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  • Le GIP CPage décroche son plus gros marché en testant son e-assistant aux Hospices Civils de Lyon

    Le groupement d’intérêt public (GIP) CPage, éditeur de logiciels pour les établissements de santé, a remporté début février 2019 son plus important contrat en signant avec les Hospices civils de Lyon un accord pour mettre en test son assistant numérique à l’accueil de l’hôpital de Semur-en-Auxois, en Côte-d’Or.

    CPage mobilise une équipe technique et d’assistance entière pour ce nouveau client.

    Les logiciels de CPage sont utilisés par environ un tiers des établissements publics de santé français afin de faciliter leurs procédures administratives. Un logiciel a pour fonction de gérer la partie administrative du dossier des patients (facturation, celle destinée à la sécurité sociale et aux caisses complémentaire), un autre les commandes fournisseurs et un dernier ses ressources humaines (planning, barèmes, primes, formations, etc.).

    La société travaille par ailleurs sur le développement d’une approche prédictive du fonctionnement des hôpitaux. Afin d’anticiper les fluctuations d’activité des établissements et, par exemple, de savoir combien de personnes il faut mobiliser en cas de pic de chaleur, elle est en train de mettre au point une solution capable d’agréger les données dont elle dispose puis de les mettre en perspective avec d’autres données, notamment météorologiques, le tout analysé par des algorithmes d’apprentissage profond (deep learning).

    « L’’évolution permanente des réglementations affectent le fonctionnement et les finances des hôpitaux »

    CPage doit constamment ajuster son offre aux réglementations en vigueur, qui évoluent rapidement. La réforme de la tarification à l’activité fait partie de ces changements auxquelles a dû s’adapter l’entreprise.

    « Du fait de notre position, nous sommes des observateurs privilégiés de l’évolution des coûts de la santé, autant que de l’évolution permanente des réglementations, que l’on ne prend pas le temps de bien évaluer. C’est à notre sens vraiment dommageable, celles-ci affectent évidemment le fonctionnement et les finances des hôpitaux », commente David Boussard, le nouveau directeur général de CPage, nommé le 1er janvier 2019 (source : magazine du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté Tracesecritesnews.fr).

    CPage : chiffres clés

    • 2003 : création.
      CPage est né dans un service informatique du CHU de Dijon. Le logiciel était alors utilisé comme outil interne avant d’être étendu. En 2003, les adhérents utilisateurs du logiciel monte un groupement d’intérêt public (GIP) pour officialiser l’autonomisation de la solution et respecter la nature publique des établissements de santé engagés.
      La structure publique est accompagné d’un fonctionnement interne privé.
    • 300 adhérents : hôpitaux et établissements publics de soins de toute taille.
    • 21,5 millions d’euros en 2019 : chiffre d’affaires revendiqué, soit une croissance de 5 % par rapport à 2018 (20,6 millions d’euros) et de 30 % du chiffres d’affaires, des effectifs et de la clientèle sur les 8 dernières années.
    • 210 agents et collaborateurs : nombre d’employés, dont une douzaine est dédiée à l’autre activité la plus importante du GIP, la gestion directe des fiches de paie des personnels de santé, qui représente 25 % de son chiffre d’affaires. Chaque année, CPage envoie environ 180 000 bulletins de salaires aux salariés de la santé.

    30 millions d’euros pour « nettoyer » toute l’offre logicielle

    David Boussard, qui évolue au sein de Cpage depuis 2005, a été en charge d’une mission importante au sein de l’entreprise, qui était de réécrire l’ensemble de l’offre logicielle pour supprimer les scories et les couches inutiles de code accumulées au fil des évolutions des logiciels.

    « Nous sommes désormais totalement à jour, avec un code neuf, mais ce travail a mobilisé 30 millions d’euros et 55 000 jours-hommes de développement. Un chantier de cette taille, on en réalise au mieux un dans sa carrière », indique-t-il.

  • Étude : une adoption très inégale de la télémédecine en Amérique latine (Health Affairs)

    Tandis que 65 % des hôpitaux chiliens ont fait entrer la télémédecine dans leurs pratiques, ce n’est le cas que pour 25 % des établissements colombiens. Une étude* publiée en février 2019 dans la revue Health Affairs Global Policy montre une grande disparité au sein de l’Amérique latine concernant l’adoption de cet acte. Les auteurs estiment que son développement n’est pas optimal en raison de l’absence d’une politique globale incluant tous les acteurs.

