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  • L’absence de remboursement limitera l’impact des thérapies numériques (rapport GlobalData)

    L’un des principaux obstacles à l’utilisation généralisée des thérapies numériques (DTx) est la limitation ou l’absence de remboursement par les prestataires d’assurance maladie publics et privés, indique la société d’analyse de données GlobalData dans le rapport Les thérapies numériques et leur impact sur les soins.

    Dans ce document, diffusé le 25 juin 2019, le groupe révèle qu‘il existe un besoin non satisfait en matière de soins centrés sur le patient et que les thérapies numériques sont justement conçues pour répondre à ce besoin de délivrer des interventions fondées sur des preuves avec un contrôle élevé de la qualité des soins personnalisés en fonction des besoins de chaque patient.
    Par le biais de DTx, il est de plus possible d’accélérer les essais cliniques et de créer une approche plus adaptée de l’objectif en améliorant le recrutement et la rétention des patients, est-il indiqué.

    Le rapport associe les recherches principales d’un groupe d’experts multidisciplinaires à une expertise interne en tant qu’analyste afin de fournir une évaluation globale du paysage du développement des DTx.
    Il fournit une vue d’ensemble des produits DTx actuellement commercialisés et en cours de développement en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Japon et en Chine.

    Les DTx se développent mais ne s’imposent pas encore complètement sur le marché

    Il existe de plus en plus de thérapies numériques (DTx) développées sur le marché ainsi que des produits en développement ou en cours de développement, conformément aux normes de qualité, de conception et de fabrication reconnues à l’échelle internationale.

    Les DTx peuvent être utilisées pour prévenir, gérer ou traiter des maladies dans diverses indications, en particulier les maladies chroniques telles que le diabète, les maladies respiratoires, les problèmes de santé mentale et les troubles neurologiques.

    Elles sont prescrites en monothérapie (autonome) ou en association avec d’autres traitements (adjuvants ou complémentaires) ou des dispositifs permettant d’optimiser les résultats pour la santé.

    « Il reste quelques défis à relever avant [que les DTx ne deviennent] une partie intégrante de la médecine moderne »

    « En raison des dépenses croissantes dans les soins, associées à la baisse des revenus de R&D, les thérapies numériques représentent un nouveau mode de traitement pour les sociétés pharmaceutiques, dans lequel des systèmes numériques approuvés par la réglementation [en vigueur] sont utilisés pour traiter des conditions médicales comme des interventions thérapeutiques prescrites », commente Alessio Brunello, analyste pharmaceutique chez GlobalData.

    « Bien que les technologies DTx réduisent potentiellement le coût total des soins, augmentent l’efficacité des essais et améliorent la santé des patients, il reste quelques défis à relever avant [qu’elles ne deviennent] une partie intégrante de la médecine moderne, comme un meilleur alignement entre fournisseurs, sociétés pharmaceutiques et payeurs », ajoute-t-il.

    Les entreprises mentionnées dans le rapport

    • AbbVie ;
    • Akili ;
    • Aptar Pharma ;
    • Astrazeneca ;
    • Atentiv ;
    • Big Health ;
    • Boehringer Ingelheim ;
    • Click Therapeutics ;
    • Cognoa ;
    • CureApp ;
    • Gilead ;
    • GSK ;
    • Happify Health ;
    • Kaia HealthPropeller ;
    • Lifescan ;
    • Magellan Health ;
    • My mhealth ;
    • 2Morrow ;
    • NaturalCycles ;
    • Novartis ;
    • Omada Health ;
    • Otsuka ;
    • Pear Therapeutics ;
    • Proteus Digital Health ;
    • Roche ;
    • Samsung ;
    • Sandoz ;
    • Sanofi ;
    • Shionogi ;
    • Susmed ;
    • Teva ;
    • ViiV Healthcare ;
    • Voluntis ;
    • WellDoc.
  • DTx

    Digital therapeutics (thérapies numériques)

  • « Le Health Data Hub peut être l’une des plus belles bases de données de santé au monde » (E. Bacry)

    « Mes missions sont de mobiliser, d’associer et de faire participer les acteurs de l’écosystème (académiques, industriels, start-ups) dans le cadre de la mise en place du hub. Je suis aussi en charge de l’organisation d’événements et du suivi scientifique des projets lauréats dévoilés en avril (AAP) », explique le chercheur Emmanuel Bacry, directeur scientifique du futur Health Data Hub (HDH) et également directeur de recherche au CNRS à l’université Paris-Dauphine.

