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  • VivaTech 2019 : Visible Patient annonce une levée de fonds de 11,3 M€

    Visible Patient, une start-up strasbourgeoise qui propose une technologie permettant de reproduire en 3D l’organisme humain pour simuler et ainsi mieux préparer une opération, vient de recueillir 11,3 millions d’euros. Le Pr Luc Soler, fondateur de la société, a annoncé cette levée de fonds le 16 mai 2019 à l’occasion du salon VivaTech, qui se tient jusqu’au 17 mai à Paris.

    Plus de 3 000 patients ont bénéficié à ce jour de ce dispositif, présent dans 24 hôpitaux. La start-up souhaiterait toucher 80 % des patients d’ici 2020 et envisage par ailleurs un développement à échelle internationale.

  • VivaTech 2019 : les investissements health tech en Asie en forte hausse (F. Desvignes, Axa Next Lab)

    6,3 milliards de dollars US (5,6 Mds €). C’est le total des fonds déployés en 2018 dans le secteur health tech en Asie, avec 294 deals recensés. Un chiffre en augmentation par rapport à 2017, note Frank Desvignes, responsable mondial d’Axa Next Labs, lors de son pitch « What about health tech in Asia ?« , organisé le 16 mai 2019 à l’occasion du salon VivaTech. L’expert, qui a travaillé 3 ans en Chine, indique que cette tendance à la hausse se confirme pour cette année. Au premier trimestre 2019, les investissements dans le secteur en Asie dépassaient le milliards de dollars, soit une hausse de 70 millions par rapport à la même période en 2018, « ce qui présage un nouveau record« , commente-t-il. D’autant plus que pour la première fois au cours d’un premier trimestre, le total des fonds enregistré côté Asie a devancé celui observé côté États-Unis.

    6 tendances identifiées par Frank Desvignes sur le marché health tech chinois :
    • 1. émergence d’un guichet unique (one-stop shop), point de contact à toutes les étapes du parcours du consommateur ;
    • 2. amélioration du diagnostic, du traitement et de la gestion des maladies ;
    • 3. dossier de santé des patients basé sur la blockchain ;
    • 4. le domicile comme nouvel hôpital pour la gestion des soins chroniques, critiques et à destination des personnes âgées ;
    • 5. la génomique pour activer les régimes de santé personnalisés ;
    • 6. gestion de la santé de la population en entreprise avec un plan de santé personnalisé.

    Lorsqu’un auditeur lui demande quels sont ses conseils pour se développer sur le marché chinois, Frank Desvignes recommande, dans la mesure du possible, de nouer des partenariats avec des groupes locaux pour accélérer le processus.

    Investissement health tech (2014-2018) : Asie Pacifique vs États-Unis

    L’écosystème health tech en Asie Pacifique est le deuxième plus important au monde, derrière celui des États-Unis

    85 % des fonds déployés au total en Asie proviennent de la Chine.

    La Chine et l’Inde restent les leaders

    « L’Inde n’est pas encore aussi structurée que la Chine en termes de finances et de technologies mais il y a sur ce marché une forte volonté de se développer dans le secteur de la health tech, commente Frank Desvignes. Nous avons tout intérêt à copier ce qui va se produire et ce qui est en train de se produire en Inde. »

    Domaines dans lesquels l’Asie a le plus investi en health tech en 2018 :

    • gestion de la santé de la population ;
    • marché en ligne ;
    • diagnostic médical ;
    • solutions de gestion de la santé ;
    • bien-être ;
    • recherche.

    6 tendances identifiées sur le marché health tech chinois

    1. Émergence d’un guichet unique (one-stop shop), point de contact à toutes les étapes du parcours du consommateur

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • Ping Ang Good Doctor ;
    • Tencent Trusted Doctors ;
    • Wedoctor.

    2. Amélioration du diagnostic, du traitement et de la gestion des maladies

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • Tencent Aimis ;
    • Infervision ;
    • Linkdoc.

    3. Dossier de santé des patients basé sur la blockchain

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • Emali ;
    • PokitDok ;
    • Luna DNA.

    La technologie de la blockchain dans le secteur de la santé est encore au stade de l’émergence mais la Chine se démarque déjà dans ce domaine. « Environ 85 % des solutions basées sur la blockchain proviennent actuellement de la Chine », indique Frank Desvignes.

