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  • Le numérique au bilan 2018 de l’Inserm (rapport d’activités)

    « Réussir la révolution technologique de la recherche biomédicale ». C’est l’un des principaux objectifs que s’assigne l’Inserm dans son rapport d’activités 2018. « Les outils de production de la connaissance sont en pleine métamorphose », déclare l’institut, évoquant l’intelligence artificielle, une technologie employée à « gérer les données massives des cohortes et de la génomique, la production d’organoïdes pour des recherches cliniques et les capteurs ultrasons scrutant les organismes ». L’organisme affirme qu’il s’agit pour lui « d’identifier les ruptures décisives et d’y asseoir un leadership ».

    « L’Inserm est engagé dans une stratégie nationale visant à asseoir le leadership français dans le domaine de l’intelligence artificielle », indique-t-il dans son rapport, publié le 4 juillet 2019, soulignant que « l’une des clés de voûte en sera le Health Data Hub ». L’institut relève que « près de 300 » de ses équipes de recherche « sont déjà utilisatrices de technologies de gestion de big data, de machine learning et d’intelligence artificielle dans la production et l’exploitation de données ou le suivi de cohortes ».

    L’Inserm précise dans son rapport avoir cofinancé en 2018 des thèses avec l’Inria, préparé un appel d’offres sur la santé numérique avec le CNRS et signé un partenariat avec la start-up Owkin pour le lancement de la plateforme Socrates, destinée aux chercheurs « pour aider à la découverte et au développement de nouveaux médicaments ». L’Inserm a également fait avancer le plan France médecine génomique 2025, « autre dispositif clé de cette révolution des données massives appliquées à la santé[, qui permet d’]intégrer les analyses génomiques personnalisées dans la pratique clinique », commente-t-il. En 2018, les 4 projets pilotes de ce programme  (cancer, déficience intellectuelle, diabète et population générale) « sont constitués et opérationnels », est-il annoncé. 

    « Nous avons l’ambition de concilier une politique de science ouverte ambitieuse avec le respect des données de santé des personnes », explique Gilles Bloch, P.-D.G. de l’Inserm, qui souligne dans un entretien publié en ouverture du rapport que l’institut « travaille en conformité avec les règles de protection des données en Europe (RGPD) [et] accueille désormais une déléguée à la protection des données ».

    Le big data, un enjeu majeur

    « Mutualiser les moyens de calcul pour la recherche à l’ère des big data » est l’un des objectifs de l’Inserm. « Le recueil, le croisement et l’analyse des données massives sont, depuis quelques années, décrits comme des enjeux majeurs en sciences de la santé [et n’ont] rien de nouveau pour les épidémiologistes responsables de cohortes », indique l’institut. Ces investigateurs, « habitués à travailler sur des grands volumes d’information, s’ouvrent à de nouvelles pratiques de partage de données et testent des méthodes innovantes en machine learning », ajoute-t-il.

    Les ART, un outil de prédilection

    Franck Lethimonnier, directeur de l’institut thématique « Technologies pour la santé » de l’Inserm, souligne l’engagement de l’organisme pour la réussite des accélérateurs de recherche technologique (ART) qui « visent aussi bien à produire des technologies qu’à les diffuser dans la pratique des laboratoires » : un troisième ART dédié à la thérapie génomique a été créé en janvier 2018, est-il indiqué.

  • Investissements d’avenir : lancement du 1er appel à projets « PSPC-Régions » (deadline : 11/09/2019)

    Dans le cadre du lancement d’une nouvelle phase de la politique des pôles de compétitivité (2019 – 2022), l’État souhaite poursuivre une politique active de cofinancement des projets de recherche et développement collaboratifs, en association étroite avec les Régions, qui cofinancent les projets retenus.

    Après 25 appels à projets déjà menés conjointement par l’État et les Régions, le lancement de la phase IV des pôles de compétitivité est l’occasion d’impulser une nouvelle dynamique via la création du PSPC-Régions au sein du programme d’investissements d’avenir (PIA).

    Les projets PSPC-Régions attendus sont conduits par un consortium qui rassemble des entreprises et des partenaires académiques. Ils correspondent à des assiettes de travaux d’un montant compris entre 1 et 4 millions d’euros.

    Les objectifs de cet appel à projets conduit dans le cadre d’une association étroite avec les Régions sont :
    • de soutenir des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) structurants devant conduire à une mise sur le marché et visant des retombées économiques et technologiques directes sous forme de nouveaux produits, services et technologies, et des retombées indirectes en termes de structuration durable de filières ;
    • de favoriser la collaboration entre différents types d’acteurs (économiques et académiques), et en particulier entre grandes entreprises et PME.

