care_insight

  • IPP

    Inhibiteurs de pompes à protons

  • ExclusifLe groupe Dedalus acquiert 60 % de Softech

    Dedalus confirme à Health & Tech Intelligence avoir acquis 60 % de Softech, une société basée à Boulogne et « leader dans le domaine des solutions pour le social et la santé », avec l’objectif « d’élargir toujours plus l’offre de produits du groupe ».

    « Softech a une présence significative en Italie (où siège Dedalus) mais possède également des clients en France, explique la division française de l’entreprise italienne dans son message, envoyé à H&TI le 2 juillet 2019. [La société] s’intègre parfaitement dans l’offre globale de notre groupe, en complément de la stratégie de Dedalus dans la gestion de l’ensemble de la chaîne sanitaire et sociale, en tant qu’évolution naturelle de l’ensemble du processus de soins cliniques. »

    Davantage d’informations sur cette opération seront communiquées dans les prochains jours, indique Dedalus.

  • ASG

    Assistant de soins en gérontologie

  • Hausse de 3,8 % des dépenses pour les DM de la « liste en sus » entre 2016-2017 (1,9 Md€) – Drees

    Entre 2016 et 2017, les dépenses pour les dispositifs médicaux de la « liste en sus », pris en charge en sus des prestations de séjour et d’hospitalisation, ont augmenté de 3,8 %, secteurs public et privé confondus, atteignant environ 1,9 milliard d’euros. C’est ce qu’annonce la Drees dans son panorama « Les établissements de santé », publié le 3 juillet 2019. 

    Elle indique dans ce document que « certains types de dispositifs concentrent l’essentiel de la dépense ». Elle cite notamment les implants orthopédiques, qui comptent pour 42 % de la dépense en 2017 (dont près de 90 % pour les implants articulaires), suivis par les implants cardiaques et vasculaires d’origine synthétique (22 %), les stimulateurs cardiaques (11 %) et les implants cardio-vasculaires issus de dérivés d’origine animale (10 %). 

    Il est ajouté, qu’entre 2012 et 2017, les dépenses dans le secteur public en matière de dispositifs médicaux « connaissent une forte progression » (+39 %), « plus importante que celles dans le secteur privé » (+14 %). Le montant des dépenses du secteur public est plus élevé que celui du secteur privé depuis 2014 : il continue de croître plus vite que ce dernier.

  • Rapport « Charges et produits 2020 » : la Cnam souhaite proposer une baisse de prix du Freestyle Libre

    Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (FSL), capteur de glycémie développé par la société Abbott ; rappeler les conditions de prise en charge de FSL et proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre font partie des 33 propositions de l’Assurance maladie pour améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses en 2020. Ces dernières sont présentées dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    La proposition (27) de baisser le prix du capteur de glycémie Freestyle Libre vise à « maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’[assistant de soins en gérontologie] chez les patients équipés par [le dispositif] ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur [le produit] par la [Haute autorité de santé (HAS)] », précise la Cnam.

    Rappeler les conditions de prise en charge de FSL (proposition 24) est aussi l’une des suggestions de la caisse, qui constate que le non-respect de ces conditions par les médecins généralistes est majoritairement lié à une « méconnaissance de la réglementation en vigueur » sur les dispositifs médicaux. « C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année, indique-t-elle, précisant qu’une « action de même type » a aussi été menée auprès des pharmaciens d’officine.

    D’une manière plus générale, la Cnam déclare dans son rapport que 140 milliards d’euros ont été remboursés en 2017 par le régime général pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    Les 33 propositions :

