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  • Zava lève 32M$ (28M€) pour déployer sa plateforme de télémédecine en Europe, et notamment en France

    La start-up britannique Zava, qui développe une plateforme de télémédecine, réalise un tour de table de 32 millions de dollars US (28,4M€) mené par HPE Growth, société de capital investissement.

    Grâce à ce financement, annoncé le 14 juin, Zava souhaite dans un premier temps déployer sa plateforme à l’échelle européenne en commençant par la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, pour, dans un second temps, élargir son champ d’action dans des pays en dehors de l’Europe.

    La start-up propose des consultations sous forme d’interactions écrites : le patient répond à un questionnaire en ligne portant sur ses symptômes, qui va permettre, en fonction des réponses données, d’établir une liste de traitements. Cette méthode vise à faire gagner du temps aussi bien au médecin qu’au patient lui même.

    La société revendique à son actif plus de 3 millions de téléconsultations réalisées, dont 100 000 patients mensuels issus du Royaume-Uni, de France, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Suisse et de l’Irlande.

  • IVDR

    In vitro diagnostic medical device regulation (règlement européen relatif aux dispositifs médicaux de diagnostic in vitro)

  • Suisse : la numérisation des cabinets progresse moins vite que celle des hôpitaux (eHealth Barometer)

    En Suisse, la numérisation des cabinets médicaux progresse lentement par rapport aux hôpitaux, ce qui a des conséquences sur leur productivité, soulève le Swiss eHealth Barometer 2019, réalisée par l’institut Gfs.bern pour le compte d’InfoSocietyDays, organisateur d’un congrès annuel (mars) situé à Berne et composé du forum Swiss eGo-vernment ainsi que du Swiss eHealth Forum.

    • Les cabinets médicaux : 56 % des médecins suisses possèdent une solution logicielle qui permet de gérer l’historique patient (2019), dont un tiers trouvent le système incomplet et lent. Beaucoup renoncent à passer par le cap de la transition numérique, notamment à cause du travail de retranscription supplémentaire à fournir. L’échange de données avec d’autres acteurs de santé a quant à lui augmenté pour les cabinets médicaux, avec plus de deux tiers d’entre eux qui sont actuellement en mesure d’échanger leurs informations de manière numérique.

    • Les hôpitaux : plus de 80 % des établissement suisses ont déjà adopté une stratégie numérique et possèdent un système informatique. D’ici 2020, tous les hôpitaux devront introduire le dossier patient électronique (DPI) afin de simplifier le partage de données, qui est d’ailleurs très développé dans les hôpitaux dont la plupart sont en réseau avec d’autres hôpitaux ainsi qu’avec les laboratoires.

    Ce  baromètre sur la e-santé est établi depuis 2009 dans le cadre des InfoSocietyDays.

    Les cabinets médicaux et les solutions de gestion des données patients

    Les raisons pour lesquelles certains cabinets ont renoncé à déployer une solution de gestion des données patients

    Les motifs d’insatisfaction des cabinets médicaux à l’égard de leur solution de gestion des données patients

    Les échanges de données entre les acteurs du domaine de la santé

    Question posée aux sondés : « Avec qui êtes-vous connectés en réseau ? » 

    • Médecins de cabinet
    • Hôpitaux
  • Rencontres du progrès médical-Snitem : « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? » (10/09/19)

    Le Snitem organise ses 7ème rencontres du progrès médical sur le thème « Peut-on encore rêver à une innovation pour tous ? ». L’événement, qui aura lieu le 10 septembre 2019 à Paris, sera l’occasion de traiter le sujet de l’innovation en santé sous ses différentes facettes, en se concentrant à la fois sur le point de vue du patient et sur ceux du professionnel de santé et de l’entrepreneur.

    Les inscriptions sont à réaliser via ce lien.

