Centers for Disease Control and Prevention (Centres pour le contrôle et la prévention des maladies)
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Autonomie : la stratégie globale du ministère prévoit 2 applis numériques et 1 programme de recherche
Une application à destination des citoyens pour « avancer en âge en bonne santé », une deuxième appli pour le dépistage des fragilités des personnes âgées et un programme national de recherche. Tels sont les principaux dispositifs prévus dans le cadre de la stratégie globale nationale « Vieillir en bonne santé », présentée le 16 janvier 2020 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn dans l’objectif de « prévenir la perte d’autonomie ». Le projet contient « tout ce que [le gouvernement peut] mettre en œuvre avant le texte de loi [sur la dépendance prévue au premier semestre] », indique la ministre.
Agnès Buzyn a ainsi annoncé dans le cadre de cette stratégie les 3 actions clés suivantes :
• le lancement fin 2020 par Santé publique France d’une application en santé pour « avancer en âge en bonne santé », offrant à la personne une auto-évaluation de ses besoins, des conseils opérationnels et des orientations personnalisées pour une prévention renforcée à 40-45 ans : il s’agit de prévenir les maladies chroniques et les troubles neurocognitifs qui représentent « la cause principale de perte d’autonomie », rappelle le ministère ;
• la diffusion d’un programme de dépistage des fragilités des personnes âgées selon la démarche ICOPE (Integrated Care for Older People), de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), grâce à une application numérique : dans ce cadre, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé au premier semestre 2020 ;
• la création avec son homologue chargée de la Recherche Frédérique Vidal d’un programme national de recherche, qui associera la recherche technologique au service de la médecine régénérative, de la médecine connectée et de la robotique à la recherche fondamentale sur « les mécanismes du vieillissement ou les pathologies liées à l’âge » et à la recherche en sciences humaines et sociales.
ICOPE, une démarche à adapter au contexte français
Le programme de prévention du déclin fonctionnel ICOPE (Integrated Care for Older People) conçu par l’OMS repose sur « l’évaluation et le suivi de ses capacités intrinsèques » : la mobilité, la nutrition, les fonctions sensorielles, l’état psycho-social et la cognition.
Une application numérique guidera le professionnel de l’aide et l’accompagnement
Une application numérique guidera le professionnel de l’aide et l’accompagnement dans une « démarche structurée de recueil d’information » et dans la « définition d’un plan d’action adapté à la perte des capacités de la personne âgée »: prescription d’activités physiques adaptées ; actions prévenant la dénutrition…
Un AMI sera lancé au premier semestre 2020 dans le cadre du dispositif « Article 51 »
La stratégie globale prévoit une « démarche expérimentale » pour « adapter le programme au contexte français, définir un modèle de financement et les conditions d’un déploiement du dispositif sur l’ensemble du territoire ». Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) sera lancé au premier semestre 2020 dans le cadre du dispositif « Article 51 » de la LFSS 2018 en vue d’identifier les acteurs avec lesquels co-construire le cahier des charges de cette expérimentation. Les participants à cette co-construction devront ensuite mettre en œuvre l’expérimentation qu’ils auront contribué à définir.
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L’ARS Île-de-France sélectionne 4 projets e-santé en soins de suite et de réadaptation (AMI)
4 projets innovants de e-santé dans la prise en charge des patients en établissements ou services de soins de suite et de réadaptation (SSR) ont été sélectionnés par l’Agence régionale de santé (ARS) Île-de-France à l’issue d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI). Ces projet ont été retenus à titre expérimental, parmi 19 projets candidats, pour un montant total de 170 000 euros, précise l’ARS dans un communiqué daté du 14 janvier 2020.