    Sa nomination au sein du HDH, annoncée en avril, fait suite à la transformation de l’Institut national des données de santé (INDS) en « plateforme de données de santé » (le Health Data Hub) prévue dans le cadre du projet de loi santé, sur lequel députés et sénateurs sont parvenus le 20 juin à un accord en commission mixte paritaire (CMP).

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Emmanuel Bacry revient sur l’état d’avancement du hub et des 10 projets lauréats de l’AAP (sur 189), précisant qu’ils devraient « avoir une idée très claire des besoins de chaque projet à la fin du mois de juin pour lancer, si besoin, les procédures juridiques nécessaires ». Il partage aussi sa vision plus globale de l’initiative. « Nous souhaitons que le Health Data Hub soit non seulement bien sûr une plateforme de données mais aussi une plateforme de mise en relation de compétences et d’intérêts, que lorsqu’il est question de données de santé, que ce soit en France ou à l’étranger, on se tourne naturellement  vers le hub », commente-t-il entre autres, ajoutant qu’en cas de succès, « la France pourrait être au centre du secteur des données et le Health Data Hub être l’une des plus belles bases de données de santé au monde« .

    La création du Health Data Hub en France vise à contribuer à favoriser l’innovation médicale par le traitement de volumes massifs de données de santé. Le projet dans sa globalité est doté d’une enveloppe de 80 millions d’euros sur 4 ans.

    « Je souhaite que le hub soit une plateforme de données mais aussi de mise en relation de compétences et d’intérêts »

    Quelles sont précisément vos missions en tant que directeur scientifique du Health Data Hub (HDH) ?

    Emmanuel Bacry : Je travaille pour le projet « Health Data Hub ». Mes missions sont de mobiliser, d’associer et de faire participer les acteurs de l’écosystème (académiques, industriels, start-ups) dans le cadre de la mise en place du hub. Je suis aussi en charge de l’organisation d’événements et du suivi scientifique des projets lauréats dévoilés en avril (AAP Health Data Hub).

    Ainsi par exemple, certains porteurs de projets souhaitent être mis en lien avec des académiques, collaborer avec des seniors pour vérifier la bonne conduite scientifique de leur projet.

    De façon plus générale, nous souhaitons que le Health Data Hub soit non seulement bien sûr une plateforme de données mais aussi une plateforme de mise en relation de compétences et d’intérêts, que lorsqu’il est question de données de santé, que ce soit en France ou à l’étranger, on se tourne naturellement  vers le hub. Notre objectif est que le HDH fasse de la mise en réseau, réunisse tous les acteurs, privés et académiques, centralisent toutes les questions relatives au sujet des données de santé.

    En avril, Jean-Marc Aubert, le pilote du projet Health Data Hub, a annoncé votre nomination en tant que directeur scientifique ainsi que d’autres recrutements à venir pour compléter l’équipe centrale du hub. Combien de personnes vont rejoindre le projet au total ?

    Actuellement, le Health Data Hub c’est encore l’INDS, soit une dizaine de personnes employées. La mission de constitution du hub est piloté par la Drees qui se fait aider par un certain nombre de consultants. Nous allons recruter petit à petit pour le futur HDH, en fonction des besoins des projets, en interne mais aussi en externe par le biais de prestataires (data scientists et data engineers par exemple). Je ne peux pas vous donner de chiffres précis pour l’instant.

    De mon côté, je cherche à mobiliser les différentes institutions de recherche françaises et par ce biais les chercheurs de ces institutions. Nombre d’entre eux devraient être intéressés pour nous aider à la constitution du hub et plus tard à être associés à son fonctionnement. Ils apporteront des expertises essentielles dont nous avons besoin et participeront aux différentes activités ou animations. Cela permettra par ailleurs de faciliter le recrutement, d’être plus attractifs.

    Si nous parvenons à assurer aux talents du secteur qu’ils vont côtoyer de grands noms, alors nous allons recruter très facilement.

