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  • LNA Santé : une stratégie innovation axée sur les usages et un partenariat avec des start-ups e-santé

    « L’innovation est dans les gènes de LNA Santé depuis 30 ans. Cette démarche d’innovation frugale, on la mature depuis 3 ans au travers d’une cellule innovation multidisciplinaire, réunissant expertises métiers établissements et siège », synthétise Marie-Laure Lévêque, directrice du pôle « prospective et stratégie santé » du groupe LNA Santé (anciennement Le Noble Âge), opérateur global de santé qui gère environ 70 établissements dédiés aux personnes fragilisées (SSR, Ehpads, centres de santé) avec une activité également dans le domaine de l’hospitalisation à domicile.

    Interrogée par Health & Tech Intelligence sur la stratégie d’innovation de LNA Santé, Marie-Laure Lévêque détaille les ambitions du groupe et les projets en cours.

    Elle met notamment en avant les 4 objectifs principaux de la recherche d’innovations d’usage :
    • soutenir l’expertise médicale via notamment la télémédecine et la robotique ;
    • maîtriser la durée des séjours par le biais entre autres des objets connectés, des applications mobiles et des dossiers médicaux numériques ;
    • favoriser le retour à domicile en l’accompagnant via des applications dédiées ;
    • améliorer l’expérience patient en facilitant la vie du patient, du résident et des professionnels de santé, notamment par la mise en place de nouveaux services ainsi qu’en contribuant au bien-être des résidents et de leurs familles.

    Les innovations technologiques sont au centre de la stratégie de LNA, insiste Marie-Laure Lévêque, avec :
    • des partenariats publics forts ;
    • des projets d’innovation numérique et de santé connectée qui se développent fortement dans les établissements du groupe, par le biais de partenariats avec des start-ups innovantes du secteur.

    Des partenariats en cours avec une dizaine de start-ups

    LNA Santé a organisé fin novembre 2019, au sein de son siège social à Vertou (Loire-Atlantique), la 3ième édition du LNA Digital Day dans l’objectif d’« attirer les acteurs de l’innovation » et de « sensibiliser les équipes internes aux opportunités offertes par la e-santé ».

    Cet événement a été l’occasion de mettre en avant le projet stratégique du groupe dont l’axe 6 « le digital pour servir les métiers » est un des enjeux du projet « Grandir ensemble 2018-2022 ».

    « L’objectif du LNA Digital Day est de permettre une acculturation de nos établissements sur le numérique et de les mettre en relation avec une quinzaine de start-ups innovantes du secteur, explique Marie-Laure Lévêque. Il s’agit d’un événement interne pour acculturer les équipes, médecins, cadres de rééducation, cadres de santé, directions, à l’innovation et à la transformation numérique. »

    La matinée était dédiée à une session plénière en présence de Jean-Jacques Coiplet, directeur de l’ARS Pays de la Loire qui s’est exprimé sur le thème « la région Pays de la Loire, terre d’innovation dans le domaine de la santé ». L’après-midi ont été organisés des ateliers pour mettre en lien les participants avec les start-ups.

    Les participants ont pu découvrir « une dizaine de start-ups sélectionnées pour l’intérêt de leurs solutions, dont certaines sont en test actuellement au sein du groupe, ou des services innovants portés par LNA Santé », indique l’organisation dans un communiqué. Ont participé à l’événement :

    • Avis Vérifiés : plateforme multi-outils et services de collecte et d’analyse d’avis clients, encadrés par la norme NF « avis clients » :
      • www.avis-verifies.com ;
    • Feetme : solutions connectées pour améliorer la prise en charge des patients atteints de troubles de la mobilité :
      • www. feetme.fr ;
    • Lumeen : outil de médiation mobile utilisant la réalité virtuelle à destination des professionnels de l’animation en secteur :
      • medico-social.www.lumeen.com ;
    • Naocare : éditeur de formation et de solutions digitales en santé pour améliorer l’éducation thérapeutique des patients :
      • www.naocare.com :
    • Neuradom : service « AutonHome », service personnalisé d’auto-rééducation sur le lieu de vie :
      • www.neuradom.com ;
    • Walkbyresilient : dispositif d’analyse des mouvements et de rééducation des troubles de marche d’origine neurologique :
      • www.walkbyresilient.com.