    • proposition 1 : lancer une grande mobilisation nationale sur le recours aux antibiotiques ;
    • proposition 2 : limiter les durées de prescriptions hospitalières exécutées en ville de pansements à un maximum de 7 jours ;
    • proposition 3 : mettre en place une campagne d’accompagnement sur la délivrance raisonnée ;
    • proposition 4 : réduire de 20 jours la durée durant laquelle les pharmaciens d’officine peuvent continuer en cas de changement de prix à commercialiser les unités d’une spécialité au prix de vente au public antérieur ;
    • proposition 5 : développer un dispositif d’intéressement des prescripteurs libéraux pour qu’ils puissent bénéficier d’un retour direct des économies générées par leur prise en compte des recommandations ;
    • proposition 6 : lancer une campagne d’accompagnement des prescripteurs et des assurés sur le bon usage des antalgiques ;
    • proposition 7 : mettre en place des éléments de cadrage des plateformes de gestion des transports ;
    • proposition 8 : renforcer l’encadrement des publicités invitant à la réalisation d’actes pris en charge par l’Assurance maladie ;
    • proposition 9 : créer un forfait de prise en charge en ville favorisant l’hémodialyse à domicile ;
    • proposition 10 : évaluer au bout d’une année l’impact sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap de la mise en place de la Complémentaire santé solidaire ;
    • proposition 11 : Intégrer dans la formation initiale et continue des professionnels de santé la dimension « handicap » et développer les outils d’accompagnement sur la prise en charge du handicap ;
    • proposition 12 : accélérer le développement des nouveaux dispositifs organisationnels dédiés aux personnes en situation de handicap ;
    • proposition 13 : recenser et faire connaître (via notamment ameli.fr) les professionnels de santé formés à la prise en charge du handicap en ville ;
    • proposition 14 : intégrer et améliorer la collecte des données relatives au handicap dans le SNDS et poursuivre les études sur les parcours de santé des patients en situation de handicap
    • proposition 15 : étendre le champ des majorations conventionnelles mises en place pour les dentistes et orthophonistes pour favoriser l’accès aux soins des personnes en situation de handicap à d’autres professions de santé dans des situations cliniques appropriées ;
    • proposition 16 : adapter le dispositif PFIDASS afin de permettre de mieux détecter et ensuite accompagner les personnes en situation de handicap en situation de renoncement ou de non-recours avéré ;
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement ;
    • proposition 19 : étendre la démarche qualité, pertinence Ma Sante 2022 «parcours pilotes» à 13 nouvelles pathologies jusqu’en 2021 ;
    • proposition 20 : dans le cadre du partenariat avec la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) promouvoir des outils d’amélioration de la pertinence des prescriptions d’examens pré-anesthésiques ;
    • proposition 21 : en lien avec la Haute autorité de santé (HAS), ouvrir aux médecins hospitaliers et hospitalo-universitaires des spécialités dites à risque, la possibilité d’intégrer le dispositif d’accréditation, en faisant évoluer le mode de financement des organismes d’accréditation ;
    • proposition 22 : identifier dans les systèmes d’information de facturation le recours à une assistance robotique lors d’une intervention chirurgicale et permettre la production d’évaluations médicales et médico-économiques en vie réelle de leurs bénéficies et de leur sécurité pour les patients et la collectivité ;
    • proposition 23 : mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (Abbott) ;
    • proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre ;
    • proposition 25 : mener des actions de communication sur les pompes à insuline externes auprès des différents professionnels de santé mobilisés sur ce sujet ainsi qu’auprès des patients ;
    • proposition 26 : mettre en place rapidement une cellule d’observation dès l’arrivée sur le marché d’un nouveau dispositif médical onéreux ;
    • proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre ;
    • proposition 28 : rendre plus performante la base de données de l’Assurance maladie dans l’identification des prestataires ;
    • proposition 29 : mettre en place des mécanismes de blocage du remboursement sur la LPP ;
    • proposition 30 : expérimenter la mise en place de «pôles» hospitaliers ambulatoires s’appuyant sur un financement substitutif pour accélérer le virage ambulatoire en médecine ;
    • proposition 31 : réviser la nomenclature des actes d’ophtalmologie afin de décrire au mieux et de valoriser de façon pertinente le suivi des maladies chroniques ;
    • proposition 32 : repenser les protocoles afin de développer la coopération entre les ophtalmologues et orthoptistes libéraux ;
    • proposition 33 : soutenir les initiatives de prises en charge des soins visuels dans les zones plus défavorisés.

