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  • Dispositif SI-VIC (Gilets jaunes) : l’AP-HP reconnaît des « utilisations inappropriées »

    « À la suite des investigations conduites pour vérifier certains éléments parus dans la presse (…), il apparaît que les onglets « commentaire » de l’application ont pu être utilisés (…) de façon marginale [pour mentionner] des éléments de nature médicale (…) que les équipes pensaient utiles sur la nature de la blessure ». C’est ce qu’affirme l’AP-HP dans un communiqué publié le 24 avril 2019, intitulé « SI-VIC : identification de cas d’utilisations inappropriées ».

    Ce communiqué fait suite à la publication le même jour par Le Canard enchaîné d’extraits de fiches SI-VIC remplies durant la manifestation des Gilets jaunes du 16 mars 2019, portant des mentions telles que « tir flash-ball : plaies arcades » et « tuméfaction oreilles : plaie oreille ». Le journal affirme qui plus est que ce fichier était accessible aux ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères, conformément au décret du 9 mars 2018 encadrant le dispositif.

    « Chaque groupe hospitalier de l’AP-HP ne visualise que ses propres malades », déclare l’AP-HP dans son communiqué, précisant que « le siège de l’AP-HP a visibilité de tous les établissements de l’AP-HP, l’ARS Ile-de-France sur la région, et le ministère de la Santé sur le pays » et qu’«aucune autre structure n’y a accès ».

    « Des instructions données pour corriger ces éléments » et une inspection mise en place avec l’ARS (AP-HP)

    L’AP-HP invoque le « mémo SI-VIC », qu’elle a élaboré « dans le souci de pouvoir disposer des informations permettant (…) de dimensionner et d’orienter le patient vers les ressources spécialisées disponibles », et selon lequel « l’onglet commentaires permet d’ajouter toutes les informations utiles concernant la pathologie ou le type de blessure, l’intitulé exact du service… ».

    « Cette précision, qui avait été mentionnée dans un souci de bonne prise en charge des patients, n’aurait pas dû apparaître, est-il indiqué dans le communiqué. Au contraire, il aurait dû être rappelé qu’aucune information médicale ne devait être saisie ».

    L’AP-HP conclut en déclarant que « des instructions sont données pour corriger ces éléments » et qu’elle menait avec l’ARS « une inspection pour objectiver de façon transparente l’utilisation qui a été faite de l’application dans ces dernières semaines ». 

  • TechDays Santé : l’exploitation intelligente des datas en santé, le 30 avril 2019 à Lyon

    Les TechDays Santé 2019, organisés par I-care Cluster, se tiendront le 30 avril à la Maison internationale des langues et des cultures de Lyon.  Cette année, les conférences et les ateliers porteront sur le thème « opportunités ouvertes par l’exploitation intelligente des datas en santé ». 

    Les inscriptions, payantes, sont à effectuer via ce lien.

    Programme 

    • 8h30-9h15 : Accueil des participants – Allocutions officielles & Introduction par les organisateurs.
      Karine Dognin Sauze, 13ème vice-présidente de la Métropole de Lyon Innovation, Métropole Intelligente, Développement numérique et Mobilité intelligente. 
    • 9h15-10h45 : 3 conférences avec invités.
      Stéphanie Combes, Antoine Denis, Pr Jean-Yves Blay
    • 11h-12h15 : Table ronde.
      « Comment utiliser intelligemment les données massives en santé pour créer des services & des produits innovants ! » 
    • 12h30-14h30 : Déjeuner & rencontres B2B.
      Planification et sollicitation de rendez-vous avec les autres participants. 
    • 14h30-15h45 : Session 1.
      « Les établissements de santé ne peuvent-ils (ou ne veulent-ils) pas permettre l’exploitation des données de santé qu’ils détiennent ? »
    • 16h-17h15 : Session 2.
      « Données patients des établissements de santé : impossible exploitation ou manque d’organisation ? »
    • 17h45-19h : Lancement du HH#4.
      Lancement d’un nouveau format. 

  • Université d’été e-santé : du 2 au 4 juillet 2019, Castres

    L’université d’été e-santé se tiendra du 2 au 4 juillet 2019 à l’école d’ingénieur ISIS à Castres. 
    Cette année, 2 thématiques principales sont mises en avant : la e-santé humaine portant sur le numérique (2 et 3 juillet) et la e-santé animale (4 juillet) axée sur l’intelligence artificielle (IA).

