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  • LVTS

    Laboratory for Vascular Translational Sciencenull

  • L’AP-HP et Paris Diderot accompagnent 4 projets issus de la promo 2018 du DU de e-santé

    L’AP-HP et l’université Paris Diderot vont accompagner 4 projets e-santé développés par la promotion 2018 du diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » porté par le Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC) de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    Les solutions, dont la sélection a été annoncée le 3 décembre 2018 par le CRSC, vont être soutenues dans leur développement depuis l’idée princeps à leur valorisation, en passant par l’essai clinique, par l’équipe hospitalo-universitaire du centre de responsabilité et par le pôle « transfert et innovation » – OTTPI de la Délégation de la recherche clinique et à l’innovation (DRCI) de l’AP-HP.

    Les 4 projets retenus sont :
    • un capteur connecté de rythme cardiaque fœtal ;
    • Centricity : une application modulaire qui permet de centraliser au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques ;
    • Tonic Carpet : un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée ;
    • la téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux.

    Les inscriptions à la promotion 2019 du DU sont encore possibles pendant quelques jours en envoyant une demande à boris.hansel@aphp.fr et patrick.nataf@aphp.fr.

    Les 4 projets e-santé sélectionnés

    L’ensemble des projets a été examiné par un jury composé de professionnels (médecins et soignants) de l’AP-HP, de l’université Paris Diderot et d’experts en santé connectée, en droit et en ingénierie. 4 d’entre eux ont été retenus.

    Capteur connecté de rythme cardiaque fœtal

    • Porté par le Pr Dominique Luton, chef du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard (AP-HP).

    L’idée est de concevoir avec la société Atys médical un capteur de rythme cardiaque fœtal permettant une déambulation autonome en cours de travail.

    Le capteur transmettra les données relatives aux rythmes cardiaques fœtal et maternel ainsi que les contractions utérines aux professionnels de santé en charge de la surveillance de la patiente enceinte.

    Objectifs :

    • maintenir un haut niveau de sécurité pour la mère et le futur nouveau-né (priorité) ;
    • améliorer le confort des femmes et de leurs proches « au moins en première partie du travail, ce qui répond aux aspirations de la majorité des professionnels [et] des mamans [ainsi qu’]aux exigences institutionnelles (HAS notamment) », note l’AP-HP dans un communiqué publié le 4 décembre 2018 ;
    • participer à la diminution du taux de césarienne en favorisant la déambulation en cours de travail.

    Centricity : application modulaire de suivi et partage de données de santé

    Centricity est une application modulaire qui permet au patient de suivre et de partager ses données de santé avec son médecin afin d’optimiser sa prise en charge.

    L’outil centralise au sein d’un environnement unique le suivi d’une ou de plusieurs maladies chroniques, les porteurs du projet ayant constaté qu’il existait pour chaque maladie chronique de nombreuses applications mobiles et objets connectés disponibles.

    Tonic Carpet : tapis de gymnastique interactif avec programmes en réalité augmentée

    Il s’agit d’un tapis de gymnastique interactif proposant des programmes de sport-santé en réalité augmentée. La solution a été développée par la start-up Macadam Tonic.

    Connectée à une application mobile, le tapis permet d’effectuer des exercices à partir d’une centaine de programmes conçus par des professionnels de la santé et du sport. Via l’appli, l’utilisateur peut suivre son activité et sa progression et gagner des « points santé ».

    Des programmes d’activités physiques généraux (renforcement musculaire, yoga, etc.) et des programmes spécifiques de santé, centrés par exemple sur la lutte contre les lombalgies, sont aussi disponibles.

    Téléconsultation inopinée de médecine générale en soutien aux déserts médicaux

    « 4,5 millions de patients consultent tous les ans aux urgences pour une pathologie aiguë de médecine générale faute de disponibilité de leur médecin traitant », souligne l’AP-HP.

    Partant de ce constat, des étudiants du diplôme universitaire de santé connectée ont mis au point un système de téléconsultation inopinée de médecine générale « proposée à l’épicentre des déserts médicaux ». Ce dernier peut répondre à ce besoin « si l’organisation répond strictement à l’avenant 6 conventionnel ».

    Le projet a déjà été testé dans l’Aube.

    Accompagnement des projets : du conseil à l’évaluation scientifique

    Chaque année, 30 projets « portés par des apprenants issus d’horizons professionnels divers » naissent au sein du diplôme universitaire (DU) de santé connectée, indique le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et co-directeur du Centre de responsabilité de santé connectée (CRSC).

