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  • Étude : la télémédecine se développe lentement aux Etats-Unis (JAMA)

    En 2017, le nombre de consultations de télémédecine aux États-Unis a été estimé à 202 374 et moins de 6 Américains sur 1 000 y auraient eu recours, révèle une étude* menée par des chercheurs américains de la Harvard Medical School.

    Leur analyse montre à la fois une augmentation substantielle des actes de télémédecine et une pratique toujours marginale voire rare.

    Par ailleurs, les résultats de ces travaux publiés le 27 novembre 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) révèlent que les territoires ruraux ne profitent pas vraiment de cette nouvelle forme de médecine.

    Rembourser la télémédecine pour la développer

    Depuis le 15 septembre 2018, en France, les consultations médicales par visioconférence sont prises en charge par l’Assurance maladie. Aux États-Unis, 32 états ont adopté les « parity laws » en 2016, qui instauraient la prise en charge des actes de télémédecine. Ces lois visaient à promouvoir les soins à distance dans un pays où 20 % des citoyens sont confrontés à un manque de professionnels de santé. Depuis la mise en place de ces dernières, les données évaluant l’adoption de la télémédecine se font rares.

    Pour combler cette lacune, des chercheurs de la Harvard Medical School et de l’université de Pittsburgh ont examiné les tendances en matière d’utilisation de la télémédecine et leur association avec des facteurs régionaux (présence de « parity laws » et offre de médecins).

    Afin de dresser cet état des lieux, ils ont utilisé une base de données d’assureurs privés et de Medicare. Les données allant de 2005 à 2017 ont été recueillies et regroupées en 3 catégories de télémédecine : la santé mentale, les soins de premier recours et les autres spécialités. Les résultats de leur étude ont été publiés le 27 novembre 2018 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

    Résultats : des patients très urbains

    • De 2005 à 2017, 217 851 patients ont reçu 383 565 visites de télémédecine.
    • L’âge moyen des utilisateurs de télémédecine était de 38,3 ans, dont 63,0 % de femmes et 83,3 % de résidents des zones urbaines.
    • Les utilisateurs de la télémédecine pour des soins de 1er recours étaient plus jeunes et plus urbains que ceux de la santé mentale.
    • Le taux de croissance annuel était de 52 % entre 2005 et 2014 puis de 261 % entre 2015 et 2017.
    • 53 % des actes de télémédecine étaient des consultations de santé mentale et 39 % de soins de médecine générale.
    • En 2017, les soins de premier recours ont fait un bond et sont devenus majoritaires.
    • Les consultations à distance pour des problèmes de santé mentale se sont particulièrement développées dans les zones sans psychiatres et dans des états remboursant ces actes.
    • Les soins de premier recours n’étaient pas associés à un manque de médecins.

    La commodité plus que la désertification

    « Bien que l’utilisation de la télémédecine ait considérablement augmenté de 2005 à 2017, son utilisation était encore rare en 2017 », écrivent les chercheurs de la Harvard Medical School qui ont participé à l’étude.

    Certes, ces données proviennent d’une seule population et peuvent difficilement se généraliser à l’ensemble du territoire américain, cependant, les auteurs de l’étude tiennent à souligner que malgré l’attention portée à la télémédecine en milieu rural, la plupart des utilisateurs de télémédecine vivaient en zone urbaine.

    Quant à la désertification médicale, elle dope les téléconsultations de santé mentale, remarquent-ils.

    En revanche, le recours à la télémédecine pour des soins de premier recours serait plus lié à la commodité de l’offre.

    En conclusion, les auteurs de ces travaux estiment que les lois prévoyant le remboursement des soins n’ont contribué qu’en partie à l’adoption de la télémédecine.

     

  • SNACs : sans attendre l’accord cadre national, le GCS e-santé Bourgogne lance un dialogue compétitif

    Le Groupement de coopération sanitaire (GCS) e-Santé Bourgogne a lancé le 14 novembre 2018 un dialogue compétitif sur les services numériques parcours de santé et coordination. La première étape repose sur la remise du mémoire technique le 10 décembre 2018.

