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  • La start-up Brainchild va analyser le cerveau des bébés dans 3 trust hospitaliers américains

    Brainchild Technologies, start-up américaine fondée par Carly Kiselycznyk, développant des solutions pour suivre les progrès neurologiques du cerveau des bébés, remporte le TRAILS de Cambia Grove, un concours d’innovation à Seattle.

    En remportant ce challenge, dont les résultats ont été annoncés le 22 mai 2019, la société aura la possibilité d’expérimenter de façon immersive ses solutions au Children’s Hospital de Los Angeles, au Seattle Children’s Hospital et au OHSU Doernbecher Children’s Hospital de Portland durant deux semaines.

    BrainChild travaille notamment sur l’audition des bébés ainsi que sur le réflexe de succion des nouveaux-nés.

  • Congrès ASCO : création de la French Immuno-Therapy Coalition pour valoriser l’innovation française

    Une centaine de cliniciens, biologistes et chercheurs viennent de créer la Société française d’immuno-thérapie (French Immuno-Therapy Coalition, FITC), une société savante pour coordonner leurs actions en faveur du développement de l’immunothérapie en France et faciliter l’accès à ces innovations pour les patients.

    La toute nouvelle FITC, dont la fondation a été annoncée le 31 mai 2019 à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), souhaite devenir un interlocuteur de référence sur les sujets de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers pour la communauté scientifique nationale et internationale, pour les représentants de patients et de leurs proches (associations de patients dans le cancer et d’aidants), pour les autorités et les organismes d’État dans le domaine du cancer (ANSM, HAS, Inca) ainsi que pour les décideurs publics (gouvernement, parlement, élus locaux), les journalistes et tous autres acteurs intéressés par les enjeux de l’onco-immunologie et immunothérapie des cancers.

    Valoriser l’expertise française : l’une des ambitions phares de la FITC

    La French Immuno-Therapy Coalition (FITC) ambitionne d’abord d’encourager la recherche et le développement de nouvelles approches et molécules thérapeutiques et de nouveaux tests diagnostiques en onco-immunologie et immunothérapie des cancers mais aussi de promouvoir et de valoriser l’expertise française au niveau national comme au niveau international, en défendant l’accès pour les patients aux innovations thérapeutiques qui ont démontré leur efficacité.

    Un axe de formation et d’information des médecins, des jeunes médecins, des patients, des autorités institutionnelles et réglementaires aux spécificités et aux enjeux de l’onco-immunologie et de l’immunothérapie des cancers est également envisagé. L’idée sous-jacente est de faciliter le dialogue entre l’ensemble des parties prenantes de la prise en charge du patient sur les questions relatives à l’immunothérapie. 

    Transversalité et complémentarité

    En mettant un axe thérapeutique au cœur de son action, la FITC se dote d’une approche transversale, multi-organe et multi-indication en complémentarité des autres sociétés savantes, groupes et organismes représentant l’expertise française en matière de cancer déjà existantes. L’objet des associations de patients est classiquement orienté vers un organe, un type de cancer, une classe d’âge mais peu vers une thérapie médicamenteuse en particulier.

    Les fondateurs de la Société française d’immuno-thérapie n’ont pas intégré de représentants de patient en leur sein, espérant que les associatifs vont prendre en compte le changement de paradigme qu’implique l’immuno-oncologie et se structurer pour devenir l’interlocuteur privilégié de la société.

    La révolution de l’immunothérapie

    L’immunothérapie est la plus grande innovation thérapeutique en cancérologie de ces dernières années. Historiquement, les traitements des cancers s’évertuaient à cibler et à détruire directement les cellules cancéreuses. Ici, les médicaments stimulent les globules blancs des patients, les lymphocytes, et aident les patients à réagir eux-mêmes contre leur cancer. 

