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  • Innolab Elsan : une démarche d’open innovation pour co-construire avec les entrepreneurs (Live 2019)

    « Nous ne sommes pas là pour accompagner les start-ups mais pour mettre en place des projets avec elles, pour co-développer avec elles », souligne Ségolène Perin, directrice innovation d’Elsan, intervenue lors d’une table ronde organisée le 5 février 2019 dans le cadre du Live d’Innolab, une soirée dédiée au living lab du groupe de cliniques français, par le biais duquel plus de 15 projets en partenariat ont été lancés depuis sa création fin 2015.

    Après les pitchs de trois entrepreneurs partenaires d’Elsan (Doctoconsult, Medusims et Sivan Innovation), qui ont présenté leurs solutions et abordé leur collaboration avec Innolab, des représentants de Bpifrance, de Docapost, de Domicalis et d’Elsan ont détaillé les modèles de collaboration mis en place avec les partenaires institutionnels du groupe. L’occasion d’évoquer les enjeux de l’accompagnement des start-ups dans le secteur de la santé ainsi que les réussites, tel que l’assistant Adel lancé au CES 2019 par Elsan et Docapost, et les difficultés rencontrées par les différents intervenants.

    E-santé : prendre en considération le temps d’adoption des nouveaux usages

    « La santé numérique a une valeur médicale. Avec le fonds Patient autonome (doté de 50 millions d’euros), nous cherchons à soutenir des start-ups françaises dans ce secteur dont les solutions ont un impact sur les coûts de santé », explique Chahra Louafi, directrice du fonds lancé fin 2017 par Bpifrance, partenaire d’Elsan.

    L’objectif de ce fonds est de « détecter des nouveaux usages et d’accompagner leur lancement rapide et pérenne sur leur marché, après un travail de structuration efficace », précise-t-elle sur la page de présentation de l’initiative, accessible sur le site de Bpifrance.

    « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché » (Ch. Louafi, Bpifrance)

    Chahra Louafi reconnaît par ailleurs qu’une émergence sur le marché de la e-santé n’est pas forcément évidente. « Nous ne maîtrisons pas totalement le secteur du digital car il s’agit d’un nouveau marché », note-t-elle, ajoutant qu’il faut prendre en considération dans le processus de déploiement d’une solution le temps d’adoption de ces nouvelles technologies, dont l’usage est encore limitée dans le monde de la santé.

    Une démarche d’open innovation

    Frédéric Savino, directeur des nouvelles technologies de l’éditeur de logiciels médicaux Domicalis, acquiesce. « Le temps d’adoption et de transformation est très important mais l’écosystème actuel a permis un développement active de notre société », nuance-t-il, évoquant les bénéfices apportés par l’alliance de Domicalis avec Elsan, Vivalto santé et le prestataire de santé à domicile Domco-Homeperf, une « démarche d’open innovation » qu’il estime stimulante.

    Rebondissant sur les propos de Frédéric Savino, Ségolène Perin précise qu’Elsan a une « grosse responsabilité » en tant que co-créateur de projets novateurs. « Nous sommes le dernier chaînon avant les patients, rappelle-t-elle. Il y a bien sûr des réussites mais nous rencontrons aussi des difficultés pour mettre en place certaines solutions. »

    La directrice innovation d’Elsan a par ailleurs expliqué que le groupe ne disposait pas d’un modèle précis de partenariat. « Nous n’avons pas de démarches spécifiques, chaque partenaires est unique, nous bâtissons sur mesure nos collaborations. »

    « Il n’y a pas que les start-ups qui innovent » (David de Amorim, Docapost)

    Au début du mois de février, Elsan et Docapost ont présenté Adel (acronyme d’Assistant digital Elsan) à l’occasion du CES 2019. Cette application mobile, qui propose au patient un accompagnement personnalisé au quotidien tout au long de sons parcours de soins, a permis aux deux groupes de décrocher le titre de 2ième influenceur mondial au CES, « devant Google et juste derrière Intel », révèle David de Amorim, directeur innovation à Docapost.

