care_insight

  • SAS

    Société par actions simplifiées

  • 90 % des GHT ont un schéma directeur des systèmes d’information validé (bilan DGOS)

    Près de 90 % des groupements hospitaliers de territoire (GHT) ont un schéma directeur des systèmes d’information (SDSI) validé, indique dans un bilan la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), soulignant que la démarche est « bien enclenchée » pour quasiment tous les groupements. Son rapport se base sur un état des lieux réalisé courant 2018 avec l’Agence des systèmes d’information partagés de santé (Asip santé).
    Ce schéma directeur précise la feuille de route du GHT pour parvenir au 1er janvier 2021 à l’adoption d’un système informatique convergent doté d’une application unique par domaine fonctionnel.

    Autre éléments clés du bilan :
    • 30 % des GHT ont un SDSI validé exhaustif et complet, avec un portefeuille de projets chiffré ;
    • 1 tiers ont, en plus d’un SDSI, engagé des projets de convergence sur différents plans.

    La DGOS rappelle par ailleurs que, selon un bilan établi au cours de l’été 2018 pour 12 régions et 129 GHT, :
    • 62 % des schémas étaient finalisés ;
    • 16 % étaient en cours de validation ;
    • 22 % n’avaient pas été communiqués ou validés.

    Si la direction du ministère de la Santé constate que le processus est bel et bien en marche sur l’ensemble du territoire, l’objectif final n’est pas encore atteint puisque chaque GHT devait avoir finalisé son premier SDSI pour le 1er janvier 2018.

    Un accompagnement prévu dans le cadre du programme Hop’en

    Pour atteindre le but fixé, soit l’adoption d’un SI convergent au 1er janvier 2021, les GHT pourront bénéficier d’un accompagnement, notamment financier, prévu dans le cadre du programme Hop’en, qui définit la nouvelle feuille de route des systèmes d’information hospitaliers pour 2018-2022.

    Le programme est doté d’une enveloppe de 420 millions d’euros sur 5 ans, et ce à la fois pour le secteur public et le secteur privé.

    En ce qui concerne les GHT, les financements seront calculés par établissement mais versés à l’établissement support et imputés sur son budget annexe, précise la DGOS, cité par APMnews.

    La DGOS rappelle que la convergence doit se traduire par :

    • l’acquisition d’un même logiciel ;
    • la mise en place d’une direction des systèmes d’information (DSI) commune et la mutualisation des ressources humaines ;
    • l’uniformisation du poste de travail pour un professionnel médical, avec les mêmes paramétrages d’un établissement à l’autre et des applicatifs communs, soit un applicatif unique par domaine fonctionnel.
  • L’Anssi donne l’alerte sur la « dépérimétrisation » des systèmes d’information (rapport annuel)

    « Les acteurs du numérique évoluent désormais au sein d’un cyberespace vaste et complexe à défendre, dénué de frontières géographiques, politiques et même parfois techniques », indique l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) dans son rapport annuel. Elle évoque une « perte de notion du périmètre du système d’information ». 

    « En grande partie liée à l’apparition ou au renforcement de certains usages », cette tendance s’explique par :
    • le développement de l’externalisation des données, avec notamment les systèmes de cloud ;
    • une plus grande ouverture des systèmes sur internet ;
    • « un essor du nomadisme » des utilisateurs ;
    • l’interconnexion quasi-systématique des systèmes, conséquence notamment de la diffusion des objets connectés.  

    Dans ce rapport publié le 15 avril 2019, l’Anssi estime que cette mutation pose « la question de la confiance (…), plus difficile à évaluer que la seule sécurité », alors que « l’isolation des systèmes les plus sensibles[, la réponse la plus fréquemment apportée,] atteint ses limites ».
    L’agence appelle à la mise en œuvre d’initiatives qui « ne seront porteuses de sens et de résultats qu’à l’échelle européenne ».
    Elle demande aux organisations un accompagnement à la fois culturel et opérationnel au « déplacement de la sécurité des systèmes vers la sécurité de l’information et des services numériques », qui serait animé par « la recherche d’un équilibre entre fonctionnalité et fermeté ».

    Des campagnes malveillantes visant les acteurs de la santé

    De nombreuses campagnes d’hameçonnage ciblant des acteurs du secteur de la santé ont été observées en 2018, note l’Anssi dans son rapport annuel. Elle explique cette recrudescence par « la préoccupation croissante des opérateurs à l’égard des enjeux de sécurité numérique et le renforcement parallèle de leurs capacités de défense[, qui] amènent nombre d’attaquants à se tourner vers des cibles moins exposées mais plus vulnérables ». 

