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  • PHW 2019 : focus sur l’IA par H&TIntelligence – Invitation 21, 22 et 23 mai (stand B36, hall 7.2)

    Dresser un premier état des lieux de l’IA en santé, telle est l’ambition des équipes d’Health & Tech Intelligence à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019.
    Au programme : 3 focus sur l’IA (1 jour = 1 focus), présentés lors d’une session de 15 minutes par les consultants de Care Insight (présentation organisée 2 fois dans la journée).

    Retrouvez-nous chaque jour au hall 7.2, stand B36. Inscriptions en ligne en suivant ce lien.

    Le salon sera suivi d’un webinar spécial IA le 29 mai 2019 à 11h animé par Sandrine Degos, Care Insight, et Cyrille Politi, conseiller en transition numérique de la FHF.

    Programme :

    Mardi 21 mai : « IA en santé : un écosystème mobilisé, de l’acculturation à l’action »

    • 1ère présentation : 14h15
      • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique
    • 2ième présentation : 16h15
      • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique

    Mercredi 21 Mai : « IA et hôpitaux : arrêt sur image »

    • 1ère présentation : 11h15
      • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique
    • 2ième présentation : 14h15
      • Marion Briquet Mosalo, consultante

    Jeudi 22 Mai : « IA en santé : un nouvel Eldorado pour les start-ups ? »

    • 1ère présentation : 11h15
      • Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique
    • 2ième présentation : 14h15
      • Laurent Boronad, chargé de mission

    Les présentations seront suivies d’échanges avec les équipes et des tendances IA de Health & Tech Intelligence.

  • ESLD

    Établissement de soins de longue durée

  • Étude : une appli pour détecter les otites de l’enfant grâce au son (Science Translational Medicine)

    Des chercheurs de l’université de Washington ont créé une nouvelle application pour smartphone qui permet de détecter les otites de l’enfant. Les parents, munis d’un morceau de papier roulé en forme d’entonnoir, d’un microphone et d’un haut-parleur pour smartphone seront ainsi capables de repérer le liquide derrière le tympan grâce à une série de sons émis par l’appli. Selon leur étude*, publiée le 15 mai 2019 dans la revue Science Translational Medicine, ce système détecte les otites dans 85 % des cas.

    Dépister l’otite à la maison

    Les infections de l’oreille constituent la raison n°1 de consultation chez les pédiatres. Dans la majorité des cas, elles se caractérisent par la présence de fluide derrière le tympan. Il s’agit d’une otite moyenne. Cependant, la présence de liquide dans l’oreille moyenne est également symptomatique de l’otite aiguë. Ces infections s’accompagnent souvent de douleurs dans l’oreille, d’écoulements et de fièvre. Toutefois, ces maladies peuvent aussi être silencieuses, asymptomatiques. Afin de poser le diagnostic, le médecin doit inspecter le conduit auditif et le tympan avec un otoscope.

    Des chercheurs de l’université de Washington ont créé une nouvelle application pour smartphone qui permet de détecter, de manière simple pour les parents, le liquide derrière le tympan. « Concevoir un outil de dépistage précis sur quelque chose d’aussi omniprésent qu’un smartphone peut changer la donne pour les parents ainsi que pour les professionnels de santé dans les régions aux ressources limitées », a déclaré l’un des chercheurs. En effet, une fois diagnostiquées, les infections de l’oreille peuvent être facilement traitées et les liquides persistants peuvent être surveillés ou drainés par un médecin pour soulager les symptômes de douleur ou de perte d’audition.

    Un dépistage rapide à la maison pourrait aussi aider les parents à décider s’ils doivent ou non emmener leur enfant chez le médecin. « L’un des principaux avantages de notre technologie est qu’elle ne nécessite aucun matériel supplémentaire, à l’exception d’une feuille de papier et d’une application logicielle exécutée sur le smartphone, » a précisé le chercheur.

    Un algorithme analyse les modifications de signal sonore

    Concrètement, cette application envoie des sons dans l’oreille et mesure la façon dont ces ondes sonores changent lorsqu’elles rebondissent sur le tympan. Les parents ont juste à rouler une feuille de papier en forme d’entonnoir et à la poser ensuite sur l’oreille externe pour guider les ondes sonores dans et hors du canal auditif. Lorsque le téléphone émet dans l’entonnoir un son continu de 150 millisecondes, ressemblant à un chant d’oiseau, les ondes sonores rebondissent sur le tympan, remontent dans l’entonnoir et sont captées par le microphone du smartphone et par le son original.

    Selon qu’il y ait ou non un fluide à l’intérieur, les ondes sonores réfléchies interfèrent différemment avec les ondes sonores originales de gazouillis. « C’est comme taper sur un verre de vin », a déclaré le premier auteur. En fonction de la quantité de liquide qu’il contient, vous obtenez différents sons. » Grâce à l’apprentissage automatique de ces sons, le système détecte la présence de liquide.

