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  • Rapport : la Cour des comptes propose de structurer les CHU en une dizaine de réseaux

    Dans un rapport sur le rôle des centres hospitaliers universitaires (CHU) dans l’offre de soins, la Cour des comptes recommande notamment la constitution « de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministères Santé et Enseignement supérieur et recherche) ».

    Pour établir ce document, publié le 12 décembre 2018, la juridiction a analysé à la demande du Sénat le rôle des centres hospitaliers universitaires de 2011 à 2017 en matière d’offre de soins, au niveau aussi bien de la satisfaction des besoins de santé que de la bonne utilisation de leurs moyens.

    La Cour estime ainsi que l’activité de soins des centres hospitaliers universitaires est « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années ». Elle pointe entre autres du doigt une régulation insuffisante des charges et une augmentation des dépenses externes. Au total, elle émet 8 recommandations pour améliorer le système.

    Principaux constats du rapport :

    • les 30 centres hospitaliers universitaires (CHU) représentent près de 38 % des séjours de l’hospitalisation publique ;
    • leur mission de soins est exercée de manière hétérogène, en termes de volume, d’activité ou de types d’actes, et ne distingue pas toujours les CHU des autres établissements :
      • certains centres hospitaliers universitaires se concentrent sur des activités de proximité regroupant les soins les plus courants (ophtalmologie, urologie, obstétrique…), des activités qui ne les distinguent pas des établissements privés ;
      • une dizaine de CHU assurent principalement des soins complexes (activité d’expertise et de recours), censés être au cœur de l’activité des centres hospitaliers universitaires ;
    • leur situation financière, « fragile et déséquilibrée depuis plusieurs années », se caractérise par une régulation insuffisante de leurs charges et des dépenses externes en augmentation :
      • pour l’année 2017, le déficit des CHU devrait s’élever à près de 405 millions d’euros, dont 199 millions imputables à l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP), soit le niveau le plus élevé depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A) en 2004.
    • des marges de progrès existent en matière de gestion de la qualité et de la sécurité des actes (délai d’envoi des courriers de fin d’hospitalisation, tenue du dossier du patient) : d’où, notamment, la proposition de structurer les CHU en une dizaine de réseaux sur tout le territoire pour améliorer la recherche, l’offre de soins, et approfondir les relations avec les autres établissements de soins de leur ressort.
      Au total, la Cour formule huit recommandations.

    Les 8 recommandations de la Cour des comptes

    • 1. adopter rapidement une définition nationale des activités de recours, d’expertise et de proximité,qui doivent devenir des indicateurs de pilotage de l’offre de soins en région (DGOS, ATIH, ARS) ;
    • 2. réorganiser l’activité de transplantation d’organe par la mise en œuvre d’une politique de seuil minimal d’activité par site géographique (DGOS, ABM, HAS) ;
    • 3. approfondir le dialogue de gestion entre les CHU et les ARS dans un objectif de meilleure maîtrise de l’évolution des charges (SGMAS, ARS) ;
    • 4. objectiver le coût des contraintes de service public pesant sur les CHU financés en dehors de la T2A, notamment les activités d’intérêt général, et réformer le financement de la prise en charge des maladies rares en tenant compte d’une analyse des coûts engendrés par ces pathologies (DGOS) ;
    • 5. rendre plus robuste l’indicateur de satisfaction des usagers (augmentation du seuil de calcul, amélioration de la qualité de l’échantillonnage, mise en place des contrôles qualité…) afin de pouvoir l’étendre rapidement aux disciplines encore non couvertes (SSR, psychiatrie) et d’en faire un véritable instrument de pilotage des établissements (HAS) ;
    • 6. créer un observatoire de l’accès aux soins qui rendrait publics chaque année les délais d’accès aux soins dans les établissements de santé afin de les objectiver et de réduire les inégalités d’accès(DGOS) ;
    • 7. mettre en place une organisation coordonnée de l’évaluation des CHU par la HAS et le HCERES (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation) ;
    • 8. organiser la constitution de 8 à 10 réseaux de CHU afin de favoriser la plus grande articulation possible entre les CHU eux-mêmes d’une part, et entre les CHU et les groupements hospitaliers de territoire d’autre part, afin de renforcer la gradation des soins et d’optimiser les parcours de formation et de recherche (ministère de la santé et ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation).
  • 3 millions de DMP ouverts depuis novembre 2018 : l’Ile-de-France, Paca et l’Occitanie en tête

    Le chiffre des 3 millions de dossiers médicaux partagés (DMP) a été atteint le 13 décembre 2018, plus d’un moins après le lancement officiel de la nouvelle version du service, le 6 novembre 2018. Plus précisément, 240 090 DMP ont été ouverts en France entre le 6 et le 12 décembre.

    La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) précise dans un communiqué que les créations de dossiers ont été favorisées par la diversification des canaux d’ouverture : en ligne sur www.dmp.fr par le patient lui-même avec les identifiants adressés par l’Assurance maladie ; dans les accueils des Caisses primaires d’assurance maladie (CPAM) qui reçoivent 30 millions de visites chaque année ; dans les pharmacies, qui peuvent depuis juillet 2018 s’équiper pour créer des DMP.

