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  • Silver éco : Ailes, prix du public 2018 de l’Appel à projets de la Fondation Legrand

    L’Association interentreprises locale d’entraide sociale (Ailes), basée en Bourgogne-Franche-Comté, a décroché le prix du public (sur la base de 1 995 votes) dans le cadre de l’appel à projets en faveur du maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie, lancé par la fondation Legrand. Elle obtient ainsi 2 000 € pour développer son projet d’expérimentation d’équipement de 80 ménages en outils technologiques adaptés.

    Par ailleurs, trois associations ont été honorées par le jury :

    • 1er prix (10 000 euros) : l’association Demen’âge, qui vise à soutenir les personnes âgées lors d’un déménagement, pour son service d’accompagnement lors d’une entrée en Ehpad ;
    • 2e prix (7 000 €) : l’association Val de Cher Services, pour son projet d’habitat inclusif, une alternative entre le domicile et l’Ehpad proposant des espaces de vie communs (comme un jardin partagé) et adaptée aux personnes à mobilité réduite, aussi bien aux personnes âgées qu’aux personnes plus jeunes en situation de handicap.
    • 3e prix (5 000 €) : l’association Envie autonomie 35, pour son action de collecte, de rénovation et de redistribution des aides techniques usagées.

    De plus, le prix des collaborateurs Legrand a été obtenu par Val de Cher Services, qui a ainsi reçu un second chèque, d’un montant de 2 000 € cette fois-ci.

    La fondation a remis les récompenses aux différents gagnants le 28 novembre 2018 lors de la Silver Economy Expo, qui se tenait à Paris.

    Au total, une quarantaine de dossiers ont été déposés. Dix d’entre eux avait été présélectionnés par le jury avant le vote final.

  • LBD

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  • #CES2019 : 5 start-ups de e-santé parmi les lauréats des CES Innovation Awards

    5 start-ups de e-santé font partie des lauréats des CES Innovation Awards, qui récompensent les innovations technologiques à destination du grand public les plus novatrices en termes de design ou d’ingénierie. La liste des produits retenus, publiée en novembre 2018 en amont du salon Consumer Electronics Show (CES), qui se tiendra du 8 au 11 janvier 2019 à Las Vegas, comprend 57 solutions créées en France.

    Les 5 sociétés françaises ayant retenu l’attention dans le domaine de la e-santé sont les suivantes :

    • Healsy : l’entreprise a créé une application mobile pour aider les personnes souffrant de diabète à prévenir les crises d’hypoglycémie ou d’hyperglycémie ;
    • Lifeina : la Lifeina box est un réfrigérateur portable et connecté permettant de transporter à température précise des médicaments fragiles, comme l’insuline ;
    • UrgoTech : la start-up du groupe Urgo a mis au point Urgonight, un programme d’entraînement cérébral avec application pour améliorer la qualité du sommeil ;
    • E-Vone : E-Vone a élaboré des chaussures connectées géolocalisées qui envoient par SMS aux proches ou à un service d’assistance l’adresse où se trouve le porteur de l’objet en cas de chute ;
    • Ellcie Healthy : l’entreprise a conçu des lunettes connectées permettant de prévenir une chute ou l’endormissement au volant mais aussi de suivre l’activité physique.

    Tous les produits primés seront exposés dans la salle Venetian Ballroom E/F à l’hôtel The Venetian (Hall Tech West) à l’occasion du salon.

    Le programme des CES Innovation Awards reconnaît deux niveaux de récompense parmi 28 catégories de prix :

    • « Honoree » : attribué à un produit ou à une technologie qui dépasse le seuil fixé pour une catégorie spécifique ;
    • « Best of Innovation » : attribué au produit ou à la technologie ayant obtenu la meilleure note dans chaque catégorie, ou à plusieurs produits ou technologies en cas d’égalité.