    Pour entraîner l’algorithme à détecter les modifications du signal et les classer selon qu’il y a ou pas une présence de fluide, l’équipe de chercheurs a testé la procédure sur 53 enfants âgés de 18 mois à 17 ans. Environ la moitié des enfants devaient subir une intervention chirurgicale pour la pose d’un tube auriculaire, une opération courante chez les patients souffrant d’incidents chroniques ou récurrents de liquide auriculaire. L’autre moitié devait subir une chirurgie différente de l’oreille, telle qu’une amygdalectomie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 mai 2019 dans la revue Science Translational Medicine.

    Résultats : 85 % de réussite

    • L’algorithme a correctement identifié la probabilité de fluide dans 85 % du temps, ce qui est comparable aux méthodes actuelles utilisées par les médecins.
    • Testé chez des enfants plus jeunes (9-18 mois), l’appli a correctement classé les 5 oreilles présentant du liquide et 9 sur 10, soit 90 %, sans liquide.
    • Les parents formés à ce dépistage ont dépisté avec succès les 6 oreilles remplies de liquide et 18 des 19 oreilles qui étaient saines.
    • Les courbes des ondes sonores générées par les tests des parents et des médecins étaient similaires.
    • Les résultats étaient cohérents quel que soit le type de téléphone ou de papier.

    Une commercialisation prochaine

    Certes, l’étude n’a porté que sur une cinquantaine d’enfants mais les chercheurs prévoient de commercialiser cette technologie par l’intermédiaire d’une entreprise dérivée, Edus Health, puis de rendre l’application accessible au public.

    « La présence de liquide derrière le tympan est si courant chez les enfants qu’il est nécessaire de disposer d’un outil de dépistage accessible et précis pouvant être utilisé à la maison ou en clinique », a déclaré l’un des co-auteurs.

    Les chercheurs espèrent pouvoir améliorer le dispositif en étant capables d’évaluer depuis combien de temps le fluide est présent. Cela pourrait aider les soignants de premier recours à savoir quand consulter un spécialiste.

  • VivaTech : « On va avoir besoin non plus d’IA mais de raisonnements augmentés » (A. Templier, Quinten)

    « Imaginez une médecine qui se nourrisse en permanence de toute l’expérience générée sur le terrain par les médecins sur les patients et que l’on n’attende pas des années comme c’est le cas aujourd’hui pour qu’un signal émerge et qu’on fasse des études pour valider ce signal et entraîner un consensus qui va mener à des nouvelles guidelines », commente Alexandre Templier, P.-D.G. de la société Quinten, qui assiste les acteurs de la santé dans la valorisation de leurs données.

    « Mettre l’expérience de tous au service de chacun » : c’est la mission que s’assigne Alexandre Templier, interrogé le 17 mai 2019 par H&TI à l’occasion du salon VivaTech, indiquant que Quinten est « capable d’industrialiser le processus de génération et de validation de nouvelles connaissances ».
    Sous nos latitudes, estime-t-il, « on va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés ». Selon lui, on ne va pas « changer la manière dont le médecin pense et prend une décision [mais] simplement lui donner beaucoup plus de puissance et d’amplitude dans ce processus ».

    Les technologies développées par Quinten « permettent automatiquement d’extraire de nouvelles connaissances des jeux de données et de les activer en situation clinique, c’est-à-dire uniquement les connaissances pertinentes pour un patient donné, pour un médecin donné, avec la capacité pour le médecin de comprendre les connaissances qu’on va lui proposer d’activer pour ce malade », explique-t-il.

    Si l’industrie pharmaceutique « génère beaucoup de données, [elle] en consomme relativement peu [et] la tendance du secteur pharma à consommer de plus en plus de données est assez récente ». Le patron de Quinten donne en exemple l’initiative lancée par Sanofi avec son programme Darwin, « assez représentative [d’une] prise de conscience de l’industrie pharmaceutique [qui laisse prévoir qu’elle] va changer de paradigme ».
    « Dès qu’elle va devenir consommatrice en plus d’être génératrice de données, il est fort probable que les taux de succès augmentent et que l’efficience s’améliore, ajoute-t-il. Nous avons multiplié les expériences ces 11 dernières années et montré que c’était possible. Il faut maintenant faire la même chose de manière intégrée et c’est ce que Sanofi est en train de faire. »

    Des données au « point of care »

    La société Optum « aspire » les données « de centaines d’hôpitaux [américains] et « les rend disponibles pour créer de l’intelligence » dans la base Darwin de Sanofi, explique Alexandre Templier. C’est là que Quinten « peut commencer à intervenir ». « À ce moment, la question est de savoir comment « expirer » les données, c’est-à-dire « restituer les outils » pour que les médecins du « point of care » qui ont généré les données puissent prendre des bonnes décisions et implémenter les connaissances au niveau du malade ».

