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  • Arcade-Vyv, nouvelle branche de Vyv, développera des solutions connectées à destination des Ehpads

    Le groupe mutualiste Vyv et Arcade, gestionnaire de 170 000 logements sociaux, officialisent leur alliance par la création d’une nouvelle branche d’activités au sein de Vyv, baptisée « Arcade-Vyv » et qui sera dédiée au logement social et solidaire. L’objectif est notamment d’étoffer l’offre à destination des personnes âgées, l’idée étant de « se positionner comme entrepreneur du mieux-vivre pour accompagner et protéger tous les individus tout au long de leur parcours de vie », a déclaré le président de Vyv, Thierry Beaudet, lors d’une conférence de presse qui s’est tenu le 29 janvier 2019 à Paris.

    Les deux organisations avaient annoncé en mai 2018 les possibilités d’une alliance dans l’optique de « créer un modèle innovant reliant santé et logement et plaçant l’humain au cœur de l’habitat ».

    Cette nouvelle entité est présentée comme le 3ième pilier de Vyv, les deux premiers étant Harmonie Mutuelle et la MGEN. Elle sera présidée par François Venturini, directeur général du groupe Vyv. Il cède sa place à Stéphane Dedeyan, ex-directeur général délégué de Generali France. Jacques Wolfrom sera quant à lui le directeur général de la nouvelle branche.

    Arcade-Vyv proposera notamment des logements adaptés pour ses locataires séniors, où « la logique d’habitat vient en complément des dispositifs sociaux et médico-sociaux ». Il envisage également de développer des solutions « uniques » sur l’immobilier et l’exploitation pour des logements sociaux thématiques, dont des Ehpads, a indiqué Jacques Wolfrom, directeur général d’Arcade-Vyv. Cela pourra se traduire par l’exploitation de la domotique et d’objets connectés, à la fois pour faciliter l’accompagnement des résidents des Ehpads que pour favoriser leur indépendance dans des Ehpads « hors les murs ».

    Parmi les autres projets figurent l’installation au pied des immeubles de services santé, tels que des cabinets dentaires ou des « maisons sport et santé ».

    Projets d’Arcade-Vyv à court terme

    • 1er axe : développement de résidences avec services pour les personnes âgées, les services étant opérés par les différentes sociétés du groupe Vyv.
    • 2ième axe : reprise d’établissements médico-sociaux dont les fondations qui les détiennent envisagent la cession.
    • 3ième axe : un « très fort développement » sur les résidences étudiantes mais aussi en faveur du logement des jeunes fonctionnaires et, plus largement, des jeunes actifs.
    • 4ième axe : développement de bouquet de services à domicile, de l’accompagnement à l’équipement.
      L’offre en la matière est en cours de création, « dans le respect des réglementations existantes, notamment en matière de protection des données personnelles, qui font que l’on ne peut pas utiliser les fichiers recensant les locataires et les adhérents mutualistes », a indiqué Jacques Wolfrom (source : L’Argus de l’assurance).

    Vyv prend 40 % du capital d’Arcade

    Vyv a pris 40 % du capital d’Arcade, jusqu’alors détenu par ses salariés, qui ne détiennent plus que 40 %. Les 20 % restants se partagent entre le Crédit Agricole (10 %), Action logement (4,5 %), la Caisse des dépôts et consignations (4,5 %) et la Croix-Rouge (1 %).

    Arcade-Vyv adhère à Vyv Coopération

    Dans le cadre de cette alliance, le groupe Arcade Vyv adhère à Vyv Coopération, l’union de groupe mutualiste qui organise les échanges entre les mutuelles et Vyv Care, la structure qui regroupe les établissements de soins et de services du groupe.

  • E-sante.gouv.fr : le nouveau site web de l’Asip Santé présente une info hiérachisée et thématisée

    L’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip Santé) modernise E-sante.gouv.fr., avec une navigation simplifiée, un accès facilité aux offres et aux services de l’opérateur public ainsi qu’une lecture pour smartphones et tablettes optimisée. Plus précisément, les niveaux de lectures ont été améliorés, l’information disponible a été hiérarchisée et thématisée, l’ergonomie fluidifiée et le design modernisé afin de permettre une navigation plus intuitive.