    Les objectifs de ces attaques, précise l’agence, sont :

    • le vol de données personnelles ;
    • la demande de rançon après chiffrement des données ;
    • le minage de cryptomonnaies ;
    • la constitution de réseaux de machines zombies (botnets).

    Alerte sur les objets connectés 

    « L’une des premières conséquences de l’apparition massive des objets connectés est leur propension à accroître très fortement la surface d’exposition aux attaques », avertit l’Anssi dans un chapitre consacré aux menaces visant les systèmes « cyber-physiques »*.

    Les attaques sur les objets connectés « peuvent être dirigées vers l’objet lui-même » mais aussi viser à « en détourner la finalité pour les transformer en vecteurs d’actions malveillantes », est-il indiqué. L’agence déplore ici le « manque de maturité » d’un secteur « encore jeune [bien que] très développé », ce qui se traduit par « une insuffisance de normes et l’absence de sécurité by design », soit l’absence de sécurité directement intégrée dans le code source de l’application ou du site web.

    Selon l’Anssi, « l’application de bonnes pratiques et de principes de sécurité tout au long du cycle de développement de ces systèmes (…) ne suffira pas» : elle demande un  « changement de paradigme ».

  • AAP du Health Data Hub : 10 projets retenus sur 189, la création du hub annoncée à l’automne 2019

    10 projets, dont 4 portés par le secteur privé, sur 189 candidatures reçues ont été sélectionnés à l’issue du premier appel à projets (AAP) du Health Data Hub (HDH), lancé fin janvier 2019. « Nous espérions recevoir une cinquantaine de projets, nous en avons étudié près de 200, a déclaré Jean-Marc Aubert, le pilote du chantier HDH, lors de l’annonce des résultats le 16 avril 2019, en présence d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé. Nous en avons retenu une dizaine parce que nous n’avons pas les moyens d’aller au-delà mais nous allons essayer de soutenir davantage de projets dans les prochains mois. »

    À l’issue de 2 jours d’audition, le jury, présidé par le Pr Bernard Nordlinger, membre de l’Académie nationale de médecine, a retenu les projets suivants, « qui, au-delà de leur qualité scientifique ou leurs retombées en termes d’amélioration du système de santé, vont permettre d’alimenter la première version du catalogue de données partagées par le Health Data Hub » (communiqué) :
    • Deepsarc (CLCC Léon Bérard): identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome ;
    • Parcours infarctus du myocarde (IDM) en Île-de-France (ARS IDF): évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde ;
    • Pimpon (Vidal) : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses ;
    • Hydro (Implicity) : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker ;
    • NS-Park (Pitié Salpêtrière – AP-HP): prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens ;
    • Arac (Malakoff Médéric Humanis): mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients ;
    • Ordei (ANSM): quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable ;
    • Oscour (Agence nationale de la santé publique): mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire ;
    • Deep.Piste (Epiconcept): évaluer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein ;
    • Rexetris (CHU de Limoges): mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein.

    Initialement souhaitée d’ici juin 2019 par la ministre, la création du Health Data Hub devrait avoir lieu à l’automne, a précisé Jean-Marc Aubert, et la présentation des premiers résultats des projets retenus avant la fin de l’année 2019.

    Le pilote du chantier a par ailleurs annoncé la nomination d’Emmanuel Bacry, professeur en mathématiques appliqués et responsable de l’initiative sur la science des données au sein du Centre de mathématiques appliquées, en tant que directeur scientifique du Health Data Hub. Une vingtaine de recrutements seront réalisés d’ici la fin de l’année pour renforcer les équipes actuelles. Auxquels viendront s’ajouter le recrutement d’experts, tels que des data scientists, pour accompagner au mieux les équipes porteuses des projets lauréats, indique Stéphanie Combes, rapporteuse du rapport sur la mission de préfiguration du HDH et cheffe de la mission d’administration des données de santé à la Drees.

    Annonces clés :

