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NHS : une mission pour introduire les nouvelles technos dans les programmes de dépistage du cancer
Le Pr Sir Mike Richards, premier directeur du pôle « oncologie » du NHS et ancien inspecteur en chef des hôpitaux de la Commission de la qualité des soins (CQC), dirigera une refonte majeure des programmes nationaux de dépistage du cancer dans le cadre d’un effort renouvelé visant à améliorer les soins et à sauver des vies, a annoncé le NHS England dans un communiqué publié le 15 novembre 2018.
Le dépistage précoce des cancers qui se caractérisent par des taux de survie élevés est au cœur du plan à long terme du NHS pour améliorer les services et faire en sorte que les patients bénéficient des nouvelles technologies et des nouveaux traitements.
Le Pr Mike Richards dirigera une équipe chargée d’évaluer les programmes de dépistage actuels et de recommander une organisation, un développement et une amélioration de ceux-ci. L’enquête a pour but d’examiner les dernières innovations susceptibles d’être utilisées dans ce cadre, notamment les solutions basées sur l’intelligence artificielle, en mettant en place des travaux de recherche et en promouvant l’importance du dépistage auprès d’un maximum de personnes éligibles.
Ce rapport devra guider leNHS England et à Public Health England dans la définition du meilleur modèle de prestation opérationnel pour les programmes de dépistages existants.
Des recommandations attendues pour améliorer les programmes de dépistage
Il existe trois programmes nationaux de dépistage du cancer en Angleterre :
- le dépistage du cancer du col de l’utérus : offert aux femmes âgées de 25 à 64 ans, avec un dépistage tous les trois ans pour les femmes âgées de moins de 49 ans et tous les cinq ans de 50 à 64 ans ;
- le dépistage du cancer du sein : offert aux femmes âgées de 50 à 70 ans, les femmes de plus de 70 ans pouvant s’auto-référencer pour un dépistage ;
- le dépistage du cancer colorectal : offert aux hommes et aux femmes âgés de 60 à 74 ans et un autre test de dépistage est offert aux hommes et aux femmes âgés de 55 ans dans certaines régions d’Angleterre.
L’introduction de nouvelles technologies de criblage fait partie des objectifs de la mission
L’enquête pilotée par le Pr Sir Mike Richards, qui devrait présenter son rapport d’ici l’été 2019, permettra d’évaluer les forces et les faiblesses de ces différents programmes de dépistage et de formuler des recommandations sur un certain nombre de points, dont :
- l’introduction de nouvelles technologies de criblage et la mise à jour des systèmes informatiques ;
ces recommandations devront également répondre aux questions suivantes : - Comment modifier à l’avenir la politique de dépistage ? ;
- Comment intégrer au mieux les programmes de dépistage à d’autres initiatives conduites par le programme de lutte contre le cancer du NHS pour promouvoir le diagnostic précoce du cancer et d’autres maladies potentiellement mortelles et le placer dans le cadre d’une approche plus large de prévention et d’intervention précoce ? ;
- Comment commander et mettre en œuvre les programmes de dépistage mais aussi assurer leur qualité à l’avenir ? ;
- Comment s’assurer que le personnel nécessaire soit formé pour exécuter les programmes ? ;
- Comment faire en sorte que la recherche et l’évaluation en cours puissent être intégrées au programme de dépistage ?
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HDW 2018 : « Il faut créer une marketplace pour vendre les données patients à la recherche » (Embleema)
La start-up Embleema, via son application basée sur la blockchain PatientTruth, cherche à placer les patients au centre de l’exploitation des données de santé en leur permettant de partager en ligne ces informations avec les communautés médicales, a expliqué Vincent Galand, operations manager au sein de l’entreprise, à l’occasion de l’afterwork « Valeur de vos données de santé : qui la détient ? », organisé le 13 novembre 2018 par la société Care Insight pour l’association Amiens Cluster, dans le cadre de la Health Data Week (HDW). L’objectif, précise-t-il, est de développer une place de marché pour que ces informations, une fois anonymisées, puissent être vendues à des fins de recherche.
Lors de la table ronde est revenue une question centrale : comment faire du patient un acteur de ce système et doit-il être rétribué pour l’exploitation de ses données ? Il est ressorti des échanges qu’un travail d’acculturation devait être réalisé par les professionnels de santé et par la mise en place de politiques de santé adaptées afin de gagner en transparence et de gagner la confiance des patients.