    La plateforme, qui s’adresse aussi bien aux patients qu’aux établissements de santé, aux professionnels de santé en milieu libéral, aux laboratoires de biologie médicale, aux professionnels du médico-social mais aussi aux éditeurs, compte plus de 60 000 visites par mois, indique l’Asip Santé dans un communiqué publié le 30 janvier 2019.

    • information accessible depuis la page d’accueil du site avec une entrée directe aux offres de l’agence ;
    • un espace par profil (patients, établissement de santé, professionnel de santé, éditeur, etc.) ;
    • une navigation autour de 4 thèmes principaux est suggérée :
      • sécurité ;
      • interopérabilité ;
      • labels et certifications ;
      • projets nationaux.

    Par ailleurs, la rubrique « point de vue » propose un éclairage sur les grands enjeux numériques en santé.

  • Un consortium public-privé mené par Sanofi pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque via l’IA

    Un consortium public-privé, baptisé « Pacific », vient d’être créé pour mieux comprendre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP). Il regroupe 2 industriels, Sanofi, leader du projet, et Servier, 2 partenaires publics, l’AP-HP et l’Inserm, et 4 start-ups, BioSerenity, Casis, Fealinx et Firalis. Ces dernières développeront des technologies et logiciels innovants de mesure et d’analyse de données biologiques, hémodynamiques, d’imagerie et d’aide au diagnostic.

    Le partenariat vise à mieux comprendre l’hétérogénéité des profils de patients, de les stratifier dans des sous-groupes plus homogènes, le tout par l’intermédiaire de technologies basées sur l’intelligence artificielle (IA) afin de permettre une analyse approfondie des données, ont précisé les membres du projet fin janvier 2019.

    Le but de ce consortium est de mettre au point un algorithme de diagnostique spécifique de l’ICFEP, de développer de nouveaux médicaments et de réorienter des médicaments déjà existants vers des sous-populations susceptibles d’en bénéficier, a indiqué le Dr Benoît Tyl, directeur de la recherche translationnelle et clinique cardiovasculaire à Servier, lors d’une conférence de presse

    Ce projet de 14 millions d’euros est financé à 50 % par le programme d’investissements d’avenir (PIA), qui est piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance. Le reste des fonds est apporté par les start-ups et les laboratoires.

    Après deux ans de discussions pour constituer le consortium, un accord a été récemment signé. Les porteur de l’initiative estiment qu’il faut compter encore six mois pour organiser, structurer les procédures et former les équipes, avant de recruter des patients pour mener une étude clinique prospective.

    ICFEP : une maladie mal connue pendant des années

    L’initiative est née d’un constat : aucun traitement n’est vraiment efficace contre l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection préservée (ICFEP) et entre 8 milliards et 10 milliards d’euros ont été investis par l’industrie pharmaceutique dans des essais cliniques non concluants.

    « Notre R&D est bloquée. Nous avons besoin de mieux comprendre la maladie pour mieux la traiter », a expliqué le Dr Benoît Tyl.

    Des patients aux profils variés

    Cela s’explique notamment par le fait que, pendant plusieurs années, les experts pensaient que l’insuffisance cardiaque était une seule et même maladie, alors qu’elle est en réalité plurielle et touche des patients avec des profils phénotypiques et des comorbidités divers (âge, diabète et obésité, troubles rénaux, etc.).

    Le consortium va mettre en place une étude clinique prospective

    Les travaux présentés seront menés dans un premier temps à partir des registres de l’AP-HP pour identifier des patients qui seront ensuite inclus dans une étude clinique prospective permettant de collecter des données physiopathologiques lors d’une journée d’hospitalisation.

    5 hôpitaux de l’AP-HP participent, 500 patients seront recrutés

    L’étude, dont le promoteur sera l’AP-HP, sera réalisée dans cinq établissements parisiens du CHU francilien, soit au sein de l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, Paris), de Henri Mondor (Créteil), de Bichat, de Lariboisière et de la Pitié Salpêtrière (Paris). Ils recruteront « 500 patients qui seront inclus dans l’étude clinique et bénéficieront chacun d’une journée de bilan complet à l’hôpital et d’un suivi », précise dans le communiqué de présentation du projet le Pr Jean-Sébastien Hulot, cardiologue pharmacologue et professeur à l’AP-HP (Hôpital Européen Georges Pompidou), qui coordonne le projet.

