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  • États-Unis : Cognizant rachète Zenith Technologies (Irlande) pour renforcer son activité IoT

    L’entreprise américaine Cognizant est sur le point d’acquérir Zenith Technologies, une société basée à Cork, en Irlande, spécialisée dans l’industrie des technologies et des services dans le secteur des sciences de la vie. La transaction devrait être finalisée au cours du troisième trimestre de 2019, sous réserve des conditions de clôture, précise le groupe américain dans un communiqué publié le 18 juin 2019. Les détails financiers de l’opération n’ont pas divulgués.

    Fondé en 1998, Zenith Technologies est présent sur 5 continents, avec 16 sites répartis dans le monde entier. L’entreprise collabore avec 9 des 10 plus grands fabricants biopharmaceutiques au monde. Son activité est centrée sur l’intégration de technologies numériques afin de diriger, de contrôler et d’optimiser la production d’équipements médicaux et de médicaments dans l’optique d’optimiser leur efficacité et leur conformité.

    Par le biais de ce rachat, Cognizant va pouvoir élargir ses compétences, en particulier dans le domaine de l’IoT, afin de concevoir, d’intégrer et de contrôler « de manière optimale les systèmes informatiques pour les équipements connectés des fabricants d’appareils biopharmaceutiques et médicaux« , explique le groupe américain.

    Plus de 800 employés de Zenith Technologies feront partie de la business unit « sciences de la vie » de Cognizant, est-il précisé.

    Industrie 4.0 : un domaine stratégique pour Cognizant

    Les « smart factories« , ou « usines du futur », sont devenues une priorité stratégique pour l’industrie, les systèmes de production et leur processus étant devenus plus complexes de par les avancées technologiques et la hausse de la demande pour les médicaments biologiques à grosses molécules.

    « Les solutions de l’industrie 4.0*, comprenant l’IoT, l’automatisation et l’analyse, constituent un domaine stratégique pour Cognizant, indique Brian Humphries, P.-D.G. du groupe (communiqué). En faisant l’acquisition de Zenith Technologies, nous élargissons le portefeuille IoT de Cognizant et notre expertise dans le domaine des sciences de la vie (…). Ensemble, nous sommes mieux positionnés pour aider les clients à concrétiser la convergence des informations et des technologies opérationnelles dans leurs opérations de fabrication et faire progresser le développement de médicaments, de produits biologiques, de produits pharmaceutiques et de dispositifs médicaux d’importance vitale, commente de son côté. »

    Le groupe renforce son positionnement mondial

    Les centres opérationnels de Zenith Technologies en Irlande, en Allemagne, en Inde, à Singapour, aux États-Unis et dans d’autres régions du monde sont situés à proximité des sites de fabrication de nombreux clients de Cognizant.

    Une collaboration avec les entreprises leaders du secteur des sciences de la vie

    Cognizant est l’un des principaux fournisseurs de services dans le domaine des sciences de la vie et collabore avec les 30 plus grandes entreprises du monde du secteur.

  • Solutions numériques et soins dentaires : la start-up française Borea lève 1,5 millions d’euros

    Borea, start-up française spécialisée dans les nouvelles technologies appliquées au domaine dentaire, réalise un tour de table de 1,5 millions d’euros mené par le groupe Turenne Capital et le family office Mirabelle.

    Cette levée de fonds, annoncée le 13 juin 2019, va permettre à Borea d’accélérer et d’étendre le développement de sa solution Rayplicker tout en lançant sont nouveau produit Rayplicker Cobra. En parallèle, elle souhaite « accélérer son développement clinique au niveau mondial par le recrutement de nouvelles compétences R&D, industrielles et marketing », explique Gilles Pierson, président de la société. 