    L’accompagnement « va du simple conseil à l’évaluation scientifique dans le cadre de notre structure hospitalo-universitaire et de notre unité de recherche Inserm, explique le Pr Nataf. Le CRSC se propose d’aider scientifiquement en lien avec les équipes de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard et la DRCI de l’AP-HP à concevoir un plan d’évaluation des solutions et de mettre en place des études cliniques. Pour les solutions concernées, une mise en application avec les équipes est également organisée ».

    Le CRSC travaille en lien avec Paris Diderot et l’unité Inserm U1148 LVTS

    Le Centre de responsabilité de santé connectée de l’hôpital Bichat-Claude-Bernard est associé à l’université Paris Diderot et à l’unité Inserm U1148 LVTS autour d’activités de soins, de recherche et d’enseignement dans le domaine de la santé connectée.

    Il est dirigé par le Pr Patrick Nataf, chirurgien cardiaque et par le Dr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste.

    Le diplôme universitaire (DU) « Enseignement pratique multidisciplinaire de santé connectée » réunit les expertises de professionnels issus du secteur de la santé (médecins, chercheurs de l’AP-HP) ainsi que des startups, des juristes, des économistes et des professionnels de l’ingénierie de l’université Paris Diderot (IUT).

  • OTTPI

    Office du transfert de technologie et des partenariats industrielsnull

  • Journée GHMF : Lumio Medical (1er prix) et Arkhn (coup de cœur) remportent le challenge start-ups

    La start-up Lumio Medical, à l’origine d’une solution qui utilise l’intelligence artificielle et les données du patient pour éviter les accidents médicamenteux, vient de décrocher ce 13 décembre 2018 le premier prix du challenge start-ups « les pépites de l’innovation organisationnelle et l’utilisation des données en santé », dans le cadre de la journée « innovation » du Groupement hospitalier de la Mutualité française (GHMF). L’événement est organisé en partenariat avec Care Insight sur la thématique « L’innovation au service du patient et de l’hôpital : quel impact sur l’organisation du réseau mutualiste ? ».

    La société Arkhn, une organisation à but non lucratif qui standardise les données de santé, remporte quant à elle le prix « coup de cœur ».

    Les 7 autres finalistes du concours étaient :

    • Ambuliz : plateforme de régulation des transports sanitaires ;
    • AZmed : algorithme de deep learning qui détecte les fractures dans les radios ;
    • Digikare : application mobile pour augmenter la qualité de la rééducation ;
    • Healsy : application mobile pour synchroniser les données de santé des personnes diabétiques ;
    • Libheros : système de prise de rendez-vous en ligne pour les soins à domicile ;
    • Lumio Medical : système d’;
    • Posos : intelligence artificielle capable de générer des réponses fiables sur les médicaments ;
    • Whoog : solution de gestion des remplacements urgents dans les établissements de santé basée sur le volontariat du personnel.

    Les finalistes du challenge start-ups du GHMF

  • Pro Digital Health 2019 : le congrès du numérique en santé, les 4-5/04/2019 à Poitiers (Futuroscope)

    Pro Digital Health 2019, ou Congrès du numérique en santé, se tiendra les 4 et 5 avril 2019 à Poitiers au sein du Futuroscope. Porté par le Cluster Tic santé Nouvelle Aquitaine et le CREAI, cet événement régional est organisé par Comm Santé.
    Les inscriptions à l’événement doivent être réalisées en ligne sur Pro-digital-health.com.

    Programme

    4 avril 2019

    • 9h15 – Conférence Introductive
    • 9h45 – Le numérique pourra t-il répondre au défi de la santé ?
    • 10h30 – Pause : Visite du salon d’exposition et lancement du Hackathon
    • 11h00 – E-santé : quelles étapes pour se lancer ? (session au choix)
      • 1A – Table ronde : Quelles stratégies du déploiement du numérique dans les parcours de santé ?
      • 1B -Télémédecine et ESMS (Etablissements et services médico-sociaux) : Quelles solutions à distance ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Symposium 14h30 – La E-transformation du parcours de santé (Session au choix)
      • 2A – L’accès aux soins
      • 2B – Transformations et médiations digitales : de nouvelles pratiques professionnelles
    • 15h30 – Pause
    • 16h30 – Panorama des bonnes pratiques internationales en télémédecine 18h – Soirée connectée
    • 19h00 – Diner de Gala « Sur un air moléculaire » au Futuroscope