    Cette publication intervient alors que le Resah, en accord avec la DGOS, doit publier depuis plusieurs mois un accord cadre spécifique sur le déploiement des services numériques d’appui à la coordination (SNACs) dans la poursuite du programme « Territoires de soins numériques » (TSN). L’objectif de cette démarche est de référencer des entreprises (conseil, intégrateurs, éditeurs, ou start-ups) à un niveau national capables de fournir les solutions et les accompagnements nécessaires à la mise en œuvre et au déploiement du programme « e-Parcours ».

    l’ARS Bourgogne Franche-Comté déploie le projet eTICSS

    Ancienne région « territoires de soins numériques » (TSN), l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne Franche-Comté a mis en œuvre le projet eTICSS sur un territoire expérimental situé au nord de la Saône-et-Loire (une population d’environ 350 000 habitants). 

    Basé sur l’utilisation d’une plateforme numérique du projet développée avec l’éditeur Orion Health, le projet vise à apporter des services dédiés à la coordination et au partage des informations pour les patients en situation complexe. Parmi les services, on peut citer :

    • l’identification exacte du patient et du cercle des professionnels et de proches autour de lui ;
    • un dossier de coordination polyvalent avec un volet clinique, des formulaires et tests d’évaluation ;
    • un plan personnalisé de santé (PPS) et son suivi ;
    • des outils de notification des professionnels ;
    • un catalogue numérique des formations en éducation thérapeutique du patient (ETP).

    Le déploiement de la plateforme sur le reste de la région Bourgogne-Franche-Comté a débuté début 2018. Il se construira autour de 7 axes :

    • garantir l’extension fonctionnelle des services eTICSS permettant de répondre aux besoins des parcours ;
    • intégrer tous les besoins de coordination et de partage d’information entre acteurs pour tous les patients ;

    • développer les fonctionnalités nécessaires au fonctionnement interne des plateformes territoriales d’appui (PTA) à la coordination.

    • intégrer et inter-opérer la plateforme eTICSS dans son environnement numérique national, régional, départemental et local ;

    • permettre l’analyse et l’amélioration médico-économique objective des parcours et fournir aux professionnels des outils pour un développement accru de la prévention ;

    • assurer le déploiement et l’usage des services eTICSS sur l’intégralité de la région Bourgogne-Franche-Comté en lien avec le déploiement du DMP ;

    • développer le bouquet de services numériques destiné aux usagers et notamment l’accès du patient et/ou des aidants à un portail dédié, en lien avec le portail numérique national.

    Pour répondre aux enjeux de l’approche « e-Parcours » et renforcer la coordination entre les professionnels sanitaires, médico-sociaux ou sociaux, le dialogue compétitif lancé par le GCS porte sur 4 objectifs :

    • sélectionner et construire un bouquet de services numériques adaptés aux parcours de santé et à leur coordination dans les sphères sanitaire, médico-sociale et sociale ;
    • assurer les prestations de maintenance, d’exploitation, de mise en œuvre sur un plan technique ;
    • appuyer le GCS e-santé Bourgogne, ses partenaires (GCS Emosist, ARS, etc.) et les accompagner pour faciliter l’adoption par les professionnels santé-social ainsi que les usagers des services numériques de coordination et de parcours ;
    • opérer l’appui du GCS e-santé Bourgogne, de ses partenaires (GCS Emosist, ARS, etc.) pour l’internalisation de tout ou partie des 3 premiers objets.
  • WeHealth by Servier lance une solution portable de détection de l’infarctus avec Mobiosense (Taïwan)

    WeHealth by Servier, le département e-santé du groupe pharmaceutique français, et Mobiosense, une start-up fondée par d’anciens camarades de l’université nationale de Taïwan (NTU), vont développer et commercialiser une « plateforme digitale portative de diagnostic sanguin fonctionnant grâce à son biocapteur à semi-conducteurs breveté » dans l’optique d’accélérer (1h au lieu de 6-12h) et d’améliorer le diagnostic de l’infarctus du myocarde.
    Les deux sociétés ont annoncé la signature d’un accord de partenariat dans un communiqué publié le 26 novembre 2018.

    La technologie de Mobiosense, baptisé « HERO », est la première solution portable de détection de l’infarctus actuellement en cours de développement, indiquent les deux sociétés. Il s’agit plus précisément d’un dispositif numérique portatif reposant sur un test de la troponine I hypersensible (hs-cTnI), biomarqueur de référence de l’infarctus.

    Dans le cadre de cette alliance, l’entreprise taïwanaise, également basée à Boston (États-Unis), sera en charge des aspects financiers et apportera un soutien en matière de ressources à WeHealth by Servier.