    La création du hub est souhaitée par la ministre Agnès Buzyn avant le 31 octobre 2019. Pensez-vous pouvoir tenir ce calendrier ?

    Oui, l’idée étant que nous soyons prêts quand la loi sera définitivement votée (L’Assemblée nationale se prononcera sur les conclusions de la CMP le 10 juillet 2019 et le Sénat le 23 juillet). Il est en tout cas évident que nous aurons commencé à bien travailler avec les différents porteurs de projets à cette date.

    AAP : « Nous devrions avoir une idée très claire des besoins des projets à la fin juin »

    La collaboration avec les porteurs des 10 projets lauréats de l’appel à projets (AAP) Health Data Hub a débuté en avril. Où en êtes-vous aujourd’hui ?

    Nous avons entamé la phase de cadrage. Nous sommes en train de les auditionner à nouveau pour bien identifier leurs besoins afin de mener à bien leur projet. C’est très complexe, il y a beaucoup de travail à accomplir avec chacun des porteurs, notamment du point de vue juridique.

    Nous devrions avoir une idée très claire des besoins de chaque projet à la fin du mois de juin pour lancer, si besoin, les procédures juridiques nécessaires.

    D’autres AAP ont été annoncés par Jean-Marc Aubert. Des dates précises ont-elles été fixées ?

    Il n’y aura pas d’autres AAP avant la fin 2019. Aucune date n’a encore été fixée pour les prochains appels mais, dans tous les cas, il y aura des événements organisés au premier semestre 2020. Nous devons déjà nous concentrer sur les 10 projets retenus en avril pour construire des bases solides, savoir quels sont les points pour lesquels le projet fonctionne et quels sont ceux qui posent problème. C’est comme cela que nous apprenons.

    L’idée, à terme, est de ne plus passer systématiquement par des appels mais de permettre à chaque acteur qui le souhaite de déposer une demande d’accès aux données du hub et aux producteurs de données d’y héberger leurs datas en respectant le principe de gouvernance unique du hub.

    « Nous sommes précurseurs mais il existe déjà des initiatives dans d’autres pays »

    La création du Health Data Hub en France va contribuer à favoriser l’innovation médicale par le traitement de volumes massifs de données de santé, mais le pays, et plus généralement l’Europe, souffrent encore d’un « vrai déficit » en plateformes d’intégration de données issues de plusieurs sources, a observé Bernard Hamelin, directeur monde de Sanofi en charge de la production de preuves médicales (Tic Pharma). Partagez-vous cet avis ?

    Nous sommes précurseurs mais il existe déjà quelques initiatives dans d’autres pays européens dans le domaine des données de santé. Nous regardons donc quels sont les modèles mis en place à l’étranger que nous pouvons imiter.

    Cependant, nous sommes parmi les premiers à proposer une telle plateforme de données de santé. Cela devrait permettre un rayonnement mondial et attirer de nombreux chercheurs étrangers.

    Est-il possible d’envisager une interopérabilité entre les différentes plateformes de données de santé européennes ?

    Nous pouvons rêver à un Health Data Hub européen, à une interopérabilité entre les plateformes issus de différents pays. Nous sommes d’ailleurs en train de regarder du côté de nos partenaires européens pour trouver une synergie entre nos projets. C’est un sujet que je vais observer de près.

    « Pour réussir, il faut que le HDH soit un projet en évolution et non figé »

    Dans quel état d’esprit êtes-vous quelques semaines après l’annonce de votre nomination ?

    Je suis toujours enthousiaste ! Nous sommes en mesure de créer quelque chose de magnifique. Je ne vois pas de freins particuliers à l’accomplissement de ce projet mais j’admets que nous avons un vrai défi à relever, des ambitions élevées, l’une de nos missions centrales étant de mettre en place une gouvernance qui fasse sens. Il faut aussi que nous organisions des think tanks et des comités scientifiques pour répondre notamment aux multiples questions qui se posent dans l’utilisation des données de santé (notamment d’ordre éthique). Pour réussir, il faut que le Health Data Hub soit un projet en évolution et non figé.