    « De plus en plus de patients ouvrent leur dossiers médicaux partagés directement sur internet ou avec l’aide de leur pharmacien« , souligne la Cnam. Plus de 50 % des pharmacies (13 000) peuvent désormais ouvrir des DMP, soit une hausse de plus de 50 % depuis le 6 novembre. À ce jour, plus de 800 000 DMP ont été créés en pharmacie.

    Dans le détail, actuellement :
    • 39 % des DMP sont créés par les pharmaciens :  ;
    • 39 % par les patients sur Dmp.fr ;
    • 18 % par les CPAM ;
    • 4 % par les professionnels de santé libéraux et les établissements de santé (taux moyens constatés sur deux semaines du jeudi 29 novembre au mercredi 12 décembre 2018).

    En ce qui concerne la répartition géographique des ouvertures de dossiers médicaux partagés entre le 6 novembre et le 11 décembre 2018 :
    • l’Ile-de-France arrive en tête avec 169 105 DMP ouverts ;
    • la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en deuxième position (103 435) ;
    • et l’Occitanie en troisième (94 402).

    En se basant sur les données en cumul depuis l’origine du service, l’Ile-de-France reste n°1 avec un total de 396 167 DMP ouverts, suivie par les Hauts-de-France (386 518) et la région Grand-Est (381 601).

  • Paris Healthcare Week : la e-santé et l’IT à l’honneur, les 21 et 23/05/2019, Parc des expositions

    La Paris Healthcare Week se tiendra du 21 au 23 mai 2019 au Parc des expositions de Paris. Cette année, 5 agoras (petites conférences) sont proposées, dont une portant spécifiquement sur la e-santé et une autre sur l’IT dans le domaine des soins.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées sur la plateforme d’enregistrement visiteur, qui sera ouverte courant février 2019. Le badge remis sera valable les 3 jours de la manifestation.
    Pour être alerté de l’ouverture des inscriptions visiteurs, il faut remplir le formulaire en ligne accessible sur Parishealthcareweek.com.

    Pour les exposants, il est possible de réserver une agora en remplissant l’appel à communication et en retournant le formulaire à emmanuelle.darsonval@pgpromotion.fr.

    Thématiques des agoras 2019

    Les agoras sont des petites conférences en lien avec l’actualité du secteur, en accès libre et gratuit.

    Pour l’édition 2019, 5 agoras sont proposées :

    L’Agora HIT-IT :

    • Dématérialisation des transactions commerciales entre acteurs du secteur santé : normes EDI et cadre légal (Edicom)
    • Aide à la décision clinique, IA et Big Data à l’hôpital : impacts et limites vus par les médecins – Présentation du livre blanc (Elsevier Masson)
    • Familizz : première application en France dédiée aux EHPAD, résidents et familles. Avec Familizz, renforcez le lien entre vos résidents et leurs proches tout en valorisant le travail de vos équipes ! (Familizz)
    • Big Data, IA et Santé Mentale : retour d’expérience et perspectives (GIP Symaris)
    • Comment piloter un projet de reconnaissance vocale au sein d’un GHT – Témoignage d’un DSI de GHT (Nuance Communications)
    • Retour d’expérience sur un projet de reconnaissance vocale dans une perspective GHT. Un DSI et un médecin livrent leurs points de vue sur Dragon Medical Direct (Nuance Communications)
    • GHT – Regroupement des services IT et des fonctions de support – Retour d’expérience (Octopus)

    L’Agora HIT-E-santé :

    • Connecter le patient à sa santé grâce à ses données (DrData)

    L’Agora Manager :

    • L’évaluation de la charge en soins, un outil au service de l’efficience des établissements (ECES Santé)
    • Fundraising dans l’univers de la santé – Règles d’or d’une stratégie de collecte de fonds (Fidelis)

    L’Agora Patient-Résident :

    • Travailler autrement auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (Fondation Médéric Alzheimer)

    L’Agora Construction-Ingénierie :

    • Sécurité bâtiment / personne
    • Développement durable
    • Construction / Ingénierie

    Villages Thématiques

    1. Le village animation-bien-être

    Parmi les inscrits en 2019 : Agoralude, Aqualoc, Music Care, Phoque Paro, Tovertafel, Ullo et Verdurable.

    2. Le village des architectes

    Parmi les inscrits en 2019 : A.26 Architectures, A+ Architecture, Agence Michel Beauvais, AIA Life Designers, Archipelago Architects, Architecture-Studio, Art & Build, Assar Architects, Atelier d’Architecture Alain Janiaud, CRR Architecture, Groupe 6, In-Fine Architectes, Kardham Cardete Huet Architecture, Patriarche, Sud Architectes et TLR Architecture.

    3. Le village Catel & son showroom

    En partenariat avec Catel.

    4. Le village conseil-formation

    Parmi les inscrits en 2018 : Aneo, Cesegh, Dumuis Conseil, Fidelis, Fondation Méderic Alzheimer, Organis System et Tecnorest.