    Raccourcir la durée des séjours hospitaliers

    La solution de Mobiosense permet d’évaluer la concentration de hs-cTnIau au chevet du patient lors des services de premiers soins (dans l’ambulance, aux urgences de l’hôpital…) et ainsi de raccourcir le processus traditionnel de test de troponine, qui passe de 6 à 12 heures avec le procédé actuel à 1 heure avec cette technologie.

    L’objectif est d’améliorer la qualité des soins mais aussi de limiter la durée du séjour à l’hôpital.

    Une méthode « à la fois très sensible et robuste »

    La plateforme digitale portative de Mobiosense  » utilise les principes des transistors à effet de champ (FET) pour effectuer des mesures électriques directes des biomolécules, sans réaction biochimiques intermédiaires », précise le communiqué.

    La méthode est donc « à la fois très sensible et robuste », une spécificité nouvelle sur le marché.

    Mobiosense veut créer une plateforme décentralisée visant différents biomarqueurs

    La technologie de Mobiosense a obtenu un soutien de la part des accélérateurs MassChallenge (États-Unis) et Philips HealthWorks ainsi que du programme Co.Create du Massachusetts General Hospital (MGH).

    La start-up taïwanaise veut « révolutionner le marché des tests de dépistage »

    En dehors du partenariat conclu avec WeHealth by Servier, l’entreprise taïwanaise cherche à déployer une plateforme facile d’utilisation et décentralisée visant différents biomarqueurs afin de « révolutionner le marché des tests de dépistage sur les lieux de prestation des soins », indique le communiqué.

  • FET

    Field Effect Transistornull

  • La santé, « domaine prioritaire de l’application de l’IA » en Chine (Aifang Ma, Sciences Po – note)

    « En Chine, la santé est le domaine prioritaire de l’application de l’[intelligence artificielle (IA)] et des progrès spectaculaires sont constatés dans le pays, analyse Aifang Ma, doctorante et enseignante au Centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po, dans une note publiée le 12 novembre 2018 (L’intelligence artificielle en Chine : un état des lieux). Elle précise que le marché chinois de la santé digitale a connu une forte croissance à partir de 2014 et a généré plus de 10 milliards de yuans (environ 247 milliards d’euros) en 2017*.

    Dans ce document, Aifang Ma revient de manière plus générale sur les politiques chinoises qui ont permis l’essor de l’IA au sein du pays. « De l’élaboration de stratégies conquérantes aux investissements colossaux engagés, les géants de l’e-commerce et le gouvernement de Xi Jinping ont façonné un climat social propice au développement de cette nouvelle technologie », constate Aifang Ma, soulignant que l’objectif du parti communiste chinois, « clair », est de rattraper les États-Unis sur ce marché d’ici 2020, de les dépasser en 2025 et de devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle en 2030, tous secteurs confondus.

    L’IA peut aider à surmonter les défis du système de santé chinois

    Selon Aifang Ma, le développement important de la e-santé en Chine est la résultante de « deux facteurs importants » :

    • la faible couverture médicale ;
    • le gain de temps et les économies promis par l’intelligence artificielle (IA).

    Investir dans l’IA dans le secteur de la santé « pourraient aider à considérablement améliorer l’accès des citoyens chinois aux services médicaux de bonne qualité », souligne la spécialiste, rappelant que la Chine, d’une population de 1,379 milliard d’habitants, ne dispose que de 1,5 médecin pour 1 000 personnes (source : Le Vent de la Chine, art. cit.).

    Aidés par l’intelligence artificielle, les médecins pourraient s’occuper d’un nombre plus importants de patients par jour tout en maintenant la qualité de l’offre de soins.

    Les grandes entreprises, dont Ping An et Alibaba, s’imposent sur le marché

    Aifang Ma évoque l’attrait de nombreuses entreprises chinoises pour le marché de l’IA en santé, ces dernières ayant flairé « le potentiel commercial du secteur ».

