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  • 5 millions de DMP ouverts, une nouvelle version de l’appli dédiée sera lancée fin avril 2019 (Cnam)

    5 millions de personnes ont ouvert leur dossier médical partagé (DMP), annonce la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). « En moyenne, ce sont 100 300 personnes qui ouvrent un DMP par semaine », précise-t-elle.  L’Ile-de-France arrive en tête du classement des régions les plus actives en la matière avec plus de 739 000 DMP créés, devant les Hauts-de-France (587 000), le Grand-Est (538 000), l’Occitanie (485 000) et enfin Auvergne-Rhône-Alpes (465 000), est-il indiqué dans un dossier de presse mis en ligne le 16 avril 2019.

    L’objectif fixé par l’État à la Cnam à travers la convention d’objectifs et de gestion (COG) pour 2018-2019 était de 3,5 millions de dossiers médiaux partagés ouverts en 2018 et 10 millions en 2019, pour atteindre 40 millions à l’horizon 2022.

    La caisse note que 31 % des patients ont ouvert leur DMP accompagnés par un pharmacien en officine, 32 % par un agent de l’Assurance maladie, tandis que 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur internet.
    Seuls 18 % des patients ayant ouvert un dossier ont été accompagnés par un professionnel de santé. 

    « Près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés » aux DMP, en plus des 57,3 millions de documents constituant les historiques de soins, ajoute la Cnam : 54 % de ces documents ajoutés l’ont été par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes. Ici encore, seuls 14 % des documents ajoutés l’ont été par les professionnels de santé libéraux (2 % par les centres de santé) .

    Sensibiliser les médecins

    Pour remédier à ce défaut d’implication des médecins, l’Assurance maladie prévoit d’avoir recours aux délégués de l’Assurance maladie et aux conseillers informatique services (CIS) qui viennent de commencer à rendre visite aux pharmaciens. Dès mai 2019, ils iront à la rencontre des médecins libéraux pour les assister dans « leurs premiers pas avec le DMP (…) en association avec leur logiciel-métier » et leur proposer « une formation sur mesure adaptée à leur niveau de maîtrise du service ».

    Cet accompagnement sera étendu tout au long de l’année, avec l’objectif de créer « le volet de synthèse médical » du DMP, « résumé de l’histoire médicale » des patients.  La Cnam donne en exemple la CPAM du département de l’Orne, qui « se mobilise avec les professionnels de santé de son territoire » et les 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 qui « alimentent automatiquement des DMP ».

    Une nouvelle version de l’appli DMP pour la fin avril 2019

    La caisse annonce pour la fin du mois d’avril 2019 le lancement d’une nouvelle version de l’application DMP pour smartphones, soulignant que l’identifiant de connexion y sera « enregistré directement » de sorte que le patient n’aura plus à le mémoriser. La nouvelle version permettra d’ajouter et de sauvegarder des profils pour que les parents puissent créer ceux de leurs enfants.

    Une « refonte » de l’application « pour un usage plus fluide » est prévue pour la rentrée 2019, avant l’intégration d’un carnet de vaccination à la fin de l’année.  

    Un plan national d’accompagnement des Ehpad en cours de déploiement

    La Cnam affirme par ailleurs qu’« un plan national d’accompagnement des Ehpad » dans l’utilisation du DMP est en cours de déploiement. Il s’agit d’aider ces établissements à « s’équiper d’un logiciel DMP-compatible permettant de créer et verser le dossier de liaison d’urgence ». D’autre part, à partir de 2020, les infirmiers seront rémunérés 1 euro par DM créé, afin d’aider « les personnes ayant des difficultés à se déplacer ».  

    Une campagne de communication décalée

    Le dossier signale enfin le lancement le 14 avril de la « deuxième saison de sa saga publicitaire » de promotion du DMP, mettant en scène un « anti-héros sympathique et naïf, confronté à de nouvelles mésaventures que le DMP vient résoudre », comme une consultation loin du domicile ou une hospitalisation imprévue, autant d’occasions nécessitant de « se souvenir des informations sur sa santé ».

    La campagne diffusée sur internet, à la télévision et dans les officines, durera six semaines et sera reconduite en septembre prochain.