    Les deux entreprises ont noué un partenariat national stratégique au premier semestre 2018 afin d’accélérer le déploiement de la e-santé en France dans les territoires. La sortie d’Adel en est une des concrétisations.

    Elsan et Docapost conjuguent leurs ambitions pour « accélérer le développement de la e-santé en France »

    « [Cette alliance] avec Elsan est née autour d’une idée très simple : il n’y a pas que les start-ups qui innovent, commente David de Amorim. Il est impossible au XXIe siècle d’imaginer être un acteur qui résiste dans cet écosystème si on ne devient pas une entreprise numérique et largement innovante. C’est un peu le challenge qui nous a rassemblé avec Elsan. »

    Le responsable ajoute que l’idée est de conjuguer les ambitions des deux groupes, d’une ampleur respective importante, « pour accélérer le développement de la e-santé en France, créer des infrastructures, des autoroutes numériques qui vont permettre de déployer des innovations. C’est ce que nous avons fait avec Elsan dans le cadre du programme Adel : pour la première fois, un projet signifiant en e-santé va être développé au niveau national ».

    David de Amorim explique que le secteur de la santé est au cœur de la stratégie de développement de La Poste. « Le groupe a décidé d’y aller à fond dans une logique de partenariats industriels. Cela signifie que nous prenons aussi notre part de risque. Nous avancons en apprenant au jour le jour, en co-construisant avec nos partenaires. Quand ce genre de projets fonctionne, nous aboutissons à des réussites comme Adel. »

  • Étude : mesurer les pas avec Fitbit après une chirurgie prédit la durée du séjour hospitalier (Jama)

    Après une intervention chirurgicale, le port d’un traqueur d’activité type Fitbit incite les patients à marcher. Des chercheurs du Cedars-Sinaï Hospital, situé à Los Angeles, ont montré que chaque 100 pas supplémentaires étaient associés à une réduction de près de 4 % de la durée de séjour. Au regard des résultats de leur étude*, publiés le 1er février 2019 dans le Jama Network Open, le suivi du nombre de pas pourrait devenir un signe vital à suivre pour les équipes chirurgicales, et ce malgré le fait que les effets positifs mis en avant dans ces travaux peuvent être nuancés.

    Calculer précisément les pas, un besoin crucial

    La nécessité de remarcher rapidement après une intervention chirurgicale a été démontrée à maintes reprises. Le statut ambulatoire d’un patient est associé à de nombreux signes cliniques, notamment le risque de thrombo-embolie veineuse profonde.

    Pourtant, malgré son rôle central dans le rétablissement et le traitement, l’évaluation quotidienne du nombre de pas est imprécise, négligée, voire totalement ignorée plus de trois fois sur quatre.

    En outre, cette évaluation repose la plupart du temps sur les dires des patients, qui ne sont pas toujours très fiables. Compte tenu des enjeux élevés liés à la déambulation postopératoire, les équipes chirurgicales ont besoin d’informations plus précises, y compris d’une méthode simple permettant de quantifier un objectif de pas lié à un résultat clinique spécifique.

    Des traqueurs d’activité dès la salle de réveil

    Une équipe du département de chirurgie du Cedars Sinaï Hospital a mené une étude de cohorte prospective à l’aide d’un moniteur d’activité portable, disponible dans le commerce, afin de mesurer numériquement le nombre de pas après 8 interventions chirurgicales majeures.

    Elle a développé des méthodes pour inciter les patients à sortir de leur lit : au lieu de marches aléatoires, les patients ont reçu une application proposant des visites de la collection d’art du Cedars-Sinai. Il y a quatre tours pour chaque unité chirurgicale, offrant des marches plus ou moins longues incluant le nombre exact de pas pour chaque tour. Lorsque les patients atteignent un tableau, ils peuvent écouter une brève explication de l’œuvre et de l’artiste, un peu comme lors d’une visite guidée dans un musée.

