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  • France university Hospitals International : un outil de services pour valoriser l’expertise des CHU

    La filiale « France university Hospitals International » des CHU est un nouvel outil de services permettant la valorisation de leur expertise à l’international.

    Créée le 11 mars 2019 à l’issue de la loi de modernisation de l’économie de 2015, cette société de droit privée présidée par Catherine Geindre, actuelle présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU, a pour objectif d’exporter le savoir-faire des CHU français à l’international. 

    « Cette filiale est le support souple dont les CHU avaient besoin pour répondre facilement et avec agilité aux appels d’offres et contracter à l’international, précise le site Réseau CHU dans un communiqué publié le 23 mai 2019, ajoutant que les clients potentiels sont les gouvernements, les collectivités ainsi que les établissements publics et privé.

  • Seventure Partners investit 3,5M€ (3,9M$) pour accélérer le développement de Domain Therapeutics

    Seventure Partners, partenaire historique de Domain Therapeutics, investit 3,9 millions d’euros (3,5 M€) afin d’accélérer la prochaine phase de croissance de l’entreprise biopharmaceutique, créée en 2008 et dédiée à la découverte ainsi qu’au développement précoce de nouveaux candidats médicaments ciblant les récepteurs membranaires. 

    Seventure Partners, investisseur depuis 1997 dans des sociétés à fort potentiel de croissance dans le domaine technologique, permet à Domain Therapeutics d’enclencher sa phase d’accélération.

    « Cette reconnaissance par un actionnaire majeur de notre capacité à créer de la valeur constitue un signal positif pour les futurs investisseurs et va ouvrir la voie à un investissement significatif visant à accélérer davantage la croissance de la société », déclare Pascal Neuville, directeur général de Domain Therapeutics, dans un communiqué publié le 29 mai 2019.

  • La Ville de Paris inaugure son propre data center, qui héberge notamment les données de l’AP-HP

    Paris dispose désormais de son propre Data Center, situé dans un site sécurisé Porte de la Chapelle dans le 18ème arrondissement. Il permet à la municipalité de maîtriser ses choix technologiques concernant le stockage et l’exploitation de ses données numériques.

    L’infrastructure, inaugurée fin mai 2019, hébergera les centres de données de l’AP-HP, de Paris Habitat et de l’opérateur Eau de Paris.

    Le Data Center facilite la mise en place du RGPD

    Auparavant hébergées par des sociétés liées à la Ville par des marchés, les données sont désormais stockées dans une infrastructure appartenant exclusivement  à la Ville, où seules les personnes autorisées peuvent y accéder.

    Ce centre permet d’héberger l’ensemble des applications utilisées par les agents de la Ville, les services numériques offerts aux Parisiens ainsi que l’ensemble des données de la capitale. Il présente le plus haut niveau de résilience d’Île-de-France face aux pannes grâce aux mécanismes déployés par la Direction de l’informatique.

    Facilitant la mise en place du RGPD sur les données personnelles des Parisiens et celles des entités partenaires, l’infrastructure hébergera les centres de données de l’AP-HP, de Paris Habitat et de l’opérateur Eau de Paris.

    L’initiative du développement durable 

    Le data center parisien a été conçu pour optimiser la consommation énergétique et exploiter l’énergie créée dans une boucle locale de 500 mètres de long d’eau chaude, qui alimente le quartier disposant d’un centre de production thermique, alimenté à 50 % de bio gaz et à 10 % d’énergie de récupération de chaleur du centre de données.

    Une pompe à chaleur assure la montée en température de la chaleur récupérée par le data center afin d’atteindre la température nécessaire pour chauffer les immeubles du quartier ainsi que des serres d’agriculture urbaine présentes sur le toit.

  • Le CHU Grenoble Alpes s’équipe d’un nouveau robot de dispensation de médicaments

    Le CHU Grenoble Alpes (CHUGA) acquiert un nouveau robot de dispensation de médicaments permettant l’accompagnement et l’optimisation des missions en pharmacie hospitalière. 

    Pionnier dans la gestion de la pharmacie hospitalière, le CHUGA a été en 1979 la première centrale d’approvisionnement en matériel stérile et pansements de France, rappelle l’établissement dans un communiqué publié le 24 mai 2019. En 2005, il est également le premier hôpital de France à automatiser la délivrance de médicaments, intégrant ainsi la sécurisation du stockage dans l’unité de soins et la présence pharmaceutique au plus près des patients.