    5. Le village construction-ingénierie

    Parmi les inscrits en 2019 : Beming, Berim, Besix, Bouygues Bâtiment, Deerns France, Edeis, Egis, Engie Axima, Engie Cofely, Engie Ineo, Ingérop, Léon Grosse, Oteis, Rabot Dutilleul, Spie Batignolles, TPF Ingénierie et WSP France.

    6. Le village des Entreprises du médicament

    Les laboratoires partenaires investiront le stand du Leem pour présenter leurs projets à travers leurs propres « lives ».

    7. Le village sécurité-sûreté

    Le village rassemble les entreprises proposant des solutions dédiées à la sécurité et la sûreté des établissements.

    8. Le village start-up

    Parmi les inscrits en 2019 : Altruist, Emotivi, Energiciel, Galéon, Healthy Mind, Pandalab, Posos, SMS in situ et Synapse.

  • Value based health care : quatre axes stratégiques pour réussir sa mise en oeuvre

    Faciliter l’accès aux soins, partager et analyser les données, utiliser les technologies pour engager les patients, tels sont les quatre axes qui doivent être pris en considération dans la mise en œuvre du Value Based Health Care (VBHC, soins axés sur la valeur) selon l’éditeur américain Wellsource.

    Ce dernier a publié en décembre 2018 un guide sur la santé populationnelle et la valeur en santé dans lequel il met en avant ses préconisations à l’usage des décideurs en santé.

    Dans son livre blanc 4 Ways to Achieve Value-Based Care, Wellsource invite les acteurs de santé à se concentrer sur la valeur et la coordination des soins autour du patient. Il réalise d’une part 5 préconisations à destination des professionnels de santé :

    • considérez les patients comme des partenaires de la santé ;
    • connectez-vous à l’univers des données,
    • recueillez les bonnes données ;
    • engagez-vous dans les technologies ;
    • communiquer de manière proactive.

    « Patient First » : la clé de réussite de la coordination des soins et de la valeur

    Le rapport met l’accent sur 4 axes stratégiques pour réussir à mettre en place une politique réussie autour du patient (« Patient First« ):

    1- Favoriser l’accès : l’ère du patient spectateur est révolue

    • Les patients doivent être des partenaires actifs dans leur prise en charge et pour ce faire, ils doivent pouvoir accéder à leurs données de santé.
    • Les données de santé doivent pouvoir être comprises par les patients : les personnes ne peuvent pas prendre de décisions éclairées sur leur santé sans la comprendre. Un effort de vulgarisation est nécessaire.
    • L’accès aux services de santé doit être facilité pour tous.
    • Une approche de la santé centrée sur le patient exige un partage des informations au sein de l’équipe de soins. Il s’agit d’aller plus loin que la collecte des données médicales, médico-sociales et sociales, ils faut identifier les leviers d’engagement du patient et établir des plans de soins en fonction.

    2- Partager les données

    • Les fournisseurs de santé doivent pouvoir collecter des données relatives à la santé, aux comportements et aux données socio-économiques d’un patient et les partager de façon sécurisée facilement.
    • Il faut dépasser les silos qui sont introduits par la multiplicité des solutions informatiques à travers l’utilisation d’APIs.
    • La prochaine génération des dossiers patients doit permettre l’ouverture des données, l’intégration de flux de données, la mise à disposition de rapports pour les patients, le traitement en langage naturel, l’apprentissage automatique et l’analyse prédictive.

    3- Analyser les données

    • À l’aide des nouveaux outils, la stratification va pouvoir être plus fine et graduée afin d’adapter les prises en charge aux individus et notamment prendre en considération les conditions socio-économique qui impactent fortement la situation de santé.

    4 – Accélérer l’engagement du patient par la technologie

    • Les nouvelles technologies accompagnent l’engagement des patients et facilitent leur accès au système de santé. La télémédecine est par exemple de plus en plus utilisée dans le maintien à domicile des personnes âgées, la gestion des maladies chroniques ou l’accès à l’offre de soins dans les territoires isolés.
  • Suivre sa tension artérielle avec l’assistant vocal Alexa (Amazon) est désormais possible

    Omron Healthcare, filiale santé du spécialiste de l’électronique Omron, s’est rapproché d’Amazon pour permettre aux patients de suivre leur tension à l’aide d’un assistant vocal. Alexa propose depuis le 12 décembre 2018 de rappeler à son utilisateur de mesurer sa tension artérielle, de consulter les derniers relevés, de les comparer et de mettre en place un coaching afin de faire baisser sa tension artérielle si elle est trop élevée.

    Alexa en passe de devenir aussi un assistant médical

    Amazon s’est rapproché d’Omron Healthcare, la filiale santé du spécialiste japonais de l’électronique Omron. Une nouvelle compétence est ainsi disponible depuis le 12 décembre 2018 sur l’assistant vocal d’Amazon et les propriétaires d’un tensiomètre connecté Omron Healthcare peuvent interagir avec Alexa pour suivre leur tension artérielle.