    • 10 projets retenus, dont 4 portés par des acteurs privés, sur 189 candidatures reçues :
      • l’un des critères principaux était d’accepter clairement le partage de ses données ;
    • automne 2019 : création du Health Data Hub – Agnès Buzyn souhaite une création avant le 31 octobre 2019 ;
    • avant la fin 2019 : présentation des premiers résultats des projets ;
    • d’autres appels à projets sont prévus : « L’idée initiale était d’en lancer un tous les 6 mois environ », précise Stéphanie Combes, ajoutant qu’à terme, les projets qui intégreront le HDH ne passeront pas par des appels. Ces premiers AAP visent à structurer les fondements de la plateforme pour mieux cerner les besoins et les usages des acteurs ;
    • recrutement d’une vingtaine de personnes pour renforcer l’équipe centrale du Health Data Hub : nomination d’Emmanuel Bacry en tant que directeur scientifique ;
    • enveloppe dédiée au Health Data Hub : 80 millions d’euros sur 4 ans. « Le budget est respecté », indique Jean-Marc Aubert.
      • « L’accompagnement des projets se veut avant tout humain », explique Stéphanie Combes, mais elle annonce que des financements pourront être attribués au cas par cas selon les besoins des projets. Des sommes qui seront limitées. « Nous n’allons par exemple pas versé 1 million d’euros pour la réalisation d’un seul projet », ajoute-t-elle.
    • confirmation du statut public du hub : Stéphanie Combes confirme qu’il y a eu débat à la suite de la proposition de députés de la majorité d’attribuer un statut privée au HDH mais affirme que la structure visait à conserver son statut de GIP.

    Les 10 projets lauréats (ordre aléatoire) :

    Deepsarc : identifier les meilleurs schémas thérapeutiques pour le traitement du sarcome

    Porté par le Pr Jean-Yves Blay, directeur général du Centre Léon Bérard et directeur du réseau NetSArc, aux côtés de ses équipes et d’experts du CLCC de Bordeaux et de l’université de Rennes.

    • Vise à étudier l’impact des différents traitements sur les données de vie réelle afin de déterminer le schéma thérapeutique le plus pertinent.

    • Mobilisera les données cliniques de la base NetSArc, base de référence sur le sarcome quasi exhaustive en France avec plus de 50 000 patients. Ces données, enrichies par les données médico-administratives (SNDS), permettront de suivre les patients dans le temps.

    Parcours IDM en Île-de-France : évaluer et améliorer les parcours de soin après un infarctus du myocarde

    Porté par le Dr Axelle Menu-Branthomme, responsable de département à l’ARS Île-de-France, avec le soutien du Samu 78 et du GCS Sesan.

    • Prévoit de qualifier les parcours de soins des patients ayant eu un infarctus du myocarde aigu en Île-de-France.
    • L’enrichissement du registre e-Must, qui recense « finement » l’événement aigu lors de sa survenue, par des données médico-administratives du SNDS, permettra d’évaluer différents types de parcours de soins du point de vue de la qualité, de la sécurité et de la pertinence.

    Pimpon : remonter aux prescripteurs des alertes pour les interactions médicamenteuses dangereuses

    Porté par Jean-François Forget, directeur médical de la société Vidal.

    • Vise à mobiliser les données du SNDS pour estimer la prévalence réelle des complications liées aux interactions médicamenteuses afin d’identifier des alertes nécessitant une mise en valeur particulière du fait de leur impact.
    • L’attention des médecins pourra être restaurée vers les alertes les plus pertinentes, ce qui devrait aboutir à la réduction de l’incidence des complications graves, fréquentes et prévisibles.

    Hydro : prédire les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemaker

    Porté par le Dr Arnaud Rosier, président de la start-up Implicity.

    • Vise à développer une solution permettant de prévenir les crises d’insuffisance cardiaque pour les patients porteurs de pacemakers ou défibrillateurs grâce à l’analyse des données de télésuivi par IA.
    • Le HDH permettra le croisement des données des dispositifs de plus de 8 000 patients en soins courants avec celles du SNDS afin d’entraîner des modèles prédictifs sans avoir à labelliser manuellement les épisodes d’intérêt.

    NS-Park : prédire les trajectoires individuelles des patients parkinsoniens

    Porté par Jean-Christophe Corvol, professeur de neurologie à la Pitié Salpêtrière (AP-HP), soutenu par l’ICM, l’Inserm et F-Crin.

    • L’objectif principal est de fournir aux neurologues un outil prédictif des trajectoires individuelles des patients parkinsoniens afin de mettre en œuvre les mesures préventives appropriées.
    • Les données de cette cohorte de 20 000 individus suivis dans les centres experts Parkinson seront chaînées à celles du SNDS pour pouvoir appréhender la prise en charge globale des patients.
    • Des approches computationnelles et d’IA seront mises en œuvre pour modéliser la progression de la pathologie.

    Arac : mesurer et comprendre les restes à charge réels de patients

    Porté par Laurent Borella, directeur santé à Malakoff Médéric Humanis, mutuelle à but non lucratif.

    • Va permettre :
      • ,en complétant les données de l’Assurance maladie (SNDS) avec les données de remboursements complémentaires, de calculer les restes à charge finaux réels des patients dans le modèle de protection sociale français.
      • d’interroger les modes de financement des dépenses de santé, d’éclairer les questions de pouvoir d’achat et de solvabilité du recours aux soins, etc.

