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  • Étude : un e-tatouage surveillerait mieux le cœur qu’un électrocardiographe (Advanced Science)

    Des ingénieurs de l’université du Texas (Austin) ont développé un tatouage électronique pouvant analyser un ensemble de signes vitaux à travers la peau. Dans une étude* publiée le 21 mai 2019 dans la revue Advanced Science, ils montrent que ce e-tattoo est le tout premier dispositif capable de surveiller le cœur grâce à 2 techniques complémentaires : l’électroencéphalographie et la sismographie. Cette double lecture rend le monitoring de la santé cardiaque plus précis et réalisable à distance.

    À la recherche de dispositifs cardiaques portables

    Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la principale cause de décès dans la monde et la seconde en France. La prise en charge de ces 3,5 millions de personnes souffrant de ces pathologies coûte plus de 15 milliards d’euros. Par conséquent, des dispositifs portables sont en cours de développement pour permettre une surveillance cardiovasculaire continue des patients en télémédecine et en ambulatoire. La technique la plus répandue est l’électrocardiogramme (ECG).

    Des dispositifs portables, tels que les holters, ont été développés pour suivre en continu l’ECG. Cependant, l’ECG n’enregistre que l’activité électrique qui traverse le cœur. Une autre technologie appelée « sismo-cardiographie » (SCG) mesure les vibrations thoraciques induites sur le sternum par les battements du cœur. Ces signaux fournissent des informations importantes sur la santé cardiovasculaire qui complètent celles déduites de l’ECG. Mais, si depuis l’introduction de l’électronique épidermique, de nombreuses avancées ont été réalisées dans les électrodes ECG souples, le développement de capteurs SCG souples a peu progressé. Ils sont toujours fabriqués à partir de matériaux non étirables, ce qui les rend volumineux et inconfortables à porter.

    Un e-tatouage robuste et biocompatible

    Pour combler cette lacune, des ingénieurs de l’université du Texas (Austin) ont développé un tatouage électronique à base de graphène pouvant être placé sur la peau et pouvant mesurer des signaux électriques et biomécaniques. Il est actionné à distance par un smartphone. La dernière version de cet e-tattoo a été présentée dans la revue Advanced Science.

    Constitué d’un polymère piézoélectrique, ce patch est donc capable de générer sa propre charge électrique en réponse à des contraintes mécaniques. Ainsi, toute alimentation extérieure est inutile. L’appareil comprend également une technologie d’images numériques 3D utilisée pour cartographier les vibrations thoraciques afin de déterminer le meilleur emplacement sur la poitrine pour placer le tatouage. Une puce rigide d’à peine 2 millimètres d’épaisseur est montée sur un circuit flexible et extensible. De plus, le polymère piézoélectrique utilisé est disponible dans le commerce, robuste et biocompatible.

    Résultats : une meilleure compréhension de la santé cardiaque

    • Le e-tattoo a entièrement cartographié et analysé la déformation thoracique.
    • Le bord gauche du milieu du sternum était le point optimal pour les capteurs de sismo-cardiographie.
    • Les mesures d’ECG et de SCG sont bien prises de manière synchrone, ce qui permet d’estimer en continu la pression artérielle.

    Les battements du cœur sur smartphone

    Les concepteurs de ce patch estiment que « la collecte synchrone de données provenant des deux sources permet de mieux comprendre la santé du cœur ». En outre, ils soulignent que « cet appareil peut être porté pendant des jours, offrant une surveillance cardiaque constante. » Les ingénieurs travaillent déjà à l’amélioration de la collecte et du stockage des données ainsi qu’à des moyens d’alimenter le tatouage électronique sans fil pendant de plus longues périodes. Ils ont récemment développé une application pour smartphone qui stocke les données en toute sécurité et peut également afficher les battements d’un cœur à l’écran en temps réel.

    Enfin, ce e-tattoo pourrait se révéler également utile dans d’autres contextes médicaux, tels que l’apnée obstructive du sommeil.

  • Dessintey lève 1M€ pour accélérer la commercialisation de son dispositif de rééducation post AVC

    Dessintey, une start-up française qui développe une solution pour la rééducation post AVC, réalise un tour de table d’un millions d’euros auprès de Sham Innovation Santé, du Crédit Agricole Loire Haute-Loire, de Capital Innovation ainsi que d’investisseurs privés et professionnels de santé.