    Amérique latine : la télémédecine au secours des zones rurales

    En Amérique Latine, la plupart des médecins travaillent dans les zones urbaines. Cette répartition géographique inégale complique l’accès aux soins – notamment celui des spécialistes – pour les populations vivant en zone rurale et dans les banlieues défavorisées. La situation est également critique en cas d’épidémie ou de catastrophes naturelles. C’est pourquoi la commission économique des Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (ECLAC) préconise que ces pays développent plus largement la télémédecine.

    Des chercheurs américains de l’université internationale de Floride ont mené une étude pour établir le profil de neuf pays d’Amérique latine en matière de recours à la télémédecine. Ils ont utilisé les données issues d’une enquête menée en 2017 auprès des hôpitaux de la région (HospiScope) et de l’enquête mondiale 2015 menée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la santé en ligne. Les pays étudiés sont l’Argentine, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, le Guatemala, le Mexique, le Panama, le Pérou et l’Uruguay.

    Résultats

    • 65 % des hôpitaux de chaque pays ont répondu à l’enquête.
    • Le taux d’adoption de la télémédecine allait de 25 % en Colombie à 65 % au Chili.
    • La moyenne se situait autour de 35 %.
    • La télémédecine est essentiellement déployée dans des établissements publics.
    • Plus les hôpitaux étaient dotés d’appareils d’imagerie, de messageries électroniques sécurisées ou encore de dossiers électroniques, plus la télémédecine était développée.
    • Ni Le nombre de médecins généralistes, ni celui de spécialistes était un facteur prédictif de l’utilisation de la télémédecine.
    • Cinq des pays étudiés – l’Argentine, la Colombie, le Costa Rica, le Pérou et l’Uruguay – déclarent avoir une politique ou une stratégie nationale de télésanté explicite depuis au moins 2014.
    • L’absence de politique ne semble pas insurmontable puisque dans chaque pays, plus de 25 % des hôpitaux ont déclaré fournir de la télémédecine.
    • Cinq pays (Chili, Colombie, Costa Rica, Pérou et Uruguay) ont déclaré disposer d’une législation définissant la compétence médicale, la responsabilité ou le remboursement de services de santé en ligne.

    Des projets dispersés et peu efficaces

    « Notre étude confirme que l’adoption de la télémédecine est répandue en Amérique latine mais qu’elle n’a pas encore atteint son plein potentiel, ont déclaré les auteurs de l’étude. Les efforts pour mettre en œuvre la télémédecine sont isolés et dispersés, souvent laissés au secteur public ou sous la forme de projets isolés qui ne sont pas cohérents. Cette approche crée des poches de progrès rapides, mais dispersés, entraînant de maigres gains d’efficacité dans l’ensemble du secteur. » L’expérience d’autres pays leur fait dire que l’Amérique Latine doit développer une approche plus systémique, avec un leadership fort.

    Par ailleurs, ils regrettent que les programmes de cybersanté ne soient axés que sur les maladies transmissibles (Sida, tuberculose, paludisme…) alors que la prévalence des maladies non transmissibles (diabète, maladies cardiovasculaires…) a nettement augmenté ces dernières années en Amérique latine.

    Des préconisations pour développer la cybersanté

    Afin de développer la télémédecine, les auteurs de cette étude préconisent notamment :

    • de s’appuyer sur des hôpitaux pilotes ayant de l’expérience dans le domaine ;
    • de favoriser les partenariats public-privé ;
    • de diversifier les sources de financement en évitant de s’appuyer uniquement sur les dons des organisations internationales ;
    • de mettre en place une législation pour protéger la confidentialité et la vie privée des patients en télémédecine.

    En conclusion, les auteurs de l’étude insistent sur le fait que la télémédecine continuera à se développer « au sein des systèmes de santé et non grâce à un enchaînement de projets autonomes reposant sur les intérêts parfois contradictoires des gouvernements, des donateurs et des entreprises privées. »

  • L’IA pour repousser les frontières de l’incurable en cancérologie (7èmes Rencontres de l’Inca)

    L’intelligence artificielle (IA) peut-elle aider à repousser les frontières de l’incurable ? Telle était la problématique posée lors d’une table ronde transdisciplinaire composé d’un médecin, de chercheurs, industriels, d’un mathématicien et d’un philosophe, qui a été organisée lors des 7èmes Rencontres de l’Institut national du cancer (Inca), qui se sont tenues le 4 février 2019 à l’occasion de la journée mondiale contre le cancer.

    En cancérologie, la recherche est dominée par la biologie. Les mathématiques et les algorithmes servent à valider des théories biologiques. L’IA essaie de changer le paradigme. « Nous avons les données d’entrée. Nous avons la réponse des patients. Peut-on trouver nous-mêmes les caractéristiques biologiques qui vont permettre de faire évoluer la recherche ? » questionne Nikos Paragios, responsable des formations en intelligence à CentraleSupelec, l’un des intervenants de la conférence.