À l’issue de la discussion, Anca Petre, directrice des opérations et co-fondatrice de 23 Consulting, a insisté sur les avantages d’un usage de la blockchain dans le secteur de la santé, permettant une duplication et un stockage sécurisés des données entre tous les acteurs.
Données de santé : une valeur monétisable
Aux États-Unis, certaines organisations payent les patients pour qu’elles puissent exploiter leurs données, une procédure qui n’est pas autorisée en France, rappelle Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight. « Comment peut-on financer ces données ? Doit-on rétribuer les producteurs de données ? », questionne-t-elle.
Selon Isabelle Hilali, directrice générale du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) et administratrice du Healthcare Data Institute, l’essentiel est avant tout de se demander à qui appartient la valeur des données. Elle prend l’exemple du secteur pharmaceutique. « Quand on scanne une ordonnance dans une officine, cette dernière récupère la donnée. La valeur de l’information va être définie en fonction de sa valeur finale. La question est de savoir qui est prêt à l’utiliser. La valeur créée est ainsi monétisable. »
Enjeu : rendre le patient acteur de l’exploitation des données
Quid du patient ? « [Il] est assez peu présent dans le processus d’exploitation des données alors qu’il en est à l’origine, souligne Béatrice Falise-Mirat. Comment peut-il devenir acteur ? »
Embleema envisage une rémunération des patients dont les données peuvent contribuer à la recherche
Vincent Galand explique que Robert Chu, le P.-D.G. d’Embleema, a voulu à travers son entreprise « créer un système plus centralisé sur le patient ». Il prend en exemple le cas de la patiente Henriette, atteinte d’un cancer de l’utérus. « De par l’étude de son cas, elle a contribué à des avancées pour la science mais elle est décédée dans la pauvreté. Embleema veut éviter cela grâce à la technologie blockchain visant à décentraliser, à « désubériser » ce système. »
Vincent Galand poursuit en indiquant qu’Embleema a récemment ouvert un consortium avec les régulateurs pour « créer un nouveau monde ». « Nous avons travaillé avec Alain-Michel Ceretti (président de France Assos Santé), qui s’est dit très intéressé ». L’objectif est de « faire gagner du temps en recherche avec des données granulaires et une rémunération des patients qui peuvent contribuer directement à la recherche ». En clair, le but est de développer une place de marché pour que ces données médicales soient vendues à des fins de recherche.
Des données vendues sans intermédiaire
Avec l’application PatientTruth proposée par Embleema, basée sur la technologie de la blockchain, les patients peuvent partager leurs données de santé avec les communautés médicales. Pour l’instant, seules les informations provenant des objets connectés de Fitbit sont concernées en France, mais la start-up souhaiterait ajouter à son système les données du dossier médical électronique.
Lorsque au cours de la table ronde l’entreprise est comparée à PatientsLikeMe, qui agrège les informations issues de son réseau social où des personnes atteintes de certaines maladies spécifiques peuvent échanger des informations sur leur traitement et leur expérience pour vendre des études à l’industrie pharmaceutique, à des assureurs ou à des fabricants d’équipements médicaux, Vincent Galand répond que l’entreprise américaine vend les données directement aux industriels alors qu’avec Embleema, « il y a une « désintermédiation ». Les données sont vendues [à des fins de recherche] sans intermédiaire ».
Quant à la sécurisation des données, Vincent Galand admet qu’elle n’est pas absolue mais comme il est possible de les décentraliser, « le système est plus sécurisé que les bases de données actuelles ».
Un problème central : le manque de compréhension et la méfiance des patients vis-à-vis de l’exploitation de leurs données
Françoise Benon, présidente nationale de France-AVC, insiste de son côté sur le manque d’acculturation des patients face à ce sujet. « [Ils] ne comprennent pas comment sont exploitées leurs données ou ne le savent pas, ils sont méfiants », souligne-t-elle. Elle évoque le PassCare, une carte de santé numérique à destination des adhérents de France-AVC contenant leur dossier de santé et un système de géolocalisation pour intervenir rapidement en cas d’urgence. Dans le cadre de ce projet, « nous sommes confrontés à un problème de méfiance de la part du grand public, décrit-elle. Il y a encore du travail à faire vis-à-vis du patient et du futur patient. »
« Le patient veut surtout comprendre son état de santé. Puis-je déposer mes données génomiques indépendamment de toute rémunération ? », interroge une personne du public. Vincent Galand répond qu’aux États-Unis, Embleema travaille avec Fitbit et qu’il existe des plateformes de données génomiques afin d’intégrer ces données-là, cependant, en France, précise-t-il, il est « interdit de vendre ses données de santé nominative et de faire séquencer son génome ». « Embleema permet que le patient soit responsable du traitement de l’anonymisation de ses données, qu’il peut revendre mais il n’en est pas obligé. L’intention est d’aboutir à un changement de paradigme, de donner tout le potentiel au patient et de pouvoir faire avancer l’analyse des données. »
Keynote : « la Blockchain apporte transparence et intégrité » (Anca Petre, 23 Consulting)
En pleine émergence dans le secteur de la santé, la technologie de la blockchain était au cœur de la keynote proposée à l’issue de la table ronde par Anca Petre, co-fondatrice de 23 Consulting, une start-up française dont l’objectif est d’aider les entreprises de santé à comprendre, à concevoir et à mettre en œuvre des solutions blockchain.