    Au cours de l’étude seront effectués :

    • une analyse d’imagerie cardiovasculaire, avec la technologie de Casis : développement de logiciels de scanner et d’IRM spécifiques de l’ICFEP, basés sur le deep learning (apprentissage profond) ;
    • une mesure des marqueurs sanguins et urinaires des patients, avec la technologie de Firalis : développement d’un test de diagnostic innovant, CardioPanel, basé sur des marqueurs circulants ;
    • pour la première fois, une mesure de la rigidité du muscle cardiaque, grâce à un appareil encore en cours de développement au sein de l’Inserm.
    • Les patients seront ensuite suivis à domicile via un t-shirt connecté conçu par Bioserenity, intégrant des capteurs de mesure continue de paramètres physiologiques spécifiques à l’ICFEP pour permettre un suivi en vie réelle.
    • L’algorithme de diagnostic par machine learning (apprentissage automatique) sera, lui, élaboré par Fealinx à partir de données collectées.

    Selon le directeur général de Bioserenity, environ 1 pétaoctect (1 million de milliards d’octets) de données « ultra-qualifiées » sur l’ICFEP seront générées.

    Une start-up sera créée pour accompagner le développement de l’appareil de mesure

    Par le biais de ce projet, d’une durée estimé de 5 ans, les 4 start-ups vont avoir la possibilité de développer de nouveaux produits et de les commercialiser.

    En ce qui concerne l’algorithme, il sera breveté pour être internationalisé, avec un accès payant par l’intermédiaire des licences.

    De plus, une start-up sera créée pour accompagner le développement et la commercialisation de l’appareil de mesure de la rigidité du muscle cardiaque de l’Inserm.

  • Contrat stratégique de la filière des industries et technos de santé : l’IA parmi les projets ciblés

    « Transformation numérique des entreprises », « innovation », « formation et compétences », et « international » sont les 4 thématiques sur lesquelles ont porté les travaux du Comité stratégique de filières (CSF) des industries et technologies de santé, conformément à l’orientation donnée par le Conseil national de l’industrie (CNI). C’est ce que précise le gouvernement dans un communiqué annonçant la signature, le 4 février 2019, du contrat stratégique de la filière des industries et technologies de santé, par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, et Jean-Luc Bélingard, président du CSF.

    Dans ce cadre, le Comité stratégique de filière a donc retenu 4 projets centraux :
    • le développement de l’intelligence artificielle pour les industries de santé, et plus particulièrement de la médecine de précision, en créant autour du Health Data Hub un écosystème d’envergure mondiale, avec des premières initiatives dans les domaines de la cancériologie et des maladies inflammatoires ;
    • le développement de la bio-production, avec pour objectif de gagner un facteur 100 sur la productivité des technologies de production de molécules biologiques d’ici 10 ans et de renforcer le secteur pharmaceutique français par l’industrialisation de ces technologies de rupture sur le territoire national ;
    • un projet sur l’antibio-résistance, qui vise à faire de la France le pays européen emblématique de la lutte contre les agents pathogènes résistants ;
    • le développement de l’axe international, poussant au renforcement de la position de la France sur la scène internationale en matière d’offre de solutions complètes et coordonnées de produits de santé.

    Encourager une « évolution forte » des métiers

    Les 4 thématiques retenues sont soutenues par 2 actions transverses portant sur la formation et le développement des compétences. L’objectif est d’encourager une « évolution forte » des métiers, précise le communiqué, avec entre autres :

    • la création d’un campus accélérateur dans les domaines des biotech et du digital ;
    • le lancement d’un « engagement développement et compétences » (EDEC).

    « Le soutien au développement des PME sera par ailleurs conforté », est-il précisé.

