care_insight

  • Éthique&numérique : ne pas trop réguler pour favoriser le partage de données, avec vigilance (CCNE)

    L’ampleur prévisible du déploiement des technologies numériques appelle au renforcement de son accompagnement par une analyse en continu des enjeux éthiques associés à ces technologies et à leurs évolutions futures, tel est le constat du groupe de travail « numérique et santé » commissionné par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) dans un rapport remis le 19 novembre 2018.

    Le groupe de travail piloté par David Gruson et Claude Kirchner s’inscrit dans le cadre défini dans la lettre de mission du 22 mars 2018 du président du  CCNE, Jean-François Delfraissy. Il a procédé à 37 auditions et réalisé des recherches bibliographiques en France et à l’international.

    Enjeux éthiques du numérique en santé

    Le rapport soulève les défis liés à la vague numérique dans la santé :

    • Des inégalités : L’insuffisance du recours au numérique dans la prise en charge des patients, pour la recherche ou pour soutenir le développement du pilotage par les données induit, sur une large échelle, des situations non éthiques au sein de notre système de santé.
    • Partage et sécurité des données de santé : le groupe de travail (GT) souligne l’intérêt du Health Data Hub mais attend des garanties sur origine, accès et usages des données.
    • Médecine algorithmique : la place du patient dans la construction de son processus de prise en charge face à des décisions algorithmiques appelle une régulation, selon le GT. Le danger d’une minoration de la prise en compte des situations individuelles dans le cadre d’une systématisation de raisonnements fondés sur des modèles, dont des limites peuvent être liées à leur capacité à prendre en compte l’ensemble des caractéristiques et des préférences de chaque patient.
    • Le numérique « uberisateur » de la santé disqualifie les canaux traditionnels d’accès aux soins et à l’information. Facteur de liberté pour le citoyen, il ne doit se soustraire aux standards de qualité et de sécurité des soins. Une vigilance et une observation permanente est recommandée.
    • Favoriser la recherche et éviter la redondance du recueil et de la saisie des données en permettant un consentement au partage de ses données dans le cadre d’un plan de partage des données. Le groupe de travail souligne l’importance de se donner les moyens scientifiques, techniques et de régulation pour maîtriser les risques de ré-identification à partir de bases de données dont les identifiants directs ont été supprimés et pour soutenir le développement d’outils de régulation éthique pour l’accès aux données sensibles.

    Quelle régulation souhaitable ?

    Ne pas trop réguler pour ne pas obérer la capacité d’innovation, telle est la recommandation du GT dans le contexte d’une future loi bioéthique et du RGPD. Toutefois, le principe fondamental d’une garantie humaine du numérique en santé pourrait être inscrit dans la prochaine loi de bioéthique.

    De même, si le recueil du consentement du patient (dans la collecte des données de santé et dans le processus de prise en charge lui-même), le droit positif reste adapté, le groupe de travail appelle à le compléter d’outils pratiques nouveaux ou réactualisés pour garantir l’effectivité du recueil de ce consentement (dispositifs de recueil de consentement séquentiels, revivification de la personne de confiance, modalités renforcées pour les personnes vulnérables…).

    Enfin, le GT souligne l’attention à apporter aux impacts du numérique et de l’IA sur les métiers et les conditions d’exercice professionnel dans le champ sanitaire et médico-social. Adapter la formation initiale et la formation continue aux enjeux associés à la diffusion du numérique constitue une problématique lourde pour notre système de santé. Il salue les initiatives – comme celles de la Conférence des doyens de faculté de médecine et de l’université du numérique francophone des sciences de la santé et du sport (UNESS).

    Composition du groupe de travail

    Membres du CCNE

    • Gilles Adda (CNRS)
    • Cynthia Fleury(CNAM-Mines Paristech, GHT Paris Psychiatrie & Neurosciences)
    • Claude Kirchner (Inria, CERNA)

    Membres de la CERNA

    • Gilles Dowek (Inria et ENS Paris-Saclay)
    • Christine Froidevaux (Université Paris Sud / Paris-Saclay)
    • Catherine Tessier (Onera)
    • Célia Zolynski (UVSQ – Paris Saclay)

    Autres personnalités

    • Agnès Bocognano (France Stratégie)
    • Christian-Claude Colas (Ministère des armées)
    • Anastasia Colosimo (Fondation nationale des Sciences Politiques)
    • Jacques Demotes-Mainard (DGRI/MESRI)
    • Alain Fontaine (DGS/MSR)
    • David Gruson (Cour des comptes)
    • Clothilde Huyghe (DGOS)
    • Benoit Le Blanc (DGRI/MESRI)
    • François Lemoine (DGOS/DIRECTION/CONSEILLERS MED)
    • Jacques Lucas (Vice Président de l’Ordre des Médecins)
    • Marie Martin (DGS/SG/DDUAJE)
    • Frédéric Séval (DGS/SG/DDUAJE)
    • Stéphanie Seydoux (IGAS)