Les 4 solutions lauréates sont les suivantes :
• un tapis de marche connecté pour la rééducation motrice et cognitive au domicile (CMPR de Bobigny en partenariat avec la société Ezygain) ;
• un capteur inertiel de réalité virtuelle en 3D pour évaluer la marche et pour améliorer la rééducation du membre supérieur (hôpital de la Pitié Salpêtrière, AP-HP en partenariat avec la société Mindmaze) ;
• des semelles connectées pour la rééducation à la marche de patients atteints de la maladie de Parkinson (Institut de réadaptation de Romainville en partenariat avec la société Feetme) ;
• un dispositif d’aide à la limitation des épisodes d’incontinence urinaire en milieu hospitalier (hôpital Charles Foix en partenariat avec la société Triple W).3 conditions d’éligibilité à l’AMI
Pour être éligibles à cet appel à manifestation d’intérêt (AMI), les technologies candidates devaient respecter 3 critères :
- être directement dédiées et/ou s’intégrer au parcours de prise en charge de réadaptation et de réinsertion du patient pour permettre un recueil et une analyse de données mais aussi pour apporter une plus-value dans l’acte de soin ou de réadaptation ainsi qu’une aide à la décision dans le projet thérapeutique;
- reposer sur des innovations technologiques ayant atteint un stade de maturité de fonctionnement et de sécurité avéré et disposer d’un marquage CE (ou être en cours d’obtention de ce marquage) ;
- être portés conjointement par un industriel avéré, y compris start-up, et des professionnels de santé de terrain expérimentés dans le champ des soins de suite et de réadaptation (SSR). Une collaboration étroite entre l’établissement et le partenaire industriel était attendue.
Les SSR, « un choix évident pour expérimenter »
L’Agence régionale de santé d’Île-de-France affirme que les SSR constituaient « un choix évident » pour une expérimentation, ayant la vocation de représenter « la face hospitalière de la prise en charge du handicap », avec « un processus global d’accompagnement personnalisé dans un objectif fonctionnel ».
Elle souligne que les soins de suite et de réadaptation sont « particulièrement concernés par le développement de nouvelles technologies », permettant de faciliter la prise en charge des patients en établissement de santé ou à domicile ainsi que le maintien de l’autonomie (objets connectés, télé-rééducation et télésurveillance). L’ARS ajoute que « l’anticipation de l’impact des nouvelles technologies et leur promotion » est un des objectifs du projet régional de santé dans le champ des SSR.
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12èmes rencontres de l’USPO : la pharmacie, une dynamique pour les territoires (29/01/2020, Paris)
L’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) organise ses 12ièmes rencontres le 29 janvier 2020 au ministère des Solidarités et de la Santé sur le thème « la pharmacie, une dynamique pour les territoires ».
Au programme :
• économie de l’officine : bilan 2019 ;
• Ehpad/pharmacie : coordination renforcée ;
• généralisation de la vaccination en officine : premier bilan ;
• la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé ;
• la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie ;
• Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ? Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ? ;
• lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire ;
• la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements ;
• maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire.Les inscriptions sont à réaliser par email à uspo@uspo.fr jusqu’au 23 janvier.
Programme
- Journée d’échange animée par Tina Géréral, pharmacien, journaliste indépendante et co-fondatrice de l’agence de communication Ère Santé
Accueil à partir de 8h30
9h-9h30 : Économie de l’officine : bilan 2019
- Dimitri Guillot, directeur « Supplier Relations », Iqvia
9h30-10h15 : Ehpad/pharmacie : coordination renforcée
- Paule Kujas, responsable du département des produits de santé, Cnam
- Paul-Emile Haÿ, directeur médical et soins, Korian France Senior
- Gilles Bonnefond, président, USPO
10h15-10h30 : généralisation de la vaccination en officine : premier bilan
- Carine Wolf-Thal, présidente, Conseil national de l’Ordre des pharmaciens
- Gilles Bonnefond, président, USPO
10h30-11h15 : la pharmacie dans la nouvelle organisation du système de santé
- Katia Julienne, directrice générale de l’offre de soins (DGOS), ministère des Solidarités et de la Santé
- Martine Berthet, sénatrice de la Savoie sous l’étiquette Les Républicains
- Thomas Mesnier, député La République En Marche de la 1ère circonscription de Charente
1h15-12h : la convention pharmaceutique, à l’origine des évolutions pour la pharmacie
- Annelore Coury, directrice déléguée à la gestion et l’organisation des soins, Cnam ;
- Pierre-Olivier Variot, vice-président, USPO
- Gilles Bonnefond, président, USPO
12h-12h15 : grand témoin
- Guy Vallencien, pésident, CHAM
Pause Déjeuner
14h-14h20 :
- Comment l’Ordre accompagne-t-il l’évolution de la pharmacie ?