    Chez certains patients, un contrôle de la maladie, voire une régression, durable dans le temps, est constaté, notamment chez des personnes en rechute de leur cancer ou en échec thérapeutique vis-à-vis des traitements conventionnels. Le procédé améliore la survie à long terme de certains patients là où les traitements offraient des bénéfices en survie à court terme. Tous les patients ne répondent pas à ces traitements et de nombreuses équipes scientifiques tentent actuellement d’identifier les facteurs contribuant à l’efficacité de ces médicaments.

    Selon les essais clinique, les traitements agissent dans plus de 30 cancers très différents : cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie).

    Les perspectives

    « Alors même que la communauté scientifique n’attendait pas de nouvelles innovations avant 2050, avec l’immunothérapie certains parlent désormais d’espoirs de guérison », commente le Dr Aurélien Marablelle, président de la FITC, lors de la présentation de la nouvelle société. Plus de 3 000 essais cliniques d’immunothérapie sont ouverts à travers le monde pour tester de nouvelles immunothérapies ou trouver les combinaisons thérapeutiques qui les rendront efficaces chez un plus grand nombre de patients.

    Les nouvelles stratégies d’immunothérapies permettent d’envisager d’autres bouleversements dans le traitement des cancers dans un futur proche. De plus, ces traitements agissent dans des cancers très différents tels que des cancers cutanés (mélanomes, Merckel), des muqueuses (poumon, estomac), de la lymphe (lymphomes de Hodgkin) ou d’organes profonds (rein, foie). Plus de 30 cancers ont été identifiés comme pouvant répondre à une immunothérapie.  

    Le congrès de l’ASCO, qui se tient jusqu’au 4 juin à Chicago, montrera les perspectives que l’on peut en attendre et donnera peut-être des pistes de réponses aux grandes préoccupations qui demeurent sur l’efficacité en termes de survie durable, même après l’arrêt de l’immunothérapie, et les effets indésirables, notamment au long cours.

  • Étude : un bracelet connecté pour aider à détecter la fenêtre de fertilité (JMIR)

    En collectant 5 paramètres physiologiques tout au long du cycle menstruel (température cutanée, fréquence cardiaque au repos, rythme respiratoire…), l’algorithme du bracelet connecté Ava, conçu par la start-up suisse Ava Sciences, est capable de détecter la fenêtre de fertilité d’une femme avec une précision de 90 %. C’est ce qu’ont révélé les résultats de l’étude clinique* menée par la société avec l’hôpital de Zurich, publiés en avril 2019 dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    À la recherche de la période d’ovulation

    Plusieurs méthodes de détection de l’ovulation existent mais aucune d’entre elles n’est optimale. Les examens échographiques transvaginaux représentaient la norme de référence en matière de détection de l’ovulation mais ils sont coûteux et souvent impossibles à réaliser en routine.

    Les femmes peuvent aussi envisager d’identifier leur fenêtre de fertilité en utilisant la planification familiale naturelle (PFN), basée sur les méthodes du calendrier, la température corporelle basale et en surveillant la quantité et la consistance de leur mucus cervical qui fluctue en réponse aux modifications de l’œstrogène. Moins sophistiquée, cette méthode est évidemment moins en mesure de localiser précisément l’ovulation.

    Un bracelet qui recueille 5 données physiologiques

    Afin de compenser cette lacune et pour répondre à la demande grandissante des femmes d’une contraception naturelle, de nombreuses applications pour smartphone conçues pour faciliter le suivi du cycle menstruel ont vu le jour. Elles sont non invasives, permettent une surveillance en continu de plusieurs paramètres simultanément.

    Ainsi, un grand nombre de données peuvent être collectées et favoriser un suivi individualisé via un apprentissage automatique. Cependant, la plupart de ces outils n’ont pas été évalués scientifiquement et reposent davantage sur des promesses relevant du marketing.

    En revanche, des études ont montré que la température de la peau du poignet au cours du cycle menstruel et la fréquence cardiaque constituent des paramètres prospectifs fiables de suivi du cycle. Le bracelet Ava enregistre 7 paramètres, mais seulement 5 d’entre eux intéressaient les chercheurs dans le cadre de l’étude :

    • la température cutanée ;
    • la fréquence cardiaque au repos ;
    • le rythme respiratoire ;
    • le rapport de la variabilité de fréquence cardiaque ;
    • la perfusion (niveau d’alimentation des organes en oxygène et nutriments qui varie au cours du cycle).