  • SAS

    Société par actions simplifiées

  • DATA – Stratégie e-santé de la République tchèque (MAJ 2019)

    La République Tchèque a formalisé sa stratégie e-santé 2016-2020, après une période d’absence de stratégie nationale et un système électronique intégré défaillant. Le pays a constaté plusieurs échecs successifs, dont une tentative de mise en place de la e-prescription.

    Cette stratégie vise à améliorer le système de santé en termes d’accessibilité, qualité, sécurité et efficience par le biais des technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle s’inscrit dans la volonté d’un e-gouvernement tchèque complètement intégré. 

    Les objectifs premiers de cette stratégie sont : 
    • de renforcer la participation des citoyens dans leur propre santé ;
    • d’améliorer l’efficience du système de santé ;
    • d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé ;
    • de développer l’infrastructure nécessaire et d’assurer la gestion de la e-santé.

    La stratégie a donné lieu à la création du Centre national de e-santé, responsable de sa mise en œuvre. De nombreuses briques sont prévues dans la feuille de route 2016-2020, dont la télémédecine, un portail national de santé pour les patients, des standards d’interopérabilité et la e-prescription. Cette dernière est par ailleurs obligatoire depuis janvier 2018.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la République Tchèque est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Repères : rappel du contexte de création du SNDS et de l’INDS

    La loi de modernisation de notre système de santé de 2016 a fait évoluer l’IDS vers l’Institut national des données de santé (INDS). Le législateur a souhaité renforcer et accroitre le périmètre d’action de l’institut afin qu’il devienne un acteur central dans les relations entre producteurs de données et utilisateurs et a élargi la gouvernance : des acteurs de la santé du secteur privé, les agences sanitaires, des organismes de recherches ont ainsi rejoint le noyau des membres fondateurs de l’Institut.

    En revanche, la Fédération hospitalière de France (FHF), la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), la Fédération des établissements hospitaliers et d’assistance privés à but non lucratif (FEHAP) et la fédération Unicancer qui faisaient partie de l’IDS ont fait le choix de ne pas rejoindre l’INDS.

    Il a donc été pensé comme un guichet unique pour toutes les demandes d’autorisations d’accès aux données pour les recherches n’impliquant pas la personne humaine (RNIPH).

    Le Health Data Hub :

    L’article 11 de l’avant-projet de loi présenté en conseil des ministres en février prévoit la création d’une plateforme des donnés de santé qui se substitue à l’INDS tout en élargissant ses missions qui seront de réunir, organiser, et mettre à disposition les données du SNDS.

    L’objectif est d’enrichir le SNDS avec les données de l’ensemble des données collectées lors des actes pris en charge par l’assurance maladie.

  • SNDS : typologie d’acteurs

    La liste des études déposées auprès de l’INDS est à retrouver sur site de l’Indsante.fr. Ce fichier rassemble, par numéro chronologique les demandes d’études déposées à l’INDS depuis le 28 août 2017.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les typologies d’acteurs et les délais d’instruction.

    Au 5 avril 2019, les chiffres fournis par l’INDS étaient les suivants :

    Origine des demandeurs

    Depuis le 28 août 2017, 72 dossiers déposés à l’INDS concernent un industriel santé, 60 ont un CHU en responsable de traitement, 36 concernent un bureau d’études, 21 une association loi 1901, 13 l’Inserm-CNRS, 13 le ministère, 12 une université-école et 5 centres de lutte contre le cancer (CCLC).

    Sources de données mobilisées

    Depuis le 28 août 2017, 350 dossiers déposés à l’INDS concernent les dossiers médicaux, 215 des extractions du SNDS, 44 le PMSI seul, 42 des enquêtes, 34 des cohortes, 19 l’EGB, 16 des registres, 12 le Cépidc seul et 65 des autres cas.

  • SNDS : exemples de thématique d’étude

    Recherche publique :

    • (CHU) : analyse des parcours de soins en santé mentale des adolescents sur le territoire Ouest Hérault ;
    • (CHU) : développement et évaluation d’algorithmes d’intelligence artificielle pour la détection des organes abdominaux et de leurs principales lésions dans des images d’échographie abdominale ;
    • (CHU) : évaluation du programme d’accompagnement au retour à domicile chez les patients atteints de BPCO (PRADO BPCO).