    • Le groupe d’assurances Ping An, avec un chiffre d’affaires en 2017 de 975 milliards de yuans (environ 125 milliards d’euros), « s’impose aujourd’hui comme numéro un mondial de l’assurance », devant les géants Allianz et Axa (source : « Ping An, le géant chinois de l’intelligence artificielle », Julie Zaugg, Letemps.ch, 4 mai 2018), indique Aifang Ma, précisant que « la capacité d’innovation en matière d’application de l’IA contribue au succès commercial que le groupe a pu remporter en moins de trente ans ».
      • L’application Good Doctor, branche médicale de Ping An et cotée à la Bourse de Hong-Kong, comptabilise 193 millions d’utilisateurs. Elle dispose d’un réseau de plus de 1 000 médecins, de 3 100 hôpitaux et de 1 100 cliniques (source : « Ping An, le géant chinois de l’intelligence artificielle », Julie Zaugg, Letemps.ch).
    • AliHealth, à l’origine d’une plateforme élaborée dans le cadre de la stratégie Double H (Health and Happiness) du groupe Alibaba, est devenu leader dans le domaine de la e-pharmacie et des services pharmaceutiques O2O (« online to offline »). La solution est utilisée par des habitants de plus de cent villes chinoises.
    • L’application Weiyi, proposée par le groupe Weiyi du Zhejiang (province de l’est de la Chine), permet de prendre gratuitement des rendez-vous médicaux en ligne et ainsi de lutter contre les problèmes d’accès aux soins, en particulier dans les déserts médicaux. Elle est intégrée dans plus de 900 hôpitaux chinois.

    IA : la Chine veut devenir le leader mondial d’ici 2030

    En juillet 2017, le Conseil des affaires d’État a dévoilé son « Plan de développement de la prochaine génération d’intelligence artificielle pour la période de 2016 à 2030 ». C’est dans ce document que la Chine révèle vouloir devenir le leader du domaine.

    « Pour ce faire, le gouvernement mise sur la définition de programmes nationaux sur le long terme et sur les partenariats entre les différents acteurs agissant pour le compte des entreprises et de l’État dans le cadre d’une vision politique ambitionnant clairement le leadership mondial de la Chine au XXIème siècle », observe-t-elle.

    La Chine envisage d’atteindre son but, soit devenir le leader mondial de l’intelligence artificiel, en trois étapes :

    1. 2020 : « le pays doit avoir réalisé une découverte majeure dans les théories fondamentales et les technologies clés liées au big data, à l’automation et à l’application de l’IA aux médias de masse ».

    Le pays souhaite d’ici deux ans avoir participé à l’élaboration de normes et de standards internationaux relatifs à l’utilisation de l’intelligence artificielle.

    Selon les ambitions du gouvernement, le secteur s’élèvera alors au sein du pays à environ 23 milliards de dollars américains (environ 20 Mds €) et les secteurs liés à 156 milliards de dollars (environ 138 Mds €).

    2. 2025 : « l’IA devra être la dynamique principale de croissance économique et de mise à niveau de l’économie »

    La technologie devra être utilisée dans des domaines clés, tels que la santé, les villes intelligentes (smart cities), l’agriculture intelligente et la défense, précise Aifang Ma, alors qu’un cadre juridique et éthique ainsi qu’un système réglementaire de l’IA prendront forme.

    Le secteur devrait alors atteindre les 63 milliards de dollars (environ 56 Mds €) et les secteurs liés 781 milliards de dollars (environ 690 Mds €).

    3. 2030 : « la Chine devra être leader mondial dans le secteur de l’IA »

    « Elle aura fait une percée significative dans la recherche sur le cerveau, commente Aifang Ma. Elle sera devenue le centre mondial d’innovation de l’IA et une référence sur la réglementation. Le cadre juridique et éthique de l’IA aura atteint sa maturité. »

    Le secteur devrait alors valoir 156 milliards de dollars (environ 56 Mds €) et les secteurs liés 1 562milliards de dollars (environ 690 Mds €).

    Autres plans établis par les autorités chinoises

    • Le ministère de la Science et des Technologies, la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC), le ministère de l’Industrie et de l’Informatique et le Bureau de régulation de l’Internet et des télécommunications ont publié le 18 mai 2016 le « Plan d’action de trois ans pour la promotion de l’Internet Plus et de l’intelligence artificielle (2016-2018) », dont l’objectif est que le Chine ait achevé la structure industrielle du projet. Un système de services d’innovation et de standardisation devra avoir été mis en place et le niveau technologique ainsi que le degré d’industrialisation de l’IA devront avoir rattrapés la moyenne internationale ;
    • le ministère de l’Industrie et de l’Informatique et le ministère des Finances chinois ont publié le 28 septembre 2016 un document officiel intitulé « Modalités de mises en œuvre du projet de fabrication intelligente en Chine (2016-2020) » afin de promouvoir l’application industrielle de l’IA.
  • GE Healthcare dévoile de nouveaux smart dispositifs basés sur Edison, une plateforme dédiée à l’IA

    GE Healthcare va proposer de nouvelles applications et dispositifs intelligents basés sur Edison, une plateforme permettant d’accélérer le développement et l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) et de fournir des soins plus rapides mais aussi plus précis, a annoncé le conglomérat multinational américain dans un communiqué publié le 24 novembre 2018.