    Avantages perçus par les vainqueurs des CES Innovation Awards

    • possibilité d’inclure le logo « CES Innovation Awards » sur l’emballage du produit concerné et les supports publicitaires ;
    • présentation du produit au salon Innovation Awards Showcase du CES (pour les exposants officiels du CES uniquement).
    • exposition du trophée des CES Innovation Awards à afficher sur son stand au CES ;
    • reconnaissance de l’industrie et attention des médias par le biais d’un communiqué de presse annonçant les lauréats de la Consumer Technology Association (CTA), organisateur du CES ;
    • apparition dans le numéro de janvier-février de It is Innovation (i3), publication phare du CTA distribuée à plus de 46 357 personnes et à l’occasion du CES (pour les exposants officiels de la CES uniquement) ;
    • exposition sur le site officiel du CES ;
    • réductions sur les possibilités de publicité dans le magazine It is Innovation (i3) du CTA.
    • possibilité de présenter son produit à d’autres événements du CTA tout au long de l’année, tels qu’au CES Unveiled New York et au CES Unveiled Las Vegas.
  • CES

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  • Le 1er réseau de télécardiologie d’Afrique subsaharienne choisit l’appli ResoDoc et l’IA Cardiologs

    Dans le cadre de son développement, le réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké (Côte d’Ivoire), géré par Wake Up Africa, a retenu ResoDoc, la plateforme de e-santé africaine de la société Doc&You, et la technologie basée sur l’intelligence artificielle Cardiologs afin d’améliorer le dépistage et la prise en charge de pathologies cardiovasculaires, telles que l’infarctus du myocarde, les troubles du rythme et de la conduction ainsi que les cardiopathies rhumatismales, les cardiopathies congénitales, les cardiomyopathies et l’hypertension artérielle, ont annoncé Doc&You et Cardiologs dans un communiqué publié le 27 novembre 2018.

    ResoDoc a été choisi en raison des différents services de télémédecine intégrés qu’il propose, soit :
    • la plateforme sécurisée de télé-expertise Covalia du groupe français Maincare Solutions ;
    • la mise en relation des cardiologues du CHU de Bouaké avec des cardiologues télé-experts en Afrique et en France ;
    • le traitement automatisé des électrocardiogrammes (ECG) par Cardiologs pour faire gagner du temps au cardiologues du CHU, « sans détériorer l’efficacité clinique des diagnostiques ».

    Un soutien de la France

    L’État français a décidé de soutenir financièrement le réseau de télémédecine du CHU de Bouaké, premier réseau de télé-cardiologie d’Afrique sub-saharienne, pour permettre une plus large couverture des patients.

    Son agence de coopération technique internationale, Expertise France, accompagnera la Côte d’Ivoire dans le déploiement de ce projet pilote pendant 3 ans.

    « Résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’IA »

    « Le projet porté par le CHU de Bouaké, Wake Up Africa et Doc&You s’inscrit naturellement dans la mission de Cardiologs : résoudre l’accès à l’expertise médicale grâce à l’intelligence artificielle. Nous sommes heureux et fiers de mettre notre technologie d’analyse ECG au service des médecins et milliers de patients souffrant de maladies cardiovasculaires diagnostiqués chaque année par les cardiologues de ce réseau », a déclaré Yann FLeureau, co-fondateur et P.-D.G. de Cardiologs (communiqué).

    Un service de télé-expertise pour un meilleur accès aux soins spécialisés vitaux

    La gestion du réseau de télé-cardiologie du CHU de Bouaké est assuré par l’ONG ivoirienne Wake Up Africa pour le compte de la Fondation ivoirienne du cœur et pour le service des maladies cardiovasculaires du CHU de Bouaké.

    Éviter des déplacements inutiles aux patients vivant dans des déserts médicaux

    Ce service de télé-expertise en cardiologie permet aux populations qui ne disposent pas de médecins cardiologues d’accéder plus facilement à des soins spécialisés vitaux, « en leur évitant en particulier des déplacements inutiles », explique le communiqué.

    10 structures de santé connectées en télé-cardiologie, plus de 1 500 ECG réalisés chaque année

    Depuis plus de 3 ans, dix structures de santé sont connectées en télé-cardiologie avec le centre hospitalier universitaire de Bouaké. Plus de 1 500 électrocardiogrammes sont déjà réalisés chaque année et adressés de façon dématérialisée aux 5 cardiologues du service des maladies cardiovasculaires du CHU.

  • Doctolibgate : une campagne « Comment se désinscrire de Doctolib » vers les médecins

    Faciliter la procédure de sortie des plateformes privées de rendez-vous médicaux, tel est l’objectif des campagnes d’emailing aux médecins dont Health & Tech Intelligence a pris connaissance.

