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  • G7 santé : vers une plateforme participative pour le partage des connaissances entre membres du G7

    Les ministres de la Santé des pays du G7 se réunissent à Paris les 16 et 217 mai 2019 avec pour objectif de « favoriser l’accès à la santé pour tous à travers le renforcement des soins primaires ».

    Les pays représentés seront la France, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, avec pour invités le Burkina Faso et le G5 Sahel. La France assure la présidence du G7 depuis le 1er janvier 2019.  

    Selon le dossier de presse diffusé par le ministère des Solidarités et de la Santé, il s’agira notamment d’améliorer la lutte contre 3 pandémies : le sida, la tuberculose et le paludisme. La France voudrait mobiliser l’ensemble des acteurs du Fonds mondial de lutte contre ces maladies, à l’approche de la Conférence de reconstitution de ses ressources, organisée le 10 octobre à Lyon. L’ambition est de « lever au moins 14 milliards de dollars (environ 12,5 M€) pour éliminer ces trois maladies d’ici 2030 ». 

    À l’issue du G7, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial et la Banque mondiale remettront un rapport sur les modalités de mise en place d’une « plateforme web participative » pour le partage des connaissances entre les membres du G7 sur les soins primaires. Les organisations seront invitées à signer « une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer » en ce sens.  

    Les conclusions du G7 santé publiées à l’issue du sommet contribueront notamment à l’agenda des solutions qui sera présenté lors du Sommet des chefs d’État du G7, organisé à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr
  • VivaTech2019 : Alibaba Cloud aide les sociétés health tech françaises à se lancer en Chine (Q. Liu)

    « La stratégie d’Alibaba Cloud en France s’articule autour de 3 axes, explique (Kévin) Qunkai Liu, directeur France de l’entreprise :
    • développer un écosystème local en nouant des partenariats avec des distributeurs, des revendeurs et des intégrateurs de logiciels ;
    • aider les sociétés françaises, dont les start-ups, à se développer en Asie, et en particulier en Chine, parce que c’est notre marché de base ;
    • aider ces sociétés dans leur transformation digitale via l’expérience du groupe Alibaba en Chine, « qui est aujourd’hui un marché très innovant ».

    Dans le cadre d’un entretien accordé à Health& ech Intelligence au cours du salon VivaTech 2019, Qunkai Liu reconnaît que les entreprises qui souhaitent se développer à l’international doivent regarder du côté des États-Unis mais estime qu’elles doivent aussi regarder du côté Est, insistant sur le fait « qu’il ne faut pas négliger le potentiel et la taille du marché asiatique ». Il revient par ailleurs sur la participation d’Alibaba Cloud au développement de solutions basées sur l’IA dans le domaine de la santé et sur la stratégie « got to market » de l’entreprise, expliquant que son objectif est d’être intégrée dans l’écosystème. « Nous ne pouvons pas être champions dans tous les domaines, précise-t-il. En revanche, nous pensons que nous sommes bien positionnés dans la technologie des données. »

    « Il ne faut pas négliger le potentiel et la taille du marché asiatique »

    En quoi le marché chinois est intéressant pour les entreprises françaises, et notamment de santé, par rapport au marché américain par exemple ?

    Le marché chinois est intéressant de part sa taille. Il y a 1,386 milliard d’habitants (chiffres 2017) donc un nombre très important de consommateurs potentiels. La Chine est le premier consommateur au monde dans les domaines du luxe, du jeu, du manufacturing et de la santé.

    Une entreprise qui veut se développer à l’international doit bien sûr aller aux États-Unis mais il ne faut pas négliger le potentiel et la taille du marché asiatique.

    Alibaba Cloud propose un accompagnement sur le plan réglementaire

    Existe-t-il des aides particulières pour soutenir le développement d’entreprises étrangères en Chine ?

    En ce qui concerne les politiques gouvernementales sur le sujet, je peux difficilement vous répondre mais je sais qu’il existe des parcs de scientifiques technologiques qui facilitent l’implantation des sociétés tech européennes en Chine.

    Du côté d’Alibaba Cloud, nous aidons ces sociétés dans le déploiement de leur plateforme digitale mais nous les accompagnons aussi dans leur mise en conformité avec la réglementation qui encadre le marché chinois parce que, comme en France et en Europe avec le RGPD, il y a aussi en Chine des lois relatives à la sécurité des données.

    Que pensez-vous justement du RGPD ?

    Le RGPD n’est pas problématique de mon point de vue parce que c’est une norme industrielle. C’est même positif parce qu’il s’agit d’une norme transparente, qui définit les règles. Toutes les entreprises doivent donc les suivre. C’est bien.

    En Europe, vous êtes implanté à Londres (territoire UK et pays nordiques) et en Allemagne (Pays de l’Est et Europe centrale). Pourquoi avoir choisi de vous implanter aussi en France ?

    Tout d’abord, la France est un grand pays du retail, du luxe et de la fintech notamment, des domaines qui nous concernent.