    Je suis partagé entre excitation et appréhension parce que tout est à faire, tout est à inventer. Il s’agit d’un projet unique, splendide, il faut juste que nous réussissions. Si nous parvenons à atteindre notre objectif, la France pourrait être au centre du secteur des données et le Health Data Hub être l’une des plus belles bases de données de santé au monde.

  • Les Rendez-vous du domicile : « Métiers du domicile, métiers d’avenir ? », le 27/06/2019 à Paris

    L’union nationale de l’aide des soins et des services aux domiciles (UNA) organise une journée de conférences autour du thème « Métiers du domicile, métiers d’avenir ? » (Les Rendez-vous du domicile) le 27 juin 2019 à l’Espace Charenton dans le 12ème arrondissement de Paris.

    L’objectif de cet événement est de répondre aux questions suivantes :
    • Dans un contexte d’évolution des systèmes de santé (Ma Santé 2022), des offres médico-sociales et des nouvelles technologies, les métiers du domicile sont-ils des métiers d’avenir ? ;
    • Comment peuvent-ils s’adapter à ces évolutions ? 

    Les inscriptions pour participer à la journée ont à réaliser via ce lien.

    Programme :

    • 9h30 : Discours d’ouverture par Guillaume Quercy, président de UNA
    • 11h30 : Table ronde 1 : « Comment ces évolutions et les nouvelles attentes des personnes fragiles transforment-elles nos métiers ? » 
      • Véronique Aubergé, chercheuse au CNRS, spécialiste de la robotique sociale
      • Emmanuelle Puissant, enseignante-chercheuse au CREG
      • Michaël Carré, directeur du groupe Medialis
      • Céline Poulet, secrétaire du CIH
    • 14h00 : Regards croisés : « L’impact des technologies dans le champ de l’accompagnement social »
      • Pascal Plantard, anthropologue des usages éducatifs des technologies numériques
      • Pierre Mazet, chercheur en sciences sociales
    • 15h20 : Table ronde 2 : « Dans ce contexte d’évolution, quel levier de transformation des métiers »
      • Guillaume Quercy, président de UNA
      • Philippe Calmette, président délégué de Nexem
      • Marie-Anne Montchamp, présidente de la CNSA
      • Jean-Philippe Vinquant, directeur général de la cohésion sociale à la DGCS
  • Hkind, un réseau social axé sur le partage intelligent des initiatives de santé

    Alice de Maximy lance Hkind, une application de partage ciblé des projets et des initiatives de santé. Disponible depuis le 20 juin 2019, la solution est destinée à favoriser les synergies entre les soignants et les soignés, les aidants et les bénévoles et décloisonner la santé entre le soin et la prévention, les secteurs public et privé.

    En parallèle de cette annonce, l’entrepreneuse donne le coup d’envoi de l’opération « Femmes de santé » qui a pour but de mettre en avant les initiatives de santé portées par des femmes, en présentant 13 portraits de femmes qui ont développé des initiatives dans le secteur. Elle annonce dans ce cadre la création du collectif « Femmes de santé » pour échanger sur le futur de la santé, les technologies et projets innovants, au service des patients. Ce collectif bénévole se construit comme un « réseau bienveillant d’entraide professionnelle » entre femmes œuvrant dans la santé.

    Partager et valoriser ses initiatives de santé

    En 2018, Alice de Maximy teste à travers les allées de la Paris Healthcare Week son idée d’application mobile de matching en santé, un réseau social et solidaire de santé axé sur le partage intelligent des initiatives de santé pour créer davantage de synergies entre les soignants et les soignés, les aidants et les bénévoles. « Je me suis donné un an pour revenir au salon et faire la démonstration de l’appli. Pari réussi », explique-t-elle à l’occasion d’une conférence.

    Hkind, disponible depuis le 20 juin 2019, est basé sur le partage entre pairs d’actions positives en santé. Concrètement, les acteurs de santé -professionnels, bénévoles, patients experts, aidants- peuvent découvrir et partager leurs initiatives et leurs projets de santé en fonction de leurs centres d’intérêt. L’appli optimise la valorisation et la reconnaissance des actions.

    Créer des synergies

    Selon une étude menée par la start-up, 89 % des acteurs de santé estiment que leurs pairs ne sont pas suffisamment informés des initiatives directement utiles pour leur activité ; ce qui influe négativement sur la qualité des soins pour 63 % d’entre eux, limite la synergie entre les acteurs de santé (78 %) et est en partie responsable du cloisonnement de la santé (54 %).

