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  • Le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019

    Dans le contexte du déploiement progressif de la téléconsulation, entrée dans le droit commun en septembre 2018, et de la télé-expertise (février 2019), le CHU et le GHT de Limoges organisent leur 1er colloque de télémédecine le 4 juillet 2019 au sein des facultés de médecine et de pharmacie limousines.

    Au cours de la journée, des professionnels de santé, des enseignants, des administratifs et des informaticiens seront invités à analyser les changements profonds des pratiques de santé que le développement de la télémédecine engendre. Ils auront également l’occasion de faire leur point sur leur expérience et de tester des solutions techniques de télémédecine.

    L’événement sera divisé en sessions plénières à l’occasion desquelles se réuniront tous les acteurs mais aussi en sessions spécifiques et en ateliers, au cours desquels il sera question de formation, de technologie et de questions d’ordre administratif et financier.

    Contacts et informations :
    • scientifique :
    -Pr Jean-Jacques Moreau : moreau@unilim.fr ;
    • administratif : dept.formation@chu-limoges.fr.

  • MySofie lève 600K€ pour développer son assistant mobile visant à mieux suivre le parcours de soins

    MySofie, du groupe Everest HC, lève 600 000 euros afin de poursuivre le développement de son assistant personnel mobile, conçu pour aider les patients à mieux suivre leur parcours médical. Cette levée de fonds, annoncée début juin 2019, a été menée auprès de Bpifrance, de la Région Nouvelle-Aquitaine, des investisseurs historiques de la start-up et de business angels.

    Lancé en 2018 par Philippe Baranski et Aymeric Mehu, l’application MySofie fonctionne sur la base d’un algorithme conçu pour analyser et regrouper les données de remboursement liées au régime de sécurité sociale, dans le but de proposer un profil de santé clair à l’utilisateur.

    La solution propose plus précisément une analyse des dépenses, un historique des soins, mais aussi des téléconsultations ainsi qu’un accès à des pharmacies en ligne ou encore à des magazines santé.

  • Recrudescence d’attaques informatiques dans le monde de la santé en 2018 (étude Carbon Black)

    Les attaques informatiques visant le secteur de la santé ont été plus nombreuses et plus perfectionnées en 2018. C’est ce qu’affirme une enquête réalisée par la société de cybersécurité Carbon Black auprès des responsables de la sécurité informatique de 20 organisations du secteur.

    Si 83 % des responsables interrogés ont constaté une augmentation des attaques informatiques en 2018, 66 % évoquent une sophistication accrue des attaques dont leur organisation a été la cible au cours de la même année. 33 % évoquent des attaques par « island hopping » (piratage d’une société tierce en relation avec la cible), et 66 % affirment avoir été victimes d’attaques par rançongiciel (« ransomware« ), est-il indiqué dans ce rapport daté de juin 2019. De plus, 33 % des organisations ont constaté des ripostes des pirates aux interventions de sécurité informatique (« counter incident response »). Carbon Black note parallèlement que nombre de ses clients du secteur de la santé ont été la cible d’attaques « sans fichier » (« fileless« ), permettant de contourner les protections antivirus traditionnelles, le plus souvent au moyen de feuilles Excel dotées de programmes malveillants.

    Interrogés sur leur évaluation du niveau actuel de sécurité informatique de leur organisation, 33 % des responsables lui donnent la note C, 25 % la note B et 16 % la note B-. Leur principal motif d’inquiétude, avant leur budget (22%) est la conformité à la règlementation (« compliance », 33%).

    En conclusion, Carbon Black recommande aux responsables de la sécurité informatique du secteur santé de voir tout élément connecté comme une cible potentielle d’attaque, notamment les dispositifs médicaux.

    Des ventes possibles de documents volés ou falsifiés sur le dark web

    Si 45 % des attaques ont pour but principal la destruction de données, le rapport de Carbon Black souligne qu’il existe également une menace provenant du « dark web » et de la vente de documents volés ou falsifiées sur cet espace non régulé. L’achat de document permettant de se faire passer pour un médecin (« provider data ») permet de demander à Medicare ou aux autres programmes d’assurance santé des remboursements pour des prestations fictives.

    L’achat d’identifiants volés sur le serveur d’une société d’assurance santé permet même de bénéficier de soins médicaux aux dépens de l’assuré. Il est également possible de se procurer sur le dark web de faux certificats de prescription pour des médicaments acquis ou utilisés illégalement. Le rapport ajoute que des données de santé volées peuvent aussi servir à des États comme moyen de chantage ou d’extorsion contre les personnes concernées.