    • Rayplicker est un outil de prise numérique de teinte dentaire permettant d’enregistrer les différents paramètres esthétiques d’une dent et de les communiquer ensuite aux prothésistes de manière précise pour l’élaboration de prothèses dentaires.
    • Rayplicker Cobra possède les mêmes caractéristiques que la première version mais permet en plus de transmettre au prothésiste un fichier contenant les paramètres nécessaires à la réalisation d’une prothèse (dimensions et esthétiques).

  • Étude : le profil Facebook, une aide potentielle à la prédiction de certaines pathologies (Plos One)

    L’analyse du contenu publié sur les réseaux sociaux améliore considérablement l’exactitude des prévisions des variables démographiques pour un grand nombre de maladies. C’est du moins ce que montre une étude* menée sur plus de 20 millions de mots écrits sur Facebook par 999 patients, qui s’est révélée particulièrement efficace pour prédire le diabète et les problèmes de santé mentale, y compris l’anxiété, la dépression et les psychoses. Les résultats de ces travaux menés par des chercheurs de l’université de Pennsylvanie ont été publiés le 17 juin 2019 dans la revue Plos One.

    Les réseaux sociaux, outil de prédiction individuelle

    Plus de 2 milliards de personnes partagent régulièrement des informations sur leur vie quotidienne via les réseaux sociaux, révélant souvent qui elles sont, y compris leurs sentiments, leur personnalité et leurs comportements. Il a déjà été démontré que cette masse d’informations issue des réseaux sociaux contenait des signaux de santé précieux mais principalement au niveau global de la population. Par exemple, Twitter a été utilisé pour surveiller les épidémies et prédire les taux de mortalité par maladie cardiaque. En revanche, les études associant réseaux sociaux et diagnostics médicaux au niveau individuel sont nettement plus rares.

    Des chercheurs américains du Penn Medicine Center for Digital Health de l’université de Pennsylvanie ont voulu savoir si ces données partagées librement pouvaient avoir une valeur en terme de santé individuelle. Ils ont donc analysé 949 530 mises à jour de statut Facebook contenant 20 248 122 mots chez 999 participants dont les messages contenaient au moins 500 mots. Ces données s’étalaient sur 5 ans. Ils ont ensuite comparé ces informations avec celles contenues dans leurs dossiers médicaux électroniques. Par ailleurs, les chercheurs ont identifié des termes étant des marqueurs de 21 maladies.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 17 juin 2019 dans la revue Plos One.

    Résultats

    • Les 21 catégories de problèmes de santé étaient prévisibles à partir des messages publiés sur Facebook ;
    • 10 catégories étaient mieux prédites via Facebook que grâce aux facteurs démographiques standard (âge, sexe et race) ;
    • Facebook s’est révélé particulièrement exact pour prédire le diabète, la grossesse, les problèmes de santé mentale, les psychoses et la dépression ;
    • les termes reflétant l’hostilité étaient le marqueur prédominant de la toxicomanie et des psychoses ;
    • le langage religieux (par exemple dieu, famille, prière) permettait de prédire le diabète. Par exemple, les 25 % de patients ayant mentionné le sujet (dieu, famille, prier) étaient 15 fois plus susceptibles d’avoir eu un diagnostic de diabète.

    Aider les cliniciens à trier la masse de données

    Ces travaux sont précoces mais les chercheurs à leur origine espèrent que « les informations recueillies dans ces publications pourront être utilisées pour mieux informer les patients et leurs fournisseurs de soins de santé », a déclaré Raina Merchant, auteur principal et directeur du Center for Digital Health de Penn Medicine. « Étant donné que les publications sur les réseaux sociaux traitent souvent des choix de mode de vie et des expériences de quelqu’un, ou de la façon dont elle se sent, ces informations pourraient fournir des informations supplémentaires sur la gestion de la maladie et l’exacerbation. » Les chercheurs pensent que les cliniciens pourraient analyser les données des patients sur les médias sociaux via un « système opt-in » afin de déterminer le risque de maladie et de mener des interventions en matière de santé.