    Recherche privée :

    • Recherche privée : développement d’un algorithme d’intelligence artificielle pour l’interprétation de mammographie de dépistage ;

    • Recherche privée (Clinique): analyse d’activité PMSI, analyse comparée établissements du même territoire analyse des pratiques de prises en charge et des flux ;

    • Recherche privée (Bureau d’études) : étude des représentations du diabète et de l’éducation thérapeutique chez les patients diabétiques de type 2 : mieux comprendre les conceptions du patient diabétique afin de favoriser l’adhésion aux programmes d’ETP ;

    • Recherche privée (EPST) : expérimentation « Prédiction de profils de patients à risque» avec le développement d’une application informatique permettant de détecter les risques de complication médicale encourus par un patient tout juste admis en hospitalisation en confrontant les données de prescription de médicaments lui étant prescrit le premier jour à des modèles prédictifs calculés en amont ;

    • Recherche privée (Industriel de santé) : création d’un outil d’analyse des données PMSI ;

    • Recherche privée : Medical Deep Learning Analyse des dossiers médicaux anonymisés non-structurés pour en extraire les diagnosticsoBureau d’étude : impact d’un programme de télé-monitoring pour les patients souffrant d’insuffisance cardiaque en Normandie (programme SCAD (Suivi Clinique à Domicile)) sur la mortalité, les ré-hospitalisations et les coûts ;

    • Recherche privée(Bureau d’étude) : développement d’un outil de classification et de prédiction en vue d’établir une tarification au parcours de soins.

  • SNDS : délais d’instruction et des instances Cnil

    Délais des instances Cnil

    Délais d’extraction des données :

    * Les 183 dossiers correspondent aux dossiers dans leur complétude ayant reçu un avis de la part du CEREES.

    ** 4 dossiers déposés ont fait l’ibjet d’un classement sans suite par la Cnil.

    *** 2 dossiers autorisés ont eu leur convention annulée par la Cnam.

    Pour les dossiers autorisés, consultez le document téléchargeable ici.

  • Stratégie e-santé de la République tchèque (MAJ 2019)

    La République Tchèque a formalisé sa stratégie e-santé 2016-2020, après une période d’absence de stratégie nationale et un système électronique intégré défaillant. Le pays a constaté plusieurs échecs successifs, dont une tentative de mise en place de la e-prescription.

    Cette stratégie vise à améliorer le système de santé en termes d’accessibilité, qualité, sécurité et efficience par le biais des technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle s’inscrit dans la volonté d’un e-gouvernement tchèque complètement intégré. 

    Les objectifs premiers de cette stratégie sont : 
    • de renforcer la participation des citoyens dans leur propre santé ;
    • d’améliorer l’efficience du système de santé ;
    • d’améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé ;
    • de développer l’infrastructure nécessaire et d’assurer la gestion de la e-santé.

    La stratégie a donné lieu à la création du Centre national de e-santé, responsable de sa mise en œuvre. De nombreuses briques sont prévues dans la feuille de route 2016-2020, dont la télémédecine, un portail national de santé pour les patients, des standards d’interopérabilité et la e-prescription. Cette dernière est par ailleurs obligatoire depuis janvier 2018.

  • Le site MediEval4i propose aux patients de noter les médecins sur des critères non médicaux

    « Vous avez le droit de savoir qui vous soigne  », affiche le site MediEval4i, lancé le 15 avril 2019 par la société Medicine4i, qui propose aux patients d’évaluer leurs médecins sur 5 critères non-médicaux : accueil, ponctualité, explication, écoute, temps consacré.

    Les patients souhaitant participer à l’évaluation doivent créer leur profil sur la plateforme avec une adresse électronique ou par le biais d’un compte Gmail ou Facebook, une démarche gratuite. Ils peuvent ensuite chercher dans le moteur de recherche la fiche du médecin qu’ils veulent noter, et cocher un à cinq cœurs pour chaque critère, ce qui donne une « note globale » également sur cinq. Sur cette page qui évoque celle d’un hôtel ou d’un restaurant sur Tripadvisor, l’utilisateur doit laisser un avis d’ « au moins 100 caractères » avec un titre. MediEval4i permet aussi de préciser les conditions de la prise de rendez-vous ou la raison pour laquelle elle a été impossible.