    Cette initiative relayée par au moins un syndicat de médecins libéraux vise à informer les médecins sur des pratiques web de la plateforme Doctolib, qui utilise les données d’usagers recueillies et ses algorithmes pour mettre en avant certains médecins inscrits sur la plateforme aux dépens de médecins référencés mais non actifs sur celle-là.

    Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de Doctolib, n’est « absolument pas » inquiet d’être la cible d’attaques, indique-t-il au Quotidien du médecin, rappelant que son entreprise est en pleine croissance. Il assure que la plateforme n’accorde aucun favoritisme et n’opère aucun « détournement » de patients.

    Donner des arguments juridiques aux médecins libéraux pour demander leur désinscription sur Doctolib

    Dans un message intitulé « Comment se désinscrire de Doctolib », relayé par un syndicat – Doctolib est accusé de détourner les patients des médecins qui ne sont pas ses clients vers ses propres médecins clients.

    Le message appelle à alerter l’Ordre des médecins et à envoyer le mail type suivant – fourni clé en mains – au service client :

    Madame, Monsieur,

    Je réclame conformément à la loi le retrait de votre annuaire en ligne et de toute page faisant référence à mes données personnelles. Vous veillerez à effectuer une désindexation totale de cette page par une redirection 410 et en aucun cas par une redirection 301.

    Par ailleurs, conformément à l’article 39 de la loi du 6 janvier 1978 modifiée en août 2004, je vous prie de bien vouloir m’indiquer si des informations me concernant figurent dans vos fichiers informatisés ou manuels.

    Dans l’affirmative, je vous demande de me faire parvenir une copie, en langage clair, de l’ensemble de ces données (y compris celles figurant dans les zones « blocs-notes » ou « commentaires »).

    Vous voudrez bien également me donner toute information disponible sur l’origine de ces données me concernant.

    Je vous rappelle que vous disposez d’un délai maximal de deux mois suivant la réception de ce courriel pour répondre à ma demande, conformément à l’article 94 du décret du 20 octobre 2005 pris pour l’application de la loi du 6 janvier 1978 modifiée. »

    L’e-mail appelle à faire de même sur 5 autres plateformes avec une procédure facilitée : Docavenue, Keldoc, Mondocteur (rachetée en juillet 2018 par Doctolib et vouée à être fermée), RDVmedicaux et Lemedecin.fr.

    Une initiative qui révèle la guerre sur le marché des RDV en ligne et la difficile « acquisition » de médecins

    Avoir le plus de médecins référencés et utilisateurs pour proposer un accès le plus large possible aux patients est la clé du business des plateformes ou portails de rendez-vous en ligne. Les parts de marché sont donc limitées au nombre de médecins souhaitant s’abonner à un tel service.

    Cette initiative fait suite à une action nommée « Doctolibgate » lancée le 28 octobre 2018 et portée par L’UFML Syndicat épinglant certaines pratiques. Doctolib avait réagi à ces accusations et a communiqué avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise.

    Un autre front a été ouvert par la plateforme RDVmédicaux, qui a saisi l’Autorité de la concurrence pour que l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), qui utilise Doctolib, ouvre l’accès à sa base de médecins à tous les acteurs de la prise de rendez-vous en ligne.

    « Il n’y a aucun favoritisme et aucun détournement » (S. Niox-Chateau, Doctolib)

    « Nous avons contacté l’ensemble des médecins auteurs des critiques et leur avons proposé de discuter. La majorité ne souhaite pas nous recevoir. Certains ne connaissent même pas Doctolib ! », a déclaré Stanislas Niox-Chateau, président et cofondateur de la plateforme, dans le cadre d’une interview accordée au Quotidien du médecin et publiée le 27 novembre 2018.

    Il précise qu’il « n’y a aucun favoritisme, aucun « parasitisme » et aucun détournement », ajoutant qu’il n’existait pas de modèle économique ou marketing. « Avant, le patient était redirigé vers la page d’accueil de Doctolib pour rechercher un nouveau praticien si le sien avait supprimé sa fiche de l’annuaire. Il s’agissait dans la majorité des cas de médecins partis en retraite. (…) Aujourd’hui, le patient est redirigé vers une page d’erreur. Ça n’a donc aucun impact pour personne. »

    Le responsable rappelle par ailleurs que la base du développement de la plateforme est « de travailler avec les praticiens », qui « votent pour les nouvelles fonctionnalités ou donnent leur avis pour améliorer le service » et qui sont aussi mobilisés « pour accélérer [les] innovations [de l’entreprise] ou animer les communautés médicales ». 