    Les inscriptions pour les conférences sur la e-santé humaine sont payantes et doivent être réalisées via ce lien. Celles pour la journée de conférence sur la e-santé animale sont quant à elles gratuites et disponibles via le même lien. 

    Pour les exposants, il est possible de télécharger un dossier d’inscription en ligne et de retourner le formulaire avant le 7 juin à contact@universite-esante.com.

    Focus e-santé humaine 

    Le numérique : une chance pour la santé durable 

    Mardi 2 juillet 2019 

    • 9h15-9h30 : Lancement de la journée avec Philippe Leroux, président de Castres-Mazamet Technopole (spécialisé dans l’e-santé, chimie fine et numérique) et Georges Soto-Romero, directeur de l’ISIS
    • 9h-17h : Découverte des start-ups de la disrupt e-health
    • 9h-17h : Visite du. living lab, le connected health lab 
    • 9h-17h : La convention d’affaires, la e-health connection 
    • 9h30-11h : Regards croisés sur le numérique pour les systèmes de santé durables dans les pays occidentaux 
    • 9h30-12h30 : E-health hub 
    • 10h-11h :Validation clinique de logiciels de santé : un prérequis obligatoire pour accéder au marché ?
    • 11h30-12h30 : Atelier avec le CHU de Toulouse
    • 11h30-12h : Inauguration de la 13ème édition de l’université d’été de la e-santé
    • 11h30-12h : Atelier avec Harmonie Mutuelle
    • 14h-14h30 : Atelier avec GFI
    • 14h-14h30 : À la recherche du temps médical perdu, en collaboration avec BotDesign
    • 14h-15h : Quels financements européens pour l’innovation en e-santé
    • 14h-15h : Le rôle du numérique dans la mise en place de la couverture santé universelle, avec des intervenants de l’OMS
    • 14h-16h : Auditions des 12 finalistes des trophées de la e-santé
    • 15h15-16h15 : Urbanisation & interopérabilité, freins ou accélérateurs de l’innovation ? 
    • 15h15-16h15 : Atelier avec Sanofi
    • 15h10-16h15 : À la conquête des investisseurs 
    • 16h30-18h : L’intelligence artificielle et le transhumanisme sont-ils les nouveaux dangers de l’humanité ? Le point de vue du médecin, du philosophe et du juriste.
    • 18h30-19h30 : Conférence inaugurale « Vers un nouveau modèle d’utilisation des données de santé : la recherche clinique impulsée par les patients »

    Mercredi 3 juillet 2019

    • 9h-10h30 : Les débats de l’université d’été de la e-santé : « Données de santé : la grande hypocrisie? »
    • 9h-10h30 : L’intelligence artificielle au service d’une santé durable
    • 9h-17h : Découverte des start-ups de la disrupt e-health
    • 9h-17h : Visite du living lab, le connected health lab
    • 9h-17h : La convention d’affaires, la e-health connection
    • 11h-12h : Atelier juridique et éthique « Monétisation, utilisation, réutilisation : que peut-on faire des données de santé ? »
    • 11h-12h30 : L’intelligence artificielle au service d’une santé durable 
    • 11h-12h30 : Auditions des 6 finalistes des trophées de la e-santé
    • 11h-12h30 : Le numérique : une chance pour la formation des professionnels de santé
    • 12h-12h30 : Keynote juridique et éthique de David Gruson, en conclusion de l’atelier 
    • 13h30-15h45 : Suite des auditions des 6 finalistes des trophées de la e-santé 
    • 14h-15h : Cohorte suivi chirurgie bariatrique avec l’IHU de Strasbourg, en collaboration avec Docaposte
    • 14h-15h : Les leviers de communication de la e-santé à l’heure de la santé durable
    • 14h-14h30 : L’apport d’un géant du numérique dans le domaine de la santé : l’exemple de Microsoft 
    • 14h45-15h45 : La démographie sanitaire et accès durable au soins (ISIS)
    • 15h15-16h15 : Dépasser les différences en start-ups et multinationales : comment construire des partenariats pérennes et profitables ? 
    • 15h15-16h15 : Démonstration au connected health lab
    • 15h15-16h15 : Atelier en collaboration avec NHES/Acetiam 
    • 15h55-16h15 : Keynote cyber sécurité en collaboration avec Thales
    • 15h45-16h15 : Success stories des trophées de la e-santé
    • 16h30-18h : Les débats de l’université d’été de la e-santé « Consumérisation de la santé : vers la fin des acteurs traditionnels? »
    • 18h30-19h30 : Cérémonie de remise des trophées de la e-santé 

    Focus e-santé animale 

    Santé animale :  doit-on croire à l’intelligence artificielle ?

