care_insight

  • Cipav

    Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse

  • BPCE

    Banque populaire – Caisse d’épargne

  • Guerbet participe à une levée de fonds de Truffle Capital opérée pour investir en biomedtech (140M€)

    Le fonds de capital risque français Truffle Capital lève près de 400 millions d’euros pour investir dans les secteurs de la biotech-medtech et de la fintech-insurtech. 60 % des fonds levés sont d’origine française et 40 % internationale. Parmi les investisseurs français figurent notamment Guerbet, spécialiste de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, mais aussi Agrica (protection sociale complémentaire consacré au monde agricole), la Cipav, le groupe BPCE et Sopra Steria, spécialisé dans le conseil, les services numériques et l’édition de logiciels.

    Les fonds sont répartis entre 2 véhicules d’investissements :

    • 250 millions d’euros sont dédiés au fonds Truffle Biomedtech : l’objectif est d’investir principalement en France dans une douzaine d’entreprises qui développent des dispositifs médicaux et des médicaments afin d’innover dans la médecine interventionnelle mini-invasive, la spécialité de Guerbet, et plus largement dans la santé.

    • 140 millions d’euros sont dédiés au fonds Truffle Financial Innovation : le but est de créer et de financer entre 12 et 15 sociétés qui proposent des services et des produits novateurs basés sur les technologies de l’intelligence artificielle (IA) et de la blockchain dans les secteurs de la banque et de l’assurance.

    La création de start-ups parmi les activités de Truffle Capital

    L’activité de Truffle Capital est notamment centrée sur la création de start-ups. Fin 2017, le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) lui a attribué un mandat dont les premiers capitaux lui ont notamment permis de fonder 5 start-ups sur le marché français, reposant sur des accords de licence avec des centres de recherches et des universités à échelle internationale.

    Des accords de licence, notamment avec Harvard et le MIT

    Parmi ces jeunes pousses figurent Holistick Medical, spécialisée dans le traitement de certaines pathologies cardiaques sans intervention à cœur ouvert et dont les solutions sont basées sur une technologie de l’université de Harvard et du MIT.

    80 % des 70 entreprises faisant partie de son portefeuille du fonds ont été co-créées par Truffle Capital.

  • KOL

    Key Opinion Leader

  • MICI

    Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

  • Télémédecine : la Cnam va attaquer en référé le site Arretmaladie.fr, « éthiquement critiquable »

    Le site Arretmaladie.fr « véhicule une information inexacte qui trompe les assurés et s’écarte de la déontologie médicale ». C’est ce qu’indique la Cnam dans un communiqué diffusé le 7 janvier 2020, après la mise en cause, notamment par le Dr Jérôme Marty (UFML-S), de ce service en ligne lancé ces derniers jours et qui propose au patient d’obtenir « sans se déplacer » après une téléconsultation à 25 euros un arrêt maladie « remboursable » de façon « rapide et sécurisée ».

    L’Assurance maladie annonce, qu’en lien avec le Conseil de l’Ordre des Médecins, elle va « mettre en demeure immédiatement le site de cesser ses activités » et « engager également, à cette fin, une action en référé ». La Cnam « tient à alerter les assurés sur le fait que la prise en charge par l’Assurance Maladie des téléconsultations appelle le respect d’un certain nombre de conditions, qui ne sont pas remplies en cas de recours à ce site ».  Elle juge « éthiquement critiquable de faire la promotion d’un site de consultations médicales en ligne à partir de la promesse de l’obtention facilitée d’un arrêt de travail ». « Les arrêts de travail ne sont pas des produits de consommation, susceptibles d’être distribués sur demande des patients » mais « relèvent d’une prescription médicale et doivent intervenir à l’initiative du médecin » rappelle-t-elle.

    « Nous allons d’abord en référé pour envoyer un signal, puis nous irons au fond, et nous utiliserons toutes les voies de droit », annonce Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, dénonçant « un dévoiement de l’acte de prescription de l’arrêt de travail, qui devient un produit d’appel commercial » (source : Les Échos). « Cet exemple nous montre que nous avons raison d’encadrer le remboursement des téléconsultations, cela évite les dérives de plateformes commerciales », ajoute-t-il. 