  • Chine : Ping An Good Doctor lance Private Doctor pour faciliter l’accès aux médecins libéraux

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, lance le service Private Doctor (médecin privé) sur son application. Cette nouvelle fonctionnalité, dévoilée début juin 2019, permet de rechercher des médecins libéraux spécialisés afin de prendre rendez-vous pour des consultations individuelles. Le système fonctionne 24 heures sur 24.

    Par le biais de Private Doctor, il est possible de créer un profil de santé numérique, de personnaliser les programmes de suivi selon le profil du patient, d’établir des rapports médicaux, de repérer les éventuels problèmes de santé ou encore de contrôler des constantes comme le poids des patients. L’objectif est de surveiller en continu la santé des utilisateurs et de mieux contribuer à la prévention des maladies.

    Par ailleurs, Private Doctor a mis en place le service « Confort x 5 » à destination des personnes âgées qui ont des difficultés à accéder à des services médicaux. Des professionnels les accompagnent pour prendre rendez-vous, régler leurs frais de santé ou encore récupérer leurs médicaments.

    Le service complet permet ainsi un processus rapide de consultation médicale et d’hospitalisation.

  • Projet de loi santé : des modifications apportées au sujet de l’ENS et de l’interopérabilité (Sénat)

    L’examen en séance publique du projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé s’est achevé le 7 juin 2019 au Sénat, avec plusieurs modifications portant sur le volet numérique du texte.

    Les sénateurs ont adopté l’article 12 du projet de loi relatif à la création d’un espace numérique de santé (ENS) pour chaque usager. Déjà modifié en commission, il a été encore amendé en séance, notamment pour « inscrire des exceptions pour les contrats relatifs aux services et outils numériques référencés dans l’espace numérique en santé et qui poursuivent une finalité limitée à la prévention, au diagnostic, aux soins et au suivi social et médico-social ». L’amendement n°809 qui prévoit ces modifications a été présenté par la commission des affaires sociales et soutenu par le gouvernement. Il « vise à conserver un haut niveau de protection de la personne tout en permettant l’exploitation de données contenues dans l’espace numérique de santé dans l’unique intérêt du patient ».

    Les sénateurs ont par ailleurs modifié le cadre contraignant adopté en commission en matière d‘interopérabilité dans le secteur du numérique en santé, par l’amendement 807 présenté par la commission et adopté avec le soutien du gouvernement. Ce texte prévoit que le respect des référentiels d’interopérabilité soit certifié par une attestation de conformité pour aboutir à « des modalités de certification évolutives et adaptées aux différentes situations[,] en lieu et place d’une procédure de certification lourde qui s’est révélée peu opérationnelle dans le cas des hébergeurs de données de santé ».

    « Définir le champ pertinent de l’applicabilité des référentiels d’interopérabilité »

    Par le même amendement, les conventions d’objectifs et de gestion des branches de la sécurité sociale sont chargés de « définir le champ pertinent de l’applicabilité des référentiels d’interopérabilité ». Selon le texte « ce levier d’incitation semble plus opérant qu’un conditionnement systématique de tout financement public à une mise en conformité aux référentiels d’interopérabilité ».

    Enfin, « un délai de trois ans et demi est consenti pour la mise en œuvre des outils incitatifs », ce qui « devrait permettre à l’ensemble des acteurs du secteur du numérique en santé de se mettre en ordre de marche ».

  • Action contre la faim expérimente l’application « e-santé jeunes » en Côte d’Ivoire

    L’ONG Action contre la faim lance l’application « e-santé jeunes », conçue par une jeune start-up locale. En phase expérimentale depuis août 2018, cette solution est destinée à faciliter l’accès aux soins des jeunes ivoiriens et à leur assurer une meilleure information ainsi qu’une meilleure sensibilisation sur les questions de santé.

    L’application propose des messages de sensibilisation, des astuces santé et un forum d’échanges entre adolescents sur la santé, supervisé par un professionnel.

    Réinstaurer la confiance auprès des jeunes 

    « Estimant être mal accueillis, jugés avec un manque de confidentialité de leurs médecins auprès de leur communauté, les jeunes ont de plus en plus délaissés les centres de santé de premier contact » affirme Ida Togbe, responsable du projet e-Santé jeunes.

    Dans ce contexte, les adolescents parlent très peu de sujets encore tabous à leurs parents comme la sexualité.

    L’objectif de l’application est d’instaurer un climat de confiance dans les consultations médicales en mettant en relation les jeunes patients de façon anonyme aux professionnels de santé via un tchat ouvert avec des réponses en temps réel aux questions anonymes des jeunes par des prestataires de soins du ministère ivoirien de la santé et de l’hygiène publique.