La blockchain sécurise le partage des données (A. P.)
Selon elle, « la meilleure façon » de partager des informations médicales avec tous les acteurs du secteur « en tout intégrité » est d’utiliser la blockchain, qui, ajoute-t-elle, « sert à trois choses » : « créer des registres de traçabilité et enregistrer des échanges de valeurs allant d’un destinataire à un autre ». Enfin, elle permet le partage des données à une communauté restreinte d’utilisateurs définis et autorisés.
Appréhender la blockchain dès maintenant pour ne pas l’utiliser malgré soi
Anca Petre précise qu’avec cette technologie, qui permet de dupliquer les informations et de les stocker de manière sécurisée entre tous les acteurs autorisés, toutes les parties impliquées bénéficieront d’une copie du registre en question. « La blockchain apporte transparence et intégrité », avance-t-elle.
Il est essentiel de saisir dès à présent les enjeux de cette technologie et de l’utiliser dès aujourd’hui, bien qu’elle ne soit « pas simple à appliquer », car, sinon, « vous l’utiliserez malgré vous », insiste Anca Petre.
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L’University of Iceland et sa techno pour malvoyants, finaliste santé du prix Innovation Radar (UE)
L’University of Iceland (Islande) fait partie des 20 finalistes du prix Radar Innovation (The Innovation Radar Prize), une initiative de la Commission européenne visant à identifier les innovations et les innovateurs à fort potentiel parmi les projets de recherche et d’innovation financés par l’Union européenne (UE). Elle s’est démarquée des six autres participants spécialisés dans le secteur de la santé grâce à son système d’assistance mobile Sound of Vision, qui permet aux déficients visuels de percevoir leur environnement et de se déplacer de manière autonome via des sons.
L’établissement islandais, qui concourt dans la catégorie « Tech for Society », a été retenu parmi 50 des innovateurs les plus prometteurs financés par l’Union à l’issue du vote du public, clôturé le 12 novembre 2018.
Les finalistes participeront à la finale du Radar Innovation lors de la conférence ICT 2018, qui se tiendra à Vienne, en Autriche, le 5 décembre 2018, où ils présenteront leurs projets à un jury d’experts.
Les candidats sont regroupés en cinq catégories :
- Tech for Society (tech pour la société) : reconnaître les technologies qui ont un impact sur la société et les citoyens ;
- Excellente science (science de pointe) : mettre en avant une science de pointe à la base des avancées technologiques de demain ;
- Industrial & Enabling Tech (technologie industrielle et « habilitante ») : révéler la prochaine génération de technologies et de composants destinés à l’industrie ;
- Best Young SME (meilleure jeune PME) : repérer les jeunes PME dynamiques créées en 2013 ou plus tard qui développent de grandes innovations avec un financement de l’Union européenne (UE) ;
- Best early stage innovation (meilleure innovation à un stade précoce) : identifier les innovations prometteuses aux premiers stades de développement parmi les projets financés par l’UE.
4 innovateurs dans chacune des 5 catégories ont été sélectionnées par le public. La liste complète des participants et des finalistes et disponible via ce lien.
Le jury décidera d’un gagnant final pour chaque catégorie. Il désignera également le lauréat du grand prix, qui sera mis à l’honneur dans un programme de la chaîne européenne Euronews centré sur son innovation et son potentiel de marché.
Présentation du projet Sound of Vision de l’University of Iceland et le projet (Tech for Society)
Sound of Vision est un système d’assistance portable permettant aux déficients visuels de percevoir leur environnement et de se déplacer de manière autonome via des sons dans des espaces intérieurs et extérieurs.