    L’après-midi, LNA Santé a organisé plusieurs ateliers pour présenter sa stratégie et ses projets en cours dans le domaine de la e-santé :

    • les équipes RH ont proposé un atelier Digit’RH pour faire découvrir leur stratégie digitale, destinée à recruter ou à fidéliser les collaborateurs ; ;
    • un deuxième atelier a mis en avant un projet phare du groupe en matière de télémédecine (un axe fort de LNA Santé), le projet de télémédecine Cardio, destiné, à terme, à être déployé dans tous les Ehpads et SSR du groupe ;
    • le pôle « recherche clinique » et « programmes thérapeutiques » a présenté les 5 premiers projets de recherche et études réalisés depuis sa création ;
    • le pôle immobilier ,en partenariat avec le cabinet AIA, a dévoilé les outils numériques de pointe qui facilitent actuellement le travail de conception des projets immobiliers du groupe.

    « Une équipe pluridisciplinaire se réunit chaque vendredi autour d’un retour d’expérience »

    « Notre stratégie d’innovation est structurée dans le cadre d’une démarche centrée sur le principe d’innovation frugale, explique Marie-Laure Lévêque. Chacun au sein de l’équipe est contributeur. Nous avons une équipe pluridisciplinaire qui se réunit chaque vendredi pour partager un retour d’expérience avec les établissements expérimentateurs du groupe ou découvrir une solution innovante. Nous procédons à l’évaluation de start-ups, en testant 12 à 15 expérimentations in situ (pendant 4 mois généralement), au sein de notre groupe. »

    Tous les membres de LNA sont mobilisés (la DSI, la direction médicale et qualité, le pôle «  recherche clinique », l’équipe de prospecting marketing, l’équipe RH, etc.). Un retour d’expérience est réalisé pour toutes les innovations, avec des fiches projets, l’idée étant de se concentrer sur 4 points : aspect économique, optimisation du métier, amélioration de l’organisation du leadership et attractivité (état du marché, impact, etc.).

    « Nous n’évaluons pas une innovation si l’usage n’a pas été déterminé (hospitalisation à domicile, Ehpad, etc.) », précise la directrice du pôle « prospective et stratégie santé ».

    Une stratégie articulée en 6 axes clés du projet « Grandir ensemble 2018-2022 »

    La stratégie de LNA Santé est organisée selon 6 axes, au sein desquels on retrouve cette volonté d’innovation.

    1. Donner envie aux professionnels de santé et renforcer l’attractivité de leur établissement :

    • en renforçant l’attractivité de l’entreprise et la fidélisation de nos équipes en s’appuyant notamment sur notre politique RSE.

    2. Être plus agile :

    • en instaurant des rituels de pilotage et une dynamique managériale, avec des outils digitaux comme Trello et Klaxoon pour organiser des réunions à distance ;
    • développer le management de proximité en faisant le lien entre la famille et l’unité de vie managée par les maitresses de maison, soignantes référentes, formées au management.

    3. Améliorer l’expérience clients et l’offre médicale :

    • notamment par le biais de l’innovation par la mise en place de projets de télémédecine :
      • une quarantaine d’initiatives sont en cours, notamment dans les domaines des plaies et de la cicatrisation, de la géronto-psychiatrie et du bucco-dentaire mais aussi en cardiologie pour mieux suivre les patients et réajuster les traitements si besoin.

    4. Être plus présent dans le secteur médico-sanitaire et renforcer la synergie inter-établissement :

    • en renforçant nos implantations et nos synergies inter-établissements dans nos territoires ;
    • mise en place d’un outil de visio-conférence au siège social du groupe, à Vertou (Loire-Atlantique), en lien avec les établissements, tous équipés d’un outil de visio pour pouvoir se parler et échanger ;
    • l’innovation est en particulier centrée sur le soutien à domicile, l’ambulatoire, avec l’utilisation de tablettes connectées, notamment pour la gestion des maladies chroniques :
      • développement d’ateliers d’éducation thérapeutique axés sur la prévention.