    4. Le domicile comme nouvel hôpital pour la gestion des soins chroniques, critiques et des personnes âgées

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • HiNounou ;
    • Nongan insurance ;
    • Drurse.

    5. La génomique pour activer les régimes de santé personnalisés

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • ICarbonX ;
    • BGI ;
    • Prenetics.

    Prenetics sort particulièrement du lot dans le domaine de la génomique en Chine.

    6. Gestion de la santé de la population en entreprise avec un plan de santé personnalisé

    Principales entreprises qui se démarquent dans ce domaine :

    • Cxa ;
    • InsGeek ;
    • StartUp Care.
  • CPTS et GHT : les acteurs « manquent de réponses » pour construire une vraie coopération (bilan Sénat)

    Il existe un « décalage paradoxal entre le besoin ressenti de coopération sur le terrain, la pléthore d’outils juridiques « sur le papier » et le manque de réponses pour aider concrètement les acteurs à construire une vraie coopération au service d’un territoire ». C’est que Yves Daudigny (Socialiste et Républicain, Aisne), Catherine Deroche (Les Républicains, Maine-et-Loire) et Véronique Guillotin (RDSE, Meurthe-et-Moselle), ont rapporté à la commission des affaires sociales du Sénat, dans une communication portant sur l’organisation territoriale de la santé.

    L’objectif était de dresser un bilan sur les dispositifs de coordination des acteurs de santé au niveau des territoires, avant l’examen du projet de loi relatif à la transformation du système de santé, le 22 mai 2019. Pour rappel, ledit projet a été adopté fin mars par l’Assemblée nationale.

    Ce travail visait plus précisément à rapporter « la façon dont les acteurs de terrain s’approprient les outils de coordination territoriale mis en place par la loi de modernisation [du] système de santé de 2016″, indique la commission des affaires sociales dans un communiqué publié le 17 mai 2019. Une attention particulière a été portée sur les CPTS et les GHT, « dont le projet de loi en cours d’examen fait les piliers de la « transformation » souhaitée [du] système de santé », est-il spécifié.

    Les principales recommandations des rapporteurs :
    • CPTS : « conserver un cadre juridique souple à la main des professionnels » et « clarifier le paysage des dispositifs d’appui à la coordination » ;
    • GHT : « accompagner les dynamiques locales plutôt [qu’]imposer un schéma homogène à tous ».

    Soins de ville et CPTS : « conserver un cadre juridique souple »

    Constat des rapporteurs :

    • plusieurs CPTS « fonctionnent de manière encourageante, en permettant par exemple d’organiser des parcours de soins complexes autour des patients ».
    • Cependant,  il « n’existe (…) pas de modèle unique ».

    Selon les rapporteurs, il est nécessaire :

    • de « conserver un cadre juridique souple à la main des professionnels, qui leur permette de s’en saisir sur une base volontaire et avec les marges suffisantes pour l’adapter aux besoins de leur territoire » ;
    • de « clarifier le paysage des dispositifs d’appui à la coordination, par exemple en plaçant les plateformes territoriales d’appui (PTA) sous le pilotage des CPTS, et de tendre vers la mise en place d’un guichet unique ».

    GHT : « accompagner les dynamiques locales »

    Constat des rapporteurs :

    • grande hétérogénéité des 136 GHT ;
    • leur vocation territoriale est, en pratique, diversement appropriée.

    Selon les rapporteurs, il est nécessaire :

    • « d’accompagner les dynamiques locales plutôt que d’imposer un schéma homogène à tous ».
  • G7 santé : 5 organisations internationales s’engagent à coopérer en matière de soins primaires

    La déclaration commune adoptée par les ministres en charge de la santé des pays du G7, réunis les 16 et 17 mai 2019 à Paris, s’articule autour de 3 objectifs « ambitieux », dans l’optique de faire progresser l’accès à la santé pour tous en renforçant les soins primaires :
    • accroître la lutte contre les inégalités d’accès aux soins ;
    • améliorer la lutte contre les pandémies pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030 ;
    • améliorer l’efficacité des systèmes de santé à travers le partage de connaissances : l’OMS, l’OCDE, le Fonds mondial, Gavi l’Alliance du Vaccin et la Banque mondiale ont signé le 17 mai une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer en matière de soins primaires. Les 5 organisations doivent remettre d’ici fin 2019 un « rapport sur les modalités de mise en place d’une plateforme [de partage de connaissances] entre les membres du G7« , annonce le ministère des Solidarités et de la Santé dans un communiqué.