    Agnès Buzyn a déclaré à propos de la signature : « Les projets de ce nouveau CSF autour de la bio-production, de l’intelligence artificielle et de la lutte contre l’antibiorésistance sont résolument porteurs de progrès et d’espoir pour les patients et plus largement pour notre système de santé. Il est aujourd’hui fondamental que la France, qui dispose déjà d’une industrie forte, accompagne le développement de ses entreprises dans ces domaines à forte valeur ajoutée économique et sociale. On ne le redira jamais assez : l’innovation, encore plus quand elle rend accessible ce qui parait être hors de portée, est vectrice d’optimisme. C’est donc avec beaucoup d’optimisme que je signe aujourd’hui ce nouveau contrat avec la filière industries et technologies de santé. »

    Agnès Pannier-Runacher a quant à elle commenté : « Toutes les actions que nous menons, notamment avec le Comité stratégique de la filière Santé, ne visent qu’un seul but : renforcer l’attractivité de notre système de santé au bénéfice de la compétitivité de nos entreprises et de la qualité des soins pour les patients. Avec le Contrat stratégique de filière que nous venons de signer, nous ouvrons une nouvelle période, celle de la conquête industrielle par l’innovation. Nous devons pour cela développer de nouveaux secteurs comme les antibiorésistants ou les biotechs. La France a tous les atouts pour être un leader mondial des industries de santé. »

    Lancement du fonds d’investissement Innobio 2

    Par ailleurs, le fonds d’investissement Innobio2 a été officiellement lancé, conjointement à la signature du contrat de filière. Il investira dans les secteurs des produits biopharmaceutiques, du développement des bioprocédés, du diagnostic et des dispositifs médicaux.

    La santé numérique fera partie de son champ d’action

    « Son champ d’action sera élargi à la santé numérique ayant un lien fort avec les médicaments de prescription », souligne le communiqué.

    Le fonds est doté d’un montant initial de 135 millions d’euros abondé par les deux principaux souscripteurs Bpifrance et Sanofi, accompagnés par Boehringer Ingelheim, Ipsen, Servier, et Takeda.

  • HIMSS19 : value based health care et santé populationnelle, thématiques phares (11-15/02/19 – USA)

    Le Congrès HIMSS – Healthcare Information and Management Systems Society – 2019 aura lieu à Orlando (Floride) du 11 au 15 février 2019. Accueillant plus de 1 200 exposants et 40 000 visiteurs, cet événement est l’une des rencontres majeures de la e-santé organisé annuellement outre-Atlantique.

    Une vingtaine de thème sont à l’agenda du programme cette année. Parmi les thématiques plébiscitées, la valeur en santé (value based health care), la transformation des systèmes de santé et les phénomènes de ruptures occupent une place de choix dans le programme de l’évènement.

    H&TI sera présent  à Orlando et rendra compte en direct des temps forts du Congrès et organisera un webinar le 26 février pour vous présenter les grandes tendances de la santé numérique de demain.

    Le programme détaillé de l’événement, accessible en ligne, ménage cette année encore une place de choix à la gestion populationnelle en santé (ou Population Health Management) et à la valeur en santé (ou value based health care).

    Structuré autour d’une vingtaine de thématiques , le salon ouvrira son édition 2019 autour de la question de la relation avec le patient et l’impact de son évolution sur le système de santé ?(« Is Consumer-Directed Exchange Disrupting the Healthcare Marketplace?« )

    Le programme de conférences sera l’occasion de partager les retours d’expériences de nombreuses organisations de santé ainsi que d’écouter la vision des experts technologiques sur des sujets tels que l’intelligence artificielle (IA) ou la blockchain. 

    Liste des thématiques 2019 :

    • Clinical Informatics & Clinical Engagement
    • Clinicially Integrated Supply Chain
    • Consumer, Patient Engagement & Digital Connected Health
    • Consumerization of Health
    • Culture of Care & Care Coordination
    • Cybersecurity, Privacy & Security
    • Data Science/Analytics/Clinical & Business Intelligence
    • Disruptive Care Models
    • Grand Societal Challenges
    • Health Informatics Education, Career/Workforce Development
    • Health Information Exchange, Interoperability, Data Integration
    • Healthcare Applications & Technologies Enabling Care Delivery
    • Improving Quality Outcomes Through Health Information & Technology
    • Innovation, Entrepreneurship & Venture Investment
    • Leadership, Governance & Strategic Planning
    • Population Health Management & Public Health
    • Process Improvement, Workflow & Change Management
    • Public Policy, Reporting & Risk Management
    • Safe Information & Technology Practices for Patient Care
    • Social, Psychosocial & Behavioral Determinants of Health
    • Telehealth
    • User Experience (UX), Usability & User Centered Design

    H&TI participera au Congrès HIMSS 2019 et rendra compte en direct des tendances marquantes de l’événement.