    5. Être un acteur accompagnateur de la transformation en santé, en particulier pour l’innovation organisationnelle :

    • proposer des offres de services et de santé en lien avec la feuille de route MaSanté 2022 (Ehpad hors les murs, plateforme d’accompagnement et de répit des aidants, mutualisation d’infirmières de nuit, digitalisation de l’éducation thérapeutique…)

    6. Servir les métiers par le digital :

    • fiabiliser et améliorer nos systèmes d’informations au service des métiers et des parcours clients ;
    • des réflexions sont en cours sur la question de la e-réputation :
      • des enquêtes « qualité » sont réalisées pour avoir un retour des patients et savoir quelles améliorations apporter.

    Pour aller plus loin : focus sur les projets d’innovation du groupe accessible sur LNA-sante.fr via ce lien.

    « L’innovation va très vite et son mode de financement beaucoup moins »

    La question du financement et de sa pérennité est l’une des problématiques centrales dans le domaine de l’innovation, estime Marie-Laure Lévêque.

    « Le reste à charge est parfois trop important. L’innovation va très vite et son mode de financement beaucoup moins, observe-t-elle. S’il y a un réel bénéfice, on finance les projets mais la question est de savoir comment, par exemple, financer les tablettes nécessaires dans le cadre d’un suivi à domicile ? Face à la diversité des innovations proposées, nous devons être également très vigilants sur l’évaluation du bénéfice/risque pour nos patients et résidents ; c’est la raison pour laquelle les tests doivent être encadrés et validés par la direction médicale. »

    « Nous avons mis en place un pôle de recherche clinique et un pôle thérapeutique en juillet 2018 pour gérer la structuration des programmes d’études et de recherche, complète-t-elle. Cela est très positif en termes de valorisation de nos métiers. Il y a notamment en cours une étude sur la réhabilitation fonctionnelle de l’épaule, une autre sur les modes de prises en charge des patients traités en oncologie en hospitalisation à domicile et une autre encore sur l’impact de la réduction du traitement de l’hypertension chez les plus de 80 ans. »

  • Rétro 2019 : réglementations et engagements américains qui ont marqué le secteur de la e-santé

    En cette rentrée 2020, Health & Tech Intelligence revient sur les publications fortes de l’année passée. Aujourd’hui, retour sur l’essentiel de l’actualité et de la réglementation américaines de la e-santé en 2019. 

    Réglementations en cours : 
    • un identifiant patient unique au niveau national ;
    • un décret pour améliorer l’accès des seniors à la télé-santé et aux DM ;
    • une demande de sursis à la mise en œuvre du règlement MDR ;

    Engagements et projets : 

    • un projet de réforme du système de santé ;
    • un projet de Cnil au niveau fédéral ;
    • la stratégie e-santé des États-Unis (indicateur).

    USA : la Chambre des représentants vote en faveur d’un identifiant patient unique au niveau national

    La Chambre des représentants américaine a adopté l’amendement bipartisan présenté par Bill Foster (démocrate, Illinois) et Mike Kelly (républicain,Pennsylvanie), qui prévoit d’autoriser un financement fédéral pour un identifiant patient unique au niveau national. Ce vote, qui a eu lieu le 12 juin 2019, a été acquis par 246 voix contre 178 lors de l’examen du projet de loi de financement des ministères de la Santé et du Travail (Labor-HHS Appropriations bill).  S’il est confirmé par le Sénat, cet amendement mettra fin à une interdiction établie depuis 20 ans.

    La suite de l’article est accessible ici.

    USA : Donald Trump signe un décret pour améliorer l’accès des seniors à la télésanté et aux DM

    « Rationaliser les processus d’homologation pour que les produits innovants, notamment « les dispositifs médicaux révolutionnaires  » et les « avancées en matière de télé-santé et de technologies similaires », soient commercialisés plus rapidement » mais aussi « correctement remboursés et largement disponibles ». C’est l’objectif assigné par Donald Trump à son secrétaire à la Santé, Alex Azar, dans un décret présidentiel (executive order) signé le 3 octobre 2019 au Sharon L. Morse Performing Arts Center dans la localité de The Villages en Floride, qui abrite une forte communauté de personnes retraitées. Le président en campagne pour sa réélection a ainsi affirmé sa volonté de « protéger et [d’]améliorer Medicare pour les aînés »

    La suite de l’article est accessible ici.