    Ordei : quantifier la proportion de patients touchés par un effet indésirable

    Porté par Patrick Maison, conseiller scientifique à l’ANSM.

    • Vise à développer un outil permettant d’automatiser le calcul du taux de déclaration, soit du nombre d’effets indésirables déclarés rapporté au nombre de patients exposés.
    • S’appuiera à cette fin sur la base nationale de pharmacovigilance de l’ANSM, les données de prescriptions remboursées en médecin de ville et en milieu hospitalier (SNDS) et les caractéristiques des produits dans Codex (référentiel des AMM).

    Oscour : mobiliser les données d’urgences pour améliorer la surveillance sanitaire

    Porté par Yann Le Strat, directeur de la Direction appui, traitements et analyses des données de l’Agence nationale de santé publique, avec le concours de la Fedory, des équipes du registre AVC de Brest et de l’équipe Reperes de l’université de Rennes.

    • Vise à créer une base chaînant l’ensemble des données issues du réseau de surveillance Oscours avec les données médico-administratives du SNDS.
    • Les données de la base Oscour compilent les résumés de passages aux urgences depuis presque 15 ans, recensant plus de 130 millions de passages aux urgences.
    • Une telle cohorte permettra d’instruire quantité de questions en vue d’améliorer la surveillance sanitaire en France.
    • Une première expérimentation sera menée sur les AVC, première cause de mortalité chez les femmes et troisième chez les hommes.

    Deep.Piste : évaluer l’apporte de l’intelligence artificielle (IA) dans le dépistage organisé du cancer du sein

    Porté par Francisco Orchard, responsable unité data science au sein de la société Epiconcept, appuyé par son équipe, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers en Occitanie et l’Institut Curie.

    • Propose d’évaluer l’impact d’une intégration de l’IA dans le dispositif de dépistage organisé du cancer du sein.
    • S’appuiera pour cela sur la base de données e-SIS de dépistage de cancer du sein des départements du Gard et de la Lozère, comportant plus de 250 000 images annotées, enrichies par les données médico-administratives dans le but de réduire le nombre de faux négatifs.
    • Cette base devrait permettre d’entraîner des modèles performants de réseaux de neurones convolutionnels sur des données jamais utilisées à ce jour dans cette optique.

    Rexetris : mesurer l’impact à long terme de l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs des patients greffés du rein

    Porté par Le Dr Pierre Marquet, du CHU de Limoges, avec l’appui de l’Inserm et de la société Optim’Care.

    • Étudiera les relations entre l’exposition aux médicaments immunosuppresseurs et le devenir à long terme du patient greffé rénal et du greffon.
    • Ces travaux mobiliseront les données de la base Cristal de l’Agence de la biomédecine et de la base Abis du CHU de Limoges.

    Un accompagnement pendant un an

    Piloté par Jean-Marc Aubert, le HDH a lancé fin janvier un AAP dans l’optique de sélectionner les premières initiatives innovantes dans le domaine de l’exploitation des données de santé qui présentent un intérêt public. Il s’adressait en particulier aux porteurs de projets « dont la phase de conception est avancée mais dont la réalisation requiert expressément l’aide du Hub pour accéder aux données de santé ou procéder à leur traitement », indiquait alors le ministère des Solidarités et de la Santé et la Drees.

    Les projets qui contribueront à la constitution du catalogue de données et dont les acteurs accepteront de partager les outils et connaissances développés avec la communauté « seront privilégiés », avaient-ils précisé.

    À la suite de la remise du rapport établi par Cédric Villani (député LREM de la 5ème circonscription de l’Essonne) en mars 2018, le président de la République Emmanuel Macron avant annoncé la création d’un Health Data Hub comme l’un des points clés de la stratégie « intelligence artificielle » française. Une mesure confirmée en juin par Agnès Buzyn.

    • Les lauréats vont bénéficier d’un accompagnement d’une durée d’un an à compter du second semestre 2019.
    • Des ressources humaines et technologiques mutualisées seront mis à la disposition des porteurs de projets sélectionnés pour les aider à concevoir et à déployer leurs solutions.