    IA : une efficacité dans le dépistage et le diagnostic

    Le premier exemple de l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine de l’oncologie est celui du dépistage. En ce qui concerne le dépistage du mélanome, par exemple, l’IA est efficace car il est possible d’alimenter le système avec « l’expérience de nombreux dermatologues. La machine a vu plus de lésions qu’aucun médecin ne pourra le faire », explique Eric Deutsch, oncologue-radiothérapeute à l’Institut Gustave Roussy, avant de citer une étude montrant cette supériorité d’analyse brute. « Les médecins ont identifié 87 % des mélanomes et la machine 95 % » dans le cadre de ces travaux.

    Une fiabilité qui n’atteindra cependant pas les 100 %

    Une efficacité temporisée par Marc Bonneville, président de l’Alliance pour la recherche et l’innovation des industries de santé, au regard de la quantité de données à fournir pour obtenir une fiabilité, qui ne sera jamais à 100 %. « D’autant que la machine ne remplacera jamais l’œil du médecin qui verra aussi des signes voisins significatifs alors que [l’intelligence artificielle] est formatée pour voir une cible précise. »

    Enjeu : aboutir à une meilleure caractérisation des patients

    Au-delà du dépistage et du diagnostic par l’image, l’analyse croisée avec une série de données peut prédire la probabilité de réponse à des traitements, comme l’immunothérapie, et donc la survie du patient.

    « À travers cet exemple, ne pourrions aboutir à des standards et établir des prises en charge personnalisée grâce à des prédiction individuelles, plus fines », ajoute Nikos Paragios.

    De même, l’IA améliore le contrôle de l’aléa thérapeutique, notamment lorsqu’elle est couplée avec les robots chirurgicaux.

    L’IA devrait faire émerger des nouvelles stratégies thérapeutiques

    Sans aboutir directement à de nouveaux traitements, l’intelligence artificielle devrait faire émerger des nouvelles stratégies thérapeutiques. « En immunothérapie par exemple, les résultats sont spectaculaires mais nous ne comprenons pas très bien quand ça marche ou pas, » commente Nikos Paragios.

    C’est donc la meilleure caractérisation des patients, avec une signature génomique et la fragmentation du spectre de la maladie, qui constitue l’enjeu de l’IA pour identifier des sous-types de populations et anticiper ceux qui seront répondeurs ou non à un traitement.

    Un atout règlementaire et médico-économique

    Alors que la connaissance scientifique a segmenté les cancers en de nombreuses sous-couches et cibles potentielles de molécules innovantes et donc onéreuse, l’intelligence artificielle est aussi perçue comme un atout pour maîtriser ces coûts.

    Selon Marc Bonneville, « elle va s’améliorer et elle aura un gros impact dans le développement pharmaceutique ainsi que dans la modélisation des modes d’actions des molécules et des modèles précliniques. Les outils de modélisation sont encore imparfaits mais évoluent pour gagner en fiabilité. »

    Dans l’industrie pharmaceutique, « des milliards de dollars ont été dépensés en recherche, notamment en essais cliniques, poursuit-il. Sans en supprimer l’intérêt, cette modélisation pourrait en réduire la durée et donc les coûts en faisant appel éventuellement à des groupes contrôles de patients qui ne sont pas forcément intégrés dans des essais directement. »

    Une prudence confiante

    Tous les intervenants se rejoignent sur l’idée que l’IA doit être un outil d’aide, d’accompagnement mais pas de remplacement. C’est ce que le philosophe Eric Fiat appelle la nécessité d’une « prudence confiante », alors qu’il y a deux camps : « les technophobes et les technophiles ».

    « Si l’IA peut sauver des vies, nous nous en privons pas, mais n’en abusons pas », indique-t-il. La question est de savoir dans quel contexte sont récupérées et utilisées ces données. Il y a une dichotomie entre la nécessité d’obtenir des données dans une certaine flexibilité pour permettre à la recherche d’avancer et la nécessaire sécurisation de l’utilisation des données, dont le patient reste propriétaire.

    Le Health Data Hub devrait apporter une réponse à ce dilemme.

    Enfin, dans cette quête continue de l’amélioration des soins, il ne faut pas oublier l’individu. Selon Eric Fiat, « la santé est une chose fondamentale mais n’est pas forcément le bien suprême qui est le bonheur. Un bonheur qui ne se réduit pas à la santé et qui n’est pas incompatible avec elle. Au nom de la santé, on ne peut sacrifier le besoin de pudeur de l’individu. »

  • M. Mahjoubi annonce le déploiement du French Tech Tremplin : 500 porteurs de projets recherchés

    500 porteurs de projets recherchés, 15 millions d’euros investis par le gouvernement sur 2 ans et entre 20 000 et 50 000 euros attribués à chaque projet identifié en fonction des besoins, tels sont les chiffres clés du French Tech Tremplin, dont Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, a annoncé le lancement le 7 janvier 2019 lors de son intervention au Diversidays à Lyon.