    Interopérabilité : « il est plus réaliste, dans un premier temps en tout cas, de faire avec la multiplicité des systèmes »

    L’interopérabilité est « un problème et un vrai sujet [compte tenu] de la multiplicité des systèmes d’information hospitaliers et des dossiers médicaux [informatisés] », estime le P.-D.G. de Quinten. Il juge « utopique » d’imaginer une ontologie permettant à tout le monde de « parler le même langage [et qui] va être valide pendant longtemps », du fait notamment que l’environnement « évolue tout le temps ». Selon lui, « il est plus réaliste, dans un premier temps en tout cas, [de] faire avec la multiplicité des systèmes », de les « réconcilier [sur] un dictionnaire commun [mais qui] n’est pas unique » .

    Le patron de Quinten loue ici le « pragmatisme » de l’approche d’Optum avec son ontologie, qui « s’appuie sur une multiplicité de codes extrêmement complexes [pour réconcilier] l’hétérogénéité de sémantiques » des centaines de centres hospitaliers concernés.

    L’idéal, selon Alexandre Templier,  « ce serait qu’une fonctionnalité soit accessible dans l’interface du dossier médical, qu’au moment où le médecin rentre l’information, il y ait une alarme, un pop-up qui dise « attention, ne prescrivez pas ça parce que parmi les 11 700 patients du réseau, ou des États-Unis, ou de telle région, ou de France, qui ont telle ou telle caractéristique, qui ont pris ce médicament, il y a deux fois plus de décès ou d’effets indésirables de tel type dans les six mois » ».

    « Tout devra probablement se passer dans un premier temps à l’échelle d’un hôpital », et non dans le SIH

    Il estime que « tout devra probablement se passer dans un premier temps à l’échelle d’un hôpital », et non dans le SIH car l’éditeur de celui-ci « a la main [et] peut décider ou non de débloquer une fonctionnalité ». « Comme la plupart des systèmes sont maintenant basés sur le web et qu’on arrive à des niveaux de sécurisation satisfaisants, on peut très bien imaginer qu’un autre programme [s’ouvre sur l’écran du médecin] en parallèle du SIH, une appli qui à travers un ‘web service’ [lui donne une recommandation] », ajoute-t-il.

    Raisonnement augmenté vs IA

    « Je ne crois pas un instant que les médecins vont être remplacés par un algorithme »

    « Je ne crois pas un instant que les médecins vont être remplacés par un algorithme qui va prendre les décisions à leur place, indique Alexandre Templier, sauf peut-être sur des cas simples et des guidelines simples ».

    Il cite l’exemple de la Chine ou l’explosion des maladies chroniques dans un contexte de « déficit de médecins » et de généralisation du téléphone mobile crée les conditions de développement de la e-santé « sans qu’il y ait un médecin qui valide à chaque fois ».  Les Chinois « n’ont pas le choix » mais il y a peu de chances que cela soit « applicable à nos sociétés [car dans] l’essentiel des cas en médecine [le diagnostic] repose sur des raisonnements complexes qui nécessitent une prise de responsabilité du médecin éclairé ».

    « On va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés »

    Sous nos latitudes, estime le patron de Quinten, « on va avoir besoin non plus d’intelligence artificielle mais de raisonnements augmentés ». Selon lui, on ne va pas « changer la manière dont le médecin pense et prend une décision [mais] simplement lui donner beaucoup plus de puissance et d’amplitude dans ce processus ».

    • « Plus de puissance parce qu’il va avoir directement accès aux connaissances opérationnelles pour son malade bien au-delà de son champ d’expérience personnel, sans avoir à aller potasser tous les journaux toutes les semaines » ;
    • « Plus d’amplitude [parce que cela ne pourra que] se généraliser très vite ».

    Alexandre Templier insiste ici sur le « côté explicatif totalement absent de la plupart des initiatives d’aujourd’hui ». « Nous avons fourni beaucoup d’efforts pour que les « insights »,  les enseignements qu’on extrait des données et les connaissances opérationnelles soient compréhensibles, auditables par les médecins : dès lors que la responsabilité reste du côté de l’humain alors « responsabilité » veut dire aussi « transparence » et « capacité de comprendre ce qu’on est en train de faire ». Une responsabilité non éclairée n’est pas souhaitable dans bien des cas et en particulier en santé. »

    Approche symboliste vs deep learning

    « Nos algorithmes explorent les données de manière assez atypique par rapport à tout ce qui  existe », souligne Alexandre Templier. Quinten applique la seule technique existante « qui est vraiment explicite pour les experts métier, notamment pour les médecins [à savoir] l’approche symboliste [qui consiste à] extraire des associations explicites des données, des règles d’association », ajoute-t-il. Quand on dit aux médecins qu’« on détecte que les diabétiques hyper tendus répondent trois fois mieux à ce traitement », ils comprennent ce dont il s’agit. Ils peuvent confronter ce résultat à leurs propres expériences et aller tout de suite vérifier dans les bases.