    L’entreprise japonaise, basée à Kyoto, est connu dans la santé pour ses dispositifs médicaux connectés. Les propriétaires de ces objets peuvent déjà partager leurs résultats avec leur médecin, qui peut ainsi optimiser leur traitement et avoir un retour plus précis sur la santé de leur patient. Avec ce premier pas réalisé en direction des assistants vocaux, Omron souhaite améliorer encore plus son dispositif de monitoring des données de santé.

    Concrètement, le tensiomètre d’Omron Healthcare est relié à une application mobile à laquelle Alexa peut se connecter. Les propriétaires de l’appareil peuvent demander à l’assistant vocal d’Amazon de lire les derniers relevés réalisés et de calculer des moyennes ou de les comparer en fonction des jours, semaines ou mois. Alexa peut aussi comparer les relevés en fonction des heures de la journée où ils ont été réalisés. L’assistant virtuel peut aussi prévenir l’utilisateur lorsque le relevé est plus élevé que la normale et suggérer des idées (coaching) afin de la faire baisser. Il peut aussi simplement rappeler à la personne de réaliser son relevé de tension artérielle.

    Amazon confirme son intérêt pour la santé

    En juin 2018, Amazon a racheté la start-up PillPack à Walmart pour un montant qui avoisinerait le milliard de dollars.

    Plus récemment, le groupe américain a annoncé la sortie d’Amazon Comprehend Medical. Ce nouveau service dédié aux professionnels de santé utilise le machine learning pour analyser les dossiers médicaux des patients et ainsi leur faire gagner du temps dans la prise de décision.

    Amazon a également créé en avril une équipe « health & wellness » au sein de sa division travaillant sur son assistant vocal Alexa.

  • Les outils pour personnaliser l’alimentation ont besoin d’une validation scientifique (conférence)

    Comme la médecine, l’alimentation tend à se personnaliser. Pour répondre à des besoins de santé mais aussi aux exigences des consommateurs, la foodtech et le monde de la recherche académique tentent d’élaborer des outils : applis mobiles, tests nutrigénétiques, imprimante 3D… Le Fonds français pour l’alimentation et la santé (FFAS) a organisé une conférence le 12 décembre 2018 à Paris pour évaluer le potentiel et les limites des ces outils, qui n’ont pas encore apporté la preuve de leur efficacité.

    La santé passe par une alimentation sur-mesure 

    Comme la médecine, la nutrition est à l’heure de la personnalisation. Cette tendance peut s’avérer intéressante pour les raisons suivantes :

    • l’incidence de l’obésité et du diabète monte en flèche ;
    • la population vieillit et le nombre de séniors dénutris augmente ;
    • chaque personne possède son propre microbiote, qui est associé à de nombreuses maladies ;
    • les consommateurs exigent des produits respectueux de leur santé ;
    • l’alimentation est de plus en plus perçue comme un facteur de risque.

    « Il faut réconcilier les besoins spécifiques de chacun et les normes qui, comme le disait le Pr Jean Trémolières, l’un des pères de la nutrition moderne, sont faites pour un Apollon et une Vénus théoriques », a déclaré le Pr Bernard Guy-Grand, président du Conseil d’administration du fond français pour l’alimentation et la santé (FFAS), qui a organisé une conférence sur ce sujet à Paris le 12 décembre 2018.

    Cependant, est-on capable de fournir des recommandations nutritionnelles appropriées en fonction des situations de chaque individu ? C’est pour répondre à cette question que le FFAS a convié quatre experts : Grégory Dubourg, ingénieur spécialisé en agroalimentaire et nutrition et fondateur de l’agence Nutrikéo, le Pr Karine Clément, de l’hôpital Pitié-Salpêtrière (Paris), Céline Laisney, du cabinet AlimAvenir, spécialisée dans la veille sur l’alimentation, et le sociologue Jean-Pierre Poulain, de l’Université de Toulouse. 

    Applis, tests nutrigénétiques, imprimantes 3D…

    La boîte à outils est vaste. Elle contient aussi bien « des objets connectés que des outils basés sur l’analyse du microbiote, des tests nutrigénétiques, voire nutri-épigénétiques, visant à adapter le régime alimentaire au profil génétique et métabolique de chacun ou encore des imprimantes 3D permettant d’assembler des nutriments à la demande », a déclaré Grégory Dubourg.

    Le monde de la foodtech et celui de la recherche sont en ébullition mais « l’explosion des outils numériques mesurant des paramètres environnementaux permettront-ils de modifier les prises en charge et d’élaborer des recommandations nutritionnelles spécifiques personnalisées à des sujets sains ou à des patients présentant des maladies liées à la nutrition ? », s’interroge le Pr Karine Clément.

    Les obstacles à franchir pour « customiser » la nutrition

    « Aujourd’hui, l’ultra-simplification proposée par les outils numériques ne répond pas à la complexité et à l’hétérogénéité de l’alimentation personnalisée », estime le Pr Guy-Grand.