    Programme :

    • 9h15 : Ouverture par Stéphane Regnault, président du Snitem.
    • 9h20 : Ouverture par Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. 
    • 9h45 : Retours d’expériences d’innovations de ruptures. 
    • 10h00 : « De la conception aux patients, quelles exigences ? » Trois questions à Laurence Comte-Arassus  ainsi qu’à des professionnels de santé.
    • 10h15 : Table ronde : « Tous cobayes ? Quelle réalité ? » – Dominique Martin, Guy Vallancien, chirurgien urologue et membre de l’académie nationale de médecine, ainsi que des patients.  
    • 11h15 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 11h30 : Table ronde : « L’accès de tous à l’innovation est-il une utopie ? » – Lise Alter, adjointe à la sous-directrice du pilotage de la performance de tous les acteurs de l’offre de soins à la DGOS, Christophe Lala, président directeur général de GE Healthcare France & Benelux, Claude Le Pen, économiste de la santé et Natacha Lemaire, rapporteure générale du conseil stratégique de l’innovation en santé et du comité technique associé.
    • 12h05 : « Un cardiologue sur sa vision d’une innovation, focus sur les valves aortiques percutanées » Trois questions à Hélène Eltcheminoff, cardiologue au CHU de Rouen.
    • 14h00 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 14h15 : « L’innovation pour tous : vision d’un pharmacien hospitalier » Trois questions à Nicolas Martelli, pharmacien à l’hôpital européen Georges Pompidou.
    • 14h30 : Table ronde : « L’impact de l’innovation dans l’organisation des soins » – Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins, Alexandre Tepas, directeur général France d’Urgo médical, et des représentants de l’ARS.
    • 15h10 : « Une économiste de la santé et deux DG CHU/Hôpital sur le développement et la recherche de l’innovation » Trois questions à Marc Penaud, DG du CHU de Toulouse, Lise Rochaix, économiste de la santé et Robert Sigal, DG de l’hôpital américain de Paris.
    • 15h40 : Retours d’expériences d’innovations incrémentales.
    • 16h15 : « L’innovation au service des professionnels de santé et des aidants, et si on avançait? » Trois questions à Nicolas Chandellier, président et DG de Becton Dickinson France, Stéphane Regnault, président du Snitem ainsi que des professionnels de santé.
    • 16h45 : Table ronde : « Quel avenir pour les technologies médicales en France ? » – Philippe Berta, député MoDem, Catherine Deroche, sénatrice LR et Claude Evin, avocat et ancien ministre de la santé.
    • 17h15 : Conclusion de la rencontre 
  • Canada : Imagia, start-up spécialisée dans le diagnostic du cancer par IA, remporte un AAP de 214M€

    Imagia, une start-up canadienne qui développe des outils d’aide au diagnostic en cancérologie, remporte avec l’Institut de recherche Terry Fox (consortium) un appel à projet lancé par le gouvernement canadien visant à améliorer le système de santé grâce à l’intelligence artificielle (IA).

    Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique canadien, a annoncé un investissement allant jusqu’à 49 millions de dollars (32,6 M€) consenti dans le cadre du volet 4 du Fonds stratégique pour l’innovation (concours du secteur de la santé et des sciences biologiques). Ce prix est combiné aux contributions des 97 partenaires du consortium à hauteur de 108 millions de dollars (71,8 M€) en espèce, soit 157 millions de dollars (104,4 M€) au total, auxquelles s’ajoutent 165 millions de dollars en nature (109,8 M€).

    Imagia, qui compte plus de 60 collaborateurs, va ainsi pouvoir profiter d’un financement total de 322 millions de dollars (214 M€) au total, lui permettant d’installer sa plateforme Evidens dans les hôpitaux canadiens pendant les 4 années à venir. La société souhaite également se développer dans le domaine des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer.

    Evidens est une plateforme basée sur l’IA conçue pour faciliter la prise de décision des médecins en leur permettant de définir le traitement adéquat à utiliser pour chaque patient, mais aussi pour accélérer la sélection des données nécessaires a la recherche.

  • La France et l’OMS collaborent en vue de créer une académie, plateforme de formation via IA et RV

    Le Président français Emmanuel Macron et Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annoncent la création à venir de l’Académie de l’OMS, dont l’objectif est de « révolutionner l’enseignement continu tout au long de la vie dans le domaine de la santé » (communiqué).
    Les deux hommes ont signé une déclaration d’intention en vue de cette fondation le 11 juin 2019, au siège de l’organisation mondiale à Genève.

    La nouvelle instance proposera des formations via une plateforme numérique de pointe basée sur un campus à Lyon, qui sera doté d’environnements d’apprentissage de haute technologie, d’un centre de simulation d’urgences sanitaires de niveau mondial ainsi que d’espaces de collaboration favorisant la co-conception, la recherche et l’innovation. Les formations seront dispensées par le biais d’antennes dans les 6 régions de l’OMS (Afrique, Amériques, Asie du Sud-Est, Europe, Méditerranée orientale et Pacifique occidental).

