chercheurs. Les ordinateurs sont disqualifiés, tout simplement parce qu’ils ne sont pas humains, et donc mortels. Et si les robots sont capables de faire preuve d’empathie, ce n’est que pure forme ! Machines et médecins travailleront donc de plus en plus ensemble mais « les médecins restent irremplaçables. »

    Soigner sans médecin : un scénario « impensable »

    Dans un commentaire** associé à ce débat, publié également dans le BMJ, trois autres membres de la communauté scientifique qui « cumulent à eux seuls 61 années d’histoires de patients » ont écrit qu’ils considéraient l’IA « comme un serviteur plutôt que comme le directeur des soins médicaux ».  » Imaginez une mère et un père à qui l’on annonce que leur fils de 3 ans va perdre ses reins à cause d’une maladie rare. Imaginez l’émotion brute sur leurs visages. Maintenant, imaginez ce même scénario sans aucun professionnel de la santé dans la pièce. La seule interaction est avec une forme artificielle d’intelligence. Une machine. C’est impensable. »

     

  • European Cyber Week : l’IA et la santé au coeur des débats du 19 au 22 novembre 2018 à Rennes

    L’intelligence artificielle (IA) et son influence sur la cybersécurité ainsi que la cybersécurité en santé sont au cœur de la 3é édition de la European Cyber Week, le forum européen de la cybersécurité et de la cyberdéfense, qui se tient à Rennes du 19 au 22 novembre 2018.

    Au programme, des conférences techniques, des rencontres d’affaires et des événements de haut niveau, adressant tour à tour des enjeux civils et militaires à destination des entreprises, des laboratoires de recherche, des institutions et des étudiants.

    Cet événement se décline en plusieurs événements :
    • journées C&ESAR avec la conférence C&ESAR qui s’intéressera à ces deux volets : les apports de l’IA pour la cybersécurité et les risques de sécurité propres aux intelligences artificielles ;
    • journées Cyber Valley déclinées en plusieurs thématiques : santé, l’Europe de la cybersécurité, les régions européennes, Média, RDV parlementaires ;
    • un forum de recrutement ;
    • journée inter chaires – Ma Thèse 3.0 ;
    • challenge étudiant ;
    • RDV parlementaires – gratuit (inscription en ligne – cliquez ici) ;
    • Les rendez-vous B2B.

    Pour l’inscription, consulter le lien ci-contre. Les frais d’inscription varient en fonction du nombre de jours.

    Le programme complet est disponible à cette adresse.

    ID2Santé interroge les enjeux de l’IA et de cybersécurité

    ID2Santé, centre d’innovation technologique qui accompagne les projets innovants en santé humaine pour la région Bretagne, est l’organisateur de la partie dédiée aux enjeux de la santé. Ce sera l’occasion de croiser des enjeux de la santé, de l’IA et de la cybersécurité.

    Les domaines d’application en santé sont nombreux : personnalisation des traitements, détection et prédiction des maladies, orientation dans le parcours de soins, recherche médicale, etc. L’apport de l’IA dans ces offres est fonction de la capacité à croiser des données de santé massives qu’elles soient cliniques, biologiques, de vie réelle ou médico-administratives. C’est dans ce contexte, où les données seront au centre de l’innovation, que le secteur de la santé va avoir un besoin accru de compétences en cybersécurité.

    Santé, intelligence artificielle et cybersécurité : quels enjeux ?

    Le programme de la journée dédiée à la santé :

    8:30 Accueil

    9:00 Introduction

    9:05 Panorama de cas d’usage de l’intelligence artificielle appliquée à la santé, Denise SILBER, analyste internationale des tendances de l’e-santé

    9:15 :  L’IA fait progresser la recherche médicale, les diagnostics et les soins, mais comment est prise en compte la sécurité des données et des algorithmes par les acteurs innovants du secteur de la santé ? Comment assurer la cybersécurité de l’Intelligence Artificielle dans le domaine de la Santé ? 

    • Market Approval: The Challenges Facing Medical Device Manufacturers, Armelle GRACIET, Director of Industrial Affairs – Snitem (Syndicat des fabricants de dispositifs médicaux)
    • Development of diagnostic test solutions for cancer: Quality and safety of data, Sébastien NIVET, Clinical Manager – VitaDX
    • Early stage cybersecurity audits – Feedback about a connected healthcare devide, Virgile JARRY, cybersecurity auditor, ACCEIS with Quentin BODNIER, R&D project leader, Biosency
    • AI in medical device ecosystem: the hacker’s perspective, Yann ALLAIN, Advisor for information system and IoT security – Serma Safety and Security

    10h40 : Coffee Break​

    • Intelligent monitoring on neonatal intensive care units through longitudinal clinical data analytics, Alfredo I. HERNANDEZ, Directeur de recherche à l’Inserm avec Guy Carrault, Professeur, Chef de projet au laboratoire LTSI-INSERM U1099 et Patrick Pladys, Chef du service pédiatrie au CHU de Rennes
    • Substra: a distributed platform for traceable machine learning on sensitive data, Camille MARINI, Technical Lead Machine Learning Platform, Owkin
    • HealthSuite Insights: An artificial intelligence platform to deliver analytics for healthcare,  François ANDRY, PhD, Senior Director, Enterprise Architecture – Philips Platforms

    12:00 : Health Data Hub : un laboratoire d’exploitation des données de santé, point fort de la stratégie France IA, Marc CUGGIA, MD, PhD (LTSI – UMR Inserm – Université de Rennes 1) et expert de la mission de préfiguration du Health Data Hub

    12:20 : Focus réglementaire : Comment la réglementation européenne prend en compte le développement de l’Intelligence Artificielle dans le domaine de la santé ?​Anne Auffret, Policy Officer, European Commission, Directorate-General for Communications Networks, Content and Technology (CONNECT), Unit eHealth, Well-Being and Ageing

    Contact

    Pour l’inscription, contacter Hopscotch Congrès​ à l’adresse suivante : congres@hopscotchcongres.com