    L’algorithme de Quinten « génère des milliers d’hypothèses » pour ne récupérer « que la crème de la crème des hypothèses »

    Pour obtenir ce type de résultat, il faut selon lui « croiser dans tous les sens des milliers de variables » et c’est précisément « le mode opératoire de l’algorithme développé par Quinten depuis plus d’une décennie » : il « génère des milliers d’hypothèses et les fait passer par différents filtres successifs en réappliquant les résultats sur des données indépendantes », en ne conservant in fine « que la substantifique moelle, la crème de la crème des hypothèses, qu’il a faites non seulement vérifiées par les médecins mais qui sont surtout actionnables dans une situation thérapeutique ».

    « Tout le monde parle aujourd’hui » de l’approche par réseaux de neurones, celle du deep learning, qui « s’inspire de l’anatomie du cerveau » : cette technologie « peut remplacer l’humain sur des tâches cognitives élémentaires » en médecine sur la détection de tumeurs à partir d’images, mais « on est loin de la décision médicale au sens large », estime le P.-D.G. de la société Quinten. Cependant, les clients « commencent à s’intéresser » à l’approche symboliste parce qu’ils « ont bien perçu les limites des approches connexionnistes notamment en terme d’interprétation », note Alexandre Templier, qui « a la conviction » que ce sont des techniques symbolistes, même si elles ont aussi leurs limites, qui s’imposeront « à terme », s’agissant de la médecine du futur .

    Anonymisation et risque de réidentification

    Interrogé par H&TI sur la question de l’anonymisation des données, Alexandre Templier estime que « la donnée qui est totalement non réidentifiable[, pour laquelle] on n’a aucun moyen de réidentifier, est « souvent une donnée qui ne porte plus aucun signal [et] ne comporte que du bruit ».« Contractuellement, Quinten laisse à ses clients le devoir de désidentification et les actions de prévention de la ré identification potentielle des données [mais] s’intéresse beaucoup à la manière dont c’est fait » et s’assure que « ça été vraiment fait », notamment parce que la société « porte potentiellement une responsabilité de processeur de données selon la RGPD ».

    « La problématique de réidentification ou d’anonymisation n’est pas binaire comme tout le monde semble le croire »

    « La problématique de réidentification ou d’anonymisation n’est pas binaire comme tout le monde semble le croire », déclare le patron de la société. « Il n’y a pas d’un côté des données directement identifiantes parce qu’il y a le NIR, le nom, le prénom et de l’autre côté des données anonymisées parce qu’on ne peut plus retrouver l’identité de la personne concernée. Si l’on pouvait résumer tout ce qui importe dans un jeu de données  et puis après tout bruiter sauf ce qui importe dans un jeu de données, ça se saurait et on n’utiliserait plus que ça en analyse, or il y a pléthore d’outils. Il n’y a donc pas d’approche idéale : il n’y a qu’une approche optimale pour un problème donné [et] tout dépend de ce que l’on cherche », explique-t-il.

    « On ne peut trouver une structure intrinsèque des données indépendamment de n’importe quel problème capable de renvoyer les « insight optimum » quand on voudra poser une question très précise », complète-t-il. Il faut donc « un compromis entre risque de réidentification et exploitabilité [car] en forçant le trait si le risque d’identification est nul, c’est qu’il y a plus rien à exploiter dans les données. »

    Une commission de l’Afnor travaille sur un algorithme capable de mesurer « le risque de réidentification »

    Une commission, qui a été créée au sein de l’Afnor, dont fait partie Quinten, travaille sur un algorithme capable de mesurer « le risque de réidentification », preuve de ce que celui-ci « n’est pas binaire mais continu », commente Alexandre Templier. Il estime qu’« à partir du moment où ce risque sera mesuré [il sera possible d’établir un] niveau d’exigence [différent] selon le secteur d’application ou selon les usages ou les enjeux :  a priori, on ne va probablement pas exiger le même niveau de risque de ré-identification pour le secteur de la publicité en ligne que sur la lutte contre le cancer ».

  • Dispositifs innovants de soutien à domicile : 2 outils pour les porteurs de projets (CNSA – DGCS)

    La DGCS et la CNSA mettent à disposition des outils d’aide à la décision dans l’optique d’accompagner les financeurs et porteurs de projets, les gestionnaires d’établissements et les services médico-sociaux dans leurs projets de dispositif renforcé de soutien à domicile des personnes âgées. Ces guides ont pour objectif de leur permettre d’analyser le dispositif  à deux moments du projet : dans sa phase de conception (guide 1) et en fonctionnement (guide 2).
    Ils ont été présentés le 15 mai 2019 à l’occasion d’une journée nationale axée sur ces dispositifs renforcés.

    Ces documents ont été réalisés pour et avec la DGCS et la CNSA par le groupement Proxicare – Care Insight – IMT Atlantique*.