    Règlement MDR : les États-Unis demandent un sursis de 3 ans

    Dans une communication datée du 23 juillet 2019, la délégation américaine auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a saisi la commission chargée des barrières techniques au commerce : elle fait part de ses « profondes inquiétudes » sur la possibilité pour l’industrie américaine d’avoir accès au marché européen des dispositifs médicaux (DM), alors que le nombre d’organismes notifiés (est jugé « insuffisant pour mener des activités de certification » dans le cadre  des règlements MDR et IVDR (DM de diagnostic in vitro). Elle souligne que, selon la DG Grow, la direction générale de la Commission européenne chargée de la croissance, le nombre d’ON certifiés avant la fin 2019 ne devrait pas dépasser les 12.

    La suite de l’article est accessible ici.

    États-Unis : D. Trump annoncera un projet de réforme du système de santé « dans environ deux mois »

    Un projet de réforme du système de santé américain sera présenté dans « environ deux mois, peut-être moins », a déclaré le président des États-Unis Donald Trump dans une interview accordée au journaliste d’ABC News George Stephanopoulos et diffusée le 16 juin 2019. 

    La suite de l’article est accessible ici.

    États-Unis : un projet de loi sur la protection des données prévoit une Cnil au niveau fédéral

    Une agence fédérale de la protection des données numériques (Data protection agency), organisme indépendant chargé d’assurer la protection de la vie privée et d’ enquêter sur les abus ». C’est ce que veulent créer 2 représentantes démocrates de Californie, Anna G. Ehsoo et Zoe Lofgren, dans une proposition de loi sur la protection de la vie privée sur internet (Online Privacy Act). Selon les documents publiés le 5 novembre 2019 par les deux congressistes, cette nouvelle agence assumerait une partie des missions actuellement confiées à la Federal Trade Commission (FTC), qui a condamné Facebook à une amende de 5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros), mais avec des moyens humains bien supérieurs (jusqu’à 1 600 employés).

    La suite de l’article est accessible ici.

    Stratégie e-santé des États-Unis

    Aux États-Unis, l’Office of the National Coordinator for Health Information Technology (ONC) suit sa feuille de route 2015-2020. Intitulée « Federal Health IT Strategic Plan », sa stratégie vise à utiliser les technologies de l’information pour parvenir à des soins de grande qualité, à moindre coûts, avec une population engagée et en meilleure santé.

    L’indicateur présentant en détail la stratégie e-santé des États-Unis est accessible dans la rubrique « Data » ici.

  • Étude : une IA diagnostique les tumeurs cérébrales pratiquement en temps réel (Nature Medicine)

    Un programme d’intelligence artificielle (IA), mis au point par des chercheurs américains des universités du Michigan et de New York, a réussi à diagnostiquer des tumeurs cérébrales en moins de 2 minutes 30 lors d’une opération, alors qu’il faut compter environ une demi-heure avec la méthode classique. Les résultats de cette étude* publiée le 6 janvier 2020 dans Nature Medicine montrent qu’un tel outil pourrait aider les chirurgiens à opérer de façon plus sûre et plus précise et qu’il pourrait pallier la pénurie d’experts dans le domaine.

    Repérer les tumeurs du cerveau pendant l’opération

    Être capable de poser un diagnostic pendant une opération est essentiel pour fournir des soins sûrs et efficaces. Le diagnostic peropératoire aide en fait à guider la main du neurochirurgien. Or, la méthode actuelle consistant à colorer à l’hématoxyline et à l’éosine des tissus traités est exigeant en temps, en ressources et en main-d’œuvre. De plus, l’interprétation des images histologiques peropératoires dépend d’une main-d’œuvre inégalement répartie, qui fait parfois défaut dans certains établissements de santé.