  • Deepmind et les Vétérans mènent des recherches pour prévenir les lésions rénales aiguës aux USA

    L’initiative est née des anciens combattants américains (VA, veteran administration). Les vétérans  collaborent avec la division de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) de Google pour prédire les maladies rénales aigües.

    Le projet se concentre sur la prévision de la lésion rénale aiguë (AKI), l’une des affections les plus courantes associées à la détérioration de l’état du patient, et un domaine dans lequel DeepMind Health et le département américain des Anciens Combattants ont une expertise croissante.

    L’objectif est d’utiliser la dernière technologie d’IA et d’apprentissage automatique de Deepmind Health afin d’analyser en détail les tendances d’environ 700 000 dossiers médicaux anonymisés fournis par le Département américain des anciens combattants et d’identifier avec précision les facteurs de risque de l’AKI et de prédire correctement son apparition chez les patients avant que leur état ne se détériore.

    En collaboration avec DeepMind, la division de recherche sur l’intelligence artificielle (IA) de Google, les anciens combattants ont développé un logiciel capable de prédire si un patient pourrait être atteint d’une lésion rénale aigüe ou non. Il y a quelques mois, DeepMind prétendait déjà être en mesure de détecter plus de 50 maladies oculaires avec autant de précision qu’un médecin.

    Grâce aux nouvelles puissances de calculs et aux algorithmes permis par l’IA, les professionnels de santé entrevoient la possibilité de s’orienter vers plus de prévention et de personnalisation, en offrant un meilleur accompagnement au patient et en dotant le personnel soignant d’un nouveau support.

    DeepMind veut faire de la santé sa priorité. La plus grande difficulté pour DeepMind dans les travaux sur les lésions rénales aiguës est l’accès à de grandes quantités de données nécessaires à l’élaboration de l’algorithme. 

    Les recherches de Deepmind  sont centrées sur une technique appelée apprentissage automatique. Les algorithmes interprètent les informations visuelles sous la forme d’images dé-personnalisées (scanners de la tête et du cou du NHS Foundation Trust de l’University College London, du scanner NHS Foundation Trust, de la vue, de la mammographie du Cancer Research UK Imperial Centre).  Les algorithmes apprennent à identifier les problèmes potentiels au sein de ces images et de ces résultats, et à recommander le bon plan d’action à un clinicien.

  • Des chercheurs américains lancent un appel en faveur d’une norme pour le big data (Plos Biology)

    Des chercheurs de l’université de Washington, de la Food and Drug Administration (FDA) et des leaders de l’industrie ont publié un appel* dans la revue PLOS Biology en faveur d’une méthode de communication normalisée pour effectuer le séquençage à haut débit appelée BioCompute. À leurs yeux, cette normalisation est indispensable pour que les données soient communicables et analysables par le plus grand nombre.

    Analyse génomique : nettoyer big data 

    Le séquençage à haut débit produit un très grand nombre de données dont se nourrit la médecine de précision. La génération standardisée de données génomiques permet aux cliniciens, aux chercheurs et aux organismes de réglementation d’évaluer la fiabilité des biomarqueurs générés à partir d’analyses complexes.

    La baisse des coûts et une plus grande accessibilité ont entraîné une prolifération de données qui ont fait progresser le domaine de la bioinformatique. Cependant, même si l’importance du partage des données est établie, l’enregistrement, la création de rapports et le partage des protocoles d’analyse sont souvent négligés.