    « Le soutien à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention d’acteurs multiples et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, rappellent les auteurs. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, d’éviter ou de retarder l’entrée en établissement. »

    Ces outils visent :
    • à décrire la façon dont chaque prestation de service est produite : coordination, contrôle d’effectivité, engagement qualité, etc. ;
    • à caractériser la file active : critères d’entrée et de sortie, âge, GIR, troubles du comportement ;
    • à modéliser le modèle économique du projet : ressources humaines et matérielles, modélisation des coûts des prestations hors droit commun et modes de financements.
    Ils proposent également aux porteurs de projets des questionnements d’auto-analyse des structures : intérêt du dispositif, limites, etc.

    Contexte : comment analyser les dispositifs renforcés pour le soutien à domicile

    « L’accompagnement à domicile des personnes les plus dépendantes nécessite l’intervention de multiples acteurs et intervenants (SAAD, SSIAD, médecin traitant…) et pose la question de l’intensification, de la continuité et de la coordination de l’accompagnement, commentent les auteurs de ces deux guides. Les dispositifs renforcés ont pour objectif de répondre à ces problématiques et par là, de repousser autant que faire se peut, le recours à l’Ehpad ou à l’ESLD. »

    Constat :

    • les quelques dispositifs existants ne constituent pas une offre homogène ;
    • ils s’adressent à des publics différents, proposent des services divers, et procèdent d’organisations et de modèles de financement différents.

    La CNSA et la DGCS ont souhaité mettre à disposition des financeurs et porteurs de projets des outils pour analyser un dispositif de soutien renforcé au domicile à 2 moments du projet :

    • dans sa phase de conception : guide 1
    • et en fonctionnement : guide 2

    1. Guide pour l’analyse d’un dispositif en projet

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    L’outil a pour objectif d’outiller les décideurs afin de les aider à analyser et à évaluer les projets de dispositifs innovants de soutien à domicile qui leur seront soumis.

    1. Onglet « carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    • Dispositif renforcé pour le soutien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie Guide d’utilisation n°1 : Outil d’analyse d’un dispositif EN PROJET 141.1 Le portage du dispositif
    • La file active du dispositif
    • Les acteurs du dispositif
    • Les objectifs du dispositif
    • Le territoire du dispositif
    • La population cible du dispositif
    • Le modèle de tarification du dispositif

    2. Onglet « services rendus par le dispositif »

    Cette partie traitant des « Services et organisation » du dispositif constitue la modélisation fonctionnelle du dispositif. Il s’agit d’une représentation structurée des dispositifs. Son objectif est de décrire, dans un langage commun et harmonisé, les services rendus pour répondre à l’ensemble des besoins adressables par un dispositif innovant de soutien à domicile.

    Dans sa déclinaison opérationnelle, elle vise à permettre une double description :
    – les services rendus par le dispositif regroupés par blocs fonctionnels ;
    – la manière dont chacun des services est délivré

    • Les services rendus par le dispositif
    • La représentation des responsabilités portées par les dispositifs
    • Si le service est inclus dans le contrat conclu entre le dispositif et le bénéficiaire ?

    3. Onglet « organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    • La présence d’un « guichet unique »
    • Les protocoles de prise en charge formalisés
    • Les protocoles de transmissions d’informations formalisés
    • La mise en place d’une politique de formation du personnel

    4. Onglet « satisfaction et la qualité de vie »

    Dans cette partie, le porteur est questionné sur ses intentions / actions en matière d’évaluation de la satisfaction et de la qualité de vie des parties prenantes :
    – les bénéficiaires ;
    – les aidants ;
    – les intervenants professionnels du dispositif.

    • La satisfaction;
    • la satisfaction au travail ;
    • la qualité de vie ;
    • la qualité de vie au travail ;
    • l’acceptabilité.

    5. Onglet « coûts du dispositif »

    Vise à collecter l’ensemble les coûts des services non financés par le droit commun ainsi que ses sources de financement.

    • Les coûts fixes du dispositif non financés par le droit commun
    • Les tarifs des prestations du dispositif non financées par le droit commun
    • Les sources de financement hors droit commun du dispositif

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la projection de la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant projetés des financements ;
    • les effectifs.

    2. Guide pour l’analyse d’un dispositif en fonctionnement

    Outils d’analyse multidimensionnelle d’un dispositif renforcé pour le soutien à domicile de personnes âgées en perte d’autonomie

    Ce outil a pour objectif de doter les décideurs de moyens afin de les aider à analyser et à évaluer les dispositifs innovants de soutien à domicile en place sur le territoire.

    1. Onglet « Carte d’identité du dispositif »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    2. Onglet « File active du dispositif »

    Vise à permettre une description « normée » de la file active du dispositif au moment où il remplit l’outil, selon des critères tels que l’âge, le niveau de dépendance, la présence d’un aidant, la présence de troubles cognitifs, etc.

