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  • Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 » porté par le gouvernement

    La Belgique a adopté son nouveau plan d’action e-santé 2019-2021 en janvier. Il fait suite au plan e-santé 2013-2018, dont 72 % des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • la e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15 % des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60 % ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients ;
    • intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales.

    Le plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés ci-dessous.

  • DATA – Belgique : les principales mesures du plan d’action « e-santé 2019-2021 »

    Le 28 janvier 2019, la Belgique a adopté son nouveau Plan d’action e-santé 2019-2021. Il fait suite au Plan e-santé 2013-2018, dont 72% des objectifs ont été réalisés : 
    • le portail patient national (le Personal Health Viewer) ;
    • La e-prescription, qui est obligatoire depuis juin 2018 (en novembre 2018, près de 16 000 médecins ont prescrit 4 388 400 ordonnances électroniques, soit près de la moitié de toutes les prescriptions) ;
    • l’attestation et la facturation électronique, de plus en plus utilisées ;
    • les échanges sécurisés d’information entre médecins et publication de Sumehrs (résumé électronique de données médicales de patients) ;
    • l’usage croissant de la messagerie sécurisée (eHealthBox) ;
    • le système de validation d’applications mobiles santé  ;
    • l’accélération de l’informatisation des hôpitaux (15% des hôpitaux généraux ont un DPI quasi intégré, 75 % utilisent la prescription électronique, 60% ont un dossier infirmier informatisé) ;
    • la mise en place dans les trois régions d’une structure permettant à l’ensemble des prestataires de soins de suivre des formations permanentes dans le domaine de la e-santé ;
    • la mise à disposition de l’application BelRai, un outil de collaboration pour prestataires de soins intervenant autour d’un patient.

    La nouvelle stratégie 2019-2021 adresse les points d’amélioration du premier plan e-santé de la Belgique. Il se conforme aux principes suivants : 
    • coopération inter-fédérale ;
    • poursuite des projets en cours et/ou les étendre à de nouvelles cibles ou champs d’application ;
    • excellence opérationnelle et suivi des opérations pour sans cesse améliorer la disponibilité et la performance des systèmes et outils utilisés par professionnels et patients.
    • Intérêt porté sur les initiatives e-santé européennes et internationales

    Le Plan d’action 2019-2021 est composé de sept clusters de 44 projets interdépendants, présentés dans l’indicateur préparé par Health & Tech Intelligence.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Belgique est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • IA en santé : où en sont les établissements de santé ? Panorama des projets en cours

    H&TIntelligence présente chaque jour à l’occasion de la Paris HealthCareWeek qui se déroule du 21 au 23 mai 2019 à Paris 3 sessions sur l’IA et publie chaque jour un état des lieux de l’IA en santé. Jour 2 : IA et hôpitaux : arrêt sur image !
    Découvrez la présentation : IA et Hôpitaux : arrêt sur image

    Les établissements de santé se lancent dans l’IA dès qu’ils disposent de moyens et de données structurées

    De nombreux hôpitaux français sont déjà investis dans une activité intégrant de l’intelligence artificielle. Les grands établissements répondent aux prérequis nécessaires : disposer de moyens financiers et humains et de bases de données conséquentes et structurées.

    Ainsi, quasiment tous les CHU développent des activités d’intelligence artificielle : c’est le cas notamment de Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Dijon, Nantes, Nice …. On dénombre également quelques GHT ayant une certaine maturité dans la gestion des données (comme celui de Valenciennes), les grands groupes d’établissements privés (Elsan, Ramsay, Doctegestio), ainsi que par les établissements privés à but non lucratif, en particulier les centres de lutte contre le cancer tels que l’institut Gustave Roussy, l’Institut Curie, ou encore à travers leur fédération (Unicancer).

    Des initiatives multiples sur le territoire, hétérogènes et peu structurées.

    Ces initiatives peuvent être décomposées en deux démarches distinctes :

    • Codévelopper des algorithmes d’intelligence artificielle avec des partenaires (notamment des startups), en mettant à leur disposition des bases de données.
    • Acheter des solutions contenant de l’intelligence artificielle de manière intégrée, permettant à des plus petites structures ne disposant pas de données en quantité suffisante d’avoir recours à l’intelligence artificielle. La clinique mutualiste de Saint-Etienne a par exemple investi en janvier 2018 dans un chatbot (MemoQuest), commercialisé par la startup Calmedica, et fonctionnant avec de l’IA pour dialoguer avec les patients.

    4 axes d’utilisation de l’IA identifiés :

    Les initiatives identifiées sont multiples et ont été classifiées selon quatre grandes thématiques d’utilisation de l’IA :

    • Améliorer l’efficience thérapeutique
    • Améliorer l’expérience patient,
    • Optimiser la performance hospitalière
    • Aider à la recherche clinique.