    Un protocole pour normaliser les échanges de données

    Dans l’espoir d’améliorer le partage des données entre les institutions d’analyse génomique, la Food and Drug Administration américaine et un consortium de recherche dirigé par l’université George Washington ont donc publié un cadre pour la communication des calculs de séquençage à haut débit et l’analyse des données. Cette tentative de rationalisation de l’échange de données appelée BioCompute est en open source depuis plus d’un an.

    « Nous voulons que les paramètres exacts de « biocomputation » soient aussi faciles à obtenir que l’obtention d’une recette pour le saumon, avait déclaré au moment de la publication du document Raja Mazumder, professeur agrégé de biochimie et de médecine moléculaire à l’université Georges Washington. Cela permettra à toute la bioinformatique de connaître les éléments importants de la « recette » pour que tout le monde parle le même langage. »

    Un appel en faveur de la médecine personnalisée

    Manifestement, la recette n’a pas encore été adoptée par le plus grand nombre. Plus d’un an plus tard, les concepteurs de BioCompute lancent un appel dans la revue Plos Biology. Les signataires de cet appel – des chercheurs de la George Washington University (GW), de la Food and Drug Administration (FDA), et des leaders de l’industrie – rappellent que  » sans normes ni infrastructure autour de cette nouvelle technologie, nous ne disposons que d’une base médiocre pour les travaux futurs. Au lieu de nous concentrer sur une nouvelle découverte, nous serons accablés par des inefficacités. Une analyse des données robuste et reproductible est la clé de l’avenir de la médecine personnalisée. C’est pourquoi nous devons créer une norme pour aller de l’avant. »

    Un besoin de traçabilité et d’interopérabilité

    Le protocole BioCompute permet de standardiser le reporting de données génomiques en tenant compte de leur provenance. Dans le seul domaine de la biologie moléculaire, il existe des centaines de bases de données publiques qui conservent, filtrent et annotent les données pour les rendre plus utiles. Seule une poignée d’entre eux conservent les données «source» et assurent donc une vraie traçabilité. Et les systèmes actuels reposent sur des données stockées dans différentes langues informatiques. La normalisation vise aussi l’interopérabilité.

    BioCompute crée une norme unifiée de collecte et de communication des données génomiques. « Sans une infrastructure telle que BioCompute, nous allons créer des silos de données inutilisables, ce qui rendra plus difficile l’élaboration de la recherche » à partir de ce Big Data, ont déclaré les auteurs de cet appel.

    Actuellement, quelque 300 universités et acteurs privés utilisent BioCompute. Selon Gil Alterovitz, PhD, professeur adjoint à la Harvard Medical School et co-auteur de la publication, « nous sommes aujourd’hui à un point d’inflexion », appelant de ses vœux une adoption plus large de cette norme par le monde industriel.

  • CPTS : le 2ième round de négociations précise les modalités de financement prévues par la Cnam

    La définition des missions socles et les modalités de financement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) ont été au cœur de la séance de négociations conventionnelles entre les syndicats et la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) le 30 janvier 2019. Celle-ci définit 4 missions socles, un calendrier progressif de mise en place et deux modalités de financement : une part fixe liée à l’organisation de la CPTS et une part variable liée à l’atteinte de résultats. Health & Tech Intelligence résume les éléments contenus dans le projet de contrat CPTS-ARS-Assurance maladie présenté (ci-joint).

    Forme juridique libre, périmètre territorial, pluri-professionnalité : la Cnam précise les règles du jeu

    Selon le projet d’architecture du contrat présenté par la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam), chaque communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) :

    • est en charge d’un territoire en cohérence avec les autres CPTS ;
    • doit remplir quatre missions socles prioritaires : accès à un médecin traitant, accès à des plages de soins non programmés, organisation de parcours coordonnés pluri-professionnels et prévention ;
    • est libre de son organisation, de sa composition et de sa gouvernance ;
    • reçoit un financement pour la réalisation de ses missions avec une liberté d’affectation des fonds, dans le respect des règles établies par la CPTS.

    Le calendrier est prévu par un contrat d’une durée de 5 ans

    Un délai de six mois serait octroyé pour concrétiser l’une des deux missions prioritaires sur l’accès aux soins (médecin traitant ou soins non programmés). Dans un délai d’un an, la CPTS doit mettre en place la seconde mission d’accès aux soins et une des deux autres prévues au contrat. Les quatre missions prioritaires doivent être déployées dans un délai de deux ans.