    « Au vu de l’utilisation de mes données personnelles sans mon consentement, vous êtes en infraction avec le RGPD, proteste sur Twitter Bertrand Legrand, secrétaire général de la CSMF 59-62. Je vous remercie de me retirer immédiatement de votre base de données. Ma notoriété ne sera pas votre publicité. » Le généraliste propose sur sa page Facebook à l’intention de ses confrères une lettre demandant à MediaEval4i le retrait de leur profil sous « un délai maximal de deux mois ». Le docteur Jérôme Marty (UFML-S) « invite » pour sa part « tous les médecins à rappeler les bases même du RGPD » à Medieval4i et à « demander le retrait de leur fiche personnelle de ce site, exploitée sans leur autorisation ». « Cette ‘société’ ne fera pas son beurre de l’exploitation des données des médecins », commente-t-il.

    Médecins et patients partagés

    « Les difficultés d’accès aux soins génèrent des problèmes relationnels entre médecins et patients mais ce n’est pas la bonne méthode car si c’est le défouloir, cela va envenimer encore les relations », déclare le Dr Luc Duquesnel, président du syndicat Les Généralistes-CSMF (source : Le Quotidien du médecin). « Quand c’est ok, Personne ne note, Mais quand un patient est fâché, il note forcément », fait observer le kinésithérapeute Gildas Ribot. Président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des médecins (Cnom), Jean-Marie Faroudja, estime de son côté que ce service risque « d’altérer la relation de confiance entre le médecin et le patient ».

    Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé, qui fédère 85 associations de patients, juge au contraire que « c’est légitime de noter une structure où notre vie est en jeu ». « Quand les médecins savent qu’ils sont évalués, ça peut changer les choses », ajoute-t-il.

    M. Mattalah (Medicine4i), un « serial entrepreneur dans le domaine de la santé »

    MediEval4i est un service de la société Medicine4i, fondée et présidée par Mathias Mattalah. Ce dernier est le fondateur du cabinet de conseil spécialisé en santé Jalma, liquidé en 2018. Il a aussi fondé Smartsanté, éditeur de solutions e-santé spécialiste de l’accompagnement des malades chroniques, qui a développé Cardiosens, une solution de prévention du risque cardiovasculaire destinée aux salariés.

    Mathias Mattalah se présente sur le site de Medicine4i comme « un serial entrepreneur dans le domaine de la santé depuis près de 25 ans » dont les entreprises « ont permis aux consommateurs de santé de réduire le coût de leurs soins les moins bien remboursés par l’assurance (dentaire, optique, chirurgie, etc.) et d’investir de manière ciblée dans l’avenir de leur santé ». Il se fixe aujourd’hui comme objectif d’«accompagner les entrepreneurs et investisseurs de la médecine du futur », de « les aider à franchir les obstacles que les tenants de l’ordre établi vont dresser sur leur chemin » et d’ «anticiper les attentes des consommateurs de santé ».

    « Il est temps de faire évoluer les comportements »

    « Il est temps de faire évoluer les comportements », se défend l’entrepreneur dans Le Parisien : il se fonde sur un sondage qu’il a commandé à Harris Interactive selon lequel « seuls 17 % des sondés ont reçu à chaque fois que nécessaire une information sur les effets secondaires des médicaments prescrits ». Il prévoit de financer son site gratuit par un « comparateur d’offres en optique » rémunéré par les opticiens, et de lancer par la suite « un site de recommandations médicales à partir de sources indiscutables ».

    Les sites de notation des praticiens ont jusqu’ici tous dû fermer en France

    La notation des médecins est banale aux États-Unis, où les sites spécialisés abondent. Un des plus connus est RateMDs.com, qui revendique 2,5 millions d’évaluations et affiche sur sa page d’accueil un classement des meilleurs praticiens (« Best Doctors ») par spécialité. Les sites qui se sont lancés en France sur ce créneau (Note2bib.com, Notetondoc.com et Demica.com) ont tous dû fermer.

  • Étude : une appli dédiée à la fertilité aussi efficace que la pilule (European Journal contracept°)

    Une application mobile, nommée « Dot » (Dynamic Optimal Timing), a été testée par des chercheurs de l’Institut de santé reproductive du centre médical de l’université de Georgetown (USA). Leur étude*, publiée le 18 mars 2019 dans The European Journal of contraception and Reproductive Health Care, suggère que des algorithmes reposant sur des données de cycles menstruels permettent de prédire le risque de grossesse avec un taux d’efficacité comparable aux méthodes traditionnelles telles que la pilule.