    FreeStyle Libre : 3 propositions en faveur de l’utilisation du dispositif d’Abbott

    Proposition 23 : Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre

    « Les actions nécessaires pour favoriser l’utilisation optimale des dispositifs doivent être menées lors de l’initiation du dispositif mais aussi à moyen et long terme pour corriger d’éventuelles pratiques non conformes aux indications, aux conditions d’utilisation et de prise en charge. Au préalable, un état des lieux des pratiques d’éducation et de formation du patient selon le professionnel initiant (endocrinologue hospitalier faisant appel ou pas à une structure d’éducation thérapeutique ou un centre initiateur, endocrinologue libéral) pourra être réalisé.

    L’objectif est d’appréhender le niveau d’hétérogénéité éventuel de ces pratiques, les raisons de cette hétérogénéité et de définir un socle de base sous forme de cahier des charges. La construction de ces actions pourra s’appuyer sur l’expérience des sociétés savantes et des associations de patient. »

    Proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre

    « Le non-respect des conditions de prise en charge de FSL par les médecins généralistes résultent majoritairement d’une méconnaissance de la réglementation en vigueur sur les dispositifs médicaux. C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année. En parallèle, une action de même type a aussi été faite auprès des pharmaciens d’officine devant être aussi garants dans leur délivrance du respect de la réglementation. »

    Proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre

    « Cette proposition a pour but de maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’ASG chez les patients équipés par Freestyle Libre ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur Freestyle Libre par la HAS. »

    Objectif du rapport « Charges et produits » : formuler des propositions concrètes d’économies

    Depuis 2005, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) présente chaque année un rapport, connu sous le nom « Charges et produits »,  en amont de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), destinée aux parlementaires et aux autorités de santé pour « améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses », rappelle la Cnam dans un communiqué.

    Ce document permet à la Cnam de formuler des propositions concrètes d’économies pour respecter les objectifs de dépenses et garantir le maintien d’un système de santé solidaire, performant et soutenable.

    Le rapport est composé de 3 parties :

    • la cartographie médicalisée des dépenses de santé : construite à partir des données issues du Système national des données de santé (SNDS), cette cartographie présente l’évolution des pathologies et des dépenses en France. Outil d’analyse au service du pilotage du système de soins, elle permet de quantifier les pathologies ou les traitements les plus fréquents, les 140 millions1 d’euros de dépenses associées et leurs évolutions entre 2012 à 2017, pour 57,6 millions de personnes en France ;
    • les propositions pour respecter l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) 2020, fixé chaque année par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) : dans cette partie, l’Assurance maladie liste les actions qu’elle mènera sur chaque poste de soins (médicaments, transports, indemnités journalières, lutte contre la fraude…) pour une économie prévue de 2,069 milliards d’euros ;
    • les propositions complémentaires pour accroitre la qualité et l’efficience du système de soins à court et moyen terme : il s’agit d’apports supplémentaires de propositions et de connaissances, se basant sur des travaux d’observations et d’analyses menées dans l’année par les experts en santé publique, en gestion du risque et en analyse médico-économique de la Cnam, en collaboration avec les sociétés savantes et les agences sanitaires.
      • Cette partie vise à défricher de nouvelles thématiques ou modalités d’actions comme cette année, une analyse inédite sur l’accès aux soins pour les patients atteints de handicap, sur la qualité et l’efficience du système de soins avec un focus sur l’observance chez les patients atteints de maladie chronique, sur la pertinence des prescriptions, notamment en insulinothérapie et sur la classe des IPP2, sur les nouveaux modes de paiement pour les établissement de santé au service du virage ambulatoire en médecine ou sur la filière visuelle.

    Principales pathologies prises en charge : total de 140 Mds €

    En 2017, 140 milliards d’euros ont été remboursés par le régime général (y compris les sections locales mutualistes – SLM) pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    « Comme les années précédentes, certaines pathologies ont un poids particulièrement important dans les dépenses d’assurance maladie (voir figures et tableau ci-dessous) », indique la Cnam :

    • la santé mentale, si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques), représente 20,3 milliards d’euros (23,2 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 14 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des cancers atteint 15,6 milliards d’euros (18,4 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 11 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des maladies cardio-neurovasculaires représente 14 milliards d’euros (16,6 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 10 % des dépenses totales ;
    • la part des épisodes hospitaliers que l’on peut qualifier de « ponctuels », au sens où l’hospitalisation n’est pas en lien avec l’une des pathologies de la cartographie, atteint 31,3 milliards d’euros (37,1 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 22 % des dépenses totales.