    L’application met en lien des acteurs de santé qui ne se seraient peut-être pas rencontrés dans la vie réelle. Un algorithme intelligent de matching a été créé pour proposer à chacun, en fonction de ses besoins, les projets les plus pertinents, ainsi qu’une veille de santé. À l’ouverture, Hkind app héberge plus d’une trentaine d’initiatives de santé.

    Mettre en avant les initiatives en santé portées par des femmes

    L’application elle-même n’est pas consacrée aux projets initiés par des femmes. Pour autant, en travaillant sur la création de Hkind, Alice de Maximy a constaté qu’en France, « en 2018, les femmes représentaient seulement 15 % des 1 000 personnalités les plus médiatisées en France (chiffre de l’observatoire de la parité Press’edd) et 28 % des personnes nommées aux postes de professeurs des universités – praticiens hospitaliers (PU-PH) étaient des femmes », selon le Conseil de l’ordre des médecins.

    Elle a donc voulu, en parallèle de son appli, mettre en avant les initiatives portées par des femmes à travers des portraits vidéos de 13 femmes de 26 à 73 ans (infirmières, médecins, sages-femmes, coachs, patientes, ex-patientes, aidantes, start-upeuses, présidentes ou directrices générales, chimistes, communicantes, lauréates de grand prix…). Ces femmes travaillent dans le secteur public, dans une association ou dans un laboratoire pharmaceutique. « Elles ont développé des initiatives de santé utiles qu’elles portent ou ont porté avec en ayant à cœur de remettre l’humain au centre du système de santé », indique Alice de Maximy.

    Dans la continuité de cette journée, elle annonce la création du collectif « Femmes de santé », « un réseau bénévole et bienveillant d’entraide professionnelle entre femmes œuvrant dans la santé, où les hommes sont les bienvenues » (conférence).

  • Vente de médicaments en ligne : la Cour de cassation condamne Doctipharma.fr

    La Cour de cassation annule une décision datant de 2017 qui autorisait la plateforme Doctipharma.fr à servir d’intermédiaire entre pharmaciens et clients pour la délivrance de médicaments sans ordonnance. Le pourvoi en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel de Versailles a été engagé par l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO).

    Dans un arrêt daté du 19 juin 2019, la Cour indique qu’est « interdite la vente au public de tous médicaments, produits et objets mentionnés à l’article L. 4211-1 du code de la santé publique par l’intermédiaire de personnes non titulaires d’un diplôme de pharmacien », et qu’« il est aussi interdit aux pharmaciens de recevoir des commandes de ces mêmes produits par l’entremise habituelle de courtiers ou d’intermédiaires ».

    Selon l’arrêt, Doctipharma « n’est pas un simple intermédiaire technique mais s’immisce dans la vente de médicaments de façon illégale », commente Laurent Filoche, président de l’UDGPO (source : Le Quotidien du pharmacien). Le collectif de groupements « ne laissera pas la pharmacie française suivre la même voie » que les libraires menacés par Amazon, ajoute-t-il sur Twitter.

    La plateforme Doctipharma.fr, lancée en 2014 par le groupe Lagardère autour des forums de Doctissimo, a été cédée en mars 2019 au groupe suisse Zur Rose, qui revendique la place de « plus grande pharmacie de vente en ligne d’Europe ». Enova Santé, éditeur du site français 1001Pharmacies.com, a été racheté un mois auparavant par le belge Pharmasimple.

  • H&TI Webinar : piloter la santé par les données, pourquoi, comment et qu’en attendre ? (01/07/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, consacré au data management de la santé à la suite de la publication du livre La révolution du pilotage des données de santé. Enjeux juridiques, éthiques et managériaux, écrit conjointement par les experts Élodie Chapel, David Gruson (auteur principal), Delphine Jaafar, Pierre Loulergue, Judith Mehl, Florent Parmentier et Anaïs Person (LEH Édition, collection « Décideur santé »).