    En premier lieu, l’IA est mise au service des professionnels de santé, notamment dans un but d’amélioration de l’efficience thérapeutique. L’utilisation la plus courante est l’aide au diagnostic, dans les domaines de l’imagerie (en radiologie, ophtalmologie, dermatologie), de la cardiologie et de la biologie. Un autre segment concerne l’aide au traitement, à la fois pour améliorer la précision du geste médical (notamment par les robots utilisés en chirurgie), et pour sécuriser les prescriptions (en anticipant les interactions médicamenteuses, en adaptant les doses utilisées en radiothérapie).

    La recherche clinique est aussi bénéficiaire de l’IA, qui fournit une aide à la gestion des données de masse (aide à la structuration des bases de données par exemple), et permet d’identifier de nouveaux biomarqueurs (de diagnostic, de facteurs de risque …). Ainsi, à l’AP-HP, l’IA est notamment présente au sein des projets RHU.

    L’optimisation de la performance hospitalière est un autre grand enjeu pour lequel l’IA est fortement mobilisée : aide au codage des actes (PMSI), gestion des flux (notamment l’anticipation des parcours patients, la gestion des flux aux urgences ou des activités du bloc opératoire), optimisation des ressources (gestion des lits et blocs, gestion des compétences, gestion financière …).

    Enfin, l’IA est mise directement au service des patients, pour améliorer leur information et le dialogue avec les professionnels de santé, notamment à travers des chatbots médicaux ( Chatbot Memoquest ou le Chatbot de Ramsay) pouvant être utilisés tout le long du parcours patient et pour du suivi à distance.

    Des thématiques surreprésentées : aide au diagnostic et aide au codage des actes médicaux

    Parmi les thématiques privilégiées d’utilisation de l’IA par les établissements de santé, deux ressortent clairement, tant dans les initiatives identifiées que dans les entretiens réalisés : l’aide au diagnostic, notamment en radiologie (par exemple au GHT de Valenciennes), ainsi que l’aide au codage des actes médicaux (déjà mise en place notamment à l’AP-HP et chez Elsan).

    Le GHT de Valenciennes, qui dispose d’une base de données conséquente et structurée, a conclu en 2018 un partenariat de 5 ans avec la PME Arterys pour mettre l’intelligence artificielle au service de la radiologie. Deux axes différents ont été définis : l’exploitation d’algorithmes déjà fonctionnels ainsi que le codéveloppement d’algorithmes à partir des bases de données du GHT. Interrogé par H&TI, M. Bernard CASTELLS, chef du service d’imagerie médicale et coordinateur du projet médical du GHT, affirme que « d’ici 2020, 60% des besoins seront couverts en termes d’analyse d’image par l’IA ». De plus, il considère que l’IA doit être un outil transversal, au service des différents enjeux auxquels font face les établissements de santé : « l’IA est un enjeu systémique, pas uniquement un enjeu en imagerie ».

    L’aide au codage des actes médicaux est une autre utilisation majeure de l’IA, déjà mise en place dans plusieurs établissements, notamment à l’AP-HP et Elsan, avec des partenaires industriels (la startup Collective Thinking par exemple). Les résultats sont actuellement variables en fonction des POC.

    Enfin, certaines utilisations de l’IA semblent émerger, comme c’est le cas pour la gestion des flux de patients, notamment aux urgences. Le CH de Lorient est ainsi en train de développer un outil qui doit permettre de prédire le parcours intra hospitalier des patients à partir de l’entrée aux urgences, afin d’améliorer les flux et de permettre une sortie la plus rapide possible.

    Des défis multiples à relever

    La multiplication des initiatives ne doit pas occulter les défis auxquels sont confrontés les hôpitaux voulant utiliser et codévelopper des outils d’IA :

    • la maitrise de la donnée indispensable, tant en disponibilité qu’en quantité, structuration et anonymisation.
    • les compétences nécessaires à l’exploitation de ces données, que ce soit en interne (par le développement de nouveaux métiers ou par l’évolution des métiers et formations existants) ou en externe (en ayant recours à des partenaires extérieurs de différents milieux : universitaire, recherche publique et privée, startups …). Enfin, un obstacle majeur réside dans la recherche de financements et dans l’évaluation des solutions (Proof of Concept, essais cliniques), les deux étant souvent liés.

    La majorité du financement de ces démarches est actuellement assurée dans le cadre d’appels à projet et manifestations d’intérêts (au niveau régional, national, voire européen). Certains établissements débloquent des budgets propres comme cela a été fait au GHT de Valenciennes.