    Le Health Data Hub reposera « sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris »

    La construction et le fonctionnement du Health Data Hub « reposeront sur le partage et la capitalisation des travaux entrepris, était-il précisé lors du lancement de l’appel à projets. Il sera un outil de promotion de l’innovation pour faire de la France un leader des données de santé. »

  • Trophées de la e-santé 2019 : derniers jours pour l’envoi des candidatures

    Le dossier de candidature pour participer aux Trophées de la e-santé 2019 doit être envoyé à trophees@universite-esante.com avant le 18 avril 2019 à minuit.
    Organisé dans le cadre de l’Université d’été de la e-santé, qui se tiendra à Castres du 2 au 4 juillet, le concours est ouvert à toutes les parties prenantes de l’écosystème de l’innovation en e-santé (entrepreneurs, chercheurs, professionnels de santé, étudiants, patients) ayant développé il y a moins de 2 ans une solution dans le domaine de la e-santé, soit une solution technologique ou de service, en cours d’étude ou ayant fait l’objet d’une mise sur le marché à partir de janvier 2017. Contrairement aux éditions précédentes, il n’y a pas de catégorie.

    « Les Trophées de la e-santé ont pour objectif de favoriser les usages du numérique dans les systèmes de santé, du soin, de l’autonomie et du bien-être », indiquent les organisateurs sur le site officiel du challenge.

    Calendrier :
    • 18 avril 2019 à minuit : date limite de dépôt des dossiers de candidature ;
    • du 22 avril au 19 mai 2019 : étude des dossiers de candidature et présélection des dossiers ;
    • 21 mai 2019 : annonce des finalistes sélectionnés ;
    • 2 juillet 2019 : présentation orale des 12 projets finalistes, délibération du jury et sélection des 6 super-finalistes ;
    • 2 et 3 juillet 2019 : présentation orale des 6 super-finalistes, délibération du jury et remise des prix lors d’une cérémonie organisée en fin de journée à Castres à l’école d’ingénieurs ISIS (campus universitaire, rue Firmin Oulès).
    En cas d’absence des gagnants lors de la remise des prix, « le jury se réserve le droit d’attribuer le dit trophée au dossier arrivé en 2ème position », précisent les organisateurs.

    Modalités de candidatures :

    • les dossiers doivent comporter l’intégralité des pièces justificatives demandées ;
    • ils peuvent être rédigés en français ou en anglais ;
    • tout dossier incomplet ou illisible sera rejeté.

    4 axes d’évaluation des projets

    Chaque dossier sera noté sur la base des 4 axes d’évaluation suivants (une note de 0 à 5 sera attribuée pour chacun de ces axes, 5 étant la meilleure note) :

    Axe 1 : identification du besoin et connaissance du marché

    • Préciser la problématique identifiée, son impact et ses conséquences en matière de santé publique ainsi que les acteurs et solutions déjà en place pour y répondre.

    Axe 2 : proposition de valeur et description de l’innovation

    • Préciser les bénéfices que l’innovation apporte par rapport à la concurrence ainsi que la perception de valeur qui en est faite par l’utilisateur, qu’il soit un patient, un professionnel de santé, un aidant, un chercheur, etc. ;
    • réaliser la description précise de la solution innovante afin de faire apparaitre clairement sa différenciation ;
    • indiquer la mention des brevets et des certifications obtenus ou à venir.

    Axe 3 : modèle économique et stratégie

    • Préciser les étapes clés (passées et à venir) pour le développement de la solution innovante ;
    • réaliser une présentation claire du modèle économique pour démontrer la viabilité économique du projet ;
    • faire apparaître les projections « plausibles » pour l’entreprise dans 3 ans en termes de part de marché, chiffre d’affaires et ressources humaines.

    Axe 4 : capacité entrepreneuriale

    • Préciser comment l’équipe portant le projet est composée :
      • mettre en avant les compétences internes, leur complémentarité et la cohérence globale pour mener à bien le projet ;
    • présenter les partenariats externes et leur impact sur la solution et la stratégie.

    Récompenses :

    En plus du Trophée, les lauréats recevront la dotation en numéraires qui lui est associée :

    • un Grand Prix : 6 000 euros ;
    • un 2ème Prix : 3 000 euros ;
    • un 3ème prix : 1 500 euros.

    « Les candidats sélectionnés par le jury bénéficieront également d’une visibilité accrue sur l’ensemble des supports de communication de l’Université d’été de la e-santé 2019, avant, pendant et après l’évènement », ajoutent les organisateurs, soit :

    • 2 pass pour les 2 journées de l’Université d’été de la e-santé 2019 ;
    • une exposition sur le corner des « finalistes » au sein du village start-ups pendant les 2 jours ;
    • une communication sur les réseaux sociaux de l’évènement ;
    • une campagne d’e-mailing ;
    • la mise en place de communiqués de presse ;
    • l’affichage dans le livret programmation ;
    • l’affichage sur le site internet de l’évènement ;
    • une exposition sur une web TV e-santé.