    5 avril 2019

    • 9h – Économie de la santé connectée : Quels modèles, Quelles perspectives ? (session au choix)
      • 3A – Table ronde : Enjeux stratégiques des mutuelles dans le domaine de la e-santé : quels investissements, quels types de projet, quelles stratégies ?
      • 3B – Quel modèle économique pour la e-santé ?
      • 3C – Table ronde : Qualité et sécurité des dispositifs médicaux connectés, quelle évaluation ?
    • 10h30 – Pause et visite de l’exposition
    • 11h – Innovations et Système de santé: quelles stratégies partager ?
    • 12h30 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Remise des prix du Hackathon
    • 14h – Conférence de clôture
    • 15h30 – Fin du congrès
  • Congrès SFTéléméd : la DGOS lance un concours vidéo pour valoriser les projets de télémédecine

    Le ministère des Solidarités et de la Santé, par le biais de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), organise un concours vidéo, baptisé « Parlez-nous télémédecine », dans l’optique de valoriser les initiatives de télémédecine du pays. Une sélection des éléments reçus sera mise en ligne sur le site du ministère puis les 3 meilleures vidéos seront sélectionnées par un jury national. Un prix sera remis aux porteurs des productions gagnantes à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tiendra du 21 au 23 mai 2019.

    Le lancement du challenge a été annoncé par la DGOS à l’occasion du Congrès de la Société française de télémédecine (SFTéléméd), organisé les 6 et 7 décembre 2018 à Paris en partenariat avec la société Care Insight.

    Le concours est gratuit et ouvert à toutes les équipes qui ont participé à la mise en place d’un projet de télémédecine. Tous les métiers, fonctions, spécialités et structures d’exercice (publiques ou privées, en ville ou à l’hôpital) sont concernés, indique le ministère sur son site web.

    Les vidéos doivent être transmises avant le 31 mars 2019 à l’adresse parleznoustelemedecine@sante.gouv.fr via une plateforme de téléchargement (Wetransfer, Dropbox…) et accompagnées d’un email indiquant le nom, le prénom, les fonctions et l’adresse de la personne contact ainsi que d’un descriptif du projet pour valider la mise en ligne.

    Les organisateurs du concours se chargeront de la finalisation de la vidéo « en intégrant des panneaux de début et de fin » et monteront les différentes séquences et plans tournés, précise le ministère. Ils reviendront ensuite vers les candidats pour leur montrer le produit final avant la mise en ligne du film.

    Modalités

    Définir l’angle éditorial de la vidéo

    Par exemple :

    • améliorer l’accessibilité de l’offre de soins : permettre à tout patient et surtout à ceux vivant en zone sous-dense d’accéder à des soins de santé sûrs et de qualité ;
    • promouvoir la coopération entre professionnels de santé ;
    • valoriser la fiabilité de la prise en charge : soigner autrement avec les mêmes exigences de qualité et de sécurité ;
    • contribuer à la mise en place d’une médecine de parcours ;
    • améliorer l’exercice en équipe.

    Exemples de questions pour rythmer le tournage :

    • Pourquoi vous êtes-vous lancé(s) dans la télémédecine ? Quel a été l’élément déclencheur pour vous ? ;
    • Avez-vous rencontré des difficultés dans la mise en place d’une organisation en télémédecine ? Si oui, comment les avez-vous surmontées ?
      • Réfléchir à toutes les difficultés rencontrées : techniques, organisationnelles, de la part des patients, etc. ;
    • Quelle organisation a été mise en place ? ;
    • Quels sont les bénéfices dans la pratique du(es) professionnel(s) ? ;
    • Quel(s) message(s) la solution donne à ceux qui hésitent encore à se lancer ? ;
    • Quel(s) conseil(s) donner à ceux qui veulent tenter l’aventure de la télémédecine ? ;
    • Est-il difficile d’intégrer la télémédecine dans sa pratique quotidienne ? « Avez-vous craint une « déshumanisation » de la pratique ? ».

    Les candidats disposent de 3 minutes pour répondre à 3 questions au choix : elles permettront de rythmer la prise de vue.

    « Pour être plus à l’aise, un(e) collègue peut se placer derrière votre smartphone au moment de la prise de vue et vous poser directement ces questions (à faire disparaître lors du montage) », conseille le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Présenter son équipe

    Ne pas hésiter à mettre à l’honneur l’équipe et les avantages pour le patient.

