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  • Traçabilité des médicaments : un décret précise les conditions de contrôle des produits en amont

    « Exempter certaines institutions ou personnes autorisées ou habilitées à délivrer des médicaments au public de l’obligation de vérifier les dispositifs de sécurité afin de tenir compte des caractéristiques particulières de la chaîne d’approvisionnement sur leur territoire [et de] veiller à ce que l’incidence des mesures de vérification sur ces parties soit proportionnée ». C’est pour adapter à la situation nationale cette possibilité offerte aux États membres par l’article 23 du règlement délégué (UE) 2016/161 de la Commission européenne qu’a été publié le 16 juin 2019 au Journal officiel le décret n°2019-592 du 14 juin « relatif à la désactivation pour un tiers des identifiants uniques figurant sur les boîtes de médicaments à usage humain ».

    Selon ce texte, « l’établissement pharmaceutique (…) se livrant à la vente en gros, à la cession à titre gratuit ou à la distribution en gros vérifie les dispositifs de sécurité [et] désactive l’identifiant unique » avant de délivrer les médicaments à « certaines catégories de structures ne disposant pas de pharmacien ou délivrant des médicaments dans des situations d’urgence », à savoir notamment les anesthésistes, les dentistes, les infirmiers, les vétérinaires, les services de secours ou d’urgence et les centres médicaux du service de santé des armées.

    Le décret précise que « lorsque la vérification de l’authenticité et la désactivation de l’identifiant unique d’un médicament est effectuée[,] avant le moment où le médicament est délivré au public[, seule] « l’intégrité du dispositif antieffraction » est vérifiée au moment où le médicament est délivré au public.

  • Éthique des algorithmes : « Les acteurs de la santé sont conscients des enjeux » (J.Béranger, Adel)

    « L’objectif d’une certification est de donner du sens, de la sécurité et de la confiance. » C’est ce qu’affirme Jérôme Béranger, chercheur (PhD) associé à l’Inserm 1027 de l’université Toulouse III – Paul Sabatier et directeur scientifique (CSO) de la société Adel (Algorithm Data Ethics Label), spécialiste de la certification des systèmes algorithmiques d’un point de vue éthique.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Jérôme Béranger explique constater une montée en puissance des enjeux relatifs à l’éthique dans le domaine de la e-santé. Il salue à cet égard le rôle du règlement RGPD et des actions menées au moment de son introduction. Le co-fondateur d’Adel indique que la santé est le domaine de base de sa société : détaillant les avantages concurrentiels que procure la certification, il fait part de son ambition de devenir une agence de notation autour de l’éthique et du digital.

    RGPD : il y a eu une « période d’inquiétude » puis une « prise de conscience »

    Pouvez-vous citer quelques références récentes dans le domaine de la santé ? Quelles sociétés et quels projets ont obtenu le label Adel ?

    Jérôme Béranger : Je peux citer notamment :

    • Digikare, sur Orthense : plateforme de suivi des programmes de soins en chirurgie orthopédique ;
    • DV Santé sur le système Monali : suivi médical pour la pratique médicale courante au quotidien pour les patients, élaboration de database pour analyse épidémiologique, recherche clinique ;
    • MSD France : observatoire sur le traitement du diabète de type 2 ;
    • Sanofi – Lab 39 bis : laboratoire d’innovation digitale pour les projets de santé numérique ;
    • Le GIP e-santé Occitanie – ARS Occitanie : évaluation technique, éthique, voire RGPD.

    Pouvez-vous évaluer la part que représente le domaine de la santé parmi les traitements que vous évaluez ces derniers temps ?

    Cette part est aujourd’hui de 100 % , c’est notre secteur de base. Notre plateforme d’évaluation éthique est désormais applicable à d’autres secteur d’activité comme l’assurance, la finance, les ressources humaines ou l’industrie. Nous sommes en train d’explorer ces nouveaux marchés.