    Un prochain déploiement à l’échelle nationale 

    Testée par une cinquantaine de personnes (une trentaine de jeunes testeurs ainsi qu’une vingtaine de prestataires), l’application montre déjà de son efficacité : elle évite aux jeunes d’avoir recours à l’automédication et à l’achat de médicaments dans les rues afin de rester dans le secret.

    Le projet, financé par les dons issus du Livret d’épargne pour les Autres proposé par le CIC, attend d’être hébergée sur le serveur du gouvernement ainsi que son feu vert pour le déploiement de l’application à l’échelle nationale.

  • 7ème conférence annuelle e-santé, 19/09/2019, Paris

    Drive innovation insights, en partenariat avec Appian, organise la 7ème conférence annuelle e-santé le 19 septembre 2019 au salon Hoche à Paris. 

    Au programme de cette conférence, la loi santé 2022, l’IA et et les données de santé. 

    Les inscriptions, payantes, doivent être réalisées via un dossier disponible en téléchargement sous le format PDF via ce lien.

    Programme 

    Paris les grands thèmes qui seront abordés :

    • Accélération du numérique en santé et révolution des modèles économiques – Julien Borowczyk, Jean-Yves Fagon, François Nicolas et Nadia Kamal.

    • Deux cas d’usage pionniers : Marc Julien (Diabeloop) et Philippe Bienvenu (Urgo Medical)

    • Les données, épicentre de la révolution e-santé : Caroline Rouchaud et Stéphane Tournadre

    • Le nouveau visage de la prévention en 2019 :​​​​​​​ Raphaël Gusdorf et Cécile Waquet

  • Enovacom et Microsoft lancent une plateforme de collaboration entre professionnels de santé

    Enovacom et Microsoft créent une nouvelle plateforme dédiée à la collaboration entre soignants, s’appuyant sur Office 365. 

    En associant l’application Teams du groupe américain, agréée hébergeur de données de santé, et l’entrepôt de données Enovacom Data Repository, cette offre a pour objectif de simplifier les échanges en informatique médicale via l’interopérabilité des systèmes utilisés par les professionnels de santé. 

    La plateforme, dont la création a été annoncée en mai 2019 à l’occasion de la Paris Healthcare Week, permet de rassembler sur un seul espace différents acteurs pour qu’ils puissent collaborer sur une même conversation et partager des documents en ligne.
    Par le biais de l’application, les professionnels de santé peuvent également accéder aux dossiers patients et retrouver plus facilement les derniers documents produits.

    L’entrepôt de données Enovacom Data Repository permet quant à lui de garantir la sécurité des données. La plateforme garantit ainsi un accès aux données et à tout type de document hébergé dans tous les types de logiciels métiers existants, en s’appuyant sur la norme FHIR, indiquent les deux partenaires.

  • Partage de données et nouvelles technologies : les Français de plus en plus confiants (sondage)

    Les Français se révèlent de plus en plus confiants en ce qui concerne leurs données de santé et les nouvelles technologies. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage Opinionway réalisé pour le cabinet Deloitte, publié le 5 juin 2019. 86 % seraient prêts à rendre leurs données personnelles accessibles à leur médecin généraliste, 68 % accepteraient de consulter un médecin ayant recours à des outils d’IA d’aide au diagnostic et 43 % des Français seraient prêts à aller dans une cabine de téléconsultation en présence d’un médecin pour obtenir un deuxième avis médical.

    De manière plus générale, ce sondage dévoile que 8 Français sur 10 font confiance au milieu hospitalier et les deux tiers à leur pharmacien. Le public est ouvert aux consultations numériques essentiellement dans 3 domaines : pour le renouvellement d’une ordonnance (80%), pour  l’obtention d’un certificat médical (78%) et dans le cadre d’une orientation dans le parcours de soin (75%).

    Cette enquête a été réalisée du 19 avril au 2 mai 2019 sur un échantillon de 2 003 personnes.

    81 % des Français sont satisfaits de la qualité des soins prodigués

    Le système de santé français 

    • 81 % des Français se disent satisfaits de la qualité des soins qu’ils leur sont prodigués ; 
    • 75 % sont satisfaits de la pédagogie du personnel soignant ;
    • 64 % sont satisfaits des conditions financières d’accès aux soins ;
    • 60 % sont satisfaits de l’accès aux soins.

    Les Français seraient prêts à payer pour :

    Quels services les Français voudraient-ils se voir proposer par leurs complémentaires santé ?

  • Etude : un réseau de neurones pourrait faciliter le diagnostic des maladies rares (Nature)

    Des chercheurs de l’Université de Bonn viennent de montrer que l’utilisation de photos associée à des données génétiques et aux données de patients pouvait établir des diagnostics de maladies rares relativement rapides et fiables en analyse faciale. Le logiciel d’intelligence artificielle PEDIA est un exemple unique de technologies de phénotypage de nouvelle génération. Les résultats de cette étude* ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine, une revue du groupe Nature.