    Les fonctionnalités du robot de dispensation de médicaments :

    • gérer les approvisionnements de médicaments et dispositifs médiaux (DM) stériles ;
    • délivrer, dispenser et contrôler les préparations de médicaments et DM stériles ;
    • délivrer et dispenser les DM implantables (notamment les stents et les prothèses) ;
    • stériliser les DM réutilisables ;
    • réaliser des préparations comme les gélules, les pommades, les chimiothérapies anticancéreuses ou encore les médicaments radio-pharmaceutiques ;
    • réaliser des activités de pharmacie clinique en unités de soins comme la conciliation médicamenteuse, l’observation pharmaceutique et l’éducation thérapeutique.
  • Télémédecine : le Conseil d’État rejette le recours de Livi contre le non-remboursement

    Le Conseil d’État a rejeté le 29 mai 2019 le recours en référé engagé contre la décision du directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Nicolas Revel, de ne pas rembourser les prestations de consultation et de téléconsultation dispensées au sein du centre de santé « de SNP (soins non programmés) et téléconsultations » rattaché au Centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne) et géré par l’association Digisanté. Les téléconsultations sont assurées au sein de ce centre via l’application de la société Livi.

    «Ne constituant pas la prolongation d’une activité physique exercée par des praticiens au sein d’un territoire identifié », qui « ne saurait, dans l’esprit ayant présidé à la conclusion de la convention, s’étendre à un bassin de population comptant des  millions d’habitants», l’organisation du centre « ne répond pas », estime la décision, « aux objectifs et aux limites qui découlent de l’article 28-6 de la convention » médicale.   

    La haute juridiction souligne en premier lieu que les termes de l’avenant n°6 à la convention permettent de « caractériser le domaine de la téléconsultation comme reposant sur une organisation territoriale », «dont il résulte clairement de la convention qu’elle ne peut être d’ampleur nationale ». Or le centre de téléconsultation de Créteil « a vocation à délivrer des consultations de télémédecine sur la totalité du territoire national », « principalement au profit de patients de l’Ile-de-France, et de l’ensemble du territoire national dans des zones ou la densité de médecins installés est faible ».

    Le Conseil d’État relève deuxièmement que selon le même texte, la téléconsultation «doit être fondée, même dans le cas régi par le point 28.6.1.2 où il est dérogé au principe de téléconsultation par le médecin traitant, sur une organisation locale composée essentiellement de praticiens procédant à des consultations physiques », et qu’elle ne peut être délivrée par ces praticiens qu’ « accessoirement à une activité principale de consultation réelle ». Or «l’organisation choisie par l’association DigiSanté repose, pour l’essentiel,sur un ensemble de médecins salariés à temps partiel qui ne sont mobilisés que pour des consultations de télémédecine ».

    « Une décision que je salue », a twitté Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, jugeant qu’elle « correspond à la qualité et au suivi nécessaires dans la prise en charge en télémédecine ». « Halte aux dérives commerciales ! » ajoute-t-il. 

    « Merci à Nicolas Revel » a écrit de son côté Jérôme Marty (UFML-S), jugeant que cette décision « renforce [le] combat » du syndicat qu’il préside, qui a « dénoncé sans relâche les plateformes commerciales de téléconsultation ».

  • Masterclass IA et Droit de la santé, Institut Droit Santé de l’Université Paris Descartes

    L’institut Droit Santé de l’Université Paris Descartes ouvre sa nouvelle formation « IA et droit de santé » avec pour objectif de former les personnes amenées à contribuer à l’essor et au développement de l’IA dans le secteur de la santé et de l’assurance maladie.

    À partir de septembre 2019, 7 sessions de 4 heures (soit l’équivalent d’une journée par mois) seront organisées pour accueillir juristes et avocats spécialisés en droit de la santé, professionnels de santé, institutionnels et étudiants de niveau Bac+3. 

    À la fin de ces sessions, le public devra être capable de comprendre le cadre réglementaire de développement de l’IA en santé ainsi que de savoir envisager les possibles évolutions de l’IA en santé.

    Les inscriptions à la Masterclass sont disponibles via ce lien.