    • La première difficulté est technique. Savoir comment les gènes et les nutriments interagissent ne suffit pas car la réaction de chacun aux aliments dépend aussi des interactions gènes-environnement. « Les études génétiques ont porté sur de très larges populations et ont fait ressortir des risques faibles. À partir de là, revenir au niveau individuel semble encore aléatoire, » a déclaré le Pr Clément. Par ailleurs, il reste à définir les données essentielles à collecter. Ce n’est qu’une fois cette étape franchie que la nutrition personnalisée pourra se nourrir d’algorithmes.
    • Le deuxième obstacle est d’ordre social. Des tests très élaborés de nutrigénomique par exemple pourraient n’être accessibles qu’aux plus riches. « Un risque de renforcement des inégalités de santé » pourrait bien se profiler à l’horizon, estime Céline Laisney, du cabinet AlimAvenir.
    • Le troisième enjeu sera éthique et sociologique.
      Au delà de la problématique de l’utilisation des données privées, la pertinence d’une alimentation personnalisée ne va pas de soi. Le programme européen Food4me consacrée à la nutrigénomique a montré que les recommandations basées sur des tests génétiques ne suscitaient pas plus d’adhésion que les recommandations traditionnelles.
      La tâche risque d’être particulièrement complexe en France, « pays très attaché à la commensalité du repas, souligne le sociologue Jean-Pierre Poulain, de l’Université de Toulouse. Nous mangeons certes pour être en bonne santé mais pour toute une série d’autres raisons ». Ces outils qui prétendent jouer les coachs nutritionnels suscitent même parfois un sentiment de culpabilité. Nier les dimensions de plaisir et de convivialité de l’alimentation tuerait dans l’œuf toutes les vertus d’une nutrition 100 % personnalisée.

    Des outils, pas encore des innovations

    En conclusion, ces outils technologiques plein de promesses ne sont pas encore de vraies innovations. Ils ne pourront le devenir qu’après avoir prouvé scientifiquement leur efficacité, démontré leur rentabilité économique et suscité le désir des consommateurs. Cependant, chercheurs et acteurs de la foodtech n’ont aucun doute : ces outils vont arriver dans la cuisine de M. Tout-le-monde ainsi que dans les cabinets médicaux.

     

  • Atlas 2018 démographie médicale (Cnom) : des inégalités entre départements qui persistent

    Des inégalités qui se creusent entre départements favorisés et défavorisés en termes de nombre de professionnels de santé disponibles et qui se cumulent à d’autres facteurs de fragilité territoriale, telles sont les enseignements principaux de l’Atlas 2018 de la démographie médicale, publié le 4 décembre 2018 par le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom). Le document rapporte également une baisse continue du nombre de médecins en activité régulière et un renouvellement générationnel « encore insuffisant ».

    Au regard de ces constats, l’Ordre rappelle sa conviction : le système de santé français « exige une réforme en profondeur et cohérente », souligne-t-il dans un communiqué, réaffirmant qu’il est pour lui « impératif » que la réforme en cours « soit portée par une vision politique forte et assumée ».

    Selon l’institution, 3 points fondamentaux doivent être amendés ou ajoutés aux projets du gouvernement pour assurer la réussite de cette réforme :
    • « une organisation territoriale incluant l’ensemble des acteurs du soin » ;
    • « une véritable démocratie sanitaire, seule à même de faire naître une structuration territoriale au service de tous » ;
    • « une nécessaire réaffirmation du principe de solidarité, issu des ordonnances de 1945 ».

    Dans ce cadre, le Cnom annonce qu’il publiera début 2019 des propositions concrètes sur les dix chantiers identifiés par le ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre de la mise en œuvre de plan national « Ma santé 2022 », confirmant sa volonté de participer de manière active aux travaux préparatoires portant sur ces différents projets.

    Une baisse continue du nombre de médecins en activité régulière

    • + 2 % de médecins inscrits au tableau de l’Ordre par rapport à 2017 : 296 755 au 1er janvier 2018 ;
    • Cependant, – 0,1 % de médecins en activité régulière, soit une baisse de 10 % depuis 2010 : 198 081 au 1er janvier 2018.
      • Cette diminution concerne surtout les médecins généralistes : baisse de 0,4 % par rapport à 2017 et de 7,3 % depuis 2010 (87 801 en 2018, contre 94 261 en 2010).

    L’exercice salarié plébiscité

    • Les médecins choisissent de plus en plus l’exercice salarié : 47 % ont opté pour ce mode d’exercice en 2018, contre 42 % en 2010. Chez les généraliste : 37 % en 2018, contre 33 % en 2010.
      • La proportion de médecins libéraux est en baisse : 42 % en 2018, contre 47 % en 2010.
      • L’exercice mixte reste stable : 11 %.
    • L’exercice salarié est globalement préféré chez les primo-inscrits : 83 % d’entre eux ont fait ce choix en 2018, 16 % celui du libéral.
      • Légère inflexion cependant : en 2010, ils étaient 88 % à faire le choix du salariat et 11 % celui du libéral.

    Un renouvellement générationnel « insuffisant »

    • Index de renouvellement générationnel (rapport des médecins de moins de 40 ans sur les médecins de 60 ans ou plus) :
      • 0,85 pour les médecins généralistes ;
      • 0,95 pour les spécialistes chirurgicaux
        Cela dénote « un renouvellement insuffisant », indique le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom).
    • « Seules les spécialités médicales, avec un rapport de 1,21, connaissent un renouvellement réel ».