    Associés

    • Julia Petreluzzi (Doctorante en droit de l’intelligence artificielle)
    • Vincent Puybasset (Chargé de mission CCNE / Élève fonctionnaire stagiaire à l’ENS de Lyon)
  • Malaisie : le ministère de la Santé va déployer des applis pour encourager les modes de vie sains

    « Les solutions de santé numériques peuvent être un catalyseur de changement de comportement« , a déclaré le Dr Feisul Mustapha, directeur adjoint de la division des maladies non transmissibles au département du contrôle des maladies du ministère de la Santé de Malaisie, lors du sommet Innovation Labs World, qui s’est tenu à Singapour en septembre 2018.

    Le Dr Mustapha, qui pointe du doigt le manque de dépistage de certaines maladies au sein de la population, a précisé que le ministère était en train de collaborer avec des sociétés privées dans l’optique de développer des applications mobiles permettant d’encourager l’adoption d’habitudes saines au quotidien, au niveau alimentaire mais aussi de l’activité physique, dont :

    • Naluri : un coach virtuel dont les instructions reposent sur un programme personnalisé basé sur un système d’intelligence artificielle ;
    • BookDoc Activ : une solution qui incite à effectuer un nombre minimum de pas par mois en fonction du profil de l’utilisateur.

    Le manque de dépistage, un problème de santé central en Malaisie

    Selon les chiffres officiels, plus de 50 % des Malaisiens sont en surpoids ou souffrent d’obésité. Par ailleurs, plus du tiers de la population souffre d’hypertension, plus de la moitié a un taux de cholestérol élevé et 17 % de la population est atteinte de diabète, du moins en ce qui concerne les personnes diagnostiqué, autant de pathologies pouvant découler d’une surcharge pondérale.

    Le Dr Feisul Mustapha s’inquiète des cas diagnostiqués, non seulement pour le diabète mais aussi pour l’hypertension (source : Govinsider.asia). Un problème, qu’il juge inquiétant, et qui serait selon lui lié à l’absence de dépistage, a-t-il déclaré.

    Son objectif est ainsi de renforcer la prévention en influençant des changements de comportements, notamment par le biais des nouvelles technologies.

    Un manque de littératie en santé

    Le Dr Feisul Mustapha avance que l’un des principaux défis à relever est de davantage sensibiliser les Malaisiens sur les questions de santé, qui ne constituent pas une priorité pour les citoyens, a-t-il relevé. Il site en exemple les assurés de la Caisse de prévoyance des employés, qui n’ont été que 20 % a utiliser des « bons » de dépistage pour certaines maladies, alors qu’il leur permettait de réaliser l’examen gratuitement.

    La dernière enquête nationale sur la santé et la morbidité réalisée en Malaisie montre que les connaissances en matière de santé chez les adultes ne représentent que 6,6 % de l’ensemble des informations existantes sur le sujet.

    Le Dr Mustapha a pourtant chercher, dans le cadre de ses fonctions, à élargir les connaissances en santé, non seulement sur le plan de la sensibilisation mais aussi sur la manière dont elles sont comprises et appliquées. « Vous pouvez être éduqué, vous pouvez avoir un bon travail mais cela ne se traduit pas nécessairement par une forte littératie en matière de santé », a-t-il déclaré.

    Informer ne suffit pas

    Le responsable a cependant mis en garde, remettant en cause l’idée commune selon laquelle la prise de conscience et la connaissance des problèmes de santé conduiront au changement. « Si c’était le le cas, aucun médecin ne fumerait et tous les médecins exerceraient 150 minutes d’activité physique par semaine et mangeraient cinq portions de légumes », a-t-il ajouté.

    Des solutions de santé numériques comme « catalyseur de changement »

    « Les solutions de santé numériques peuvent être un catalyseur de changement de comportement », a-t-il expliqué.

    Le ministère de la Santé collabore à ce sujet avec le secteur privé pour fournir des applications qui encouragent les comportements sains.

    Naluri, une application mobile pour encourager les comportements sains

    Il cherche notamment à développer Naluri, une application basée sur l’intelligence artificielle qui fonctionne comme un coach visant à encourager des habitudes saines. L’application exploite l’analyse des big data pour répondre aux spécificités de langue, de culture et de mode de vie de chque utilisateur, et pour permettre l’accès à des coachs professionnels qualifiés, a expliqué le Dr Feisul Mustapha.

    BookDoc Activ, une application pour inciter à marcher

    BookDoc Activ est une autre application de ce type. Elle délivre des récompenses par niveau pour atteindre un nombre de pas quotidien moyen spécifique chaque mois.