  • Korian acquiert le réseau d’aide à domicile Petits-fils, intégré au nouveau pôle « Korian domicile »

    Korian vient d’acquérir pour un montant non divulgué Petits-fils, une société spécialisée dans l’aide et le maintien à domicile des personnes âgées, a annoncé le groupe français dans un communiqué publié le 26 novembre 2018, ajoutant avoir par ailleurs créé un nouveau pôle d’activités, Korian domicile, spécialement conçu pour améliorer ses services de soins et d’aide à domicile et auquel sera intégré Petits-fils.

    Petits-fils « opère via une activité en propre », couvrant Paris et les Hauts-de-Seine, et qui représente 25 % de son activité globale, indique le communiqué. La société a déployé depuis 2011 un réseau de franchisés, réunissant actuellement 58 agences au niveau national, « et qui se développe au rythme d’une quinzaine de franchisés par an« .
    En 2018, elle comptabilisera, en moyenne, 200 000 heures de prestations par mois. Son volume d’affaires s’élèvera ainsi à 40 millions d’euros pour cette année (+ 76 % par rapport à 2017).

    Damien Tixier et Pierre Gauthey, cofondateurs et actuels dirigeants de Petits-fils, rejoignent Korian. Il y poursuivront le développement de l’entreprise.

    Au vu de l’évolution démographique de la population française et des besoins croissants dans le domaine de l’accompagnement, Korian a identifié un potentiel de croissance « pour atteindre 200 agences Petits-fils à horizon 2023 sur l’ensemble du territoire ».

    « Des solutions diversifiées et adaptées »

    « Avec Petits-fils, nous entrons sur le marché du domicile avec l’un des acteurs de référence des services à la personne. Notre présence dans le domicile va nous permettre de proposer aux seniors et à leurs aidants des solutions diversifiées et adaptées, en amont et en aval de la prise en soin dans nos cliniques spécialisées et dans nos maisons de retraite médicalisées », a déclaré Sophie Boissard, directrice générale du groupe Korian.

    Objectif : « atteindre rapidement une couverture nationale »

    « Ce rapprochement avec Korian s’inscrit dans un projet long terme qui va bénéficier à tous : clients, salariés, franchisés, et intervenants. Il va nous permettre de disposer des ressources nécessaires pour accélérer le développement de Petits-fils afin d’atteindre rapidement une couverture nationale, et d’innover tout en conservant l’exigence de qualité qui fait notre force et notre réputation depuis 12 ans », ont déclaré Damien Tixier et Pierre Gauthey, dirigeants de Petits-fils.

    Une stratégie de diversification et d’enrichissement des offres de services

    Cette acquisition, opérée après la prise de participation majoritaire dans la société spécialisée dans la colocations entre personnes âgées Ages&Vie, s’inscrit dans la stratégie de diversification et d’enrichissement des offres de services établie dans le cadre du plan Korian 2020.

    Korian domicile, nouveau pôle d’activités du groupe

    Petits-fils sera intégré au pôle

    En parallèle de cette opération, Korian, qui gère plus de 360 établissements en France, a annoncé la création d’un nouveau pôle d’activité, baptisé « Korian domicile », auquel sera intégré Petits-fils et qui sera dirigé par Olivier Lebouché, qui était auparavant à la tête des activités « santé à domicile » d’Air Liquide en Europe. « Il supervisera également Korian solutions, l’agence digitale du groupe », précise le groupe.

    Par le biais de ce nouveau pôle, l’entreprise pourra proposer à ses clients une offre diversifiée de services d’accompagnement et de soins à domicile, qui complètera la prise en charge en soins de suite et de réadaptation assurée dans ses cliniques ainsi que la prise en charge en maisons de retraite médicalisées, dans le cadre de séjours de répit.

    Un chiffre d’affaires estimé pour 2018 à 75 millions d’euros

    L’ensemble des activités de Korian dans le domaine des soins à domicile, développées en France, en Allemagne et en Belgique (HAD et SSIAD), représente un chiffre d’affaires estimé à environ 75 millions d’euros pour l’année 2018, indique le groupe.

