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    East African Communitynull

  • Les pays d’Afrique de l’Est lancent un appel à financement pour établir un plan de e-santé commun

    Les 6 pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont lancé le 5 décembre 2018 un appel à financement aux partenaires au développement afin de mettre en œuvre un plan stratégique de e-santé 2019-2028, commun aux différentes de l’organisation. Le but est de moderniser l’offre de santé de la région en misant sur le déploiement des technologies de l’information et de la communication (TIC) pour améliorer l’accès aux soins ainsi que la qualité des services.

    Les pays à l’origine de cet appel sont le Kenya, le Burundi, le Soudan du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda et le Rwanda. L’annonce a été émise par Libérat Mfumukeko, secrétaire général de la EAC, à l’occasion de l’entrée officielle en activité de la Commission de recherche en santé d’Afrique de l’Est (EAHCR), basée à Bujumbura au Burundi.

    L’organisme mettra à la disposition de la communauté de l’EAC des conseils portant sur la santé et la recherche en santé. Il sera en charge d’élaborer le plan de e-santé en question, a indiqué Libérat Mfumukeko, repris par Ecofin, une agence d’information économique africaine.

    Cette initiative est le quatrième projet commun relatif aux TIC des pays de la EAC. En 2015, ils ont conjointement mis en place une aire télécoms unique afin de réduire le coût des communications en itinérance. L’harmonisation des politiques TIC et télécoms a également été évoquée en novembre 2018 dans l’optique d’attirer plus d’investissements directs étrangers dans la région.

  • Étude : les interventions en ligne efficaces pour les consommations problématiques d’alcool (Plos)

    Une méta-analyse reposant sur les données de près de 15 000 adultes démontre que les prises en charge des consommations problématiques d’alcool sur internet peuvent être efficaces. Ces dernières permettent de réduire la quantité d’alcool ingérée et de s’en tenir à des niveaux de consommation à faible risque, notent les auteurs de ces travaux* publiés le 18 décembre 2018 dans Plos Medicine, qui soulignent que de tels programmes pourraient avoir un impact majeur dans la mesure où ils ont la capacité de toucher un grand nombre de personnes.

    Alcool : des interventions brèves via internet

    La consommation d’alcool augmente au niveau mondial. La mortalité, la morbidité et les dommages sociaux liés à cette habitude sont donc, eux aussi, en progression. Des moyens de lutter contre cette consommation problématique – à ne pas confondre avec la dépendance – sont connus. Les preuves de l’efficacité d’interventions brèves n’ont cessé de s’accumuler.

    Ces outils, plus élaborés que le simple conseil, peuvent se limiter à une seule session (6 maximum). Ces séances consistent à ouvrir le dialogue sur le sujet, à faire le point sur la consommation et à construire un projet d’accompagnement si le patient est prêt à changer ses habitudes.

    Pourtant, l’impact réel de ces interventions brèves sur la réduction de la prévalence de la consommation problématique d’alcool dans la population générale s’est avéré été décevant. Cet échec est dû au faible nombre de soignants formés à cette prise en charge et ainsi à la faible proportion de patients susceptibles d’en bénéficier.

    Les données de près de 15 000 patients analysées

    Des chercheurs de l’université libre d’Amsterdam (VU University) ont mené une méta-analyse pour mesurer l’efficacité de ces interventions brèves dans les consommations problématiques d’alcool.

    Ils ont analysé les données de 14 198 patients adultes ayant participé à 19 essais contrôlés randomisés et présentant divers profils de problèmes d’alcool. Ils ont également obtenu des données post-traitement pour 8 095 participants.

    Les résultats de cette méta-analyse ont été publiés le 18 décembre 2018 dans la revue Plos Medicine.