    Les engagements issus de cette déclaration seront présentés lors du Sommet des chefs d’État de Biarritz du 24 au 26 août. Ils seront également pris en considération à l’occasion d’autres événements internationaux attendus en 2019 :
    • l’Assemblée mondiale de la santé, le 20 mai à Genève (Suisse) ;
    • l’Assemblée générale des Nations unies, le 18 septembre à New-York (États-Unis) ;
    • la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, le 10 octobre à Lyon (France) ;
    • la réunion des ministres de la Santé du G20, les 19 et 20 octobre à Okayama (Japon).

    « Cette déclaration pose les jalons d’une coopération renforcée en faveur d’un accès à la santé pour tous, commente Agnès Buzyn (communiqué). Nous maintiendrons nos efforts dans les prochains mois, avec l’appui de l’ensemble des acteurs, pour que la santé demeure un sujet prioritaire et fondamental à l’agenda international. »

    3 objectifs prioritaires

    Accroître la lutte contre les inégalités d’accès aux soins

    Engagements des membres du G7 :

    • renforcer les soins de santé primaires en matière de prévention, de dépistage et de soins afin de lutter plus efficacement contre les inégalités de santé.
    • priorité : lutter contre les inégalités entre les femmes et les hommes, « en particulier en matière d’accès aux soins dans le monde et de représentation des femmes dans les instances décisionnelles du secteur de la santé ».

    Améliorer la lutte contre les pandémies pour mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030 

    Engagement des membres du G7 :

    • poursuivre leur mobilisation pour assurer le succès de la sixième Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial, qui sera accueillie pour la première fois en France les 9 et 10 octobre 2019 à Lyon. Cette conférence internationale a pour objectif de lever au moins 14 milliards de dollars US (12,5 M€) pour lutter contre le sida, la tuberculose et le paludisme afin d’éliminer ces trois maladies d’ici 2030.

    Améliorer l’efficacité des systèmes de santé à travers le partage de connaissances 

    « Sous l’impulsion des membres du G7, 5 organisations internationales s’engagent pour la première fois à coopérer pour la mise en place d’une plateforme de partage de connaissances », indique dans son communiqué le ministère des Solidarités et de la Santé.

    « L’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial, GAVI l’Alliance du Vaccin et la Banque mondiale ont signé le 17 mai une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer en matière de soins de santé primaires, est-il précisé. Elles remettront d’ici fin 2019, un rapport sur les modalités de mise en place d’une plateforme collaborative entre les membres du G7. »

    Cette plateforme devrait permettre de :

    • développer le partage de connaissances et d’expertise sur les soins de santé primaires entre les pays du G7 ;
    • renforcer le dialogue sur les soins de santé primaires entre pays du G7 et les pays à faible et moyen revenu, en particulier les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) ;
    • favoriser l’innovation en matière de renforcement de soins de santé primaires en s’appuyant également sur la société civile (chercheurs, professionnels, patients, ONG, secteur privé…).
  • Une partie de la division « santé » d’Agfa Healthcare cédée par le groupe

    Dans l’optique de « renforcer [son] indépendance », le groupe belge Agfa-Gevaert a ouvert un processus de cession de toute sa division informatique, qui comprend une partie de la division « santé » d’Agfa Healthcare, par le biais de ses activités d’informatique hospitalière et de soins mais aussi de ses activités informatiques en imagerie. Cette décision est annoncée dans un communiqué publié le 15 mai 2017, au lendemain d’un conseil d’administration du groupe. Le montant de la cession n’a pas encore été fixé.

    « Les préparatifs du processus de vente ont commencé et devraient être lancés au second semestre de cette année« , précise Agfa-Gevaert. Les zones concernées par cette session sont la France, la région Allemagne-Autriche-Suisse et le Brésil.