  • Étude : l’IA aide les scientifiques à se tenir au courant de la recherche sur le cancer

    Des informaticiens et des chercheurs en cancérologie de l’University of Cambridge et du Karolinska Institute ont conçu un système basé sur la littérature scientifique visant à soutenir la recherche sur le cancer et présenté dans le cadre d’une étude publiée en octobre 2018 dans la revue Bioinformatics. Ce système, baptisé « LION LBD », utilise l’intelligence artificielle (IA) pour aider les scientifiques à se tenir au courant des découvertes publiées dans leur domaine mais aussi pour en faire de nouvelles en réalisant des associations dans la base de données de dizaines de millions de publications.

    Éplucher la littérature pour faire des découvertes

    La croissance exponentielle du nombre de publications scientifiques rend la tâche des chercheurs de plus en plus difficile : se tenir au courant de tous les développements dans leur domaine relève de la gageure. Cette problématique est particulièrement importante pour les cancérologues. Le cancer regroupe un ensemble complexe de maladies mal comprises et constituant la deuxième cause de mortalité dans le monde. De plus, des recherches sont menées dans une grande variété de domaines scientifiques.

    Au cours des deux dernières décennies, de nombreux efforts ont été déployés pour relever ces défis en appliquant des méthodes d’apprentissage automatique, de traitement du langage naturel (NLP) et d’extraction de texte afin d’automatiser le traitement de la littérature scientifique biomédicale. 

    À la fin des années 80, le concept de « découverte basée sur la littérature » (LBD) est né. Son but est de faire de nouvelles découvertes en combinant des informations provenant de sources déconnectées. L’idée principale est que des concepts qui ne sont jamais explicitement liés dans la littérature peuvent être indirectement liés par le biais de concepts intermédiaires. La littérature sur la migraine et celle sur le magnésium ne sont par exemple pas directement liées mais la notion de dépression corticale a permis de les relier et de faire progresser la recherche sur les traitements de la migraine.

    L’intelligence artificielle fait des liens entre des millions de données

    Des chercheurs britanniques ont donc mis l’intelligence artificielle (IA) au service du principe de LBD et ont développé un système appelé « LION LBD ». « En tant que chercheur sur le cancer, même si vous savez ce que vous cherchez, des milliers de communications paraissent chaque jour», a déclaré la professeure Anna Korhonen, codirectrice du Language Technology Lab de Cambridge, qui a dirigé le développement de LION LBD en collaboration avec le docteur Masashi Narita, de l’Institut Cambridge du Cancer Research UK, et le professeur Ulla Stenius, du Karolinska Institute en Suède.

    « LION LBD utilise l’IA pour aider les scientifiques à se tenir au courant des découvertes publiées dans leur domaine mais pourrait également les aider à faire de nouvelles découvertes en combinant ce que l’on sait déjà dans la littérature en établissant des liens entre des sources qui peuvent sembler ne pas être liées », a-t-elle expliqué.

    Grâce à l’intelligence artificielle, LION LBD permet une recherche en temps réel et la découverte d’associations indirectes dans une base de données de dizaines de millions de publications, tout en préservant la capacité d’explorer chaque notion dans son contexte d’origine. « Par exemple, vous savez peut-être qu’un médicament anticancéreux affecte le comportement d’une voie particulière, mais avec LION LBD, vous pouvez constater qu’un médicament développé pour une maladie totalement différente affecte la même voie », a déclaré le Pr Korhonen.

    Le 1er système au service de la recherche sur le cancer

    LION LBD est le premier système développé spécifiquement pour les besoins de la recherche sur le cancer. Il se concentre particulièrement sur la biologie moléculaire du cancer et utilise des techniques de pointe d’apprentissage automatique et de traitement du langage naturel afin de détecter les références au cancer dans le texte. Les évaluations du système ont démontré sa capacité à identifier des liens non découverts et à hiérarchiser les concepts pertinents parmi les connexions potentielles. Il repose sur des données ouvertes, offre à la fois une interface web interactive pour les utilisateurs et une API programmable.