    Le ministère collabore avec les développeurs de l’apparail pour étendre sa fonctionnalité et créer des interactions plus globales et dynamiques.

  • La Principauté de Monaco lance sa stratégie e-santé et se dote de services numériques dès 2019

    Faire du numérique en santé un axe stratégique majeur de sa politique de santé et de sa digitalisation, telle est l’ambition affirmée de la Principauté de Monaco en lançant une feuille de route e-santé stratégique et opérationnelle. Didier Gamerdinger, conseiller du gouvernement, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, a présenté son programme e-santé le 6 novembre 2018.

    Celui-ci s’inscrit dans une vision d’excellence de la santé de demain, centrée autour du besoin du citoyen-patient et de l’ensemble de professionnels de santé.

    Le programme propose dès 2019 des premiers services aux citoyens et aux professionnels de santé, dans un cadre souverain et de sécurité des données :
    • un portail patient
    • un annuaire de professionnels de santé
    • des prises de rendez vous en ligne

    Un travail d’articulation avec les projets des acteurs de l’offre de soins est en cours afin de soutenir les initiatives et d’être en cohérence avec les acteurs de terrain.

    Une ambition d’État digital à l’échelle de l’Estonie et du Luxembourg

    Pour la principauté, l’usage des nouvelles technologies de l’information et des télécommunication dans le domaine de la santé est un levier de qualité et d’accessibilité des soins dans une société du numérique. La E-santé a un double enjeu stratégique pour la principauté : être à la pointe des services numériques et apporter un service de qualité en santé; axe fort de sa politique publique. La stratégie est articulée en plusieurs phases. La volonté de construire une stratégie de services numériques en santé à l’échelle de l’état, positionne la principauté parmi les politiques publiques les plus avancées dans ce domaine (Estonie, Luxembourg). Le portail, l’annuaire des professionnels de santé, la page info santé et la prise de rdv sont une première brique mise en place dès 2019 qui va être enrichie par des services à fortes valeurs pour les patients et les professionnels.

    L’objectif est de soutenir la politique de santé et de garantir le meilleur service à tous (citoyens, patients et professionnels) :

    • Dématérialisation des examens,
    • Prescription électronique,
    • Prévention,
    • Maintien à domicile, etc.

    Une co-construction avec les professionnels de santé

    La principauté ne souhaite pas remplacer les stratégies et actions portées par chaque établissement et professionnel de santé. Il s’agit d’accompagner la transformation du secteur de la santé en en faisant un axe fort de la stratégie numérique de la principauté. La principauté travaille et travaillera donc avec les acteurs de terrain. Il y a notamment un profond travail d’entretiens et de recueil en cours.

    Qui dit numérique dit protection des données et la principauté accorde un importance de premier plan à ce sujet. Toutes les garanties seront mises en place. La promesse est bien de faire rentrer la politique de santé et les acteurs de santé de la Principauté dans le numérique en mettant en place des services à forte valeur, en construisant des infrastructures robustes et sécurisée et en se donnant les moyens de pouvoir demain investir sur des sujets innovants tels que l’IA.

  • Journée de la silver éco : « le silver-citoyen et la silver-citoyenneté », le 13/12/2018 à Paris

    La Journée nationale de la silver économie, qui se tiendra le 13 décembre 2018 à l’université Paris-Descartes, sera consacrée pour cette nouvelle édition au thème « le silver-citoyen et la silver-citoyenneté ».

    L’événement, organisé par le Syndicat national pour la silver économie (Synapse) et la Fondation Paris Descartes, sera rythmé par des tables rondes, des conférences et sera clôturé par un cocktail networking. Il s’adresse à tous les professionnels du secteur ainsi qu’aux particuliers. La session networking est réservée aux professionnels de la silver éco.

    Les inscriptions, gratuites et obligatoires, doivent être réalisées sur le site officiel de l’événement. Le nombre de places est limité.

    3 temps forts

    L’événement est présenté comme une journée citoyenne ouverte à tous afin de débattre des questions centrales que pose le vieillissement dans la France actuelle, l’idée étant de mieux associer les personnes âgées aux initiatives citoyennes.

    Cette édition 2018 s’articulera autour de trois temps forts :

    « Les seniors, des silvers citoyens ! » :

    Retour sur les problèmes d’intégration et de participation à la vie publique auxquels sont encore trop souvent confrontés les personnes âgées. Cette table ronde se basera sur les études respectives de la Fondation Korian et de Notre temps : « Des Seniors en quête d’utilité » et « La France aime-t-elle ses aînés? » ;

    « Nos entreprises Silver citoyennes » :

    Focus sur 4 entreprises innovantes du secteur en tentant de répondre à la question suivante : « Comment prennent-elles en compte le vieillissement dans la conception et la distribution de leurs produits et/ou services ? »

    « La Grande cause des aînés « Comment mieux prendre soin de nos aînés? » » :

    Présentation des résultats de la consultation nationale sur le grand âge et l’autonomie de Make.org, réalisée en collaboration avec le ministère des Solidarités et de la Santé.