    • Identifier les lieux où tourner la vidéo.
      • De préférence, choisir une pièce calme, lumineuse et sans bruit ambiant, afin de garantir un enregistrement sonore de qualité suffisante.
      • Éviter les tournages extérieurs car la prise de son sera fortement impactée par l’environnement.
    • Choisir un smartphone possédant une caméra (la qualité de la vidéo dépendra de la qualité du smartphone) : il servira de caméra pour la durée de tout le tournage.
      • Paramétrer le smartphone de façon à obtenir la meilleure résolution d’image possible (idéalement : 1920×1080 ou 1080×720).

    Conseils du ministère des Solidarités et de la Santé :

    • penser à toujours tenir le smartphone ou la caméra en position paysage donc à l’horizontale ;
    • se tenir à moins de 2 mètres de l’appareil afin de garantir une bonne prise de son ;
    • ne pas changer de place la caméra pendant toute la durée du tournage.
      • Bien prendre ses marques face caméra pour éviter de bouger pendant la prise de vue.
      • Éventuellement, coller du ruban adhésif par terre afin de retrouver très facilement ses marques.
    • composer le témoignage, question par question.
      • Répondre à une question. Faire une pause. Bien se replacer dans ses marques puis répondre à la 2ème question, etc.
    • en cas d’erreur, reprendre sa réponse à la question concernée depuis le début (il est plus facile de fonctionner par bloc que par « petits bouts »).

    À la fin du tournage, un fil de 3 séquences (une par question) doit être obtenu.

    Annonce de la DGOS

    Yann-Mael Le Douarin, conseiller médical télémédecine à la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), a présenté le concours lors du Congrès de la SFTéléméd :

    Retrouvez l’ensemble des vidéos du Congrès de la Société française de télémédecine sur la chaîne YouTube Numérique & Santé by Care Insight.

  • Étude : une modélisation informatique pourrait prédire l’évolution du cancer de la prostate

    Une équipe de chercheurs allemands et danois a utilisé les données de malades du cancer de la prostate pour développer un modèle informatique qui pourrait prévoir l’évolution de cette pathologie. Elle a également découvert l’enzyme qui semble déclencher certaines des premières mutations du cancer de la prostate, révèlent les résultats de son étude* publiés le 11 décembre 2018 dans la revue Cancer Cell.

    Des data pour stratifier le risque du cancer de la prostate

    C’est le cancer le plus fréquent chez l’homme. En France, pas moins de 54 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. L’un des principaux défis consiste à différencier les cas agressifs des autres. Si on dénombre environ 9 000 décès par an, de nombreux cas sont d’évolution lente et ne nécessitent pas forcément de traitement. Être capable de prédire l’évolution de la tumeur s’avère important puisque la prise en charge peut aller de la surveillance active à la prostatectomie totale en passant par la radiothérapie et l’hormonothérapie. Ces traitements peuvent entraîner des effets secondaires handicapants, tels qu’une chute de la libido ou des troubles de l’érection.

    Une équipe internationale de chercheurs a donc décidé de développer un modèle informatique qui permettrait de repérer les toutes premières mutations génétiques du cancer de la prostate. Identifier ces changements somatiques précoces peut en effet aider les médecins à prédire l’évolution de la tumeur et donc à stratifier le risque.

    Ces chercheurs issus de la faculté de la santé et des sciences médicales de l’Université de Copenhague et du Rigshospitalet, du Centre allemand de recherche sur le cancer (DKFZ) et du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) de Heidelberg, ont recueilli des données concernant 300 hommes dont l’intégralité du génome du cancer avait été séquencée afin de caractériser toutes les mutations présentes dans la tumeur.

    Sur la base de cet ensemble de données, ils ont développé un modèle informatique pour prédire l’évolution du cancer de la prostate chez un patient donné. Ils ont inclus des patients ayant eu un diagnostic précoce, soit autour de 55 ans.