    Les solutions d’Agfa Healthcare sont notamment utilisées par plusieurs hôpitaux français, dont l’AP-HP, équipé de son système d’information (SI) patient Orbis.

    « En France, nous sommes satisfaits par cette annonce, cette division est rentable et nous allons continuer à développer cette activité IT et à renforcer notre capacité d’investissement, commente une source interne interrogée par Tic Santé. L’an dernier, cette division a compensé toute la décroissance des activités historiques du groupe. »
    Cette cession « ne changera rien à l’activité menée en France », ajoute-t-elle. « Le périmètre d’activité fonctionnel reste inchangé, nous conservons le même portefeuille et les équipes restent en place », précise-t-elle par ailleurs.

    Un chiffre d’affaires à 538 M€ à l’issue du 1er trimestre

    Le groupe Agfa-Gevaert a également présenté ses résultats financiers :

    • chiffre d’affaires :
      • baisse de 1,9 % ;
      • se fixe à 538 millions d’euros à l’issue du premier trimestre 2019 ;
    • endettement financier net : 255 millions d’euros, contre 144 millions d’euros à la fin de 2018.

    Division informatique en santé : 122 M€ de revenus à l’issue du 1er trimestre

    « Notre objectif de rentabilité des activités informatiques de santé commence clairement à porter ses fruits »

    La division informatique de santé « a réalisé ses performances conformément aux attentes », déclare le groupe dans son communiqué, ajoutant que son « objectif de rentabilité des activités informatiques de santé [commençait] clairement à porter ses fruits ».

    La division se maintient et affiche 122 millions d’euros de revenus à l’issue du premier trimestre 2019, contre 123 millions d’euros à la même période en 2018.

  • Traçabilité des médicaments : mauvais départ pour la sérialisation (rapport européen)

    La sérialisation des médicaments a mal commencé. C’est ce qui ressort d’un rapport de l’EMVO, Organisation européenne de vérification du médicament chargée de superviser la mise en œuvre du règlement délégué (UE) 2016/161 du 2 octobre 2015 « fixant les modalités des dispositifs de sécurité figurant sur l’emballage des médicaments à usage humain ».

    Applicable depuis le 9 février 2019 afin de lutter contre la contrefaçon, ce texte, publié en mai 2019, impose aux personnes habilitées à délivrer des médicaments de scanner chaque boîte pour désactiver un identifiant unique à 13 chiffres, contenu dans un code Datamatrix apposé par les industriels en remplacement des codes-barres. Cette désactivation ou « décommissionnement » intervient après connexion au hub européen, l’EMVS (European Medicines Verification System), lui-même relié aux bases de données nationales de vérification, France MVS dans l’Hexagone. Une alerte doit être déclenchée et une enquête diligentée au cas où un même identifiant unique serait scanné plus d’une fois.

    Selon les documents consultés par APM Health Europe, « moins de 200 000 des 250 000 médicaments concernés par la nouvelle réglementation avaient été enregistrés à la mi-avril » dans le système d’information européen et « disposaient d’un identifiant unique ». À la même date, « seuls 848 fabricants étaient connectés à la base de données européenne et 674 y avaient effectivement chargé les informations requises » tandis que « plusieurs centaines d’autres n’étaient pas du tout connectés au système ». 

    Qui plus est, plus de 37 000 pharmacies européennes n’étaient pas connectées à la base européenne et « ne pouvaient donc pas respecter la réglementation », la France arrivant en tête du classement en termes d’établissements de santé non connectés avec seulement 2 officines connectées (sur quelque 22 000), et 1 240 établissements de santé non connectés.

    Contactée par HTI, l’EMVO a refusé de communiquer l’intégralité du rapport, invoquant des raisons de confidentialité.

    2,5 millions d’alertes en une semaine

    Au mois d’avril 2019, le système de vérification des médicaments a généré en une semaine 2,5 millions d’alertes, soit environ 5 % des produits scannés, alors qu’« il est conçu pour fonctionner à un taux d’alerte inférieur à 0,05 % ». En cause, des erreurs humaines, des problèmes de logiciels, et une mauvaise configuration des outils de scan.