    Pouvez-vous établir un bilan de l’entrée en vigueur du RGPD dans votre activité un an après ?

    Dans un premier temps, il y a eu de la part des entreprises et des start-ups, une période d’inquiétude autour du RGPD. Ce règlement a eu l’avantage de susciter une prise de conscience des acteurs autour des enjeux de conformité. Cependant, durant cette phase, toute l’énergie et les financements employés à assurer la conformité au RGPD était perdu pour la certification Adel. Puis, dans un second temps, c’est devenu plus bénéfique car les entreprises ont développé une prise de conscience et sensibilisé les acteurs du digital aux enjeux et risques éthiques. 

    « Les enjeux éthiques sont mieux perçus aujourd’hui qu’il y a quelques années »

    Pouvez-vous évaluer ce niveau de conscience des enjeux éthiques parmi vos partenaires, et plus particulièrement dans le domaine de la santé ?

    Les enjeux sont beaucoup mieux perçus aujourd’hui qu’il y a quelques années par les décideurs. Les médias se sont entre-temps beaucoup fait l’écho des problématiques de sécurité et de confidentialité des données notamment. En témoigne une présentation que j’ai récemment faite devant le Medef. Enfin, que ce soit le rapport IA de Cédric Villani ou le volet digital du Plan Santé 2022, on remarque qu’il y a un vrai mouvement en faveur de l’éthique dans le numérique et notamment en intelligence artificielle. 

    Quelles sont les conséquences de l’obtention de votre label éthique pour les organisations du domaine de la santé ? Est-ce un avantage concurrentiel vis-à-vis des clients, des autorités et des partenaires, comme c’est le cas s’agissant de la notation extra financière ?

    L’objectif d’une certification est de donner du sens, de la sécurité et de la confiance. L’impact d’une certification Adel est donc important auprès des clients mais aussi des autorités, notamment de la Cnil ou du ministère de la Santé. La similarité avec l’activité d’une agence de notation extra financière est importante, nous sommes d’ailleurs engagés dans un élargissement de nos activités dans cette direction. À moyen terme, Adel a l’ambition de devenir une agence de notation autour de l’éthique du digital.

    Plus concrètement, le processus de certification Adel permet de faire participer l’ensemble des collaborateurs d’une société à une réflexion sur les enjeux éthiques du développement d’un algorithme, comme l’a remarqué Pascal Recchia, le président de notre client Digikare.

    Quelle est votre position sur les logiciels dits « adaptatifs » d’apprentissage automatique (réseaux de neurones, etc) ? Pouvez-vous envisager un contrôle de conformité régulier ou continu pour un outil qui se reprogramme lui-même en permanence ?

    Pour l’instant ce n’est pas possible, une certification est conçue pour être valable à l’instant T. Cependant, nous avons développé une plateforme d’évaluation éthique en ligne qui est utilisée par les entreprises en interne (comme outil d’amélioration continu) pour leur permettre de s’auto-évaluer et de suivre l’évolution de leurs projets digitaux au sein de leur entreprise.

    D’ailleurs, nous avons mis à disposition des entreprises sur notre site une auto-évaluation gratuite pour sensibiliser les directions à l’approche de l’Ethics by design. Même si cela n’est qu’une version réduite de notre plateforme d’évaluation, cela apporte une idée plus concrète de notre méthodologie d’analyse.

    À moyen-long terme, nous pourrions auditer d’un point de vue éthique des systèmes experts et des logiciels d’apprentissage automatique adaptatifs, grâce à un contrôle de conformité régulier via une plateforme intelligente (ou une IA) d’évaluation, permettant de surveiller l’impact d’une évolution. 

  • Collective Health réalise une levée de fonds de 205 millions de dollars (183M€) auprès de Softbank

    Collective Health, start-up américaine spécialisée en health tech et insurtech, réalise un tour de table de 205 millions de dollars (183 M€) mené par le fonds de placement Vision Fund de Softbank.