  • Ping An et la Chinese Nutrition Society cherchent à encadrer les substituts alimentaires via l’IA

    Ping An Healthcare and Technology (ou Ping An Good Doctor), première plateforme numérique chinoise de l’écosystème de la santé, a annoncé le 21 novembre 2018 la signature d’un partenariat stratégique avec la Chinese Nutrition Society (Société chinoise de nutrition).

    L’entreprise participera à l’élaboration de la première norme nationale sur les substituts de repas élaborée par la société chinoise, qui vise à promouvoir le développement normalisé du marché et sera publiée à la fin de l’année 2018. Pour ce faire, elle se basera sur ses solutions d’analyse des big data permettant d’évaluer de manière précise le physique des consommateurs au sein de son centre de remise en forme, lancé en septembre 2018, et ainsi de créer un dossier de santé personnalisé mais aussi d’affiner son service de coaching nutritionnel en ligne. L’idée à terme, par l’élaboration de cette norme, est de proposer des substituts plus adaptés aux besoins de santé et à la sécurité des patients.

    La Chinese Nutrition Society utilisera de son côté ses résultats de recherche dans le domaine de l’obésité et de la nutrition diététique pour améliorer de manière globale le niveau de service du centre de remise en forme Ping An Good Doctor, offrant aux consommateurs une solution scientifique, saine et efficace pour la perte de poids et l’amaigrissement.

    Substituts de repas en Chine : un vaste marché mal encadré

    Selon les chiffres officiels, le marché chinois de la perte de poids dans son ensemble a atteint 90 milliards de yuans (11 Mds €) en 2017 et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Les substituts de repas amaigrissants, qui complètent le régime alimentaire d’une personne, sont largement favorisés par le marché.

    Un rapport de recherche approfondie sur la stratégie de placement et d’investissement du secteur de la perte de poids en Chine 2017-2023, publié par le cabinet Zhiyan Consulting, indique que le marché chinois dans ce secteur est principalement axé sur les substituts de régime pour maigrir et les produits de perte de poids en vente libre, le marché des substituts diététiques amaigrissants s’élevant à 750 millions de dollars américains (658 M €).

    Le besoin d’un encadrement par une orientation scientifique claire et des normes de production spécifiques

    En raison de l’absence de normes précises en la matière, le marché des substituts de repas n’est pas encadré par une orientation scientifique claire ni par des normes de production spécifiques. Cela a abouti à une industrie mixte de produits alimentaires et de boissons, au sein de laquelle les consommateurs éprouvent des difficultés à faire des choix.

    Les premières normes sur les substituts de repas en Chine, élaborées par la Chinese Nutrition Society, se concentreront sur l’amélioration des problèmes de développement de cette industrie.

    Plusieurs instituts de recherche, tels que l’Institut des sources nutritionnelles de Pékin et Ping An Good Doctor, ont participé à la formulation de cette norme visant à encadrer le développement sain de l’industrie en régulant la portée, la terminologie et les définitions des besoins en énergie et en nutriments ainsi que les exigences de sécurité et les instructions d’utilisation des substituts de repas.

    Une personnalisation de la consommation via l’analyse des big data

    « Les substituts de repas ne conviennent pas à tout le monde et certains consommateurs doivent augmenter leur activité physique en même temps, commente Wang Tao, le P.-D.G. de Ping An Good Doctor, dans le communiqué. En évaluant le physique des consommateurs, Ping An Good Doctor utilise un processus de détection mature reposant sur [l’analyse des big data]. Le physique de l’utilisateur peut être évalué sous plusieurs aspects, ce qui permet de créer un dossier de santé personnalisé, et des nutritionnistes en ligne délivrent des conseils professionnels en matière de minceur [pour optimiser les résultats]. »

    Après la publication de la norme, le centre de remise en forme de Ping An Good Doctor se chargera de répondre aux exigences de cette réglementation, d’améliorer constamment les produits et de fournir des aliments de substituts plus adaptés aux besoins de santé et à la sécurité des patients.

    Un centre de remise en forme axé sur l’utilisation de l’IA

    Le centre de remise en forme de Ping An Good Doctor a été officiellement lancé à la fin du mois de septembre 2018.

    Il comprend des consultations en ligne, des programmes, des informations, une communauté et un centre commercial centrés sur la perte de poids.