    Résultats

    • Les interventions basées sur internet permettent de réduire la consommation d’alcool hebdomadaire de 381 à 329 grammes d’éthanol.
    • Les résultats étaient meilleurs dans le groupe de patients que dans le groupe contrôle : 5 unités d’alcool consommées chaque semaine en moins et une meilleure réponse au traitement ont été observés.
    • Les patients étaient plus susceptibles que les témoins de se conformer à une consommation à faible risque.
    • Les résultats du traitement ne diffèrent pas de manière significative entre les consommateurs réguliers, les gros buveurs et les « binge drinkers » (consommateurs d’alcool de manière importante sur un temps réduit).
    • Les personnes de plus de 55 ans présentaient une probabilité plus élevée d’observer les recommandations de consommation d’alcool à faible risque que les personnes plus jeunes.
    • La consommation hebdomadaire moyenne a diminué d’environ 20 grammes d’éthanol de plus pour les hommes que pour les femmes et pour les participants moins instruits que pour les plus instruits.
    • Les interventions guidées par un soignant ont eu un impact plus fort sur les résultats du traitement que celles entièrement automatisées.

    Toucher le plus grand nombre de personnes par le biais de sessions en ligne

    Cette méta-analyse montre que les interventions en matière d’alcool basées sur internet réduisent efficacement la consommation moyenne hebdomadaire d’alcool et permettent de respecter les limites de consommation à faible risque.

    Les auteurs estiment que « les avantages pour la santé de ce type d’intervention pourraient être substantiels car de tels programmes peuvent atteindre un grand nombre de buveurs à problèmes en raison de leurs procédures d’entrée rapides et de leur évolutivité facile. »

    Avec ou sans intervention humaine ?

    À l’avenir, des recherches devront être menées pour identifier les catégories de personnes pour lesquelles de telles interventions fonctionnent le mieux, analyser le fonctionnement des interventions et déterminer les contextes dans lesquels la prestation est la plus favorable.

    Il faudra notamment déterminer quelles populations de patients pourraient bénéficier le plus de l’orientation vers des formes non guidées et lesquelles seraient plus susceptibles d’être guidées par des médecins généralistes ou d’autres professionnels.

     

  • Sami

    Service d’accueil médical initialnull

  • Déploiement de plateformes de téléconsultation dans le 94 : le CDOM lance un appel aux médecins

    Dans le Val-de-Marne (94), le Conseil départemental de l’Ordre des médecins (CDOM) s’implique dans la promotion de l’offre de soins dans le territoire et lance une réflexion sur la création de plateformes de téléconsultation départementales. Par le biais d’un formulaire en ligne, il interroge les médecins du 94 sur l’intérêt qu’ils portent sur le sujet et leur demande s’ils accepteraient de participer à une éventuelle mise en place de plateformes de type « e-Sami » à l’usage des praticiens et pour les patients du Val-de-Marne. Le CDOM estime en effet que le « dispositif ne peut se mettre en place qu’avec l’implication des médecins du département ».

    « L’idée sous-jacente est un projet de mise en place de structures hors-sol, animées par les médecins généralistes des secteurs considérés et pour les patients de ces mêmes secteurs, régulées par le Centre 15, ancrées sur les CPTS : structures qui pourraient ainsi s »apparenter à des e-SAMI », explique le CDOM dans un communiqué publié en décembre 2018, rappelant que la possibilité pour les médecins traitants de réaliser des téléconsultations pour leurs propres patients est entrée dans le droit commun depuis la publication du décret du 14 septembre 2018.

    Le Conseil de l’Ordre des médecins 94 souhaite ainsi participer au déploiement d’un service :
    • adapté et intégré dans l’offre de soins actuelle ;
    • apportant une réelle plus-value dans la prise en charge des patients ;
    • respectant l’esprit de l’avenant 6, texte encadrant la téléconsultation ;
    • respectant le parcours de soins de chaque patient garantissant la liberté d’exercice des médecins.

    Les volontaires doivent soumettre leur adresse email à la fin du questionnaire pour être contactés de l’avancée de l’initiative.

    « L’avenant n°6 prévoit un certain nombre d’exceptions notamment lorsque les patients n’ont pas de médecin traitant ou sont en difficulté pour joindre leur médecin traitant, rappelle le Conseil national de l’Ordre des médecins 94. La prise en charge de tels patients peut alors relever de plateformes de téléconsultation qui doivent s’appuyer sur la mise en place de centres de santé ou de CPTS. Ces structures hors-sol, réunissant un certain nombre de professionnels autour d’un projet commun, doivent s’intégrer dans le dispositif territorial préexistant de continuité et de permanence des soins, condition textuelle de la prise en charge du remboursement de l’acte de Téléconsultation par la CPAM. »

  • Machine learning : établir des scores de risque de non observance à partir de données Sniiram

    Pierre Hornus, P.-D.G. de Sêmeia, et le Dr Dorra Kanoun, cancérologue à la clinique Pasteur à Toulouse, ont présenté les résultats d’une étude visant à établir un score de risque de non-adhésion au traitement par utilisation du machine learning appliqué aux données Sniiram des patientes atteintes de cancer du sein, le tout dans l’optique de mettre en place un suivi plus personnalisé de leur parcours de soins.