    LION LBD ne repose pour le moment que sur des données issues de PubMed, le principal moteur de recherche de données bibliographiques de l’ensemble des domaines de spécialisation de la biologie et de la médecine. Les chercheurs travaillent actuellement sur l’extension du champ d’application de l’outil afin de le rendre plus pratique d’utilisation pour les utilisateurs finaux.

  • Transformation digitale en Afrique (Assises) : l’importance d’une formation solide dans les big data

    Pour que l’afflux de données numériques, y compris dans l’industrie de la santé, soit maîtrisé et analysé en Afrique de manière efficace au niveau local, la formation d’experts s’avère essentielle pour anticiper la révolution en cours dans le secteur des big data, s’accordent à penser les spécialistes présents aux Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), qui a réuni plus de 28 délégations africaines à Paris les 22 et 23 novembre 2018.

    Lors de cette septième édition, placée sous la thématique « Enjeux des données et impact de l’intelligence artificielle (IA) sur les objectifs de développement durable (ODD) en Afrique », les problématiques relatives aux big data et à l’IA ont été étudiées dans le cadre de leur application aux domaines de la e-santé, de la technologie blockchain, de la e-gouvernance, de l’éducation, de la e-agriculture et des mécanismes de financement .

    Au cours des débats, les intervenants ont également insisté sur le rôle important de l’intelligence artificielle dans le renforcement des infrastructures, notamment de soins, sur le continent afin d’accélérer la réalisation des ODD de l’agenda de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour 2030.

    Intelligence artificielle : mettre en place un cadre juridique clair

    Les participants aux Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA) estiment que les objectifs de développement durable (ODD) ont permis de réaliser à quel point la technologie pouvait s’avérer utile en tant qu’outil de développement.

    Néanmoins, pour mener à bien ces ODD, les pays africains doivent établir un cadre juridique clair en la matière afin de mettre en place un écosystème harmonieux. Pour ce faire, une mutualisation des efforts entre les secteurs public et privé s’avère essentielle et doit prendre en compte les populations africaines les plus défavorisées.

    Big data : former de nouveaux talents pour contrôler les données au niveau local

    La révolution dans le domaine des big data touchera également l’économie africaine dans un futur proche. Afin de l’anticiper au mieux, il apparaît primordial de former de nouveaux talents afin de contrôler les données produites localement, par le biais de systèmes d’analyse capable de traiter avec précision ces données, analysent les experts présents au ATDA.

    Ces derniers ont déclaré qu’il était ainsi important de faire prendre conscience aux gouvernements et aux entreprises du potentiel de cette technologie.

    Améliorer l’accessibilité aux technologies par un accès à internet sur tout le continent

    Pour donner une valeur réelle à ces données, « il faut créer des marchés », note Nticweb, un site spécialisé dans les nouvelles technologies NTIC en Algérie. « Cependant, il faudrait offrir une meilleure accessibilité technologique pour espérer un développement pérenne. Et cela, en assurant une hétérogénéité d’accès internet dans tout le continent. »

    Constituer des textes de loi clairs

    Les intervenants des Assises ont également souligné l’importance de la mise en place d’une réglementation claire dans le domaine en amont afin de protéger les usagers, notamment en ce qui concerne la protection et la sécurisation de leurs données, tout en assurant l’émergence d’une révolution numérique.

  • Rencontres FHP 2018 : la transformation en santé au coeur des débats, les 13 et 14/12/2018 à Paris

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) organise ses rencontres annuelles sur la thématique de la transformation en santé les 13 et 14 décembre 2018 au Carroussel du Louvre à Paris.

    Au programme, les sujets en lien avec le plan « Ma santé 2022 », soit :
    • la pertinence des soins ;
    • l’accès aux soins ;
    • le financement du système de santé ;
    • les établissements hors les murs ;
    • la santé numérique.

    Ce rendez-vous sera aussi l’occasion de remettre les Trophées de l’hospitalisation privée au cours d’une cérémonie, qui aura lieu la veille de l’événement, le soir du 12 décembre, également au Carroussel du Louvre.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en suivant ce lien.

    En présence, entre autres, de :

    • la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn ;
    • Gérard Larcher, président du Sénat ;
    • Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie des Travailleurs Salariés (NAMTS) ;
    • Jean-Marc Aubert, directeur de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et pilote du chantier « financement » de la Transformation en santé.