    Cependant, la masse de données pose problème. Les cliniciens ne sont pas en capacité « de les interpréter eux-mêmes ». « Pour résoudre ce problème, nous allons explorer comment condenser et résumer les données des réseaux sociaux, » ont indiqué les auteurs de l’étude.

    Gérer les données Facebook comme des données génétiques

    Par ailleurs, des problèmes éthiques se posent, concernant le respect de la vie privée, le consentement éclairé et la propriété des données. « Analogues au génome, les données des réseaux sociaux liées aux diagnostics médicaux peuvent être stockées avec le consentement du patient, et un codage du langage des réseaux sociaux peut être utilisé comme marqueur du risque de maladie, servir d’outil de dépistage et d’élucider l’épidémiologie de la maladie, » suggèrent les chercheurs américains.

    Un grand essai est en préparation, dans lequel il sera demandé aux patients de partager des publications sur les réseaux sociaux avec leur fournisseur de soins afin de déterminer si la gestion et l’utilisation des données sont réalisables, ainsi que le nombre de patients qui y consentiraient réellement.

  • Assistants médicaux : les modalités du dispositif de l’aide financière à l’embauche détaillées (Cnam)

    L’aide financière pouvant être versée par l’Assurance Maladie pour faciliter l’embauche des assistants médicaux par les médecins, « pérenne et dégressive », peut concerner « tout médecin installé en libéral, quelle que soit sa spécialité, dès lors qu’il exerce en secteur 1 (aux tarifs opposables) ou avec des tarifs maîtrisés (secteur 2 Optam – Optam-CO) et qu’il a un nombre de patients suffisant », l’appui d’un assistant médical se justifiant « pleinement » à partir d’un certain niveau d’activité. Dans un communiqué publié le 19 juin, la Cnam détaille le dispositif d’aide financière au recrutement d’assistants médicaux par les médecins installés en libéral, en prévision de la signature de l’accord entérinant l’avenant n°7 à la convention médicale.

    Le niveau de financement varie selon l’option choisie par le médecin, finançant tout ou partie du salaire de l’assistant (1/3 temps, mi-temps ou temps plein). Son montant se situe entre 12 000 euros et 36 000 euros la première année.

    En contrepartie de cette aide, les médecins s’engagent à augmenter sa patientèle proportionnellement au niveau de financement reçu.

    Afin de ne pas retarder les recrutements, une majeure partie de l’aide due la 1ère année (70 %) pourra être versée dès l’automne 2019, « dans les 15 jours suivant l’embauche de l’assistant, sous la forme d’une avance forfaitaire », précise la Cnam.

    L’avenant n°7 devrait être signé le 20 juin par l’Union nationale des caisses d’Assurance maladie (Uncam) et 3 des syndicats majoritaires représentatifs de la profession (MG France, la Confédération des syndicats médicaux français et le Syndicat des médecins libéraux), représentant 68 % des généralistes et 55 % des autres spécialistes.

    Montant : de 12 000 à 36 000 euros la première année

    « Le montant de l’aide versée est annuel, pérenne et évolutif dans le temps, précise la Cnam. Il diminue au fur à mesure que le surplus d’activité apporté par l’assistant médical permet d’augmenter les revenus du cabinet. À partir de la troisième année, il devient stable. »

    Engagement : augmentation de la patientèle

    Dans le dispositif, le médecin s’engage à assurer l’accueil et la prise en charge de nouveaux patients grâce au temps dégagé par l’assistant médical.

    • Pour un généraliste, cela signifie qu’il doit augmenter le nombre de patients suivis comme médecin traitant et le nombre de patients différents vus au moins une fois au cours de l’année « file active » ;
    • pour les autres spécialistes, cela suppose d’augmenter leur « file active », soit le nombre total de patients pris en charge dans leur service au cours de l’année.

    Une augmentation du nombre de patient proportionnelle à la taille initiale de la patientèle

    Les engagements à prendre davantage de patients sont proportionnés à la taille initiale de la patientèle du médecin. Plus sa patientèle est conséquente à la base, moins il aura à accueillir de nouveaux patients.