    Par le biais de cette initiative, le ministère de l’Économie et des Finances et le ministère de l’Action et des Comptes publics entend :
    • mobiliser et soutenir les associations de terrain « pour qu’elles massifient leurs actions et qu’elles inspirent, donnent envie et mettent en lumière ceux qui ont envie du numérique » ;
    • accompagner chacun des porteurs dans la réalisation de son projet : les responsables du programme vont identifier parmi les start-ups et les entreprises des mentors qui accompagneront de manière individuelle chaque projet dans son accomplissement avec l’aide de la mission French Tech, des capitales French Tech et des incubateurs présents sur tout le territoire français.

    Les porteurs de projets tech dans le secteur de la santé font partie des potentiels candidats.

    Un budget de 15 millions d’euros sur 2 ans

    Grâce au plan d’investissement d’avenir, le budget du programme French Tech Tremplin passe à 15 millions d’euros sur deux ans.

    « La majorité du budget ira directement aux lauréats sélectionnés dans le cadre du programme et à la création de leur entreprise », est-il précisé sur le site officiel de l’initiative.

    3 objectifs

    1 – Encourager plus d’entrepreneurs issus de milieux éloignés de l’écosystème tech à oser créer leur entreprise, et optimiser leurs chances de réussite

    2 – Faire émerger de nouveaux talents issus de milieux moins privilégiés et les aider à trouver un emploi dans la tech

    3 – Mobiliser tout l’écosystème des startups de la French Tech autour de l’enjeu de la diversité sociale

    3 actions

    Phase de découverte

    Une série d’événements sera organisé en France au printemps 2019 pour faire découvrir l’entrepreneuriat tech et ses métiers. Seront organisés :

    • des ateliers d’initiation à l’entrepreneuriat (ex. : prototypage rapide, business model, pitch, etc.) et aux métiers des startups (ex. : développement web, bizdev, marketing digital, etc.) ;

    • des portes ouvertes organisées par des startups de la French Tech ;

    • des conférences.

    « La French Tech et ses partenaires se donnent pour mission d’organiser des événements sur tout le territoire français pour faire émerger et accompagner, là où ils sont, les lauréats du programme French Tech Tremplin », est-il indiqué dans le dossier de présentation du programme. Les capitales French Tech, qui seront prochainement labellisées au mois de mars, seront la colonne vertébrale du déploiement territorial du programme. »

    Track entrepreneur : accompagner à la création par le biais d’un coaching personnalisé

    Un programme intensif de 6 mois avec coaching d’un mentor pour créer sa start-up. Il comprend :

    • un accompagnement collectif pour l’ensemble des lauréats ;

    • un accompagnement personnalisé par un parrain issu de l’écosystème French Tech ;

    • une bourse ;

    • une place dans un incubateur ou accélérateur.

    Des binômes seront créés entre 500 talents porteurs de projets et des mentors issus de l’écosystème Tech.

    Candidature : mai 2019.

    Track métiers : accompagner en mettant en relation des talents avec les start-ups

    La French Tech lance une grande consultation des startups dans l’optique d’identifier leurs principaux besoins leurs besoins en termes de recrutement.

    Une plateforme de matchmaking sera ensuite mise en place pour faire le lien entre les talents issus de la diversité, les startups partenaires du programme et les formations disponibles.

    Le French Tech Tremplin recherche :

    • des parrains, soit des fondateurs, des ex-fondateurs ou des P.-D.G d’une startup, motivés pour accompagner un des futurs lauréats dans son aventure entrepreneuriale ;
    • des accélérateurs/incubateurs partenaires intéressés par accueillir les lauréats de French Tech Tremplin au sein de leur structure ;
    • des événements partenaires pour organiser un atelier, une conférence ou autre événement pendant la phase découverte.

    « Les associations œuvrant sur le terrain pour faire connaître les métiers du numérique et pour accompagner les entrepreneurs sont invitées à devenir partenaires du programme et à fédérer leurs actions sur les territoires pour maximiser l’impact », est-il précisé dans le dossier de présentation du prgramme.

    Plus d’informations via le formulaire en ligne accessible sur Frenchtechmission.typeform.com.