    Une centaines de patients ont été inclus dans ces travaux. Ils avaient subi une pose de prothèse de hanche, des ablations du poumon ou encore des chirurgies bariatriques.

    Chacun d’entre eux a été équipé d’un bracelet Fitbit à son réveil. De leur côté, les chirurgiens ont été invités à renseigner leurs estimations de la marche du patient en indiquant « pas de déambulation », « hors du lit à la chaise », « hors du lit pour ambuler une fois par jour », « deux fois par jour », « trois fois par jour » ou « marche ad libitum ».

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 1er février 2019 dans le Jama Network Open.

    Résultats : marcher réduit la durée d’hospitalisation

    • Le port de Fitbit a été corrélé avec une augmentation significative du nombre de pas effectués.
    • Les estimations faites par les chirurgiens étaient très variables. Par exemple, ceux qu’ils avaient classés dans la catégorie « du lit à la chaise » effectuaient entre 0 et 1 803 pas.
    • Chaque 100 pas supplémentaires étaient associés à une réduction de 3,7 % de la durée de séjour.
    • Au-delà de 1 000 pas, aucune réduction significative n’a été enregistrée. 

    Un objectif de 1 000 pas quotidiens après une opération

    Les auteurs de cette étude estiment que ces résultats suggèrent qu’un objectif quotidien de 1 000 pas dans la période postopératoire serait pertinent, de la même manière qu’un objectif de 10 000 pas par jour a été fixé pour les personnes en bonne santé.

    Par ailleurs, cette étude révèle que les moniteurs d’activité améliorent la précision de l’évaluation de la déambulation par rapport au traitement standard actuel. Étant donné que de petites différences dans le nombre de pas quotidiens allant jusqu’à 1 000 pas sont associées à des différences substantielles dans la durée de séjour, ce degré d’inexactitude peut en effet être cliniquement pertinent.

    « Nous mesurons tout ce qui concerne nos patients – que ce soit la fréquence cardiaque, la pression artérielle, etc. – mais nulle part nous ne mesurons les pas, même si nous savons [qu’ils] sont si importants pour le bien-être du patient « , a déclaré l’auteur principal de l’étude. Maintenant, nous avons la capacité de le faire. »

    Pour que l’opération soit la plus simple possible, des interfaces permettent de mesurer le nombre de pas en temps réel, de stocker les informations recueillies sur une base de données et de les traduire en une information visuelle et conviviale.

    Des Fitbit dans tous les services de chirurgie ?

    Les chercheurs soulignent que leurs travaux ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre le nombre de pas et la durée de séjour. En d’autres termes, d’autres facteurs que le port du Fitbit pourrait avoir une influence. Le peu de patients inclus dans l’étude, la non prise en compte de la différence de longueur de marche sont aussi quelques-unes des limitations.

    Cependant, ils plaident pour l’intégration des moniteurs d’activité dans la surveillance de la déambulation postopératoire après une intervention chirurgicale majeure. Selon eux, compter le nombre de pas pourrait devenir « un signe vital pour les équipes chirurgicales ».

     

  • Les entreprises françaises e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019

    Les entreprises françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019.
    Dans le détail :
    • 8,5 millions d’euros ont été recueillis dans le cadre de tours de table réalisés par les start-ups Qape, Sublimed et TheraPanacea ;
    • et 5 millions par OpenHealth, spécialiste français de la collecte et de l’analyse des données de santé.

    Par ailleurs, au niveau international, trois opérations majeures ont été menées en ce début d’année :
    • Sophia Genetics a levé 66,9 millions d’euros pour accélérer le déploiement de son intelligence artificielle Sophia ;
    • Pear Therapeutics a récolté 55,6 millions d’euros, une somme qui va l’aider à déployer ses logiciels à l’international ;
    • Axa Venture Partners (AVP), la branche de capital risque du groupe d’assurance français, a quant à elle lancé un deuxième fonds en phase de démarrage de 150 millions de dollars US (environ 131 M€) pour un objectif maximum de 180 millions USD (157 M€), dont le closing final est prévu en milieu d’année.