Le projet a été coordonné par l’université d’Islande et l’université polytechnique de Bucarest. Les partenaires – universités, associations de malvoyants et entreprises – sont issus d’Islande, de Roumanie, de Pologne, de Hongrie et d’Italie.
La recherche, vaste et pluridisciplinaire, qui a été menée pour développer cet appareil a impliqué des informaticiens, des ingénieurs en génie industriel et mécanique, des psychologues, des instructeurs en mobilité et des malvoyants.
Le projet a combiné des innovations provenant de différents domaines, tels que le traitement d’images 3D, l’haptique (ce qui concerne le sens du toucher), l’audio et la réalité virtuelle, un travail sur le développement de produits et une phase de tests utilisateurs afin de créer un prototype fonctionnel, le TRL 7.
6 autres candidats concourraient dans le domaine de la santé
Parmi les 50 candidats présélectionnés, 7 innovateurs issus de projets financés par l’UE étaient spécialisés en santé. En dehors de l’University of Iceland figuraient :
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Electronic Record Services BV – solution PATHway – Pays-Bas (Tech for Society)
Electronic Record Services (ERS), une PME basée à Amsterdam, aux Pays-Bas, et créée en 2007 par René Schippers, élabore des solutions innovantes de gestion des données de santé fonctionnant dans les domaines de la santé, du bien-être et de la recherche, conformément aux normes imposés par le RGPD afin de relever les défis organisationnels liés à l’utilisation secondaire des données.
La fourniture de services de soutien connexes et de conseils stratégiques fait partie de l’offre.
- CNET Svenska – PICASO – Suède (Tech for Society)
CNET Svenska, ou CNet Sweden en anglais, propose une solution cloud permettant aux organisations de soins d’utiliser la technologie cloud et de bénéficier des avantages de l’évolutivité et du partage de ressources logicielles sans enfreindre les réglementations en matière de données cliniques.
L’entreprise est spécialisée dans la conception et le développement de technologies centrées sur l’IoT et de solutions cloud qui créent des innovations dans différents domaines d’activité.
- Netis Informatikai Zartkoruen Mukodo RT – ICT4Life – Hongrie (Best Early Stage Innovation)
Netis a mis au point une plateforme TIC innovante pour soutenir les personnes atteintes de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer mais aussi favoriser des soins intégrés.
L’entreprise est une société de technologie fortement axée sur les soins, l’éducation des patients ainsi que sur le soutien aux soins chroniques et intégrés. Ses activités clés sont le développement de logiciels, l’intégration de systèmes ainsi que l’infrastructure et les services informatiques, y compris l’intégration des dernières technologies sensorielles ou de diagnostic dans les soins mais aussi les services d’assistance liés à la sécurité et de conseil.
- Health Leads BV – PreventIT – Pays-Bas (Tech for Society)
Le programme d’intervention aLiFE élaboré par Health Leads vise à améliorer la force, l’équilibre et l’activité physique.
L’entreprise est une société de développement d’entreprises axée sur la santé numérique. Elle cible les innovations axées sur le patient et le citoyen. « Compte tenu du fait que les innovations en matière de soins mettent généralement trop longtemps à atteindre la maturité en raison de la rigidité inhérente du système de soins actuel », elle explique avoir « tendance à examiner les innovations susceptibles de changer ou même de perturber de « l’intérieur vers l’extérieur » le système de soins de santé actuel, inefficace et coûteux » en se centrant sur le préventif, tout en améliorant la transparence et en responsabilisant les patients.
- Certec, Lund University – STARR – Suède (Best Early Stage Innovation)
Certec met en place des dispositifs innovants pour aider les victimes d’un AVC pendant leur rééducation : elle met à leur disposition un tapis de balance interactif, une application de jeu d’activités et des capteurs qui recueillent les résultats de l’utilisateur. Le tapis de sol peut être utilisé à domicile et montre la répartition du poids et le centre de gravité mais permet également à l’utilisateur de jouer de la musique ou à des jeux interactifs. L’application de jeu encourage le patient dans ses activités et suit ses progrès en matière de marche. Le tapis et l’application se connectent aux capteurs, ce qui permet aux utilisateurs de suivre leurs progrès.
Certec effectue des recherches sur l’ingénierie liée à la rééducation au département des sciences de la conception de la faculté d’ingénierie de l’université de Lund. L’objectif général de son travail est de permettre aux personnes handicapées de mieux vivre dans tous les aspects du quotidien. Ses innovations émanent du point de vue de l’individu et de sa situation afin de trouver des facteurs durables pour la conception de l’ensemble de l’assistance technologique et humaine au quotidien.