    Les auteurs présenteront les nombreuses dimensions du data management en santé, décrit comme un « continent nouveau » en train d’émerger : sécurité sanitaire et régulation du système, gestion prévisionnelle des ressources humaines et des compétences, adaptations des modes de financement vers une reconnaissance des parcours des patients, modalités de valorisation du pilotage par les données, etc.

    « L’objectif est de donner aux décideurs, professionnels de santé mais aussi à chacun de nos concitoyens, les clés de compréhension de ce mouvement majeur et irréversible. »

    Connectez-vous le 1er juillet 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct à :
    • David Gruson, Chaire santé de Science Po et fondateur d’Ethik IA ;
    • Maître Delphine Jafaar, cabinet Vatier Avocats.

    Les débats seront animés par Sandrine Degos, présidente de Care Insight.

    Les inscriptions doivent être réalisées via ce lien.

  • CMP

    Commission mixte paritaire

  • Women Startup Challenge Europe : les femmes entrepreneurs mises à l’honneur (AAC)

    L’association Women Who Tech lance son appel à candidatures pour le lancement du Women Startup Challenge en Europe, programme féminin axé sur l’innovation en matière de technologies de la santé.

    « Seulement 10 % du financement des investisseurs vont à des start-ups de technologies de la santé dirigées par des femmes à l’échelle mondiale. Autrement dit, les progrès en matière de financement des jeunes entreprises dirigées par des femmes progressent à un rythme glacial – nous devons changer ce discours pour de bon « , commente Allyson Kapin, fondatrice de Women Who Tech, dans un communiqué diffusé le 20 juin 2019.

    Les inscriptions pour participer au challenge sont à réaliser avant le 1er août 2019 via ce lien.

    Women Who Tech est soutenue par Johnson & Johnson Innovation, JLABS, Craig Newmark Philanthropies et le bureau du maire de Paris. 

    Les 10 finalistes sélectionnés présenteront le 7 octobre 2019 à Paris un pitch auprès d’un jury d’investisseurs composé de Mozilla, de Google Ventures, de Techstars, d’Illuminate Ventures et d’OneRagtime ainsi que des rédacteurs techniques de la BBC et de TNW.

    Critères de sélection :

    • être une start-up dirigée par une femme (ou femme transsexuelle ou personne non-binaire*) ;
    • être une start-up axée sur la health tech ;
    • l’innovation technologique de la start-up doit être au stade de prototype ou avoir déjà été lancée ;
    • les candidatures doivent être déposées en anglais : les pitchs des finalistes devront aussi être en anglais ;
    • la start-up doit intégrer des technologies dans le produit qu’elle propose (l’utilisation de technologie pour vente de produits sur un site web ou utilisation de médias sociaux dans le système marketing ne peut être qualifiée d’utilisation de la technologie) ;
    • avoir collecté moins de 2,1 millions d’euros de sources combinées.

    Règles à respecter :

    • la start-up doit être située en Europe ou aux États-Unis avec une présence en Europe ;
    • les agences et entreprises de conseil ne sont pas éligibles, sauf en cas de création d’un produit répondant aux critères ;
    • les finalistes du précédent Women Startup Challenge ne sont pas éligibles sauf en cas de nouveau démarrage ou d’un nouveau produit ;
    • aucune candidate ne peut contacter les juges, sponsors et/ou partenaires avant le lancement du Women Startup Challenge Europe (risque de disqualification).
  • Silver éco : un rapport prône le développement massif des nouvelles technologies

    Le renforcement des moyens financiers et des effectifs du secteur du grand âge, notamment par le financement d’un référent technologie dans chaque établissement, est l’idée centrale qui ressort des 10 préconisations mises en avant dans le rapport sur « les innovations numériques et technologiques en gérontologie ». Ce rapport, présenté le 20 juin 2019 au Conseil national de la silver économie, a été commandé en mars par le conseil à Jean-Pierre Aquino, médecin gériatre, secrétaire général de la SFGG, et à Marc Bourquin, conseiller technique à la FHF.

    Les auteurs partent du constat selon lequel les technologies de santé sont sous-utilisées dans la prise en charge des personnes âgées dépendantes, à cause du « techno-scepticisme » qui accompagne les innovations liées au vieillissement mais aussi à l’absence des innovations technologiques dans les politiques publiques la difficulté à soutenir le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques.