- Pierre Beguerie, président, Conseil central A de l’Ordre des pharmaciens
- Quel regard les patients portent-ils sur cette réforme ?
- Gérard Raymond, président, France Assos Santé
14h20-15h : lien ville-hôpital, coordination, prévention, dépistage : l’action des URPS Pharmaciens sur le territoire
- Christian Filippi, président, URPS Corse (sous réserve de confirmation)
- Pascal Louis, président, URPS Bourgogne-Franche-Comté
- Renaud Nadjahi, président, URPS Île-de-France (sous réserve de confirmation)
- Olivier Rozaire, président, URPS Auvergne-Rhône-Alpes
- Grégory Tempremant, président, URPS Hauts-de-France
15h-15h40 : la pharmacie en plein mouvement : le rôle des étudiants et des groupements
- Gautier Davrainville-Simonato, président, Anepf
- Lucien Bennatan, président, Ma Pharmacie Référence
- Jean-Baptiste de Coutures, président, Giphar
- Laurent Filoche, président, UDGPO
- Alain Grollaud, président, Federgy, syndicat de groupements et enseigne
15h40-16h30 : maintien à domicile : le pharmacien, un maillon essentiel du territoire
- Catherine Rumeau-Puchon, vice-présidente, CEPS
- Linda Makhlouf, directrice du développement respiratoire, Philips
- Philippe Montaner, président, Timkl
16h30 : Clôture
- Gilles Bonnefond, président, USPO
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Étude : l’IA à même de mesurer la glycémie et d’éviter les piqûres au bout du doigt (Sc. Reports)
Une nouvelle technique développée par des chercheurs de l’université de Warwick (Angleterre) utilise les dernières découvertes de l’intelligence artificielle (IA) pour détecter les événements hypoglycémiques à partir des signaux d’ECG. La technologie s’est révélée fiable à 82 % et pourrait donc remplacer les tests invasifs que sont les piqûres au bout du doigt. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 13 janvier 2020 dans la revue Scientific Reports.
Une détection automatique des hypoglycémies grâce à un ECG basé sur IA
Le suivi de la glycémie est essentiel pour les personnes souffrant de diabète, une hypoglycémie pouvant entraîner de la confusion, de l’irritabilité et des convulsions qui peuvent même se révéler fatales. Depuis quelques années, cette surveillance s’est nettement améliorée avec l’arrivée de dispositifs de mesure du glucose en continu. Cependant, ils représentent quelques inconvénients. Ils mesurent le glucose à l’aide d’un capteur invasif muni d’une petite aiguille. Et bien souvent, ils doivent être calibrés 2 fois par jour par le bais des piqûres à réaliser au bout du doigt.
Un programme de deep learning repère automatiquement les épisodes d’hypoglycémie
Des chercheurs de l’université de Warwick, en Angleterre, ont mis au point une nouvelle technologie de détection automatique des hypoglycémies grâce à l’intelligence artificielle (IA). Concrètement, des capteurs portables – non invasifs cette fois – pratiquent un ECG. Charge ensuite à un programme d’apprentissage en profondeur (deep learning) de repérer automatiquement les épisodes d’hypoglycémie. En effet, les battements cardiaques changent en fonction du taux de glucose et la forme d’onde de l’ECG se modifie elle aussi. Les chercheurs ont en outre mis au point une méthode permettant aux cliniciens de visualiser quelle partie du signal ECG est associée de façon significative à l’événement hypoglycémique chez chaque sujet, ce qui permet de surmonter le problème d’intelligibilité des méthodes d’apprentissage profond.
Les résultats de ces travaux ont été publiés le 13 janvier 2020 dans la revue Scientific Reports.
Résultats : l’IA aussi fiable que les moniteurs de glucose en continu
- les événements hypoglycémiques sont repérés à partir des signaux ECG avec une sensibilité et une spécificité de l’ordre de 82 %
- la fiabilité du système d’IA est similaire à celle des moniteurs de glucose en continu
Un suivi personnalisé des personnes diabétiques
« Notre approche permet un réglage personnalisé des algorithmes de détection et met l’accent sur la façon dont les événements hypoglycémiques affectent l’ECG chez les individus, commentent les auteurs de l’étude. Sur la base de ces informations, les cliniciens peuvent adapter la thérapie à chaque individu. ». Cette personnalisation du suivi est possible parce que le modèle d’intelligence artificielle a été entraîné avec les données propres à chaque malade. Cela pourrait expliquer pourquoi les études précédentes utilisant l’ECG pour détecter les événements hypoglycémiques ont échoué.