  • Safesanté : une solution de téléconsultation compatible avec tous les logiciels médicaux

    Créé en 2016 par le pharmacien Yonathan Abbou et le médecin généraliste Charles Binetruy, Safesanté est une plateforme de téléconsultation compatible avec tous les logiciels médicaux. Le module de prescription électronique qu’elle propose permet aux médecins de consulter leurs patients où et quand ils le souhaitent puisqu’ils ne sont pas dépendants du logiciel métier installé au sein de leur cabinet, précise la société dans un communiqué publié courant mai 2019.

    Pour bénéficier du service, les praticiens doivent souscrire à un abonnement mensuel (sans engagement) de 80 euros par mois HT (soit 960 euros HT par an). Ils peuvent tester la plateforme pendant 1 mois gratuitement. Par ailleurs, une prime ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique) de 350 euros leur est versée chaque année pour une souscription à l’offre.

    Les fonctionnalités de Safesanté :

    • outil de gestion de l’agenda et de la prise de rendez-vous en ligne pour les consultations et les téléconsultations ;
    • visioconférence haute définition même si la connexion internet est faible ;
    • messagerie sécurisée permettant l’échange de documents confidentiels entre médecin et patient ;
    • mise à disposition d’un module de paiements en ligne ;
    • prise de rendez-vous directement en ligne, en téléconsultation ou au cabinet ;
    • ouverture possible du dossier médical par le biais de la plateforme et partage du compte-rendu.

  • PHW 2019 : Happytal signe un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit

    La startup française Happytal, spécialisée dans l’amélioration du parcours patient dans les établissements de santé, conclut un partenariat de visibilité avec l’Association François Aupetit (Afa), organisation nationale de malades et proches pour vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Cette alliance a été annoncée à l’occasion de la Paris Healthcare Week, qui s’est tenue du 21 au 23 mai 2019.

    Happytal, créée en 2013, propose un service de conciergerie dans les établissements de santé pour les patients, leurs proches mais aussi le personnel hospitalier. Par ailleurs, la société propose une plateforme technologique destinée à améliorer le parcours patient et à fluidifier les démarches administratives, notamment les demandes de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission.

    Le service est utilisé par plus de 25 000 personnes par mois, dans une centaine d’établissements en France et en Belgique, indique la société. Le projet a créé plus de 300 postes sur le terrain et au siège parisien et 160 recrutements devraient être effectués d’ici fin 2019. En novembre 2018, l’entreprise a clôturé une levée de fonds en série B de 23 millions d’euros. Elle prévoit de recruter 160 personnes d’ici fin 2019.

    Objectif n°1 d’Happytal : améliorer l’expérience patient

    Replacer le patient au cœur du système est le premier engagement du plan « Ma santé 2022 » avec comme impératif d’améliorer le parcours de soins. « Nous nous intéressons au parcours de soins au sens large, au-delà du médical, en développant des services qui viennent agrémenter et enrichir le parcours du patient, du résident et de ses proches tout au long de l’hospitalisation », explique Romain Revellat, co-fondateur et président d’Happytal.

    L’initiative émane du constat de proches, qui estiment difficile d’apporter un soutien concret à distance, et d’une volonté de transformer l’expérience des patients. « Le service de conciergerie est la face émergée de notre solution », commente le président d’Happytal.

    Différentes typologies de services sont proposées :

    • « bien-être » : coiffure, réflexologie ;
    • « divertissement » : outils multimédia ;
    • « événementiel » : notamment dans le cadre de la maternité, pour intégrer les personnes éloignées ;
    • « retour à domicile » : pour apporter une vraie continuité en accompagnant sur le retour ;
    • « jeunes parents » : pour accompagner l’arrivée à domicile, les premiers mois ;
    • « repas et gourmandise » : pour permettre des repas « plaisir » ;
    • « pressing » : avec notamment le nettoyage du linge personnel à l’arrivée.

    La solution démarre avant le traitement, en mutualisant une partie des demandes administratives via une plateforme technologique. Les peuvent notamment effectuer leur demande de chambre individuelle au moment de leur admission ou pré-admission. « Avant de nous lancer, nous avons passé un an à faire le concierge à l’hôpital au contact des patients avec les familles et la direction pour comprendre la thématique de l’expérience patient », indique Romain Revellat. Cette démarche a abouti à un accompagnement des établissements pour l’utilisation d’une solution qui allie digital ou physique dans une logique de guichet unique du « non-médical ».