    « Le cancer de la prostate se développe sur plusieurs années. Nous sommes donc particulièrement intéressés par le groupe de patients où le cancer est détecté à un jeune âge car cela nous permet d’analyser la tumeur à un stade précoce, explique le Dr Clarissa Gerhauser, l’un des auteurs des travaux. C’est un élément important car nous obtenons ainsi une image plus claire des premières mutations et des altérations de la tumeur afin de déterminer le facteur déclencheur. »

    Prédire la prochaine mutation

    Concrètement, « si nous avons un patient présentant un ensemble particulier de mutations, nous pouvons utiliser le modèle pour prédire la prochaine mutation la plus probable que le patient va subir à un moment donné – et son incidence sur la situation clinique du patient, ont indiqué les auteurs de l’étude, précise-t-elle. À titre d’illustration, nous pouvons prédire avec une certaine probabilité que si vous êtes porteur de la mutation A, vous êtes susceptible d’obtenir la mutation B avant d’obtenir C. Nous pouvons également prédire si la mutation suivante modifiera vraisemblablement l’évolution clinique de la maladie. »

    Pour identifier l’ordre temporel des événements dans cette cohorte, les chercheurs ont développé PRESCIENT (prévision des modifications séquentielles de l’évolution des tumeurs naissantes), un modèle de réseau conditionnel basé sur les probabilités pour prédire la séquence temporelle des événements somatiques dans le cancer de la prostate et ses résultats cliniques associés.

    Ce modèle statistique utilise des marqueurs moléculaires pour prédire la prochaine modification somatique la plus probable et le changement associé dans la survie sans événement. Les résultats de cette étude ont été publiés le 11 décembre 2018 dans la revue Cancer Cell.

    Résultats : vers un nouveau biomarqueur

    • Le modèle informatique a permis d’identifier 4 sous-groupes moléculaires, y compris un sous-groupe particulièrement agressif.
    • Les chercheurs ont découvert un mécanisme de mutation impliquant une enzyme appelée APOBEC pouvant déclencher certaines des toutes premières mutations du cancer de la prostate.
    • L’analyse des data a également conduit à la découverte d’un nouvel oncogène qui serait associé à un cancer de la prostate à division très rapide et très agressif.

    Cet oncogène pourrait être un nouveau biomarqueur potentiel permettant de détecter si un patient est atteint d’un cancer agressif de la prostate.

    Ce test a été validé sur une cohorte de 12 000 autres patients présentant le même type de cancer.

    Quant à l’enzyme APOBEC, elle pourrait être à l’origine de deux mutations. « Vingt ans plus tard, vous aurez peut-être 10 à 20 mutations », indique le Dr Clarissa Gerhauser.

    Élargir la base de données à des milliers de patients

    Jusqu’à présent, le jeu de données ne comprenait qu’environ 300 patients mais les chercheurs espèrent collecter des données sur plusieurs milliers de patients dans les années à venir.

    « Plus le modèle recueillera de données, meilleure sera notre modélisation informatique », note Joachim Weischenfeldt, l’un des auteurs de ces travaux. En attendant, ce modèle est mis en œuvre dans une clinique en Allemagne. D’ici deux à trois ans, il devrait être pleinement intégré dans le processus clinique et plus tard dans des hôpitaux d’autres pays, tels que le Danemark.

  • Les Hôpitaux universitaires de Genève utilisent un réseau pro de médecins basé sur la blockchain

    « La blockchain ne va pas nous aider dans notre recherche scientifique mais elle facilite largement les levées de fonds pour nos projets », explique Marco Alessandrini (source : Le Temps), chercheur à l’Université de Genève, qui s’est exprimé à l’occasion d’une conférence organisée fin novembre 2018 aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

    Cet événement à été l’occasion de présenter les projets « blockchain » menés par les HUG, dont un réseau professionnels de médecins ultra sécurisé, et les diverses applications potentielles de la technologie dans le domaine de la santé, notamment la possibilité de rémunérer les compagnies pharmaceutiques selon l’efficacité de leurs médicaments.

    Exemples d’utilisation de la blockchain au sein des HUG

    Un réseau professionnel de médecins confidentiel et sécurisé

    L’équipe de Rodolphe Meyer, directeur des systèmes d’information adjoint aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), a créé un réseau professionnel pour les médecins de l’établissement qui exploite la confidentialité et la sécurité de la blockchain.

    L’outil prend la forme d’une base de données réunissant le CV, les diplômes, les spécialités et l’historique des interventions effectuées pour chaque praticien.

    Un « passeport radio »

    Le « passeport radio », autre projet en cours, comporte l’historique des examens radiologiques d’un patient et la dose de radiations reçues tout au long de son parcours médical.

    Blockchain et pharma : une rémunération selon l’efficacité des médicaments ?