    • 9h-10h : Auditions des candidats au trophée de la e-santé animale 
    • 9h-17h : Découverte des stratégies des start-ups de la e-santé animale
    • 10h30-17h : Table ronde e-santé animale : une journée articulée autour du progrès et des perspectives de l’exploitation des data en santé animale. Les principaux thèmes abordés seront les algorithmes, les systèmes experts et surtout, l’intelligence artificielle. Thématique : « Faut il combattre les idées reçues ? »
    • 17h-17h30 : Cérémonie de remise du trophée de la e-santé animale 
  • Règlement DM : Medtech Europe demande à la Commission une « action décisive »

    MedTech Europe, organisation représentative des industriels européens des technologies médicales, a adressé une lettre ouverte au vice-président de la Commission européenne sortante, faisant part de sa vive inquiétude au sujet de la mise en place du nouveau système de réglementation des dispositifs médicaux issu du règlement (UE) 2017/745.

    Dans ce courrier daté du 15 avril 2019 et adressé au Finlandais Jiyrki Katainen, vice-président de la Commission chargé de l’Emploi, de la Croissance, de l’Investissement et de la Compétitivité, le directeur général de MedTech Europe, Serge Bernasconi, estime que « sans une action immédiate » de la part de Bruxelles, « le nouveau système de réglementation ne sera pas prêt » au 26 mai 2020, date de fin de la période de transition, « pour garantir la continuité de l’accès des patients et des systèmes de santé » aux DM.

    Retard dans l’évaluation des organismes notifiés

    L’un des principaux motifs d’inquiétude concerne les organismes notifiés, chargés de l’homologation des dispositifs médicaux, et dont le processus d’évaluation par la Commission et les États membres conformément aux nouvelles règles est toujours en cours. Parmi les 58 organismes notifiés existants dans l’ancien système, un seul a déjà été habilité pour mettre en œuvre le nouveau règlement.

    Selon la « DG GROW », la Direction générale de la commission européenne chargée du Marché intérieur, de l’industrie, de l’entrepreneuriat et des PME, seule une douzaine d’organismes notifiés pourront être habilités d’ici la fin 2019, soit à cinq mois de l’échéance. 

    Retard dans la certification et la recertification des dispositifs médicaux

    MedTech Europe estime que les organismes notifiés une fois évalués « mettront généralement entre 3 et 9 mois pour procéder à la recertification d’un produit [et] encore plus de temps » pour la certification d’un nouveau produit. Or, ce sont « des dizaines de milliers de dispositifs médicaux » qui sont censés être évalués d’ici mai 2020 , soit dans 13 mois. De plus, « de nombreuses catégories de produits » entreront dans le champ de compétence des organismes notifiés, avec « plusieurs dizaines de milliers d’appareils supplémentaires » qui devront être certifiés selon les nouvelles règles avant mai 2020 pour pouvoir continuer à être utilisés.  

    « Un grand désordre » à partir de mai 2020

    MedTech Europe estime qu’ »au rythme actuel », le nouveau système de réglementation « ne sera pas prêt suffisamment tôt pour absorber cette charge de travail supplémentaire » et qu’ »à compter de mai 2020, des milliers de dispositifs médicaux deviendront non conformes » de sorte que leur utilisation par les chirurgiens, les médecins, les hôpitaux et les patients sera interdite. MedTech Europe redoute que ce problème ne plonge le monde de la santé européenne dans « un grand désordre ».

    Une fuite des talents et de la croissance déjà perceptible

    Les start-ups et PME, qui représentent 95 % du secteur des dispositifs médicaux en Europe, « se tournent déjà vers les États-Unis [et] la Chine » pour développer leurs innovations, et font bénéficier ces pays de la croissance économique induite, analyse l’organisation.