  • Data : les entreprises françaises e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019

    Les entreprises françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 13,5 millions d’euros en janvier 2019.
    Dans le détail :
    • 8,5 millions d’euros ont été recueillis dans le cadre de tour de table réalisés par les start-ups Qape, Sublimed et TheraPanacea ;
    • et 5 millions par OpenHealth, spécialiste français de la collecte et de l’analyse des données de santé.

    Par ailleurs, au niveau international, trois opérations majeures ont été menées en ce début d’année :
    • Sophia Genetics a levé 66,9 millions d’euros pour accélérer le déploiement de son intelligence artificielle Sophia ;
    • Pear Therapeutics a récolté 55,6 millions d’euros, une somme qui va l’aider à déployer ses logiciels à l’international ;
    • Axa Venture Partners (AVP), la branche de capital risque du groupe d’assurance français, a quant à elle lancé un deuxième fonds en phase de démarrage de 150 millions de dollars US (environ 131 M€) pour un objectif maximum de 180 millions USD (157 M€), dont le closing final est prévu en milieu d’année.

    Le tableau présentant le détail de les 4 levées de fonds réalisées par des entreprises françaises est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • 2ième e-congrès mondial de la Société européenne d’anesthésie régionale (ESRA) : 16 mars 2019

    La société FMC Production, spécialiste français de la production d’images médicales et chirurgicales, organise le 2ième e-congrès mondial de la The European Society of Regional Anaesthesia & Pain Therapy (Société européenne d’anesthésie régionale et de traitement de la douleur – ESRA) le 16 mars 2019 depuis la plateforme Esra.e-congres.com.

    Les inscriptions doivent être réalisées par le biais d’un formulaire en ligne, accessible sur le site officiel de l’événement.

    Fonctionnement d’un e-congrès

    Par le biais d’une simple inscription, le professionnel qui se trouve en France ou à l’étranger peut rejoindre un congrès en vidéo, et poser ses questions à distance, selon les options choisies par les organisateurs. Il peut se connecter et se déconnecter « quand bon lui semble, pour visionner des conférences aux heures qui lui conviennent », précise FMC Production.

    Le congrès peut être rejoint en direct, mais est aussi disponible en différé pendant un an.

    Les professionnels de santé peuvent également, via les e-congrès organisé par FMC Production, remplir leurs obligations de formation continue, ceux-ci étant DPC validant, indique la société.

    Des retransmissions de chirurgie en direct et en différé sont également possibles.

    Programme

    Le e-congrès est divisé en 2 TV studio :

    TV studio 1 : programme accessible en ligne sur Esra.e-congres.com

    TV studio 2 : programme accessible en ligne sur Esra.e-congres.com

  • Embleema lève 3,3 millions d’euros pour accélérer le développement d’applis basées sur la blockchain

    Embleema, qui a conçu un service en ligne spécialisée dans la vente de données de santé sécurisé par le biais de la technologie blockchain d’Ethereum, a levé 3,3 millions d’euros dans le cadre d’un premier tour de table (série A). L’opération a été menée par plusieurs investisseurs, parmi lesquels Pharmagest, éditeur de solutions informatiques pour le secteur pharmaceutique.

    Cette somme va permettre à la start-up française, créée en 2017, d’accélérer le développement d’applications basées sur l’utilisation de la blockchain pour les patients et les pharmacies, précise la société dans un communiqué publié début février 2019. Elle servira également à faciliter le déploiement commercial de la société dans les mois à venir.

    Par ailleurs, l’entreprise a indiqué qu’elle allait rejoindre l’accélérateur américain Techstars Alchemist Blockchain, qui rentre aussi à son capital. Par le biais du programme de l’accélérateur, Embleema va avoir l’opportunité d’accéder à un réseau de plus de 150 mentors, dont des experts en blockchain comme Steven Nerayoff, l’un des premiers contributeurs d’Ethereum, Leanne Kemp, P.-D.G. de Everledger, une société basée à Londres qui utilise la technologie blockchain pour effectuer le suivi de produits de valeur comme des diamants, et Gary Rubinoff, directeur associé d’Alchemist Capital, une société indienne de conseil en gestion de patrimoine et en finance qui est experte en blockchain.