    3. Onglet « Services rendus »

    Vise à décrire les services proposés pour organiser une prise en charge adaptée de la perte d’autonomie. Il reprend la modélisation fonctionnelle d’un dispositif, ventilée au travers de plusieurs questions permettant de s’assurer que le dispositif ne sera évalué que sur les engagements de services qu’il porte auprès des bénéficiaires. 

    4. Onglet « Organisation du dispositif »

    Vise à décrire les moyens mis en place pour organiser une prise en charge maîtrisée de la perte d’autonomie. Il questionne le porteur sur la formalisation de protocoles d’organisation sur des situations spécifiques, ainsi que sur son éventuelle organisation en guichet unique et le contenu des prestations gérées dans ce cadre.

    5. Onglet « Satisfaction »

    Interroge le dispositif sur ses intentions d’évaluation de la qualité de vie et de la satisfaction des parties prenantes au dispositif que sont les bénéficiaires, les aidants, mais également les professionnels.

    6. Onglet « Coûts »

    Concentre les éléments de description générale du dispositif : le porteur du dispositif, les acteurs mobilisés, le territoire d’intervention, les objectifs du dispositif, les critères d’admission ou encore le modèle de tarification.

    7. Onglet « Rapport d’activité global »

     Synthétise un ensemble d’indicateurs calculés à partir des données renseignées par le porteur.

    8. Onglet « Rapport d’activité des services »

    Collecte les données d’activité de prestations. 

    9. Onglet « Appréciation du projet par le porteur »

    Vise à recueillir le retour a posteriori du porteur sur la performance et les limites de son dispositif, ainsi que les motifs de refus d’admission et de sortie du dispositif constaté.

    Le remplissage de l’outil nécessite d’avoir à disposition les éléments suivants :

    • la liste de l’ensemble des acteurs du dispositif ;
    • la liste de l’ensemble des partenariats et coopérations mis en place par le dispositif ;
    • la / les grille(s) tarifaire(s) du dispositif ;
    • la composition de la file active du dispositif ;
    • les coûts du dispositif ;
    • le montant des financements perçus ;
    • les effectifs ;
    • les données d’activité.
  • VivaTech 2019 : Novartis annonce le lancement de Biome Paris, son 1er centre d’innovation européen

    Le laboratoire pharmaceutique Novartis va ouvrir son centre d’innovation digitale européen Biome Paris. Il a annoncé la nouvelle à l’occasion du salon VivaTech, qui s’est tenu du 16 au 18 mai 2019.

    Le Biome de Paris, créé dans le but d’orienter et d’optimiser l’intégration du digital dans le parcours de soins, rassemblera à Rueil-Malmaison de nombreux acteurs tels que des start-ups, des partenaires ainsi que le réseau d’expert de Novartis.

    Une polarisation des technologies 

    Avec ce nouveau laboratoire, Novartis souhaite polariser des technologies qui fonctionnent dans un domaine vers d’autres champs. Son objectif est d’améliorer l’efficacité et l’efficience des soins grâce au digital.

    Pour ce faire, le laboratoire favorise une approche par projet comme « savoir quand consulter un médecin ou améliorer le suivi d’un traitement pour une maladie chronique ou pour une addiction », détaille Bertrand Bodson (communiqué).

    Les partenaires de Novartis 

    Dans l’optique d’une stratégie d’open innovation, Novartis souhaite s’orienter vers les patients via les start-ups du projet qui sont elles mêmes clientes du laboratoire pharmaceutique. Avec ce partenariat, Novartis pourra développer une grande connaissance de ses clients et l’inclure sur le marché.

  • Télémédecine : Livi saisit le conseil d’État contre l’Assurance maladie

    La plateforme de téléconsultation Livi, filiale du groupe suédois Kry, a déposé un recours en référé devant le Conseil d’État contre le refus de l’Assurance maladie de rembourser les consultations réalisées dans son centre de santé dédié, installé au sein du Centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne). 

    Selon le magazine Challenges, qui a révélé l’affaire le 10 mai 2019, l’Assurance maladie estime que ce centre ne respecte pas les conditions de remboursement posées par l’avenant n° 6 à la convention médicale, qui encadre la pratique de la télémédecine et impose le respect du parcours de soins, moyennant certaines exceptions.  

    La décision de la plus haute juridiction administrative est très attendue, alors qu’un collectif d’élus a demandé dans une tribune publiée le 5 mai 2019, adressée au gouvernement, une réforme des conditions de remboursement de la télémédecine, afin de lutter contre les déserts médicaux.  

    Sollicitée, la société Livi n’a pas répondu aux demandes de contact de H&TI.