     

    Des initiatives de pionniers mais un manque de structuration globale

    La démarche d’utilisation et de développement d’outils d’intelligence artificielle est déjà largement engagée par les établissements de santé, notamment les plus grands qui disposent des prérequis nécessaires (moyens et bases de données). Ces prérequis sont beaucoup moins accessibles aux établissements de petite taille, ce qui explique les disparités actuelles dans les démarches identifiées. La maturité des établissements étant très hétérogène, des outils sont en cours de réflexion afin de leur permettre de s’auto-évaluer sur leurs capacités à s’investir dans l’IA.

    Les initiatives actuellement répertoriées semblent majoritairement prendre place au niveau local, en s’organisant autour d’une équipe ou d’une personne en particulier.

  • L’AP-HP élabore un projet de livraison d’échantillons médicaux par drones

    L’AP-HP  prévoit de livrer des échantillons médicaux par drones. Le projet, initié mi-2017, a été envisagé dans le cadre de l’hôpital du futur pour répondre aux besoins de modernisation et d’accueil des patients des hôpitaux traditionnels. Il a été annoncé le 16 mai 2019 à l’occasion du salon VivaTech.

    L’AP-HP a retenu Atos et Azur Drones, après un appel à manifestations d’intérêt lancé la même année. Atos assurera le développement de la partie logicielle tandis qu’Azur Drones développera ces drones autonomes.

    Facile à manœuvrer, « tous les agents pourront y être formés », précise Lucie Lecestre, directrice marketing d’Azur Drones.

    Un projet qui s’inscrit dans la construction du nouvel hôpital de Saint-Ouen

    Lors de cet appel, les industriels ont été interrogés pour étudier la meilleure façon dont ces drones pouvaient s’intégrer à un autre projet : celui de la construction du futur hôpital de Saint-Ouen.

    Pour l’AP-HP, l’utilisation des drones doit être envisagée parallèlement à la construction du futur complexe hospitalier pour qu’il ne soit pas « dépassé, une fois construit », précise Olivier Savin, directeur des systèmes d’informations des hôpitaux universitaires Paris Nord Val-de-Seine.

    Néanmoins, Atos et Azur Drones devront prouver la faisabilité du projet avant la construction et l’ouverture du futur hôpital de Saint-Ouen.

    Des expérimentations fin 2019 et une économie non négligeable 

    Pour cela, des expérimentations vont être initiées d’ici fin 2019 avec pour objectifs de répondre à la réglementation européenne et française sur l’usage des drones et de définir les routes aériennes empruntables avec la direction générale de l’aviation civile (DGAC). 

    Côté financier, Olivier Savin, explique qu’une analyse économique comparative a été menée entre le coût du recours aux coursiers et l’utilisation des drones. Le recours aux coursiers coûte 170 000 euros par ans tandis qu’une ligne régulière de drones coûterait 50 000 euros. 

    « C’est donc non seulement viable mais cela nous permet, en plus, de réaliser des économies et d’en faire réaliser à la collectivité », déclare-t-il.

  • Anamnèse lève 500K pour finaliser le développement de son outil de télé-expertise

    Dans le cadre du salon VivaTech, la start-up Anamnèse a annoncé le 17 mai 2019 sur le stand Sanofi avoir levé 500 000 euros lors de sa première levée de fonds.

    Ce tour de table a été réalisé par Safran ainsi que Studioholding Care. Soutenu par Bpifrance, Anamnèse indique par ailleurs avoir rejoint l’incubateur Tech Care de Paris&Co.

    Avec cette somme, la start-up va pouvoir finaliser le développement de son outil de télé-expertise médicale doté d’une intelligence artificielle, permettant d’interroger les patients et d’interpréter leurs symptômes afin de créer un dossier avant que ce dernier consulte un professionnel de santé. Cette solution vise à coordonner le parcours de soins du patient et ainsi à optimiser sa prise en charge.

  • Renaissance Numérique et Syntec Numérique appellent à « se saisir de la révolution des données »

    La « mise en données du monde n’est pas toujours bien maîtrisée, y compris par ceux qui doivent lui donner un cadre ». C’est ce qu’affirment l’organisation professionnelle Syntec Numérique et le think tank Renaissance Numérique dans l’ouvrage qu’ils publient le 14 mai 2019 sous le titre Tous acteurs des données. Appréhender les données pour mieux les valoriser.

    « L’Europe doit être à l’initiative de nouvelles modalités de gouvernance, plus agiles, afin de créer un terreau favorable à l’innovation dans le respect des citoyens et consommateurs », affirment les deux organisations dans un communiqué daté du 14 mai 2019 annonçant la parution de l’ouvrage. Ils indiquent que les institutions de l’UE pourraient notamment s’inspirer des « bacs à sable réglementaires » mis en place par certaines autorités régulatrices nationales, à l’instar de l’ICO au Royaume-Uni.