    Le marché français est aussi intéressant en termes de business parce qu’il y a des milliers d’entreprises françaises qui se développent en Chine actuellement.

    Par ailleurs, il y a un lien amical entre les deux pays. La Chine n’a pas oublié que la France avait été le premier pays à reconnaître la République populaire Chine par le biais du général de Gaulle (janvier 1964).

    « Nous ne sommes pas directement fournisseur de solutions de santé mais nous permettons d’en développer »

    Quelle est précisément votre stratégie en terme de « go to market », et notamment dans le domaine de la santé ?

    Notre stratégie est de développer l’écosystème. Cet écosystème est verticalisé. Parmi celui-ci, nous avons des partenaires dans le domaine du retail et aussi dans celui de la santé. Notre préoccupation est de savoir comme rendre le plus robustes et le plus riches possibles nos capacités en termes de traitement de données pour que nos partenaires dans les métiers de la santé puissent en profiter et mettre en œuvre des solutions permettant d’améliorer l’offre de soins.

    Nous ne sommes pas directement fournisseur de solutions de santé mais nous permettons d’en développer.

    La santé est de plus en plus digitalisée. Au cœur de cette numérisation se trouve le traitement des données, l’idée étant de proposer un traitement à la fois plus performant mais aussi plus intelligent. C’est la même problématique quel que soit le secteur, santé, retail ou fintech.

    Notre stratégie en termes de « go to market » c’est d’être intégrés parce que nous pensons que nous ne pouvons pas être champions dans tous les domaines. En revanche, nous pensons que nous sommes bien positionnés dans la technologie des données.

    « ET Medical Brain » : Alibaba Cloud exploite l’IA pour le domaine de la santé

    Alibaba Cloud est spécialisé dans l’intelligence artificielle, et plus précisément le machine learning (apprentissage automatique). Quelle est précisément votre activité dans ces domaines en santé ?

    Nous sommes au tout au début de notre implantation en France (l’équipe française a été constituée en 2016 et compte actuellement une vingtaine de collaborateurs) et nous en sommes pour l’instant qu’au stade premier de notre développement dans le domaine de l’IA et des big data, d’autant plus qu’ici, une certification doit être obtenue pour pouvoir traiter les données de santé.

    En Chine, en revanche, nous avons participé au développement de plusieurs solutions. Nous utilisons l’IA dans la santé à travers un projet labellisé « ET Medical Brain ». Dans ce cadre, nous aidons par exemple les professionnels de santé à analyser des images médicales via des systèmes basés sur du machine learning dans l’optique de mieux identifier les nodules dans les poumons.

    Nous avons aussi dans notre infrastructure des solutions pour des sociétés spécialisées dans le domaine de l’analyse génétique. Il s’agit ici de traitement de masse (mass processing) de données. L’avantage d’Alibaba Cloud, c’est que nous disposons d’une plateforme robuste qui peut supporter cette analyse de big data.

    L’Assemblée nationale a voté le 8 avril en première lecture l’instauration d’une taxe sur les géants mondiaux du numérique. Cette taxe inquiète-t-elle un géant du numérique comme Alibaba ?

    Je ne suis pas habilité à vous répondre sur ce sujet en ce qui concerne le groupe Alibaba. Pour Alibaba Cloud, cela ne nous concerne pas. Nous sommes soumis à la loi française comme n’importe quelle entreprise locale.

  • PHW 2019 : partenariat IA entre le CHU de Bordeaux et Deski pour l’analyse d’échographies

    Le CHU de Bordeaux et la start-up bordelaise Deski annoncent la signature d’un accord-cadre visant à faciliter le lancement de projets de recherche dans le domaine de l’intelligence artificielle « par des accès rapides, privilégiés et réguliers à la structure de recherche » du CHU. Le partenariat se concentrera dans un premier temps sur des outils d’aide à la démocratisation de l’échographie, précisent les deux signataires dans un communiqué daté du 14 mai 2019. 

    Deski a installé, au sein du CHU de Bordeaux, un serveur de calcul à hautes performances dédié à l’IA afin d’analyser des données anonymisées, conformément à la règlementation et aux exigences de la Cnil. Plus de 17 000 examens échographiques cardiaques sont réalisés et analysés chaque année par les cardiologues du CHU. C’est à partir de ces données que Deski entraîne ses algorithmes de deep learning (apprentissage profond) pour reproduire les analyses d’experts et les rendre accessibles à une plus large communauté médicale. 

    Le projet prévoit tout d’abord de développer des outils d’aide à l’analyse cardiaque, en lien avec le service de cardiologie et de valvulopathie du CHU de Bordeaux dirigé par le Pr Stéphane Lafitte (unité 1034 Inserm), avant d’être étendu à la gynécologie, à la gastro-entérologie et à l’urologie.

    Le CHU et Deski organisent un point sur leur alliance le 22 mai à 10 heures à l’occasion de la Paris Healthcare Week (stand CHU de Bordeaux/Région Nouvelle-Aquitaine – Hall 7 Stand G61).