    Avec cette somme collectée mi-juin 2019, Collective Health prévoit de développer sa plateforme technologique et d’étendre sa clientèle sur tout le territoire américain.

    La start-up propose une plateforme cloud d’assurance maladie destinée aux entreprises américaines permettant d’optimiser leurs investissements en matière de santé et d’éviter de pratiquer l’auto-assurance. Elle possède également une application destinées aux employés pour prendre des rendez-vous médicaux ou vérifier leur couverture maladie.

  • Pour une utilisation raisonnée du numérique, la HAS prône l’évaluation des solutions (rapport)

    « Organiser l’évaluation des solutions numériques pour développer la confiance » : c’est ce que recommande la HAS (Haute autorité de santé) dans son rapport d’analyse prospective 2019 intitulé « Numérique : quelle (R)évolution ? ».

    Dans l’édito du document, publié le 19 juin 2019, Dominique le Guludec, présidente du collège de la HAS, et Katia Julienne, directrice générale de la haute autorité, proposent de « construire une matrice qui structurera une évaluation graduée des outils numériques[,] en prévoyant notamment une évaluation clinique des outils qui auront le plus d’impact sur la prise en charge thérapeutique des patients ». 
    Il s’agira de « définir le champ de ce qui doit être évalué et selon quelles modalités, en fonction des priorités nationales et des risques pour l’individu et la collectivité » (proposition 17) et, à terme, de « mieux mutualiser les résultats d’évaluation ». Il faudra pour ce faire « coordonner les acteurs de l’évaluation en inscrivant les évaluations locales, lorsqu’elles sont nécessaires, dans le cadre global de la matrice d’évaluation nationale » (proposition 19), précise l’autorité.

    La HAS demande (proposition 18) « un cadre pour une évaluation clinique graduée du rapport bénéfice/risque et de l’efficacité des fonctionnalités logicielles d’aide aux décisions diagnostiques ou thérapeutiques[,] lorsque ces logiciels bénéficient d’un financement national public direct ou indirect ». Elle propose d’« intégrer des fonctionnalités d’évaluation des parcours intégrant le point de vue des usagers, avec restitution aux utilisateurs et une comparaison à la distribution nationale ou régionale, dans la conception d’outils numériques à destination des professionnels » (proposition 14) ainsi que de « systématiser, organiser et renforcer les moyens pour l’exploitation des données de vie réelle dans l’évaluation des technologies de santé » (proposition 15).

    Une utilisation « raisonnée » du numérique

    Pour « une utilisation raisonnée du numérique et de l’intelligence artificielle », la HAS demande :

    • de « réévaluer de façon régulière les risques de ré-identification dans le cadre du traitement et de l’exploitation de bases de données anonymes » (proposition 23) ;
    • d’« identifier et [de] borner les risques de sélection liés à la collecte de données, susceptibles de porter atteinte aux solidarités universelle ou catégorielle d’assurance maladie » (proposition 24) ;
    • de « soutenir les travaux en cours sur « l’explicabilité » des algorithmes », qui donneront à l’utilisateur du logiciel « les moyens de mieux appréhender les propositions des décisions » (proposition 27).
    • La Haute autorité souligne par ailleurs l’importance de « rendre plus visible le régime de protection des données personnelles », et plus particulièrement « les droits des utilisateurs en matière d’effacement ou de portabilité », et de « faciliter les voies de recours » (proposition 22).

    L’impératif de l’accessibilité du numérique

    « Pour un numérique au service de tous les usagers et de l’engagement de chacun », la HAS demande notamment :

    • de « garantir l’accès aux services publics de santé et d’accompagnement social dématérialisés » (proposition 1) ;
    • de « promouvoir la médiation numérique, par un référentiel de compétences, de formation et de bonnes pratiques » (proposition 2) ;
    • de « préserver les garanties d’anonymat, quand elles sont prévues, en leur donnant une base normative » (proposition 5).  