    Une technologie d’intelligence artificielle pour personnaliser les solutions proposées en fonction des profils

    La technologie de l’intelligence artificielle y est utilisée pour aider les diététiciens et les instructeurs de fitness à fournir aux utilisateurs des solutions scientifiques personnalisées et variées de gestion du poids.

    L’établissement propose le premier produit de perte de poids de Ping An, baptisé « Happy Fit », un substitut de repas. En ajustant la composition du régime alimentaire, la solution aide le corps à convertir le sucre en énergie, puis complète les substituts de repas riches en protéines et en fibres alimentaires, ayant permis « à plus de 18 000 utilisateurs de maigrir sainement et de perdre en moyenne plus de 3,5 kilos par mois », note le communiqué.

  • Clic, Maia, PTA, Réseaux : un appel à la convergence des dispositifs d’appui à la coordination

    La Fédération nationale des dispositifs de ressources et d’appui à la coordination des parcours en santé (Facs) a appelé à une convergence des dispositifs d’appui à la coordination des parcours lors de ses premières universités annuelles, organisées le 19 et 20 novembre 2018 à Paris.

    La fédération, créée en avril 2018, regroupe 4 organisations : l’Union nationale des réseaux de santé (UNR Santé), l’Association nationale des coordinateurs et coordinations locales (ANC-Clic), l’Union des réseaux et des dispositifs de coordination en santé bretons (URSB) et la Fédération nationale des réseaux de santé des troubles du neurodéveloppement et des apprentissages (FNRS-TNA).

    Elle appelle à une démarche de convergence prudente, misant sur des déterminants identifies.

    La convergence au cœur des craintes et des enjeux

    Simplifier et faire converger est un objectif affiché par le gouvernement concernant les dispositifs d’appui à la coordination territoriale.

    Au printemps 2017, le comité opérationnel des parcours, piloté par le secrétariat général des ministères chargés des Affaires Sociales (SGMAS), a publié un document sur le processus de convergence des parcours, jamais présenté aux acteurs dans son intégralité.

    Certaines propositions portaient sur la fongibilité des financements, la redéfinition des métiers et des pilotages territoriaux. À ce jour, aucune mesure ou cadre national n’a été annoncé.

    Les acteurs reconnaissent la nécessité d’une mise en cohérence des organisations mais redoutent un « modèle » qui serait dupliqué dans l’ensemble des territoires.

    La Facs cherche à se déployer en région pour faciliter le dialogue avec les tutelles. Plusieurs projets sont également en cours.

    Dans le champ de la formation, la fédération souhaite œuvrer à la reconnaissance des métiers du parcours et à la validation des compétences par la création de formations diplômantes, initiales et continues. Sept universités vont se joindre à ce projet, qui nécessitera aussi, à terme, l’entrée dans le droit commun de nouveaux métiers.

    La Facs entend aussi développer les partenariats et s’engager dans un processus d’accompagnement au changement, dans l’optique de la convergence.

  • Blockchain : malgré l’enjeu stratégique, les entreprises européennes tardent à se saisir du sujet

    La blockchain est perçue comme une innovation technologique comme une autre avec un avantage compétitif, tel est le constat dressé par le cabinet Cognizant, entreprise suisse de conseil en technologies et en numérique dans son étude  « Blockchain in Europe: Closing the Strategy Gap » . Publiée à l’occasion de la conférence « Blockchain Paris » qui se tiendra les 27 et 28 novembre 2018, elle dresse un état des lieux de l’avancée de la technologie dans les entreprises européennes. 

    Selon le rapport, 83 % des chefs d’entreprise européens sont pleinement conscients du potentiel présenté par la blockchain et 97 % déclarent avoir défini leur stratégie sur le sujet. Néanmoins, la blockchain est traitée par les entreprises comme n’importe quelle autre innovation technologique et son avantage compétitif est mis en avant plutôt que pour son potentiel de rupture.

    L’étude montre que de nombreuses entreprises en Europe travaillent déjà sur divers cas d’utilisation de la blockchain dans un grand nombre de domaines, l’accent étant mis sur les opérations et l’IT. Les Européens sont néanmoins moins enthousiastes que les américains sur l’importance de l’impact de la blockchain sur les processus de l’entreprise.

    La moitié des répondants (49 %) a déclaré que la blockchain enrichirait les modèles d’exploitation actuels, sans les modifier radicalement.

    Selon Cognizant, l’approche par écosystème ouverte requise par la blockchain nécessitera un changement radical de mentalité, y compris la nécessité de collaborer avec des partenaires externes comme peu d’entreprises l’ont fait auparavant. Or, moins du tiers des répondants a déclaré avoir commencé à travailler avec des parties prenantes externes, telles que des partenaires de l’industrie ou des concurrents.