    « Les règles fixant ces objectifs ont été définies grâce à un classement national qui distribue les effectifs de patients en percentiles pour chaque spécialité de médecin », précise la Cnam.

    Pour que l’appui de l’assistant médical « produise tous ses effets », ces engagements ne seront vérifiés qu’à compter de la troisième année, note la caisse. L’aide versée sera alors modulée en fonction de l’atteinte des objectifs prévus.

    Exemples d’engagement (cas d’un assistant médical partagé entre 3 médecins) :

    • pour un médecin généraliste qui suit 900 patients en tant que médecin traitant et voit chaque année 1 560 patients en file active, ce médecin devra suivre 234 nouveaux patients ;
    • pour un médecin qui a 16 00 patients l’ayant déclaré comme médecin traitant et ayant vu 2 685 patients en file active, il devra prendre 107 nouveaux patients.

    Fonctions de l’assistant médical

    Le champ des missions confiées aux assistants médicaux est « volontairement large, chaque médecin pouvant définir à sa guise le contenudes tâches (soutien administratif, accompagnement de la consultation, organisation et coordination avec les autres acteurs de santé) », indique la Cnam.

    Plus précisément, l’assistant médical peut prendre en charge 3 types de missions :

    • des tâches de nature administrative :

      accueil du patient, création et gestion du dossier de son dossier, recueil et enregistrement des informations administratives et médicales, accompagnement de la mise en place de la télémédecine au sein du cabinet ;

    • la préparation et le déroulement de la consultation :

      aide à l’habillage, déshabillage, prise de constantes (tension, poids, taille), mise à jour du dossier du patient concernant les dépistages, vaccinations, recueil d’informations utiles sur les modes de vie pour alerter le médecin si nécessaire, délivrance des tests (test angine par exemple) et de kits de dépistage, préparation et aide à la réalisation d’actes techniques (pour un électrocardiogramme par exemple) ;

    • des missions d’organisation et de coordination :

      notamment avec les autres acteurs de santé. L’assistant peut ainsi organiser un rendez-vous avec un médecin spécialiste, avec un hôpital en prévision d’une admission mais aussi avec d’autres professionnels de santé comme une infirmière, un masseur-kinésithérapeute, une sage-femme ou autre pour assurer la prise en charge des patients, « de plus en plus souvent atteints de pathologie chronique ou après une hospitalisation », est-il noté.

    La Cnam ajoute qu’ »en aucun cas, le poste d’assistant médical ne se substituera à d’autres professions de santé, intervenant dans la prise en charge des patients », expliquant qu’il s’agit « d’une nouvelle fonction avec des missions propres ».

    Profil et formation

    Profil

    La fonction d’assistant médical peut être confiée à d’actuels aides-soignants, infirmières, secrétaires médicales « ou tout autre profil souhaitant suivre cette nouvelle voie professionnelle », indique l’Assurance maladie.

    Formation

    Quel que soit son profil, l’assistant médical « devra être formé ou s’engager à suivre une formation spécifique dont le contenu est en cours de définition dans le cadre de la convention collective des personnels des cabinets médicaux », précise la Cnam.

    Pour ne pas retarder la mise en œuvre de la mesure, les médecins ont la possibilité de recruter des assistants médicaux « dès à présent, sans formation préalable, en leur donnant la possibilité de se former à ces nouvelles missions dans les deux ans suivant leur prise de fonction », est-il mentionné.

    Cette formation ad hoc sera validée par un certificat de qualification professionnelle, qui devra être obtenu dans les 3 ans suivant leur prise de fonction.

    Catégorie de médecins pouvant bénéficier de l’aide à l’embauche

    Tous les médecins, y compris les nouveaux installés, quelle que soit leur spécialité

    Tous les médecins, y compris les nouveaux installés, quelle que soit leur spécialité, peuvent bénéficier de l’aide à l’embauche, dès lors qu’ils exercent en secteur1 ou en secteur 2, avec engagements de modérations tarifaires (adhérent à l’Optam – Optam-CO).