    Pré-programme

    L’animation des débats sera assuré par le journaliste et animateur de télévision Guillaume Durand

    Pascal Picq, paléoanthropologue et maître de conférences au Collège de France, apportera aux débats son regard d’anthropologue et de spécialiste de la médecine évolutionniste.

    François Miquet Marty, président de l’institut Viavoice, révèlera les résultats 2018 du baromètre sociétal de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) réalisé auprès des Français sur leurs attentes.

    12 décembre 2018

     19h00 : Cérémonie des Trophées de l’Hospitalisation privée

     20h45 : Cocktail dinatoire sur l’espace d’exposition

    13 décembre 2018

    8h45: Accueil et petit déjeuner sur l’espace d’exposition

    9h15 – 9h30 : Intervention pré-liminaire « Les attentes des Français pour la Transformation du Système de Santé »

    Présentation des résultats du Baromètre sociétal Viavoice FHP

    • François Miquet Marty, président de l’Institut Viavoice

     9h30 – 10h30 : Ouverture des Rencontres de la FHP

    • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     10h30 – 11h15 : Plénière   » L’avenir appartient-il aux établissements hors les murs ? »

    • Docteur Elisabeth Hubert, présidente de la FNEHAD
    • Pierre-Jean Lancry, vice-président du HCAAM
    • Docteur Philippe Vermesch, président du SML
    • Philippe Vigier, député

     11h15 – 11h45 : Pause, inauguration et visite de l’exposition

     11h45 – 12h15 : Plénière « Pertinence des soins : une (r)évolution culturelle en santé ? » 

    • Docteur Julien Borowczyk, député LREM
    • Professeure Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de Santé
    • Docteur Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF

     12h15 – 12h45 : Plénière  « Santé et Territoires »

    • Gérard Larcher, président du Sénat
    • Lamine Gharbi, président de la FHP

     12h45 – 13h05 : « L’Homme au cœur des Transformations »

    • Pascal Picq, anthropologue et professeur au Collège de France

     13h05 – 14h30: Déjeuner sur l’espace d’exposition

     14h30 – 16h15 : Assemblées générales et ateliers des syndicats de spécialité (réservés aux adhérents)

    • 14h30 – 16h15 : Atelier du syndicat FHP-MCO « Transports, où va-t-on ? »
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale du syndicat FHP-SSR et points sur les réformes du financement et des autorisations avec le Docteur Martine Servat, cheffe de mission SSR, DGOS
    • 14h30 – 17h00 : Assemblée générale et atelier du syndicat FHP-Psychiatrie et point d’actualité sur l’évolution du modèle de financement

    À partir de 16h15 : Pause et visite de l’exposition

    19h30: Cocktail apéritif sur l’espace d’exposition

    20h45 : Soirée spectacle 

    21h30 : Cocktail dînatoire et soirée dansante

    14 décembre 2018

    9h00 : Accueil café sur l’espace d’exposition

    9h30 – 10h30 : Atelier FHP-SSR (réservé aux adhérents) « Pathologies chroniques et parcours patients : quels enseignements du système de santé canadien ? Retour d’expérience du voyage d’étude de la FHP-SSR »

    10h35 – 10h50 : Plénière « Les nouveaux défis de l’accès aux soins »

    • Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France

    10h50 – 11h45 : Plénière « Financement du système de santé : du passé, faisons table rase ? »   

    • Jean-Marc Aubert, directeur de la DREES, Ministère de la Santé
    • Agnès Couffinhal, économiste, OCDE
    • Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS
    • Valérie Rabault, députée 

    11h45 – 12h30 : Plénière « Santé numérique : Comment construire le système de soins de demain ?   Quels enjeux pour les hôpitaux et cliniques privés ? »

    • Dominique Pon, directeur de la Clinique Pasteur (Toulouse)
    • Professeur Guy Vallancien, chirurgien professeur de médecine
    • Professeur Stanislas Lyonnet, directeur de l’Institut Imagine

    12h30 – 12h45 : Plénière « En 2019, quels enjeux pour nos entreprises ? »

    • Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF

    12h45 – 13h45 : Cocktail déjeunatoire sur l’espace d’exposition

    13h45 : Assemblée générale de la FHP (réservé aux adhérents)

    14h45 : Clôture des Rencontres FHP

    15h00 : Conférence de presse