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  • Etude : un réseau de neurones pourrait faciliter le diagnostic des maladies rares (Nature)

    Des chercheurs de l’Université de Bonn viennent de montrer que l’utilisation de photos associée à des données génétiques et aux données de patients pouvait établir des diagnostics de maladies rares relativement rapides et fiables en analyse faciale. Le logiciel d’intelligence artificielle PEDIA est un exemple unique de technologies de phénotypage de nouvelle génération. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine, une revue du groupe Nature.

    Maladies rares : une longue errance médicale

    Chaque année, environ un demi-million d’enfants naissent avec une maladie héréditaire rare. Obtenir un diagnostic définitif peut être difficile et prendre beaucoup de temps. Le séquençage haut débit d’exome représente aujourd’hui le meilleur outil diagnostique pour les syndromes avec anomalies du développement mais il requiert beaucoup de temps. Rendre l’information phénotypique lisible par ordinateur est la clé pour résoudre ce problème et c’est aussi important pour fournir aux cliniciens un outil indispensable pour le diagnostic des syndromes génétiques.

    À ce jour, les algorithmes de hiérarchisation des exomes les plus avancés combinent des scores de nocivité pour les variants génétiques avec des recherches de similarité sémantique de la description clinique d’un patient. Mais, ce qui est simplement décrit comme « caractéristique » d’une certaine maladie ne convient pas à ces approches informatiques. Et c’est notamment le cas pour les formes de visage. Or, de nombreuses maladies rares ont en commun des anomalies faciales. Ceci est particulièrement caractéristique, par exemple, du syndrome de Kabuki, qui rappelle la composition d’un théâtre japonais traditionnel. Les sourcils sont cambrés, la distance entre les yeux est large et les espaces entre les paupières sont longs.

    Un réseau de neurones combinant photos et données génétiques

    Des scientifiques de l’Université de Bonn et de la Charité ont donc émis l’hypothèse que les réseaux de neurones artificiels pouvaient améliorer le diagnostic des maladies rares, en mesurant les similitudes entre les photos prises par les patients et des centaines d’entités pathogènes. La lenteur du diagnostic actuel « se traduit par une perte de temps précieux, qui est réellement nécessaire pour un traitement précoce afin d’éviter des dommages progressifs », explique le Pr Peter Krawitz, professeur à l’Institut de statistique génomique et de bioinformatique de l’Hôpital universitaire de Bonn (UKB) et principal auteur de l’étude.

    L’équipe de chercheurs a donc utilisé les données de 679 patients atteints de 105 maladies différentes causées par un seul gène. On trouve notamment la mucopolysaccharidose (MPS), qui entraîne une déformation osseuse, des difficultés d’apprentissage et un retard de croissance. Le syndrome de Mabry entraîne également une déficience intellectuelle. Toutes ces maladies ont en commun que les caractéristiques faciales des personnes touchées présentent des anomalies. Le logiciel PEDIA utilisé peut détecter automatiquement ces caractéristiques à partir d’une photo. Les scientifiques ont formé ce programme informatique avec environ 30 000 portraits de personnes atteintes de maladies syndromiques rares. « En combinaison avec l’analyse faciale, il est possible de filtrer les facteurs génétiques décisifs et de hiérarchiser les gènes », a déclaré le Pr Krawitz. Les images faciales ont aussi été analysées avec DeepGestalt, un réseau de neurones à convolution profonde formé sur plus de 17 000 images de patients. Les résultats de cette étude ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine.

    Résultats : l’IA, un outil d’aide au phénotypage

    La performance d’un outil de priorisation peut être évaluée de 3 manières :

    • la proportion de cas avec un diagnostic
    • la maladie est placée en première position
    • ou parmi les dix premières suggestions (précision 1 et 10).