    Si le RGPD, qui « vient de créer un cadre solide et ambitieux pour la protection des données personnelles », « l’une des réussites majeures » de la mandature écoulée du Parlement européen, « tout comme la libre circulation des données non personnelles », « il reste beaucoup à faire pour harmoniser les réglementations et entrer pleinement dans l’ère des données », estime Godefroy de Bentzmann, président de Syntec Numérique. Selon lui, l’ouvrage « pose les sujets sur lesquels la nouvelle mandature devra se prononcer ». 

    « Au-delà de leur contribution économique, les données transforment en profondeur notre rapport aux institutions, ajoute Henri Isaac, président de Renaissance Numérique. De l’information du consommateur à la redevabilité des élus et de l’administration, le mouvement d’ouverture des données donne notamment une nouvelle dimension au principe de transparence ».

  • L’Hôtel-Dieu va abriter un incubateur biotech/medtech/IA

    L’AP-HP a retenu l’offre du groupement coordonné par le promoteur Novaxia dans le cadre du projet de rénovation de l’Hôtel-Dieu baptisé « Parvis Notre-Dame ». Le site, « tourné vers la médecine, la recherche et l’enseignement, s’ouvre désormais à des partenariats innovants », souligne l’établissement dans un communiqué daté du 17 mai 2019.

    Selon l’accord de bail à construction, conclu pour une durée de 80 ans, l’Hôtel-Dieu hébergera notamment un pôle santé de 10 000 m2 « animé [par] un incubateur « biotech/medtech » », avec « un espace de coworking dédié à l’intelligence artificielle en santé, géré par Biolabs ». Novaxia souligne dans son communiqué que « c’est la première implantation en Europe [de cette société américaine] après de nombreuses implantations américaines prestigieuses [à] Cambridge, Boston, San Diego [et] Princeton ».

    La création de ce pôle permettra d’accueillir à proximité des équipes de l’AP-HP « une centaine [d’entreprises] parmi les plus innovantes dans le domaine des biotechnologies, des technologies médicales et de l’intelligence artificielle ».

    L’AP-HP annonce qu’un fonds de transformation de 30 millions d’euros sera consacré notamment « aux prises en charges innovantes des patients ». Le groupement hospitalier rappelle avoir défini en 2016 pour l’Hôtel Dieu un projet médical et hospitalier « tourné vers l’innovation, de nouvelles formes de prise en charge [et] un lien entre disciplines médicales, nouvelles technologies [mais aussi] sciences humaines et sociales ». Les travaux de rénovation de l’Hôtel-Dieu devraient commencer dès cette année.

  • IA en santé : quoi de neuf un an après l’annonce du plan national IA ? Panorama des actions en cours

    Fort engagement du secteur mais hétérogénéité de la maturité des acteurs et de leur façon d’agir, tel est le constat dressé par H&TIntelligence un an après le lancement de la stratégie nationale en IA le 29 mars 2018 par le Président de la République.
    Un plan d’actions facilitatrices a été annoncé pour renforcer l’attractivité de l’écosystème de la recherche française, faciliter l’accès aux données, augmenter la porosité entre public et privé, travailler sur les mesures à mettre en place pour le contrôle des algorithmes…Un an après, où en sont les différents acteurs et professionnels de la santé ? Quelles sont les actions, projets concrets mis en place pour répondre au challenge de l’IA en santé ?
    H&TIntelligence présente chaque jour à l’occasion de la Paris HealthCareWeek qui se déroule du 21 au 23 mai 2019 à Paris 3 sessions sur l’IA et publie chaque jour un état des lieux de l’IA en santé. Jour 1 : Panorama IA en santé

    La mise en place des actions au niveau national dans le cadre « AI for humanity »

    « La politique industrielle doit être organisée autour de grands enjeux et défis de notre époque : détection précoce des pathologies, médecine des 4P (médecine personnalisée, préventive, prédictive, participative), disparition des déserts médicaux, mobilité urbaine à zéro émission… Ces grands enjeux pourraient être déterminés par des comités sectoriels chargés d’en faire la publicité et d’animer leurs écosystèmes. »   AI for Humanity.

    Plusieurs actions ont été mises en place :

    • La création d’un réseau de 4 Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle (3IA), dont 3 se focalisent en priorité sur la santé (Grenoble, Nice et Paris),
    • Des Appels à Manifestation d’Intérêt (PIA) afin d’accompagner des acteurs publics dans le déploiement d’outils d’intelligence artificielle (le CHU de Toulouse est l’un des lauréats avec un projet sur le cancer du poumon),
    • Le lancement des « Challenges IA » (cadre d’investissements d’avenir), pour favoriser et accompagner l’open innovation en IA. Quatre secteurs clés ont été identifiés, dont la santé pour lequel Care Insight est accompagnateur.
    • La mise en place du Health Data Hub, qui a lancé son premier appel à projets début 2019. Dix projets ont été sélectionnés et rendus publics le 16 avril 2019 (sur 189 réponses de candidats).