    La blockchain, qui permet d’échanger de l’argent ou des actifs sans intermédiaire et de manière très sécurisée, peut également être perçue comme « la solution parfaite pour que les grandes pharmas soient rémunérées en fonction de l’efficacité de leurs médicaments sur les patients, selon le nombre de jours d’hospitalisation ou la quantité de traitements supplémentaires nécessaires », estime Ahmed Abdulla, P.D.G. de Digipharm, une start-up qui développe des plateformes basées sur la blockchain pour proposer des tarifications plus équitables dans le domaine des soins.

    La technologie est en effet à même de retracer en temps réel l’évolution de l’état de santé d’un patient et de déclencher des paiements de manière automatique via des contrats intelligents*.

    Limite : la blockchain n’est pas adaptée à tous les modèles

    La blockchain « est souvent vue comme le Saint Graal qui permettra de tout résoudre et de tout guérir. C’est évidemment faux, commente Karsten Stampa, directeur de l’exploitation et directeur financier de Healthbank, une coopérative suisse qui développe une base de données dédiée aux données médicales. La blockchain doit être utilisée seulement lorsqu’elle est adaptée au modèle d’affaires d’une entreprise ».

    Healthbank a ainsi choisi de ne pas stocker ses données sur la blockchain car cela supposerait qu’elles ne pourraient pas être effacées facilement, ce qui empêcherait l’entreprise d’être conforme au RGPD.

  • Healphi s’associe à l’accélérateur Obratori pour étoffer son offre de télémédecine infirmier-médecin

    Healphi, une société marseillaise spécialisée dans le déploiement de solutions de télémédecine infirmiers-médecins au sein des déserts médicaux, s’est associé début décembre 2018 à Obratori, un accélérateur créé cette année à Marseille par le groupe L’Occitane, afin de lever des fonds et d’étoffer son offre de services. Le montant de la levée sera révélé après la finalisation du contrat.

    « [Nous cherchons] à lever des fonds depuis un an. En septembre, [nous avons] rencontré Amaury Godron, le directeur d’Obratori, qui nous a proposé de nous accompagner », explique Jean-Sébastien Gras, qui a fondé Healphi avec Tarik Mouamenia (source : Gomet’).

    Pour sa première année d’exercice, la jeune société affichera un chiffre d’affaires de 150 000 euros, que ses dirigeants espère faire passer au-delà des 500 000 euros en 2019. Grâce à son installation dans les locaux d’Obratori à la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ainsi qu’au tour de table en cours, elle va agrandir son équipe en recrutant trois chargés d’affaires.
    La start-up compte par ailleurs sur l’évolution de la loi et une potentielle généralisation de la télémédecine à l’acte infirmier pour davantage développer sa solution auprès des professionnels, qui travaillent pour l’instant grâce à une dérogation délivrée par les agences régionales de santé.

    Elle envisage notamment de développer une mallette de télémédecine afin de faciliter le transport des équipements médicaux connectés et de fonder Healphi Formation, une filiale qui permettrait aux professionnels de santé de suivre des programmes pour être formés à la pratique de la télémédecine.

    Healphi : un système de téléconsultation entre infirmiers et médecins

    La solution de télémédecine conçue par Healphi est basée sur la collaboration entre infirmiers et médecins.

    Les patients se font ausculter par des infirmiers qui transmettent en direct les données relevées à un médecin par le biais d’un système de vidéoconférence. Le praticien peut ensuite délivrer une ordonnance par voie postale ou par un email sécurisé au patient ou directement à la pharmacie.

    Les déserts médicaux ciblés

    Les deux fondateurs de la start-up marseillaise cherchent à déployer leur offre dans les zones touchées par une pénurie de médecins.

    L’installation d’un cabinet coûte environ 24 000 euros, une somme qui peut être prise en charge par la Mairie, le Département ou la Région.

    Les premiers cabinets Healphi ont ouvert près de Montargis

    La solution de Healphi a notamment été lancée dans le 4e circonscription du Loiret. Les trois premiers cabinets Healphi ont ouvert près de Montargis en juin 2018 et quatre autres devraient être inaugurés début 2019.

    En novembre 2018, la jeune société a décroché le prix de l’innovation au salon des maires. Depuis l’obtention de cette récompense, qui lui a permis de gagner en notoriété, elle est en contact avec plusieurs régions touchées par les déserts médicaux, telles que la l’Auvergne, la Bourgogne, le Grand Est et la Normandie.