    « Des mesures décisives » sont nécessaires (MedTech Europe)

    Soulignant que l’association « continue de soutenir la mise en œuvre de la nouvelle réglementation » et qu’elle y voit « un progrès majeur » pour la sécurité des patients et l’accès à l’innovation, MedTech Europe demande à Jyrki Katainen de prendre « avant la fin du mandat de la Commission » « des mesures décisives pour assurer le bon fonctionnement du marché intérieur de l’UE [et] garantir la continuité des soins aux patients [européens ainsi que] la pérennité d’un secteur d’activité axé sur les PME ».

  • Diabeloop & Vicentra s’accordent pour lancer en Europe DBLG1, e-solution pour le contrôle glycémique

    La société grenobloise Diabeloop et Vicentra (Pays-Bas), fabricant de la pompe à insuline Kaleido, signent des accords de distribution pour certains pays européens, « amenant officiellement leur partenariat vers la commercialisation du DBLG1 System » (communiqué), la solution numérique de Diabeloop visant à améliorer le contrôle glycémique.

    ​DBLG1 System est un dispositif intégré qui repose sur un algorithme centré sur le machine learning (apprentissage automatique), hébergé dans un terminal dédié associé à un système de mesure continue du glucose et à une pompe à insuline. « Cette innovation technologique de rupture automatise presque totalement le traitement du diabète de type 1 en reproduisant les fonctions du pancréas détruites par la pathologie », indique Diabeloop dans un communiqué publié début avril 2019.

    Concrètement, le DBLG1, associé au Dexcom G6 (mesure de glycémie en continu), calcule la quantité d’insuline nécessaire et ajuste de manière automatique l’administration d’insuline délivrée par la micro pompe Kaleido de Vicentra.

    Le DBLG1 de Diabeloop a obtenu le marquage CE en novembre 2018 à la suite d’essais clinique utilisant la pompe Kaleido. Grâce à ces accords de distribution, le système DBLG1 va pouvoir être commercialisé dans certains pays européens.

  • Étude : l’IA aide à évaluer la toxicité des substances chimiques (Environmental Health Perspectives)

    Une équipe de chercheurs français de l’Inserm a mis au point un outil informatique reposant sur l’intelligence artificielle (IA) qui évalue les effets toxiques de toutes les substances chimiques, à condition qu’elles aient fait l’objet d’études publiées. Dans le cadre de leur travaux*, publiée le 17 avril 2019 dans la revue Environmental Health Perspectives, les chercheurs ont analysé les données de la littérature sur le bisphénol S grâce à l’IA et ont bien identifié ses effets toxiques.

    Quant l’IA explore la littérature scientifique

    In vitro, in vivo et maintenant in silico. La recherche progresse grâce à des simulations informatiques. Cette technique, appelée « in silico », tire son nom du silicium, le matériau de base des microprocesseurs. Des chercheurs français de l’Inserm ont mené une méta-analyse in silico grâce à des méthodes issues de l’intelligence artificielle (IA). Leur but : mieux comprendre les liens entre l’exposition à des produits chimiques dans l’environnement et la santé humaine.

    Or, les sciences informatiques, y compris la toxicologie, peuvent aider à savoir s’il existe un lien plausible entre une cause — un produit chimique entrant en contact et affectant un organisme au niveau cellulaire — et une chaîne d’événements ultérieure conduisant à un effet, c’est-à-dire à une maladie. Ce concept est appelé « mécanisme menant à un effet indésirable » (adverse outcome pathway, AOP).

    Une base de données, AOP-Wiki, a été créée et est à disposition de la communauté scientifique. Cette base est très riche mais il faut développer des méthodes informatiques innovantes pour hiérarchiser les produits chimiques en fonction de leurs menaces, mieux explorer les bases de données disponibles (y compris la littérature publiée disponible) et améliorer l’exploration de texte.

    La toxicité du bisphénol S explorée

    Les chercheurs de l’Inserm, dirigés par Karine Audouze, au sein de l’unité 1124 « Toxicité environnementale, cibles thérapeutiques, signalisation cellulaire et biomarqueurs »(Inserm/Université de Paris) ont conçu un programme informatique, fondé sur les méthodes de l’intelligence artificielle, dans lequel ils ont intégré plusieurs types de données biologiques et chimiques dont les 200 termes référencés dans la base AOP-Kiwi.