    L’académie rassemblera des compétences dans les domaines des sciences de l’éducation pour adultes et des sciences comportementales. Elle sera équipée de technologies pédagogiques de pointe, comme l’intelligence artificielle (IA) et la réalité virtuelle (RV). « Elle appliquera les normes de l’OMS et elle disposera de données afin de dispenser un enseignement multilingue accrédité, adapté et à fort impact pour répondre à des besoins différents », précise l’OMS.

    L’Académie sera ouverte à tous les acteurs de la santé

    Cette académie sera ouverte aux parties prenantes de plusieurs secteurs « susceptibles d’avoir une influence dans le domaine de la santé » (dirigeants, enseignants, chercheurs, agents de santé, membres du personnel de l’OMS et grand public), indique l’organisation. Elle sera l’une des divisions internes de l’OMS et l’organisation assurera une coordination ainsi qu’une collaboration avec tous les États Membres afin d’ »optimiser l’aide à l’apprentissage apportée à tous », est-il expliqué.

    Progresser vers l’objectif du « triple milliard »

    L’OMS souhaite, via ce projet, répondre aux besoins d’apprentissage et de perfectionnement du personnel de son organisation et des acteurs intéressés dans l’optique de progresser vers l’objectif du « triple milliard », soit le fait d’atteindre en 2023 le chiffre d’un milliard de personnes supplémentaires :

    • bénéficiant de la couverture sanitaire universelle ;
    • mieux protégées dans les situations d’urgence sanitaire ;
    • bénéficiant d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien-être.
  • Lifen lève 20 M€ pour accélérer le déploiement de son logiciel d’échange de documents médicaux

    Lifen lève 20 millions d’euros dans un tour de table de série B mené par Partech, Idinvest Partners,​ Majycc eSanté Invest et ses investisseurs historiques, Serena et Daphni. La start-up française avait déjà recueilli 7,5 millions d’euros en mars 2018 dans le cadre de sa première levée de fonds.

    Cette opération va permettre à Lifen « d’accélérer le déploiement de sa solution de communication médicale à l’ensemble des établissements publics et privés ainsi qu’aux praticiens libéraux », précise la société dans un communiqué publié le 13 juin 2019. Cette dernière souhaite aussi doubler ses effectifs, notamment sur les profils développeurs, opérations et ventes.
    Elle ambitionne également de mettre en place de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les acteurs de santé comme la simplification du remplissage du DMP et la traçabilité du parcours de soins entre médecines de ville et hôpitaux, « l’objectif étant d’offrir aux établissements et praticiens une coordination simple, efficace et sécurisée pour leurs patients », ajoute Amélie Faure, operating partner à Serena.

    Fondé en 2015 par Franck Le Ouay, l’un des cofondateurs de Criteo (plateforme publicitaire pour l’internet ouvert), avec d’autres personnalités dont l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, Lifen a créé une solution d’envoi de comptes rendus médicaux interopérables avec 100 % des dossiers patients informatisés (DPI), commercialisée depuis 2017. Par le biais du logiciel, il est possible d’extraire des documents les informations essentielles des patients (nom, professionnel destinataire, nature du document) pour garantir leur bonne expédition et leur bon archivage.

    Plus de 3 millions d’euros économisés en 2019

    Des budgets postaux divisés par 3

    Tous les établissements ayant mené un essai pilote ont généralisé la solution, indique Lifen. « Le bénéfice [pour eux] est de pouvoir divisé par 3 les budgets postaux et de faire économiser une heure de traitement quotidien par secrétaire médical », note la société (communiqué).

    « En 2019, nous estimons que plus de 3 millions d’euros seront économisés par les établissements qui utilisent Lifen, commente Franck Le Ouay, P.-D.G. de Lifen. Pour les praticiens libéraux, une solution universelle de communication médicale a été développée. Le temps gagné grâce à son utilisation représentera l’équivalent de 300 000 consultations en 2019. »

    Un abonnement spécial pour les libéraux

    Initialement, le service de Lifen a été conçu pour les hôpitaux publics. Une soixante d’entre eux, dont 6 CHU, utilisent la solution. Cette dernière gère pour eux environ 400 000 envois par fois, soit 10 fois plus qu’il y a un an, auprès d’environ 70 000 médecins, précise la start-up. Parmi les autres utilisateurs du logiciel figure aussi Ramsay Générale de Santé, le premier réseau de cliniques privées de France.