    Objectif de Deski : simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts

    La société Deski, qui combine expertise en imagerie médicale et maîtrise d’algorithmes d’intelligence artificielle, a développé des solutions fondées sur l’intelligence artificielle pour simplifier l’usage de l’échographie par des médecins non-experts. Elle prévoit que « le stéthoscope du médecin de demain sera une sonde échographique » et souligne que l’examen d’échographie « requiert une forte et longue expérience pour son acquisition et son analyse », ce qui demeure «un obstacle à [sa] démocratisation ».

    Un impact important dans les pays en voie de développement

    La société s’engage en faveur de la diffusion de l’échographie, qui devrait selon elle avoir un impact « fort pour les pays développés[,]  où l’on connaît le problème des déserts médicaux, [et] encore plus important dans les pays en voie de développement, où les systèmes de santé et d’imagerie médicale ne sont pas encore établis ».

    « Ce partenariat est une véritable opportunité pour Deski : avoir accès à une large base de données expertisée et au support de médecins spécialistes reconnus sont des conditions optimales pour le développement de nos solutions », déclare  le cofondateur de la société, Bertrand Moal, docteur en biomécanique et interne de médecine au CHU de Bordeaux. 

    « L’analyse des données, réalisée en interne, par des professionnels du CHU ayant des doubles compétences médicales et du monde des sciences de l’ingénieur, permet aux patients d’être mieux suivis, aux étudiants et aux professionnels d’être mieux formés », explique de son côté Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux.

  • La e-santé va « révolutionner » la lutte contre les addictions (rapport Mildeca)

    « La lutte contre les drogues et les conduites addictives ne peut pas se passer de l’apport de la e-santé. » C’est ce qu’affirme le rapport remis à la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca) par Michel Reynaud, président du fonds Actions Addictions, et Jean-Pierre Thierry, le conseiller e-santé du fonds, sous le titre « Addictions : la révolution de la e-santé pour la prévention, le diagnostic et la prise en charge ».

    Les auteurs du rapport, rendu le 14 mai 2019, demandent « un plan pour le déploiement progressif et intégré des solutions de e-santé » dans ce domaine. Ils annoncent que « la mobilisation de nouveaux acteurs tels que les consommateurs et les patients » grâce aux solutions numériques « permettra de répondre en partie aux besoins non couverts par les spécialistes médicaux » et que la technologie pourra « faciliter également les parcours de soins, actuellement peu cohérents et comportant de nombreux points de rupture ».  

    « Le smartphone doit désormais être considéré comme le vecteur privilégié pour l’adoption des services et solutions de la e-santé dans le champ des addictions », estiment les auteurs. Selon eux, « l’étude des troubles comportementaux dans les addictions (…) sera révolutionnée par l’IA appliquée aux données générées » par ces appareils.

    Une task force « addictions et e-santé »

    Le rapport recommande notamment de créer une task force « addictions et e-santé », réunissant des experts du domaine des addictions, de la e-santé et de la transformation numérique. Cette task force serait chargée :

    • de définir un plan d’action visant à inclure la e-santé dans les programmes publics de lutte contre la drogue et les conduites addictives ;
    • de rechercher l’engagement des usagers et des représentants de patients, avec le concours de l’Union nationale des associations agrées d’usagers du système de santé (France Assos Santé) ;
    • de contribuer à garantir le respect des règles nationales et européennes garantissant la confidentialité et la sécurité des données de santé (Cnil, RGPD).  

    Intégration territoriale et recherche

    Les auteurs demandent d’« identifier deux ou trois régions sanitaires pilotes pour l’expérimentation d’une intégration territoriale de la e-santé, pour l’amélioration de la qualité de la coordination des soins et du parcours des patients », bénéficiant de l’appui des Grades. Ce projet concernerait une plateforme incluant télésanté, parcours de soins, dossier de coordination, gestion des rendez-vous, gestion des objets connectés.

    Le rapport préconise de favoriser la recherche dans le domaine des addictions reposant sur l’analyse des données populationnelles et comportementales, en relation avec le Health Data Hub ainsi que dans le cadre des Instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA), le tout « en tenant compte du potentiel de la santé mobile, des chatbots, des jeux sérieux et de la réalité virtuelle».

    Les auteurs du document suggèrent également de créer un observatoire des « stratégies de communication numérique susceptibles de favoriser les conduites addictives et ciblant notamment les plus jeunes ». Cette entité serait également chargée de coordonner « les stratégies numériques susceptibles de contrer ces incitations ».

    Des recommandations d’ordre général

    Le rapport propose parallèlement de « favoriser le développement et la reconnaissance du rôle des « patients experts » pour l’information des aidants, l’éducation thérapeutique et l’animation des plateformes et solutions intégrées spécialisées dans les addictions » .

    Ses auteurs demandent la reconnaissance de la situation de longue maladie pour les addictions sévères afin de faciliter leur traitement : il s’agirait d’inscrire les addictions dans la liste des affections de longue durée exonérantes (ALD 32).