    Télémédecine : des conditions de remboursement restrictives

    Selon l’avenant n°6 à la convention médicale (article 28.6.1.1), « les téléconsultations s’inscrivent dans le respect du parcours de soins coordonné [de sorte que] pour pouvoir ouvrir droit à la facturation à l’Assurance maladie », les patients bénéficiant d’une téléconsultation doivent être soit « orientés initialement par leur médecin traitant (…) quand la téléconsultation n’est pas réalisée avec ce dernier », soit « connus du médecin téléconsultant, c’est-à-dire ayant bénéficié au moins d’une consultation avec lui en présentiel dans les douze mois précédents, avant toute facturation de téléconsultation (…) afin que celui-ci puisse disposer des informations nécessaires à la réalisation d’un suivi médical de qualité ».

    La convention énonce cependant que « l’exigence de respect du parcours de soins coordonné ne s’applique pas aux patients [s’ils] ne disposent pas de médecin traitant désigné [ou] dont le médecin traitant n’est pas disponible dans le délai compatible avec leur état de santé. Dans ces deux dernières situations [qui plus est], le médecin téléconsultant de premier recours n’a pas nécessairement à être connu du patient ».  

    « Le premier centre de téléconsultation en France »

    Le Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) a annoncé par un communiqué du 14 février 2019 le lancement du centre cogéré avec Livi, le présentant comme « le premier centre de téléconsultation en France ». Son objectif serait de « fluidifier et compléter la prise en charge aux urgences en proposant rapidement aux patients une consultation digitalisée avec un médecin généraliste ».

    Au sein de ce centre, poursuit l’établissement, « des infirmières assurent l’accueil du centre de téléconsultation et guident ensuite les patients vers les médecins Livi pour une consultation vidéo ».

  • Pierre Maggioni, DG du Mipih, mis en examen pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence

    Le directeur général du Mipih (Midi Picardie informatique hospitalière), structure publique basée à Toulouse et spécialiste notamment de l’hébergement de données santé, est mis en examen. La justice soupçonne Pierre Maggioni, à la tête du groupement d’intérêt public depuis 1997, de prise illégale d’intérêt et trafic d’influence. Elle l’a placé sous le régime de témoin assisté sur des soupçons de favoritisme. 

    Selon France 3, qui a signalé l’affaire le 17 mai 2019, Pierre Maggioni a annoncé le même jour à ses salariés, réunis en assemblée générale extraordinaire, sa mise en examen par la juge d’instruction Florence Bru, à la suite d’une plainte du Lesiss (Les entreprises des systèmes d’information sanitaires et sociaux), qui rassemble les éditeurs privés de SIH concurrents du Mipih.

    Le Lesiss a annoncé en février 2017 avoir déposé plainte avec constitution de partie civile contre le Mipih  auprès du tribunal de grande instance de Toulouse pour trafic d’influence, corruption active et prise illégale d’intérêts, estimant que le statut du Mipih constitue une distorsion de concurrence entre acteurs industriels, notamment dans le domaine des systèmes d’information de santé, en particulier dans la sphère hospitalière.

    Pierre Maggioni se dit « sidéré » de cette mise en examen et dénonce une « nouvelle tentative à visée médiatique [du Lesiss de] s’attaquer au secteur des éditeurs publics ». Le président d’honneur et ex-délégué général du Lesiss, Yannick Motel, répond que la plainte a pour but de « ralentir un système de distorsion de la concurrence, parfaitement connu par la puissance publique, qui perdure depuis des années ».

    Le Mipih, fournisseur public de logiciels et de prestations informatiques aux établissements sanitaires et médico-sociaux, créé en 1994, revendique plus de 520 établissements de santé adhérents, plus de 550 collaborateurs et la place de premier producteur de paie hospitalière. Il est certifié HDS.

    Le détail de l’affaire

    Selon les explications de Pierre Maggioni à, il a été convoqué le 30 mars par la juge d’instruction « pour une première comparution en vue de sa mise en examen, à titre personnel et en tant que représentant légal du Mipih » (source : Tic Santé). La justice lui reproche notamment « le versement, par le GIP Mipih, entre 2013 et 2016, d’un loyer à une société civile immobilière (SCI) dont il détenait la moitié des parts, pour son logement de fonction, une maison située dans la région toulousaine ».

    Pierre Maggioni se justifie en déclarant que cette solution a été préférée au versement de « l’indemnité à laquelle le directeur général du Mipih, détaché de la fonction publique hospitalière, a droit pour son logement de fonction, dont le montant était supérieur au loyer ». Il affirme avoir « pris des renseignements [auprès de fiscalistes] pour s’assurer que ce montage était légal ».

    Les accusations de trafic d’influence visent l’emploi de commercial occupé par le fils de Pierre Maggioni entre novembre 2016 et juin 2017 chez l’éditeur privé Evolucare, dont le Mipih est client. « On m’accuse d’avoir joué de mon influence pour lui obtenir un poste qui n’a duré que 7 mois, alors que nous avons démontré que ni le chiffre d’affaires d’Evolucare, ni celui du Mipih, ni la paye de mon fils n’avait augmenté à cette période », se défend le directeur.