  • Marier nouvelles technos et espaces verts : la signature du Nouvel hôpital Trousseau (CHU de Tours)

    Conçu au service des patients et des professionnels de santé, le Nouvel hôpital Trousseau (NHT), mariant espaces verts et nouvelles technologies, a été présenté à la presse fin janvier 2019.

    Sa construction, dont le budget est de 320 millions d’euros, est la première étape du projet « Hôpital 2026 » du CHU de Tours. Les travaux doivent commencer en 2021 pour une ouverture au public prévue en 2026. La pédiatrie et la biologie, actuellement tranches optionnelles, pourraient rejoindre le site avec des espaces dédiés (16 590 m² et 12 300 m² respectivement, le tout pour un investissement potentiel de 70 millions d’euros).

    C’est un hôpital entouré de jardins, alliant lumière et technologies, qui prendra place sur l’actuel site de Chambray-Lès-Tours, Indre-et-Loire, sur un terrain de 40 hectares. Le projet a pour ambition de réunir sur 2 sites en 2026 (Trousseau et Bretonneau), puis sur un seul site en 2040, l’activité du CHU actuellement répartie sur 5 localisations.

    Une technologie omniprésente

    Le cabinet AIA architecte, à qui le projet a été confié, a présenté un futur hôpital optimisant le confort des patients et des professionnels de santé et facilitant les circulations par le biais, notamment, de lieux conviviaux et éclairés.

    La technologie est omniprésente, tant dans la conception de l’établissement – qui utilise le Building Information Modeling (BIM) ou maquette numérique -, que dans ces différents fonctionnements :

    • mise en place de navettes électriques entre le tram (qui passera devant le CHU) et le hall ;
    • robots pour la logistique ;
    • solutions numériques pour accompagner les patients tout au long de leurs parcours avec une interface simplifiant les échanges entre eux et les soignants, et la capacité à intégrer les évolutions des prises en charge.

    L’hôpital se voulant ainsi nativement numérique, AIA travaille avec le cabinet Care Insight pour apporter cette dimension.

    60 % de l’énergie fatale produite recyclée

    De plus, respectueux de l’environnement, l’hôpital aura la certification HQE, ce qui signifie qu’il recyclera 60 % de l’énergie fatale produite par les différents services.

    1ère étape : un bâtiment de 70 000 m², avec 560 lits

    Le nouvel hôpital Trousseau (NHT) réunit dans un bâtiment de 70 000 m² les activités d’urgences (avec toit pour accueil d’hélicoptères) et d’hospitalisation (560 lits), avec réanimation et soins critiques, plateau technique et ambulatoire, imagerie, stérilisation, pôle logistique, auditorium… Il s’agit de la première étape, la pédiatrie et la biologie devant ensuite rejoindre le site (phase optionnelle).

    Un projet élaboré après 5 ans de travaux préparatoires et une concertation citoyenne

    Cette construction est un projet d’urbaniste co-construit avec la métropole, conçu après 5 ans de travaux préparatoires et une concertation citoyenne par la mise en place d’un forum.

    L’accès au bâtiment se fait à travers un parc, les constructions sont à hauteur limitée, s’intégrant dans le paysage péri urbain de Chambray les tours.

  • L’administration Trump lance une version mobile 2.0 du Blue Button

    Un nouveau projet de loi présenté aux États-Unis en décembre 2018 obligerait les Centers Medicare & Medicaid Services à faire connaître et à soutenir la plateforme mHealth Blue Button afin de permettre aux citoyens d’accéder plus facilement à leurs données de santé personnelles.

    Le Congrès cherche à contraindre le gouvernement fédéral à élargir la plateforme pour que les assurés de Medicare et Medicaid puissent accéder à leurs données de santé personnelles et les utiliser.