    Grâce à la combinaison d’informations (génétiques + photos), les taux de diagnostic corrects ont augmenté :

    • la maladie rare est placée dans les 10 premières suggestions dans 99% des cas
    • En ce qui concerne le classement de la maladie rare en 1ère position, le gain de performance est augmenté de 89%
    • Sur la base des seules analyses moléculaires, la maladie rare est placée dans le top 10 dans seulement 45% des cas

    Une meilleure qualité de vie pour les patients

    En conclusion, les auteurs de cette étude estiment que l’interprétation des variantes de l’exome bénéficie de l’analyse d’images assistée par ordinateur de photographies faciales. « La reconnaissance de formes faciales basée sur l’intelligence artificielle à partir des photographies de patients est donc un exemple de technologie de phénotypage de nouvelle génération qui a fait la preuve de sa valeur clinique pour l’interprétation des données de séquençage de nouvelle génération. » De son côté, le Dr Christine Mundlos, directrice générale adjointe de l’alliance des patients atteints de maladies rares chroniques, a souligné que les patients voulant « un diagnostic rapide et précis », le système d’IA  » améliore aussi dans une certaine mesure la qualité de vie des personnes touchées. »

  • Le cap des 6 millions de DMP créés a été franchi (Nicolas Revel, Cnam)

    « Entre la fin de la semaine prochaine et le début de la suivante nous aurons franchi la barre des 6 millions » de DMP ouverts : c’est ce qu’a déclaré Nicolas Revel, directeur général de la Cnam, auditionné par la Mecss (Mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) à l’Assemblée nationale le mercredi 29 mai 2019.  Il a ajouté que « beaucoup de créations » avaient été constatées au cours des semaines précédant l’audition « à la faveur de la campagne de communication » « lancée entre fin avril et début mai ».

    Alors qu’il n’y avait que 500 000 DMP ouverts en 2016 lors du redémarrage du dispositif, dont la moitié étaient « vides », plus de 10.000 médecins libéraux alimentent actuellement les DMP, et 25.000 ont déjà consulté celui des patients qu’ils prennent en charge. « C’est une dynamique qui s’auto-entretient, qui s’auto-alimente », souligne le directeur général.

    Nicolas Revel attribue la montée en puissance des ouvertures de DMP à l’action engagée par ses services pour « diversifier les canaux de création » alors que les dossiers étaient jusqu’ici créés essentiellement par des médecins et dans des établissements de santé. « Un investissement important » a notamment été consenti afin de permettre au patient d’ouvrir lui-même son DMP en ligne. C’est « un long travail qui commence à porter ses fruits, un travail de longue haleine ».

    Il estime qu’« alimenter le DMP deviendra un acte routinier, automatisé » qui fera que « quand on sort d’un hôpital ou d’un laboratoire ou d’un cabinet médical, il y a un compte rendu qui part dans le dossier médical ». A cet égard,  « un système de rémunération ou de sanction financière serait une forme d’échec ». « Le DMP n’est pas fait pour faire plaisir à l’assurance-maladie : il sera développé pour être utile au patient et au professionnel de santé ».

    Coopération avec les établissements de santé

    Le dispositif bénéficie du soutien des établissements de santé, publics et privés. « L’AP-HP s’engage » dès la première semaine du mois de juin « sur un de ses établissements », le CHU Henri-Mondor de Créteil, dans une alimentation « en routine » du DMP « avec le projet d’étendre ce fonctionnement » à tous ses sites.

    Dans le secteur privé, le groupe de cliniques Elsan Ramsay, « mène actuellement des travaux pour mettre en place cette alimentation automatique des DMP ». Nicolas Revel affirme avoir parallèlement lancé un processus « long, mais absolument nécessaire », « pour accompagner les Ehpad dans ce travail de création mais aussi de transmission, dans le DMP, du dossier de liaison d’urgence ».

    L’interopérabilité, une nécessité

    Nicolas Revel a souligné qu’«un travail très important » avait été réalisé avec les éditeurs de logiciels en faveur de l’interopérabilité avec le DMP, qui constitue « une sous-couche essentielle » :  il affirme que « 166 logiciels » ont été agréés « sur l’ensemble des professions de santé exerçant en ville » , de sorte que « 85% des généralistes et plus de la moitié des spécialistes ont aujourd’hui un outil logiciel DMP-compatible ».« La qualité ergonomique de ces outils doit encore s’améliorer » ajoute cependant Nicolas Revel, « c’est un travail éditeur par éditeur ».