    Répartition 2017 des dépenses d’assurance maladie : 140 Mds € pour le Régime Général (164 Mds € pour l’ensemble des régimes)

    Répartition des dépenses d’assurance maladie entre les pathologies, traitements chroniques et épisodes de soins en 2017 (en milliards d’euros)

    Dépenses extrapolées à l’ensemble des régimes en 2017 (164 Mds €) entre les différents groupes de pathologies ou épisodes de soins (en millions d’euros)

  • Les start-ups françaises e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Bioserenity, spécialisé dans les technologies médicales de diagnostic et la télé-expertise, qui recueille 65 millions d’euros (Série B), dont 50 millions d’euros en capital auprès de Dassault Systèmes, d’Idinvest Partners, de LBO France et du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). En complément, la société a bénéficié du soutien de 3 banques françaises et de l’accompagnement de BNP Paribas CIB Corporate Finance Digital.

    Avec cette opération, Bioserenity souhaite approfondir sa gamme de solutions IoT, via notamment l’intelligence artificielle (IA) et la détection de biomarqueurs numériques, développer de nouvelles solutions sur de nouvelles aires thérapeutiques et étoffer son offre de télémédecine. Elle envisage également d’accélérer sa croissance et son internationalisation en étendant son activité commerciale aux États-Unis.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été effectuée par Lifen, qui a levé 20 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds de série B menée par Partech, Idinvest Partners, Majycc eSanté Invest et ses investisseurs historiques, Serena et Daphni. Ce tour de table va permettre à Lifen « d’accélérer le déploiement de sa solution de communication médicale à l’ensemble des établissements publics et privés ainsi qu’aux praticiens libéraux », précise la société dans un communiqué. Cette dernière souhaite aussi doubler ses effectifs, notamment sur les profils développeurs, opérations et ventes. Elle ambitionne également de mettre en place de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les acteurs de santé comme la simplification du remplissage du DMP et la traçabilité du parcours de soins entre médecine de ville et hôpitaux.

  • DATA : les start-ups françaises e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019

    Les start-ups françaises spécialisées dans le secteur de la e-santé ont levé 88,1 millions d’euros en juin 2019. Le plus important tour de table a été réalisé par Bioserenity, spécialisé dans les technologies médicales de diagnostic et la télé-expertise, qui recueille 65 millions d’euros (Série B), dont 50 millions d’euros en capital auprès de Dassault Systèmes, d’Idinvest Partners, de LBO France et du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA). En complément, la société a bénéficié du soutien de 3 banques françaises et de l’accompagnement de BNP Paribas CIB Corporate Finance Digital.

    Avec cette opération, Bioserenity souhaite approfondir sa gamme de solutions IoT, via notamment l’intelligence artificielle (IA) et la détection de biomarqueurs numériques, développer de nouvelles solutions sur de nouvelles aires thérapeutiques et étoffer son offre de télémédecine. Elle envisage également d’accélérer sa croissance et son internationalisation en étendant son activité commerciale aux États-Unis.

    La deuxième opération la plus conséquente du mois a été effectuée par Lifen, qui a levé 20 millions d’euros dans le cadre d’une levée de fonds de série B menée par Partech, Idinvest Partners, Majycc eSanté Invest et ses investisseurs historiques, Serena et Daphni. Ce tour de table va permettre à Lifen « d’accélérer le déploiement de sa solution de communication médicale à l’ensemble des établissements publics et privés ainsi qu’aux praticiens libéraux », précise la société dans un communiqué. Cette dernière souhaite aussi doubler ses effectifs, notamment sur les profils développeurs, opérations et ventes. Elle ambitionne également de mettre en place de nouvelles fonctionnalités souhaitées par les acteurs de santé comme la simplification du remplissage du DMP et la traçabilité du parcours de soins entre médecine de ville et hôpitaux.