    Du côté des startups, nombre d’entre elles ont des idées qui « semblent excellentes » ou prétendent s’attaquer à un énorme problème mondial mais elles manquent de spécificité sur le problème à résoudre et d’une profonde compréhension du marché et des mécanismes d’incitation, y compris des domaines de concurrence pour les acteurs du marché et leurs liens de collaboration.

    Sur la santé, Berlin est vu comme un pôle clé de la blockchain en Europe avec la présence du think tank Blockchain for Science, qui explore les possibilités d’utilisation de la blockchain en tant que plateforme « open science ».

    D’autres projets abordent la nécessité d’une plus grande transparence dans les publications de recherche médicale, telles que PEvO21 et le projet Zille de BITS (Blockchain for Independent and Transparent Science), qui introduit un «jeton de transparence» sur la blockchain en tant que preuve symbolique de la neutralité sur le marché de la publication de recherche scientifique.

    Pour aller plus loin et dépasser les freins, Cognizant préconise aux entreprises 4 axes de travail : 

    • voir la blockchain non pas comme une technologie mais un nouveau modèle de marché ;
    • développer des cas d’usages et des prototypes spécifiques à la blockchain ;
    • creuser en profondeur les problématiques à adresser avec la blockchain ;
    • définir des scénarios business basés sur la blockchain.
  • PLFSS 2019 : la commission mixte paritaire n’est pas parvenue à élaborer un texte commun

    La commission mixte paritaire chargée de proposer un texte sur les dispositions restant en discussion sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS 2019), qui s’est réunie le 20 novembre 2018, n’est pas parvenue à un accord et n’a donc pas pu élaborer un texte commun sur le PLFSS 2019.

    Elle a notamment pris acte de son désaccord sur l’article 44 du texte, qui prévoyait la sous-revalorisation des prestations sociales en 2019 et 2020 et que le Sénat avait modifié pour rétablir le processus d’indexation des prestations sur l’inflation prévisionnelle appliqué entre 1994 et 2016.

    Le même jour, les sénateurs ont modifié le projet de loi, par 181 voix contre 125.

    Des points de désaccords « peu nombreux » mais « suffisamment importants »

    « Les points de désaccords sont finalement peu nombreux, a déclaré Alain Milon, président de la commission des affaires sociales du Sénat, mais suffisamment importants pour rendre à mes yeux difficile l’élaboration d’un texte de compromis entre nos deux assemblées.

    Ils portent en particulier sur le choix fait par le gouvernement de ne pas revaloriser les prestations sociales en 2019 et 2020 et sur l’absence de choix en matière d’âge de la retraite alors qu’il semble au Sénat que ce choix, non seulement est inéluctable mais encore qu’il doit désormais intervenir le plus rapidement possible. »

    La « nécessaire suppression » de la trajectoire financière prévoyant des coupes de TVA de 3,5 Mds €

    Dans l’optique de la nouvelle lecture, Jean-Marie Vanlerenberghe, le rapporteur général pour le Sénat, a insisté auprès des députés sur la « nécessaire suppression » de la trajectoire financière prévoyant des coupes de TVA de 3,5 milliards d’euros en 2021 et de 5 milliards d’euros à partir de 2022.

    « Ces coupes sombres reviennent à « faire les poches de la sécu » avant qu’elles ne soient pleines alors que sa trajectoire financière est encore très incertaine. Pire, au vu même des projections, non pessimistes, du gouvernement, elles se traduiraient par la persistance d’une dette de la branche maladie et du FSV de 14,5 milliards d’euros à fin 2022, ce qui ne serait pas acceptable alors que l’on prétend amortir l’ensemble de la dette sociale. »

    Les rapporteurs du PLFSS

    La commission des affaires sociales est présidée par Alain Milon (Les Républicains, Vaucluse).

    Les rapporteurs du PLFSS sont :

    pour les recettes et les équilibres généraux :

    Jean‑Marie Vanlerenberghe, rapporteur général (Union centriste, Pas-de-Calais) ;

    pour l’assurance maladie :

    Catherine Deroche (Les Républicains, Maine-et-Loire) ;

    pour les accidents du travail et les maladies professionnelles :

    Gérard Dériot (Les Républicains, Allier) ;

    pour le secteur médico-social :

    Bernard Bonne (Les Républicains, Loire) ;

    pour l’assurance vieillesse :

    René-Paul Savary (Les Républicains, Marne) ;

    pour la famille :

    Élisabeth Doineau (Union centriste, Mayenne).

  • Les Hospices civils de Lyon adoptent la plateforme Medgo pour gérer leur réseau de remplaçants

    Les Hospices civils de Lyon (HCL) ont adopté Medgo, une plateforme en ligne permettant aux établissements de santé de gérer et de solliciter plus facilement leur réseau de remplaçants, a annoncé le groupe d’établissements de soins le 20 novembre 2018 dans un communiqué.