  • Start-ups innovantes du DM : « Il faut aller plus vite que la machine réglementaire » (table ronde)

    « Il faut s’affranchir du remboursement. Il faut aller plus vite que la machine réglementaire, c’est-à-dire ne pas attendre les retours des instances comme la Haute autorité de santé pour entrer sur le marché des dispositifs médicaux (DM) parce que les processus ne vont pas assez vite en France », recommande Christophe Lala, P.-D.G. de GE Healthcare France & Benelux, intervenu lors de la table ronde « IA : les enjeux des dispositifs médicaux » à l’occasion de la journée Start-ups innovantes du DM, organisée par le Snitem le 14 mai 2019 en amont du MedTech Forum.

    L’un des autres enjeux selon lui est « l’impact culturel » de ces technologies basées sur l’intelligence artificielle, « à ne pas minimiser ». « Il est difficile pour les usagers et les professionnels d’accepter de changer de culture », de laisser ces outils basés sur IA jouer un rôle dans le parcours de soins, explique-t-il. Une acceptation qui peut prendre du temps.

    Une vision partagée par les autres intervenants, François Couton (Harmonie Mutuelle), Marc Julien (Diabeloop) et Julien Le Guyader (avocat), le premier estimant notamment que les acteurs du secteur doivent tenter de dédramatiser l’utilisation des données de santé, source d’inquiétudes pour les patients. Julien Le Guyader ajoute à ce propos qu’il serait aussi intéressant de gagner en souplesse en ce qui concerne la confidentialités des data. « Le corpus juridique n’est pas forcément en adéquation avec l’évolution technique, qui va beaucoup plus vite, complète-t-il. En cas de défaillance d’une IA, qui doit être tenu responsable ? Le médecin ? Il faudrait mettre en place de nouvelles réglementations, notamment en matière de responsabilité. »

    Le RGPD, une limite au développement des DM basés sur l’IA selon J. Le Guyader (avocat)

    « Il faut dédramatiser l’exploitation des données de santé, accepter le fait que l’on utilise ces informations pour améliorer les connaissances et offrir de meilleurs soins », commente François Couton, directeur des opérations et de la transformation d’Harmonie Mutuelle.

    Julien Le Guyader, avocat à la cour (Life Sciences Team de Dentons), acquiesce. Selon lui, il est « nécessaire de changer la culture » sur la confidentialité des data. « Il faut la garantir, bien sûr, mais peut-être repousser les limites sinon les applications seront restreintes », analyse-t-il, citant comme exemple les États-Unis, où il y a plus de souplesse sur ce sujet. Il reconnaît notamment que le RGPD fait partie de ces limites et que le sujet relève en partie de lobbying.

    «  »Je ne trouve pas qu’on est si mal lotis que ça en Europe » (Marc Julien, Diabeloop)

    « Je ne trouve pas qu’on est si mal lotis que ça en Europe, note en tant qu’entrepreneur Marc Julien co-P.-D.G. de Diabeloop, interrogé sur les différences entre le marché européen et le marché américain. Quand les GAFA se sont créés, il n’y avait pas de porte-avions pour les soutenir. En Europe, nous avons tout ce qu’il faut pour réussir. »

    Diabeloop a obtenu en novembre 2018 le marquage CE du DBLG1, sa solution pour améliorer le contrôle glycémique. Connecté à un capteur mesurant de manière continue le taux de glucose et à une pompe à insuline sous forme de patch, le dispositif peut anticiper l’évolution de la glycémie et commander automatiquement à la pompe l’administration d’insuline optimale. Ce système permet ainsi aux personnes souffrant de diabète de gagner en indépendance et notamment de ne plus avoir à se lever en pleine nuit pour effectuer des contrôles.

    La société et Vicentra (Pays-Bas), fabricant de la pompe à insuline Kaleido utilisée pour la solution DBLG1, ont annoncé en avril 2019 qu’ils avaient signé des accords de distribution pour certains pays européens.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Lituanie et de la Slovénie (MAJ 2019)

    Stratégie e-santé de la Lituanie

    La Lituanie a profondément réorganisé son système de santé depuis qu’elle a retrouvé son indépendance : exclusivement public, centralisé et centré sur les hôpitaux au début des années 90, l’écosystème de santé a évolué de par des réformes de diversification, le développement des soins primaires, la restructuration du système hospitalier ainsi que la modernisation du système de rémunération et de la règlementation. 

    Avec sa Stratégie de santé 2014-2025, la Lituanie œuvre notamment pour assurer l’efficacité et la haute qualité des soins sur son territoire. Le développement de la e-santé s’inscrit dans cette feuille de route :
    • pour les professionnels : permettre l’accès efficace à l’information ;
    • pour les patients : permettre l’utilisation de services et de solutions de santé électroniques ;
    • pour la gestion du système de santé : faciliter la prise de décision de politiques de santé.