- Center for Research and Technology Hellas/Information Technologies Institute (CERTH/ITH) – myAirCoach – Grèce (Tech for Society)
CERTH/ITI a conçu une plateforme d’auto-gestion (web et application mobile) pour les maladies chroniques : l’institut fournit un nouveau système d’auto-gestion de mHealth destiné à augmenter l’efficacité du traitement et l’observance thérapeutique pour les patients souffrant d’asthme.
Utilisant une technologie de pointe, le système se concentre sur la surveillance, le guidage des appareils et la formation afin d’aider les patients à stabiliser leur bon état de santé et afin de fournir un retour d’information approprié.
Le centre est l’une des principales institutions grecques dans les domaines de l’informatique, de la télématique et des télécommunications, avec une longue expérience dans de nombreux projets de R&D européens et nationaux. CERTH/ITI a développé des sphères d’excellence en R&D dans plusieurs domaines stratégiques tels que la santé en ligne, l’interaction homme-machine, le traitement de l’image et du signal, la vision par ordinateur et cognitive, la réalité virtuelle et augmentée, le multimédia, les bases de données et les systèmes d’information.
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Transport sanitaire : l’Uncam signe un protocole d’accord avec les fédérations nationales de taxi
L’Union nationale des Caisses d’Assurance maladie (Uncam) a annoncé avoir signé un protocole d’accord avec les six fédérations nationales des taxis (la FNAT, l’UNT, la FNTI, la FFTP, la FNDT et l’UNIT) le 12 novembre 2018, fixant le cadre tarifaire pour les cinq années à venir en vue de négociations locales à partir du mois de décembre 2018.
À l’issue de plusieurs mois de négociations, le protocole signé vise à permettre une régulation plus efficace et optimisée des dépenses liées au transport en taxi tout en conciliant l’équilibre économique des entreprises de taxi et la soutenabilité de la prise en charge des frais occasionnés par le système de santé.
Les principaux points du protocole consistent en :
• de nouvelles modalités de fixation des tarifs de référence de 2019 à 2023 ;
• un taux de remise augmenté, puis modulé en fonction de l’évolution des dépenses de chaque caisse ;
• la mise en place de mesures additionnelles locales.Transport en taxi : 1, 86 milliard d’euros de dépenses qui sont dans une dynamique de croissance
Sur un total de plus de 4 milliards d’euros de dépenses de transports en 2017, le transport en taxi constitue le principal poste des dépenses de transport avec 1,86 milliard d’euros et croît considérablement – plus de 6, 5 % entre 2016 et 2017 et +2,3 % en 2018.
Afin de juguler la tendance à la croissance, l’Uncam est parvenue à un accord avec les fédérations impliquant :
- un engagement des compagnies de taxis visant les tarifs de référence qui ne seront plus indexés et révisés systématiquement à la suite de l’augmentation fixée tous les ans dans le cadre de tarifs préfectoraux à partir de 2019 ;
- une modulation plus homogène entre les départements de l’évolution du taux de remise local appliqué au tarif de prise en charge fixé au niveau départemental pour chacune des années ;
- des mesures locales :
- incitation au déploiement du transport partagé ;
- majoration de 20 € des transports des personnes à mobilité réduite dès lors que les patients sont transportés par un véhicule spécialement équipé ;
- amélioration des échanges en matière de facturation ;
- meilleur encadrement des conditions d’application des frais d’approche et des différents tarifs ;
- limitation du temps d’attente en fonction de l’offre de soins locale;
- possibilité d’une valorisation spécifique définie localement pour les trajets courts ou réalisés en agglomération.
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Partenariat AP-HP et TRIBVN Healthcare pour codévelopper une plateforme nationale de télépathologie
L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) et TRIBVN Healthcare, filiale de TRIBVN, une entreprise spécialisée dans les technologies de l’imagerie numérique, se sont associés afin de collaborer sur le développement d’une plateforme nationale de télépathologie, indique un communiqué de la société publié le 7 novembre 2018 à l’issue du congrès annuel de la Société française de pathologie, qui s’est tenu du 5 au 8 novembre 2018 à Paris.
L’initiative s’inscrit dans le cadre du déploiement de la télémédecine à l’AP-HP et vise la création d’un réseau national de télé-expertise en pathologie (télépathologie) en France, ouvert à tous les pathologistes, hospitaliers et libéraux confondus, en métropole ou dans les territoires outre-marins.
Le service devrait être ouvert au second semestre 2019.