    L’instruction des dossiers est conduite par les ministères concernés ainsi que par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et en concertation avec les Régions.

    Opéré par Bpifrance, l’appel à projets PSPC-Régions N°1 est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019.
    Les projets sont à adresser uniquement sous format électronique via la plateforme de dépôt Bpifrance :
    Extranet.bpifrance.fr/projets-innovants-collaboratifs.

    Nature des projets attendus

    Les projets attendus sont des projets de R&D conduits par un consortium qui rassemble au minimum 2 partenaires industriels ou de services dont une PME ou une ETI et un partenaire de recherche.

    Ils doivent présenter des budgets totaux compris entre 1 et 4 millions d’euros et seules les entreprises peuvent être chefs de file des projets. Il est recommandé que les consortiums candidats n’excèdent pas 5 partenaires formulant une demande d’aide.

    Critères de sélection des projets

    Pour être sélectionnés, les projets éligibles sont instruits notamment sur la base des critères suivants :

    • caractère innovant et valeur ajoutée du projet ;
    • caractère stratégique à l’échelle nationale et régionale, existence d’une collaboration structurée et d’un effet diffusant au sein d’une filière, en particulier pour les entreprises impliquées ;
    • impact économique du projet ; capacité du consortium à porter le projet ;
    • éco-conditionnalité.

    La labellisation d’un projet par un ou plusieurs pôles de compétitivité :

    • permet d’apporter une plus-value au porteur de projet, en apportant notamment la vision d’experts ;
    • doit garantir une qualité technique du projet pour les financeurs publics.

    Financement

    La labellisation d’un projet par un pôle de compétitivité conduit à une bonification du taux d’aide pour les entreprises :

    • de 35 à 50 % pour une PME ;
    • de 25 à 35 % pour un ETI ;
    • de 20 à 25 % pour une grande entreprise.

    Dans le cadre du processus de sélection, les projets PSPC-Régions sont proposés aux collectivités territoriales pour faire l’objet d’un cofinancement avec l’État, dans un objectif de parité.

    Le soutien apporté par l’État aux bénéficiaires se fait sous forme d’aides constituées de subventions et/ou d’avances récupérables.

    Les collectivités territoriales mettent en œuvre leurs propres modalités d’aide.

    Calendrier prévisionnel

    L’appel à projets PSPC-Régions est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019 à midi. Le cahier des charges est téléchargeable via ce lien.

    Le calendrier prévisionnel de sélection est le suivant : 

    Contacts et informations :

    Pour toute question concernant cet AAP, les points de contact sont :

    • PSPC-Regions@bpifrance.fr :
      • Julien Simon : julien.simon@bpifrance.fr ; 01 53 89 87 25 ;
      • Julie Baudet : julie.baudet@bpifrance.fr ; 01 53.89.78.83.
  • WCIT

    World Congress on Information Technology

  • MDEC

    Malaysia Digital Economy Corporation

  • Observatoire de la e-santé pays du Sud : 5 projets récompensés pour réduire les inégalités de soins

    Une solution numérique de collecte et de partage des données de santé locales, un service de télé-expertise en dermatologie ou encore une application de gestion des épidémies liées au contact avec les animaux. Tels sont les projets récompensés par la Fondation Pierre Fabre à l’occasion de la conférence annuelle de l’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud, qui s’est tenue le 1er juillet à Lavaur, dans le Tarn, au siège de la fondation.

    5 lauréats ont été retenus : mHealth (Burkina Faso), LeDA (Burkina Faso), Smartphone Tele-Dermatology Service ‘Mongolie), Khushi Baby (Inde) et AfyaData – Promoting Proper Management of Zoonotic diseases (Tanzanie).

    Les porteurs de ces projets vont bénéficier d’un accompagnement d’un an avec un financement de 100 000 euros au total pour soutenir le développement de leur initiative.

    « L’édition 2019 a été très riche en échange sur le partage de données et le renforcement des compétences, deux enjeux majeurs de la transformation des stratégies de santé pour une e-santé efficiente et durable, commente Béatrice Garrette, directrice générale de la Fondation Pierre Fabre. L’implication de tout un chacun est essentielle [pour] que la pyramide sanitaire, en cours de déploiement, dans chaque pays du Sud soit fiable et de qualité. Le renforcement des compétences par la formation et l’implication de tous est clé dans la culture de la e-santé. Les cinq projets récompensés illustrent parfaitement ces deux axes. »

    Burkina Faso : mHealth et IeDA

    MHealth : plateforme SMS et Android développée à l’initiative du ministère de la Santé burkinabé

    L’objectif de cette solution, simple d’utilisation, est de permettre aux agents de santé de faire remonter les informations sanitaires (nombre de consultations, âge des patients, pathologies identifiées…) des zones rurales du Nord du pays vers les autorités locales et nationales.