    Le Programme de développement du système de e-santé 2015-2025 assure la cohérence de la politique e-santé et une mise en route opérationnelle fluide. La Lituanie y met en avant son ESPBI IS, système d’information national pour services électroniques et infrastructure de coopération. Lancé en 2015 pour patients et professionnels, il comprend notamment un dossier médical électronique (EHR). Accessibles depuis un portail web, les patients peuvent y consulter résultats de laboratoires, certificats, “passeport santé”, vaccinations, données clés, e-prescriptions… La Lituanie s’appuie également sur l’interopérabilité sémantique de par la structuration et l’harmonisation des formats de documents.

    Stratégie e-santé de la Slovénie

    Sous l’autorité de l’Institut national de santé publique, la Slovénie met actuellement en place une vingtaine de services clés à sa stratégie e-santé, dont :
    • la e-prescription (mis en place en 2016) : concerne 92 % des prescriptions (août 2018) ;
    • le e-adressage et la prise de rendez-vous (mis en place en 2017) : 96 % de l’adressage se fait électriquement, plus de 450 000 prises de rendez-vous en ligne par mois (août 2018) ;
    • le registre centralisé du patient (mis en place en 2017) : plus de 15,6 millions de documents stockés pour près de 1,5 millions de patients (août 2018) ;
    • le portail patient qui regroupe l’ensemble de ses informations : près de 20 400 utilisateurs (août 2018) ;
    • le registre électronique des personnes vaccinées : plus de 570 000 dossiers (août 2018) ;
    • le réseau privé de télécommunication e-santé ;
    • l’interopérabilité socle ;
    • le e-triage ;
    • la téléAVC et la téléradiologie.

    Ces services s’appuient sur le numéro d’identification unique du patient, qui se trouve sur sa carte d’assurance maladie.

    La Slovénie avait défini une feuille de route e-santé pour 2005-2015. Ce projet national avait pour but :
    • de mettre en place un système d’information unifié ;
    • de lancer une unité centralisée pour le développement de la e-santé ;
    • de travailler sur la modernisation et la re-conception de processus et de services.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Slovénie et de la Lituanie est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Stratégie e-santé de la Lituanie et de la Slovénie (MAJ 2019)

    Stratégie e-santé de la Lituanie

    La Lituanie a profondément réorganisé son système de santé depuis qu’elle a retrouvé son indépendance : exclusivement public, centralisé et centré sur les hôpitaux au début des années 90, l’écosystème de santé a évolué de par des réformes de diversification, le développement des soins primaires, la restructuration du système hospitalier ainsi que la modernisation du système de rémunération et de la règlementation. 

    Avec sa Stratégie de santé 2014-2025, la Lituanie œuvre notamment pour assurer l’efficacité et la haute qualité des soins sur son territoire. Le développement de la e-santé s’inscrit dans cette feuille de route :
    • pour les professionnels : permettre l’accès efficace à l’information ;
    • pour les patients : permettre l’utilisation de services et de solutions de santé électroniques ;
    • pour la gestion du système de santé : faciliter la prise de décision de politiques de santé.

    Le Programme de développement du système de e-santé 2015-2025 assure la cohérence de la politique e-santé et une mise en route opérationnelle fluide. La Lituanie y met en avant son ESPBI IS, système d’information national pour services électroniques et infrastructure de coopération. Lancé en 2015 pour patients et professionnels, il comprend notamment un dossier médical électronique (EHR). Accessibles depuis un portail web, les patients peuvent y consulter résultats de laboratoires, certificats, “passeport santé”, vaccinations, données clés, e-prescriptions… La Lituanie s’appuie également sur l’interopérabilité sémantique de par la structuration et l’harmonisation des formats de documents.

    Stratégie e-santé de la Slovénie

    Sous l’autorité de l’Institut national de santé publique, la Slovénie met actuellement en place une vingtaine de services clés à sa stratégie e-santé, dont :
    • la e-prescription (mis en place en 2016) : concerne 92 % des prescriptions (août 2018) ;
    • le e-adressage et la prise de rendez-vous (mis en place en 2017) : 96 % de l’adressage se fait électriquement, plus de 450 000 prises de rendez-vous en ligne par mois (août 2018) ;
    • le registre centralisé du patient (mis en place en 2017) : plus de 15,6 millions de documents stockés pour près de 1,5 millions de patients (août 2018) ;
    • le portail patient qui regroupe l’ensemble de ses informations : près de 20 400 utilisateurs (août 2018) ;
    • le registre électronique des personnes vaccinées : plus de 570 000 dossiers (août 2018) ;
    • le réseau privé de télécommunication e-santé ;
    • l’interopérabilité socle ;
    • le e-triage ;
    • la téléAVC et la téléradiologie.

    Ces services s’appuient sur le numéro d’identification unique du patient, qui se trouve sur sa carte d’assurance maladie.

    La Slovénie avait défini une feuille de route e-santé pour 2005-2015. Ce projet national avait pour but :
    • de mettre en place un système d’information unifié ;
    • de lancer une unité centralisée pour le développement de la e-santé ;
    • de travailler sur la modernisation et la re-conception de processus et de services.