    En partenariat avec les associations de patients

    Pour Alain Olympie, président de l’Association François Aupetit (Afa), « le passage à l’hôpital est un traumatisme pour le patient. Tout ce qui va dans le sens de la réduction du stress est positif. L’anticipation et la sécurité d’avoir une série d’outils et de service permettent d’envisager l’hospitalisation dans un contexte plus rassurant. »

    Un partenariat de visibilité a ainsi été annoncé entre Happytal et l’association de patients.

    Beaucoup d’associations ont développé des services d’information, de soutien, de diététique, d’assistance sociale et de conseils juridiques pour le retour au travail. Pour autant, « les associations, un acteur incontournable, sont un peu trop souvent oublié par les professionnels de santé hospitaliers », relève Romain Revellat.

    Outre une visibilité respective, cette alliance vise à identifier l’association comme un des contributeurs à la qualité de l’hospitalisation. L’équipe d’Happytal a d’ailleurs la volonté de travailler de plus en plus avec les associations dans une complémentarité d’action au service du bien-être du patient.

    Un ancrage dans l’établissement et l’écosystème

    300 concierges sont présents sur la centaine d’établissements partenaires, dont la présence est rémunérée par l’hôpital. Pour la fourniture des produits et des services, Happytal s’appuie sur les artisans et les commerçants du tissu économique locale. Les concierges sont payés par l’hôpital. L’activité est d’ailleurs créatrice de valeur. « Nous apportons environ 1 million de recettes additionnel par ans aux structures », indique Romain Revellat.

    Les services de conciergerie sont en partie à la charge du patient, selon les demandes. Certains aspects, comme la procédure concernant une demande de chambre individuelle, sont pris en charge par les mutuelles. La conciergerie d’Happytal est également accessible au personnel de l’hôpital dans une démarche d’amélioration des conditions de travail, notamment pour ceux travaillant en horaires décalés.

  • Stratégie e-santé de la Suède

    La Suède porte une vision « e-santé » ambitieuse pour 2025 : être le meilleur pays dans le domaine de la e-santé pour permettre aux personnes d’avoir un accès plus facile aux soins et à l’aide sociale, équitables et de qualité, mais aussi de développer et de renforcer leurs propres ressources afin de bénéficier d’une plus meilleure indépendance et de participer à la vie de la société.

    La Suède a déployé sa première stratégie e-santé en 2006, suivie d’une deuxième en 2010. Adoptée en 2016, son nouveau plan « e-santé » pour 2025 s’appuie sur un plan d’action mis en place pour 2017-2019. Il définit des objectifs dans les domaines suivants :
    • cadres réglementaires ;
    • cohérence sémantique ;
    • standards techniques ;
    • suivi de la e-santé.

    En Suède, de nombreux services numériques sont déjà disponibles pour les professionnels de santé et pour les patients, tels que la e-prescription (représente 99 % des prescriptions en 2018), le dossier médical électronique, l’adressage, la téléconsultation, un portail patient (en 2018, 49 % des Suédois avaient un compte) avec prise de rendez-vous en ligne, un dossier patient national (« résumé patient national ») ou encore l’Electronic Expert Support, qui aide le pharmacien à détecter les interactions médicamenteuses.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Suède

    La Suède porte une vision « e-santé » ambitieuse pour 2025 : être le meilleur pays dans le domaine de la e-santé pour permettre aux personnes d’avoir un accès plus facile aux soins et à l’aide sociale, équitables et de qualité, mais aussi de développer et de renforcer leurs propres ressources afin de bénéficier d’une plus meilleure indépendance et de participer à la vie de la société.

    La Suède a déployé sa première stratégie e-santé en 2006, suivie d’une deuxième en 2010. Adoptée en 2016, son nouveau plan « e-santé » pour 2025 s’appuie sur un plan d’action mis en place pour 2017-2019. Il définit des objectifs dans les domaines suivants :
    • cadres réglementaires ;
    • cohérence sémantique ;
    • standards techniques ;
    • suivi de l’e-santé.

    En Suède, de nombreux services numériques sont déjà disponibles pour les professionnels de santé et pour les patients, tels que la e-prescription (représente 99 % des prescriptions en 2018), le dossier médical électronique, l’adressage, la téléconsultation, un portail patient (en 2018, 49 % des Suédois avaient un compte) avec prise de rendez-vous en ligne, un dossier patient national (« résumé patient national ») ou encore l’Electronic Expert Support, qui aide le pharmacien à détecter les interactions médicamenteuses.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Suède est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.