    • Ne sont pas concernés : les 30 % de médecins ayant les plus faibles patientèles, l’appui d’un assistant médical se justifiant « pleinement » à partir d’un certain niveau d’activité ;
    • Sont concernés : les médecins généralistes ayant plus de 640 patients les ayant déclaré comme médecin traitant et les spécialistes ayant vu un certain nombre de patients différents dans l’année (« file active »).

    Sur tous les territoires

    • L’aide financière concerne les médecins sur tous les territoires : les médecins généralistes en premier lieu mais aussi les autres spécialistes comme les pédiatres, les cardiologues, les gynécologues, les gastro-entérologues, les ophtalmologues, les psychiatres.
    • Pour certaines spécialités, comme les anesthésistes et les chirurgiens, elle concerne les 30 % des territoires dont l’offre de soins est insuffisante.

    Les médecins exerçant de manière regroupée

    Par ailleurs, cette aide concerne les médecins exerçant de manière regroupée, dans un cabinet d’au moins 2 médecins ou exerçant déjà de manière coordonnée (maisons de santé pluri-professionnelles, équipes de soins primaires, équipes de soins spécialisés ou communautés professionnelles territoriales de santé).

    Si ce n’est pas le cas, ils ont 2 ans pour rejoindre un tel dispositif, après l’embauche d’un assistant médical.

  • Autoassurance

    Entreprises fournissant leur propre régime d’assurance maladie à leurs employés

  • CPTS : une aide proportionnelle au bassin de population allant de 185 000 à 380 000 euros (Cnam)

    Pour soutenir le déploiement des CPTS, l’aide annuelle apportée dans le cadre d’un contrat passé entre l’agence régionale de santé, l’Assurance maladie et la communauté territoriale peut aller de 185 000 euros à 380 0000 euros pour les territoires les plus vastes (plus de 175 000 habitants).

    En prévision de la signature, le 20 juin 2019, d’un accord conventionnel interprofessionnel (ACI) en faveur de l’amélioration de l’accès aux soins et du développement de l’exercice coordonné par l’Union nationale des caisses de l’assurance maladie (Uncam) et les syndicats représentatifs des différentes professions de santé (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes…), la Cnam précise dans un communiqué publié le 19 juin les modalités de la contribution conventionnelle destinée à favoriser le déploiement des CPTS sur le territoire, et notamment les détails de l’aide versée par l’Assurance maladie.

    Selon le texte, cette rémunération est prévue autour de 2 volets :
    • le premier pour contribuer au fonctionnement de la communauté professionnelle (fonction de coordination, etc.) ;
    • le second pour rémunérer les missions conduites (financement des moyens déployés pour la réalisation des missions, temps dédié par les professionnels, acquisition d’outils numériques de coordination… et financement en fonction des objectifs atteints).

    « Si l’Assurance maladie apporte un soutien financier, les solutions concrètes restent à la main des professionnels d’un territoire, note la Cnam. Ils sont en effet les mieux placés pour identifier et mettre en place les solutions adaptées au niveau de chaque territoire. »

    Une aide de l’Assurance maladie allant de 185 000 à 380 000 euros

    Il est indiqué dans le contrat que l’aide versée est « proportionnelle au bassin de population couvert par la CPTS et à l’étendue des missions conduites » :

    • en dessous de 40 000 habitants ;
    • de 40 000 à 80 000 habitants ;
    • de 80 000 à 175000 habitants ;
    • au-dessus de 175 000 habitants en fonction des moyens déployés et des résultats atteints (exemple comme la réduction du nombre de patients sans médecin traitant).

    Elle se situe ainsi entre 185 000 euros par an, pour les plus petites communautés, et 380 000 euros par an, pour les plus vastes.