  • Étude : l’IA pourrait prédire décès et crises cardiaques avec une précision de 90 % (congrès)

    Des chercheurs finlandais ont développé des algorithmes qui se sont révélés capables de prédire les risques de décès et de crise cardiaque avec une précision de plus de 90 %. Quelque 85 variables issus de 950 patients suivis pendant 6 ans ont été compilées et le système d’intelligence artificielle (IA) a ainsi été capable d’établir des corrélations plus fiables que les scores de risque habituels. Les résultats de cette étude* ont été présentés le 12 mai 2019 lors de la Conférence internationale sur la cardiologie nucléaire, qui se tenait à Lisbonne du 12 au 14 mai.

    La prédiction des risques individuels à l’heure de l’intelligence artificielle

    Évaluer le risque d’une complication, d’une maladie, voire d’un décès est un genre d’exercice auquel sont habitués les médecins. Ils utilisent tous des scores de risque pour les aider à prendre des décisions de traitement. Cependant, ces scores ne sont basés que sur une poignée de variables et ont souvent une précision modeste chez chaque patient. Pourtant, plus le nombre de variables augmente, plus la précision s’affine.

    C’est pourquoi l’intelligence artificielle (IA) ouvre des horizons en matière de prédiction des risques individuels. Une équipe de chercheurs finlandais du centre Turku Pet, un institut national finlandais de recherche sur l’utilisation des isotopes émetteurs de positons à courte durée de vie dans le domaine de la recherche médicale, vient de le démontrer. Ils ont mis au point des algorithmes d’apprentissage automatique sur un jeu de données de près de 1 000 patients.

    85 variables pour construire un algorithme

    Un scanner d’angiographie coronarienne par tomographie assistée par ordinateur a fourni 58 données de données sur la présence de plaque coronaire, le rétrécissement des vaisseaux et leur calcification. Les personnes dont le scanner évoquait une maladie étaient soumises à une tomographie par émission de positrons (TEP), qui produisait 17 variables sur le débit sanguin.

    10 variables cliniques ont par ailleurs été obtenues à partir des dossiers médicaux, y compris des informations sur le sexe, l’âge, le tabagisme et le diabète.

    Ces data incluaient donc des douzaines de variables que l’ordinateur devait digérer afin d’établir des corrélations entre les cas de décès et de crise cardiaque. Au total, l’algorithme, nommé « Logibost », a pris en compte 85 variables.

    Les résultats de ces travaux ont été présentés le 12 mai 2019 lors de la Conférence internationale sur la cardiologie nucléaire, qui se tenait à Lisbonne du 12 au 14 mai.

    Résultats : une prédiction des risques de décès et de crise cardiaque très précise

    L’algorithme a « appris » comment les données d’imagerie interagissaient. Il a ensuite identifié des profils corrélant les variables à la mort et à la crise cardiaque avec une précision de plus de 90 %. En fait, les performances prédictives ont augmenté de manière significative lorsque les données de scanner d’angiographie coronarienne par tomographie assistée par ordinateur ont été ajoutées aux données cliniques et aux données du PET, atteignant ainsi une précision de plus de 90 %.

    Pendant les 6 ans de suivi, 24 crises cardiaques et 49 décès avaient été enregistrés dans cette population.

    « Ces progrès vont bien au-delà de ce qui a été fait en médecine, où nous devons être prudents quant à la manière dont nous pouvons évaluer les risques et les résultats. Nous avons les données mais nous ne les utilisons pas encore pleinement », a déclaré le Dr Luis Eduardo Juarez-Orozco, du Centre PET de Turku, auteur de l’étude.

    Grâce à la répétition et à l’ajustement, l’apprentissage automatique peut exploiter de grandes quantités de données et identifier des modèles complexes qui peuvent ne pas être évidents pour l’Homme. Les scores de risque traditionnels ne sont basés que sur une poignée de variables et ont souvent une précision modeste chez chaque patient.

    L’IA permet de penser en 5 dimensions

    « Les humains ont beaucoup de difficulté à penser en plus de trois ou quatre dimensions. Au moment où nous sautons dans la cinquième dimension, nous sommes perdus, comment le principal auteur de ces travaux. Notre étude montre que les modèles à très haute dimension sont plus utiles que les modèles à une seule dimension pour prédire les résultats chez les individus et que, pour cela, nous avons besoin d’un apprentissage automatique.

    Les chercheurs en concluent qu’une telle approche via l’intelligence artificielle devrait leur permettre d’affiner les traitements personnalisés et finalement d’aboutir à de meilleurs résultats pour chaque patient.

  • PHW 2019 : la e-santé au cœur d’un grand atelier et de 4 agoras (Cyrille Politi, FHF)

    « Dans le domaine de la e-santé, il y a aura notamment un grand atelier de l’innovation sur les enjeux du numérique et 4 agoras : une première sur l’IA, une deuxième sur le RGPD, une troisième sur l’évolution de la charte des bonnes pratiques BP6 face au développement du numérique et une autre dédiée à la télémédecine« , résume à propos de la Paris Healthcare Week* (PHW) Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la Fédération hospitalière de France (FHF), à quelques jours de l’événement, qui se tiendra du 21 au 23 mai à Paris.