    Parmi ces nouveautés figurent deux solutions, pas encore disponibles sur le marché, que le groupe présente actuellement à la 104e réunion annuelle de la Société de radiologie de l’Amérique du Nord (RSNA)*, qui se tient du 25 au 30 novembre 2018 à Chicago, :
    • AIRx, une solution conçue pour détecter et prescrire automatiquement des imageries pour des examens neurologiques de routine et difficiles ;
    • Critical Care Suite, premier outil du genre à intégrer l’IA dans un appareil d’imagerie à rayon X.

    Edison fait partie du portefeuille numérique du groupe, qui représente un milliard de dollars (883 millions €), et sera placé au centre des partenariats et produits d’intelligence artificielle existants de l’entreprise. Les partenaires cliniques de GE Healthcare utiliseront la plateforme pour développer des algorithmes et les partenaires technologiques collaboreront avec la société pour intégrer aux applications et aux appareils intelligents Edison leurs dernières avancées en matière de traitement de données.

    4 nouveaux appareils

    Le marché de l’IA appliquée au secteur des soins devrait atteindre 5,8 Mds € en 2021

    Le marché de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine des soins devrait atteindre 6,6 milliards de dollars américains (5,8 Mds €) en 2021, indique GE Healthcare dans son communiqué, ajoutant que 39 % des dirigeants de prestataires de soins affirment investir dans cette technologie, et plus précisément dans l’apprentissage automatique (machine learning) et l’analyse prédictive (predictive analytics).

    À l’occasion de la 104e réunion annuelle de la Société de radiologie de l’Amérique du Nord (RSNA), le groupe présente les applications et appareils suivants, basés sur Edison :

    • AIRx : un outil de flux de travail automatisé basé sur l’IA pour l’IRM du cerveau visant à améliorer la cohérence et la productivité des professionnels de santé. Le produit a été conçu pour détecter et prescrire automatiquement des imageries pour des examens neurologiques de routine et difficiles afin d’obtenir des résultats cohérents et quantifiables. L’objectif est de réduire le risque de rappel d’un patient en raison d’un mauvais placement des coupes. La précision de l’image est particulièrement importante lors d’une évaluation longitudinale de maladies comme Alzheimer et la sclérose en plaques, commente GE Healthcare.
      AIRx propose un modèle de réseau neuronal pré-formé qui exploite des algorithmes d’apprentissage en profondeur et de reconnaissance de l’anatomie, basé sur une base de données de plus de 36 000 images provenant d’études cliniques et de sites de référence.
      • En attente de l’homologation 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA). Non disponible à la vente.
    • Critical Care Suite, sur Optima XR240amx : premier appareil du genre à intégrer l’IA dans un appareil d’imagerie à rayon X. La solution a été élaborée pour identifier et hiérarchiser rapidement les cas critiques, tels que le pneumothorax. Elle utilise une suite d’algorithmes d’intelligence artificielle, conçue pour identifier avec une grande précision cette affection potentiellement mortelle qu’est le pneumothorax dans les radiographies du thorax.
      • En attente de l’homologation 510(k) de la Food and Drug Administration (FDA). Non disponible à la vente.
    • L’abonnement CT Smart (CT Smart Subscription) : donne accès à tous les logiciels les plus récents pour les appareils CT à tout moment. Les applications peuvent être sélectionnées en fonction des besoins propres à un hôpital ou à un système de santé, avec des options allant de la détection des hémorragies intracrâniennes et des accidents vasculaires cérébraux à l’optimisation de l’évaluation de la fonction cardiaque.
    • LOGIQ E10 : augmente la productivité du processus de segmentation des lésions par l’automatisation du procédé. La technologie éviter d’avoir à mesurer manuellement les lésions en segmentant une lésion identifiée du sein, de la thyroïde ou du foie et en fournissant automatiquement une trace de la lésion et de la zone correspondante.