Par ailleurs, les chercheurs de l’université de Warwick soulignent que le recours à l’ECG est pertinent car il peut être effectué à tout moment, même la nuit. Contrairement aux piqûres réalisées au bout du doigt. Pour les patients en âge pédiatrique, cette solution pourrait s’avérer particulièrement pertinente.
Il s’agit cependant d’une étude pilote. Davantage de recherches cliniques sont nécessaires pour confirmer ces résultats dans des populations plus larges. « C’est pourquoi nous recherchons des partenaires », précisent les auteurs des travaux.
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Silver tech : Damartex étoffe son pôle healthcare en rachetant Santéol (assistance respiratoire)
Damartex acquiert à 95 % les titres de la société Santéol holding SAS, prestataire de santé à domicile (PSAD) spécialisé dans l’assistance respiratoire. Damartex, maison mère des textiles Damart, souligne dans un communiqué daté de décembre 2019 son ambition de devenir « le leader européen de la silver économie ». Santéol rejoint le pôle « healthcare » du groupe, qui comprend déjà Sedagyl, un catalogue de produits axés sur le maintien à domicile, qui prévoit d’ »accélérer sa croissance sur le digital auprès des seniors et des aidants ».
Damartex estime que seul un tiers des patients atteints d’apnée du sommeil sont actuellement pris en charge, alors que cette population estimée à 3 millions de personnes, « seniors en grande majorité », est appelée à augmenter « du fait de l’évolution démographique ».
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Stratégie e-santé du Japon
Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.
E-santé : multiples horizons
Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
• « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
• « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.
En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
• 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
• 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
• 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
• 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA.
Écosystème business
Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.Challenges restants
Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions. -
DATA – Stratégie e-santé du Japon
Pour remédier aux défis liés au vieillissement de sa population et à sa longévité (la plus importante du monde), le Japon cherche à exploiter tout le potentiel du numérique dans le secteur de la santé. Réciproquement, ces caractéristiques démographiques, liées au volume important de données de qualité et à une infrastructure solide de technologies de l’information, font du Japon un terrain de jeu idéal pour les acteurs de l’innovation en santé.
E-santé : multiples horizons
Malgré l’absence d’une stratégie nationale e-santé spécifique, la santé numérique joue un rôle important dans les stratégies nationales qui façonneront le pays dans les années à venir :
• « Japon 2035, transformer le système de santé » ;
• « Société 5.0, s’appuyer sur l’IA, l’IoT, la big data et la robotique ».Grâce à son système de couverture universelle, la data au Japon est en quantité importante et de qualité : données administratives et médicales (notamment celles liées aux soins de longue durée). De plus, depuis janvier 2016, un identifiant unique (« My Number System ») renforce l’infrastructure et l’efficience administrative du système social.
En 2014, le gouvernement a créé le Quartier général de la politique de santé. Mené par le Premier ministre, ce QG vise à proposer un système de santé plus centré autour du patient, en exploitant la data et en définissant les prérequis techniques, les règles et les standards des TIC. Quelques réglementations clés :
• 2015 : autorisation à pratiquer la téléconsultation (jusqu’alors interdite, sauf en région rurale) ;
• 2017 : révision de la loi sur la protection des informations personnelles, autorisant l’utilisation de la data, anonyme, par des tiers accrédités (avec possibilité de opt-out pour les patients) : institutions de recherche, agences gouvernementales, entreprises privées… ;
• 2018 : augmentation du revenu de la téléconsultation autorisé aux hôpitaux et cliniques ;
• 2020 : mise en place d’une plateforme de consolidation des données de diverses sources (assureurs, gouvernement, secteur privé…) et d’analyse de ce big data.En parallèle, l’Institut national de l’informatique pousse la recherche dans les domaines de la big data, de l’IoT et de la sécurité de l’information. Un groupe de travail a été mis en place par l’Agence japonaise du médicament et du dispositif médical pour établir les critères à respecter par les solutions utilisant l’IA.