    Contact

    Pour toute information complémentaire, contacter Yann Peter, responsable « innovation » à Castres-Mazamet Technopole, au 05 63 73 51 09.

  • Aide à la pratique clinique : Ramsay déploie ClinicalKey d’Elsevier auprès de ses 1 000 médecins

    Ramsay Generale de Santé annonce le lancement auprès de ses quelque 1 000 praticiens de ClinicalKey, une solution d’aide à la pratique clinique éditée par Elsevier.

    Le groupe d’hospitalisation privée indique avoir choisi ce service parce qu’il propose un « moteur de recherche intelligent » qu’il donne accès à des contenus pertinents (recommandations de bonnes pratiques HAS, revues, livres, traités EMC) ainsi qu’aux « informations médicales et scientifiques les plus récentes, basées sur des données probantes ».

    Dans un communiqué daté du 15 avril 2019, le Dr Stéphane Locret, directeur de la recherche et de l’enseignement de Ramsay Generale de Santé, estime que cet outil permettra à ses praticiens, qui forment la « 1ère communauté de chercheurs du secteur privé en France », d’« appuyer leurs recherches cliniques et leurs décisions cliniques » et ainsi de « mener des recherches au plus haut niveau [et] de fournir des soins de qualité ».

  • La Société européenne de cardiologie appelle à intégrer aux soins les applications e-santé

    Les systèmes de santé nationaux doivent rembourser les applications e-santé et les intégrer aux soins courants pour faire face aux maladies chroniques. C’est ce qu’affirment les responsables de la European society of cardiology (ESC) dans un article intitulé « Overcoming challenges in digital health implementation in cardiovascular medicine », publié dans la revue European Journal of Preventive Cardiology le 27 mars 2019.

    Les applications numériques sont de plus en plus utilisées par les patients en cardiologie pour contrôler leur pression artérielle, enregistrer un électrocardiogramme (ECG) et suivre leur activité physique, constatent les auteurs. Ils regrettent que les informations générées par ces appareils soient toujours traitées en complément aux thérapies plutôt que d’y être intégrées.

    Les patients qui utilisent des applications de e-santé « sont mieux informés de leur état et les consultations avec le médecin deviennent plus productives car les symptômes peuvent être corrélés à une lecture physiologique », affirme le Pr Enrico Caiani, coauteur de l’article.

    « L’interopérabilité est nécessaire »

    L’ESC souligne par ailleurs que « l’interopérabilité est nécessaire » pour que les technologies puissent dialoguer avec les systèmes hospitaliers. Elle en appelle à la recherche pour établir l’efficacité des outils de e-santé.

    Selon l’ESC, le non-remboursement des solutions de e-santé freine leur généralisation

    Elle aborde également la question du financement, jugeant que c’est le non-remboursement des appareils e-santé qui empêche leur généralisation.

    Le Pr Enrico Caiani souligne qu’« avec les coupes budgétaires et les pénuries de médecins, les systèmes de santé ont du mal à prendre en charge les patients, en particulier ceux atteints de maladies chroniques » et que « cette situation va empirer » avec l’allongement de la vie. Il estime que ces défis peuvent être relevés grâce aux technologies e-santé, et demande une « stratégie partagée » impliquant « les législateurs nationaux, l’industrie, les hôpitaux, les médecins et les associations de patients ».

  • NHS England : un portail numérique pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables

    Le NHS England et les autorités locales (councils) ont, parmi d’autres mesures, déployé à grande échelle Capacity Tracker, un nouveau portail numérique afin de permettre au personnel des services de santé et sociaux de connaître plus facilement le nombre de lits disponibles dans les foyers de santé locaux, appelés en anglais « care homes« , des établissements de petite taille qui hébergent et soignent des personnes dépendantes, notamment des personnes âgées. La mise en place de ce dispositif a pour but de limiter le temps de séjour hospitalier avant le placement dans ce type de centres.

    Le développement du numérique au sein des établissements de santé et sociaux s’inscrit dans le cadre du plan à long terme du NHS (NHS Long Term Plan) visant à améliorer les services de soins, précise l’organisme du ministère de la Santé britannique dans un communiqué publié le 15 avril 2019.

    L’unité de soutien à la mise en service de Capacity Tracker dans le nord de l’Angleterre, financée par le NHS England, a développé le dispositif de suivi et dirigé le projet pilote. Les care homes, les autorités locales, les Clinical commissioning groups (CCG) et le personnel hospitalier ont participé à la création du système, et les foyers de soins sélectionnés pour tester l’outil sont régulièrement sollicités pour donner leur avis afin d’améliorer et de généraliser son utilisation.