    « Cette base est composée des descriptions précises de toutes les étapes biologiques (molécules, voies de signalisation) menant d’une perturbation moléculaire à un effet pathologique comme l’obésité, la stéatose, le cancer, etc. Elle s’enrichit régulièrement avec de nouveaux processus de toxicité », précise Karine Audouze. L’outil mis au point par les chercheurs français, AOP-helpFinder, peut rechercher, extraire et noter les liens entre des substances chimiques (facteurs de stress) et divers éléments biologiques.

    Apprendre à lire intelligemment

    Pour tester ce programme, les auteurs de l’étude ont choisi le bisphénol S, un substitut fréquent du bisphénol A dans les contenants alimentaires. Concrètement, ils ont intégré toutes les appellations et synonymes de ce constituant retrouvés dans la littérature scientifique. Ensuite, le programme a scanné les résumés d’articles scientifiques soumis par les auteurs, à la recherche de ces termes pré-enregistrés.

    « L’objectif était d’établir des liens entre les termes représentant la substance chimique et ceux correspondant aux processus pathologiques », clarifie Karine Audouze. Pour cela, les chercheurs ont appris à leur système à lire intelligemment.

    Ainsi, le programme accorde plus de poids à des termes retrouvés côte à côte plutôt qu’éloignés à ceux qui sont placés en fin de résumé dans les résultats et les conclusions plutôt qu’en début, au stade de l’hypothèse, et enfin, il quantifie les mots repérés. « Au-delà d’une lecture rapide, le système permet une véritable analyse de texte automatisée », explique l’auteure principale de l’étude.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 17 avril 2019 dans la revue Environmental Health Perspectives.

    Résultats : l’IA confirme les risques d’obésité du bisphénol

    Les effets sur la santé les plus pertinents résultant de cette étude étaient les effets sur la reproduction (diminution de la testostérone, réduction du ratio sexuel, diminution de la fertilité), la perturbation du système endocrinien (activation des récepteurs des œstrogènes et des androgènes, observée biologiquement avec BPA), et des troubles du métabolisme.

    Parmi ces derniers, le score le plus optimal était associé à l’obésité. Peu d’articles publiés lient directement le BPS à l’obésité, néanmoins, cette approche a permis de mettre en évidence ce lien, qui a ensuite été vérifié manuellement par les auteurs. « Puisque le BPS est un substitut du BPA, soupçonné d’être un obésogène, le lien entre le BPS et l’obésité que nous avons trouvé est intéressant », écrivent-ils.

    Une alternative à l’expérimentation animale

    La capacité à effectuer de nouvelles observations ou à confirmer des effets suspects à l’aide de cet outil est clairement démontrée. Cette méthode permet donc d’accroître les connaissances, d’orienter des analyses expérimentales plus poussées et de mettre au point des modèles offrant une alternative à l’expérimentation animale.

    « Cet outil informatique peut être utilisé pour établir un bilan rapide des effets d’un agent chimique, ce qui est souhaitable s’il s’agit d’un substitut proposé pour une substance existante, commente Karine Audouze. Il n’apporte pas, en tant que tel, de preuve de toxicité, mais sert à intégrer rapidement un grand nombre d’informations et à hiérarchiser les effets néfastes les plus probables, permettant ainsi de concevoir les études biologiques et épidémiologiques les plus pertinentes. »

    Cet outil est désormais libre d’accès sur la plateforme GitHub. Tout chercheur désireux de tester la toxicité d’un agent peut l’utiliser en développant un dictionnaire propre à cet agent.

  • IA : le NHS pose les jalons d’un cadre d’évaluation à destination des entreprises et start-ups

    Le « long term plan » du NHS met en place un système de santé structuré par le numérique et s’attache à créer un cadre de confiance pour en faciliter l’usage par les patients. Il vise à anticiper les questions que peuvent se poser les professionnels et les patients concernant la clinique, la technologie, la sécurité des données et des personnes. H&TI a assisté à la présentation des travaux en ligne par le Dr Indra Joshi, directeur clinique du département digital et intelligence artificielle (IA) du NHS.