    Avec cette opération, annoncée le 19 juin 2019, la société a pour objectif d’accélérer la commercialisation de son dispositif médical en Europe (Autriche, Italie, Espagne et les pays nordiques), après avoir commencé a s’intéresser au marché suisse et allemand. Elle a pour le moment déjà vendu 25 de ses dispositifs en France. Elle estime un potentiel de marché européen de 4 000 centres dédiés aux soins de suite et de réadaptation.

    Du côté R&D, Dessintey souhaite se renforcer pour que, d’ici 2024, la société atteigne un chiffres d’affaires de 10 millions d’euros et compte 35 salariés, au lieu de 7 actuellement.

    La start-up développe une solution clinique créée pour la rééducation post AVC baptisée « Intensive Visual Simulation 3 » (IVS3). Basé sur le concept de la thérapie miroir, le dispositif composé d’un logiciel, d’une caméra et d’un système d’écrans remplace l’image du membre malade par une images de mouvement créé à partir du membre valide. Ce système permet de tromper le cerveau pour aider à reconstruire les circuits moteurs et sensoriels par le biais d’une stimulation de la plasticité cérébrale du patient.

  • Télémédecine : Hellocare lance Hellocare Platform pour les éditeurs de solutions numériques en santé

    Hellocare, qui propose une plateforme e-santé mettant en relation patients et professionnels de santé, annonce le lancement de Hellocare Platform après celui de ses solutions de téléconsultation Hellocare Connect et Hellocare Now. Déployée depuis avril 2019, ce nouvel outil s’adresse aux éditeurs de logiciels et de solutions numériques en santé qui souhaitent ajouter un service de télémédecine à leur offre.

    « Grâce à cette nouvelle solution, nous pouvons désormais équiper les éditeurs de solutions numériques de santé, en leur permettant de nous intégrer directement dans leurs outils. Ils gagnent ainsi plusieurs mois de développement et bénéficient des évolutions de nos solutions au fil de l’eau », commente Mathilde Le Rouzic, directrice de l’exploitation et co-fondatrice d’Hellocare, dans un communiqué publié le 18 juin.

    La start-up française met plus précisément à la disposition des équipes techniques des API (interface de programmation d’application) documentées. « Ce sont des points d’accès qui permettent de brancher les deux solutions pour appeler les briques technologiques souhaitées, explique la société. Les partenaires peuvent choisir leur niveau d’intégration et ainsi avoir une solution complètement intégrée à leurs interfaces. »

    La facturation est réalisée sur un modèle d’usage des API, « en fonction de l’utilisation qui est faite des services intégrés », est-il indiqué.

    Une solution pour équiper indirectement les professionnels de santé, dont les hôpitaux

    Fonctionnement de Hellocare Platform

    En utilisant Hellocare Platform, « les intégrateurs n’ont pas besoin de passer plusieurs mois à développer les briques que nous leur mettons à disposition et peuvent se concentrer sur leur déploiement commercial », note Mathilde Le Rouzic.

    La solution permet ainsi d’équiper de manière indirecte les professionnels de santé, notamment les hôpitaux, dont les patients ont besoin de consultations et d’un suivi régulier, indique la start-up. « Avec les intégrateurs, nous nous intéressons plus particulièrement aux professionnels qui proposent des solutions sur des marchés très spécifiques tels que la dépendance, le suivi ambulatoire ou encore de lourdes pathologies. Ils peuvent ainsi utiliser nos solutions de télémédecine en marque blanche*, totalement intégrées à leurs logiciels habituels », précise la directrice de l’exploitation de Hellocare.

    Créer une « synergie médicale autour du patient »

    Le but de cette nouvelle offre est de créer une « synergie médicale autour du patient », qui aura la possibilité de bénéficier d’une consultation et d’une prescription mis à disposition sur un espace sécurisé, indique la start-up.

  • États-Unis : l’entreprise pharmaceutique McKesson rachète l’application Echo (UK)

    McKesson, maison-mère de la chaîne de pharmacies LloydsPharmacy, annonce l’acquisition d’Echo, une société britannique spécialiste de la gestion de prescriptions pharmaceutiques. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.
    L’application Echo, disponible sous iOS et Android, permet de savoir à quel moment le traitement doit être pris, l’ordonnance renouvelée et le médecin traitant contacté pour le suivi. Elle offre au patient la possibilité de renouveler ses prescriptions mais également de se faire livrer les médicaments correspondants par la poste.