    La plateforme originale Blue Button, développée par Bettina Experton de Humetrix, a été dévoilée en 2010 par le président de l’époque, Barack Obama. Blue Button 2.0 a fait sa première apparition publique à la conférence de la société HIMSS et a attiré l’attention de quelques 1 200 développeurs de logiciels.

    Soutenue fortement par l’administration Trump, le programme Blue Button 2.0 devrait susciter beaucoup d’intérêt dans les prochains mois. Par exemple, les Vétérans américains font partis des nombreux groupes et agences ayant adopté le cadre Blue Button, qui a dévoilé début décembre 2018 sa première API mHealth permettant aux anciens combattants d’accéder à leurs données via des applications. Plus de 2 millions d’anciens combattants ont accédé à leurs données via le portail des Vétérans depuis l’introduction de Blue Button.

    Les éditeurs de logiciels de dossiers patients, tels que Epic, Allscripts et Cerner, commencent eux aussi à travailler avec des développeurs d’applications tiers et à intégrer les API du programme Blue Button. En outre, plus de 700 développeurs d’applications se sont inscrits pour utiliser Blue Button 2.0, y compris des géants de la technologie tels que Amazon, Google, IBM, Microsoft, Salesforce et Oracle. En août 2018, ces six grandes entreprises ont signé un accord visant à accélérer les progrès en matière de normes de données de santé et d’interopérabilité. L’objectif affiché est l’élimination des barrières entre les données, la compilation de grands volumes de données de santé afin d’accroître l’efficacité de l’intelligence artificielle (IA) et la révolution numérique en santé.

  • La pharmacovigilance à l’heure des réseaux sociaux et des associations de patients (eVeDrug)

    La société eVeDrug a présenté plusieurs projets de pharmacovigilance basés sur le numérique et développés avec des associations de patients. Les solutions sont basées notamment le crawling de réseaux sociaux pour détecter les effets indésirables (EI) qui n’ont pas été spontanément déclarés, voire qui ne sont pas répertoriés dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP) de l’ANSM.

    Les différentes technologies ont été dévoilées à l’occasion du premier club utilisateurs organisé par l’éditeur de logiciels fin janvier 2019. « Certains découvraient qu’il existait des systèmes numériques de santé en pharmacovigilance, explique à Health & Tech Intelligence Claude Touche, président de eVeDrug, à propos de l’événement. Nous voulions montrer que cette vielle discipline pouvait être moderne et ne se limitait pas à la remontée d’EI par des professionnels sur une base de données institutionnelle. »  

    EVeDrug développe des systèmes informatiques dédiés aux vigilances sanitaires (bases de données externalisées, formulaires de déclarations et applications mobiles) en faisant appel aux différents acteurs de santé : industrie pharmaceutique, scientifiques, techniciens informatiques mais aussi associations.

    My eReport : allier vigilance sanitaire et e-santé

    Le premier exemple présenté concernait le cas de récupération de données de pharmacovigilance pour un médicament déjà commercialisé.

    My eReport permet à toute personne qui a pris un produit de santé de saisir les effets indésirables (EI) ou secondaires à partir d’un terminal mobile (smartphone ou tablette iOS/Android) ou d’un ordinateur avec une connexion internet. La déclaration peut être faite par un proche ou un professionnel de santé.

    Placer le patient au centre du processus pour restaurer sa confiance dans le système de santé

    « Nous accompagnons l’émergence des nouveaux outils et de nouveaux modèles d’interactivité, détaille Claude Touche, président de eVeDrug. Nous souhaitons restaurer la confiance entre les patients et leur système de santé en plaçant le principal intéressé au centre. »

    Mobiliser les associations

    Le changement de paradigme s’effectue en associant les associations aux développement des applications.

    Un projet multipartite associe industriels, institutionnels, start-ups et surtout des associations de patients, notamment Patients en réseaux, qui a développé la plateforme Mon réseau cancer du sein. Il s’agit d’accompagner et de suivre des patients sous traitements anti-cancers à domicile.