    Des chercheurs américains de l’Université du Michigan et de New York ont testé une autre méthode diagnostique : un technique d’imagerie optique associée à un algorithme d’intelligence artificielle (IA) reposant sur des réseaux de neurones profonds. Ces derniers ont été entraînés sur plus de 2,5 millions d’images de biopsies. Sa mission consiste à indiquer si les cellules prélevées sont cancéreuses et à de quelle type sont les tumeurs.

    Les résultats de cet essai ont été publiés le 6 janvier 2020 dans la revue Nature Medicine.

    Résultats : un diagnostic précis presque en temps réel

    L’IA est parvenue à :

    • poser le diagnostic de tumeurs cérébrales en salle d’opération en moins de 150 secondes (2 minutes 30), contre 20-30 minutes avec la technique traditionnelle ;
    • classer les tumeurs identifiées au sein des types de cancers du cerveau les plus fréquents ;
    • identifier les régions diagnostiques infiltrées par la tumeur dans les images.

    Dans une étude antérieure, incluant 278 personnes souffrant d’une tumeur au cerveau, les mêmes chercheurs avaient démontré que le diagnostic via l’intelligence artificielle n’était pas inférieur à l’interprétation pathologique des images histologiques conventionnelles puisque le diagnostic était correct dans 94,6 % contre 93,9 % pour l’analyse humaine traditionnelle.

    « Voir ce qui serait invisible autrement »

    « En tant que chirurgiens, nous sommes limités dans nos interventions par ce que nous pouvons voir ; cette technologie nous permet de voir ce qui serait autrement invisible, d’améliorer la vitesse et la précision dans la salle d’opération et de réduire le risque de mauvais diagnostic « , commente l’auteur principal de l’étude Daniel A. Orringer, professeur agrégé de neurochirurgie à l’école de médecine Grossman de l’université de New York.

    Cette technique élimine en effet le long processus d’envoi des tissus hors de la salle d’opération pour traitement et interprétation. « De façon étonnante, dans tous les cas où les pathologistes se sont trompés, notre algorithme a vu juste, et dans tous les cas où l’algorithme s’est trompé, les pathologistes ont vu juste », note le Pr Daniel A. Orringer. « Avec cette technologie d’imagerie, les opérations du cancer seront plus sûres et plus efficaces que jamais », prédit le spécialiste. Plus de 15 millions de personnes se voient diagnostiquer un cancer chaque année et plus de 80 % subissent en conséquence une chirurgie.

  • Sensome lève 8M€ et s’allie à une société japonaise pour co-créer un guide connecté traitant l’AVC

    Sensome, qui développe un petit capteur capable d’identifier les tissus biologiques, lève 8 millions d’euros en série B dans le cadre d’un tour de table mené auprès de ses investisseurs historiques (Kurma Partners, Idinvest, BNP Paribas Développement et Paris-Saclay Seed Fund) et d’Asahi Intecc, une société japonaise présentée comme le leader mondial de la technologie de guide. La somme recueillie va être utilisée pour tester la performance clinique de Clotild, le guide neurovasculaire connecté de Sensome pour le traitement de l’AVC ischémique et à préparer sa mise sur le marché, précise la société dans un communiqué publié le 13 janvier 2020.

    Sensome et Asahi se sont également alliés pour mettre en place un plan de développement sur 2 ans afin de créer un nouveau guide connecté pour le traitement de l’AVC ischémique, alliant le micro-capteur de Sensome et Chikai, le guide d’Asahi.

    Un guide connectée pour faciliter le recours à thrombectomie mécanique

    L’AVC ischémique est la principale cause d’invalidité dans le monde, rappelle Sensome (communiqué), précisant qu’il peut désormais être traité en retirant le caillot par le biais de dispositifs de thrombectomie mécanique, guidés depuis l’aine sur un fil métallique.

    « Sensome transforme ces guides grâce à son capteur afin d’aider les médecins à retirer le caillot du premier coup, ce qui n’est aujourd’hui réalisé que dans un cas sur trois et améliore ainsi considérablement le pronostic du patient », indique la société.