    Pour « mettre le numérique au service de la qualité des soins et des accompagnements », le rapport recommande de « reconnaître et [de] promouvoir le principe de co-construction dans l’élaboration des outils numériques de santé [via] un support normatif dédié » (proposition 4).  

  • « Le DMP est un outil précieux pour les pharmaciens » (Carine Wolf-Thal, présidente du Cnop)

    « Ce qui a fait le succès du dossier pharmaceutique (DP) c’est que c’est le souhait d’une profession, financé par une profession pour une profession, et surtout interopérable d’emblée dans notre logiciel métier ». C’est ce qu’a déclaré Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’ordre des pharmaciens (Cnop), lors de son audition par les députés de la Mecss (mission d’évaluation et de contrôle des lois de financement de la sécurité sociale) sur le dossier médical partagé (DMP) et les données numériques de santé, organisée le mercredi 19 juin 2019 à l’Assemblée nationale. Selon elle par ailleurs, « le DMP est un outil précieux pour les pharmaciens, pour le suivi effectif de nos patients, les analyses de biologie médicale, le suivi des INR [et] les sorties hospitalières ».

    « Aujourd’hui on ne saurait plus travailler sans le dossier pharmaceutique, indique Carine Wolf-Thal. Pour le pharmacien qui est à son comptoir, c’est transparent, ça apparait sur nos écrans sans qu’on ait d’effort [à fournir.] Immédiatement il nous alerte dès qu’il y a une interaction ou une redondance, nos écrans se bloquent, ce qui nous oblige à réfléchir à ce que nous dispensons et délivrons et ce, quelle que soit la pharmacie, puisqu’il est déployé sur 99 % du territoire ».  Beaucoup d’outils se sont développés autour du DP, ajoute-t-elle. Le DP « ruptures », le DP « rappels » et le DP « alerte sanitaire » : le DP « est ancré dans les usages bien au-delà de la dispensation[, il est] entré dans la sécurité de la chaine du médicament », commente la présidente du Cnop.

    « Nous, pharmaciens au comptoir, nous voyons que la demande de DMP est très forte, rapporte Carine Wolf-Thal. C’est une bonne nouvelle et une chance. » Selon elle le DMP permet au pharmacien, « à tout moment de la prise en charge du patient », de donner « l’explication au patient ou à l’aidant [sur] ce qui se passe dans la coordination de soins ». « Le premier professionnel de santé qu’une personne va voir en sortant de l’hôpital, c’est bien le pharmacien, pour une nouvelle prescription, avant même le médecin généraliste, qui n’a pas reçu la plupart du temps le compte rendu de sortie d’hospitalisation ». À ce moment-là, l’intérêt du DMP « c’est d’avoir tout de suite des bilans de médication, les conciliations médicamenteuses (la liste de tous les médicaments assimilés par le patient sur une période déterminée) venant de l’hôpital, explique-t-elle. On peut immédiatement expliquer au patient l’ajustement du traitement. »

    Le dossier pharmaceutique (DP), les origines d’un succès

    « Ce qui nous a aidés [pour lancer le DP], déclare Carine Wolf-Thal, c’est que le marché des éditeurs de logiciels en officine n’est pas très étendu. Il y a 3 ou 4 opérateurs majeurs qui ont tous été intégrés dès le début au développement du dossier pharmaceutique et qui ont joué le jeu, [qui ont] engagé jusqu’à présent les mises à jour nécessaires dans le logiciel pour l’interopérabilité. Sur d’autres marchés comme celui des logiciels d’aide à la prescription, il y a nombre d’acteurs sur le marché et c’est plus compliqué de les mettre autour d’une table. »