    • Atelier de l’innovation : « Enjeux du numérique : 2h pour comprendre et décider » – 22 mai, 9h30-11h30
    « Cet atelier fait partie des grands événements du salon, commente Cyrille Politi. L’idée est de laisser parler les intervenant pour que chacun puisse exposer un regard critique et permettre aux auditeurs de se faire leur propre idée sur le sujet ».
    Parmi les intervenants : Dominique Pon, responsable stratégique et/ou Laura Létourneau, déléguée opérationnelle, ainsi que Stéphanie Combes, préfiguratrice du Health Data Hub (HDD) à la Drees. Quand on l’interroge sur le concept d’État-plateforme, au centre de la feuille de route du numérique en santé, Cyrille Politi répond que le message à retenir pour les acteurs est qu’ »il faut se lancer ». « Je soutiens et encourage totalement l’initiative, et même si le projet de « store » n’aboutit pas, ce n’est pas grave, cela aura permis d’avancer, notamment sur le sujet de l’interopérabilité. »

    • Il cite également une « deuxième grande conférence » sur la e-santé, axée sur « le numérique au service du Grand Âge » : 23 mai 2019, 9h30-11h30.

    • 4 agoras :
    – « RGPD : Un code de conduite pour les établissements sanitaires et médico-sociaux » : 22 mai, 13h-14h
    Il s’agit d’un « autre temps fort » du salon, souligne Cyrille Politi, précisant que Marie-Laure Denis, présidente de la Cnil, et Zaynab Riet, déléguée générale de la FHF, feront partie des intervenants.
    – « L’intelligence Artificielle n’est plus un mythe. Comment se lancer ? » : 21 mai, 15h-16h
    – « Chartes de bonnes pratiques : de BP6 à BP7 clients et fournisseurs affinent leurs relations » : 22 mai, 17h15-18h
    – « La télémédecine et l’hôpital, pour qui ? pour quoi ? pour quand ? » : 23 mai, 12h15-13h

    1 atelier de l’innovation

    Mercredi 22 mai 2019 – 9h30-11h30 : « Enjeux du numérique : 2h pour comprendre et décider »

    • Lieu : salle S03, hall 7.3 (rentrer par le hall 7.2)

    Modérateur : Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la FHF

    Résumé : faire le point des grands chantiers SI et numérique nationaux dans une vision prospective pour l’usager du système de santé et les impacts pour les structures et leurs organisations.

    Déroulé et principaux points développés par les intervenants :

    • La stratégie de transformation numérique en santé et l’espace numérique en santé
      • Dominique Pon, responsable stratégique et/ou Laura Létourneau, déléguée opérationnelle
    • Programmes Hop’en et e-parcours (objectifs, pilotage, financements)
      • Marie-Anne Jacquet, sous-directrice DGOS
    • Créer, protéger, valoriser la donnée de santé
      • Stéphanie Combes, préfiguratrice du Health Data Hub à la Drees
    • Le DMP et l’hôpital
      • Yvon Merlière, directeur du projet DMP à la Cnam
    • L’application du RGPD dans l’hôpital, un défi et une chance
      • Thomas Dautieu, directeur de la conformité à la Cnil
    • Grand témoin : les enjeux de l’expérience patient à travers les Prems et les Proms
      • Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé

    Plus de 600 inscrits à date.

    Mots-clés : actualité numérique, système d’information, projets, financements, orientations stratégiques, pilotage.

    Conférence « Le numérique au service du Grand Âge »

    Jeudi 23 mai 2019 – 9h30-11h30 : « Risque de déshumanisation ou accompagnement au mieux vivre ? »

    • Lieu : salle S03, hall 7.3

    Modérateur : Luc Broussy, président France Silver Eco

    • Réflexion introductive, l’Homme, le robot, le grand âge, un trio conciliable ?
      • Serge Tisseron, psychiatre, docteur en psychologie HDR, spécialiste des interrelations entre l’homme et ses artefacts, membre de l’Académie des technologies.
    • Gérontechnologies, environnements intégrés, usages et opportunités
      • Pr Cédric Annweiler, Living lab gériatrique du CHU d’Angers
    • Robots sociaux, une étude-recherche pour objectiver les impacts
      • Isabelle Dufour, déléguée générale, gérontopôle d’Île-de-France
    • Living lab, patient cobaye et enjeux éthiques ? Les questions du facteur humains dans l’évaluation des technologies
      • Sylvia Pelayo, responsable e-santé et usages, CHRU de Lille

    Conférence pilotée par le Comité scientifique de la FHF.