  • ONLS

    Overall Neuropathy Limitation Scalenull

  • La société française Pharnext, qui exploite l’IA, obtient le statut « fast track » de la FDA

    La Food and Drug Administration (FDA) a attribué la désignation « fast track » au développement du PXT3003 pour le traitement de patients atteints de la maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A). La solution a été mise au point par la société biopharmaceutique française Pharnext, qui travaille sur des combinaisons de médicaments innovants en se basant sur les big data génomiques et l’intelligence artificielle (IA).

    « La Pleodrug PXT3003 la plus avancée de Pharnext est une nouvelle combinaison synergique fixe à faible dose de baclofen, naltrexone et sorbitol bénéficiant du statut de « médicament orphelin » en Europe et aux États-Unis », précise l’entreprise dans un communiqué publié le 4 février 2019. Elle est issue de sa plateforme de R&D appelée Pleotherapy.

    « La CMT1A est une neuropathie rare et chronique qui affecte au moins 125 00 personnes aux États-Unis et en Europe. Il n’existe actuellement aucun traitement approuvé pour cette maladie », indique le Pr Daniel Cohen, fondateur et directeur général de Pharnext.
    Le responsable ajoute que l’entreprise est encore en relation avec la FDA dans l’optique de déposer « rapidement » une NDA (New Drug Application) pour le PXT3003 « afin de permettre aux patients de bénéficier de ce traitement dans de meilleurs délais ».

    Les études cliniques portant PXT3003 ont été concluantes

    PXT3003 a montré des résultats positifs lors d’études précliniques et de phase 2 pour le traitement de la CMT1A. Ces résultats ont été publiés dans Orphanet Journal of Rare Diseases (OJRD) en décembre 2014.

    Les études précliniques ont montré que :

    • PXT3003 inhibe la surexpression du gène PMP22 ;
    • améliore la myélinisation des nerfs périphériques et les troubles cliniques moteurs et sensoriels.

    PXT3003 « s’est avéré sûr et bien toléré »

    Dans l’essai clinique de phase 2 mené sur 80 patients adultes atteints de CMT1A, PXT3003 « s’est avéré sûr et bien toléré », note Pharnext.

    « PXT3003 a également montré des signes d’amélioration de plusieurs critères d’efficacité meilleurs qu’une stabilisation clinique, notamment sur l’échelle ONLS », complète la société.

    Une étude pivot de phase 3 qui a montré que PXT3003 avait atteint le critère principal d’évaluation prédéfini par la FDA et l’EMA

    • En décembre 2015, Pharnext a initié PLEO-CMT, une étude pivot de phase 3 en double aveugle de 15 mois afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité du PXT3003 chez 323 patients CMT1A âgés de 16 ans à 65 ans.
    • En octobre 2018, il a été annoncé que PXT3003 avait atteint le critère principal d’évaluation prédéfini par la FDA et l’Agence européenne des médicaments (EMA), avec une amélioration cliniquement significative de l’ONLS (Overall Neuropathy Limitation Scale) par rapport au placebo (p=0,008).
    • En mars 2017, « Pharnext a initié une étude d’extension de 9 mois en ouvert, PLEO-CMT-FU, actuellement en cours, indique l’entreprise. PLEO-CMT-FU, conçue pour évaluer l’innocuité et la tolérance à long terme de PXT3003, a inclu les patients ayant terminé l’étude PLEO-CMT. »
  • NSL

    Nutrition santé longéviténull

  • Phase IV des pôles de compétitivité : 6 pôles de santé labellisés

    Après 14 ans d’activité des pôles de compétitivité au service de l’innovation et des PME, le Gouvernement a souhaité réaffirmer la pertinence du modèle et impulser une nouvelle dynamique à cette politique. Il a donc lancé un appel à candidature (AAC) en juillet 2018 en lien étroit avec les conseils régionaux pour désigner les pôles de compétitivité sur la période 2019–2022.

    Cet AAC avait pour finalité de sélectionner des pôles de compétitivité capables, en continuité avec les premières phases structurées autour des thématiques « l’usine à projets » et « l’usine à produits » afin de porter une ambition européenne pour cette phase IV.
    Il vise à faire émerger des écosystèmes plus forts, plus intégrés entre public et privé, permettant in fine à la France d’atteindre l’excellence dans des secteurs clés d’avenir et de se doter de filières économiques plus compétitives pour créer de la valeur et de l’emploi mais aussi porter les ambitions du pays.

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :
    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL (Nutrition santé longévité) ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    À l’issue de cette procédure, le Premier ministre Édouard Philippe a décidé de suivre les recommandations du comité de sélection et de labelliser 56 pôles de compétitivité, dont 5 en santé.