    « Sur le financement, nous avons bénéficié au départ d’un petit coup de pouce mais très vite après les 2 ou 3 premières années, ce sont les cotisations ordinales des pharmaciens qui ont pris le relais, et depuis 10 ans maintenant le dispositif est autofinancé, ajoute-t-elle. Il y a une quote-part de la cotisation à l’ordre qui est entièrement utilisée pour le DP : 0,07 euro par an et par dossier pharmaceutique. C’est financé par la profession. »

    DP et DMP : différences et complémentarité

    « Quand vous délivrez un traitement à un patient dans une pharmacie, vous n’avez pas moyen d’inscrire dans son DMP, s’il est ouvert, le traitement que vous délivrez ?« , interroge le député Gilles Lurton (LR, Ille-et-Vilaine), co-président de la Mecss. « Non, nous l’inscrivons dans le DP mais pas dans le DMP », répond la présidente du Cnop, qui juge nécessaire une « clarification ».

    « Le DMP comportera les données de remboursement donc il faut que le médicament ait été remboursé [et cela intervient], bien après la délivrance par le pharmacien, quinze jours à trois semaines [plus tard], explique Carine Wolf-Thal. [En revanche,] l’alimentation du DP est instantanée : l’urgentiste verra tout de suite que vous êtes sous anticoagulant si un pharmacien vous en a délivré il y a une heure. Par ailleurs, si vous prenez des médicaments non remboursés, ils seront dans votre dossier pharmaceutique ».

    « L’idéal serait-il d’avoir un seul dispositif ? », rebondit Gilles Lurton. « Non, répond la président du Cnop. Les deux sont complémentaires, le DMP pourra remonter plus loin, les données visibles dans le DP ne sont que de 4 mois (et archivées 3 ans, conformément aux recommandations de la Cnil) , la durée est sans limite dans le DMP. »

    Olivier Porte, directeur des technologies en santé au sein du Cnop, complète les propos de Carine Wolf-Thal en détaillant les rapports entre DP et DMP. « Dès les premiers pas du DP, l’idée était d’avoir une interopérabilité entre le DMP et le DP de l’époque. Ça n’a pas pu se faire car la généralisation du DMP ne s’est réellement enclenchée qu’à partir de sa reprise par l’assurance-maladie en 2016. Il y a des travaux en ce sens mais il y a un prérequis qui est que l’identifiant d’un patient enregistré soit le même dans le DP et dans le DMP ; dans les textes, le DP doit utiliser l’INS. Nous attendons que les téléservices soient mis en place par l’Assurance maladie pour pouvoir déployer l’usage de l’INS dans le DP, à l’horizon 2020-2021, cela dépendra de la disponibilité de cet INS, qui a été décalée récemment. »

    « Le code de la santé publique mentionne bien le report du contenu du DP d’un patient dans le volet médicament du DMP, ajoute Olivier Porte. Le patient pourra à terme verser le contenu de son DP, le reporter dans son DMP ou le rendre accessible depuis son DMP. Il n‘est pas évident qu’il faille absolument dupliquer les données sur deux serveurs différents, du moment qu’on peut y avoir accès. »

    La e-prescription, un chantier en cours

    Interrogée sur la prescription électronique, Carine Wolf-Thal explique que l’intérêt de la e-prescription pour les pharmaciens « c’est de sécuriser la prescription », dans un contexte où « le nombre de fausses ordonnances qu’ils reçoivent [est] colossal », indique-t-elle. La France est devenu le 1er pays pour le trafic de Subutex sur ordonnance : « un comprimé se revend 70 euros dans les pays du nord de l’Europe ; des réseaux bien organisés emploient de fausses ordonnances et de fausses attestations CMU aux frais de la Sécurité sociale, détaille-t-elle. C’est un trafic juteux et difficilement contrôlable [et] falsifier une ordonnance [est] à la portée de n’importe qui. »

    Olivier Porte précise qu’il y a eu des expérimentations de la prescription électronique de médicaments sur quelques départements mais « sur une architecture qui ne sera pas celle de la généralisation », avec un principe d’« impression d’un code à 2 dimensions sur une ordonnance papier dans le cabinet médical [et sans] serveur central de e-prescription », alors que « la e-prescription ne peut se généraliser qu’avec un serveur central » . « Le serveur peut être opéré par l’Assurance maladie mais il faut aujourd’hui que les professionnels de santé puissent accéder à des informations qu’on ne peut trouver que sur l’ordonnance », comme le prescripteur ou la posologie, estime-t-il. « Il y a des groupes de travail sur le point de démarrer, on est un peu en retard par rapport à d’autres pays sur ce sujet-là », ajoute-t-il.

  • Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place : 
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ; 
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Norvège

    Sur la période 2017-2022, la stratégie norvégienne en e-santé consiste à mettre en place :
    • de nouveaux moyens en santé ;
    • la digitalisation de processus ;
    • l’amélioration du contexte des parcours de soins ;
    • une utilisation plus intelligente des données de santé ;
    • une infrastructure et des « briques » communes ;
    • la réorganisation de la gouvernance nationale de la e-santé et une meilleure capacité d’exécution.

    Créé en 2016, le Norwegian Directorate of eHealth met en place la politique nationale de e-santé, établit les standards nécessaires, et administre le déploiement de la méthodologie e-santé à travers le territoire.

    La Norvège met déjà de nombreux services à disposition des professionnels de santé et des patients, tels que la e-prescription (généralisée), la messagerie électronique, un portail patient (prise de rendez-vous en ligne, téléconsultation…) et un dossier de santé synthétique pour cas d’urgence.
    Depuis 2016, le pays dispose également de son centre national de recherche en e-santé. Il contribue à l’avancée de la politique « One Citizen – One Record », qui vise à faciliter et à sécuriser l’accès aux données de santé pour les professionnels, à proposer des services numériques simples et sécurisés aux patients et à rendre la donnée exploitable pour améliorer la qualité, la surveillance, la gouvernance et la recherche.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Norvège est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Colloque HAS : « vers de meilleures décisions individuelles et collectives en santé », le 21/11/19

    La Haute autorité de santé (HAS) organise le 21 novembre 2019 à Paris un colloque sur la thématique « construction et dialogue des savoirs : vers de meilleures décisions individuelles et collectives en santé ».

    « Le savoir se créé de façon exponentielle grâce à la multiplication des données numérique et l’IA, mais certains domaines restent marqués par l’incertitude », contextualise la HAS. Ce colloque permettra de répondre aux questions concernant la construction des savoirs et leur manière de dialoguer.

    Programme : 

    • 9h30 : Accueil et allocution d’ouverture, Pr Dominique Le Guludec
    • 10h00 : Introduction par Étienne Klein, physicien, directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie
    • 10h30 : Table ronde n° 1 : « Numérique et IA, une chance de plus pour l’évaluation ? »
      • La collecte massive de données et son traitement, par des outils numériques ou d’intelligence artificielle, constitue-t-elle une opportunité pour améliorer nos décisions ? ;
        • Numérique et méthodologie
        • Numérique et données de vie réelle
        • Numérique et éthique
    • 12h15 : Focus : « Comment prend-on une décision dans un contexte incertain ? »
      • Exemple de l’astrophysique, David H. Shoemaker, docteur en physique atomique et moléculaire
    • 14h : Table ronde n° 2 : « Savoirs expérientiels et décisions »
      • Les savoirs expérientiels des patients ou des personnes accompagnées, longtemps qualifiés de savoirs profanes, puis d’expertise profane, sont aujourd’hui de mieux en mieux reconnus. Mais comment se construisent-ils ? Comment dialoguent-ils entre eux et avec les autres savoirs professionnels ou scientifiques ? ;
        • Savoir expérientiel pas qu’une question de science
        • Savoir expérientiel et décision individuelle
        • Savoir expérientiel et construction d’un savoir collectif : un experience based activism ?
    • 15h30 : Table ronde n° 3 : « Quelle place pour des sciences sociales dans les décisions individuelles et collectives en santé ? »
      • Face aux données épidémiologiques ou cliniques, avec des études considérées comme à haut niveau de preuve, les sciences sociales ont du mal à exister comme produisant des données valables pour servir à l’établissement de recommandation ou éclairer la décision publique. Face à l’essoufflement du modèle initiale, en quoi les sciences sociales peuvent contribuer à redonner un élan à la prise en compte de connaissances pour agir. Quelle est leur nature, sur quelle dimension apportent- elles du matériau ? En quoi sont-elles complémentaires des autres savoirs ? ;
        • Comment les sciences sociales et humaines participent à la production de la connaissance dans un contexte de crise sanitaire ?
        • Comprendre et transformer les pratiques : intérêt de la recherche action
        • Prise en compte et valeur probantes des données qualitatives dans la rédaction de recommandation
    • 16h40 : Avis du conseil pour l’engagement en santé des usagers ;
    • 17h00 : Clôture par Étienne Klein.
  • Sanofi et Google vont collaborer autour d’un laboratoire virtuel d’innovation en santé