    Des inégalités entre départements qui s’accentuent

    • Nombre encore insuffisant de jeunes médecins sur l’ensemble du territoire : hausse des inégalités entre les départements les plus favorisés en termes de densité médicale (décile 10) et ceux les plus défavorisés (indice 1).
      Le rapport entre ces deux déciles est passé :
      • de 1,4 en 2010 à 1,6 en 2018 pour les médecins généralistes ;
      • de 2,3 en 2010 à 2,5 en 2018 pour les spécialistes médicaux ;
      • de 2,1 à 2,3 pour les spécialistes chirurgicaux.
    • Baisse plus rapide de la densité médicale dans les départements les plus défavorisés :
      • la densité des généralistes a baissé de 19,8 % dans les départements du décile 1 entre 2010 et 2018, contre une baisse de 9,8 % dans les départements du décile 10 ;
      • la densité des spécialistes médicaux a chuté de 2,5 % dans le décile 1 au cours de la même période, alors qu’elle a augmenté de 2,7 % dans le décile 10 ;
      • la densité des spécialistes chirurgicaux a baissé de 6,1 % dans le décile 1 au cours de la même période, alors qu’elle a augmenté de 4,9 % dans le décile 10.

    « Cela tend à démontrer l’absence d’effets des mesures incitatives mises en œuvre jusqu’ici et confirme l’urgence d’une réforme portant un véritable changement de paradigme », commente le Cnom.

    Des territoires cumulant les fragilités

    Le Conseil de l’Ordre des médecins constate que les difficultés en termes de densité médicale sont souvent cumulées à d’autres facteurs de fragilité territoriale.

    • Existence d’un lien « très significatif et inversement proportionnel » entre densité médicale des départements et proportion de la population générale ayant plus de 60 ans : les populations les plus en demande de soins sont le plus souvent éloignées de l’accès aux soins.
    • Ces territoires sont souvent ceux qui ne bénéficient que d’une couverture internet mobile partielle, ou ceux dont les habitants éprouvent des difficultés à accéder aux équipements de la gamme intermédiaire (collèges, supermarchés, stations-services, etc.)

    « Alors que l’actualité est dominée par un mouvement – les gilets jaunes – qui trouve son origine dans de nombreuses fractures sociales et territoriales, l’Ordre des médecins réaffirme que la santé est au cœur du pacte Républicain et que les médecins sont des acteurs centraux de ce pacte », souligne le Cnom.

  • Techno en santé : entre espoirs et inquiétudes (Observatoire de la santé du futur – Viavoice/Vyv)

    70 % des Français et 69 % des médecins interrogés pensent que le progrès scientifique et technologique dans le domaine de la santé devrait s’accélérer dans les années à venir, cependant 52 % des médecins estiment que la proximité et la confiance entre praticiens et patients pourraient se détériorer en raison notamment d’un risque de « distanciation » voire de « déshumanisation » de la médecine et d’une augmentation de l’automédication avec le développement des outils numériques permettant de s’informer ou de se soigner soi-même. Tels sont les principaux enseignements de l’Observatoire de la santé du futur, une étude d’opinion Viavoice réalisée pour le groupe Vyv* entre octobre et novembre 2018 et publiée le 13 décembre 2018.

    « Certains sondés craignent un désert médical numérique, commente Aurélien Preud’homme, directeur d’études Viavoice, interrogé par Health & Tech Intelligence. Globalement, il y a beaucoup d’espoirs de la part des personnes interrogées, grand public comme médecins, mais des inquiétudes existent sur la préservation du lien humain. L’enquête révèle que l’un des enjeux de la santé du futur est de parvenir à préserver la relation de confiance entre le patient et le médecin, de faire en sorte que les nouvelles technologies parviennent à régler le problème d’accès aux soins et non à l’accentuer. »

    Il précise par ailleurs que cet observatoire sera réalisé tous les ans, notant que les opinions devraient évoluer dans les prochaines années au fil de la démocratisation des nouvelles technologies dans la santé, et en particulier de la télémédecine, entrée dans le droit commun en septembre.

    Principaux enseignements

    Les progrès scientifiques (recherche médicale) davantage cités que les progrès techniques

    • 70 % des Français et 69 % des médecins sondés ont le sentiment que le progrès scientifique et technologique va s’accélérer en matière de santé.
      • Les progrès attendus sont d’abord scientifiques pour 51 % du grand public et 62 % des médecins ;
      • 37 % du grand public et 28 % des médecins citent les nouvelles technologies (IA, robotique, nanotechnologies, impression 3D, etc.) ;
      • 7 % du grand public et 15 % des médecins la télémédecine, jugée par les premiers particulièrement bénéfique pour les soins à distance.

    La médecine prédictive plébiscitée

    • 59 % du grand public et 53 % des médecins voient en la médecine prédictive une avancée positive, contre respectivement 19 % et 18 % déclarant ne pas vouloir savoir à l’avance les maladies qu’ils pourraient avoir dans les années à venir.