    Les établissements de santé paient le service à l’acte

    La société commence également à proposer sa solution sous forme d’abonnement (25 euros par mois) aux médecins libéraux. Les établissements de soins paient, eux, le service à l’acte.

    « Lifen n’a pas accès aux données de santé »

    La sécurisation des données fait partie des préoccupations centrales de la start-up. « Le double facteur d’authentification, le chiffrement pendant le transport et le stockage ainsi que la mise en conformité aux normes HDS et ISO 27001 font partie des éléments mis en place pour assurer une sécurité optimale, explique-t-elle (communiqué). Concrètement, Lifen n’a pas accès aux données de santé et s’assure que les personnes pouvant recevoir et consulter ces informations sensibles sont des professionnels de santé habilités à le faire. »

  • Analyse génétique : l’IA Diagen réduit les délais d’1 an à quelques semaines (F. Artiguenave-Traaser)

    « Diagen reproduit le raisonnement qu’aurait un généticien s’il disposait d’énormément de temps. » C’est ce qu’affirme François Artiguenave, directeur général de Traaser, jeune société membre du Génopôle d’Evry, spécialiste de l’analyse génétique par intelligence artificielle (IA), au sujet de son produit phare. La société a annoncé le 4 juin 2019 le lancement d’une validation clinique du logiciel expert Diagen, réalisée avec l’hôpital parisien Tenon (AP-HP), qui expérimentera cette solution d’analyse génétique dans le domaine des maladies rénales.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, François Artiguenave détaille l’apport de l’aide au diagnostic par l’IA en matière d’analyse génétique, précisant que Diagen contribue à réduire les délais d’attente de résultats d’un an à quelques semaines. Il revient par ailleurs sur les raisons qui ont poussé son équipe à faire le choix de la néphrologie et donc de l’hôpital Tenon, dont le service de néphrologie est l’un des plus réputés en France, pour la validation clinique du système. Il annonce par ailleurs que Traaser participera à partir de la fin de l’année à un essai clinique avec Transgene, une société d’immunothérapie qui produit des vaccins contre le cancer.

    En quoi consiste précisément le logiciel Diagen ?

    Diagen est un système expert qui assiste le médecin pour formuler des hypothèses de diagnostic. En s’appuyant sur des signes cliniques du patient relevés par le médecin, il facilite le travail du laboratoire d’analyse génétique en filtrant et en interprétant les résultats provenant du séquençage d’ADN par rapport aux informations et interrogations qu’a procurées le médecin. Le principe consiste à lire la molécule ADN composant le génome, à y repérer des gènes et à y trouver des variations génétiques.

    La difficulté de l’interprétation du génome, c’est qu’il y a énormément d’informations, il faut traiter des millions de bases, voire des milliards, et des dizaines de milliers de gènes. Il faut pouvoir se demander pour chacun s’il peut être corrélé à la maladie, si une altération de ce gène-là peut entraîner la maladie, et, si oui, dans quelle mesure. 

    Quel est le but recherché ?

    Avec Diagen, non seulement on améliore la qualité du diagnostic, mais surtout on accélère le processus, le réduisant à quelques semaines, alors que quand les cliniciens font des demandes d’analyse, le temps d’attente des résultats peut aller jusqu’à un an. L’étape d’interprétation est très complexe et très longue, les demandes d’analyse sont en nette augmentation et les généticiens, peu nombreux, sont surchargés, c’est pourquoi il y a un engorgement des demandes. Diagen contribue à réduire significativement les délais.

    Votre solution pourrait-elle, à terme, remplacer l’expert humain ?

    L’objectif n’est pas de se passer de l’expert mais de lui donner un moyen d’avoir des résultats plus précis, plus justes et plus rapidement. Diagen reproduit le raisonnement qu’aurait un généticien si ce dernier disposait d’énormément de temps, grâce à des règles logiques de décision qu’on a automatisées, qui reposent sur des logiques métier. L’outil présente les résultats qu’il juge les plus pertinents, et c’est l’expert qui décide à la fin si c’est pertinent ou pas, et qui engage sa responsabilité sur le diagnostic.   

    Pourquoi avez-vous décidé de collaborer avec l’hôpital Tenon pour votre validation clinique ?

    Nous avons d’abord fait le choix de la néphrologie. La génétique s’intéresse traditionnellement aux maladies rares, au cancer, à certaines pathologies neurodégénératives, aux maladies métaboliques… Ce n’est que récemment qu’on s’est rendu compte de l’importance de la génétique en néphrologie : 30 à 40 % des problèmes d’insuffisance rénale peuvent être expliqués par les gènes, de sorte qu’aujourd’hui le monde de la néphrologie est très demandeur de profilage génétique. D’autre part c’était un domaine où l’offre était insuffisante.