    Le tableau présentant le détail des levées de fonds réalisées par les start-ups françaises en e-santé au mois de mai 2019 est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • SI-VIC : la mission d’enquête ARS/AP-HP conclut à l’absence de détournement du système

    « L’utilisation de SI-VIC dans le cadre des manifestations liées au mouvement dit « des Gilets jaunes », n’a pas conduit – hors action délibérée – à la transmission de données issues de SI-VIC à d’autres acteurs que ceux placés sous l’autorité du ministère de la Santé ». C’est ce qu’affirme la mission d’enquête diligentée par l’ARS d’Île-de-France et l’AP-HP sur « l’utilisation en Île-de-France du traitement automatisé de données à caractère personnel « SI-VIC » », dans son rapport daté du 19 juin 2019. La mission ajoute que « les utilisations de SI-VIC dont elle a eu connaissance, qui sont a priori exhaustives pour la région Île-de-France, respectent les finalités pour lesquelles l’outil a été développé ».

    L’enquête a été diligentée par l’ARS et l’AP-HP le 25 avril 2019 après les mises en cause du système SI-VIC par des médecins et des médias dans le cadre des manifestations de « Gilets jaunes », selon lesquelles des informations personnelles auraient été saisies sur des manifestants blessés, aboutissant à un « fichage » de ces militants.  

    Il est mis en avant dans le rapport l’« impact sanitaire significatif » de plusieurs manifestations de « Gilets jaunes », « constitutif d’une « situation sanitaire exceptionnelle » avec de nombreuses victimes », ce qui « justifie l’usage de l’outil SI-VIC au regard des dispositions réglementaires qui encadrent son emploi ». « Pour 5 des 7 évènements SI-VIC créés dans le contexte des manifestations liées au mouvement dit « des gilets jaunes », le nombre de victimes est supérieur à 20 ; il est supérieur à 100 pour 3 d’entre eux », est-il précisé dans le document.  

    La mission affirme qu’« il n’y a matériellement pas pu y avoir, hors violation des données et des règles professionnelles, de transmission de données personnelles enregistrées dans SI-VIC à d’autres ministères que celui de la Santé », en l’absence notamment d’appairage avec l’outil Sinus de la préfecture de police. Selon la mission, ce fait « élimine tout risque de « profilage » » au sens RGPD. Elle précise à cet égard que les données nominatives contenues dans SI-VIC « ne peuvent être transmises à Sinus qu’en cas d’activation dans SI-VIC de la ‘fonction CIP’ qui est, au niveau régional, sous l’entière et seule maitrise de l’ARS » et que cette activation n’a jamais été déclenchée « depuis la mise en œuvre de SI-VIC en août 2017 ».

    Présence de données de santé dans le système SI-VIC

    L’ARS et l’AP-HP déclare cependant dans leur rapport que « malgré l’absence a priori de données médicales dans SI-VIC, 4 types de « données de santé au sens du RGPD « y sont bien enregistrées de fait [car] incontournables au regard des finalités du traitement » :  le « statut » (information signifiante si hospitalisation ou décès), le « type de prise en charge » (qui « confirme l’hospitalisation et indique un niveau de gravité clinique en cas d’ »Hospitalisation Réanimatoire » »), l’identification de l’établissement de santé (nom et n°Finess) et le cas échéant le « service » où est assurée la prise en charge en cours.

    Pas d’atteinte au secret médical ou professionnel

    La mission relève que « compte tenu du cadre juridique autorisant son utilisation », le consentement des patients/victimes dont des données personnelles sont saisies dans SI-VIC « n’est pas obligatoire ». Elle exclut par conséquent toute « atteinte au secret professionnel ou médical » , du fait que le système a « un fondement législatif qui autorise une dérogation au secret professionnel et au secret médical » et qu’il a été autorisé par la Cnil « avec une liste d’utilisateurs bien définie qui n’a pas varié depuis la dernière délibération rendue à son sujet ».

    Un cadre d’utilisation à préciser

    La mission recommande en conclusion de « préciser le cadre d’utilisation départemental et régional de l’outil » SI-VIC, notamment « les circonstances devant conduire à la création d’événements, les processus de décision conduisant à l’appairage avec Sinus et d’activation du mode CIP par l’ARS ». Elle juge notamment nécessaire de « poser une définition unifiée de la notion de « situation sanitaire exceptionnelle » ». Il faudrait également, selon la mission, « établir une procédure nationale, validée par le ministère de la Santé », clarifiant « les situations ayant vocation à être appairées » et détaillant « le processus formalisé de demande par le préfet et de décision par le directeur général de l’ARS d’appairage d’un événement SI-VIC avec un événement Sinus ».