    4 agoras dédiées à la e-santé

    Mardi 21 mai 2019 – 15h-16h : « L’intelligence Artificielle n’est plus un mythe. Comment se lancer ? »

    • Lieu : agora FHF, stand FHF, hall 7.2

    Modératrice : Dr Salima Benhamou – France Stratégies

    Résumé : Après le remise du rapport Villani et de celui de France Stratégies, le président de la République a annoncé un grand plan IA français avec comme priorités le véhicule autonome et la santé. Les lancements notamment, de la « plateforme de données de santé » (Health Data Hub), des instituts 3IA, des appels à manifestation d’intérêt…, doivent permettre le développement de l’IA dans la santé.

    Intervenants :

    • Retour d’expériences d’IA dans des établissements pionniers
      • Dr Emmanuelle Séjourné, radiologue
    • Chercheurs, utilisateurs, industriels, quelles synergies ? Regards croisés
      • Professeur Zyed Zalila, professeur à l’université de technologie de Compiègne
      • Docteur Frédéric Martineau, radiologue GHT de la Côte basque
      • Docteur Icham Sefion, Syntec Numérique
    • Appel à Manifestation d’Intérêts : une opportunité pour se lancer
      • Madame Sandrine Degos, Care Insight

    Mots-clés : intelligence artificielle, financement, pilotage projet, start-up, recherche, institut 3IA, médecine 3P.

    Mercredi 22 mai 2019 – 13h-14h : « RGPD : Un code de conduite pour les établissements sanitaires et médico-sociaux »

    • Lieu : agora FHF, stand FHF, hall 7.2

    Modérateur : Cyrille Politi, conseiller en transition numérique à la FHF

    Résumé : La mise en œuvre du RGPD dans est une obligation dans les établissements sanitaires et médicaux-sociaux. Il est essentiel que les établissements puissent se mettre en conformité de façon sécurisée et facilitée. C’est pourquoi la Cnil et la FHF ont décidé de travailler en étroite collaboration au travers du comité DPO fédéral.

    Intervenants :

    • Les enjeux de la coopération Cnil / FHF et ses premières réalisations :
      • modérateur : Benoit Louvet, fondateur de Mon DPO Santé 
      • Marie-Laure Denis, présidente de la Cnil
      • Zaynab Riet, déléguée générale FHF
    • Le code de conduite « information des usagers », les outils d’échanges et partage avec les DPO :
      • Thomas Dautieu, directeur de la conformité Cnil
      • Ingrid Nkouenjin, cheffe de service outils de conformité Cnil
      • Dr Moufid Hajjar, information médicale et DPO CHU Bordeaux
      • Armande François, DPO AP-HP
      • Guillaume Deraedt, DPO GHT Lille
      • Bélaïd Ait-Hamouda, DPO GHU Paris
      • Yohann Fourchon, DPO Côtes-d’Armor
      • Fabien Viry, RSI de la FHF
    • Prospective : la mise en conformité, et après ?
      • Me Laurent Houdart, cabinet Houdart et associés

    Mots-clés : RGPD, Cnil, code de conduite, droit patient, information patient, usager, médico-social.

    Mercredi 22 mai 2019 – 17h15-18h : « Chartes de bonnes pratiques : de BP6 à BP7 clients et fournisseurs affinent leurs relations »

    • Lieu : agora HIT – IT

    Modératrice : Maître Géraldine Salord, avocate au sein du cabinet Metalaw

    Résumé : Les fédérations d’établissements hospitaliers et médico-sociaux ainsi que les associations et fédérations de représentatives des industriels ont co-signé la charte de bonnes pratiques BP6. Quelques années plus tard, les technologies, le virage numérique, les attentes des usagers, la réglementation, l’écosystème… ont évolué. De ce fait, les bonnes pratiques aussi évoluent, et l’ensemble des parties prenantes à la charte BP6 a souhaité élargir le champ de cet engagement conjoint, dans la continuité des travaux réalisés.

    Intervenants :

    • Cyrille Politi, FHF
    • Jean-François Goglin, Fehap
    • Guilherme Pontes, FHP
    • Charlotte Hammel, Asinhpa
    • Isabelle Zablit, Syntec Numérique
    • Aissa Khelifa, Lesiss

    Mots-clés : relations établissements fournisseurs, charte de bonne pratique, RGPD, pilotage numérique, qualité système d’information, stratégie SI.

    Jeudi 23 mai 2019 – 12h15-13h : « La télémédecine et l’hôpital, pour qui ? pour quoi ? pour quand ? »

    • Lieu : agora HIT – e-santé

    Modérateur : Eric Guyader, directeur du CH de Beauvais et administrateur GCS e-Santé Picardie

    Résumé : la télémédecine est entrée dans le droit commun. Plus qu’un outil technologique, la télémédecine permet l’exercice de la médecine (et bientôt du soin) dans des processus organisationnels différents.

    Intervenants :

    • Myriam Burdin, chef de bureau PF3 – DGOS
    • Dr Julien Carricaburu, Cnam
    • Dr Nathalie Salles, présidente de la SFTélémed-Antel

    Mots-clés : télémédecine, organisation médicale et soignante, territoires, déserts médicaux, financement.