L’expertise scientifique alliée à l’expertise du DM en imagerie de macroscopie, microscopie et lames virtuelles
Les solutions logicielles de TRIBVN Healthcare permettent la gestion, l’analyse et le partage des images cellulaires tant pour les laboratoires du diagnostic que les industriels du secteur pharmaceutiques ou des biotechnologies.
Outils d’aide au diagnostic
TRIBVN Healthcare développe des solutions qui s’appuient sur les innovations liée à l’IA, et plus précisément sur des algorithmes de deep learning et de machine learning, et qui visent à accompagner médecins et chercheurs dans leur prise de décision diagnostique ainsi que leur évaluation scientifique dans l’intérêt des patients.
Télépathologie ou la pathologie numérique
L’anatomie pathologique, ou anatomo-pathologie, est la discipline médicale qui permet la reconnaissance des anomalies des cellules et des tissus d’un organisme. Elle repose entre autres sur l’examen des lames de verre lues au travers du microscope traditionnellement.
TRIBVN Healthcare permet la numérisation de ces dernières pour en faire des lames virtuelles grâce à un scanner de lames. Celles-ci permettent de mettre à disposition des pathologistes des images d’une excellente définition, avec des possibilités de zoom comparables à celles du microscope et à distance du lieu de prise en charge du patient, en vue d’établir un diagnostic.
Enfin, les solutions de TRIBVN permettent le partage sécurisé des informations grâce à des outils full web.
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Ping An et le réseau de soins thaïlandais BDMS s’allient pour mieux satisfaire les touristes chinois
Ping An Good Doctor a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec Bangkok Dusit Medical Services (BDMS), le plus grand réseau de soins en Thaïlande. Les deux géants des services médicaux intégreront et échangeront leurs ressources médicales en ligne et hors ligne et fourniront des services de soins uniques à des millions de patients chinois, indique un communiqué publié le 15 novembre 2018.
La collaboration entre les deux entreprises vise à fournir un ensemble de solutions intégrées pour répondre à la demande croissante d’utilisateurs chinois de services médicaux à l’étranger.
Exploiter les données des utilisateurs de Ping Ang Good Doctor pour améliorer l’expérience patient des touristes chinois
Selon World Daily en Thaïlande, près de 10 millions de visiteurs chinois ont été en Thaïlande en 2017, ce qui représente une croissance de plus de 10 % par rapport à l’année précédente. L’accès à des services médicaux de haute qualité est l’un des facteurs de cette attractivité croissante pour le pays et, en général, du dynamisme du tourisme médical en Thaïlande depuis la Chine.
La demande chinoise pour des services médicaux à l’étranger a commencé à croître ces dernières années, mais il existe un manque d’organisations capables de relier les patients aux institutions médicales à l’étranger, ce qui conduit à des résultats peu satisfaisants.
Établir un modèle de collaboration médicale internationale
Le partenariat entre Ping An Good Doctor et le réseau de centre de soins BDMS vise à pallier ce problème. Son objectif est de fournir un ensemble de solutions intégrées par la combinaison de données provenant de centaines de millions d’utilisateurs en ligne de la plateforme chinoise.
Les deux entreprises cherchent à proposer aux citoyens chinois en visite en Thaïlande un processus de consultation à l’étranger fiable et complet afin d’améliorer les normes encadrant le tourisme médical et d’établir un modèle de collaboration médicale internationale.
Un accès simplifié à des services de soins de qualité à l’étranger
Les citoyens chinois peuvent bénéficier d’informations précises pour choisir les meilleurs régimes médicaux en utilisant Ping An Good Doctor.
La coopération avec BDMS offre davantage de possibilités aux patients chinois et permet aux revenus moyens de pouvoir bénéficier à l’étranger d’une offre médicale de qualité. Le partenariat entre l’entreprise chinoise et le réseau de soins privés thaïlandais contribuera également à améliorer l’accès des patients chinois aux technologies médicales avancées à l’étranger dans l’optique que les soins médicaux deviennent une offre sans frontière.
BDMS : l’un des réseaux d’hôpitaux les plus réputés d’Asie-Pacifique
Fondé en 1969, Bangkok Dusit Medical Services (BDMS) est le plus grand groupe médical de Thaïlande et l’un des réseaux d’hôpitaux les plus prestigieux de la région Asie-Pacifique. Au niveau mondial, BDMS se classe au deuxième rang des groupes hospitaliers privés en termes de capitalisation boursière.