    « un seul maillon défaillant remet en cause la sécurité de l’ensemble du dispositif »

    En cause également, des questions de budget. Selon Emballages magazine, les pharmacies à usage intérieur, présentes dans les hôpitaux ou les Ehpad, déclarent manquer de personnel pour contrôler unitairement l’ensemble des boîtes de médicaments qu’elles reçoivent chaque jour. Le magazine français des industries de l’emballage alerte depuis un an sur les risques inhérents au processus de sérialisation, soulignant qu’« un seul maillon défaillant remet en cause la sécurité de l’ensemble du dispositif » et que « ces maillons se comptent par milliers ».

    L’ONG anti-contrefaçon Iracm affirme que la sérialisation « est déjà requise dans de nombreux pays » tels que l’Argentine, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Corée du Sud, la Chine ainsi que la Turquie, qui a été l’un des premiers pays à l’adopter, de sorte que de nombreux autres pays ont basé leur réglementation sur l’expérience turque.

  • Start-ups innovantes du DM : la HAS encourage à demander une rencontre précoce en vue du marquage CE

    « J’encourage les start-ups à solliciter des rencontres précoces avec la Haute autorité de santé (HAS), à venir nous rencontrer en amont du marquage CE », souligne Chantal Belorgey, directrice de l’évaluation médicale économique et de santé publique à la HAS, intervenue lors de la table ronde « Quelle stratégie d’accès au marché », organisée dans le cadre de la journée Start-ups innovantes du Snitem, le 14 mai 2019, en amont du Medtech Forum.

    Après un rappel du procédé à suivre pour demander un remboursement auprès de l’Assurance maladie (documents à télécharger ci-contre), les intervenants ont insisté sur l’importance de mener une réflexion « au plus tôt » afin d’être bien préparé. Cette session a notamment mis en avant le rôle d’Ascam-DM, première association des sociétés de conseil spécialisées en accès au marché et remboursement des dispositifs médicaux en France.

    Nécessité pour les entreprises :

    Anticiper pour mieux appréhender les exigences en matière de :

    • données cliniques ;
    • données économiques.

    Connaître l’environnement :

    • structures d’évaluation et tarifications nationales ;
    • structures d’aide à la recherche clinique et économique ;
    • les organisations professionnelle

    Ascam propose des rencontres précoces pour « aller sur la bonne voie »

    « Une réflexion stratégique est primordiale pour aller sur la bonne voie », soulignent les 3 membres d’Ascam-DM, Sylvia Germain, présidente, Benoît Salaün, trésorier, et Michel Verhasselt, secrétaire.

    « L’une des difficultés est de trouver un consensus entre les attentes des autorités, celles des professionnels de santé et celle des entrepreneurs », complète Benoît Salaün. C’est ce que tentent de faciliter les membres d’Ascam, qui insistent sur l’aspect pédagogique de leur association.

    Pour obtenir un remboursement, il faut une évaluation sur 3 volets, rappelle Michel Verhasselt :

    • le service attendu ;
    • l’amélioration attendue ;
    • l’impact attendu.

    « Nous proposons des rencontres précoces sur un protocole d’études par exemple, explique-t-il. Il s’agit de rencontres officielles qui doivent être préparées. L’objectif est de permettre aux entrepreneurs de mettre en place dès le départ la bonne étude et le bon outil pour gagner du temps. »

    Il ajoute qu’Ascam dispose d’une « cellule innovation » pour « tester l’éligibilité du produit au forfait innovation » par exemple ou échanger avec les autorités sur l’article 51.

    Focus sur les dispositifs dérogatoires

    • forfait innovation : financement d’une étude pour des produits nouveaux et pas encore diffusés ;
    • article 51 de la LFSS pour 2018 ;
    • un outil nouveau qui permet de déroger à de nombreuses règles existantes ;
    • des expérimentations qui peuvent être portées par tout type de porteur de projet, y compris les entreprises qui développement des dispositifs médicaux.
  • LGBTQ

    Lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et en questionnement.

  • G7 santé : vers une plateforme participative pour le partage des connaissances entre membres du G7

    Les ministres de la Santé des pays du G7 se réunissent à Paris les 16 et 217 mai 2019 avec pour objectif de « favoriser l’accès à la santé pour tous à travers le renforcement des soins primaires ».

    Les pays représentés seront la France, l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, avec pour invités le Burkina Faso et le G5 Sahel. La France assure la présidence du G7 depuis le 1er janvier 2019.  