    « Les deep data ont beaucoup de signification cachée mais il faut une grande sophistication pour en extraire la valeur, a déclaré la Dr Rachael Callcut, partenaire du développement de Critical Care Suite, professeure agrégée de chirurgie à l’université de Californie à San Francisco, chirurgien à l’UCSF Health et directrice de la science des données pour le Center for Digital Health Innovation de l’UCSF. L’intelligence artificielle nous donne l’occasion de voir des tendances que nous ne percevons pas et de changer notre façon de soigner les patients, ce qui peut finalement améliorer les résultats. »

  • « Implant Files » : une base mondiale des incidents liés aux dispositifs médiaux mise en ligne

    Dans 96 % des cas, l’organisme de certification pour la commercialisation des dispositifs médicaux ne demande pas à voir le produit et se contente « d’un simple dossier », révèle une enquête collective sur les dispositifs médicaux en Europe, baptisée « Implant Files« , réalisée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dont Le Monde, Radio France et Premières Lignes (« Cash investigation ») font partie côté français.

    Certains dispositifs intègrent donc le marché sans avoir été soumis à une analyse précise de leur efficacité et de leur sécurité, notent les journalistes. Le consortium, qui a publié les informations dont il dispose le 25 novembre 2018, a identifié des failles du côté à la fois des législateurs européens et des régulateurs mais aussi du corps médical et du gouvernement français.

    252 journalistes issus de 59 médias répartis dans 36 pays ont été mobilisés dans le cadre de ces recherches.

    Afin de permettre aux patients de savoir si le dispositif médical qu’on leur propose est efficace ou du moins sans danger, l’ICIJ a mis en ligne une base mondiale des incidents liés aux dispositifs médicaux, accessible sur le site Medicaldevices.icij.org. Si un patient ayant reçu un implant souhaite témoigner, il peut le faire sur le site de l’ICIJ.
    Une base de données européennes, baptisée « Euramed », devrait également être mise en ligne en 2020 mais les États membres ne sont pas d’accord sur le degré d’informations à rendre accessible.

    Dispositifs médiaux : le nombre d’incidents à doublé en dix ans

    Selon les chiffres de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) relayés par Le Monde, le nombre d’incidents liés à un dispositif médical a doublé en dix ans, « avec plus de 18 000 cas en 2017 et environ 158 000 incidents en dix ans ». Le quotidien précise que les données recueillies sont incomplètes et souvent confidentielles et qu’il est ainsi « impossible de dénombrer et d’identifier avec précision les incidents, c’est-à-dire de connaître la marque et le modèle des implants posés », et donc de retrouver les patients en cas de problèmes.

    Les professionnels de santé doivent normalement déclarer ces incidents aux autorités mais cette obligation serait peu respectée. Un nouveau règlement européen datant 2017 indique simplement de demander aux États membres de l’Union européenne d’ »encourager les médecins à les déclarer », précise Le Monde.

    Lancement d’une base mondiale des incidents liés aux implants

    Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a retenu la date du 25 novembre 2018 pour publier les résultats de son enquête « Implant Files » et pour mettre en ligne une base mondiale des incidents liés aux implants. L’objectif de cette base est que les patients puissent être informés sur le choix des chirurgiens et savoir si le dispositif médical qu’on leur propose est efficace ou du moins sans danger. 

    Une base de données européennes attendue pour 2020

    Une base de données européennes, Eudamed, doit être mise en ligne en 2020 mais les États membres sont en désaccord sur le degré d’informations à donner, indique l’AFP.

    Une journaliste néerlandaise à l’origine de l’enquête

    L’origine de l’enquête remonte à deux ans, lorsqu’une journaliste de la chaîne de télévision néerlandaise Avrotros, partenaire de l’ICIJ, a réussi à obtenir un accord de principe de la part de trois organismes de certification pour la délivrance d’un marquage CE en se faisant passer pour un fabricant d’un implant vaginal et en présentant un simple dossier.

    La journaliste a ainsi révélé l’existence d’une faille au sein du système de certification des dispositifs médicaux en Europe, qui, contrairement à celui des médicaments, est composé d’organismes privés concurrents.

    L’ICIJ a constaté que les patients ne pouvaient pas accéder aux informations précises sur les dispositifs médicaux

    À la suite de sa découverte, elle a alerté le consortium international, qui a remarqué qu’il n’existait aucun moyen pour les patients d’accéder aux informations précises sur les dispositifs médicaux qu’on pouvait leur implanter, pourtant commercialisés dans le monde entier. L’ICIJ a donc décidé de constituer une base de données consultables en ligne par qui le souhaite.