    Arrêt maladie sur questionnaire

    Le site Arretmaladie.fr demande au patient souffrant d’une pathologie bénigne (coup de froid, gastro-entérite, douleurs menstruelles, stress, douleurs de dos, migraine, cystite…) de répondre à un questionnaire comptant une vingtaine de questions sur ses symptômes et ses antécédents, puis de donner ses coordonnées. Il propose ensuite une téléconsultation avec un médecin généraliste affilié à une plateforme de télémédecine, (DocteurSécu, Allodocteur ou Livi) précisant qu’il « n’a pas de relations contractuelles ou d’autres partenariats » avec elles.

    Les conditions générales du site précisent que les patients « ne peuvent demander qu’un nombre limité d’arrêts par an, uniquement à un intervalle d’au moins 3 semaines et pour des arrêts d’une durée maximum de 3 jours ». Le but selon Arretmaladie.fr : « limiter le risque de fraude et s’assurer qu’ils se rendent chez le médecin s’ils ont des maladies autres que de simples pathologies dites du quotidien ».

    Objectif du responsable du site : 50 000 arrêts de travail délivrés en France via sa plateforme en 2020

    Le responsable de publication du site est Can Ansay, docteur en droit et patron du site allemand Au-schein.de, qui revendique plus de 30 000 arrêts maladie accordés depuis son lancement en décembre 2018. « Notre objectif pour la France, en 2020, est de 50 000 arrêts de travail, car ici les téléconsultations sont remboursées et il devrait y avoir plus de demandes », déclare-t-il (source : Le Parisien).

    Un site qui exploite les failles de la législation

    Plusieurs commentateurs estiment que le site n’est pas nécessairement illégal car il exploite les failles de la législation :

    • la redirection vers la plateforme de télémédecine permet de contourner l’interdiction de la publicité par les professionnels de santé, puisque c’est un site non médical qui promeut le site médical Docteursecu.fr ;
    • affirmer dans un questionnaire que son médecin traitant est indisponible permet de respecter en apparence le parcours de soins, condition du remboursement d’une téléconsultation ;
    • les 3 jours d’arrêt proposés correspondent au délai de carence pendant lequel l’Assurance maladie n’indemnise pas un salarié du privé (1 jour pour un agent de la fonction publique) mais un salarié peut être pris en charge s’il est couvert par une institution de prévoyance. Cette courte durée rend complexe sinon impossible le contrôle des arrêts par l’Assurance maladie.

    Un autre élément pourrait cependant permettre à la Cnam de refuser le remboursement des prestations de télémédecine dispensées via ce site. Le Conseil d’État a validé en mai 2019 le refus de remboursement opposé à la société de télémédecine Livi, estimant notamment  que les termes de l’avenant n°6 à la convention médicale, qui régule cette pratique, permettent de « caractériser le domaine de la téléconsultation comme reposant sur une organisation territoriale, dont il résulte clairement de la convention qu’elle ne peut être d’ampleur nationale ».

    La plateforme Docteursecu.fr assume l’ »expérimentation »

    La plateforme Docteursecu.fr défend dans un communiqué daté du 5 janvier 2020 ce « mini site purement informatif » qui veut « sensibiliser les patients à l’usage de la télémédecine » et affirme qu’elle « participe à cette expérimentation sans accord commercial ni juridique ».  Selon cette plateforme créée en 2019, l’initiative contribuerait à « optimiser le temps de travail des médecins » alors que « même dans les grandes villes françaises il est [ de nos jours] quasiment impossible pour beaucoup de patients qui le justifient d’avoir un arrêt maladie de 24 à 72 heures ».

    Docteursecu.fr fait valoir que « dans la pratique, les praticiens qui font de la télémédecine délivrent déjà des arrêts de travail à distance » et qu’en Allemagne ce type de service « permet aux entreprises de mieux s’organiser en cas d’absence d’un salarié » : selon la société, « en Allemagne les études montrent [que la fraude aux arrêts maladie courts] n’est pas plus importante en télémédecine qu’en présence physique ».