    Les développeurs du bracelet Ava, associés à l’hôpital universitaire de Zurich, ont mené une étude observationnelle afin d’évaluer l’efficacité de leur dispositif. Les auteurs de ces travaux ont recruté 237 femmes suisses pour participer à l’étude mais n’ont utilisé que les données de 193 en dernière analyse. Les participantes étaient âgées de 18 à 40 ans et avaient régulièrement leurs cycles menstruels. Elles ont porté le bracelet pendant leur sommeil. Par ailleurs, les participantes ont également passé des tests d’hormone lutéinisante pendant leur cycle afin de déterminer leur fenêtre de fertilité. Elles ont suivi le procédé pendant un an ou jusqu’à ce qu’elles soient enceintes.

    Résultats : une précision de 90 %

    • le bracelet connecté a détecté d’importants changements simultanés sur chacun des 5 paramètres physiologiques liés à l’ovulation d’une femme :
      • par exemple : les fréquences cardiaque et respiratoire étaient significativement plus basses dans la phase folliculaire.
    • l’algorithme d’apprentissage automatique a détecté la fenêtre de fertilité avec une précision de 90%.

    Les auteurs de ces travaux, dont la plupart sont des développeurs du bracelet Ava, notent qu’une étude de 2018 avait révélé que moins deux tiers des 73 applications pour smartphone permettant de suivre le cycle menstruel (17,3 %) pouvaient prédire une fenêtre fertile de 6 jours ou plus, atteignant une précision comprise entre 11 % et 81 % (moyenne de 53 %).

    Quant à la planification familiale naturelle, sa précision peut atteindre 98 % mais elle nécessite des hypothèses sur la durée du prochain cycle. « En s’appuyant sur l’apprentissage automatique et les profils physiologiques détaillés des utilisateurs sur plusieurs cycles, notre algorithme de prédiction de la fécondité atteint une précision supérieure à celle des applications pour smartphone précédentes et identifie plus précisément une fenêtre fertile que le NFP traditionnel », affirment les chercheurs.

    Les limites de l’étude

    Cependant, ils reconnaissent des limites à leur étude, et notamment concernant la perfusion. Les conclusions sur les modifications physiologiques de la perfusion au cours du cycle menstruel peuvent différer selon l’endroit où l’instrument de mesure a été placé sur le doigt de la participante. La mesure n’est donc pas fiable.

    En outre, ils ont calculé la précision de l’algorithme de prévision de la fécondité en fonction du nombre d’utilisateurs conformes qui synchronisaient leur bracelet avec l’application pour smartphone au moins 80 % des jours d’un cycle donné. Dans la vraie vie, les utilisatrices peuvent être moins assidues et donc faire baisser la précision de l’algorithme.

    « Pour la première fois, nous sommes en mesure de démontrer que le suivi de plusieurs paramètres physiologiques – et pas seulement celui de la température – est important pour le suivi de la fertilité », explique le Pr Brigitte Leeners, chercheuse principale de l’étude menée à l’hôpital universitaire de Zurich.

    Les futures études visant à approfondir ces connaissances sont déjà en cours. L’hôpital universitaire de Zurich mène actuellement une vaste étude de cohorte comprenant plusieurs sous-études qui traiteront de problèmes tels que les cycles irréguliers et les complications.

  • Tempus lève 200M$ (179M€) pour renforcer sa plateforme d’analyse de données médicales

    Tempus, société américaine de tests génomiques et d’analyse de données, réalise un tour de table de 200 millions de dollars (environ 179 millions d’euros) auprès de Baillie Gifford, Revolution Growth, Novo Holdings, New Enterprise Associates et Franklin Templeton. Cette levée de fonds a été annoncée le 31 mai 2019 par Eric Lefkofsky, le fondateur de la société et créateur de Groupon.