    Le dispositif vise à renforcer le système d’information nationale et ainsi à améliorer le suivi de l’état sanitaire du patient. Par son biais, les prises de décisions par les autorités sanitaires et la gestion des stocks de médicaments sont facilitées.

    leDA (Integrated e-Diagnostic Approach) : guide et soutient les agents de santé communautaire lors des consultations d’enfants de moins de 5 ans

    La solution a été mise en place par l’ONG Terre des Hommes et co-construite avec le ministère de la Santé. Par le biais de cette plateforme, les agents de santé communautaires qui interviennent dans les villages les plus reculés du pays lors des consultations d’enfants de moins de 5 ans sont guidés  par le biais d’un protocole de prise en charge précis accessible sur tablette, alimentées par panneaux solaires.

    IeDA est intégré au système d’information sanitaire du Burkina Faso. L’outil envoie en temps réel les informations recueillies au niveau central sur l’actions des agents de santé et sur les données sanitaires collectées.

    L’initiative a été évaluée par la London School of Hygiene & Tropical Medecine et le Centre Muraz, une institution nationale de recherche pour la santé du Burkina Faso.

    Mongolie : Smartphone Tele-Dermatology Service

    Smartphone Tele-Dermatology Service est un programme de télé-expertise en dermatologie ciblant les populations vivant dans les régions rurales et isolées de Mongolie. Il est porté par l’Université nationale des sciences médicales.

    En utilisation un smartphone et l’application Derma, les médecins de villages sont guidés dans leurs consultations en envoyant les informations pertinentes et les photos des affections cutanées de leurs patients sur une plateforme sécurisée, à laquelle ont accès les dermatologues installés dans les grandes villes du pays. Ces derniers renvoient leurs diagnostics et recommandations aux médecins de villages pour améliorer la prise en charge des patients.

    Du fait que des spécialistes partagent leur point de vue avec des généralistes, le dispositif permet ainsi en parallèle d’améliorer la formation médicale.

    Le projet est actuellement en phase pilote dans plus d’une vingtaine de villages.

    Inde : Khushi Baby, un pendentif pour collecter les données de santé des jeunes enfants

    Khushi Baby est un pendentif équipé d’une puce NFC qui permet de stocker les informations de santé des jeunes enfants qui la portent. Le dispositif a été conçu pour surmonter les difficultés de vaccination des jeunes enfants, de collecte de données et de sensibilisation.

    Les informations recueillies sont accessibles sur une application mobile pour les agents de santé et par le biais d’un tableau de bord pour les autorités sanitaires.

    Les pendentifs sont waterproof, ne nécessitent pas de batterie et coûtent moins d’un dollar à produire. La solution est adaptée aux us locaux puisque le fil noir utilisé ressemble à celui des colliers que les bébés de cette région de l’Inde portent pour éloigner la malchance.

    L’initiative a bénéficié d’un premier accompagnement par l’Observatoire en 2017 pour développer l’application en Inde, au Rajasthan. Le dispositif a été testé avec succès en phase pilote. Le nouvel accompagnement de la fondation a pour objectif d’aider les porteurs du projet à développer la solution à grande échelle et à y intégrer de nouvelles fonctionnalités.

    Tanzanie : AfyaData pour promouvoir la gestion adéquate des zoonoses*

    L’initiative AfyaData est une application de gestion des épidémies liées à la proximité des populations avec les animaux.

    Grâce aux informations récoltées sur les symptômes, aux coordonnées GPS et aux photos envoyées par les patients, les professionnels de santé, propriétaires de bétails, vétérinaires et rangers de parcs nationaux reçoivent les informations relatives à la maladie suspectée et la procédure à suivre pour éviter une épidémie.

    Ce projet de recherche opérationnelle est un support de gestion des épidémies mobilisant tous les acteurs du terrain et décisionnels.

  • NFC

    Near Field Communication (communication en champ proche)

  • Diabète : Sanofi accorde 4M€ à Biocorp pour son capteur intelligent Mallya

    La société française Biocorp, spécialiste du développement et de la fabrication de dispositifs médicaux et de systèmes d’administration de médicaments injectés, est entrée en négociation exclusive avec Sanofi afin d’intégrer son capteur connecté Mallya à la plateforme de traitement du diabète du groupe pharmaceutique. Dans un communiqué publié le 3 juillet 2019, Biocorp affirme avoir reçu un paiement initial de 4 millions d’euros de la part de Sanofi « afin de soutenir les activités de développement connexes ». Cette somme est supérieure à son chiffre d’affaires 2018 (3,89 millions).