    Une action parallèle est également notable :

    •  Le grand défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’IA ?  » mis en place par le conseil national de l’innovation financé par le Fonds pour l’Innovation et Industrie, piloté par Olivier Clatz :  Grand défi « diagnostics par l’IA » : « mieux travailler sur les données du futur » (Olivier Clatz). Cette démarche est en phase de définition de son mode opérationnel.

    Les actions notables portées par les régions

    Les régions souhaitent se positionner sur l’intelligence artificielle, aider les acteurs territoriaux (entreprises, institutionnels, start ups, …) à pouvoir se développer sur leurs territoires, et ainsi renforcer leur attractivité au niveau national, voire international.  

    Par exemple, la région Occitanie a lancé une association « Occitanie Data », qui regroupe 17 organisations publiques et privées dédiées à l’IA, et a mis en place un partenariat avec Microsoft pour l’ouverture de la première école d’intelligence artificielle.

    La région Ile de France a mis en place un plan régional sur l’intelligence artificielle « IA 2021 », avec diverses actions adressant la santé : un challenge international « AI Paris Région 2018 » avec le financement de 4 startups dont deux spécialisées en IA et santé (TheraPanacea et PandaGuide), et un Challenge « AI for Health » 2019 , challenge dédié spécifiquement à l’oncologie en partenariat avec l’IGR.

    Les agences régionales de santé : au-delà des pionniers, un début d’acculturation

    Il existe au sein des agences régionales de santé une prise de conscience souvent émergente de l’importance de l’IA en santé. On constate la mise en place d’actions allant de l’acculturation, de l’organisation de rencontres des différents acteurs impliqués, jusqu’à la mise en place de projets opérationnels.

    L’ARS PACA a décidé de mettre en place une dynamique IA, pour accompagner les établissements de santé à aller vers l’IA et favoriser le rapprochement entre les startups et les acteurs de santé. La démarche repose sur une acculturation interne puis partagée avec les professionnels de santé (journée dédiée le 12 juin 2019), pour préparer le terrain aux actions opérationnelles.

     L’ARS Ile de France, pionnière en la matière, a lancé un projet opérationnel, pour le développement d’un outil de prédiction des soins non programmés grâce à l’IA. Les données utilisées sont multiples : bases de données de santé (activité des services d’urgence ou des SAMU), de climatologie (Météo France), de qualité de l’air (Airparif) ou des réseaux sociaux. Un datathon de 72h sera organisé en Septembre 2019, pour développer le prototype de l’outil en mobilisant startups, datascientists, développeurs et designers.

    Recherche Académique : l’IA, une thématique déjà ancienne, avec un focus plus récent en santé

    Les acteurs de recherche institutionnelle participent à de nombreux projets en IA et santé, comme par exemple :

    – le CEA travaille sur l’IA et l’imagerie (Neurospin, schizophrénie) et sur l’aide au codage et la structuration du DMP pour alléger les missions administratives des médecins (projet mené avec Doctegestio)

    – l’école polytechnique travaille sur le SNIIRAM,

    – l’INSERM s’est associée à Owkin pour adresser la thématique.

    Au sein de l’INRIA, l’IA est une thématique clé portée par des experts reconnus au niveau international et sur  la vision par ordinateur et l’analyse des langages par exemple. Pendant plusieurs années, peu d’applications ont été développées dans le domaine de la santé, du fait des difficultés d’accéder aux données médicales et de travailler avec les médecins. L’émergence de la santé à l’INRIA est récente, mais est désormais pleinement intégrée.
    2 axes en particulier se dégagent : l’imagerie et l’analyse des données du SNIIRAM.

    Pour le pôle de compétitivité Medicen Paris Region, l’IA devient un potentiel levier de financement des projets et start-ups (elle s’inscrit dans les critères attendus ou souhaités), et devient parfois de ce fait un outil de promotion plus qu’une réalité.  C’est une sorte de « toile de fond ». L’IA se retrouve principalement dans le pôle « imagerie » (avec beaucoup d’acteurs parfois concurrents), et relativement peu dans les pôles « diagnostic biologique » et « biothérapies ».

    Pour les industriels, l’IA est un élément le plus souvent essentiel de leurs activités et de leur communication.