    Des applis mobiles pour une contraception « naturelle »

    Les méthodes de contraception dites « naturelles » reviennent à la mode. Les femmes, échaudées par des scandales sur les pilules et soucieuses de ne pas prendre trop d’hormones, sont à la recherche de méthodes contraceptives plus « douces ». Pour répondre à cette forte demande, de nombreuses sociétés ont développé des applications mobiles dédiées à la fertilité. Elles reposent sur des algorithmes et un apprentissage automatique permettant d’identifier les jours fertiles en se basant sur diverses approches pour synthétiser l’historique du cycle menstruel personnel des femmes et leurs biomarqueurs physiologiques.

    C’est pourquoi des chercheurs américains de l’Institut de santé reproductive du centre médical de l’Université de Georgetown ont souhaité évaluer l’une de ses applications, Dot (Dynamic Optimal Timing).

    De plus en plus de femmes utilisent les applications comme méthode de planification familiale. Aux États-Unis, c’est le cas d’environ 1 million de femmes. « Il est donc essentiel de disposer d’une option reposant sur des preuves solides d’efficacité », a déclaré Victoria Jennings, chercheuse et principale auteur de l’étude. Or, beaucoup de femmes choisissent une application en fonction de sa popularité plutôt que sur la preuve de son efficacité.

    Des algorithmes pour évaluer le risque de grossesse

    Dot est un appli numérique basée sur un algorithme qui fournit des informations de fertilité directes à l’utilisateur pour les femmes qui souhaitent prévenir ou planifier une grossesse. L’algorithme de l’outil, a été développé à partir d’un vaste ensemble de données de 8 118 cycles chez 706 femmes de 5 pays (Nouvelle-Zélande, Inde, Irlande, Philippines et le Salvador), tiré d’enquête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres études sur la probabilité de conception. Il s’adapte à la longueur et la variabilité du cycle de chaque femme au fur et à mesure qu’elle continue à entrer des données sur les débuts de son cycle.

    Lorsqu’une femme entre sa date de début de menstruation dans l’application, celle-ci identifie les jours où elle court un risque « élevé » ou « faible » de grossesse au cours de ce cycle. Pour le premier cycle, Dot identifie 16 jours comme présentant un risque élevé. Lorsque des dates de début de période menstruelle supplémentaires sont entrées, l’algorithme réduit le nombre de jours identifiés comme présentant un risque élevé à 11-13 jours, en fonction de la durée et de la variabilité du cycle de l’utilisatrice. Cette dernière reçoit également des notifications au début et à la fin de sa fenêtre fertile, l’avertit des changements à venir dans son état de fertilité et lui rappelle d’éviter les rapports sexuels ou d’utiliser un préservatif pour éviter une grossesse les jours à risque.

    Pour évaluer l’application, les chercheurs ont constitué une cohorte de 718 femmes souhaitant éviter une grossesse pendant au moins un an, avec des données sur 13 cycles.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 18 mars 2019 dans The European Journal of contraception and Reproductive Health Care.

    Résultats : 1 % d’échec, comme la pilule

    • L’âge moyen des femmes de l’étude Dot était de 29 ans.
    • Près de 75 % des participantes ont déclaré avoir déjà utilisé un moyen de contraception hormonale, avec une majorité de pilules (64,3 %).
    • Le taux de grossesse non désirée était de 1% quand l’appli était correctement utilisée et de 5 % en cas d’erreurs de l’utilisatrice.

    Les chercheurs en ont conclu qu’avec un taux d’échec de 1%, l’application Dot était aussi efficace que les méthodes contraceptives hormonales, telles que la pilule. En outre, ils ont souligné qu’il n’existait aucune association statistique entre les caractéristiques socio-démographiques et la grossesse, suggérant que cette méthode pourrait être utilisée avec succès pour la prévention de la grossesse par des femmes d’âges et d’origines sociales différentes. « Étant donné l’utilisation généralisée de la technologie mobile, une méthode numérique telle que Dot peut potentiellement toucher de nombreuses femmes ayant des besoins non satisfaits en matière de planification familiale », ont déclaré les auteurs de l’étude.

    Une fiabilité remise en question

    En août 2018, la FDA a autorisé pour la première fois une application (Natural Cycles) à se revendiquer comme moyen contraceptif. En Suède et au Royaume-Uni, des enquêtes sont ouvertes suite à des plaintes de femmes ayant eu des grossesses non désirées. Ces applications pourraient en effet ne pas être adaptées aux femmes ayant des cycles peu réguliers.