L’entreprise possède 46 hôpitaux situés dans les principales villes de Thaïlande et du Cambodge, desservant des patients thaïlandais et des patients étrangers provenant notamment de Chine, du Japon, de Corée, des États-Unis, d’Europe et des Émirats Arabes Unis. 17 hôpitaux du réseau BDMS ont obtenu la certification JCI (Joint Commission International).
Plus de 10 000 médecins qualifiés et 8 000 infirmiers travaillent pour Bangkok Dusit Medical Services, dont beaucoup sont des experts dans les domaines de l’oncologie, des maladies cardiaques et cérébrales, des traumatismes ou de l’orthopédie.
Ping An Good Doctor compte 48,6 millions d’utilisateurs actifs mensuels
Ping An Good Doctor développe une série de services dans la consultation en ligne, par le biais d’un réseau d’environ 1 000 professionnels de santé ainsi que de solutions en intelligence artificielle avancées.
Fin juin 2018, la plateforme comptait 228 millions d’utilisateurs et 48,6 millions utilisateurs actifs mensuels.
Actuellement, Ping An Good Doctor est la plus grande application médicale mobile en Chine en termes de nombre d’utilisateurs.
Selon Reuters, l’entreprise a levé 1,1 milliard de dollars américains (973,7 M €) lors de son introduction en bourse à Hong Kong en avril 2018.
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HeartFlow (USA) obtient le remboursement de sa techno d’analyse du flux sanguin via la 3D au Japon
La société de santé numérique HeartFlow, basée en Californie, a franchi une étape majeure dans ses efforts d’expansion internationale après que le ministère de la Santé du Japon a approuvé le remboursement de sa technologie permettant d’analyser le flux de sang artériel par l’intermédiaire d’un procédé novateur.
L’approche de l’entreprise, HeartFlow Analysis, moins coûteuse et moins invasive que les procédés classiques, consiste en une analyse par tomodensitométrie afin de créer un modèle 3D précis du flux sanguin coronarien et utilise des algorithmes avancés pour mesurer l’impact de la formation de caillots sanguins chez les patients atteints d’une coronaropathie supposée.
La nouvelle politique de remboursement du Japon entrera en vigueur le 1er décembre 2018 et fera suite aux décisions positives en matière de couverture prises par Medicare et les services de santé nationaux du Royaume-Uni.
Une techno pour éviter les actes invasifs et donc les risques pour les patients
HeartFlow affirme que l’utilisation de sa technologie permet aux médecins de prendre des décisions plus économiques et plus sûres pour les personnes soupçonnées de souffrir d’une coronaropathie en évitant les facteurs de risque associés au cathétérisme comme les saignements, les ecchymoses et les infections.
« La coronaropathie est la principale cause de décès dans le monde mais c’est l’une des pathologies les plus difficiles à diagnostiquer car les symptômes peuvent être vagues, tels que le sentiment d’indigestion jusqu’à l’essoufflement, ou il n’y a tout simplement aucun symptôme apparent, commente John H. Stevens, P.-D.G. de HeartFlow (source : Medcitynews.com). L’absence de diagnostic de coronaropathie peut entraîner une perte d’opportunité pour un traitement vital pour les patients. »
Selon l’entreprise américaine, les cliniciens ont utilisé l’analyse du flux cardiaque pour faciliter le diagnostic des maladies cardiaques chez plus de 25 000 patients.
Le Japon, un marché en plein essor dans le domaine de la cardiologie
John H. Stevens a souligné que le Japon était un marché en pleine expansion entre autres parce que la communauté médicale du pays avait promu la coronarographie par scanner comme diagnostic initial pour les patients atteints d’une maladie artérielle coronaire supposée. Cela alimente directement la source de données pour l’analyse de HeartFlow.
« Lorsqu’un patient présente des symptômes évoquant une coronaropathie, nous voulons pouvoir [le] diagnostiquer rapidement et efficacement tout en réduisant [les] tests inutiles ou [les] procédures invasives, a déclaré Takashi Akasaka, cardiologue de l’université de médecine de Wakayama, au Japon. Lors d’études cliniques, nous avons pu constater de visu comment l’analyse du flux cardiaque peut aider à améliorer la gestion des patients et à éviter les procédures invasives chez certains patients. L’approbation du remboursement permettra à davantage de médecins et de patients de bénéficier de cette technologie révolutionnaire. »
Plus de 235 millions d’Américains ont accès à la techno HeartFlow via leur assureur
En dehors des systèmes de remboursement gouvernementaux, HeartFlow a également progressé du côté des compagnies d’assurance santé privées, notamment l’Américain UnitedHealthcare, qui a récemment étendu l’accès à la technologie de l’entreprise à ses bénéficiaires à travers l’ensemble des États-Unis.