    Les industriels de l’industrie pharmaceutique présentent des degrés de maturité hétérogènes dans la gestion de leur données et la mise en place d’algorithmie. L’IA trouve paradoxalement sa place dans tous les aspects de leur activité, le plus souvent à travers la mise en place de partenariats :

    • En recherche et développement pour l’identification de nouvelles molécules, la mise en place des essais cliniques, la découverte de nouvelles thérapies (par exemple, Novartis et le projet DATA42, Merck et son partenaire Iktos pour la conception de nouveaux médicaments, Sanofi et Palantir, Takeda et Vivli…),
    • En phase de production (Sanofi et le jumeau numérique de l’usine 4.0 pour la supply chain et la gestion de crise, Novartis et le contrôle par IA de production) ;
    • Pour le marketing (liens avec les prescripteurs : chatbot (Janssen), monitorage des habitudes de prescription des médecins (Novartis et Aktana)
    • Et l’évaluation et la mesure de l’efficacité et des résultats : mesure de l’Observance, Support, Personnalisation, Mesure (Teva et Chatbot patients pour suivi de pathologies chroniques ou cancérologie)

    L’industrie du dispositif médical : un engagement dans l’IA particulièrement important, en particulier en imagerie médicale.

    En imagerie, l’IA est présente tout au long du parcours patient, de la prescription de l’acte diagnostic, jusqu’à la réalisation du compte rendu, avec une offre de solutions particulièrement riche sur l’aide à l’interprétation des images radiologiques. Les grands industriels de la radiologie comme des PMEs proposent des solutions qui avec l’IA accompagnent la réalisation de l’examen (positionnement du patient, optimisation de la dose…), l’interprétation des images (identification de nodules pulmonaires, de fractures osseuses, lecture de mammographies…), la rédaction des comptes rendus. De même, des solutions proposent une optimisation du parcours patient et des flux liés.

    Ainsi par exemple, Siemens Healthinners a pour l’IA une équipe de 130 personnes dédiées à Princeton, et a déposé 725 Brevets en machine learning et deep learning, et propose 40 solutions déjà disponibles.

    Philips France a annoncé, le 10 avril 2018, dans le cadre de la stratégie « AI for Humanity » la création d’un centre d’expertise en Intelligence Artificielle (IA) entièrement dédiée à l’imagerie médicale, à la génomique et au développement des start-up de la French Tech.

    Quelques pionniers parmi les éditeurs de logiciels

    Evolucare en partenariat avec ADCIS se positionne sur l’IA en ophtalmologie (joint-venture OphtAI) pour industrialiser la production d’algorithmes spécialisés dans le dépistage précoce des pathologies ophtalmologiques. La société Evolucare investit également en IA dans d’autres domaines comme la surveillance des patients ou l’imagerie.

    Pour tous les enjeux sont nombreux : 

    • l’accès à des données de qualité en France, voire en Europe
    • les compétences scientifiques, et notamment les data scientist
    • un cadre réglementaire complexe
    • et le respect d’une éthique à définir dans ce nouveau cadre. 

     Panorama IA en santé

  • PHW 2019 : « la notion d’IA doit être intégrée dans la formation des PS » (S. Kirche, GHT Saône&Loire)

    « L’OMS indique qu’il est nécessaire de former les utilisateurs aux nouvelles pratiques, aux outils numériques, et insiste sur le fait que cela doit être facile. Les industriels ont un travail important à réaliser au niveau de l’accompagnement des professionnels. La notion d’IA doit être intégrée dans la formation des professionnels de santé« , commente Stéphane Kirche, directeur de l’innovation et de l’ingénierie biomédicale de territoire du GHT Nord Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté), intervenu lors d’une conférence sur le parcours de soins et les nouveaux enjeux de l’hôpital numérique, organisée le 21 mai 2019 par Siemens Healthineers France en partenariat avec le Snitem à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    À ces propos réagit Frédéric Pegaz-Fiornet, responsable du département « digitalisation » de Siemens Healthineers France, indiquant que sa société dispose d’équipes en charge d’accompagner ses clients. « La formation est un point essentiel dans la transformation numérique des établissements, acquiesce-t-il. Il est indispensable que les constructeurs assurent cet accompagnement. »

    Siemens Healthineers France est spécialisé dans les domaines de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle, du diagnostic de laboratoire et de la biologie moléculaire. L’entreprise développe également des services de santé numériques et des services dédiés aux établissements de santé. Lors de la conférence assurée durant la PHW, elle est revenue en détail sur les solutions d’IA qu’elle propose aux établissements de soins et sur sa vision du secteur. Stéphane Kirche est venu compléter le discours de l’industriel par son expérience en tant qu’utilisateur, enthousiaste quant au développement des nouvelles technologies dans le système hospitalier.

    Imagerie médicale : l’IA utilisée à toutes les étapes de l’examen

    Agnès Malgouyres, responsable « marketing IA » à Siemens Healthineers France, met en avant les solutions développées par l’entreprise dans le domaine de l’imagerie médicale, présentes à toutes les étapes de l’examen dans l’optique d’améliorer l’efficacité des professionnels.

    1. Positionnement du patient

    L’IA permet que la dose de rayon X infligée au patient soit exactement la dose nécessaire et non trop importante.

    2. Programmation de l’examen

    « Dans le cas de lésions cérébrales, des IRM doivent être réalisées tous les 2 mois par exemple, illustre Agnès Malgouyres. Notre solutions permet de suivre l’évolution de la pathologie à un endroit précis du cerveau. Examen après examen, nous allons pouvoir placer les plans acquisitions exactement au même endroit grâce à l’IA pour suivre au mieux la pathologie. La machine se positionne au bon endroit même si la tête du patient est tournée une fois à droite et une autre fois à gauche par exemple. »

    3. Traitement d’image : là où l’IA effectue le « plus gros » travail

    C’est dans le domaine de l’analyse des images que l’IA effectue « le plus gros » travail, commente l’experte. « L’IA fait ressortir des valeurs fournies par l’image et permet de comparer à 2 états différents ce qui s’est passé, explique-t-elle. Elle prend en considération dans son analyse les résultats des examens précédents.e

    4. Compte rendu

    Toutes les informations obtenues pendant examen sont reportées directement dans le compte rendu pour qu’il n’y ait pas d’erreurs de transmission.

    « Nous avons une quarantaine d’applications déjà existantes sur le marché, complète Agnès Malgouyres, précisant que Siemens Healthineers travaillait depuis « des années » avec l’intelligence artificielle dans l’optique de permettre aux professionnels de santé d’éviter certaines tâches répétitives et sans valeur ajoutée et ainsi de leur libérer davantage de temps pour leurs patients.

    Lancement d’un outil d’assistance au radiologue pour le scanner thoracique

    La responsable annonce par ailleurs le lancement prochain sur le marché d’un « outil d’assistance au radiologue pour le scanner thoracique ». Le dispositif vise à repérer les anomalies et à donner des valeurs quantitatives, sur le volume du cœur par exemple, pour faciliter l’analyse du professionnel, en lui évitant de rechercher d’éventuelles anomalies sur la multitude d’images fournies par scanner.

    Le numérique, « un des axes majeurs de la réorganisation de l’hôpital » (S. Kirche, GHT Nord Saône-et-Loire)

    « Le numérique devient un des axes majeurs de la réorganisation, de l’efficience de l’hôpital, commente de manière plus générale Stéphane Kirche, directeur de l’innovation et de l’ingénierie biomédicale de territoire du GHT Nord Saône-et-Loire. C’est la première réponse à déployer dans la réorganisation de l’offre de soins au niveau territorial. »

    Il rappelle que le rapport soignant-soigné a complètement évolué. « Le patient disposera prochainement d’un espace numérique de santé. Il va y avoir plus de dialogue entre le patient et les professionnels de santé. Nous allons être obligés, nous, personnel hospitalier, de répondre à cette nouvelle demande de soins personnalisés, d’une thérapeutique adaptée aux attentes et aux besoins de chaque patient. »

    « Le patient devient un partenaire, ajoute-t-il, une collaboration qui va permettre de créer de la valeur dans les soins, un élément extrêmement important. »

    « La gradation des soins n’est pas une utopie »

    Interrogé à propos du DMP, Stéphane Kirche indique que son développement est une évidence dans les structures de son GHT. « La gradation des soins n’est pas une utopie, explique-t-il. Il faut que nous adaptions nos plateaux techniques et que nous rendions l’information disponible là où on en a besoin. »

    Une plateforme qui met à disposition tout l’historique médical du patient

    À propos de l’exploitation des données, Frédéric Pegaz-Fiornet, responsable département digitalisation à Siemens Healthineers France, met en avant la plateforme eHealth du groupe, un portail pour les patients et les médecins qui met à disposition toutes les données médicales, biologiques et génétiques.

    « Quant un patient arrive dans l’établissement, le personnel dispose ainsi de tout son historique. La prise en charge est optimisée, permettant un gain d’argent et de temps », explique-t-il, ajoutant que même les données issues des objets connectés étaient disponibles sur la plateforme. « Par exemple, une montre Fitbit peut être reliée au portail afin de faire remonter les résultats obtenus sur l’espace du patient pour que son cardiologue puisse les consulter », illustre-t-il.

    Frédéric Pegaz-Fiornet précise que cette plateforme Health est équipée de différents modules pour effectuer des téléconsultations, obtenir un second avis à distance ou encore réaliser des conférences inter-établissements.

    Une archive neutre pour rassembler toutes les données au même endroit

    « L’un des principaux problèmes en ce qui concerne l’exploitation des données est que la partie laboratoire est organisée de façon sillotée, que le centre dermatologique ou gynécologie regroupe ses informations sur un petit logiciel propriétaire et que les données d’imageries sont regroupées sur des bases à part », note Frédéric Pegaz-Fiornet.

    C’est pourquoi il souligne que Siemens Healthineers France travaille notamment au « décloisonnement des services, notamment au niveau des GHT ».

    La société propose une archive neutre qui permet de stocker toutes les données au même endroit. « Elle permet de disposer d’un seul accès aux données, d’un seul support à la décision basée sur IA afin de proposer des données structurées, l’un des enjeux majeurs de la transformation des établissement de santé », analyse-t-il.

    L’une des spécificités de cette archive neutre est qu’elle « redonne la donnée aux établissements dans le format auquel elle l’a reçue, précise-t-il, un point important parce que les hôpitaux ont des contraintes en termes de coûts et ne peuvent pas modifier leurs plateformes facilement ».

    « L’idée, résume Frédéric Pegaz-Fiornet, est de proposer des connecteurs qui permettent de partager les données, de savoir s’adapter à l’architecture des établissement ou multi-sites dans le cas de GHT, de faire communiquer toutes les solutions existantes d’un même hôpital. »

  • PHW : Vidal, L’effet papillon, Ehtrace, DataGalaxy et VieConnect lauréats des prix HIT Innovations

    Dans le cadre des HIT Innovations Trophées, la FHF récompense les sociétés Vidal, L’effet papillon, Ehtrace, DataGalaxy et VieConnect pour leurs solutions innovantes dans le secteur de l’IT appliqué à la santé. Les prix ont été remis le 21 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week 2019, qui a actuellement lieu à Paris, Porte de Versailles.

    Les lauréats et leurs solutions : 

    • Catégorie 1 : prévention & santé 

    La société Vidal a été récompensée pour sa solution Vidal Sentinel, un outil d’évaluation continue du risque des prescriptions pour les patients hospitalisés permettant aux pharmaciens hospitaliers d’identifier et d’expliciter les situations à risque qui nécessitent une intervention pharmaceutique.

    • Catégorie 2 : traitement et éducation thérapeutique 

    La société L’effet papillon a été récompensée pour sa solution Bliss, dispositif médical destiné à combattre les douleurs physiques et psychiques grâce à la réalité virtuelle. Bliss sert de complément ou d’alternative à l’anesthésie. 

    • Catégorie 3 : accompagnement, suivi et coordination 

    La société Ehtrace a été récompensée pour sa solution ScanDm, qui permet au personnel hospitalier de lire et d’interpréter tous types de code-barres (1D, 2D, standards et non standards) dans n’importe quel contexte (bloc opératoire, pharmacie).

    • Catégorie 4 : valorisation de la donnée  

    La société DataGalaxy a été récompensée pour sa plateforme, permettant de collaborer autour d’une cartographie commune et d’accéder à une connaissance fiable et à jour en temps réel. 

    • Catégorie coup de coeur du jury :

    La société VieConnect a été récompensée pour sa solution connectée conçue pour garantir une meilleure prise en charge de l’incontinence grâce à des capteurs et à des systèmes connectés permettant de fournir des analyses en temps réel et d’envoyer des notifications aux personnes aidantes.

    Le jury :

    Présidents du jury :

    • Enguerrand Habran, Directeur du Fonds FHF « recherche et innovation »
    • Cyrille Politi, Conseiller Transition Numérique de la FHF. 

    Membres du jury :

    • Eric Baseilhac, directeur des Affaires Economiques, Internationales et Affaires Publiques du Leem
    • Corinne Collignon, Adjointe au chef du service en charge de l’évaluation des Dispositifs Médicaux de la HAS
    • Sébastien Delescluse, Interne de Santé Publique au Chu d’Amiens
    • Pierre Desmarais, Avocat
    • Romaric Hervo, Vice-Président en charge de la Stratégie du Réseau National au CHRU de Brest
    • Olivier Le Pennetier, Urgentiste – Ex-Président de l’ISNI (internes de médecine) au SAMU de Paris
    • Chanfi Maoulida, Expert Numérique, Service de Santé des Armées / Direction des Systèmes d’Information et du Numérique (DSIN)
    • Stéphane Michaud, Directeur des Soins et Coordonnateur Général au CHU de Poitiers
    • Nicolas Noiriel, Délégué national, FNEHAD
    • Géraldine Salord – Associé fondateur à Metalaw Avocats Associés
    • Mathieu Trystram, Responsable incubateur à Tech Care Paris&Co
    • Guillaume Wasmer, Directeur Adjoint Chargé du Développement et du Marketing, Nehs.