    Par le biais de cette solution mobile, tous les services du HCL, le deuxième plus grand CHU de France (plus de 5 300 lits), peuvent proposer des missions de remplacements en quelques clics aux 18 000 agents potentiels de son réseau.

    Il s’agit du « premier déploiement d’une telle envergure pour Medgo« , précise le communiqué.

    Après un mois de fonctionnement, les Hospices civils de Lyon comptabilisent 1 500 inscrits sur la plateforme et ont proposé environ 900 missions.

    Fonctionnement de la plateforme Medgo

    Les personnels volontaires pour faire des remplacements s’inscrivent en téléchargeant l’application puis indiquent sur la plateforme leurs disponibilités pour recevoir des alertes sur les remplacements à pourvoir directement sur leur mobile. Ils choisissent ensuite la mission qui les intéresse.

    Les cadres sont notifiés en temps réel des réponses apportées à leurs demandes. Ils peuvent piloter l’ensemble des missions depuis leur tableau de bord.

    Medgo accompagne plus de 700 structures de santé

    La start-up Medgo, fondée en 2016, collabore actuellement avec plus de 700 structures de santé (hôpitaux, cliniques et Ephad) dans l’optique :

    • de faire gagner du temps aux équipes encadrantes et administratives, « la gestion des remplacements étant chronophage », soulignent les HCL dans le communiqué ;
    • de réduire le recours à des agences d’intérim « souvent coûteuses » ;
    • de « fidéliser un réseau qualifié de remplaçants de confiance ».

    Depuis son lancement, la plateforme Medgo connaît une croissance exponentielle du nombre d’utilisateurs (+40 % par mois).

    Première association avec un établissement de taille aussi importante

     « Ce partenariat est l’occasion pour nous de prouver que nous pouvons accompagner un établissement de la taille des [Hospices civils de Lyon] dans le déploiement de notre solution, note Adrien Beata, co-fondateur et responsable des opérations à Medgo. Nous avons énormément travaillé sur nos process et notre produit au cours des derniers mois pour en arriver là. Nous sommes ravis de travailler avec les HCL et attendons avec impatience de déployer Medgo dans d’autres établissements de cette envergure. »

    Un dispositif pour gagner du temps et être moins intrusif

    « Dans ma gestion quotidienne c’est plus que positif ! Ça me fait gagner des heures passées au téléphone à rechercher le bon profil disponible au bon moment ! Et je me sens moins intrusive puisque je n’appelle plus les personnels sur leurs portables pour proposer un poste, commente Agnès, cadre aux Hospices civils de Lyon. De plus en plus d’agents sont séduits par l’ergonomie du site et la facilité d’inscription et sont de plus en plus nombreux à s’inscrire. »

    Depuis l’été 2018, une campagne de communication a été lancée dans tous les établissements des HCL afin d’informer les équipes et de constituer le réseau de volontaires (aides-soignants, infirmiers, infirmiers anesthésistes ou de bloc opératoire, auxiliaires de puériculture, puéricultrices et sages-femmes).

  • Symposium Elsevier « Aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital », le 11/12/2018 à Paris

    Lors d’un symposium organisé par Elsevier le 11 décembre 2018 à la Maison des polytechniciens, des acteurs du monde médical et hospitalier partageront leurs réflexions sur le thème « aide à la décision clinique, IA et big data à l’hôpital ».

    Les intervenants tenteront notamment de répondre aux questions suivantes :
    • Quelle est la réalité actuelle de l’utilisation et de l’opinion des médecins par rapport à l’évolution de leurs systèmes d’information ? ;
    • Quelles sont les véritables perspectives des systèmes d’aide à la décision clinique, de l’IA et du machine learning appliqués à la santé ? ;
    • Comment l’arrivée de ces nouveaux outils va transformer la relation médecin-patient ?

    La participation à cet événement est gratuite. Les personnes souhaitant assister à ce symposium doivent remplir le formulaire d’inscription sur le site de Elsevier, en suivant le lien ci-contre. Le nombre de places étant limité, les intéressés recevront un email confirmant leur inscription dans les prochains jours suivant leur demande.

    Programme

    9h15 Introduction

    • John Danaher – President, Elsevier Clinical Solutions

    9h30 – 12h30 Systèmes d’aide à la décision : définition, usages et limites

    Modérateur : Thomas London – Président du Healthcare Data Institute & Senior Leader of Health System Transformation, McKinsey & Company

    9h30 – 11h Outils d’aide à la décision clinique : de quoi parle-t-on?