    C’est pour cela qu’on a fait le choix de l’hôpital Tenon, car son service de néphrologie, l’un des plus réputés en France, nous a semblé un partenaire idéal pour ces travaux. Nous travaillons également avec cet établissement sur des systèmes de mesure de compatibilité génétique des greffes, car les facteurs de rejet sont avant tout génétiques. Avoir accès au génome d’un donneur permet de mesurer les risques de rejet, et l’hôpital Tenon est assez fort dans ce domaine. 

    Avez-vous prévu d’établir d’autres partenariats dans les mois ou années à venir ?

    Nous participerons également à partir de fin 2019 a un essai clinique avec Transgene, une société d’immunothérapie qui produit des vaccins contre le cancer. Nos solutions d’intelligence artificielle fournissent un profilage moléculaire de la tumeur qui permet d’avoir une analyse prédictive.

    La technologie Diagen est employée pour prédire la réactivité à l’immunothérapie, proposer des thérapies alternatives s’il y en a, en quelque sorte faire un triage des patients. Ces analyses servent à orienter la fabrication des vaccins : ces derniers sont fabriqués à façon en fonction du génome de la tumeur. La question est de savoir quels sont les bons épitopes (déterminants antigéniques) à cibler pour fabriquer le vaccin.

  • Traçabilité des DM : un code d’identification individuel sera nécessaire pour chaque produit (décret)

    Les fabricants et distributeurs de dispositifs médicaux (DM) devront obtenir d’ici au 1er janvier 2020 au plus tard un code d’identification individuel pour chaque produit afin de bénéficier d’une prise en charge par l’Assurance maladie. C’est ce qu’affirme le décret n° 2019-571, daté du 11 juin 2019 et paru au Journal officiel du 12 juin 2019 : cette disposition s’applique aux DM inscrits par « description générique » sur la liste des produits et prestations (LPP) de la Haute autorité de santé (HAS) et ne disposant pas encore d’un code d’inscription.

    Ce décret s’inscrit dans la perspective de l’entrée en vigueur en mai 2020 du règlement européen 2017/745 qui prévoit la mise en place d’un système d’identification unique des produits (IUD) afin de faciliter la traçabilité des dispositifs. Il s’agit notamment d’améliorer la notification des incidents et de lutter contre la falsification de DM.

    Ce code individuel sera obligatoire :
    • le 1er novembre 2019 pour les titres III et V de la liste, soit respectivement pour les implants et les DM invasifs ou nécessitant d’être posés par un médecin ;
    • le 1er décembre 2019 pour les titres IV et II de la liste, soit respectivement pour les véhicules pour personnes handicapées et pour les orthèses, les appareils auditifs, les prothèses externes non orthopédiques, les prothèses oculaires et faciales ainsi que les chaussures orthopédiques ;
    • le 1er janvier 2020 pour le titre I de la liste, soit pour les appareils d’assistance respiratoire, l’oxygénothérapie à domicile ou pour les dispositifs médicaux de maintien à domicile ;

    La demande d’obtention des codes devra être effectuée par le fabricant ou le distributeur « au plus tard quatre mois » avant ces dates butoir.

    Il est précisé dans le texte que lorsque le code individuel doit être détenu par le fabricant, la demande de code est à effectuer en ligne par celui-ci, « en utilisant un formulaire accessible depuis le site internet du ministère chargé de la Santé et de la Sécurité sociale ». Lorsque le code individuel doit être détenu par le distributeur, il « comporte le code permettant l’identification du distributeur ayant effectué la distribution du dispositif médical et de la prestation associée ». 

  • Asie : la Chine, leader sur l’usage des technos numériques de santé (Future Health Index, Philips)

    La Chine et les autres marchés émergents sont les leaders mondiaux en termes d’utilisation de technologies numériques de santé. C’est ce qui ressort de l’étude Future Health Index 2019* commandée par Philips, qui relève également que les professionnels de santé en Chine sont plus enclins que leurs homologues occidentaux à recommander à leurs patients l’usage de solutions permettant d’assurer à domicile le suivi de leur pression artérielle et d’autres constantes de santé.