  • Plan IA : le CHU de Toulouse et le GCS Sesan remportent l’AMI « Challenges IA-santé » (vague 1)

    Le CHU de Toulouse et le GCS Sesan sont les lauréats de la vague 1 « Challenges IA » dans le domaine de la santé. Ils ont été retenus à l’issue de l’appel à manifestation d’intérêts (AMI) lancé en mars 2019 pour recruter des organisations souhaitant mener des projets sur leurs données en lien avec des start-ups. Piloté par la Direction générale des entreprises (DGE) en lien avec le Secrétariat général pour l’investissement et opéré par Bpifrance, cet AMI visait à sélectionner des entreprises, entités publiques et associations basées en France (appelées « sponsors ») chargées de proposer de nouveaux challenges dans des secteurs identifiés comme prioritaires en matière d’intelligence artificielle (IA) : santé, transport-mobilité, environnement et défense-sécurité (désignés sous le terme « Challenges IA »).
    Les lauréats de l’ensemble des challenges ont été rendus publics le 3 juillet lors de la présentation du volet économique de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle.

    • CHU de Toulouse – Hôtel Dieu Saint-Jacques (acronyme du challenge : AIS) : le challenge a pour objectif de trouver une solution au frein à l’échange de données de santé. Il s’agit de développer un procédé d’anonymisation permettant de partager et de transférer les données de santé dans le respect du cadre règlementaire ;

    • Sesan (acronyme du challenge : Oneself) : ce challenge propose d’appliquer l’intelligence artificielle au domaine de la formation pour l’appropriation et la prise en main des outils numériques régionaux en santé.

    Les Challenges IA sont financés dans le cadre du programme d’investissements d’avenir (PIA) en cohérence avec le plan « Intelligence Artificielle (IA) » annoncé par le président de la République.

    Les premières étapes de l’initiative « Challenges IA » sont les suivantes :

    • La phase 1 (réalisée) a permis la sélection des accompagnateurs par le biais d’un appel d’offres, à l’issue duquel la société Care Insight a été sélectionnée pour accompagner le secteur de la santé.
    • La phase 2 est un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en mars 2019 pour les entités souhaitant devenir de futurs sponsors.
    • La phase 3 est la sélection des « lauréats » (dévoilés le 3 juillet) : un challenge conduit à sélectionner une ou plusieurs start-ups lauréates, qui construiront en un délai limité (typiquement de 3 à 12 mois) une preuve de concept (PoC) d’une solution innovante à la problématique posée basée sur l’intelligence artificielle.

    Challenges IA : encourager l’innovation ouverte entre acteurs

    Les challenges ont pour objectif d’encourager l’innovation ouverte entre acteurs aux compétences complémentaires :

    • en permettant à des start-ups de développer leur offre de produits et services : en accédant à des jeux de données et en favorisant les opportunités commerciales ;
    • en favorisant la transformation numérique des entreprises dans une démarche d’open innovation avec de start-up expertes en IA ;
    • et en permettant ainsi l’émergence de solutions radicalement nouvelles pour tous les acteurs.

    Care Insight, accompagnateur du secteur santé :

    Care Insight a été sélectionnée pour accompagner le secteur de la santé. Les autres accompagnateurs labellisés sont : Safe Cluster – SCS, Wavestone et Systematic – Moveo.

    Les accompagnateurs de chaque thématique ont plusieurs missions :

    • apporter un appui opérationnel sur l’organisation et l’expertise des dossiers de soumission des challenges et projets proposés lors de l’AMI « sponsors » et de l’AAP « lauréats ».
    • assurer un accompagnement des sponsors suite à leur sélection lors de l’AMI « sponsors » pour aider chaque sponsor à définir sa stratégie de valorisation de ses données par l’IA, contribuer à la définition du challenge et participer à sa mise en place technique.
  • Étude : l’évaluation des applis souffre d’un manque de standardisation (Nature Digital Medicine)

    Les applications de santé mentale les plus téléchargées sont celles qui mettent l’accent sur la relaxation, la pleine conscience et les compétences en matière de méditation. Ces résultats issus d’une étude* publiée le 17 juin 2019 dans Nature Digital Medicine montrent par ailleurs que les outils de mesure de la qualité et de l’efficacité de ces outils ne sont pas du tout standardisés. Les chercheurs de l’université de Washington qui ont réalisé ces travaux insistent sur la nécessité de fournir aux consommateurs et aux cliniciens des conseils actualisés et validés scientifiquement.