    Maladies rares : une longue errance médicale

    Chaque année, environ un demi-million d’enfants naissent avec une maladie héréditaire rare. Obtenir un diagnostic définitif peut être difficile et prendre beaucoup de temps. Le séquençage haut débit d’exome représente aujourd’hui le meilleur outil diagnostique pour les syndromes avec anomalies du développement mais il requiert beaucoup de temps. Rendre l’information phénotypique lisible par ordinateur est la clé pour résoudre ce problème et c’est aussi important pour fournir aux cliniciens un outil indispensable pour le diagnostic des syndromes génétiques.

    À ce jour, les algorithmes de hiérarchisation des exomes les plus avancés combinent des scores de nocivité pour les variants génétiques avec des recherches de similarité sémantique de la description clinique d’un patient. Mais, ce qui est simplement décrit comme « caractéristique » d’une certaine maladie ne convient pas à ces approches informatiques. Et c’est notamment le cas pour les formes de visage. Or, de nombreuses maladies rares ont en commun des anomalies faciales. Ceci est particulièrement caractéristique, par exemple, du syndrome de Kabuki, qui rappelle la composition d’un théâtre japonais traditionnel. Les sourcils sont cambrés, la distance entre les yeux est large et les espaces entre les paupières sont longs.

    Un réseau de neurones combinant photos et données génétiques

    Des scientifiques de l’Université de Bonn et de la Charité ont donc émis l’hypothèse que les réseaux de neurones artificiels pouvaient améliorer le diagnostic des maladies rares, en mesurant les similitudes entre les photos prises par les patients et des centaines d’entités pathogènes. La lenteur du diagnostic actuel « se traduit par une perte de temps précieux, qui est réellement nécessaire pour un traitement précoce afin d’éviter des dommages progressifs », explique le Pr Peter Krawitz, professeur à l’Institut de statistique génomique et de bioinformatique de l’Hôpital universitaire de Bonn (UKB) et principal auteur de l’étude.

    L’équipe de chercheurs a donc utilisé les données de 679 patients atteints de 105 maladies différentes causées par un seul gène. On trouve notamment la mucopolysaccharidose (MPS), qui entraîne une déformation osseuse, des difficultés d’apprentissage et un retard de croissance. Le syndrome de Mabry entraîne également une déficience intellectuelle. Toutes ces maladies ont en commun que les caractéristiques faciales des personnes touchées présentent des anomalies. Le logiciel PEDIA utilisé peut détecter automatiquement ces caractéristiques à partir d’une photo. Les scientifiques ont formé ce programme informatique avec environ 30 000 portraits de personnes atteintes de maladies syndromiques rares. « En combinaison avec l’analyse faciale, il est possible de filtrer les facteurs génétiques décisifs et de hiérarchiser les gènes », a déclaré le Pr Krawitz. Les images faciales ont aussi été analysées avec DeepGestalt, un réseau de neurones à convolution profonde formé sur plus de 17 000 images de patients. Les résultats de cette étude ont été publiés le 5 juin dans Genetics in Medicine.

    Résultats : l’IA, un outil d’aide au phénotypage

    La performance d’un outil de priorisation peut être évaluée de 3 manières :

    • la proportion de cas avec un diagnostic
    • la maladie est placée en première position
    • ou parmi les dix premières suggestions (précision 1 et 10).

    Grâce à la combinaison d’informations (génétiques + photos), les taux de diagnostic corrects ont augmenté :

    • la maladie rare est placée dans les 10 premières suggestions dans 99% des cas
    • En ce qui concerne le classement de la maladie rare en 1ère position, le gain de performance est augmenté de 89%
    • Sur la base des seules analyses moléculaires, la maladie rare est placée dans le top 10 dans seulement 45% des cas

    Une meilleure qualité de vie pour les patients

    En conclusion, les auteurs de cette étude estiment que l’interprétation des variantes de l’exome bénéficie de l’analyse d’images assistée par ordinateur de photographies faciales. « La reconnaissance de formes faciales basée sur l’intelligence artificielle à partir des photographies de patients est donc un exemple de technologie de phénotypage de nouvelle génération qui a fait la preuve de sa valeur clinique pour l’interprétation des données de séquençage de nouvelle génération. » De son côté, le Dr Christine Mundlos, directrice générale adjointe de l’alliance des patients atteints de maladies rares chroniques, a souligné que les patients voulant « un diagnostic rapide et précis », le système d’IA  » améliore aussi dans une certaine mesure la qualité de vie des personnes touchées. »