    « Plus d’un quart de l’aide financière versée est affecté au financement de la structure et le reste ventilé entre les différentes missions », précise la Cnam, qui ajoute que par la rémunération, « deux priorités sont données à l’accès aux soins (qui peut représenter jusqu’à 20%de l’aide financière) et aux missions de coordination et de parcours (26 %) ».

    Financement détaillé : exemple avec une CPTS de plus de 175 000 habitants

    Chaque communauté dispose par ailleurs d’une « totale liberté » sur l’utilisation des sommes versées dans le cadre du contrat, est-il noté.

    L’accord conventionnel, « un contrat qui peut évoluer en même temps que la CPTS »

    Dans le cadre de l’accord, les ambitions des CPTS sont :

    • de favoriser l’accès aux soins ;
    • de renforcer la coordination entre acteurs de santé ;
    • de contribuer à l’amélioration des parcours de santé ;
    • d’éviter les ruptures de parcours ;
    • de favoriser le maintien à domicile des patients.

    « L’accord prend la forme d’un contrat, qui peut évoluer en même temps que la CPTS, précise la Cnam. Il est signé au niveau local entre l’Agence régionale de santé, l’Assurance maladie et les professionnels impliqués. Au-delà des grands principes fixés dans l’accord national, ce contrat est construit pour chaque communauté, afin de répondre aux spécificités locales. Le contenu précis des missions, les moyens déployés, les indicateurs et le suivi des résultats font tous l’objet de définition spécifique. »

    3 missions socles

    Le cadre national fixe 3 axes (missions socles) en réponse aux problématiques partagées par tous les acteurs.

    Le premier axe est de faciliter l’accès aux soins des patients au travers des deux volets :

    • faciliter l’accès à un médecin traitant ;
    • améliorer la prise en charge des soins non programmés en ville.

    Le deuxième axe porte sur l’organisation des parcours

    L’objectif est d’assurer une meilleure coordination entre les acteurs, d’éviter les ruptures et de favoriser autant que possible le maintien à domicile des patients par le biais d’une gestion coordonnée renforcée entre tous les acteurs de santé intervenant autour du même patient (professionnels de santé, lien avec l’hôpital ou avec les établissements et services médico-sociaux et sociaux).

    Le troisième axe est l’engagement dans le champ de la prévention

    Ce axe s’articule notamment autour des thématiques suivantes : risques iatrogènes, perte d’autonomie, obésité, désinsertion professionnelle, violences intrafamiliales.

    « Les CPTS peuvent se mobiliser au service de la promotion auprès des patients de la vaccination, des mesures barrières (ex. port de masques…) et des recommandations délivrées par les autorités sanitaires en cas de risque particulier (ex. participation à la diffusion de recommandations existantes en cas de vague de chaleur, pollution atmosphérique…) », précise la Cnam.

    Enfin, « les CPTS ont un rôle important à jouer en termes de recueil des événements indésirables associés aux soins et de leur signalement aux autorités comme de participation à un réseau de surveillance ou de vigilance labellisé par l’ARS (ex. Sentinelles…) », ajoute-t-elle.

    2 autres missions complémentaires

    • La mise en place de démarche au service de la qualité et de la pertinence des prises en charge (groupes pluri-professionnels d’analyses de pratiques, échanges autour de pathologies ou de situations médicales particulières : plaies chroniques, insuffisance cardiaque, prise en charge des affections respiratoires chez l’enfant…) ;
    • des mesures au service de l’attractivité sanitaire du territoire, pour faciliter l’accueil de stagiaires et communiquer autour des offres de stage, mettre en place des actions à destination des jeunes installés (présentation de l’offre de santé du territoire,compagnonnage…) afin de favoriser les installations en médecine de ville.
  • GIPS

    Groupement interprofessionnel de proximité et de santé

  • Chine & USA : 8 partenariats pour aider les PME medtech de Lyonbiopôle à s’internationaliser

    7 accords de partenariats (MoU) d’une durée de 2 ans ont été signés avec des acteurs basés en Chine et 1 autre avec un groupe américain par le biais du projet européen MAGIA, co-financé par la Commission européenne et auquel participe le pôle de compétitivité santé Lyonbiopôle.