    Au-delà, chaque CPTS peut déployer des missions complémentaires (qui seront précisées dans une future séance de négociation).

    Le financement se compose en 2 temps : aide au démarrage et financement par mission

    La Cnam propose deux périodes distinctes dans l’accompagnement financier des CPTS : un soutien au démarrage et à la préparation (amorçage de la CPTS) et une rémunération pour les missions proprement dites (valorisant les moyens et les résultats mesurés). Le principe serait de moduler le soutien en fonction de la taille des CPTS, l’indicateur étant le nombre d’habitants couverts.  

    L’aide à la mise en place de la CPTS prévue sur les 6 premiers mois après signature du contrat :

    • rémunération du temps passé par les professionnels (réunions de mise en place des missions), la fonction de coordination et l’aide à l’équipement informatique (dès l’achat). Pour les réunions préparatoires par exemple, la Cnam propose de verser 10 000 euros pour les CPTS de taille 1 (moins de 30 000 habitants), 20 000 euros pour les communautés de taille moyenne (30 000 à 80 000 habitants) et  30 000 euros pour la taille 3 (plus de 80 000 habitants). Le financement de la coordination est proposé à hauteur de 40 000 euros sur la durée du contrat – soit 8 000 € par an. 
    • le financement par mission, pour les moyens engagés d’une part et sur les résultats d’autre part. Pour les missions d’accès aux soins, l’aide proposée au titre des moyens s’élève par exemple à 18 000 euros pour les CPTS de taille 1, 25 000 euros pour le niveau intermédiaire et 33 000 euros pour les groupements les plus importants. Les aides aux moyens sont plus faibles pour les mission « parcours » (14 000 euros à 26 000 euros) et prévention (10 000 à 20 000 euros).
    • une part variable aux résultats atteints, la CPTS recevrait jusqu’à 17 000 euros pour les deux missions socles prioritaires (médecin traitant et soins non programmés) et jusqu’à 14 000 euros pour la mission de coordination.

    Des indicateurs de suivi et de résultats

    Le calendrier des négociations d’étale jusqu’en avril 2019

  • H&T SUMMIT 2018 : un événement international centré sur la thématique « value-based health care »

    Les systèmes de santé et les parties prenantes du secteur sont de plus en plus tenus pour responsables de la valeur que leurs actions et leurs produits apportent aux patients et à la société en général. Les soins devraient être axés sur la recherche de résultats qui importent vraiment aux patients. Cependant, l’émergence de soins fondés sur la valeur (value-based health care) est entravée par l’absence de données de résultats transparentes et normalisées.

    Les solutions numériques peuvent jouer un rôle déterminant dans la transformation des systèmes de santé d’une manière sans précédent.

    Le think tank le Cercle des décideurs numérique et santé, présidé par le Pr Gregory Katz, a organisé des ateliers tout au long de l’année 2018 afin de déterminer comment y parvenir.

    Le 18 décembre 2018, le think tank et Care Insight ont invité des dirigeants et des pionniers du monde entier à partager leurs expériences en matière de projets pilotes et d’initiatives concernant la mise en œuvre de soins fondés sur la valeur, l’adoption de normes numériques, les attentes en matière de réformes du paiement et l’accès à des services de soins de qualité.

  • H&T SUMMIT 2018: an event focused on « value-based health care »

    Health systems and stakeholders are increasingly being held accountable for the value provided by their actions and products to patients and society at large.Healthcare ought to be driven by a relentless focus on delivering outcomes that truly matter to patients. However, the emergence of value-based health care is hindered by a lack of transparent and standardized outcome data.

    Digital solutions can play an instrumental role in transforming health systems in an unprecedented way.

    The Cercle des décideurs numérique et santé think tank, chaired by Prof Gregory Katz , held workshops throughout 2018 in order to figure out how we get there.

    On December 18, 2018, the think tank and Care Insight invited leaders and pioneers from around the world to share their experiences on pilot projects and initiatives on the implementation of value-based health care, the adoption of digital standards, expectations for payment reforms and access to quality healthcare.