    Selon le communiqué daté du 19 juin 2019, cette acquisition s’inscrit dans la nouvelle stratégie de santé numérique du groupe, qui vise à fournir aux clients des moyens plus simples et plus pratiques de gérer leur santé en ligne, alors qu’au Royaume-Uni, quelque 29 millions de personnes, notamment atteints de maladies chroniques, ont besoin d’ordonnances renouvelables.

    McKesson est le grossiste avec lequel travaille Echo la plupart du temps, de sorte que de rapprochement augmente les possibilités de réaliser des économies d’échelle, indique Roger Hassan, P.-D.G. de la start-up britannique (source : Techcrunch).

  • Téléconsultation : 16 000 actes remboursés entre septembre 2018 et fin mai 2019

    La Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) confirme à Health & Tech Intelligence le chiffre de 16 000 téléconsultations remboursées entre le lancement du dispositif, le 15 septembre 2018, et la fin du mois de mai 2019, récemment dévoilé dans la presse.

    Un premier bilan publié le 26 mars 2019 par la Cnam faisait état de 7 939 actes de téléconsultations pris en charge au 17 mars dans le cadre de l’avenant n° 6 de la convention médicale. Le chiffre récent de 16 000 actes traduit une accélération de la pénétration de cette pratique dans le cadre du parcours de soin,
    même si l’objectif de 500 000 actes en 2019 semble toujours difficilement atteignable.

  • Pipame : le numérique comme levier central de la modernisation de l’industrie de santé (rapport)

    Le Pipame identifie le numérique comme levier majeur de la transformation et modernisation de l’industrie de santé, tant pour la performance de son activité industrielle que pour son rôle structurant vers la médecine de demain ou médecine des 4P (prédictive, préventive, personnalisée, participative).

    Dans son rapport « Industrie du futur : enjeux et perspectives pour la filière industries et technologies de santé », publié le 19 juin 2019, le pôle interministériel propose un ensemble d’objectifs et de recommandations à destination des acteurs publics et privés afin de permettre une adoption rationnelle et partagée pour l’ensemble de la filière des industries de santé des technologies du numérique et de leurs usages (voir objectifs et recommandations dans l’encadré ci-dessous).

    • Le 1er objectif concerne les données de santé et vise à permettre aux acteurs de les exploiter dans un cadre d’interopérabilité :
    – défini, partagé, autour de conditions éthiques garantissant son acceptabilité par l’ensemble des acteurs, au premier chef les citoyens/patients ;
    – de fiabilité et de sécurité afin de créer un continuum des données de santé propres à venir pour enrichir les pratiques de l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur en santé (en résultat : augmentation de la création de valeur en santé).

    • Le 2ième objectif est de consolider une filière industrielle structurée et compétitive par le levier du numérique au travers de la fédération des acteurs et de la mise en place d’outils permettant la réalisation d’ambitions communes.

    • Le 3ième objectif vise à obtenir un système de santé adapté aux nouvelles offres de santé numériques pour créer les conditions facilitant l’émergence et le développement des innovations numériques dans la filière des industries de santé.

    Le Comité stratégique de filière désigné pour porter le déploiement des recommandations

    Le Comité stratégique de filière (CSF) a été désigné pour porter avec les pouvoirs publics la transformation et le déploiement de ces recommandations, en associant les partenaires nécessaires.

    Ces propositions s’inscrivent dans un contexte déjà très sensibilisé et actif vis-à-vis de la filière des industries de santé :

    • Le Conseil stratégique des industries de santé (CSIS) de juillet 2018 a permis le lancement de différentes mesures proposées pour améliorer l’attractivité et le développement des entreprises. Sur une soixantaine de mesures, 2/3 sont en passe d’être développées. Un bilan à un an sera réalisé en juillet 2019.
    • Le contrat de filière des industries de santé, signé le 4 février, propose des actions dans différents domaines dont l’intelligence artificielle (IA). Le Heath Data hub va prochainement être créé, et, concernant les évolutions attendues des compétences en entreprises, un EDEC est en cours d’écriture.