    Le NHS s’est mis en capacité de répondre aux différentes questions, en particulier en créant les standards de la confiance, et en anticipant la complexification apportée par l’arrivée de l’IA.
    Plusieurs outils sont mis à disposition ou sont en cours de réalisation pour créer ces standards et répondre aux attentes des patients et des professionnels :
    • un code de conduite sur l’utilisation  de la donnée ;
    • un tableau de bord d’évaluation ;
    • une classification des solutions numériques ;
    • un résumé de présentation  des solutions standardisées : summary digital product characteristics (SDPC).

    La présentation complète est disponible en anglais ici : Pour un cadre de confiance IA – NHS.

    Le NHS élabore des outils pour inscrire l’intelligence artificielle dans un cadre de confiance

    Le NHS s’est mis en capacité de créer des standards de la confiance et d’anticiper l’arrivée de l’intelligence artificielle. Plusieurs outils sont mis à disposition ou en cours de réalisation pour créer ces standards et répondre aux attentes des patients et des professionnels.

    Le « Digital Assessment Questions » (DAQ)

    L’objectif est de créer un cadre de standards pour les technologies digitales, en recensant un ensemble de questions cliniques et techniques posées des experts.

    Ce DAQ doit faciliter le travail des innovateurs et des « commissioners » (membres d’un « clinical commissiong groups » ou au sein du NHS, les responsables des organisations et solutions à mettre en place pour répondre aux besoins des patients et des citoyens).

    Le DAQ a également pour objectif d’aider les innovateurs à développer leur solution ou produit digital en intégrant les standards requis et/ou recommandés. Le DAQ est  réalisé par un ensemble d’acteurs partenaires : NHS England, NICE Public Health England, Medcity, Digital Health London, et permet le développement d’un ensemble d’ « evidence standards » pour les technonoligies digitales, dont notamment les applications.

    À travers les réponses apportées au DAQ, les nouvelles technologies doivent démonter qu’elles sont efficaces, créatrices de valeur financière pour le système de santé, qu’elles répondent aux attentes cliniques (sécurité médicale, efficacité, accessibilité) et techniques (interopérabilité, stabilité technique, et sécurité des données).

    Une version beta est en ligne (https://developer.nhs.uk/wp-content/uploads/2018/09/Digital-Assessment-Questions-V2.1-Beta-PDF.pdf). Elle est à disposition de tout acteur ou innovateur qui veut mettre une nouvelle solution sur le marché et la référencer dans la « NHS Library ».

    Les 3 phases du référencement :

    • soumission :
      • Démontrer que l’on est aligné avec les priorités et en phase avec la politique du NHS
    • pré évaluation
      • Démontrer que la solution est en phase avec les valeurs du NHS et répond aux attentes médicales
    • évaluation :
      • Démontrer l’adhésion aux principes de base et que la solution répond et intègre les obligations (focus sécurité data)

    Les « commissioners » pourront se fier aux résultats du DAQ pour trouver des solutions efficaces répondant aux besoins de leurs patients.

    Mise en place d’une classification des solutions numériques

    Pour que les efforts demandés soient adaptés aux solutions évaluées, il a été mis en place une classification des solutions numériques s’inspirant de la classification des dispositifs médicaux. Plusieurs classes, basées sur la dangerosité de la solution numérique, ont été définies :

    • Classe 1 (outils avec risque minimum/ système de santé) ;
    • Classe 2: solutions fournissant des informations pour le patient ou le clinicien. Solution réalisant un monitorage simple (recueil de données) ;
    • Classes 3a et 3b : solutions portant des risques importants : 3a : santé publique et self management, 3b : prescription, diagnostic.

    La preuve de l’efficacité de l’usage prévu est adaptée à la classification de la solution : le « Minimum evidence standard » pour une solution classe 1, le « best practices standard » pour une classe 2 ou 3.

    Proposition de standardisation de la présentation des solutions : vers une notice Summary digital product characteristics (SDPC)

    De même que la notice accompagnant un médicament est standardisée (définition, indications, effets secondaires…), il est proposé avec le SDPC de présenter les solutions numériques selon un format pré déterminé, en mettant en évidence les éléments essentiels pour le clinicien, ou le « commissioner ».