    Tempus, qui a embauché près de 700 employés depuis sa création en 2015, a mobilisé au total plus de 500 millions de dollars (446 M€) et est actuellement valorisée à 3,1 milliards de dollars (2,77 Mds €). 

    Basée à Chicago, la start-up a créé une plateforme pour collecter, structurer et analyser les données cliniques afin de générer des données génomiques en séquençant l’ADN des patients. Associé à de nombreux centres de traitement du cancer, Tempus vise par sa solution à aider les médecins à créer des traitements personnalisés.

    La société souhaite, grâce à cet investissement, élargir son champ d’action dans les domaines de la dépression ainsi que dans le traitement du diabète.

  • Congrès Urgences 2019 : le numérique et l’IA au programme, du 5 au 7 juin à Paris

    Le Congrès urgences 2019 est organisé du 5 au 7 juin à Paris par la Société française de médecine d’urgence. Plus de 4 000 visiteurs et une centaine d’exposants sont attendus pour cette nouvelle édition, au cours de laquelle plusieurs sessions sont dédiées au numérique, aux nouvelles technologies et à l’intelligence artificielle. 

    Ces 3 journées de formation et de débats sont notamment l’occasion pour les acteurs de l’industrie pharmaceutique et les sociétés de matériel médical de rencontrer les urgentistes.

    Les inscriptions au congrès, payantes, sont à réaliser via ce lien.

    Les sessions axées sur le numérique, les nouvelles technos et l’IA

    Mercredi 5 juin 2019 

    • 15h00-15h10 : Interviews d’experts : « Les nouvelles technologies pour la médecine de catastrophe »
      • Conférenciers : Gérard Blanco (Toulouse), Vincent Bounes (Toulouse), Cédric Zannese (Toulouse)
    • 16h00-17h30 : Atelier médico-soignants ARM 68 : « Les nouvelles technologies dans la médecine de catastrophe »
      • Conférenciers : Gérard Blanco, Vincent Bounes, Cédric Zannese
      • Descriptif : Comprendre l’intérêt des systèmes de communication dans la médecine de catastrophe ainsi que connaitre et manipuler les logiciels actuels et à venir de la médecine de catastrophe (Sinus, Sivic…)

    Jeudi 6 juin 2019 

    • 11h00-12h30 : Table ronde N°6 SFMU/SUDF : « IA et Urgences »
      • Modérateurs : Charlotte Chollet-Xemard (Créteil), Muriel Vergne (Toulon)
      • Technologies futures et médecins d’urgence : Arnaud Depil-Duval (Evreux)
      • L’IA au service de la régulation médicale : François Braun (Metz)
      • L’IA gère la crise : mythe ou réalité ? David Gruson (Paris)

    Vendredi 7 juin 2019

    • 08h45-10h15 : Etat de l’Art Médecins N°15 SFMU/SFAR : « Des urgences du futur »
      • Modérateurs : Pierre Bouzat (Grenoble), Youri Yordanov (Paris)
      • Descriptif: Iimplication des nouvelles technologie au service de l’urgence vitale : l’intérêt de l’IA, la place que pourrait prendre les drones et les nouvelles techniques d’échographie.
      • IA et urgence vitale : Romain Pirrachio (Paris)
      • Dystopie et utopie de l’IA en médecine d’urgence : Tobias Gauss (Paris)
      • Drône et urgence vitale : Pierre Michelet (Marseille)
      • Échographie New Age : Xavier Bobbia (Nîmes)

    Le programme complet est disponible en PDF via ce lien de téléchargement.

  • Medadom installe son nouveau service de télémédecine dans une dizaine d’officines

    La start-up Medadom, qui a lancé en 2017 une plateforme de prise de rendez-vous médicaux à domicile, teste actuellement son nouveau service de téléconsultation à Paris et en Seine-Saint-Denis.