    Les travaux ont été présentés lors d’un workshop qui s’est tenu à la Conference on Neural Information Processing Systems (NEURIPS). Cet événement international dédié à l’intelligence artificielle (IA) est le plus reconnu scientifiquement et s’est tenu au Palais des congrès de Montréal du 2 au 8 décembre 2018.

    Une étude pour rendre efficace et soutenable le soutien au traitement en anticipant les risques d’abandon des prises de médicaments

    L’observance peut être définie comme « la mesure dans laquelle les patients prennent leurs médicaments prescrits par leurs fournisseurs de soins de santé  » [Osterberg et Blaschke, 2005].

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que seulement environ 50 % des patients atteints de maladies chroniques suivent correctement leurs traitements dans les pays développés. Cela compromet gravement l’efficacité du traitement à long terme et augmente le coût des services de santé.

    L’article, dont les principaux auteurs sont Thomas Janssoone (chercheur, Sêmeia) et le Dr Dorra Kanoun (cancérologue, clinique Pasteur à Toulouse), met en avant des données liées à la consommation de médicaments chez la femme atteinte du cancer du sein. Le but de ces différentes approches est de prédire les non-adhésions aux médicaments, tout en donnant aux médecins une idée des raisons sous-jacentes de ces abandons de soins.

    Établir un score de risque de non observance à partir du SNIIRAM

    Ces modèles prédictifs sont appliqués aux données de remboursement de l’assurance maladie française (Sniiram). L’objectif est de classer les patients en classes de risque en fonction de leurs caractéristiques et, sur le long terme, de connaître les moments les plus appropriés pour les contacter. Ainsi, les personnes bénéficieront d’un soutien adapté à leur profil et à leurs besoins, et les interventions humaines pourront être réservées aux situations pour lesquelles elles sont vraiment nécessaires.

    Les auteurs de l’étude se sont basés sur les remboursements de médicaments, en ville comme à l’hôpital, pour mettre en évidence des parcours de soins et d’éventuelles non prises de médicaments en se référant aux durées de consommation par boîte de médicament.

    La cohorte de l’étude était composée de femmes (tirées au sort) répondant aux critères suivants:

    • 1- être diagnostiquée avec un cancer du sein ;
    • 2- avoir acheté au moins une des molécules suivantes au cours de la période d’étude : Anastrozole , Capécitabine, Cyclophosphamide, Étoposide, Everolimus, Exemestane, Lapatinib, Létrozole, Megestrol, Melphalan, Tamoxifène, Toremifene et Vinorelbine.

    L’extraction concerne la consommation entre 2013 et 2015 et se compose de trois catégories principales :

    • 1- pharmacie transactions (molécule, nombre de doses, date…) ;
    • 2- hospitalisations (diagnostic, date de début, fin du rendez-vous…)
    • 3- information du patient (âge, département, date du diagnostic de la maladie éventuelle à long terme référencée comme ALD, pathologies…)

    Les échanges avec les cancérologues ont permis de décrire les événements de soins et d’analyser les ruptures dans la prise de médicaments.

    Permettre un suivi personnalisé

    L’intérêt d’une identification des patientes à risque de non observance de leur traitement est de pouvoir personnaliser leur suivi. L’interaction avec la patiente pour la soutenir est un facteur clé de la réussite du traitement.

    Renforcer la pertinence de l’intervention humaine dans un contexte de raréfaction de la ressource soignante est un enjeu majeur pour le suivi des pathologies chroniques.

    L’étude a permis à ce stade d’identifier les modalités les plus pertinentes de soutien aux patientes (appels téléphoniques, rencontres, rappels SMS…).