    « Pour convaincre les éditeurs d’investir » précise-t-il, « il faut qu’ils voient que le nombre de patients ayant un DMP décolle, car si tout le monde attend tout le monde les choses peuvent rester au point mort pendant très  longtemps ».

    Directeur du projet DMP au sein de la Cnam, Yvon Merlière complète ici les propos du directeur général. « Les principaux éditeurs » ont développé l’interopérabilité, déclare-t-il. Il y a des difficultés aujourd’hui « pour que les établissements de santé installent ces logiciels interopérables », car pour eux « cela veut dire changer ses habitudes de travail » et redouter de perdre ses données. Yvon Merlière salue à cet égard le « travail d’accompagnement permanent » réalisé auprès des établissements par les représentants des ARS, notamment en lien avec les DSI pour la mise en place de versions interopérables. Il faut selon lui « entre un an et demi et deux ans » pour qu’un établissement installe et alimente le DMP. 

    De nouvelles fonctionnalités annoncées

    Le directeur général de la Cnam souligne  les efforts déployés par ses services pour l’enrichissement des fonctionnalités du DMP.  « Nous venons de livrer des travaux très important et attendus sur les directives anticipées et la possibilité de les localiser dans le DMP » affirme-t-il, annonçant pour «début 2020 » « un module sur le carnet de vaccination ».

    « Nous allons commencer à généraliser d’abord en 2020 la prescription électronique d’abord des médicaments puis d’autres éléments de prescription, afin que ces prescriptions alimentent aussi les DMP ».

    «Dès la rentrée 2019 il sera possible de consulter le DMP sans carte CPS (carte de professionnel de santé)» : c’est « un élément très attendu des établissements », « tous les établissements ne fonctionnant pas au quotidien avec la carte CPS ».

    Pour Nicolas Revel, cette dynamique « très clairement » positive  se fonde sur « un consensus qui s’installe » sur la nécessité de cette « brique fondamentale » qu’est le DMP. 

    Gagner la confiance des usagers

    A la question du rapporteur de la Mecss Cyrille Isaac-Sibille (Modem) sur la nécessité de faire en sorte que les usagers fassent confiance au DMP, Nicolas Revel répond que « la loi ne prévoit pas que l’assurance-maladie accède au DMP ». Pour lui, «  c’est un élément qui doit être en permanence rappelé pour répondre aux interrogations et aux craintes » . Il ajoute qu’ « aucune structure administrative, aucun opérateur privé »  n’a le droit de demander à un patient de lui donner accès à son DMP ». « Les digues juridiques sont parfaitement claires » s’agissant de données qui ne sont pas « pseudonymisées » à la différence de celles du Sniiram.

    DMP national et DMP régionaux

    Interrogé par Cyrille Isaac-Sibille sur le risque que les « DMP régionaux » arrivent à « parasiter » le DMP national, Nicolas Revel déclare que ce danger a été identifié, que « ce serait une erreur de rendre ces objets concurrents et de ne pas voir qu’ils doivent se compléter ». Les DMP régionaux sont « nécessaires » affirme-t-il, « car ils doivent développer des fonctionnalités de coordination que le DMP n’a pas vocation à porter » comme des « outils de partage d’agenda, messageries instantanées, modules de suivi de patients lourds et complexes, de prise en charge multidisciplinaires ».

    « De beaux projets sont en train de se développer », et le ministère « a prévu d’investir davantage dans le cadre d’un appel à projet e-parcours pour qu’on avance encore dans ce sens ».  Cependant ces outils « n’ont pas besoin de capter l’information » ils « doivent pouvoir aller la chercher dans le DMP ». Avec Terrisanté, « bel outil de coordination » développé en Île-de-France « on a clairement calé les choses » à savoir que « c’est le DMP qui alimentera Terrisanté ». 

  • IA : un algorithme identifie les combinaisons de variations génétiques à l’origine de maladies rares

    Les chercheurs de l’ULB et de la VUB, rassemblés au sein de l’Institut interuniversitaire de bioinformatique de Bruxelles (IB2), ont mis au point un nouvel outil d’IA, nommé VarCoPP (Variant Combinations Pathogenicity Predictor), doté d’un algorithme permettant d’identifier « des combinaisons de variants génétiques potentiellement à l’origine de maladies rares« . Cet algorithme vient de faire l’objet d’une publication dans les Annales de l’Académie nationale (américaine) des Sciences (PNAS).