  • Étude : une IA de Google DeepMind surpasse les humains dans le dépistage du cancer du sein (Nature)

    Des chercheurs de Google DeepMind ont développé un système d’intelligence artificielle (IA) pour dépister le cancer du sein à un stade précoce à partir de mammographies. Les résultats de cette étude* publiée le 1er janvier 2020 dans la revue Nature montrent que l’IA est plus précise que l’œil des radiologues. Les taux de faux positifs et de faux négatifs ont été significativement réduits.

    Mammographies : 20 % des cas de cancers du sein ne seraient pas détectés

    Repérer une tumeur cancéreuse dans un sein, à un stade précoce, reste complexe. Et ce malgré le développement des programmes de dépistage généralisé et les progrès des appareils de mammographie. Selon l’American Cancer Society, 20 % des cas de cancers passeraient au travers des mailles du filet. Et même si en France la double lecture des images améliore le système, des recherches sont menées pour affiner encore le dépistage du cancer le plus fréquent chez la femme.

    Dans ce contexte, des chercheurs de Google Health ont développé un algorithme d’intelligence artificielle (IA) à partir de 25 856 images de mammographies réalisées en Grande-Bretagne et 3 097 aux États-Unis. Pour les interpréter, les 6 experts radiologues qui participaient à l’étude avaient accès aux antécédents des patientes alors que l’algorithme ne disposait que des mammographies.

    Les résultats de ces travaux, menés conjointement par les chercheurs de DeepMind, une filiale de Google spécialisée dans l’IA, le Cancer Research UK Imperial Centre, l’université américaine Northwestern et le Royal Surrey County Hospital au Royaume-Uni, ont été publiés le 1er janvier 2020 dans la revue Nature.

    Résultats : une réduction du taux de faux positifs et de faux négatifs

    Le système d’intelligence artificielle s’est révélé capable de surpasser les experts humains en matière de prédiction du cancer du sein.

    • Il a réduit de 5,7 % et 1,2 % (USA et UK) les faux positifs (quand le cancer est détecté à tort).
    • Il a réduite de 9,4 % et 2,7 % le taux de faux négatifs (quand le cancer n’a pas été détecté).
    • La charge de travail du 2ème lecteur de mammographies a été réduite de 88 %.

    Ces différences de résultats entre les États-Unis et la Grande-Bretagne s’expliquent par le fait que les Américains ne pratiquent pas la double lecture contrairement aux Britanniques. La diminution de la charge de travail suggère que l’IA pourrait être utilisée comme un deuxième avis. 

    Des signaux « subtils pour l’homme », visibles par l’IA

    Un tel système d’IA a le potentiel de « dépasser la capacité humaine à identifier des signaux subtils que l’œil et le cerveau humains ne sont pas en mesure de percevoir », commente Connie Lehman, chef du service d’imagerie mammaire de l’hôpital général du Massachusetts.

    Cependant, « d’autres essais, une validation clinique et des autorisations réglementaires sont nécessaires avant que cela puisse commencer à faire une différence pour les patients mais nous sommes déterminés à travailler avec nos partenaires pour atteindre cet objectif », indique dans un communiqué le Dr Dominic King, responsable britannique de Google Health et co-auteur de cette étude.

    Il faut noter que ce n’est pas la première fois que l’intelligence artificielle s’avère très prometteuse pour une meilleure détection par mammographie. En 2016, des chercheurs du centre d’imagerie Houston Methodist, aux États-Unis, ont développé un logiciel d’IA qui pourrait améliorer les lectures à 99 % de précision en analysant les valeurs des images radiographiques et le texte des rapports cliniques.

  • Rétro 2019 : les plus grandes levées de fonds des sociétés françaises en e-santé

    En cette semaine de rentrée 2020, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur le top 10 des plus importantes levées de fonds réalisées en 2019 par des sociétés françaises dans le secteur de la e-santé.