    Les principaux espoirs en matière de santé

    Les nouvelles technologies, une source d’inquiétudes, en particulier pour les médecins

    Malgré un optimisme global, « des sources d’inquiétudes émergent toutefois et c’est sur ces points que l’on mesure le plus de disparités entre grand public et médecins », notent en introduction du rapport Aurélien Preud’homme, directeur d’études et Sarah Pinard, directrice études et prospective (Viavoice).

    • 47 % des médecins déclarent que la numérisation de certaines données personnelles en matière de santé est une source d’inquiétudes, contre 34 % du grand public :
      • 66 % des premiers, contre 58 % des seconds, pensent que « le secret médical sera plus difficile à faire respecter qu’avant » avec le développement des nouvelles technologies.
    • De manière plus générale, 58 % des Français interrogés sont inquiets de ce que deviennent leurs données personnelles en matière de santé.
    • 50 % des médecins pensent que la proximité et la confiance entre médecins et patients risquent de se détériorer dans les années à venir, citant un risque de « distanciation » voire de « déshumanisation » de la médecine ainsi que le développement de l’automédication avec le développement d’outils numériques permettant au patient de s’informer seul sur son état de santé, voire de se soigner lui-même, « ce qui en retour peut amoindrir la confiance envers les avis du médecin ».
    • 42 % des Français interrogés sont inquiets pour l’avenir des relations patients-médecins car elles pensent que le digital risque de « déshumaniser » leur relation avec le(s) médecin(s) :
      • « Certains Français mettent également en garde contre le risque d’un nouveau désert médical, cette fois-ci numérique, pour tous ceux qui n’ont pas accès – ou mal accès – à ces outils, que ce soit en raison de leurs coûts ou de leur complexité », ajoutent Aurélien Preud’homme et Sarah Pinard.

    « Il y a des incertitudes, certes, mais nous ne mesurons pas un rejet de la télémédecine, précise à Health & Tech Intelligence Aurélien Preud’homme. Il est notamment surprenant de constater que la médecine prédictive est porteuse d’espoir pour une large majorité. Par ailleurs, il y a une appétence pour les nouvelles technologies, à condition que la relation humaine soit préservée. »

    Une utilisation encore limitée de la télémédecine

    3 questions au Dr Agnès Gepner (MesDocteurs – Vyv)

    De manière générale, l’étude montre que les médecins sont relativement plus sceptiques que le grand public face au développement des nouvelles technologies dans le monde de la santé, notamment de la télémédecine. Pour quelles raisons selon vous ?

    Agnès Gepner, directeur médical de MesDocteurs (groupe Vyv) : Les médecins ont étudié de longues années et ont été habitués au contact avec le patient et au colloque singulier. Ils craignent que cette nouvelle modalité d’exercice ne fasse progressivement disparaître le climat de confiance qu’ils ont su instaurer avec leurs patients.

    D’autre part, notre profession a vécu d’importants bouleversements ces 10-20 dernières années, et le premier d’entre eux est la modification profonde de « l’usage » de la médecine par les patients. L’accès à des informations non vérifiées et non maîtrisées sur internet laissent penser aux patients qu’ils pouvaient eux aussi détenir le savoir médical.

    D’une certaine manière, les médecins ont perdu de leur prestige, la médecine et le soin tendent à devenir de la consommation courante et les médecins à devenir des prestataires de service.

    Quant à la notion de médecin traitant (ou mieux encore de médecin de famille), c’est là pour beaucoup de nos concitoyens un concept obsolète : la complexité croissante de notre métier, le recours de plus en plus fréquents aux spécialistes et la multiplicité d’autres professionnels de santé ont fait qu’une seule personne, fût-elle médecin, n’est plus en mesure de garantir le même service que par le passé. C’est pour ces raisons que notre corporation craint que la télémédecine ne vienne parachever cette dévaluation progressive.

    Pour autant, chaque médecin comprend que certains de ses patients pourront bénéficier grandement de cet aménagement et vivront cette nouvelle offre comme un allègement de leur peine. 

    Leur objectivité n’est-elle pas biaisée par une crainte de voir un nouveau marché dominé par des sociétés privées émerger ainsi qu’une peur d’être peu à peu « remplacés » par le numérique ou les machines ? 

    Ce n’est pas un sujet réellement problématique. Je rappelle que dans “télémédecine” il y a surtout “médecine”. Il n’est pas question que le médecin soit détrôné dès lors qu’il est correctement et directement mis en relation avec le patient.

    La modalité d’usage et l’écran interposé ne sont qu’une facilité offerte pour simplifier l’accès aux soins. Il y a en revanche de nombreuses questions à se poser sur la médecine 3.0 telle qu’on la verra émerger d’ici peu d’années : les progrès fulgurants de l’intelligence artificielle et de la notion de blockchain en santé seront des évolutions bien plus étonnantes et bien plus révolutionnaires que l’interposition d’un écran entre un médecin et un patient.