    VarCoPP a été mis au point grâce à la base de données DiDa (Digenic Diseases Database), créée en 2015 par l’institut: cette base porte sur 54 maladies orphelines pour lesquelles « 258 combinaisons digéniques » ont été identifiées. L’efficacité de prédiction de VarCoPP a été testée sur la base Dida ainsi que sur 23 autres combinaisons pathogènes: à l’issue des tests, sa fiabilité a été évaluée entre 95 et 99%.

    « Notre nouvel outil permet de prédire plus finement la ‘pathogénéicité’ d’une combinaison de variants identifiés dans une paire de gènes » et non seulement « présence d’une mutation dans un gène », affirme le Pr Tom Lenaerts, de l’IB2. « Pour la première fois, notre algorithme permet de prédire l’impact des combinaisons de variations génétiques sur le développement de maladies rares. »

    Maladies rares : le Rare Genomics Institute peut diagnostiquer un patient via un moteur de recherche

  • e-commerce : Cdiscount se lance dans la vente de lunettes par Internet

    La société de commerce en ligne Cdiscount lance à partir du 6 juin 2019 Cdiscount Optique, une offre de vente de lunettes « 100% digitale » basée sur des forfaits tout compris, en partenariat avec l’opticien allemand Sym Optic. C’est sa deuxième incursion sur le marché de la santé, après son récent partenariat avec la Matmut sur le marché de l’assurance.

    Cdiscount Optique propose deux forfaits monture+verres à 59 euros TTC (verres unifocaux) et  119 euros TTC (verres progressifs). La marque souligne qu’elle propose pour tous ses modèles les « meilleurs traitements optiques » (anti-reflets, anti-rayures, protection UV 400 et amincis), « généralement proposés en option chez les opticiens traditionnels. »

    De plus les verres « clipsables » et interchangeables permettent « des milliers de possibilités de combinaison ». Le client peut recourir à SimClick, un outil de simulation 3D qui lui permet d’essayer virtuellement les montures.

    L’acheteur passe commande sur le site ou l’application Cdiscount , et reçoit un mail de confirmation comprenant un lien sécurisé par lequel il pourra transmettre son ordonnance à Sym’Optic. Une fois l’ordonnance validée, il reçoit ses lunettes sous 48 h ouvrées (pour les verres unifocaux) ou 15 jours (pour les verres progressifs).

    Selon le Baromètre Bien Vu Gallileo 2018, seuls 3,2% seulement des Français ont déjà acheté leurs lunettes de vue sur Internet: Cdiscount compte sur l’audience de son site Internet pour faire connaître son offre, ainsi que sur les habitudes des jeunes consommateurs.

    « Le lancement de Cdiscount Optique illustre la volonté de Cdiscount de poursuivre sa conquête du marché de la santé et de continuer ainsi à favoriser l’accès aux biens et aux services essentiels pour les Français » déclare Emmanuel Grenier, le PDG de Cdiscount . « Fidèle à notre culture d’innovation, nous proposons une offre de lunettes 100 % digitale et mettons notre expertise technologique au service d’une expérience-client inédite. »

  • SFTélémed lance un appel à candidatures pour son prix de l’innovation (deadline : 15/07/2019)

    Dans le cadre du Congrès de la télémédecine 2019, qui se tiendra les 3 et 4 décembre 2019 à Paris, la Société française de télémédecine (SFTélémed) lance un appel à candidature pour son prix de l’innovation.

    Le concours, organisé en partenariat avec le Snitem et Medicen, s’adresse aux porteurs de projet ou chefs d’entreprise qui développent une innovation en télémédecine : éducation thérapeutique, pathologies chroniques, données/intelligence artificielle, pilotage/évaluation, innovation organisationnelle/parcours, dispositif médical connecté, formation….