    Dans un contexte de déploiement de la télémédecine en France, avec l’avenant n°6 à la convention médicale qui inscrit dans le droit commun les actes de téléconsultation et de télé-expertise, Medadom est en train de tester des partenariats avec « une dizaine de pharmacies dans l’Hexagone, notamment à Paris et dans sa région », précise la société dans un communiqué diffusé le 29 mai 2019.

    Grâce à un ordinateur placé dans l’officine, les patients, accompagnés ou non par un pharmacien, ont accès au service de télémédecine, pour lequel leur sont mis à disposition plusieurs objets connectés, tels qu’un stéthoscope et un otoscope.

    « [L’outil] proposé par Medadom apporte (…) la solution à la problématique des déserts médicaux en France, dans la lignée de l’avenant 15 de la convention médicale, encourageant les pharmaciens à proposer de la téléconsultation au sein de leurs officines », commente la start-up.

  • IA et blockchain : 10 labos lancent le projet Melloddy pour accélérer la découverte de médicaments

    « Accélérer la découverte de médicaments via le machine learning (apprentissage automatique) et révéler le plein potentiel des données de l’industrie pharmaceutique ». C’est l’objectif que s’assigne le projet Melloddy (Machine Learning Ledger Orchestration for Drug Discovery), lancé le 3 juin 2019 pour une durée de 3 ans par un consortium de recherche doté de quelque 18,4 millions d’euros. Il consistera plus concrètement à « exploiter les chimiothèques de dix laboratoires pharmaceutiques (dont GSK, Bayer, Merck, Novartis, AstraZeneca et Servier), pour permettre l’élaboration de modèles prédictifs plus précis [afin de] démontrer l’intérêt de l’exploitation des technologies d’intelligence artificielle et de blockchain dans la découverte de médicaments ».

    Le consortium comprend deux universités (l’université catholique de Louvain et la BME de Budapest), les start-ups françaises Owkin et Iktos ainsi que la société Nvidia. Le projet est financé par le partenariat public-privé européen Innovative medicines initiative (IMI), qui allie la Commission européenne et l’organisation professionnelle du secteur pharmaceutique, l’EFPIA. Melloddy est placé sous la responsabilité du laboratoire Janssen (groupe Johnson & Johnson) et est coordonné par Owkin.   

    Chef de projet à Owkin, Mathieu Galtier indique que le consortium emploiera la technologie blockchain développée par sa société pour « extraire des informations d’un ensemble de données sans avoir à les mettre en commun » (communiqué). Il s’agira d’« identifier les composés les plus efficaces pour le développement de médicaments tout en protégeant la propriété intellectuelle des membres du consortium », précise-t-il.

    La technologie d’Amazon Web Services utilisée

    Il est spécifié dans le communiqué que la plateforme utilisera la technologie d’Amazon Web Services afin d’exécuter à grande échelle les algorithmes d’apprentissage statistique fournis par les universités partenaires.

    Les données ne quittent jamais l’infrastructure du propriétaire et seuls les modèles non-sensibles sont échangés, est-il indiqué. Un serveur central permet à chaque membre du consortium de partager le modèle commun qui peut être consolidé collectivement.

    La traçabilité des opérations est assurée par une blockchain privée, un registre partagé entre tous les membres sans autorité centrale.

  • Le CHU Grenoble Alpes s’équipe d’un nouveau robot de dispensation de médicaments

    Le CHU Grenoble Alpes (CHUGA) acquiert un nouveau robot de dispensation de médicaments permettant l’accompagnement et l’optimisation des missions en pharmacie hospitalière. 

    Pionnier dans la gestion de la pharmacie hospitalière, le CHUGA a été en 1979 la première centrale d’approvisionnement en matériel stérile et pansements de France, rappelle l’établissement dans un communiqué publié le 24 mai 2019. En 2005, il est également le premier hôpital de France à automatiser la délivrance de médicaments, intégrant ainsi la sécurisation du stockage dans l’unité de soins et la présence pharmaceutique au plus près des patients.