    Sanofi et Google s’associent pour élaborer un laboratoire virtuel d’innovation en santé dans le but de transformer le développement des futurs médicaments et des services du groupe pharmaceutique grâce aux technologies mise à disposition par Google.

    « En combinant les innovations biologiques et données scientifiques de Sanofi avec les capacités de premier ordre de Google, de l’informatique en cloud jusqu’à l’intelligence artificielle de pointe, nous aspirons à donner aux patients les moyens de mieux prendre le contrôle de leur santé et à accélérer la découverte de nouvelles thérapies », explique Ameet Nathwani, responsable des affaires médicales et du numérique chez Sanofi, dans un communiqué diffusé le 18 juin 2019.

    Les 2 partenaires analyseront des ensembles de données afin de mieux comprendre certaines pathologies pour en extraire des données patientes correspondantes : cette approche va permettre à l’entreprise française de créer des approches thérapeutiques plus personnalisées, d’optimiser la prise en charge et de réduire le coût des soins des patients. Sanofi va également migrer certaines de ses applications sur la plateforme Google Cloud afin de renforcer ses capacités en matière de données et d’analyse.

    Ainsi, les 3 objectifs de Sanofi sont : 
    • de mieux cerner le profil des patients en poussant l’analyse de leurs données ;
    • d’améliorer l’expérience client en proposant des services et des produits plus personnalisés ;
    • de revenir à la pointe de la technologie.

  • États-Unis : D. Trump annoncera un projet de réforme du système de santé « dans environ deux mois »

    Un projet de réforme du système de santé américain sera présenté dans « environ deux mois, peut-être moins », a déclaré le président des États-Unis Donald Trump dans une interview accordée au journaliste d’ABC News George Stephanopoulos et diffusée dimanche 16 juin 2019. 

    « Quand vous retournerez devant les électeurs [en 2020], quelle est le grand chantier inachevé dont vous pourrez dire « C’est ce que nous allons mener à terme » ? », demande le journaliste à Donald Trump.

    « Nous avons presque réussi à réformer la santé, répond le président. (…) Nous avons rendu le système opérationnel mais ce n’est pas fantastique. Ça s’est joué à une voix près. Si nous regagnons la Maison Blanche, nous allons produire un système de santé phénoménal », annonce-t-il. Le président, qui indique que le gouvernement a « déjà trouvé le concept », avance que ce plan santé sera « beaucoup moins onéreux que l’Obamacare, et bien meilleur« , sans dévoiler de mesures précises ni autres détails concrets.

    Cependant, « pour le mettre en œuvre, nous devrons gagner la Chambre, le Sénat et la Maison Blanche, ajoute-t-il, nous aurons besoin des trois parce que les Démocrates ne voteront pas pour ».