    La date limite pour déposer son dossier de candidature, accessible via ce lien, est le 15 juillet 2019. Le dossier (avec extrait Kbis), accompagné du PPT de présentation, est à envoyé à secretariat@sf-telemed.org.

    Modalités de l’appel à candidature

    L’appel s’adresse aux porteurs de projet ou chefs d’entreprise qui remplissent les conditions suivantes :

    • être une jeune entreprise ​(3 ans maximum)​ et présenter un prototype ;
    • avoir développé une solution innovante en télémédecine/santé numérique (prototype ou solution sur le marché depuis moins d’un an, pilote expérimentation) ;
    • être domicilié sur le territoire français.

    Seront analysés : 

    • le respect des conditions de candidature ;
    • la présentation du projet/de l’entreprise sous format PPT ;
    • le dossier de candidature​.

    À l’issue de cette étape, 5 candidats seront pré-sélectionnés. Ils seront auditionnés devant un jury lors du congrès de la SFTélémed. L’annonce des résultats se fera lors de la session de remise de prix en fin de congrès.

    Le prix de l’innovation 

    Le prix accordé au gagnant sera :

    • de la part de la SFTélémédv : 
      • visibilité sur le site de la SFTélémed en qualité de partenaire ;
      • un an d’adhésion gratuite ;
      • une participation à un programme de formation ;
      • un accompagnement par nos experts à un projet médical ;
      • un stand au sein de l’exposition du congrès de l’année suivante​ ;
      • participation à une séance scientifique 2020 afin de présenter leur innovation récompensée lors du prix innovation ;
    •  de la part de Medicen :
      • avantages d’une adhésion à Medicen Paris Region (accès aux événements, aux outils de veille économique…) ;
      • participation orale lors des réunions du DAS santé numérique de Medicen Paris Region, permettant de présenter l’innovation à un panel de représentants industriels (grands groupes, ETI, PME…) et académiques/cliniques- Visibilité sur un événement co-organisé par Medicen Paris Region ;
      • accompagnement PME​ ;
    • de la part du Snitem :
      • Accès aux service du Snitem pendant un an, sous réserve que votre solution soit un DM : 
        • possibilité d’interroger nos experts ;
        • réglementaire (marquage CE), accès au marché, juridique (RGPD, Cnil…)​.
  • Téléconsultation : Tessan, nouvel acteur sur le marché des cabines médicales connectées

    Co-fondé par Jordan Cohen, Tessan (ex Pharma express) développe depuis le premier trimestre 2019 des cabines médicales connectées permettant aux patients de consulter des professionnels de santé à distance.  

    Respectant la confidentialité du secret médical, ces cabines, notamment présentées au salon VivaTech (16-18 mai 2019), mettent en relation patients et télé-médecins inscrits au Cnom. Les consultations sont remboursables et un service de livraison à domicile de médicaments en moins d’une heure est disponible grâce au couplage avec un système d’envoi d’ordonnance papier ou numérique.

    Les cabines de téléconsultation sont en développement dans le secteur de la télémédecine en France. Parmi les autres acteurs principaux du marché figure H4D, société créée en 2008. Cette dernière propose la cabine de téléconsultation « Consult Station », équipée d’instruments médicaux connectés ainsi que d’une imprimante intégrée permettant l’impression d’ordonnances directement dans la cabine.

    Une borne adaptée aux Ehpad

    Fonctionnalités de la cabine et de la borne :

    • Cabines insonorisées garantissant la confidentialité des propos tenus entre le patient et son médecin avec une capacité d’hébergement de 2 à 3 personnes selon les modèles ;
    • 7 DM connectés intégrés (dermatoscope, otoscope, oxymètre, stéthoscope, thermomètre, tensiomètre et balance), contrôlés à distance par le médecin ;
    • une imprimante pour l’impression d’ordonnances si nécessaire ;
    • frais d’installation : 1 950 euros ; loyer cabine : entre 1 250 et 1 500 euros par mois ;
    • plus utilisées en Ehpad pour leur mobilité, leur format compact et leur accessibilité, les bornes de télémédecine Tessan disposent de 6 DM connectés. Tarif : entre 550 et 695 euros par mois ;
    • Pharma-Express : service de livraison de médicaments et de parapharmacie.