    Autre informations clés de ce rapport, publié en juin 2019, l’adoption générale de l’autosurveillance par les patients chinois a contribué à ce que le pays devienne le plus grand marché d’appareils portables. Des tendances similaires, observées dans d’autres pays qualifiés par Philips de « précurseurs numériques », comme l’Inde et l’Arabie saoudite, soutiennent une croissance sur ce marché supérieure à la moyenne, constate le groupe néerlandais.

    De manière générale, Philips pense que ces pays précurseurs peuvent servir d’exemple à d’autres pays et aider à mettre en avant les avantages perçus de ces technologies, l’enquête mettant notamment en avant le fait que les patients qui partagent leurs données de santé estiment recevoir des soins de meilleure qualité. Néanmoins, l’adoption généralisée des technologies numériques de santé crée de nouveaux obstacles à leur utilisation. En Asie, les professionnels de santé sont beaucoup plus susceptibles d’avoir accès à des systèmes de partage de données que leurs homologues européens, la législation à ce sujet étant plus souple, mais ils semblent tout autant préoccupés par les sujets relatifs à la confidentialité des données.

    Santé numérique : les marchés émergents mènent la cadence selon Philips

    Depuis la publication de son premier Future Health Index, en 2016, Philips a identifié les moyens par lesquels les économies émergentes influencent l’Occident en matière d’adoption et d’utilisation des technologies numériques de la santé.

    Le rapport de 2016 indiquait que les marchés émergents étaient les leaders mondiaux en matière de partage de données. En Chine et aux Émirats arabes unis, respectivement 58 % et 46 % des patients, avaient partagé des données issues d’appareils connectés avec des professionnels de santé. Tandis qu’au Royaume-Uni, en Suède et en Allemagne, les proportions étaient respectivement de 26 %, 17 % et 12 %.

    Les tendances observées en 2016 se confirment en 2019

    Ce constat et d’autres résultats soutenant la même tendance ont conduit Philips à estimer que les pays émergents avaient le potentiel de devancer les économies établies et de devenir précurseurs dans le domaine des technologies numériques de santé. Dans son étude 2019, le groupe suggère que cette prédiction est désormais devenue une réalité.

    « En 2019, nous constatons que certains [pays] ont déjà fait un bond en avant et que ces technologies font de plus en plus partie de l’expérience de soins quotidienne des professionnels de santé et des patients », analyse l’entreprise néerlandaise dans son dernier rapport.

    Technos numériques : une implication à la fois des professionnels de santé et des patients

    Plusieurs signes indiquent que cet attrait pour les technologies numériques est en train de remodeler l’offre de soins dans les économies émergentes.

    • En Chine, 60 % des professionnels de santé conseillent toujours ou souvent à leurs patients d’utiliser des solutions numériques pour surveiller à domicile leur pression artérielle, alors que la moyenne des 15 pays observés s’établit à 44 % ;
    • 80 % des citoyens chinois qui utilisent des technologies numériques ou des applications mobiles de santé contactent des professionnels de santé sur la base des données qu’ils ont recueillies par eux-mêmes, tandis que la moyenne des 15 pays étudiés est de 47 % : à noter que les citoyens d’Arabie saoudite et de l’Inde arrivent en deuxième et troisième position, avec respectivement 74 % et 70 % d’entre eux qui agissent en réaction aux données qu’ils ont récoltées.

    Pourcentage de professionnels de santé utilisant une technologie numérique ou une application mobile de santé :

    Une plus grande appétence pour l’IA et la télémédecine

    L’ensemble des résultats se fondent sur les prévisions de croissance du marché des appareils portables. Ainsi, les ventes des technologies en Inde et en Arabie saoudite devraient progresser respectivement de 5,8 % et 5,6 %, contre une moyenne de 4,5% dans les 15 pays.

    39 % des citoyens de Chine ont une vision positive de l’IA

    Autre information clé, les citoyens de Russie (42 %), de Chine (39 %) et d’Arabie saoudite (36 %) sont davantage susceptibles d’avoir une perception positive de l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine des soins (association d’un diagnostic plus précis à l’utilisation de l’IA) que leurs homologues étrangers (moyenne à 30 % pour les 15 pays observés).

    La télémédecine plus adoptée en Chine qu’en Occident

    Par ailleurs, le rapport note que l’Inde, l’Arabie saoudite et en particulier la Chine ont davantage adopté la télémédecine que les autres pays, en raison peut-être de la faible densité de médecins, qui rend les consultations à distance plus attractives.