    Le marché foisonnant des applications de santé mentale

    Plus de 10 000 applications de santé mentale sont disponibles sur l’Apple store et Google Play. L’offre est donc pléthorique mais ces applis ont été très peu évaluées et réglementées. En conséquence, les décisions d’achat et de téléchargement sont souvent prises sur des éléments faciles à identifier, tels que le titre, le logo, le prix et le nombre d’étoiles affichées.

    Afin de permettre aux consommateurs de faire des choix plus éclairés, un certain nombre de cadres systématiques (avec et sans avis d’experts) ont été créés pour classer les applications de santé en fonction des problèmes de santé mais aussi en fonction de leurs exigences en terme de sécurité / confidentialité, des preuves d’efficacité, de la facilité d’utilisation et de l’interopérabilité. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de méthode universellement acceptée et rien ne dit que les outils existants ne se contredisent pas.

    441 applis analysées

    Par ailleurs, nous manquons de données sur leur utilisation dans « la vraie vie ». Et nous ignorons si la popularité d’une appli mobile repose sa qualité intrinsèque. Des scientifiques de l’université de Washington ont donc mené une recherche visant, d’une part, à savoir quelles sont les applications les plus téléchargées dans le domaine de la santé mentale et du comportement, et, d’autre part, à comparer les évaluations des applications les plus populaires. Trois systèmes d’évaluation ont été analysés.

    Les résultats de cette étude portant sur 441 applications de santé mentale ont été publiés le 17 juin 2019 dans Nature Digital Medicine.

    Résultats : des évaluations totalement contradictoires

    • Les 2 applis les plus populaires étaient dédiées à l’entraînement cognitif. La 1ère d’entre elles cumulait 42,3 millions de téléchargements.
    • 3 domaines étaient particulièrement populaires : la relaxation, la pleine conscience et les compétences en matière de méditation.
    • Les applis les plus téléchargées étaient aussi celles qui étaient les plus utilisées.
    • Les notes d’évaluation pour les 10 applis les plus utilisées variaient considérablement d’un cadre d’évaluation à un autre.

    « Nos résultats montrent que les évaluations faites par 3 systèmes différents sont globalement incohérentes et souvent contradictoires, et ceci même avec les applications les plus populaires qui ne reçoivent pas des scores uniformément favorables », écrivent les auteurs de l’étude. Ils insistent sur « la fiabilité globale faible à moyenne » de ces outils qui sont censés aider les utilisateurs et les soignants à faire le tri dans l’offre des applications de santé mentale.

    Des critères subjectifs et un manque de normes

    Selon eux, cette faible fiabilité serait en partie due à des indicateurs subjectifs et peu mesurables tels que l’expérience utilisateur. Cependant, même pour des indicateurs objectifs, les résultats ne sont pas concordants. « En fin de compte, les divergences entre les cadres sont très probablement dues au manque actuel de domaines de consensus et de normes pour les applications de santé comportementale », estiment-ils.

    En outre, ces cadres d’évaluation ne sont que peu utilisés. Le plus fréquenté, Psyberguide, a été visité par un total de 68 041 utilisateurs entre novembre 2018 et janvier 2019, contre 42 millions de téléchargements de l’appli la plus populaire. Ainsi, les utilisateurs chercheraient des avis auprès de sources extérieures aux référentiels de notation.

    Une autre problématique est mise en évidence : les applis les plus populaires ne portent pas sur des traitements solides et validés pour la santé mentale. « Les promotions réussies d’applications basées sur des preuves nécessiteront probablement une collaboration continue et significative entre cliniciens, leaders d’opinion et professionnels de l’expérience utilisateur numérique, » concluent les auteurs de l’étude.