    La MAGIA regroupe 4 clusters européens dans le secteur des technologies médicales et de la santé :
    • Lyonbiopôle (Auvergne-Rhône-Alpes, France) ;
    • BioPmed (Piémont, Italie) ;
    • BioWin (Wallonie, Belgique) ;
    • Life Science Nord (Nord de l’Allemagne).

    L’objectif du projet, lancé début 2018 pour une durée de 2 ans, est de soutenir les PME de ces territoires et de renforcer leur internationalisation « via une alliance européenne medtech durable », explique Lyonbiopôle dans un communiqué publié le 17 juin 2019. L’idée est de les aider à se développer sur deux marchés clés, la Chine et les États-Unis, pour accroître leur compétitivité sur le plan mondial, la croissance dans le secteur medtech pouvant s’avérer difficile à l’international pour les PME et start-ups européennes (freins réglementaires, concurrence des grandes groupes, etc.).

    MoU MAGIA : Liste des 8 signataires

    7 acteurs en Chine :

    • Beijing B&R International Co-Incubation ;
    • Beijing Jishuitan Hospital ;
    • China Association for Medical Devices Industry ;
    • Professional Committee of Regenerative Medicine Technology Industry of China ;
    • Shanghai Medical Instrument Trade Association ;
    • Shulan Health Group ;
    • Tsinghua University Institute of Internet Industry.

    1 acteur aux États-Unis :

    • Medical Alley Association.

    « Simplifier l’embauche de collaborateurs sur place ou l’accès à des espaces de bureaux »

    « Ces signatures représentent une formidable opportunité pour nos adhérents Medtech pour développer leur visibilité sur la scène internationale, commente Florence Agostino-Etchetto, directrice générale de Lyonbiopôle. Elles leur permettront à la fois de trouver de nouveaux partenaires technologiques et commerciaux dans ces pays, mais aussi d’avoir de premières clés pour se développer sur ces marchés, voire même pour créer une activité sur place. L’idée à travers ces partenariats est en effet de simplifier l’embauche de collaborateurs sur place ou l’accès à des espaces de bureaux par exemple. »

  • MAGIA

    Medtech Alliance for Global Internationalisation

  • Bioserenity lève 65M€ pour approfondir ses gammes IoT & IA et étendre son activité aux USA

    Bioserenity, spécialisé dans les technologies médicales de diagnostic et la télé-expertise, réalise un tour de table de 65 millions d’euros (Série B), dont 50 millions d’euros en capital auprès de Dassault Systèmes, d’Idinvest Partners, de LBO France et du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). En complément, la société a bénéficié du soutien de 3 banques françaises et de l’accompagnement de BNP Paribas CIB, Corporate Finance Digital.

    Avec cette opération, Bioserenity souhaite approfondir sa gamme de solutions IoT, via notamment l’intelligence artificielle (IA) et la détection de biomarqueurs numériques, développer de nouvelles solutions sur de nouvelles aires thérapeutiques et étoffer son offre de télémédecine. Par le biais de cette levée de fonds, l’entreprise souhaite également accélérer sa croissance et son internationalisation en étendant son activité commerciale aux États-Unis, précise-t-elle dans un communiqué diffusé le 18 juin 2019.

    Bioserenity développe des solutions médicales connectées, dont des dispositifs sous forme de vêtements connectés, et des services de télé-expertise afin de faciliter le diagnostic et le suivi des patients atteints de pathologies chroniques en cardiologie, en neurologie, en troubles du sommeil et en urologie ainsi que pour le suivi des grossesse. La filiale de télémédecine de la société travaille actuellement dans 200 établissements en France et aux États-Unis pour aider dans la prise en charge des diagnostics et suivis complexes.