    La technologie de capteurs de cette dernière peuvent être déployée dans divers domaines médicaux, note-t-elle, comme celui de la cardiologie interventionnelle et de l’oncologie.

    Un dispositif qui « permettra au médecin d’en savoir beaucoup plus sur la nature du caillot de son patient sans modifier la prise en charge »

    « Le guide connecté vise à recueillir et interpréter une quantité considérable d’informations sur les caillots, contribuant ainsi à améliorer le traitement de l’AVC ischémique aigu. Un guide performant, facile à utiliser doté du micro-capteur embarqué, permettra au médecin d’en savoir beaucoup plus sur la nature du caillot de son patient sans modifier la prise en charge, explique Masahiko Miyata, P.-D.G. d’Asahi Intecc. L’alliance des technologies de micro-capteur de Sensome et de guide d’Asahi est hautement synergique. Asahi est convaincu que cette collaboration donnera naissance à un guide intelligent révolutionnaire aux performances mécaniques exceptionnelles et aux capacités uniques. »

    Asahi Intecc est l’un des principaux fabricants et fournisseurs de guides et de cathéters au monde. Les dispositifs médicaux de l’entreprise sont utilisés par les hôpitaux pour les interventions cardiovasculaires et neurovasculaires dans plus de 108 pays et régions.

    « L’avenir des thérapies interventionnelles dépend de la disponibilité de la bonne information au bon moment »

    « L’avenir des thérapies interventionnelles dépend de la disponibilité de la bonne information au bon moment. Nous avons développé la technologie qui permet de rendre les dispositifs médicaux connectés, que ce soit dans le domaine de l’AVC ischémique ou d’autres spécialités, commente Franz Bozsak, P.-D.G. et co-fondateur de Sensome. Le partenariat avec Asahi démontrera que la technologie de capteurs de Sensome peut être intégrée dans tout dispositif médical haut de gamme sans dégrader sa performance. »

  • Team-up for start-up : contribuer au développement de projets health tech, le 28/01/2020 à Paris

    Bpifrance organise le 28 janvier 2020 à l’Institut Pasteur la soirée Team-up for start-up, l’occasion pour les acteurs du secteur (industriels, incubateurs, fonds, etc.) de rencontrer des start-ups health tech et de proposer leurs compétences pour accélérer le développement de ces jeunes sociétés.

    « Cet événement vise à offrir aux porteurs de projets et aux jeunes start-ups en incubation ou en accélération l’opportunité de rencontrer des personnes intéressées pour contribuer à leur développement comme ressource extérieure, associé ou co-fondateur potentiel« , précise Bpifrance sur son site web.

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires (nombre de place limité), sont à réaliser avant le 17 janvier 2020 par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Programme

    • 17h-18h : accueil des contributeurs

    • 18h-20h : pitchs des porteurs de projets (3 minutes chacun) suivis de discussion en table ouverte

  • French tech : les institutionnels promettent 6 milliards d’euros pour les sociétés innovantes

    22 investisseurs institutionnels français s’engagent à mobiliser « plus de 6 milliards d’euros en faveur du financement des entreprises technologiques d’ici le 31 décembre 2022 » : c’est ce qu’annonce le ministère de l’Économie et des Finances dans un communiqué diffusé le 13 janvier 2020. Assureurs pour la plupart, ces investisseurs réunis à Bercy pour « marquer le point départ » de la « mise en œuvre concrète » des engagements pris par eux-mêmes en septembre 2019 ont ajouté 1 milliard d’euros au total des sommes promises l’an dernier.

    Le ministère précise que les engagements des investisseurs se déploieront « à la fois sur le segment de l’investissement non coté, en finançant des fonds français de capital-investissement proposant une stratégie late stage et sur l’investissement coté, « en attribuant des mandats global tech à des gestionnaires d’actifs basés en France ».