    Arrive en tête de ce classement la plateforme de télémédecine Doctolib, qui figure parmi les 38 licornes mondiales selon le rapport Global Healthcare de CB Insights portant sur le deuxième trimestre de 2019, avec un tour de table de 150 millions d’euros, suivi par :
    • BioSerenity, développeur de technologies d’aide au diagnostic et de suivi du patient (65 M€) : la société, listée au Next40, a par ailleurs racheté en septembre SleepMed, une société américaine spécialisée dans les troubles du sommeil ;
    • Carmat, concepteur et développeur d’un projet de cœur artificiel (60 M€) ;
    • Dental Monitoring, à l’origine d’une technologie d’imagerie médicale pour aider les orthodontistes à mieux suivre leurs patients et à optimiser leurs rendez-vous (45 M€) ;
    • Alan, une assurance complémentaire santé et prévoyance 100 % numérique pour les entreprises (40 M€).

    À noter que ce palmarès est composé de 11 sociétés, les start-ups Lifen et Qare arrivant toutes les 2 à la 10ième place, avec 20 millions d’euros levés chacune de leur côté.

    De manière générale, environ 70 sociétés spécialisées dans la e-santé ont levé 732 millions d’euros au cours de l’année, contre 245,5 millions en 2018. Les 11 sociétés qui ont réalisé les plus importantes levées de fonds ont recueilli à elles seules 517 millions d’euros.

    Les technologies médicales font partie du top des secteurs sur l’ensemble du marché des start-ups françaises. Avec 11,3 % des fonds levés pour 8,3 % des opérations de 2019, le secteur est le plus représenté à la fois en valeur et en volume (source : Maddyness.com).

    SAVE THE DATE : Health & Tech Intelligence organise un webinar le 15 janvier 2020 pour présenter en détail les levées de fonds de 2019 dans le secteur de la e-santé ainsi que les prospectives pour 2020 (plus d’informations à venir).

    Le top 3 en bref :

  • 18ème Forum Paris Biotech Santé : « La France, start-up nation en santé ? », le 24/01/20 à Paris

    Paris Biotech Santé, un incubateur et une pépinière de start-ups innovantes en santé, organise son 18ème forum le 24 janvier 2020 sur la thématique « La France, start-up nation en santé ? ». Cette matinée sera rythmée par 2 tables rondes portant sur le financement des jeunes entreprises : la première sera centrée sur le marché français, la seconde sur l‘international.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

    Programme

  • Unicancer lance le site Mes données de santé pour mieux informer de l’usage fait des datas patients

    Assurer « une meilleure transparence auprès des patients » concernant l’utilisation de leurs informations personnelles. C’est l’objectif du site Mes données de santé lancé par Unicancer, qui regroupe 18 centres de luttes contre le cancer (CLCC).

    Par le biais de la plateforme https://mesdonnees.unicancer.fr, les patients traités au sein du réseau du groupe ou inclus dans les essais cliniques promus par Unicancer ou un CLCC peuvent s’informer « sur l’utilisation des données personnelles collectées dans le cadre de leurs soins ou de leur participation à un essai clinique », explique Unicancer dans un communiqué publié le 7 janvier 2020.

    Ces patients sont déjà « informés de la possibilité d’utilisation des données les concernant et de leurs échantillons biologiques à des fins de recherches [mais] il n’est pas toujours possible d’anticiper toutes les possibilités de recherche, notamment lorsque de nouveaux organismes partenaires sont intégrés », complète le réseau hospitalier. Le site Mes données de santé permet ainsi de rendre accessible, « simplement et rapidement », des compléments d’information lorsque celle qui leur a été transmise à l’origine devient incomplète.

    La Cnil, dans sa méthodologie de référence dédiée aux recherches sur les données et les échantillons biologiques (MR-004), prévoit la possibilité pour les organismes de recherche de créer un support unique d’information accessible au patient pour que ce dernier puisse connaître les utilisations ultérieures de données le concernant.