    5 pôles santé sont labellisés pour 5 ans

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :

    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    Les pôles de compétitivité en santé rassemble près de 1 300 adhérents

    Les industries de santé sont parmi les secteurs les plus dynamiques et les plus innovants. Les pôles de compétitivité en santé français ont déjà souhaité se rassembler en juin 2018 pour témoigner ensemble de l’importance de cette filière, seconde en matière d’investissements R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*.

    Les pôles de compétitivité en santé sont des piliers de l’innovation, notamment parce qu’ils rassemblent tous les acteurs qui s’y consacrent au sein de leurs membres, soit près de 1 300 adhérents, dont au moins 1 000 PME, mais aussi des grandes entreprises, des académiques, des professionnels de santé (y compris des établissements) et les collectivités territoriales.

    Les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 Mds €

    « Usines à projets » : les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 milliards d’euros, impliquant plus de 1 000 adhérents et permettant la mise sur le marché de 400 produits ou services.

    Déjà très impliqués à l’international, les pôles de compétitivité en santé auront à répondre à l’engagement européen attendu en phase 4 pour contribuer non seulement à l’essor économique du pays mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur).

    56 pôles de compétitivité au total

    48 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée de 4 ans :

    • Aerospace Valley ;
    • Agri SOI ;
    • Alimentation Bien-être Naturalité (ABEN) ;
    • ALPHA-RLH ;
    • ASTech ;
    • Axelera ;
    • BioValley France ;
    • Cap Digital ;
    • Capénergies ;
    • CARA ;
    • CIMES ;
    • Cosmetic Valley ;
    • DERBI ;
    • EMC2 ;
    • EuraMaterials ;
    • Eurobiomed ;
    • Finance Innovation ;
    • Hippolia ;
    • IAR ;
    • iD4CAR ;
    • Images & Réseaux-TES ;
    • i-Trans ;
    • LyonBiopôle ;
    • Materalia ;
    • Medicen ;
    • Minalogic ;
    • Mov’eo ;
    • Nuclear Valley ;
    • NSL ;
    • Optitec ;
    • PEC ;
    • Plastipolis ;
    • PMBA ;
    • PMM ;
    • PMV ;
    • Pôle Avenia ;
    • Pôle de la filière de l’Eau ;
    • PVF ;
    • Qualitropic ;
    • S2E2 ;
    • SAFE ;
    • SCS ;
    • SYSTEMATIC ;
    • Techtera ;
    • Tenerrdis ;
    • Valorial ;
    • Vitagora ;
    • Xylofutur.

    8 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée d’un an, prolongeable à quatre ans sous certaines conditions :

    • Atlanpôle Biothérapies ;
    • Elastopôle ;
    • Microtechniques ;
    • NOV@LOG ;
    • PICOM ;
    • Team² ;
    • Aquimer ;
    • Fibres-Energivie.
  • Innolab Elsan : Doctoconsult va lancer une appli de e-thérapie dédiée aux troubles psy (Dr Jacq)

    « L’application que nous sommes en train de créer est supervisée par le médecin. Notre force est de réunir les 2 offres (plateforme de téléconsultation et application de bien-être) et que nos médecins téléconsultant prescrivent l’application de santé mentale à leur patient », explique à Health & Tech Intelligence le Dr Fanny Jacq, médecin psychiatre, présidente et co-fondatrice de Doctoconsult, interviewée en amont du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab d’Elsan dont H&TI est partenaire.

    Doctoconsult développe des outils de télémédecine en santé mentale, en commençant par la téléconsultation. 130 médecins libéraux exercent déjà via cette plateforme, qui a permis la réalisation de 2 500 téléconsultations à date.

    Le Dr Fanny Jacq est revenu en détail sur l’offre de la start-up mais aussi sur le partenariat économique, stratégique et opérationnelle qui unit Doctoconsult au groupe de cliniques français. Elle a également annoncé la sortie en juin d’une application de thérapie digitale d’aide au suivi des patients atteints de troubles psychiques, en lien avec des chercheurs du CNRS et de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière.

    Réunion d’une plateforme de téléconsultation en psy et d’une appli de bien-être

    Vous présentez Doctoconsult comme la première plateforme dédiée à la santé mentale en France. Pour quelles raisons êtes-vous unique sur le marché ?

    Il existe de nombreuses plateformes de télémédecine réunissant des médecins généralistes, et aussi quelques-unes avec des psychologues, mais il n’y a pas encore en France de plateformes de psychiatres avec autant de médecins disponibles.

    Par ailleurs, Doctoconsult se différencie en se positionnant à l’intersection de 2 offres : les offres d’applications santé destinées aux patients et les offres de plateforme de télémédecine destinées aux médecins. Du côté plateforme de télémédecine, nous avons pris la verticale de la santé mentale, c’est-à-dire que nous ne sommes pas une plateforme de téléconsultation à destination des médecins généralistes comme de nombreuses plateformes. Et du coté patient, nous ne sommes pas uniquement une plateforme de téléconsultation en psychiatrie ni une application de bien-être mais la réunion des deux.