    Angleterre : 1/4 des journées d’hospitalisation sont évitables (NHS)

    En 2018, sur 1 million de jours d’hospitalisation, environ un quart a concerné des personnes suffisamment en forme sur le plan médical pour sortir de l’établissement mais pour lesquelles les services de santé et sociaux n’ont pas immédiatement trouvé un foyer de santé adaptés à leurs besoins (sur le plan psychique par exemple), indique le NHS. 

    Le nombre de lits « perdus » par jour a été réduit de 20 % entre 2017 et 2018

    En collaboration avec les gouvernements locaux (councils), le NHS a réduit le nombre de lits « perdus » chaque jour de 20 % entre 2017 et 2018, assure l’organisme. Le déploiement du nouvel outil Capacity Tracker, désormais plus largement disponible, fait partie des différentes mesures à avoir été prises par les autorités pour réduire la durée des séjours hospitaliers évitables.

    Capacity Tracker : plus de 6 250 care homes équipées

    Le portail est accessible sur n’importe quel appareil. En quelques secondes, les foyers peuvent télécharger les informations concernant leurs lits disponibles, aidant ainsi le personnel des services de santé et des services sociaux à trouver les bons services pour les patients.

    Plus de 6 250 care homes ont déjà adopté le système, mis à l’essai en 2018 dans le Nord du pays, le comté de Devon et celui du Berkshire. Et des milliers de foyers supplémentaires peuvent désormais s’inscrire pour l’utiliser.

    Le déploiement de l’outil contribuera à mener à bien les projets présentés dans le NHS Long Term Plan visant à améliorer le soutien aux services de soins pour réduire les longs séjours hospitaliers évitables, en passant notamment par un meilleur partage des informations entre les care homes et le personnel de l’hôpital.

    Au total, le NHS et les gouvernements locaux collaborent étroitement dans le cadre de 14 projets portant sur des systèmes de soins intégrés et des partenariats pour accélérer la transformation du système de soins, l’idée étant de renforcer le dialogue entre les hôpitaux, les services communautaires, les gouvernements locaux (councils) ainsi que les organisations bénévoles et caritatives.

  • L’Arménie fait appel à Embleema pour mettre la blockchain au service de la santé

    Le gouvernement arménien signe un partenariat avec le consortium WHISE-Embleema, constitué de la start-up new-yorkaise Embleema et de la société informatique WHISE (Wellness & Health Information Secure Exchange), afin d’élaborer un protocole fiable de collecte de données de santé grâce à la blockchain.

    L’objectif de ce projet, annoncé le 9 avril 2019 un 2019, serait de rendre l’Arménie attractive pour la recherche internationale, notamment en oncologie, en immunothérapie et en médecine moléculaire, alors qu’actuellement seule une vingtaine d’essais cliniques commandés par l’industrie sont en cours dans le pays, indique le site spécialisé  Clinicaltrials.gov. Pour ce faire, le consortium WHISE-Embleema a créé une organisation à but non lucratif, WHISE-Armenia, chargée d’auditer les registres numériques et papier existants et de proposer de nouvelles solutions.

    Adopter la blockchain pour « améliorer la transparence, la confiance et la sécurité des patients »

    « L’adoption de la blockchain pourrait améliorer la transparence, la confiance et la sécurité des patients tout en attirant la recherche clinique en Arménie », a déclaré le gouvernement d’Erevan, jugeant qu’elle pourrait aussi faire progresser la recherche sur les cancers et les maladies hématologiques, les troubles du système immunitaire et les maladies endocriniennes.

    « Les données détenues par les patients peuvent transformer la recherche biomédicale en permettant aux informations générées au cours du processus de soins de produire des données de vie réelle fiables sur le bénéfice thérapeutique et les risques d’un médicament, avant et après son homologation », résume Vahan Simonyan, président de WHISE-Arménia et ancien directeur de la recherche en bioinformatique à la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis. Il estime que ce projet, accélérera la disponibilité de nouveaux traitements pour des maladies « dont certaines sont endémiques en Arménie ».

  • Étude : les Google Glass capables d’améliorer la socialisation des enfants autistes (JAMA Pediatrics)

    Un nouveau système d’intelligence artificielle (IA) utilisant des Google Glass pourrait aider les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) à améliorer leurs aptitudes à la socialisation, selon une petite étude* menée par des chercheurs de l’université de Stanford et publiée fin mars 2019 dans le JAMA Pediatrics. Ces Superpower Glass sont conçues pour encourager l’engagement facial des enfants tout en « traduisant » les émotions des personnes avec lesquelles ils sont en interaction.