    Un GIP sous haute surveillance

    Un rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) de Midi-Pyrénées daté de 2013 a mis en évidence « une série de dysfonctionnements qui montrent que le groupement s’est souvent affranchi des règles de la gestion publique[, notamment] des « règles de transparence et de mise en concurrence relatives aux achats ».

    Tic Santé affirme qu’une autre plainte pour « prise illégale d’intérêt, abus de biens sociaux et trafic d’influence » à l’encontre du directeur général du Mipih, déposée en décembre 2018 par le syndicat Force ouvrière (FO), « est en cours d’instruction », de même qu’un nouvel audit du Mipih par la CRC Occitanie, « portant sur les exercices 2012 et suivants».

  • PHW 2019 : le salon HIT accueille les villages thématiques « start-ups » et « e-santé Grades »

    Dans le cadre de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019, 2 « villages » mettent à l’honneur les start-ups health tech ainsi que les stratégies de développement e-santé des Grades.

    • Une trentaine de start-ups sont attendues au village qui leur est dédié, dont Accord Sophro, Altruist, Avismedic.com, Cayceo, Colnec Health, Crisisoft, Data Galaxy, Doctoconsult, DrData, ECES Santé, Edop, Emotivi, Galéon, Gleamer, Healthy Mind, Hellocare, Idomed, Imito, Keeskee, Kernel Biomédical, Medadom, Meredith Santé, Methodim, Milvue, Pandalab, Posos, Zaggo, Sterixene, Captain Compta, Simango, Urgences Chrono, Familizz, Kaducée, RealityCare et Tuttis Soins Infirmiers. 

    • Le village « e-santé Grades » accueillera 9 régions : Bourgogne Franche-Comté, Bretagne, Guyane, Île-de-France, Normandie, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur , Pays de La Loire et Réunion-Mayotte.

    Village « e-santé Grades » : télémédecine, innovation et cybersécurité à l’honneur

    Les Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé (Grades) développent la e-santé dans leur région en accompagnant les organisations, les structures et les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et social dans leur transformation numérique. Avec le soutien des agences régionales de santé (ARS), ils mettent en œuvre le volet numérique des politiques publiques de santé en concertation avec les acteurs du système de santé dans les territoires.

    Des thématiques communes seront abordées par les différentes Grades présents, comme la télémédecine, l’innovation, la cybersécurité, le parcours et la coordination ainsi que l’urbanisation et le socle technique. Seront également présentées les spécificités de chaque régions dans le processus de développement de la e-santé. 

    Village « start-ups » : la e-santé mise en avant

    Le village « start-ups » est mis en place dans le cadre du salon HIT, sur un espace dédié de 165m2 dans le hall 7.2. 

    Toutes les start-ups présentes au sein de ce village ont moins de 3 ans : elles ont imaginé diverses solutions aux services des professionnels de santé ou des patients. Le numérique, l’analyse des données et l’IA sont la base de plusieurs produits et services conçus par ces jeunes sociétés.

    Voici un aperçu des start-ups qui sont attendues sur le salon HIT :

  • VivaTech 2019 : AWS propose ses briques IA aux acteurs santé sur un modèle économique de pay-per-use

    Le géant Amazon a dédié un « corner » de son espace à la santé au salon VivaTech, qui se tient du 16 au 17 mai 2019 à Paris, symbole de sa volonté de développer une approche verticale sur le marché de la santé. Parmi ses offres, des briques technologiques d’intelligence artificielle (IA) pour faciliter le développement de nouveaux usages technologiques.
    Pas d’ambition métier affichée mais une approche de plugAPI qui facilite des points précis pour permettre aux experts santé de développer de nouveaux outils ou d’améliorer des pratiques.

    Parmi les fonctionnalités adressées par les premières offres santé :
    • la dé-identification des données, avec un exemple précis d’usage sur les radios ou les examens ;
    • le classement automatique d’informations ;
    • la structuration de la donnée à partir d’un texte non structuré avec l’offre « Comprehend Medical » : un service de traitement de langage naturel qui facilite l’apprentissage automatique pour extraire les informations médicales pertinentes de textes non structurés. Amazon Comprehend Medical entend faciliter la collecte avec précision des informations, telles que l’état de santé, les médicaments, la posologie, l’intensité et la fréquence, à partir de sources variées telles que des notes de médecin, des rapports d’essais cliniques et des dossiers médicaux.

    AWS cloud a obtenu l’agrément « hébergeur de données de santé » en mars 2019 et développe son écosystème de partenaires avec des entreprises telles que Coreye, Euris ou Claranet. « La façon d’avancer sur un marché pour Amazon est de lancer des ballons en l’air et de regarder qui les rattrape. Sur la santé, nous en sommes au début de cette démarche », résume un collaborateur du département santé d’AWS. La fréquentation du corner healthcare d’AWS, notamment de start-ups, laisse présager que les développements sont prometteurs.