    Les fonctionnalités du robot de dispensation de médicaments :

    • gérer les approvisionnements de médicaments et dispositifs médiaux (DM) stériles ;
    • délivrer, dispenser et contrôler les préparations de médicaments et DM stériles ;
    • délivrer et dispenser les DM implantables (notamment les stents et les prothèses) ;
    • stériliser les DM réutilisables ;
    • réaliser des préparations comme les gélules, les pommades, les chimiothérapies anticancéreuses ou encore les médicaments radio-pharmaceutiques ;
    • réaliser des activités de pharmacie clinique en unités de soins comme la conciliation médicamenteuse, l’observation pharmaceutique et l’éducation thérapeutique.
  • Télémédecine : le Conseil d’État rejette le recours de Livi contre le non-remboursement

    Le Conseil d’État a rejeté le 29 mai 2019 le recours en référé engagé contre la décision du directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Nicolas Revel, de ne pas rembourser les prestations de consultation et de téléconsultation dispensées au sein du centre de santé « de SNP (soins non programmés) et téléconsultations » rattaché au Centre hospitalier intercommunal de Créteil (Val-de-Marne) et géré par l’association Digisanté. Les téléconsultations sont assurées au sein de ce centre via l’application de la société Livi.

    «Ne constituant pas la prolongation d’une activité physique exercée par des praticiens au sein d’un territoire identifié », qui « ne saurait, dans l’esprit ayant présidé à la conclusion de la convention, s’étendre à un bassin de population comptant des  millions d’habitants», l’organisation du centre « ne répond pas », estime la décision, « aux objectifs et aux limites qui découlent de l’article 28-6 de la convention » médicale.   

    La haute juridiction souligne en premier lieu que les termes de l’avenant n°6 à la convention permettent de « caractériser le domaine de la téléconsultation comme reposant sur une organisation territoriale », «dont il résulte clairement de la convention qu’elle ne peut être d’ampleur nationale ». Or le centre de téléconsultation de Créteil « a vocation à délivrer des consultations de télémédecine sur la totalité du territoire national », « principalement au profit de patients de l’Ile-de-France, et de l’ensemble du territoire national dans des zones ou la densité de médecins installés est faible ».

    Le Conseil d’État relève deuxièmement que selon le même texte, la téléconsultation «doit être fondée, même dans le cas régi par le point 28.6.1.2 où il est dérogé au principe de téléconsultation par le médecin traitant, sur une organisation locale composée essentiellement de praticiens procédant à des consultations physiques », et qu’elle ne peut être délivrée par ces praticiens qu’ « accessoirement à une activité principale de consultation réelle ». Or «l’organisation choisie par l’association DigiSanté repose, pour l’essentiel,sur un ensemble de médecins salariés à temps partiel qui ne sont mobilisés que pour des consultations de télémédecine ».

    « Une décision que je salue », a twitté Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, jugeant qu’elle « correspond à la qualité et au suivi nécessaires dans la prise en charge en télémédecine ». « Halte aux dérives commerciales ! » ajoute-t-il. 

    « Merci à Nicolas Revel » a écrit de son côté Jérôme Marty (UFML-S), jugeant que cette décision « renforce [le] combat » du syndicat qu’il préside, qui a « dénoncé sans relâche les plateformes commerciales de téléconsultation ».

  • Masterclass IA et Droit de la santé, Institut Droit Santé de l’Université Paris Descartes

    L’institut Droit Santé de l’Université Paris Descartes ouvre sa nouvelle formation « IA et droit de santé » avec pour objectif de former les personnes amenées à contribuer à l’essor et au développement de l’IA dans le secteur de la santé et de l’assurance maladie.

    À partir de septembre 2019, 7 sessions de 4 heures (soit l’équivalent d’une journée par mois) seront organisées pour accueillir juristes et avocats spécialisés en droit de la santé, professionnels de santé, institutionnels et étudiants de niveau Bac+3. 

    À la fin de ces sessions, le public devra être capable de comprendre le cadre réglementaire de développement de l’IA en santé ainsi que de savoir envisager les possibles évolutions de l’IA en santé.

    Les inscriptions à la Masterclass sont disponibles via ce lien.