    Les industries de santé : un secteur stratégique pour la France, aujourd’hui face à une situation dégradée

    Les industries de santé (médicaments, dispositifs médicaux, diagnostic) constituent un secteur stratégique considérable, avec un poids économique majeur :

    • 3100 entreprises ;
    • un chiffre d’affaires de plus de 75 milliards d’euros ;
    • un employeur majeur avec plus de 340 000 employés (emplois directs et indirects, hors hôpitaux) ;
    • un secteur innovant : les entreprises du G5 ont investi 3,3 milliards d’euros en 2017 ;
    • une exportation de 25,4 milliards d’euros en médicaments et 8Mds en DM en2017.

    Toutefois, ce secteur connait depuis plusieurs années une dégradation de sa situation, avec :

    • une diminution de 37 % de production pharmaceutique entre 2004 et 2014 ;
    • un décrochage des essais cliniques réalisés sur le territoire : 3 312 en France vs 8 739 en Allemagne ;
    • une faiblesse des investissements privés dans les entreprises en fin de période d’amorçage.

    Dans le contexte contraint de cette industrie (fortes régulation et réglementation), le numérique est identifié comme un des leviers majeurs de sa modernisation et de sa performance. Toutefois, son adoption reste complexe, et lors des différents travaux menés dans le cadre du Pipame, il a été constaté qu’aucun acteur n’a mis en place une transformation complète vers le numérique.

    Une filière qui doit de recomposer en intégrant les solutions de l’industrie du futur

    L’opportunité de la médecine des 4P :

    Les industriels sont un maillon essentiel de l’évolution de la médecine vers la médecine des 4P.

    En tant que fournisseurs de solutions nouvelles s’appuyant sur la numérisation des données de santé, ils participent à leur partage entre professionnels et patients, voire entre industriels.

    Ces nouvelles solutions nécessitent pour eux de passer du produit unique vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies (molécule, numérique, dispositif médical), et de changer de business modèle (du produit au service et à la création de valeur).

    L’industrie 4.0

    L’industrie 4.0 est basée sur l’adoption du numérique pour transformer l’industrie sur toute sa chaine d’activité :

    • la R&D (découverte de nouvelles molécules, les jumeaux numériques, plateformes collaboratives) ;
    • le développement (essais cliniques,) ;
    • l’accès au marché (valeur médicale, démonstration de la valeur en vie réelle) ;
    • la production (automatisation des lignes de production, objets connectés, monitoring des lignes, planification…) ;
    • la distribution, le pilotage de la performance commerciale ;
    • les usages.

    Le rapport a constaté chez les industriels une compréhension partagée de la nécessité d’adopter les technologies numériques mais une difficulté à sortir d’initiatives isolées.

    Parmi les technologies de l’industrie du futur, 8 ont été identifiées comme structurantes. Leur intégration sera de nature à amplifier et à accélérer les transformations technologiques nécessaires pour l’industrie de santé.

    Ces 8 technologies ont été analysées en profondeur dans le rapport. Il s’agit :

    • du cloud ;
    • de la cybersécurité ;
    • de la robotique ;
    • de l’intelligence artificielle ;
    • de la simulation numérique ;
    • des objets connectés ;
    • de la réalité augmentée ;
    • du big data.

    Les enjeux des industriels :

    Selon le rapport, les défis que doivent se poser les industriels aujourd’hui se structurent autour de 5 enjeux majeurs :

    • construire des modèles d’innovation pérennes et efficients ;
    • transformer le modèle de démonstration et d’évaluation des bénéfices apportés au patient au regard des coûts générés (en particulier aborder la question de la démonstration de la valeur) ;
    • moderniser l’outil industriel de production et en faire un levier de compétitivité du territoire ;
    • réussir une transition vers un modèle de médecine personnalisée fondée sur la convergence de plusieurs technologies ;
    • tirer parti de la révolution en santé à travers la circulation et l’exploitation transverse de la donnée.

    L’évolution des métiers et des compétences qui en découlera est également un thème à aborder. Le rapport constate qu’il y a peu de nouveaux métiers (sauf dans les métiers autour de la donnée) mais une évolution des métiers existants. Un Edec est en cours de rédaction pour aborder cette thématique.

    Un intérêt et un enthousiasme partagés, des questions toujours présentes

    Les objectifs et les recommandations et le rôle de pilote donné au Comité stratégique de filière ont été salués par les professionnels présents à Bercy. La mobilisation des acteurs et les actions en place ont été unanimement plébiscitées.