    256 journalistes ont enquêté dans 36 pays pour recueillir des données et identifier les implants douteux, en utilisant pendant dix mois le nom de code « Hippocrate » pour désigner le projet.

    Un manque de transparence des autorités de santé françaises

    En France, le manque de transparence des autorités de santé a été identifié comme un deuxième problème.

    Les journalistes expliquent avoir dû insister pendant plusieurs mois pour avoir accès à la base de données de matériovigilance de l’ANSM. Après avoir pu la consulter et effectué une analyse statistique des informations récoltées, ils ont découvert que le listing comportait « de nombreuses erreurs, lacunes et fausse dates », souligne France Info, partenaire de l’ICIJ.

    4 failles identifiées par l’ICIJ

    Après neuf mois de travail, le consortium de journalistes est parvenu à saisir plus clairement le problème et annonce avoir observé quatre failles :

    • une faille du côté des législateurs européens : malgré une règlementation plus contraignante qui doit entrer en vigueur en mai 2020, ils considèrent toujours les implants comme des marchandises et non comme des produits de santé, « privilégiant l’intérêt des industriels sur celui des patients », commente France Info ;
    • une faille du côté des régulateurs : l’ICIJ s’est aperçu que les organismes de régulation n’avaient « ni les instruments de mesure nécessaires pour évaluer les risques que font courir ces implants aux patients, ni la volonté d’intervenir à temps » ;
    • une faille du côté du corps médical : « [le corps médical] voit parfois dans l’innovation un moyen de briller aux yeux de la communauté, avant de se préoccuper de la réelle efficacité des produits qu’il implante », rapporte France Info ;
    • une faille du côté du gouvernement français : les journalistes estiment que le gouvernement « cède sous le poids des lobbies au nom du développement économique ». « Édouard Philippe[, le Premier ministre,] ne vient-il pas d’annoncer son intention de réduire les délais d’accès au marché des dispositifs médicaux ? », ajoute la radio française.
  • European Open Science Cloud : 600 M€ débloqués pour créer une base de données scientifiques unique

    L’European Open Science Cloud (EOSC), la solution cloud européenne visant à fournir un environnement fiable pour analyser, stocker et réutiliser les banques de données scientifiques à des fins de recherche, d’innovation et d’éducation, a été lancé le 23 novembre 2018 par la Commission européenne, qui a présenté le même jour à la communauté scientifique le projet lors d’une conférence assurée à Vienne par la présidence autrichienne du Conseil de l’Union européenne (UE).

    L’EOSC a pour but de réunir sur un même espace les nombreuses bases de données scientifiques des États membres de l’UE. La plateforme sera disponible en accès open data à 1,7 million de chercheurs et plus de 70 millions de professionnels des secteurs scientifiques et technologies mais aussi des sciences humaines et sociales. Elle couvrira toutes les phases du cycle de recherche et toutes les communautés scientifiques, l’objectif étant aussi d’élargir sa base d’utilisateurs aux secteurs public et privé.
    « Le lancement du portail, qui permet d’accéder aux premiers ensembles de services et de ressources, constitue une étape majeure dans la réalisation de l’EOSC d’ici 2020 », commente la commission dans un communiqué.

    Dans le cadre d’Horizon 2020 (ou H2020), le programme européen pour la recherche et le développement pour la période 2014-2020, 600 millions d’euros ont été alloués pour la mise en place de l’EOSC d’ici à 2020.

    Les participants à la conférence du 23 novembre ont également entériné la structure de gouvernance de l’European Open Science Cloud et se sont engagés à participer au développement du portail. Un conseil de gouvernance sera formé afin de concevoir un plan de mise en œuvre stratégique, des plans de travail annuels et un cadre normatif de participation à l’EOSC. Il sera présidé par la Commission européenne et chaque État membre aura la possibilité de désigner un membre.

  • Health & Tech for People : Journée internationale « Value-based Health Care », le 18/12/2018 à Paris

    Une conférence internationale sur les soins fondés sur la valeur à l’ère numérique (« Value Based Health Care in the Digital Era« ) sera organisée le 18 décembre 2018 à l’Institut Imagine, à Paris, par la société Care Insight sous le slogan « Health & Tech for People ».