  • Côte d’Ivoire : ITN-T Corporation (US) s’unit à Visiomed pour déployer sa station de téléconsultation

    ITN-T Corporation (Internet on Television Corporation), une société américaine spécialisée dans l’inclusion financière, médicale et technologique aux populations des pays émergents, s’est engagé à déployer des services de télémédecine en Côte d’Ivoire dans le cadre d’un contrat que lui a attribué la Fédération nationale des sociétés coopératives de vivriers de Côte d’Ivoire (Fenascovici).

    Pour ce faire, ITN-T Corporation a signé un accord de partenariat avec le groupe français Visiomed, qui va mettre à la disposition de l’entreprise américaine sa station de téléconsultation mobile et connectée, indique un communiqué publié le 29 mai 2019.

    L’objectif est de fournir les membres de la fédération d’un ensemble de services dans le domaine de la télémédecine avec la mise en place de points de service « santé » dotés de stations de téléconsultation sécurisées et d’un plateau médical à distance constitué de près de 160 médecins, afin d’offrir aux membres un suivi médical. L’objectif est d’atteindre les 1 500 points de service santé d’ici 3 ans.

    Le projet est entré dans sa phase de préproduction via un contrat pilote, permettant de valider l’ensemble des éléments techniques nécessaires pour garantir la qualité des services. Le déploiement des équipements de production est prévu pour la seconde moitié de 2019, sur la base d’un contrat qui devrait être finalisé d’ici fin juin.

  • La faculté de médecine Paris-Sud organise un colloque sur l’IA en santé le 25/11/2019

    Le conseil scientifique de la faculté de médecine de l’université Paris-Sud organise un colloque sur le thème de l’intelligence artificielle (IA) en santé le 25 novembre 2019 au Kremlin-Bicêtre.

    Dans un contexte où l’IA impacte et bouleverse les différents secteurs et modèles de santé, avec la promesse de voir émerger une médecine plus prédictive et plus personnalisée, cette journée a pour objectif de faire le point sur les multiples facettes de l’intelligence artificielle en santé, de ses diverses applications à la formation des étudiants en passant par une réflexion d’ordre éthique.

    Les inscriptions à cet événement, gratuites et obligatoires, seront ouvertes prochainement.

    Programme 

    • 9h15-9h45 : Introduction à l’IA – Céline Hudelot
    • 9h45-10h15 : IA et santé : pourquoi et comment ? L’IA au service des soignants de l’AP-HP
      • Philippe Desbiolles, Philippe Bourhis
    • 10h15-10h45 : IA et diagnostic radiologique
      • Gaspard d’Assignies
    • 11h15-11h45 : IA pour le diagnostic en neurologie et psychiatrie
      • Bertrand Thirion
    • 11h45-12h15 : IA en santé : une nouvelle lubie technophile de plus ?
      • Bruno Falissard
    • 12h15-12h45 : IA, les habits neufs de la statistique ? Modèles prédictifs cliniques en cancérologie
      • Stefan Michiels
    • 14h30-15h00 : IA et chirurgie
      • Eric Vibert
    • 15h30-16h00 : IA et médecine de précision : chances et écueils
      • Anne-Laure Boulesteix
    • 16h30-17h00 : IA, formation des étudiants en médecine et éthique
      • Axel Kahn

    Le programme complet est disponible en téléchargement via ce lien.

  • IA & cancéro : NEC (Japon) va lancer des essais cliniques aux US et en Europe avec Transgene (France)

    NEC Corporation souhaite étendre l’application de ses technologies basées sur intelligence artificielle (IA), étiquetées sous la marque « NEC the WISE », au développement de médicaments anticancéreux axés sur l’immunothérapie avancée dans le cadre du renforcement de ses activités dans le domaine de la santé.

    Dans un premier temps, des essais cliniques portant sur des vaccins individualisés contre le néoantigène (antigène normalement non exprimé dans l’organisme – antigène induit par des tumeurs) seront initiés avec l’entreprise biopharmaceutique française Transgene, faisant ainsi de NEC la première entreprise japonaise à avoir lancé de tels essais.