    Toutefois, lors des tables rondes, certaines questions ont été posées, traduisant la complexité des thématiques ouvertes, et l’évolution des maturités des acteurs. Ainsi, des questions sur la précision de l’ambition souhaitée par la France pour son industrie de santé et sur les acteurs de la donnée que l’on souhaite y voir émerger ont été posées. Une réflexion sur la monétisation de la donnée a été demandée. L’évaluation, la certification de solutions en constante évolution restent également compliquées, tout comme le fait de savoir comment la France peut s’inspirer de modèles étrangers (notamment US) pour apporter des réponses.

  • Edec

    Engagement développement et compétences

  • Le numérique au bilan du Cnom (rapport d’activité 2018)

    Au cours de l’année écoulée, le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a pris « une part active aux débats sur les enjeux liés au boom numérique, qu’ils soient scientifiques, professionnels, éthiques ou déontologiques », avec notamment « différentes publications pour informer les praticiens sur des sujets comme la réputation numérique, l’intelligence artificielle ou le règlement général de protection des données (RGPD) ». C’est en partie ce qui ressort du rapport d’activité 2018 de l’organisation (« Écouter et agir pour la santé »), publié le mercredi 19 juin 2019.

    Le rapport cite notamment :

    • le « Guide pratique sur la protection des données personnelles », élaboré avec la Cnil après l’entée en vigueur du règlement RGPD et publié en juin 2018 ;
    • le livre blanc intitulé « Médecins et patients dans le monde des data, des algorithmes et de l’intelligence artificielle », publié en janvier 2018 ;
    • le débat organisé au Cnom sur l’impact des technologies d’intelligence artificielle et de la captation des données massives ainsi que sur l’organisation d’une gouvernance dédiée à ces sujets ;
    • le guide pratique réalisé avec un cabinet d’avocats pour accompagner les médecins dans la maîtrise de leur e-réputation, publié en octobre 2018 ;
    • la participation « active » du Cnom aux travaux « de configuration et de cadrage » du Health Data Hub, en tant que membre du conseil d’administration de l’INDS et de son comité d’expertise pour l’intérêt public, avec des contributions portant notamment sur le pilotage des instances de la plateforme, sur l’information des patients et sur la question du consentement ;
    • un avis émis en février sur la télémédecine, dans lequel le Cnom « rappelle ses inquiétudes relatives à un risque d’ubérisation devant les offres de services proposées par des organismes privés ainsi que les mutuelles et les assureurs complémentaires » et suggère de « réguler ces offres dans la logique de l’organisation des parcours de soins sous le régime des principes de solidarité garantissant le contrat social depuis les ordonnances de 1945 ».

  • SDSI

    Schéma directeur du système d’information

  • Convergence des SI au sein des GHT : l’Anap propose aux DSI un kit spécial pour les guider

    Afin de faciliter la conduite des projets de convergence des systèmes d’information (SI) des établissements appartenant à des GHT, l’Anap livre un kit spécial à destination de leurs directeurs des systèmes d’information (DSI).
    La mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) implique en effet la réalisation de tels projets, dans l’optique d’aboutir à un SI commun de GHT, indique l’Anap dans un communiqué publié le 19 juin 2019.

    Le kit, téléchargeable via ce lien, est composé de retours d’expérience, d’argumentaires et de recueils d’enseignements. Il aborde plus précisément les 4 thématiques suivantes :

    • SDSI : étude de 18 schémas directeurs de convergence des systèmes d’information (SDSI) représentatifs de l’ensemble des SDSI de GHT ;
    • DSI commune : un retour d’expérience de mise en œuvre d’une DSI commune au GHT ainsi qu’un argumentaire pour convaincre de l’intérêt de regrouper les DSI ;
    • hébergement : un retour d’expérience de la part de groupement ayant obtenu l’agrément « hébergeur de données de santé » (HDS) ainsi qu’un recueil d’enseignements à retenir ;
    • urbanisation : un avis d’expert concernant l’articulation à rechercher entre le SI du GHT et les autres briques du système d’information régional.

    Le kit s’adresse principalement aux DSI des GHT mais certains documents (argumentaire, analyse des SDSI) sont susceptibles d’intéresser également « les directeurs d’établissements support ou parties du GHT afin de saisir les enjeux de la convergence des SI au sein du groupement », précise l’Anap.