HeartFlow indique que plus de 235 millions de personnes aux États-Unis ont maintenant accès à sa technologie par l’intermédiaire de leur assureur.
L’entreprise pourrait être bientôt cotée en bourse
La société, fondée en 2007 par les scientifiques Charles Taylor et Chris Zarins de l’Université de Stanford, a collecté plus de 475 millions de dollars US (419,8 M €) auprès d’investisseurs, et a récemment été évaluée à 1,5 milliard de dollars (1,3 Md €).
Son P.-D.G., John H. Stevens, a indiqué précédemment qu’il serait surpris que HeartFlow ne soit pas coté en bourse d’ici la fin 2019 mais qu’il n’avait pas en tête de date précise pour l’objectif d’introduction en bourse de son entreprise.
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Google crée une équipe dédiée à la santé et absorbe la division santé de Deepmind
Google a créé une nouvelle division dédiée à la santé, Google Health, qui va chapeauter les activités en santé du groupe, indique une annonce diffusée par la source américaine CNBC le 13 novembre 2018. Cette entité va incorporer le laboratoire de Deepmind dédié à l’intelligence artificielle, à l’origine de l’application Streams destinée à améliorer les soins prodigués par les médecins et les infirmières dans le domaine de l’insuffisance rénale.
L’objectif de cette opération est d’améliorer l’application et de l’étendre à de nouvelles régions.
En parallèle, Google a annoncé le 8 novembre 2018 la nomination de Dr David Feinberg, un ancien de Geisinger Health, pour piloter ses activités en santé, un secteur que la société évalue à 3 billions de dollars (soit 2,7 billions d’euros). Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus globale d’Alphabet visant à renforcer les liens entre les différentes entités et projets dédiés à la santé à travers le groupe.
Deepmind intègre Google pour propulser Streams
Deepmind a annoncé sur son blog le 13 novembre 2018 l’intégration de ses activités santé à Google afin de poursuivre le développement de l’application Streams et la vente de celle-ci.
En dehors de cette application développée pour les besoins du NHS, Deepmind a également travaillé sur des outils permettant :
- de détecter les maladies oculaires aussi rapidement et avec davantage de précision qu’un expert humain ;
- de planifier le traitement de radiothérapie du cancer en quelques secondes plutôt qu’en quelques heures ;
- de détecter la détérioration de l’état des patients à partir des dossiers électroniques.
Toutes les activités de Deepmind ne sont pas transférées à Google. En effet, la société préserve ses activités de recherche notamment dans le domaine de la recherche fondamentale en utilisant l’intelligence artificielle pour répondre aux défis scientifiques et médicaux actuels, tout ceci en collaboration avec des partenaires académiques.
Stratégie globale d’unification
David Feinberg, le nouveau directeur des activités en santé
Google a embauché David Feinberg, directeur général du groupe Geisinger Health (qui opère un réseau de centres de soin en Pennsylvanie aux États-Unis), pour prendre la direction de la division consacrée aux solutions de santé. Sa mission consistera à forger la stratégie globale de positionnement de Google dans le secteur de santé. Il rejoindra la société le 3 janvier 2018.
La nouvelle équipe Google Health supervisera la division « produits de santé », qui intègre le matériel de santé, ainsi que l’effort de recherche du groupe. La société a investi jusqu’à présent dans l’introduction des technologies numériques dans le secteur médical, dans la perspective de diversifier son portefeuille en dehors de la publicité et de la recherche.
Elle doit porter la réorganisation des activités santé dispersées actuellement à travers tout le groupe Alphabet.
Cette nouvelle suscite quelques craintes quant à l’utilisation des données et l’appropriation de celles-ci par Google, sachant que Deepmind s’est déjà retrouvé épinglé sur le sujet de l’utilisation des données dans le cadre de sa collaboration avec le NHS.
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La démocratie sanitaire à l’hôpital (Sciences Po), le 22 novembre 2018 à Paris
Une conférence intitulée « La démocratie sanitaire à l’hôpital » sera organisée le 22 novembre 2018 au sein de la Chaire Santé de Sciences Po Paris, dans le cadre de son cycle de conférences « Tribunes de la santé 2018 ».
L’événement sera animé par Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé.
Le programme détaillé n’est pas disponible.
Le lien pour l’inscription est disponible en lien ci-contre.