    D’ici la fin 2019, Healphi envisage d’ouvrir au moins une vingtaine de cabinets.

    Vers le déploiement d’une mallette de télémédecine

    Healphi propose pour l’instant uniquement des téléconsultations avec des médecins généralistes. La start-up envisage d’intégrer prochainement à son offre des spécialistes, notamment des dermatologues et des cardiologues.

    Des équipements médicaux de taille réduite pour faciliter leur transport

    Elle cherche également à fournir une mallette de télémédecine, qu’elle vendrait aux professionnels de santé. L’idée est d’y inclure des équipements de taille réduite actuellement utilisés dans ses cabinets pour faciliter leur transport. Elle se base sur des technologies élaborées par des marques importantes du secteur, comme l’Américain Littmann, et réalise l’assemblage par elle-même, en essayant de réduire au maximum le coût pour rendre la mallette accessible à tous.

    Les deux associés envisagent également de créer une nouvelle filiale, Healphi Formation, pour former médecins et infirmiers à la pratique de la téléconsultation.

  • Sanofi Genzyme présente 3 solutions e-santé dans un livre blanc axé sur les maladies rares

    14 solutions de e-santé permettant de réduire le temps de diagnostic dans le domaine des maladies rares sont présentées au sein d’un livre blanc publié début décembre 2018 par le collectif Unir (Innover ensemble pour réduire l’errance diagnostique dans les maladies rares), dans le cadre du 39bis, le laboratoire e-santé de Sanofi.

    Parmi ces 14 solutions, les 3 suivantes sont développées par l’équipe innovation ouverte de Sanofi et Sanofi Genzyme :

    • DataRare : étude visant à générer des données statistiques sur l’errance diagnostique. « Elle analysera quantitativement ces données pour rationaliser la notion d’errance et définir des parcours par profil de pathologies, explique Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence à Sanofi France, qui a participé à la rédaction du document (source : Labsanté, Sanofi). L’objectif sera de partager ces enseignements à travers une publication. »

    • Red Flag : système d’alerte automatique d’identification des situations atypiques alimenté par DataRare pour sensibiliser les professionnels de santé à la « culture du doute » ;

    • SemioTIC : solution destinée à devenir une plateforme d’aide pour guider les médecins généralistes « dans l’orientation des malades vers le bon centre de référence ou centre expert à partir des signes cliniques des patients en situation atypique ».

    De manière plus générale, le livre blanc présente la démarche du collectif Unir et l’ensemble des résultats émanant de la réflexion collective initiée avec les parties prenantes à travers la France ainsi que l’équipe innovation ouverte de Sanofi et Sanofi Genzyme.
    Unir a notamment permis d’établir un parcours-type de diagnostic pour un patient atteint d’une maladie rare mais aussi d’en cartographier et de caractériser les points de difficulté rémanents.

    Les 14 solutions e-santé identifiées par le collectif Unir

    Une démarche reposant sur des méthodes de design thinking et d’open innovation

    Ce livre blanc présente les résultats d’une démarche participative d’une durée d’un an basée sur les méthodes de design thinking et d’open innovation.

    Le design thinking et l’open innovation consiste « à associer dans la réflexion le maximum de parties prenantes et reposent sur des méthodologies et des processus de co-création dans lesquels l’utilisateur final est mis au cœur de l’attention », explique Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence à Sanofi France, qui a pour ce faire collaboré avec Orange Healthcare.

    23 acteurs réunis, 37 personnes interrogées, 3 ateliers animés

    Ici, 23 acteurs de santé se sont réunis pour établir les parcours patients puis identifier les freins et imaginer 14 solutions innovantes en e-santé. « Reste à les transformer en réalité », précise la responsable.

    Dans ce cadre, le collectif à échangé pendant une à deux heures avec 37 personnes puis animé 3 ateliers d’une demi-journée :

    • le premier atelier portait sur le point de vue des patients ;
    • le deuxième sur le point de vue des professionnels de santé ;
    • le troisième était dédié aux solutions à mettre en place.

    « Cette méthodologie nous a permis de confronter les points de vue et d’obtenir une vision assez riche des difficultés et des pistes de solutions possibles, commente Rémy Choquet, directeur innovation et prospective à Orange Healthcare, qui a participé à la rédaction du livre blanc et au pilotage du projet (source : Labsanté, Sanofi). Nous avons aussi pu qualifier leur impact potentiel pour le plus grand nombre de patients. »