    Des résultats de niveau mondial applicables à d’autres pathologies chroniques

    Les résultats de l’étude montre un haut niveau d’efficacité de l’intelligence artificielle (IA) :

    • 90 % des arrêts de traitement  sont évités en ciblant 50 % des patientes par rapport aux  moments à risque détectés ;
    • ou 2/3 des arrêts de traitements sont évités en ciblant 20 % des personnes.

    L’impact démontré permet d’envisager des stratégies de suivi personnalisé dans un modèle économique soutenable.

    « Les modèles ont montré leur efficacité aussi sur le diabète et les autres thérapies orales en cancérologie et les prochains sont prévus sur l’observance et la perte de greffon chez les transplantés rénaux, le respect du parcours dans l’insuffisance cardiaque, les complications de chirurgie orthopédique, l’observance des traitements anti VIH, l’observance de la PPC… », commente Pierre Hornus.

  • PPC

    pression positive continuenull

  • 3Pegase

    Plateforme prédictive pour personnes âgées et assistancenull

  • Telemedicine Technologies s’allie à Telegrafik, spécialiste du traitement de données de capteurs

    L’éditeur de logiciels collaboratifs en e-santé Telemedicine Technologies, basé à Boulogne-Billancourt (Île-de-France), annonce son partenariat avec Telegrafik, une société toulousaine spécialisée dans le traitement de données de capteurs, lauréate du concours d’innovation numérique Bpifrance 2017.

    Cette collaboration, annoncée le 10 décembre 2018 par communiqué, s’inscrit dans le cadre de l’écosystème de la TECH-Alliance, soit « un ensemble de fournisseurs sélectionnés pour la qualité et la pertinence innovatrice de leurs produits et prestations« , précise Telemedicine Technologies, qui a créé ce réseau dans l’optique de « pouvoir proposer autour de ses solutions des offres sur-mesure, modulaires, capables de répondre à tout type de projets« .

    L’entreprise francilienne accueille ainsi au sein de son écosystème la société toulousaine, à l’origine d’Otono-me, un système d’alerte et de suivi à destination des personnes fragilisées vivant seule. La plateforme logicielle d’actimétrie d’analyse prédictive de données de capteurs développée par Telegrafik fait donc désormais partie des offres modulaires rattachées à la solution CleanWEB* de Telemedicine Technologies.

    Les deux partenaires avaient déjà travaillé ensemble dans le cadre du projet 3Pegase pour la prévention de la perte d’autonomie et le suivi des personnes âgées fragiles à domicile.

  • Rapport « CHU de demain » : la CSMF critique la vision hospitalo-centrée du système de santé exposée

    En réaction à la remise du rapport « Le CHU de demain » à Agnès Buzyn et Frédérique Vidal le 14 décembre 2018, la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) appelle les ministres concernés et le gouvernement à adopter « une vraie politique de santé en rupture avec [les] vieux schémas tournés vers le passé« . Dans un communiqué publié le 17 décembre 2018 et signé par Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, elle indique regretter que les auteurs du texte souhaitent donner au CHU une responsabilité territoriale car cela reviendrait, selon elle, « à confirmer, voire accroître le caractère « hospitalo-centré » [du] système de santé, à l’heure où au contraire les récents discours des responsables politiques veulent enfin [le] faire reposer sur la médecine de ville ».

    Elle estime que l’organisation de la santé dans les territoires doit en premier lieu reposer sur les soins de proximité, sur la médecine de ville, générale et spécialisée, en articulation avec les établissements de soins privés ou publics. « Il est temps de sortir de cette vision de notre système de santé dont l’organisation est exclusivement basée sur les structures hospitalières, souligne la CSMF. Celles-ci oublient trop souvent la réalité du patient et des territoires au plus près des lieux de vie. »

    La confédération réaffirme ainsi sa volonté de mettre un terme au statut hospitalo-universitaire, souhaitant que les médecins libéraux puissent accéder à des activités d’enseignement mais également de recherche, raison pour laquelle elle revendique « un statut unique, évolutif et partagé entre le soin, l’enseignement et la recherche, dans les différents lieux où ces trois missions s’exercent ».

    Il faut, selon elle, revoir les ordonnances Debré de 1958 et faire de la faculté de médecine une école professionnelle ouverte vers toutes les modalités d’exercice.