    L’ensemble des allocutions et échanges sera assuré en anglais. Des interprètes seront présents pour réaliser une traduction en direct en français.

    Les inscriptions doivent être réalisées sur le site healthandtech.fr :

    • « Regular Ticket » : 600 € (lien direct ici)
    • « Public Organization » : 200 € (lien direct ici)
    Des tarifs réduits sont disponibles pour les organisations partenaires et les ONG. Pour plus d’informations, envoyer un email à laurent.wippern@care-insight.fr.

    9:00 Welcome

    Cécile Lagardère, Associate Partner, Care Insight (FRA)

    9:15 Measuring Patient outcomes: how come?

    Prof. Gregory Katz – Chair of Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School – Director of Research, Elsan – Chairman of the Think tank Digital leaders in Health (FRA)

    9:25 What Value Means for Health Systems

    Chair: Prof. David Bates – Health Policy & Management, Harvard T.H. Chan School of Public Health (USA)

    • Francesca Colombo, Head of the Health division, OECD (ITA)

    • Vanessa Candeias, Head, Global Health and Healthcare System Initiative World Economic Forum (PRT)

    • David Blumenthal, President, The Commonwealth Fund (USA)

    10:25 Coffee Break

    10:45 Shifting away from Process to Outcome

    Chair: Ayden Tajahmady – Deputy Director, Division of Statistics & Strategic Research, Caisse Nationale de l’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés, CNAMTS (FRA)

    • Alan Brace, Director of Finance, NHS Wales Health & Social Services Group, Welsh Government (GBR)

    • Isabelle Hébert, Director, MGEN Group (FRA)

    • Dana Safran, Visiting Professor Chief Performance Measurement & Improvement Officer, Senior VP of Enterprise Analytics, Blue Cross Blue Shield of Massachusetts

    13:00 Lunch & Satellite sessions

    14:45 Workshop sessions

    Workshop 1: Digital Health Leapfrogging in Emerging Countries

    Chairs: Prof. Laurent Degos – Former President & Founder, Haute Autorité de Santé (FRA) & Dr. Claire Chabloz – President, FORAP (FRA)

    • Etché Noël N’Drin, Co-founder & Managing Director, OPISMS (CIV)

    • Yves Juillet, Secretary-General of the Foundation of the French Academy of Medicine, Member of the French National Academy of Medicine, Honorary President of the Academy of Pharmacy (FRA)

    Workshop 2: New Models for Multistakeholders Cooperation

    Chair: Prof. Gregory Katz – Chair of Innovation Management & Healthcare Performance, University Paris-Descartes Medical School – Director of Research, Elsan – Chairman of the Think tank Digital leaders in Health (FRA)

    • Joshua Tepper, President and CEO of Health Quality Ontario (CAN)

    • Kathryn Lawler, Executive Director, Atlanta Regional Collaborative for Health Improvement (USA)

    • Antoine Malone, Project Director, FHF (FRA)

    Workshop 3: Augmented Reality, AI & Expert Systems

    Chair: Prof. Karin Sipido – Chair of the Scientific Panel for Health, European Commission (BE)

    • David Gruson, Fellow, Chair of Health Systems, Sciences Po Paris (FRA)
    • David Cole, Head of Business Development and Innovation EMEA, Watson Health IBM Global Markets – Cognitive Solutions Unit Industry Platforms (GBR)

    • Luc Soler, Professor & Chief Scientific Officer, IRCAD, Chief Executive Officer, Visible Patient (FRA)

    15:30 Workshop Insights

    15:45 Coffee Break

    16:00 Speeding Up the Digitization of Health Care

    Chair: Prof. Véronique Roger, Founding Director, Center for the Science of Health Care Delivery, Mayo Clinic (USA).

    • Nicola Bedlington, Secretary General, European Patients’ Forum (GBR)

    • Harpreet Sood, Senior Fellow to the Chair & Chief Executive’s Office NHS England (GBR)

    • Peter Pitts, Visiting Professor, Université Paris Descartes Medical School (USA)

    17:00 Building a Value-Based Health System on a National Scale

    Chair: Prof. Detlev Ganten, President & Founder – World Health Summit (GER)

    18:00 Closing speech

    Audrey Azoulay, Director-General, UNESCO (FRA) § Dr. Neil Bacon, President and CEO of ICHOM (UK)

    18:00 Cocktail

  • MIA

    My Intelligent Assistantnull