    Les sociétés, qui ont signé un protocole d’accord fin octobre 2018, cibleront ainsi les cancers de la tête et du cou ainsi que le cancer de l’ovaire au moyen d’essais cliniques menés aux États-Unis et en Europe, précise NEC dans un communiqué publié le 27 mai 2019.
    En avril, une demande d’admission au programme de recherche sur les nouveaux médicaments (IND) de la FDA (États-Unis) a abouti à l’autorisation de procéder à un essai clinique de phase 1. Les demandes présentées au Royaume-Uni et en France sont en cours d’examen.

    Le médicament expérimental est développé conjointement par NEC et Transgene, indique l’entreprise japonaise.

    l’IA au service de l’analyse génomique

    18,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués dans le monde en 2018, indique une étude Globocan*. Selon les statistiques démographiques du ministère japonais de la Santé, du Travail et du Bien-être social de 2017, le cancer est la principale cause de décès au Japon.

    Il existe de grandes attentes dans le développement de meilleurs traitements contre le cancer, en particulier dans le domaine de l’immunothérapie, présentée par les experts comme la prochaine génération de traitement anticancéreux, qui se base sur le système immunitaire du patient pour lutter contre la maladie.

    Développement de l’immunothérapie individualisée avec l’IA (NEC) :

    Découverte de médicaments via IA : NEC évalue ses activités à 300 Mds¥ d’ici 2025

    NEC travaille depuis plusieurs années avec des établissements universitaires, notamment les universités de Kōchi et de Yamaguchi, dans le cadre de recherches sur la découverte de médicaments anticancéreux.

    Ces dernières années, l’avènement de l’analyse génomique a entraîné une croissance massive des données génomiques, qui ont nécessité le développement d’une intelligence artificielle (IA) adaptée pour pouvoir traiter efficacement et avec précision ces big data.

    NEC prévoit que ses activités de découverte de médicaments axées sur l’IA atteignent une valeur de 300 milliards de yens (2,46 Mds €) d’ici 2025 grâce au développement d’immunothérapies plus efficaces et plus sûres.

  • Le marché de la blockchain en santé devrait croître de 63 % par an jusqu’en 2026 (rapport)

    Le marché mondial de la blockchain en santé est estimé à 231 millions de dollars (205 millions d’euros) en 2018 et devrait croître à un rythme annuel moyen de 63,9 % jusqu’en 2026. C’est ce qu’affirme le bureau d’études américain Grand View Research dans son rapport « Blockchain technology in healthcare: market size, share & trends analysis »*.

    Selon cette étude, daté de mai 2019, les secteurs du médicament et du dispositif médical ont été les principaux utilisateurs de la technologie blockchain en 2018 dans le domaine de la santé :
    • le secteur du médicament l’a employée pour des applications comme la lutte contre la contrefaçon, la vérification de l’authenticité des produits et le contrôle des chaînes d’approvisionnement ;
    • le secteur du dispositif médical l’a pour sa part exploitée afin de maximiser la transparence et la traçabilité des essais cliniques mais aussi d’optimiser la qualité et la fiabilité des données issues de ces essais.
    Les auteurs du document affirment que la blockchain est appelée à monter en puissance dans le secteur hospitalier car les établissements investissent dans le stockage des données patients et veulent se prémunir contre les attaques informatiques.

    Le marché de la blockchain en santé est porté notamment par les inquiétudes que suscitent les fuites de données et la contrefaçon de médicaments. Il est indiqué dans le rapport que l’augmentation de la prévalence des maladies devrait amener à la génération de très grandes quantités de données, rendant plus pressante encore la nécessité d’une gestion efficace de ces datas. Grand View Research juge plus généralement que la blockchain est capable de transformer le secteur de la santé en abaissant les coûts et en réduisant le risque de corruption des données. 

    Par ailleurs, les auteurs du document notent que l’Europe représente la plus grande part de marché pour la blockchain dans le domaine de la santé, du fait des initiatives lancées par les gouvernements pour sécuriser les données, et placent l’Amérique du Nord en deuxième position, grâce à la montée de l’exigence de sécurité pour les dossiers médicaux électroniques.