Écosystème business
Il y a entre 100 et 200 start-ups consacrées à la santé numérique au Japon. L’écosystème de l’innovation est fragmenté mais florissant : + 9,4 % de croissance du marché de la health tech entre 2017 et 2018. Depuis 2018, le gouvernement a mis en place un système de « bac à sable » pour soutenir des projets pilotes. Ces derniers peuvent impacter la réglementation japonaise. Le gouvernement organise également des challenges start-ups, dont une compétition organisée au cours du Well Aging Society Summit Asia-Japan (conférence internationale sur le thème du vieillissement). En 2019 a été créé InnoHub, un centre dédié aux acteurs de l’innovation.Challenges restants
Malgré ces avancées, il reste d’importants challenges à relever au Japon, notamment le déploiement partiel des Electronic Medical Records (environ 34 %) et le faible niveau d’intégration des différentes systèmes IT entre institutions.Le tableau présentant la stratégie e-santé du Japon est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.
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Insuffisance cardiaque : un protocole de télésurveillance autorisé par arrêté
« Télésurveillance, consultation de titration et consultation non programmée, avec ou sans télémédecine, des patients traités pour insuffisance cardiaque, par un infirmier. » C’est l’intitulé du « protocole de coopération » autorisé sur le territoire national par l’arrêté du 27 décembre 2019 publié au Journal officiel (JO) du 31 décembre. Selon l’équipe promotrice, issue du service de cardiologue de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil (AP-HP), ce protocole « vise à permettre une prise en charge précoce et un suivi rapproché de l’insuffisance cardiaque (IC) ».
Ce protocole de coopération permettra de déléguer du médecin cardiologue à un infirmier :
• la réalisation de consultations de suivi de l’insuffisance cardiaque, pour la titration des médicaments de lIC systolique en présentiel ou pour décompensation cardiaque, « en présentiel ou en téléconsultation » ;
• la télésurveillance ;
• l’orientation des patients.Il s’agit de « faciliter la prise en charge ambulatoire en permettant une surveillance à distance et en simplifiant le parcours de soins afin d’éviter les passages dans les services d’urgence, [de] diminuer les hospitalisations et [d’]améliorer la qualité de vie des patients », est-il précisé.
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Reconnaissance vocale : Nuance équipe 270 médecins et 550 secrétaires du CHRU de Nancy
270 praticiens du CHRU de Nancy utilisent actuellement les solutions d’intelligence artificielle (IA) de la société Nuance Communications pour « compléter les dossiers patients à la voix » : c’est ce qu’affirme la start-up française dans un communiqué daté du 13 janvier 2020. Cette dernière souligne que l’adoption de son outil s’inscrit dans un « plan de transformation digitale des services et des métiers », axé sur la « fin du papier », et dans la démarche globale d’« amélioration de l’efficience des établissements de santé ».
L’adoption de la reconnaissance vocale a notamment permis :
• de gagner en rapidité sur la production et la remise des lettres de liaison à l’issue d’une hospitalisation : auparavant, tous les services du CHRU accumulaient des retards de frappe de leurs comptes rendus ;
• d’améliorer la qualité de la tenue des dossiers patients : le service cardiologie, où tous les métiers utilisent la reconnaissance vocale, a pu constater « une meilleure prise en charge des patients au moment de leur admission » grâce à « une tenue parfaite des dossiers »;
• de libérer ses 550 secrétaires de la frappe au clavier, qui jusqu’ici occupait 30 % de leur temps de travail, leur permettant de se consacrer à l’accueil du patient et à l’aide au médecin.Une extension envisagée au périmètre du GHT Sud Lorraine
La DSI du CHRU de Nancy envisage d’étendre à moyen terme la reconnaissance vocale de Nuance au périmètre du groupement hospitalier de territoire (GHT) Sud Lorraine, qui rassemble 11 établissements publics de santé. L’objectif et de « répliquer » à l’échelle du GHT les gains d’efficience obtenus au sein du CHRU en donnant aux médecins « le même environnement de travail sur tout le territoire ».
Nuance revendique plus de 500 000 médecins utilisateurs dans 10 000 établissements de santé
Nuance Communications revendique plus de 500 000 médecins utilisateurs dans 10 000 établissements de santé dans le monde et affirme que ses solutions contribuent à gérer les données de plus de 300 millions de patients chaque année.