    Mallya est un capteur intelligent qui « transforme les stylos à insuline classiques en dispositifs connectés », indique la société : il collecte automatiquement les données d’injection (dose, date et heure) et les transmet par Bluetooth en temps réel à une application mobile de suivi. Ce dispositif permet de mieux gérer les injections mais aussi d’éviter les oublis, les doubles doses et les surdosages.

    Eric Dessertenne, directeur général délégué de Biocoorp, estime que la solution Mallya a « un très gros potentiel pour se hisser au rang de standard sur son marché ».

  • Matrice santé & numérique : 5 projets sont nés du programme porté par Matrice (École 42) et Roche

    Uway (appli pour améliorer la prise en charge aux urgences), Protocolr (assistant virtuel de la recherche clinique), Welcome Doctor (plateforme pour faciliter la mobilité des médecins), Désertix (plateforme de partage de données pour lutter contre les déserts médicaux) et Qapla (appli pour simplifier le suivi pédiatrique) sont les projets entrepreneuriaux qui ont vu le jour dans le cadre du programme de formation « Matrice santé & numérique », lancé en septembre 2018 par Matrice, le programme d’entrepreneuriat de l’École 42, et Roche, investisseur mondial en R&D dans le secteur de la santé. Les initiatives ont été présentées le 4 juillet 2019, date de fin de la formation, lors d’un événement dédié.

    Les étudiants ont travaillé pendant 10 mois en équipe pour développer leurs idées, accompagnés tout au long de cette période par des collaborateurs Roche qui souhaitaient s’investir. Dans ce cadre, 5 projets ont été développés et consolidés.

    « Ce partenariat illustre comment un grand groupe comme Roche peut travailler avec des étudiants dans une dynamique d’open innovation pour répondre aux besoins d’un marché spécifique, celui de la santé, avec la technologie », commente le service communication de l’entreprise pharmaceutique.

    Synthèse des 4 projets en image

    Uway : appli pour améliorer la prise en charge aux urgences

    Protocolr : assistant virtuel de la recherche clinique

    Welcome Doctor : plateforme pour faciliter la mobilité des médecins

    Désertix : plateforme de partage de données pour lutter contre les déserts médicaux

    Qapla : appli pour simplifier le suivi pédiatrique

    Un programme en 4 phases

    « Matrice santé & numérique » : 26 étudiants, 50 collaborateurs, 8 écoles et universités

  • Wefight lève 1,8 million d’euros pour déployer son chatbot Vik

    La société montpelliéraine Wefight annonce une première levée de fonds de 1,8 million d’euros réalisée auprès du fonds d’« impact investing » Investir & plus et des réseaux de business angels Angels Santé, Badge et Melies. Les fonds récoltés serviront au déploiement de son chatbot (compagnon virtuel) Vik dans plus de 30 maladies d’ici 2020, précise-t-elle dans communiqué daté du 4 juillet 2019.

    Wefight a été créée en 2017 par Benoît Brouard, docteur en pharmacie, et Pierre Nectoux, ingénieur CentraleSupélec, pour lancer le compagnon virtuel Vik, conçu pour répondre à toutes les questions des patients en lien avec leur maladie, leur traitement ou leur parcours de soins. Les fondateurs ont constaté que les patients étaient « de plus en plus seuls face à leur maladie » et qu’il s’ensuivait un défaut d’informations, source de complications et de ré-hospitalisations. « Vik, en participant à l’autonomisation des patients, va permettre de faciliter leur intégration dans leur parcours de soins », commente Wefight.

    Vik a été d’abord disponible pour les patientes atteintes d’un cancer du sein. Depuis cette année, le chatbot s’adresse également aux personnes asthmatiques ainsi qu’à celles souffrant de migraine et de dépression. Le dispositif est disponible gratuitement sur le site de Wefight ainsi que sur l’application Messenger de Facebook et le système iOS d’Apple.

    « Wefight démontre que la technologie permet de rompre l’isolement et d’apporter un vrai bénéfice socio-économique aux différentes parties prenantes du système de santé, qu’il s’agisse des patients, de leurs proches et des professionnels de santé », commente Vincent Fauvet, président du fonds Investir & plus, qui a participé à la levée de fonds.

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    Les business angels des grandes écoles