    L’application que nous sommes en train de créer est supervisée par le médecin. Il existe de nombreuses applications sur la santé mentale en France mais nous avons remarqué que les patients lâchent assez vite parce qu’ils sont tout seuls avec leur application. Notre force est de réunir les 2 offres et que nos médecins téléconsultant prescrivent l’application de santé mentale à leur patient. En ce sens, nous sommes uniques en France.

    Quel est le premier retour d’expérience de votre solution ?

    Nous avons commencé par développer, afin de fédérer une communauté de médecins psychiatres, un outil de téléconsultation dédié spécifiquement aux psychiatres, nutritionnistes et addictologues qui ont des besoins spécifiques que les autres médecins n’ont pas.

    Nous avons un très bon retour d’expérience, d’une année, à la fois du côté médecin et du côté patient.

    L’outil de l’application thérapeutique est en cours de développement donc nous n’avons pas encore ce recul. Mais nous avons déjà des chatbots avec qui nous sommes partenaires. L’application sortira en juin 2019.

    En revanche sur la partie plateforme, nous avons réalisé 2 500 téléconsultations, qui ont permis l’accès à un psychiatre à des patients qui n’avaient pas accès aux soins près de chez eux ou qui devaient attendre des délais très long pour y accéder. La prise en charge a ainsi pu être accélérée.

    Du côté des médecins, nous avons réfléchi à une offre à destination des médecins psychiatres avec de la téléconsultation mais pas uniquement : nous les aidons à faire hospitaliser leur patient, à communiquer sur les articles qu’ils ont rédigés ou sur leur profil, à remplir leur cabinet lorsqu’ils viennent de s’installer, etc.

    Téléconsultation : le médecin doit rétrocéder 10 % à 15 % de ses honoraires

    Avez-vous constaté un nouvel élan dans le développement de votre plateforme depuis l’entrée dans le droit commun de la télémédecine en septembre 2018 ?

    Avant la réglementation, il y avait 2 étapes à franchir :

    • tout d’abord, aller voir l’agence régionale de santé (ARS) pour obtenir un agrément pour la pratique de la télémédecine
    • puis après entrer en contact avec la Sécurité sociale pour voir si l’axe médical choisi pouvait être soumis au remboursement.

    Nous avons réussi à l’obtenir car en santé mentale, les téléconsultations sont de qualité équivalente aux consultations en présentiel où il n’y a pas besoin d’examens cliniques physiques. De ce fait, les consultations sur Doctoconsult étaient déjà remboursées par la Sécurité sociale avant l’entrée dans le droit commun de la télémédecine.

    L’entrée en droit commun a en revanche permis une meilleure communication auprès des usagers sur la téléconsultation. Il s’agit toutefois d’un nouvel usage donc il faut continuer d’accompagner les médecins et les patients dans cette conduite du changement.

    Quel est votre business modèle ?

    Pour l’application, une partie est payée par le patient ou le cas échant par sa mutuelle. Du côté de la plateforme de téléconsultation, le payeur est le médecin. Pour le moment, il doit rétrocéder 10 % de ses honoraires lorsqu’il s’agit d’un médecin secteur 1 et 15 % pour un secteur 2.

    Nous allons faire évoluer ce modèle par un modèle mixte. Nous garderons ce modèle pour les utilisateurs ponctuels et mettrons en place un abonnement mensuel (modèle SaaS) dont le prix reste à définir pour les plus gros utilisateurs. Sachant que la téléconsultation n’est pas le seul service, il y a aussi l’aide à l’hospitalisation, à l’installation, etc.

    Elsan : un partenaire commercial, stratégique et opérationnel

    Elsan propose à ses praticiens qui le souhaitent de faciliter l’accès à un psychiatre pour leurs patients grâce à Doctoconsult. Combien de praticiens précisément utilisent la plateforme, au sein du groupe de cliniques et en dehors ?

    Il va y avoir 2 sortes d’adressages :

    • soit un praticien du groupe Elsan va indiquer au patient, dans son cabinet, d’utiliser Doctoconsult pour trouver rapidement un psychiatre ;
    • soit les consultations sont demandées au lit du patient dans les établissements du groupe Elsan.

    Par exemple en chirurgie bariatrique, l’une des spécialités d’Elsan, il est nécessaire d’obtenir l’avis d’un psychiatre avant d’opérer un patient (chirurgie de l’obésité). En moyenne, le chirurgien fait 100 opérations par an donc il aura besoin de 100 consultations avec un psychiatre. Notre solution fournit un psychiatre et toutes les téléconsultations se feront avec le même psychiatre.