    Le SDPC reprend entre autres les éléments du DAQ (évaluations et résultats obtenus) et la classification de la solution.

    Le code de conduite pour les technologies basées sur l’utilisation de la donnée

    L’utilisation des données dans les solutions numériques proposées dans le monde de la santé doit répondre à une éthique adaptée. Il est demandé aux innovateurs et vendeurs de solution de répondre au code de conduite mis en place par le NHS.

    Il repose sur 10 principes :

    • comprendre les utilisateurs, leurs besoins et le contexte ;
    • définir le résultat recherché et la manière dont la technologie y contribuera ;
    • utiliser les données appropriées par rapport aux attentes et à l’objectif pour lequel elles sont utilisées ;
    • utiliser des données en quantité adaptée aux besoins identifiés de l’utilisateur
    • utiliser de l’open source ;
    • faire preuve de transparence en ce qui concerne les données utilisées et les algorithmes déployés ;
    • indiquer le type d’algorithme utilisé (utilisation des données, validation des performances, intégration du système) ;
    • générer la preuve de l’efficacité par rapport à l’utilisation prévue et à l’optimisation des ressources ;
    • intégrer la sécurité dans la conception ;
    • définir la stratégie commerciale [contrats].

    https://www.gov.uk/government/publications/code-of-conduct-for-data-driven-health-and-care-technology/initial-code-of-conduct-for-data-driven-health-and-care-technology

    Définition des responsabilités : la « regulator map » 

    Au vu de la variété des questions et évaluations existant comme de celles des acteurs impliqués, le NHS instaure une  « regulator map » pour chaque problématique. Celle-ci décrit :

    • l’organisme responsable ;
    • le champ d’action concerné ;
    • la réglementation et les standards ;
    • les approches et le système de validation.

    L’enjeu global est de trouver un équilibre entre innovation et régulation, de garder suffisamment de flexibilité et de souplesse, et de définir les lignes rouges à ne pas franchir.

    Un programme bâti sur 4 piliers est en cours de réalisation :

    • premier pilier : explicabilité de l’algorithme: l’objectif est de définir un cadre spécifique permettant aux personnes responsables de montrer de manière claire et transparente les fonctionnalités clés de l’algorithme (guidelines) ;
    • deuxième pilier : normes de publication pour l’IA appliquée dans la santé. travail en cours réalisé par un groupe international de recherche sur l’IA appliquée ;
    • troisième pilier : études de cas sur la mise en œuvre: études de cas réalisées par des chercheurs et des exploitants sur la manière dont ils ont adopté des principes avec le CoC ;
    • quatrième pilier : guide de navigation des données, boîte à outils sur la localisation des données pour des conditions particulières ou sur l’utilisation des données.
  • Ajax Health (USA) lève plus de 85 millions USD (75,5 M €) pour innover dans le secteur des DM

    Ajax Health II, une entreprise américaine spécialisée dans les dispositifs médicaux (DM) et dirigée par l’entrepreneur en santé Duke Rohlen, recueille plus de 85 millions de dollars (environ 75,5 M€) pour exploiter et développer des entreprises innovantes de DM. Ce tour de table, annoncé mi-avril 2019, a été mené par HealthQuest Capital, avec la participation de Aisling Capital et de Polaris Partners.

    Ajax Health recherchera des technologies de rupture dans le domaine des dispositifs médiaux ainsi que des business modèles créateurs de valeur permettant un potentiel de demandes élevé.

    Duke Rohlen, P.-D.G. de la société, a occupé divers postes de direction et a dirigé avec succès des opérations d’incubation au sein d’EPIX Therapeutics, d’Ajax Vascular, de Spirox, de CV Ingenuity et de FoxHollow Technologies. À Ajax Health, il est accompagné du Dr Aftab Kherani, qui occupe le poste de médecin en chef, et de Doug Koo, le directeur financier de la société.

    Ajax Health accélère l’innovation médicale en identifiant les opportunités émergentes dans le secteur et en prenant ensuite un rôle actif dans la création de sociétés médicales innovantes qui améliorent la vie des patients et apportent rapidité, simplicité et rentabilité à l’offre de soins.

  • BPA

    Bisphénol A

  • BPS

    bisphénol S