    • Pr Anita Burgun – Pr Médecin spécialiste en biostatistique médicale Santé Publique, Paris-Descartes & HEGP, Association française d’informatique médicale
    • Dr Ian Chuang – Chief Medical Officer, Elsevier EMEALAAP Health
    • Dr Jacques Lucas – Vice-Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, Délégué Général au Numérique
    • Dr Brigitte Seroussi – Sorbonne Université, AP-HP, DSSIS, Association française d’nformatique médicale

    11h – 11h30 Pause

    11h30 – 12h30 Nouveaux outils : l’attente des hôpitaux et la gouvernance médicale

    • Dr Thierry Godeau – Président de la CME Groupe Hospitalier La Rochelle-Ré-Aunis, président de la Conférence nationale des présidents de CME des CH
    • Pr Antoine Magnan – Président de la CME du CHU de Nantes, président du CNCR
    • Antoine Malone – Directeur projets innovation à la Fédération hospitalière de France

    12h30 – 13h30 Cocktail déjeunatoire 13h30 – 17h30 Comment et jusqu’où l’hôpital peut-il intégrer les outils d’aide à la décision : retours d’expérience

    13h30 – 14h Places respectives de l’Intelligence Artificielle et de l’humain dans la médecine du futur

    • Pr Serge Uzan – Conseiller spécial auprès du président de Sorbonne Université, directeur délégué de l’Institut universitaire de cancérologie, conseiller national de l’Ordre des médecins, président du Comité de pilotage de la recertification des médecins

    14h00 – 15h Quelles conditions pour faciliter l’échange et le partage de données – patients, informations et connaissance ?Modérateur :

    • Pr Marc Cuggia – Professeur d’informatique médicale (PUPH, MD, PhD) à l’Université de Rennes 1, co-pilote de la mission de préfiguration du Health data Hub, responsable de l’unité « fouille de données » au CHU de Rennes, co-oordinateur du réseau des centres de données cliniques du Grand Ouest
    • Maître Pierre Desmarais – Avocat spécialisé en droit du numérique et des données, Cabinet Desmarais Avocats
    • Olaf Lodbrok – Senior vice president & general manager precision medicine, Elsevier
    • Pr Marie-France Mamzer – PU-PH éthique et médecine Légale, faculté de médecine de l’université Paris-Descartes, laboratoire d’éthique médicale et de médecine légale
    • Frédéric Rimattei – Directeur général adjoint, CHU de Rennes

    15h – 15h45 Outils d’aide au diagnostic

    Modérateur : Carlos Jaime – Directeur général InterSystems France, président du domaine d’activité stratégique TIC & Santé de Medicen Paris Région

    • Dr Gaspard d’Assignies – Radiologue interventionnel, fondateur de la start-up Incepto Medical, Fondateur du groupe de travail Intelligence Artificielle de la Société Française de Radiologie
    • Olaf Lodbrok – Senior Vice President & General Manager Precision Medicine, Elsevier
    • Pr Pascal Pujol – PU-PH, université de Montpellier, Chef du service d’oncogénétique – CHU de Montpellier, président de la Société française de médecine prédictive et personnalisée

    15h45 – 16h15 Pause

    16h15 – 17h15 Outils d’aide à la prise en charge

    Modérateur : David Delerue – Directeur associé, Alicante

    • Dr Didier Demory – Médecin hospitalier anesthésie réanimation, vice-président de la CME Centre hospitalier intercommunal Toulon-La-Seyne-sur-Mer, Président de la CME du GHT Var 83
    • Dr Carlos El Khoury – Fondateur coordinateur réseaux RESCUe RESUVal, chef de pôle « urgence, médecine et soins critiques » au centre hospitalier de Vienne
    • Dr Alain Livartowski – Médecin oncologue médical – Institut du thorax Paris, directeur-adjoint à la direction des data – ensemble hospitalier de l’Institut Curie, responsable des projets e-santé
    • Robert Nieves – Vice President of Health Informatics – Elsevier Clinical Solutions
    • Dr Michael von Wagner – Consultant for internal medicine and senior physician in the department for gastroenterology – University Hospital Frankfurt

    17h15 – 18h00 Outils d’aide au renforcement du rôle du patient

    Modérateur : Jean-Pierre Thierry – France Assos Santé

    • Pr Gilles Defer – Neurologue, Centre ressources et compétences (CRC)-SEP et pôle « recherche, prévention et santé publique » au CHU de Caen, président du Réseau normand de prise en charge de la SEP
    • Pr Corinne Isnard-Bagnis –  Professeure à Sorbonne Université et néphrologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière
    • Dr Nizar Mahlaoui – MD, MSc, MPH, CEREDIH : Centre de référence déficits immunitaires héréditaires, SCETIDE : Registry of Stem CEll Transplantation for Primary Immune Deficiencies in Europe, Imagine Institute
    • Gérard Raymond – Président de la Fédération française des diabétiques

    18h00 Clôture