    Des webinars ont été organisés avec les 120 directeurs du groupe Elsan afin de les informer de ce service et de la possibilité de faire appel à un de nos médecins quand ils ont besoin d’un avis psy au lit de leur patient. Cet outil vient de se mettre en place en janvier donc les demandes de consultations démarrent. Par exemple, aujourd’hui (au moment de l’interview fin janvier 2019), nous avons reçu et traité une demande d’une maternité de la région Nouvelle-Aquitaine.

    En quoi consiste précisément le partenariat avec l’incubateur Innolab d’Elsan

    Les raisons du partenariat avec Innolab coule de source puisque Elsan est un de nos actionnaires et également un partenaire commercial. De facto, nous avons été intégrés à l’incubateur. Il nous apporte la force stratégique et opérationnel que peut apporter un grand groupe.

    Innolab nous a déjà permis un apport d’affaires via les 120 cliniques du groupe Elsan. Une chargée de projets Elsan, Rachel, travaille avec nous au quotidien sur le déploiement de notre solution au sein du groupe.

    Cette alliance nous permet d’être au contact des start-ups médicales et d’avoir accès à un réseau stratégique. Nous avons par exemple pu participer à la Convention On Health Analysis And Management (CHAM), ce qui n’aurait pas pu être le cas sans ce partenariat.

    Un tour de table à 1 million d’euros en cours

    Quelles sont les prochaines étapes de développement de Doctoconsult ?

    La prochaine étape à moyen terme, c’est la sortie d’une application de thérapie digitale d’aide au suivi des patients atteints de troubles psychiques, en lien avec des chercheurs du CNRS et de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. La POC de cette application sortira en juin 2019.

    Ce développement se fera sans délaisser notre plateforme qui bénéficiera de nouvelles fonctionnalités destinées aux médecins psychiatres dans les prochains mois : par exemple, pouvoir réaliser une téléconsultation à plusieurs pour les thérapies de groupe.

    En ce qui concernent le recrutement, nous sommes passés de 2 à 14 personnes. Il s’agit maintenant de structurer l’équipe sur un plan stratégique et opérationnel.

    En matière de levée de fonds, le tour de table auquel à participer Elsan et la Bpifrance restent ouvert sur les 6 prochains mois afin d’accueillir un 3e financeur, complémentaire, pour un montant d’1 million d’euros ou plus.

    Enfin, nous souhaiterions faire évoluer l’arrêté du 15 septembre 2018 pour qu’il prenne en compte les spécificités de la psychiatrie. Par exemple, le fait de devoir consulter en présentiel un psychiatre avant une téléconsultation constitue un frein que nous souhaiterions lever.

  • La recherche cardio-vasculaire, innovations et perspectives : le 8 mars 2019 à Paris (Fédé cardio)

    La Fédération française de cardiologie organise un colloque intitulé « La recherche cardio-vasculaire : innovations et perspectives » le 8 mars 2019 à l’Académie nationale de médecine à Paris.

    Au cours de cette matinée sera notamment présentée l’évaluation thérapeutique d’un patch cardiaque bio-inspiré dans l’insuffisance cardiaque, par le Pr Onnik Agbulut (Sorbonne Université, Institut de biologie Paris-Seine). Par ailleurs, l’événement sera marqué par la remise officielle des bourses et dotations de recherche de la fédération.

    Les inscriptions doivent être réalisées en envoyant avant le 1er mars 2019 un email à FFC-recherche@bcw-global.com.

    Programme

    • 9h30 Accueil du public

    10h00 Introduction d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

    • 10h10 Pr Jean-François Allilaire, secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine
    • 10h15 Pr Claire Mounier-Vehier présidente de la Fédération française de cardiologie
    • 10h30 Dr Marie Moitry, Hôpitaux universitaires de Strasbourg
      • Prise en charge et pronostic du syndrome coronarien aigu selon l’âge et le sexe : une étude en population
    • 10h50 Pr Onnik Agbulut, Sorbonne Université, Institut de Biologie Paris-Seine
      • Évaluation thérapeutique d’un patch cardiaque bio-inspiré dans l’insuffisance cardiaque
    • 11h10 Pr Pierre Lantelme, Hospices civils de Lyon, Inserm, CNRS, Insa Creatis
      • « L’œil, miroir du cœur » – Projet COREYE (COronary Resistance by EYE examination)
    • 11h30 Thierry Drilhon, directeur général de la Fédération française de cardiologie
    • 11h40 Remise officielle des bourses et dotations de recherche

    12h15 Conclusion de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation