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  • PHW 2019 : « Le télésuivi des maladies respiratoires ferait économiser 500 M€ » (P. Castet, Aqsitania)

    « Il y a en France à peu près un million de personnes ayant des maladies respiratoires chroniques de type BPCO, asthme sévères et mucoviscidoses. Nous estimons donc que si nous arrivons à équiper toute la population et à prévenir ne serait ce que la moitié de ces crises, nous pourrions faire économiser au moins 500 millions d’euros par an à l’Assurance maladie », indique Patrice Castet, cofondateur et directeur des opérations de la société Aqsitania, interviewé par H&TI le 23 mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    « Mon associé Patrick Hanusse, qui a été directeur de recherche au CNRS, a conçu une nouvelle méthode d’analyse du signal qui permet d’en extraire l’information utile, explique-t-il. Nous appliquons cette technologie aux signaux respiratoires parce que nous nous sommes aperçus qu’il y avait un gros trou dans la raquette des pneumologues, le télésuivi à domicile. Notre principale contribution est un test consistant à 3 minutes de respiration calme à domicile sans assistance, grâce au PRP (profil respiratoire personnel), ce que nous avons appelé la « ventilométrie » ».

    « Actuellement, les tests de pneumologie sont réalisés en milieu hospitalier ou médicalisé avec l’assistance de professionnels de santé, rappelle Patrice Castet : le test de spirométrie, utilisé habituellement, qui consiste à souffler très fort et à respirer très fort, ne peut pas être effectué par des patients très malades parce que cela peut déclencher chez eux des crises d’exacerbation respiratoire. Notre test est si simple d’utilisation qu’il peut être réalisé en autonomie par ces patients, ainsi que par des personnes âgées, handicapées ou par des enfants. »

    « Ce test a une grande valeur prédictive, insiste-t-il. Au bout de cinq années d’existence, Aqsitania peut affirmer qu’il est possible dans certains cas d’anticiper la crise au moins une semaine avant qu’elle ne survienne. Cette année, il y aura des publications co-signées par les médecins pneumologues qui mènent nos essais cliniques dans de grands CHU afin de démontrer la pertinence de notre approche. »

    Quelle est la particularité de votre dispositif ?

    Patrick Hanusse : Différents essais ont été réalisés par différentes structures sur la possibilité de faire un spiromètre à domicile mais tous ont été invalidés par la HAS : la mesure était trop difficile à réaliser en autonomie et de toute façon on n’arrive pas à détecter les crises.

    Avec notre technologie, tout ce que nous demandons aux patients c’est de respirer trois minutes dans un débitmètre, associé avec un objet connecté, qui va poster le signal respiratoire sur une plateforme d’analyse. Celle-ci va calculer des marqueurs de la forme du signe respiratoire, des biomarqueurs qui qualifient l’état respiratoire de la personne à l’instant « T ». Nous avons aussi une application mobile qui permet de faire le même genre de suivi.

    C’est un modèle qui apprend l’état de la personne au fur et a mesure et détermine la plage de fluctuation habituelle de chaque patient. Lorsqu’il en sort une fois, on considère que c’est un accident, quand c’est deux fois il y a une chance sur 100 donc nous commençons à alerter, si c’est trois fois c’est une chance sur 1 000 donc ça va générer nécessairement une alerte parce que nous savons que la personne sort vraiment de son état respiratoire habituel.

    Où avez-vous mené vos essais cliniques ?

    En cinq ans d’existence, nous avons réalisé des essais cliniques avec de grands CHU, ceux de Bordeaux, Grenoble, Lyon, Rouen et la Pitié-Salpêtrière à Paris. Les médecins participants disposent d’un tableau de bord avec l’état de leurs dizaines ou centaines de patients à un instant « T ». Cela leur permet de ne s’intéresser qu’à ceux qui dérivent. Le but de ce suivi est de leur éviter des crises, l’exacerbation respiratoire, qui peut les conduire aux urgences en détresse respiratoire avec des conséquences pouvant être graves, le handicap ou la mort.

    Avez-vous pu prouver que les résultats du PRP (profil respiratoire personnel) étaient plus précis que ceux obtenus avec la technique habituelle ?

    Le PRP est entièrement nouveau. C’est la raison pour laquelle il faut que nous bâtissions avec les médecins un référentiel, de la même façon qu’il y a 40 ans au moment de l’apparition de l’échographie, quand nous avons commencé à avoir des images, nous nous sommes demandés comment les interpréter. Il a fallu que les professionnels de santé se forment à l’analyse et, petit à petit, nous avons su que telle ou telle configuration avait telle ou telle signification. De même aujourd’hui, il faut établir des signatures d’événements cliniques pour pouvoir dire que lorsqu’un profil respiratoire se comporte de telle manière ou de telle autre, nous pouvons établir tel ou tel diagnostic.

    C’est le principe de l’essai clinique que nous venons de terminer au CHU de Bordeaux avec 120 patients asthmatiques sévères : nous avons pu comparer les résultats du PRP avec ceux qu’obtiennent les médecins selon leur technique habituelle. Nous allons être en mesure de démontrer que nous voyons les crises arriver progressivement une à deux semaines à l’avance en fonction des personnes chez les asthmatiques sévères. C’est vraiment unique au monde.

  • PHW 2019 : robots humanoïdes – les patients plutôt enthousiastes, les soignants craintifs (Conserto)

    Améliorer l’information des patients et pallier au manque d’effectif en déchargeant le personnel soignant des tâches à faible valeur ajoutée. Tel est l’objectif de Pepper, un robot développé par la société SoftBank Robotics, qui a été expérimenté au service d’anesthésie du CHU d’Angers sur une durée d’un an après avoir été approuvé par le comité d’éthique. L’enquête menée auprès des patients a montré une augmentation du taux de satisfaction de 12 % après l’installation de Pepper dans le service.

    Le robot accueille les patients avant une consultation, leur présente leur parcours de soins ainsi que la consultation à venir, leur montre un trombinoscope contenant l’ensemble de l’équipe soignante du service et les divertit. Au-delà de l’aspect informationnel, son rôle est aussi de détourner l’attention des patients et ainsi de diminuer le côté anxiogène de l’attente.

    À l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019, Nicolas Plougastel, directeur général de la société nantaise Conserto, a présenté les solutions déployées par Robotopi, une cellule de l’entreprise. Cette dernière développe des applications à intégrer dans des robots, avec plusieurs cas d’usage dans le domaine de la santé. Pepper fait partie des solutions équipées.

    L’occasion de faire un tour d’horizon des robots actuellement utilisés dans les établissements de soins, des compagnons de plus en plus présents auprès des patients, de l’enfance à la fin de vie. Si ces derniers sont plutôt bien acceptés par les patients, Nicolas Plougastel note qu’il y a encore un travail d’acculturation à réaliser du côté du personnel soignant, dont l’une des craintes est d’être petit à petit remplacé par ces solutions humanoïdes.

    Enfants et personnes âgées : un public privilégié

    Si les robots de compagnie sont de plus en plus présents dans les établissements de soins pour divertir et soulager les malades, ils s’adressent en premier lieu à 2 publics très différents : les enfants et les personnes âgées.

    Au-delà des présupposés, Nicolas Plougastel insiste sur le fait que les 2 tranches d’âges sont très réceptives à ces nouveaux compagnons, qui font oublier rapidement aux plus âgés leurs réticences initiales.

    Un test en cours à l’Hôpital Necker-Enfants malades

    Une expérimentation est actuellement en cours à l’Hôpital Necker-Enfants malades à Paris avec un robot de type Nao (le premier robot humanoïde de SoftBank Robotics), capable d’adapter son comportement à l’enfant qu’il a en face de lui.

    Coconstruit à l’aide de coaches ayant permis le développement de profils types d’enfants malades, le robot adapte son interaction et peut proposer des jeux spécialisés aux enfants en fonction de leur pathologie. L’idée est de détourner l’attention des enfants et de les divertir pour rendre plus viable leur séjour à l’hôpital. À cela s’ajoute une fonction éducative puisque Nao est capable d’expliquer à son interlocuteur le médicament qu’il doit prendre en fonction de sa pathologie.

    Une expérimentation dans des Ehpad

    À l’opposé du spectre, la solution Medi’Pep, développée sur un robot Pepper, est mise en place dans des Ehpad. Mis à disposition 24 heures sur 24, le « compagnon » contribue à rassurer les résidents, notamment la nuit.

    Doté d’un système de reconnaissance faciale, il est capable d’accéder au dossier médical du résident qui se présente à lui et de prendre ses constantes grâce à des objets connectés. Les informations sont transmises en temps réel au personnel soignant, qui est alerté en cas d’urgence.

    Une acculturation encore nécessaire côté soignants

    La présentation de Nicolas Plougastel montre ainsi que les robots se développent dans les établissements de soins et permettent à la fois de décharger le personnel soignant, souvent en sous-effectif, et de divertir ainsi que d’informer certains résidents ciblés plus particulièrement, comme les enfants et les personnes âgées.

    La crainte du « remplacement »

    Si les robots sont bien acceptés par ce public, Nicolas Plougastel insiste sur la nécessité d’acculturation du personnel soignant, souvent réticent de prime abord du fait de la peur persistante de la perte d’emploi face à ces nouveaux venus.

  • La commission des affaires sociales du Sénat enrichit le volet « numérique » du projet de loi « santé »

    La commission des affaires sociales du Sénat a « substantiellement enrichi le volet « numérique » » du projet de loi « santé », qu’elle a adopté en le modifiant de 132 amendements, dont 104 présentés par son rapporteur Alain Milon (Les Républicains, Vaucluse)*, sur un total de 384 amendements déposés. Elle a ainsi adopté plusieurs amendements de son rapporteur pour accélérer la généralisation du dossier médical partagé et de l’espace numérique de santé, tout en insistant sur l’interopérabilité des logiciels, services et outils numériques en santé, « enjeu crucial si nous ne voulons pas prendre encore dix ans de retard », estime Alain Milon. « Notre système de santé est à l’aube de transformations sans précédent sous l’effet du numérique, qu’il faut anticiper et accompagner avec volontarisme et sans naïveté », insiste-t-il.

    La commission a examiné le 22 mai 2019 le rapport du sénateur (prochainement disponible, indique le Sénat) et a établi son texte sur le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé, adopté fin mars en première lecture par l’Assemblée nationale.

    De manière générale, elle regrette que le contenu du texte « forme davantage un cadre général d’orientations qu’une réforme structurante, en renvoyant largement à des ordonnances ou décrets ultérieurs y compris sur des sujets essentiels comme les hôpitaux de proximité », indique le Sénat dans un billet publié sur son site web.
    Selon le rapporteur, « il faut reconnaître, trois ans après la loi « Touraine », le pragmatisme d’un texte cherchant à consolider l’existant, mais, sans un mot sur la gouvernance du système de santé ou son financement, cela ne suffira pas à résoudre la crise d’un modèle décrit à juste titre comme à bout de souffle. »

    Le projet de loi sera examiné en séance publique à compter du 3 juin 2019.

    En dehors de l’enrichissement de la partie numérique du texte, la commission a également :

    • privilégié l’incitation des jeunes médecins à un ancrage rapide auprès d’un territoire au recours inopérant à toute forme de coercition ;
    • soutenu une plus grande souplesse dans les dispositifs de structuration des soins de ville ;
    • défendu, s’agissant des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le soutien aux dynamiques locales plutôt que des schémas homogènes imposés à tous ;
    • renforcé la place des élus dans le pilotage territorial de la santé, en confiant la présidence du conseil de surveillance des ARS à un élu local.
  • Psy : Doctoconsult permet aux libéraux d’orienter leurs patients vers des établissements partenaires

    Lorsqu’un médecin libéral a besoin de faire hospitaliser un patient, le nouveau service Doc to Doc de Doctoconsult permettra de l’orienter vers des établissements partenaires, comme Inicea. Ce groupement de 16 établissements spécialisés en santé mentale vient de choisir Doctoconsult pour proposer à ses praticiens sa plateforme de téléconsultation. Les adhérents de la solution auront ainsi la possibilité de bénéficier de ce partenariat et d’orienter leurs patients dans le besoin vers Inicea par le biais de Doc to Doc. 

    Plus précisément, Inicea propose à ses praticiens de prendre en charge un abonnement au service de la start-up française. Actuellement, une vingtaine en ont déjà fait la demande, soit 15 % des effectifs du groupe.

    De manière générale, la plateforme de télémédecine de Doctoconsult vise à améliorer la prise en charge et le suivi des patients, à lutter contre les délais d’hospitalisation et à faciliter l’accès aux soins des patients éloignés des établissements.

    La téléconsultation « a également vocation à permettre de nombreuses autres applications pour mieux répondre aux besoins des territoires : les consultations pré-chirurgie bariatrique, les évaluations à la demande de services d’urgences généralistes, le suivi de patients résidant en Ehpad« , ajoutent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 22 mai 2019.
    De plus, lorsqu’Inicea est présent par le biais de structures dans des territoires sous dotés en spécialistes de la santé mentale (Moselle, Nord des Yvelines, Aulnay-sous-Bois, les Vosges), le service de téléconsultation permettra de renforcer la permanence médicale et ainsi de faciliter l’accès à des experts.

    « L’hospitalisation complète est parfois difficile d’accès et peut constituer un moment de rupture avec l’environnement familial ou professionnel, expliquent les deux partenaires. Inicea s’applique à développer des alternatives et [à] faciliter l’accès précoce aux soins : c’est le sens du développement volontariste de l’hospitalisation de jour à l’échelle nationale et de la promotion de la télémédecine, qui est un outil déterminant de fluidification et d’accès aux soins, de préparation des admissions et de suivi post-hospitalisation. »

    Inicea, composé de 12 cliniques et de 4 centres d’hospitalisation de jour autonomes, représente environ 10 % des lits et places de la psychiatrie privée en France.

  • Infirmière coordinatrice de parcours : « la collaboration est la clé du succès » (M-A. Meyer, Paris)

    « La communication et la collaboration sont les clefs du succès. Savoir rester humble. Chaque personne, au regard de ses compétences à sa place et son utilité auprès du patient. Il faut donc savoir s’adapter et valoriser le travail des différents professionnels », estime à propos de son métier Marie-Astrid Meyer, infirmière coordinatrice parcours de soins/recherche au sein du pôle hospitalo-universitaire psychiatrie Paris 15ème du nouveau GHU Paris Psychiatrie et Neurosciences, dans le service du Pr Raphaël Gaillard.

    En ce contexte de mise en œuvre de parcours innovants, le métier de coordinateur de parcours fait partie de ceux qui émergent et se transforment au sein du secteur de la santé. Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Marie-Astrid Meyer décrit son poste, innovant, qui est amené à évoluer davantage dans les années à venir et qui met en relief l’importance du travail d’équipe entre les acteurs de soins, patient compris.

    En quoi consiste votre métier de coordinatrice parcours de soins/recherche. Peut-on parler de nouveau métier ?

    Mon poste s’inscrit dans ce que l’on appelle la « pratique avancée ». Il s’agit d’un nouveau mode d’exercice offert aux infirmiers et aux autres paramédicaux. Le décret date du 18 juillet 2018 et propose à ce jour 3 orientations possibles :

    • pathologies chroniques stabilisées ; prévention et polypathologies courantes en soins primaires ;
    • oncologie et hémato-oncologie ;
    • maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale.

    Une nouvelle mention « psychiatrie et santé mentale » sera prochainement rajoutée. Mon métier s’inscrit ainsi dans ce processus.

    Depuis quand exercez-vous ?

    Je suis infirmière diplômée d’État depuis mai 2004. J’exerce en psychiatrie sur le pôle hospitalo-universitaire Paris 15 depuis 13 ans. J’ai travaillé dans différentes unités notamment « secteur », « hôpital de jour », « consultation » et « addictologie » pour en citer quelques-unes.

    Travaillez-vous pour un service en particulier ou de manière transversale ?

    Depuis 3 ans, je suis en poste sur des missions transversales. Je suis amenée à travailler avec les différentes structures psychiatriques du pôle sur le territoire du 15e arrondissement. Pour vous donner une idée, le 15e représente 293 673 habitants, soit l’équivalent de la ville de Bordeaux. Le pôle est composé de 3 secteurs : d’un institut de psychanalyse, d’un service d’addictologie, d’un foyer et de différentes unités polaires. Il possède 342 équivalents temps plein professionnels non médicaux, 49 professionnels médicaux senior et également une file active de 10 516 patients (suivis en 2018).

    En quoi améliorez-vous la coordination entre le médecin généraliste et les différents acteurs de soins dans la prise en charge des patients souffrant de troubles mentaux ?

    La collaboration entre médecins généralistes et médecins psychiatres reste à parfaire en psychiatrie mais la politique de notre pôle est dans cette dynamique d’échange et d’amélioration de la qualité des prises en charge en intégrant systématiquement le médecin généraliste du patient.

    J’ai à cette occasion eu la chance de rencontrer une partie des médecins généralistes et libéraux du 15e arrondissement. L’objectif était de faciliter les liens afin d’éviter les ruptures dans le parcours de soins, présenter le pôle et ses missions ainsi que les soins qui y sont proposés dans un souci de mettre en place une véritable collaboration.

    Il y a eu également une intervention du service de soins somatiques qui travaille à ce que chaque patient puisse bénéficier d’un médecin traitant sur le GHU Paris psychiatrie et neuroscience.

    Quel est le profil idéal, les compétences et la formation pour ce métier ?

    Si l’infirmier en pratique avancée en psychiatrie et santé mentale voit le jour, alors sans hésitation je vous conseillerais les compétences d’Ann B. Hamric pProfesseure et doyenne adjointe à la Virginia Commonwealth University’s School of Nursing et auteur de l’ouvrage Advanced Practice Nursing) :

    • pratique clinique directe ;
    • recherche ;
    • consultation ;
    • formation/conseil ;
    • leadership ;
    • collaboration ;
    • dimension éthique.

    En ce qui concerne la formation, un diplôme d’État (DE) sur 2 ans donnant le grade de master est nécessaire. Pour pouvoir exercer en pratique avancée, il faut pouvoir justifier d’au moins 3 ans d’exercice en tant qu’infirmier. 

    Selon vous, le patient joue-t-il réellement un rôle dans son parcours de soins ?

    C’est primordial ! le patient est mis au cœur de sa prise en charge. Il doit être acteur et accompagné si l’on veut éviter les rechutes et les ré-hospitalisations. Nous sommes là pour l’accompagner dans son parcours en tenant compte des différentes étapes qu’il traverse. Il s’agit là d’un accompagnement personnalisé prenant en compte son histoire de vie.

    Quelles sont les perspectives d’évolution de ce métier ?

    On peut devenir infirmier de pratique avancée puis avoir la possibilité de faire un doctorat et de développer la recherche en sciences infirmières.

    Quel conseil donneriez-vous aux futurs coordinateurs de parcours de soins ?

    La communication et la collaboration sont les clefs du succès. Savoir rester humble. Chaque personne, au regard de ses compétences à sa place et son utilité auprès du patient. Il faut donc savoir s’adapter et valoriser le travail des différents professionnels.

    Quelle est la perception de votre métier au sein de l’écosystème ?

    Je dirai que cela dépend des professionnels. Dans l’ensemble, mon poste est identifié et compris. Cependant cela nécessite de la disponibilité et de l’adaptabilité, de ré-expliquer régulièrement les contours du poste – d’autant que je suis sur un poste innovant qui est amené à évoluer en attendant la parution de la mention « psychiatrie et santé mentale » dans le décret d’infirmier en pratique avancée.

    Ce qui fait que ce poste est compris est également lié au fait que je suis accompagnée par ma hiérarchie médicale et paramédicale depuis le début. Le fait de bien préciser que je suis un maillon supplémentaire dans la chaîne du soin, que mon intervention nécessite de la collaboration et du travail d’équipe, suffit à rassurer les différents protagonistes. Il faut rappeler que j’interviens lorsqu’il y a un besoin identifié et pour des patients présentant un parcours complexe.

  • PS

    professionnels de santé

  • Nehs s’allie à CPage et PagesJaunes (Solocal) dans le cadre de 2 projets e-santé

    Nehs, acteur du parcours de santé créé par la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), vient de s’associer à 2 entreprises :

    • CPage, éditeur de logiciels métiers destinés aux établissements publics : l’objectif des 2 partenaires est de combiner leurs savoir-faire en matière de simplification de l’offre des systèmes d’information en santé afin de fournir aux hospitaliers des « solutions globales » allant de la gestion hospitalière à la production de soins multi-établissements sur un territoire ;

    • Solocal : ce partenariat stratégique a été conclu pour donner accès à la prise de rendez-vous en ligne KelDoc (Nehs) sur le service PagesJaunes (premier service digital du groupe Solocal).

    Ces deux rapprochements ont été annoncés à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris.

    Nehs et CPage vont développer des solutions globales aux hospitaliers

    Les solutions que souhaitent développer Nehs et CPage vont couvrir toute la chaîne, « de la délivrance d’un logiciel, en passant par une offre de service, jusqu’à la mise en œuvre d’une solution globale santé clé-en-main », précisent les deux partenaires dans un communiqué conjoint.

    Apporter aux PS « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques »

    Le but de cette alliance est d’apporter aux professionnels de santé « une réponse adaptée à leurs enjeux financiers, organisationnels et techniques » en leur offrant la possibilité « de décider, d’échanger, d’organiser, de prendre en charge, d’accompagner et d’innover » tout au long du parcours de soins.

    Nehs et Solocal proposent le service Keldoc aux utilisateurs de PagesJaunes

    Les objectifs de l’accord signé entre Nehs, qui propose le service Keldoc, et Solocal, derrière le service PagesJaunes, sont les suivants :

    • faire profiter aux clients de KelDoc, et notamment aux grands établissements de santé, de l’audience de PagesJaunes (plus de 250 millions de visites en 2018, indique Solocal) sur la recherche locale de professionnels et d’établissements de santé ;
    • permettre aux internautes de PagesJaunes de prendre rendez-vous en ligne avec les médecins et les établissements de santé équipés de la solution KelDoc ;

    « Ce partenariat vise à publier sur PagesJaunes (site & mobile) un parcours de prise de rendez-vous en ligne pour les établissements et professionnels de santé clients de la solution KelDoc », précisent les deux organisations dans un communiqué commun.

  • PHW 2019 : Comarch lance ses e-solutions healthcare en France (Julien Leblond, ingénieur commercial)

    Comarch, entreprise polonaise spécialisée dans l’édition de solution IT dans les domaines du retail, négoce & industrie et de la santé, annonce le lancement de solutions « healthcare » en France à l’occasion de la Paris Heathcare Week (PHW), qui se tient du 21 au 23 mai 2019 à Paris. « En réalité, la fondation de l’entité date de la création de mon poste, en septembre 2018, mais le vrai lancement c’est maintenant parce que la PHW nous donne une importante visibilité », précise Julien Leblond, ingénieur commercial à Comarch Healthcare, interviewé par H&TI lors du salon.

    Plusieurs projets sont à l’étude avec des établissements parisiens, des éditeurs et des intégrateurs « mais je ne peux pas encore révéler lesquels », indique Julien Leblond, ajoutant que des rapprochements sont en cours avec d’autres établissements, en dehors de Paris. « Nous nous tournons vers une stratégie de partenariats pour gagner du temps », explique-t-il.

    Le produit phare de Comarch Healthcare est une application web qui permet d’analyser les données en provenance de dispositifs médicaux (DM). « Elle a la capacité de se connectés à tout type de DM par le biais d’un système Bluetooth, qui envoie en 3G les informations sur une seule et unique plateforme en ligne, décrit l’ingénieur commercial. Ces données sont accessibles aux médecins et infirmières autorisés à les consulter en fonction de leur degré d’implication dans le parcours de soins du patient. » Il ajoute que la société travaille au développement d’une multitude d’autres produits, allant du DPI à la facturation électronique. « L’objectif est de proposer un maximum de solutions, et, de manière plus générale, de bien faire en apportant, en tant que concepteur de hautes technologies, notre pierre à l’édifice pour améliorer de manière globale l’offre de soins », synthétise-t-il.
    Il insiste par ailleurs sur l’expertise en IoT de l’entreprise, qui conçoit ses propres objets connectés, « développés en fonction des besoins ».

    Un Data center en cours de certification HDS

    Comarch Healthcare est par ailleurs en train de développer des services « Comarch Data Center », sécurisés, en cours de certification HDS et connectés, « qui permettent une prise en charge et une exécution optimale des solutions d’hébergement de santé », indique le groupe dans un communiqué diffusé à l’occasion de la Paris Healthcare Week.

    Ces services de Data Center permettent d’héberger les applications Comarch (SaaS, PaaS ou IaaS), conformément aux normes établies dans le secteur de la santé, auxquelles s’ajoutent les certifications et attestations relatives au RGPD.

    Comarch fournit « un service IT intégral (hébergement, gestion et analyse des données de santé), adapté aux besoins respectifs des établissements de santé et des entreprises du secteur », complète le groupe.

    La France parmi les marchés cibles de Comarch Healthcare

    Comarch Healthcare déploit également des projets en dehors de la France, notamment en Allemagne et en Italie, mais Julien Leblond indique que les marchés cibles pour l’instant sont les États-Unis, l’Italie et la France.

    La France intéresse tout particulièrement la société pour 2 raisons principales, explique l’ingénieur commercial :

    • une présence « forte » du groupe sur le territoire : implanté en France depuis 2006, Comarch est présent à Lille, à Lyon et à Grenoble ;
    • une « demande intéressante », notamment en matière de télémédecine : « La France est pour nous une des meilleurs vitrines au monde », déclare-t-il.

    Par ailleurs, la société a annoncé qu’elle envisageait d’acheter un éditeur dans la santé en France. Julien Leblond confirme que cette initiative fait partie de la stratégie d’accélération de l’entreprise. « Nous avons mandaté un cabinet pour s’en occuper mais nous sommes à l’écoute de toute proposition », précise-t-il.

    Les solutions de la société sont testées en amont dans une clinique polonaise

    IMed24 Medical Center, une clinique privée de 100 médecins basée à Cracovie, où est basé le groupe, est intégrée au campus Comarch pour développer les futures solutions Healthcare.

    En ce qui concerne le business modèle de la société, Julien Leblond explique qu’il dépend de la solution. « La logique ne sera pas la même si elle est incluse via un partenaire ou directement par nous, explicite-t-il. Le modèle est défini en interne en fonction du projet. »

    Comarch Healthcare accompagne la transformation digitale des acteurs de la santé

    L’objectif de Comarch Healthcare est d’accompagner des acteurs majeurs du secteur de la santé dans leur transformation digitale et leur développement en leur proposant des solutions IT adaptées aux établissements de santé et aux patients.

    Les solutions développées par la société concernent des domaines variés, tels que :

    • la télémédecine ;
    • la téléassistance ;
    • l’archivage de dossiers médicaux ;
    • la gestion des établissements de santé.

    Informations clés :

    • 500 personnes, dont une majorité de techniciens, sont employés dans la division « healthcare » du groupe, sur un total de 6 000 collaborateurs ;
    • plus de 280 établissements de santé européens utilisent  les systèmes Comarch Healthcare et plus de 6 000 patients bénéficient du téléservice médical ;
    • 12 % des revenus R&D du groupe son reversés dans Comarch Healthcare.

    Comarch Healthcare est une filiale de Comarch, un éditeur de logiciels fondé en 1993 à Cracovie, en Pologne. Le groupe est spécialisé dans la conception, la mise en œuvre, l’intégration de services et l’hébergement de solutions IT pour tous les secteurs d’activités.

  • PaaS

    Platform as a Service

  • Rencontres du groupe des data managers académiques (Ac@DM) : les 13 et 14 juin 2019, Normandie

    Les prochaines rencontres du groupe des data managers académiques se tiendront les 13 et 14 juin 2019 en Normandie, dans la baie du Mont Saint-Michel. Ils célébreront les 10 ans d’existence d’Ac@DM, un groupe francophone de data managers issus de Centres hospitaliers universitaires, de centres de lutte contre le cancer, de groupes coopérateurs en oncologie, de sociétés savantes et d’agences gouvernementales. L’objectif est de se réunir pour réfléchir ensemble aux pratiques et ainsi améliorer le data management.

    Les inscriptions pour les conférences sont gratuites et désormais ouvertes mais il est impératif d’adhérer à ce groupe et d’exercer un métier lié aux activités de gestion de données dans le cadre de la recherche clinique académique.

    Les organisateurs peuvent être contactés par email : contact@acadm.fr.

    Programme

    Jeudi 13 juin

    • 9h30 Accueil des participants
    • 10h30 introduction
    • 11h00 Création d’un Health Data Warehouse au CHU de Rouen : principes et enjeux de la donnée jusqu’aux aspects éthiques :
      • Julien GROSJEAN, CHU de Rouen
    • 11h45 dossier communiquant  en cancérologie (DCC) en Normandie, intérêt, sécurisation et gestion des données :
      • Xavier BLAIZOT et Olivier SEREE, Réseau régional de cancérologie Onco Normandie
    • 12h30 Déjeuner
    • Session thématique : les défis des nouvelles réglementations applicables aux recherches (RGPD, méthodologies de référence de la CNIL…)
      • Modérateur : Franck MORIN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • 14h00 Partie 1 : les principes fondamentaux du traitement de données à caractère personnel (DCP) :
      • Marguerite BRAC DE LA PERRIERE, Avocat, Lexing Alain Bensoussan Avocats
    • 14h20 PARTIE 2 : Retour d’expérience de lamise en place d’action pour la sécurité des données dans un centre de lutte contre le cancer :
      • Anne-Cécile LE VAILLANT, juriste, Centre François Baclesse ;
      • Laurent ROUSSEL, directeur SI, Centre François Baclesse ;
      • Sandrine TISON, DPO, Centre Henri Becquerel et Centre François Baclesse
    • 14h45 Questions et débats
    • 15h45 Pause
    • 16h00 PARTIE 3 : Les analyses de risques et analyses d’impact
      • Laurence PICARD, directeur qualité gestion des risques, Centre François Baclesse
    • 16h30 Questions et débats
    • 17h00 Clôture de la journée
    • 18h30 Soirée culturelle au Mont Saint-Michel

    Vendredi 14 juin

    • 8h30 Accueil des participants
    • 9h00 Mise en place d’une étude populationnelle sur les accidents vasculaires cérébraux : la cohorte Caen Normandie « Normandy Stroke » :
      • Audrey BARBEDETTE, Observatoire normand des AVC, Inserm-UNICAEN-EFS UMR-S 1237
    • 9h45 Qualité de vie et patients connectés :
      • Sophie PAGET-BAILLY & Oumelkheir DJOUMAKH : Methodology and Quality of Life Unit in Oncology (Inserm UMR1098) Plateforme Qualité de Vie et Cancer 
    • 10h30 Pause
    • 10h45 Gestion et valorisation des données du centre de ressources biologiques (CRB) Ovaressources :
      • Mélanie BRIAND, CRB « OvaRessources », UMR Inserm U1086 « Anticipe »
    • 11h30 La cohorte E3N-E4N, la plus grande étude française sur la santé au sein de la famille : un défi pour le data manager :
      • Roselyn GOMES, Anita KOWAL, Noële MAITRE, Noëlle ROBERT, Emmanuelle CORREIA-DE OLIVEIRA LOPES & Lyan HOANGCESP – Equipe Générations et Santé, Inserm UMR-S 1018, Institut Gustave Roussy
    • 12h15 Déjeuner
    • 13h45 Ateliers session 1
    • Événements indésirbales : Quand l’impossible devient possible
      • Quân TRAN, Intergroupe Francophone de Cancérologie Thoracique
    • Systèmes d’information géographique dans l’étude des inégalités sociales en santé : l’apport du géocodage
      • Ludivine LAUNAY, Unité Inserm ANTICIPE, Cancers et prévention, Caen
    • 14h45 Pause
    • 15h00 Ateliers session 2
    • Le challenge du CDISC dans l’académique… 10 ans après :
      • Sylvain BOUDON, Institut du Cancer de Montpellier
    • Méthodes d’évaluation de l’exhaustivité, mesure a posteriori de la complétude et de l’exactitude des entités du système multi-sources :
      • Delphine DEGRE, Registre des Cancers de la Manche ;
      • Joséphine GARDY, Registres Général et Digestif des Tumeurs du Calvados
    • 16h00 Bilan et clôture des journées
    • 16h30 Fin de la journée