    Selon le dossier de presse diffusé par le ministère des Solidarités et de la Santé, il s’agira notamment d’améliorer la lutte contre 3 pandémies : le sida, la tuberculose et le paludisme. La France voudrait mobiliser l’ensemble des acteurs du Fonds mondial de lutte contre ces maladies, à l’approche de la Conférence de reconstitution de ses ressources, organisée le 10 octobre à Lyon. L’ambition est de « lever au moins 14 milliards de dollars (environ 12,5 M€) pour éliminer ces trois maladies d’ici 2030 ». 

    À l’issue du G7, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le Fonds mondial et la Banque mondiale remettront un rapport sur les modalités de mise en place d’une « plateforme web participative » pour le partage des connaissances entre les membres du G7 sur les soins primaires. Les organisations seront invitées à signer « une lettre d’engagement affichant leur intention de collaborer » en ce sens.  

    Les conclusions du G7 santé publiées à l’issue du sommet contribueront notamment à l’agenda des solutions qui sera présenté lors du Sommet des chefs d’État du G7, organisé à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

  • ARS Pays de la Loire : AMI sur l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile (10/07)

    L’agence régionale de santé des Pays de la Loire, en concertation avec les 5 départements de la région, lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à l’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile pour personnes âgées en perte d’autonomie. 

    Il s’adresse à tous les organismes gestionnaires, titulaires d’une activité médico-sociale pour personnes âgées.

    Les modalités de candidatures sont les suivantes :
    • dépôt d’une lettre d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • dépôt d’un pré-projet : jusqu’au 6/09/2019

    Contexte de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI)

    Suite au projet régional de santé 2018-2022, aux termes duquel l’ARS a consacré un volet spécifique à « l’Ehpad de demain », une réflexion collective a été animée en 2018 par le Centre régional d’études, d’actions et d’informations en faveur des personnes en situation de vulnérabilité (Creai) des Pays de la Loire. L’objectif était d’identifier les évolutions nécessaires des prestations en Ehpad afin d’expérimenter dans la région des dispositifs innovants de maintien à domicile, et en déterminer les conditions de réussite.

    Cette réflexion a abouti à l’élaboration par l’ARS d’un référentiel régional, fixant les objectifs et modalités de fonctionnement attendus de ces dispositifs innovants de vie à domicile, ainsi que leurs conditions d’expérimentation.

    Objectifs du dispositif innovant de vie à domicile (cible)

    L’expérimentation de dispositifs innovants de vie à domicile doit permettre de proposer aux personnes âgées en perte d’autonomie  d’un territoire (EPCI, bassin de vie) de bénéficier d’un panier de services, dans lequel elles pourront disposer de prestations coordonnées répondant à des besoins évolutifs et dont la qualité est garantie.

    Modalités de l’AMI

    La réponse à l’appel à manifestation d’intérêt se fait selon 2 modalités :

    Les critères de sélection des projets

     Les projets déposés seront priorisés selon les critères suivants :

    • adéquation du public ciblé et pertinence du territoire de mise en œuvre au regard de ses besoins et de la dynamique territoriale des acteurs ;
    • socle de prestations mises en œuvre au démarrage de l’expérimentation ;
    • capacité d’intégration à l’issue de l’expérimentation de l’ensemble des prestations ;
    • modalités de montée en charge progressive de l’expérimentation ;
    • co-construction du projet avec les prestataires et partenaires du territoire ;
    • modalités de réponse à un besoin de surveillance 24H/24 et de réponse à l’urgence ;
    • modalités de coordination et de réactivité des prestations au regard des besoins des usagers ;
    • coût du projet au regard des prestations déployées et de la file active, reste à charge pour l’usager ;
    • clarté et stabilité du modèle de gouvernance du dispositif.

    Les projets déposés feront l’objet d’une instruction conjointe des services techniques de l’ARS et du département concerné.

    Modalités de dépôt et contact

    • Fenêtre de dépôt des lettres d’engagement : jusqu’au 10/07/2019
    • Fenêtre de dépôt des pré-projets : jusqu’au 6/09/2019
    • Contact : ars-pdl-dosa-aap@ars.sante.fr