    « Les investisseurs institutionnels français mobilisent des moyens qui sont sans précédent et qu’ils ont décidé d’augmenter, commente Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique. C’est une étape cruciale dans le développement de la French Tech. »

    Un cadre et une gouvernance

    Les documents signés au cours de cette cérémonie « établissent un cadre et une gouvernance visant à définir l’éligibilité des projets d’investissement ». Le Comité exécutif créé par la charte se réunira « à intervalles réguliers et au moins trois fois par an dès le mois de janvier [pour] déterminer les premiers fonds éligibles [et] assurera le suivi opérationnel de l’initiative et sa promotion, aussi bien en France qu’à l’international », est-il précisé.

    La suite logique du rapport Philippe Tibi

    Dans son rapport remis en juillet 2019, Philippe Tibi constatait une « forte dynamique » des start-ups en France obérée par des difficultés à trouver des financements au niveau du late stage (levée de fonds supérieure à 50 millions d’euros) et de la cotation en raison du « manque d’investisseurs spécialisés sur ces segments » dans l’Hexagone.

    Il proposait par conséquent « de mobiliser les investisseurs institutionnels français pour les inviter à consacrer une part plus importante de leurs allocations, en finançant des fonds français de capital-innovation ayant vocation à gérer plus d’un milliard d’euros en faveur d’entreprises non cotées en phase avancée de croissance (late stage) et, pour la partie cotée, en développant des fonds « global tech » qui permettront la structuration dans notre pays d’une expertise de pointe sur le financement des entreprises technologiques« , selon les termes du communiqué alors diffusé par Bercy.

  • MSL

    Médecin scientifique de liaison

  • Cardiologs lève 13,5 M€ pour sa solution de diagnostic des maladies cardiaques basée sur IA

    La société française Cardiologs lève 15 millions de dollars US (13,48 M€) avec pour objectif d’accélérer la diffusion de sa solution de diagnostic des maladies cardiaques basée sur l’intelligence artificielle (IA). Ce tour de table a été réalisé auprès du fonds Alven ainsi que des partenaires historiques Bpifrance, ISAI, Kurma Diagnostics, Idinvest Partners et Paris Saclay Seed Fund.  

    Les financements récoltés serviront à la fois à intensifier les efforts commerciaux de l’entreprise,  notamment en Amérique du Nord, et à enrichir sa plateforme technologique avec de nouvelles applications, précise la société dans un communiqué daté du 10 janvier 2020.

    Cardiologs affirme que sa solution d’IA est capable de détecter et de diagnostiquer rapidement des maladies cardiaques « aussi efficacement que les meilleurs cardiologues humains au monde » : entraîné sur plus de 1,4 million d’enregistrements ECG, l’outil sait repérer plus de 100 anomalies cardiaques différentes, interpréter les données d’un grand nombre d’appareils de surveillance cardiaque et générer un rapport en quelques minutes. Il a obtenu l’homologation de la FDA.

  • Bisom, Hygia, Withings… les start-ups françaises de la e-santé qui font parler d’elles au CES 2020

    Acteurs publics, grands groupes et start-ups du monde entier participent au CES 2020, le plus grand salon de l’électronique mondial, qui a ouvert ses portes le 7 janvier 2020 à Las Vegas pour mettre en lumière, en exclusivité, les nouvelles solutions et innovations des grands noms de l’industrie.

    Pour cette 53ème édition, l’engouement pour le secteur de la santé se confirme. Entre les GAFA qui envahissent le secteur de la health tech et les start-ups qui multiplient les outils de prévention et d’optimisation de l’expérience des patients, les participants peuvent entrevoir un aperçu complet du marché.

    Cette année encore, la délégation française surfe sur cette tendance. En effet, sur plus de 160 start-ups participantes, 35 opèrent dans le secteur de la e-santé. C’est le cas notamment de Bisom, Hygia, MySofie et Withings, qui exposent leurs solutions au Eureka Park, un espace du salon dédié principalement aux start-ups.