    Et là, en effet, il faudra être bien plus vigilant qu’aujourd’hui. Quant au vieux clivage public/privé, il a vécu. Tout le monde parle de la faillite de l’AP-HP et des difficultés rencontrées par les usagers du service public. On sait que le privé aussi peut être vertueux et qu’il est souvent plus rapide et plus efficient. 

    Ces craintes (au niveau de la confidentialité des données, d’une éventuelle déshumanisation du lien patient-médecin, etc.) ne sont-elles pas en partie dues à un manque de sensibilisation et de connaissance à l’égard de ces nouvelles technologies ? 

    Comme toujours, il faut le temps que tout le monde s’habitue à de nouveaux usages. Il y a toujours une phase “d’incroyance” initiale et peu à peu, les précurseurs ouvrent la voie à ceux qui vont suivre.

    Chaque nouveauté en médecine a suivi la même courbe d’acquisition, l’informatique et les nouvelles technologies en premier lieu, à laquelle les médecins ont longtemps essayé de résister. Des nouvelles technologies qui s’imposent finalement et font aujourd’hui partie intégrante de tout exercice médical.

    Gageons que l’usage de la télémédecine – incluant la téléconsultation, la télésurveillance et plus généralement la e-santé – sera rapidement approuvé et maîtrisé par la profession, et deviendra la norme ; surtout dans la mesure où les patients la plébiscitent.  

  • Concours d’idées CNSA : imaginer les lieux de vie collectifs de demain pour adultes handicapés

    Dans le cadre du concours d’idées de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) « Lieux de vie collectifs & autonomie », les futurs architectes sont invités à imaginer les établissements médico-sociaux de demain sur la base d’un cahier des charges. La thématique de cette édition 2019 est « lieux de vie collectifs pour adultes handicapés ».

    Le concours s’adresse aux étudiants. Le jury encourage la constitution d’équipes pluridisciplinaires (étudiants en architecture, en médecine, soins infirmiers, paysagistes…) et l’inscription du projet dans une dimension prospective globale (prise en compte des aspects médicaux, sociaux, environnementaux…).

    Les dossiers sont examinés par un jury pluridisciplinaire, présidé par un membre de l’Académie d’architecture.

    • Date limite de dépôt des dossiers : 18 mars 2019, 16h00 (cachet de la poste faisant foi)
    • Sélection des lauréats (pré-jury) : les 12 et 13 juin 2019
    • Sélection des lauréats (jury) : le 20 juin 2019
    • Remise des prix : automne 2019

    Les dossiers de candidature doivent être envoyés en recommandé avec accusé de réception ou déposés contre récépissé au secrétariat du concours, en deux exemplaires papier accompagnés d’une clé USB contenant l’ensemble des documents et la vidéo (hormis les panneaux A1 pour lesquels un exemplaire suffit), à l’adresse suivante :
    CNSA
    Direction des établissements et services médico-sociaux

    Concours d’idées CNSA lieux de vie collectifs & autonomie
    66 avenue du Maine
    75682 Paris cedex 14

    Présentation

    Le concours d’idées CNSA « Lieux de vie collectifs & autonomie » est organisé par la CNSA en collaboration avec la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture et en partenariat avec les acteurs du secteur médico-social et de l’architecture.

    L’édition 2019 est soutenu par le Comité national coordination action handicap (CCAH).

    « L’architecture possède de véritables vertus thérapeutiques. Elle peut aisément se mettre au service du projet de vie et de soins de l’établissement, grâce à une collaboration étroite entre le maître d’ouvrage et son architecte », commente la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Catégories et prix

    2 catégories, ouvertes en alternance une année sur deux :

    • imaginer les lieux de vie collectifs innovants pour personnes handicapées de demain (2019).
    • imaginer la maison de retraite de demain ;

    Le concours 2019 est doté de 17 000 € :

    • le lauréat du premier prix reçoit 12 000 € de la part de la CNSA ;
    • le lauréat de la mention spéciale reçoit 5 000 € de la part de l’un des partenaires (Fondation Médéric Alzheimer et le CCAH).

    Modalités de candidature

    « Les étudiants élaborent leur projet sur la base d’un cahier des charges, explique la CNSA. Le cahier des charges définit les principes généraux pour la conception du lieu de vie collectif. »

    Pour candidater, les étudiants doivent envoyer un dossier composé des pièces suivantes :

    • le formulaire de dossier de candidature dûment rempli ;
    • une copie de la carte d’étudiant 2018-2019 de chaque membre de l’équipe et leur curriculum vitae ;
    • une note descriptive présentant le fonctionnement du projet et son aspect novateur, son intégration dans le tissu urbain ou rural, son parti architectural, les ratios de surface, les matériaux utilisés ;
    • deux panneaux maximum de format A1, souples ou rigides, présentant : plans, coupes et façades, perspectives permettant d’illustrer les points importants du projet, à l’échelle 1/200 ;
    • une vidéo de 3 minutes maximum présentant le projet.

    Tout dossier incomplet peut constituer un critère d’exclusion.

    Contact

    CNSA – Secrétariat du concours et informations

    Lucie Gendrot – 01 53 91 21 69 – prix.autonomie@cnsa.fr

  • NDD

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