    Autisme : faciliter l’accès aux soins grâce aux nouvelles technologies

    Les symptômes des troubles du spectre autistique sont variables mais les difficultés de socialisation, d’avoir un contact visuel et de reconnaître les émotions faciales caractérisent cette pathologie. Aux États-Unis, les experts recommandent 20 heures par semaine d’analyse comportementale appliquée (ABA) 2, incluant souvent des interventions sur le développement du comportement avec un thérapeute du comportement pendant au moins 2 ans. Cette prise en charge est très coûteuse (entre 40 000 et 60 000 dollars par enfant et par an). De plus, de nombreux enfants sont confrontés à des difficultés pour généraliser la thérapie à des contextes du monde réel. Autrement dit, à utiliser ces compétences dans la vraie vie. Enfin, les thérapeutes comportementaux sont débordés et donnent des rendez-vous à 18 mois.

    Le recours à des supports d’apprentissage basés sur de nouvelles technologies utilisant le machine learning (apprentissage automatique) pourrait donc offrir des possibilités de traitement en dehors du cabinet du clinicien. Et ces outils peuvent se développer au domicile du patient et ainsi servir de pont pendant que les enfants attendent une thérapie standard.

    Des Google Glass qui traduisent les émotions

    Des chercheurs de l’université de Stanford ont donc conçu un outil d’apprentissage social portable pour les enfants atteints de TSA afin d’encourager l’engagement du visage et de fournir un retour d’information à l’enfant lors des interactions sociales à la maison.

    Un système de vision par ordinateur fonctionnant sur Google Glass est connecté sans fil à une application pour smartphone afin de permettre à l’enfant qui porte les lunettes d’intervenir.

    Grâce à l’apprentissage automatique, les outils sont capables d’identifier huit émotions via un système de reconnaissance faciale : le bonheur, la tristesse, la colère, le dégoût, la surprise, la peur, le mépris et la neutralité.

    Ensuite, une émoticône apparaît sur les verres des Google Glass – appelées « Superpower Glass » – pour indiquer à l’enfant souffrant de TSA l’émotion de la personne en face d’elle. L’information était également donnée de manière auditive. Le système fonctionne à une cadence d’environ 15 à 20 images par seconde, de sorte que les expressions faciales sont généralement reconnues en moins de 100 millisecondes.

    Quelque 71 enfants âgés de 6 à 12 ans atteints de trouble du spectre autistique ont été inclus dans l’étude. Ils ont été randomisés en 2 groupes : la moitié d’entre eux ont été invités à utiliser la technologie pendant 20 minutes trois fois par semaine avec leur famille et une fois par semaine avec leur intervenant, l’autre moitié bénéficiait d’une prise en charge traditionnelle.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 25 mars 2019 dans le JAMA Pediatrics.

    Résultats : une meilleure socialisation

    • Les enfants portant des Google Glass ont deviné l’émotion dans 39,8 % des cas.
    • Ils ont considérablement amélioré leurs résultats sur une échelle de comportement adaptatif par rapport au groupe témoin.
    • Les participants ont utilisé l’appareil moitié moins de jours que ce qui était recommandé.
    • Un enfant a signalé une réaction indésirable aux lunettes.

    L’intervention renforce l’engagement facial et la reconnaissance des émotions, suggérant que l’un ou l’autre ou les deux éléments pourraient être un mécanisme d’action conduisant à l’amélioration des aptitudes de socialisation. Cette étude souligne donc le potentiel de la thérapie numérique à domicile pour améliorer la prise en charge de l’autisme. Cependant, le petit nombre d’enfants inclus dans l’étude et leur grande hétérogénéité démographique et comportementale limitent la portée de cette étude.

    Vers une commercialisation de ce nouveau traitement

    Une précédente étude, publiée en août 2018 dans Nature’s Digital Medicine, et conduite pas des chercheurs de la Stanford University of Medicine, avait déjà montré que les Superpower Glass avaient accru le contact visuel et l’acuité sociale chez des enfants autistes.

    De plus, début avril 2019, la société Cognoa, qui fabrique l’application, a annoncé qu’elle venait de concéder une licence exclusive au système d’intelligence artificielle développée par l’université de Stanford.

    Depuis une levée de 11,6 millions de dollars américain (environ 10,3 M€) en 2017, la FDA a classé l’application de suivi du comportement pédiatrique de Cognoa en tant que dispositif médical de diagnostic de l’autisme.

    Cognoa souhaite maintenant « accélérer le développement et la commercialisation mondiale d’un nouveau traitement numérique pour les enfants atteints de TSA ».