    Via Continuum Plus, les infirmières déclarent pour des patientes atteintes de cancer du sein afin d’effectuer une remontée vers les institutionnels. Pfizer, qui finance le projet, a accepté de ne recevoir qu’un double anonymisé.

    EVeCrawl : crawler les réseaux sociaux

    L’association François-Aupetit, qui lutte contre la maladie de Crohn et la recto-colite hémorragique, encourage les adhérents a déclarer les EI sur leur forum.

    L’application eVeCrawl facilite la récupération notamment des effets inconnus, non-répertoriés dans le RCP.

    L’association a par exemple identifié que l’infliximab, un anticorps monoclonal chimérique, était souvent associé sur leur forum a une migraine chronique, alors que cela n’apparaît pas dans les documents.

    Elle a confirmé ce constat en crawlant Facebook et les sites Doctissimo et Pfizer. « Ils ont trouvé 2 000 posts y faisant référence, indique Claude Touche. On arrive ainsi à vigilance globale en complément de la déclaration classique vers les centres régionaux de pharmacovigilance. »

    Une collaboration avec l’association de patients Renaloo

    Le crawling de réseaux sociaux complète les données existantes et fait ressortir des notions non-identifiées au départ, estime eVeDrug. La société travaille depuis plusieurs années avec une autre association de patients, Renaloo, qui agit pour les patients atteints de maladies du rein.

    Un projet de blockchain en pharmacovigilance en phase de développement

    « Nous avons terminé le crawling de leur forum et avons fait une catégorisation des effets déclarés par les patients, précise le président de eVeDrug. Pour aller encore plus loin, nous travaillons à un projet de blockchain en pharmacovigilance avec des patients qui accepteraient de laisser l’accès à leurs données. »

  • Colloque Panthéon-Assas (droit) : « E-santé – Quelle protection pour nos données ? » (21/02/19, Paris)

    « Quelles sont les utilisations envisagées pour les données de santé ? » ; « Comment concilier innovation médicale et protection, à la fois juridique et technique, de ces données ?« . Telles sont les questions qui seront abordées lors du colloque intitulé « e-santé : quelle protection pour nos données », organisé le 21 février 2019, de 8h45 à 12h30, par les étudiants du Master 2 professionnel droit et multimédia et de l’informatique du Centre d’études juridiques et économiques du multimédia (Cejem). L’événement aura lieu au sein de l’université Paris 2 Panthéon-Assas.

    Les inscriptions doivent être réalisées en retournant le bulletin d’inscription avant le 15 février 2019 ou auprès de Sophie Gesret, organisatrice de colloques au sein de l’établissement, au 01 44 41 56 55 ou par email à sophie.rose.gesret@gmail.com.

    Programme

    8h45 : Accueil des participants et petit déjeuner

    9h15 : Début des travaux

    Introduction de la matinée par un(e)étudiant(e)

    Modérateur : Nathalie Martial-Braz, professeure de droit privé à l’université Paris-Descartes – Centre du droit des affaires et de gestion (Cedga), institut universitaire de France (IUF), codirectrice du Pôle protection intellectuelle et numérique du réseau Trans Europe Experts*.

    La collecte des données :

    Les singularités des données de santé

    • Par Nathalie Martial-Braz.

    Le dossier médical partagé

    • Par Lorraine Maisnier-Boché, avocate enseignante à l’université Panthéon-Assas.

    Débat

    Pause

    L’exploitation des données :

    Données de santé et commercialisation : le potentiel de la blockchain

    • Par Vincent Galand, operations manager à Embleema, start-up spécialisée dans l’utilisation de la blockchain pour la gestion des données de santé.

    IA et données de santé : quel management en 2019 ?

    • David Gruson, membre du comité de direction de la chaire « santé » de Sciences Po et fondateur de l’initiative Ethik-IA.

    Transferts de données et cybersécurité

    • Myriam Quéméner, avocat général près la Cour d’appel de Paris, docteur en droit

    Conclusion par Jérôme Huet, professeur émérite de l’Université Panthéon-Assas

    12h30 : fin des travaux