    Parmi les recommandations des 2 rapporteurs figure l’objectif d’un plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros sur 10 ans subventionné à 50 % par le PLFSS, la CNSA ou les conférences des financeurs.

    Le document fait suite au rapport de Dominique Libault sur la concertation « Grand âge et autonomie », remis en mars à la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn. Il sera adressé avant la fin juin à la ministre ainsi qu’aux parlementaires.

    Une sous-utilisation du numérique en santé pour le grand âge

    Avec la progression de l’espérance de vie, le nombre de personnes touchées par les maladies liées à l’âge pourrait doubler tous les 20 ans, indiquent les chiffres officiels. Dans leur rapport, Jean-Pierre Aquino et Marc Bourquin présentent les nouvelles technologies comme un atout pour favoriser le maintien de l’autonomie et l’optimiser en fin de vie. Dans le cadre de cette publication, 21 acteurs du secteur du grand âge ont été interrogé sur les modifications de la prise en charge du grand âge et les craintes liées au déploiement du numérique en santé, notamment celui de la déshumanisation des soins.

    Selon les 2 rapporteurs, la dynamique du numérique en santé ne rencontre pas la révolution démographique et la silver tech demeure à l’état embryonnaire, y compris dans les Ehpad. Ce phénomène serait d’abord dû à un « techno-scepticisme » et à une crainte de la déshumanisation de l’accompagnement de la fragilité ou de la perte d’autonomie. Une vision démentie dans le rapport, dans lequel il est indiqué que l’utilisation intelligente et mesurée de la technologie permettra de multiplier les rapports humains entre les personnes âgées et les aidants.

    De plus, les innovations technologiques sont les grandes absentes des politiques publiques. Dans son rapport, Dominique Libault a reconnu cette absence et a encouragé la filière silver éco à s’emparer du sujet. Enfin, le passage à l’échelle des solutions technologiques et numériques est un enjeu. Notre pays propose un écosystème favorable à la création de start-up mais peine, selon les rapporteurs, à offrir un soutien suffisant à celles qui souhaitent passer à un niveau de distribution supérieure.

    Un socle commun de technologies

    Les auteurs du rapport préconisent ainsi la mise en place d’un « pack technologique » dans les établissements accueillant des personnes âgées pour engager la modernisation technologique. Ce pack permettrait de déployer à grande échelle des solutions nouvelles, d’abaisser les coûts de production et de mettre en route un processus d’acculturation en établissement et à domicile.

    Il intègrerait un « socle commun de technologies » avec :

    • des outils domotiques pour maintenir l’autonomie (luminosité, volets, télévision, rails de transfert, fauteuils électriques, clés électroniques…) ;
    • des dispositifs de « levée de doute » en Ehpad comme à domicile (détection électronique des chutes, géolocalisation) ;
    • des dispositifs de traçabilité et d’accès effectifs aux soins (dossiers patients informatisés et interopérables, télémédecine, verres connectés pour lutter contre la déshydratation, piluliers connectés pour assurer l’observance) ;
    • des outils favorisant le lien social et luttant contre l’isolement et les troubles cognitifs (robots sociaux, serious games, réalité virtuelle).

    Financer un référent technologie

    L’effort d’investissement supplémentaire est évalué à 5 000 euros par place soit 3,5 milliards d’euros sur les 10 ans qui viennent. Le PLFSS, la CNSA ou les conférences des financeurs pourraient subventionner un investissement massif à 50 %, soit 175 millions d’euros par an. Par ailleurs, le budget de fonctionnement des établissements et services serait abondé à hauteur de 600 millions d’euros.

    L’objectif de ce plan serait d’intégrer progressivement dans les tarifs l’amortissement des équipements à hauteur de 625 euros par an (renforcement du forfait soins de 430 millions d’euros) mais surtout de financer un poste de référent « technologie » partagé entre opérateurs à raison de 0,5 ETP pour 100 lits ou places, soit un coût de 170 millions d’euros pour l’ensemble des Ehpad, USLD, Ssiad.

    Un rapport complet sera adressé avant la fin du mois à la ministre des Solidarités et de la Santé ainsi qu’aux députés et sénateurs intéressés par ces sujets en prévision des prochains débats parlementaires.