    • Bisom : membre de la délégation Haut-de-France, la start-up présente son outil de télérégulation destiné aux urgentistes. À noter : le jury d’experts du village francophone a élu la jeune pousse lauréate 2020 dans la catégorie « e-santé ».
    • Hygia : issue de la région Occitanie, la start-up explose son fauteuil connecté conçu pour les salles d’attente.
    • MySofie : la jeune pousse bordelaise vise la conquête du marché international grâce à son application regroupant l’ensemble des dépenses de santé.
    • Withings : habituée du CES depuis plusieurs années, la start-up française présente sa nouvelle montre connectée, la ScanWatch, qui dispose de multiples capteurs de mesure médicale pour détecter la fibrillation auriculaire, l’oxymétrie et l’apnée du sommeil.

  • Panorama 2019 du Snitem : le marché du DM numérique rassemble 2,5 fois plus d’entreprises qu’en 2017

    51 % des entreprises du secteur dispositif médical (DM) « sont en phase de développement de DM connectés et/ou de solutions et applications digitales » et le marché numérique en santé rassemble actuellement « 2,5 fois plus d’entreprises qu’en 2017 » . Il s’agit des informations centrales figurant dans le Panorama 2019 du dispositif médical en France, réalisé par la société D&Consultants  et présenté par le Snitem le 9 janvier 2020 à Paris. Les auteurs de l’étude indiquent cependant que « le segment du numérique en santé apparaît toujours comme un marché émergent compte tenu de la faible part relative de chiffre d’affaires qu’il représente » au sein du secteur français du DM.

    « Toutes les entreprises qui ont les moyens d’investir dans le numérique le font, tout le monde est persuadé que c’est une partie de notre avenir », commente Philippe Chêne, président du Snitem : « La question est de savoir comment cela va être évalué [et] remboursé ».

    L’épineuse question de la rémunération

    « La Haute autorité de santé (HAS) démarre la méthodologie pour les étudier, ils ne savent pas vraiment faire », précise Eric Le Roy, directeur général du Snitem . Quand des solutions e-santé numérique sortiront avec un tampon HAS, il faudra que le CEPS change son modèle de tarification pour arriver à quelque chose de soutenable, explique-t-il. Ce sera plus difficile d’obtenir un prix pour une application pure et dure car c’est complètement nouveau.»

    « Pour les deux solutions de télémédecine prises en charge aujourd’hui, la télécardiologie et la télésurveillance respiratoire, la rémunération ne couvre pas les coûts pour l’entreprise », précise-t-il.

    Une filière dynamique portée par l’export

    70 % de la croissance anticipée serait générée par l’export selon le panel d’entreprises interrogé

    La filière française du dispositif médical (DM) en 2019 compte 1 502 entreprises, soit 201 de plus qu’en 2017 lors de la dernière édition du Panorama. Le secteur « se caractérise par une très forte dominante de PME » (93 %) et emploie 89 130 salariés sur le territoire national, est-il indiqué dans le rapport. Les sociétés d’origine étrangère représentent 27 % des entreprises, 48 % des salariés et 66 % du chiffre d’affaires de la filière.  

    La dynamique du secteur apparaît « portée par l’international » : 70 % de la croissance anticipée serait générée par l’export selon le panel d’entreprises interrogé, avec pour marchés privilégiés l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. La majorité des entreprises interrogées (84 %) ont, de plus, affirmé vouloir conquérir davantage de nouveaux marchés.

    4 enjeux majeurs pour les industriels

    Le Panorama pointe 4 « grands enjeux » qui préoccupent les acteurs de la filière :

    • la règlementation : l’introduction du règlement européen MDR devrait entraîner « une augmentation significative des exigences » , de sorte que 33 % des entreprises estiment qu’elle « menace la pérennité de leurs sites de production en France ». 77 % anticipent un retard de mise sur le marché de leurs DM ;
    • l’accès au marché : 41 % des entreprises déclarent avoir renoncé à la mise sur le marché d’un DM en France, dont 54 % en raison de prix « trop faibles » et 37 % en raison d’un accès au remboursement « trop compliqué » ou « trop long » ;
    • le financement des entreprises : 53 % des acteurs interrogés constatent un manque de financement post-amorçage « traduisant un vrai déficit de compétitivité » ;
    • les ressources humaines : 70 % des entreprises interrogées peinent à trouver des profils règlementaires (52 %), marketing/vente (42 %) et numérique (34 %).