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  • Alliamce, une plateforme d’accompagnement des patients hématologiques sous thérapie orale

    3 associations agissant dans le domaine des cancers hématologiques ont lancé le projet Alliamce (Accompagnement des patients atteints de lymphomes et leucémies traités par médication orale), une plateforme qui propose un accompagnement sur mesure aux patients atteints d’hémopathies et recevant un traitement par voie orale.

    Le projet consiste en un suivi téléphonique par un infirmier qui fait l’interface avec l’équipe de soins. Il s’étend sur les 6 premiers mois du traitement de chaque patient sous thérapie orale.

    Il a été initié par 2 associations de patients, France Lymphome Espoir et l’Association de soutien et d’information à la leucémie lymphoïde chronique et la maladie de Waldenström (Sillc), et un Fonds de dotation dédié à la recherche clinique en hématologie, Force Hémato.

    Alliamce est actuellement en phase d’expérimentation. L’inclusion des patients, sous Idelalisib, Ibrutinib ou Venetoclax, se réalisera jusqu’au 30 septembre 2019. Le dispositif est disponible dans les services d’hématologie d’une douzaine de centres hospitaliers du territoire : Amiens, Bayonne, Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Poitiers, Pontoise, Roubaix, Rouen, Toulon et Tours.

    La plateforme a été montée par Patientys, société spécialisée dans l’accompagnement de patients dans d’autres pathologies chroniques.

    Un difficile suivi des effets indésirables à domicile

    Le nombre croissant de médicaments oraux à disposition en onco-hématologie renforce la nécessité d’optimiser le suivi des patients traités en ambulatoire. Ils sont moins en contacts directs avec les équipes hospitalières ; un phénomène qui complique la gestion des effets indésirables et de l’observance.

    Les 3 associations ont identifié différents dispositifs de suivi de ces patients, lancés ces dernières années en France pour assurer ce virage ambulatoire. Ils reposent généralement sur un infirmier de coordination mais de nombreux services d’hématologie ne disposent pas des ressources nécessaires.

    Un suivi téléphonique

    La plateforme Alliamce propose un suivi téléphonique régulier par des infirmiers sur un rythme  individualisé en fonction du traitement et de sa toxicité pendant les 6 premiers mois du traitement de chaque patient sous thérapie orale. L’infirmier recueille des informations sur les effets indésirables, l’observance et la qualité de vie. Il assure ensuite le lien avec l’hématologue référent du patient et lui transmet régulièrement les données recueillies ainsi que les informations sur les risques nécessitant potentiellement une intervention.

    Leur mission est également d’apporter les information nécessaires au médecin traitant et au pharmacien du patient.

  • Australie : un vaccin contre la grippe créé avec l’aide de l’IA va être testé aux USA

    Un vaccin contre la grippe saisonnière mis au point avec l’aide de l’intelligence artificielle (IA) par des scientifiques de l’université Flinders (Adélaïde, Australie-Méridionale) est sur le point d’être testé dans le cadre d’essais cliniques menés à travers les États-Unis. Parrainée par l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases), qui fait partie des instituts nationaux de la santé des États-Unis, cette étude clinique américaine durera environ un an et vise à recruter 240 volontaires en bonne santé.

    La technologie de ce vaccin antigrippal, développée par une équipe dirigée par Nikolai Petrovsky, professeur et directeur de la recherche sur les vaccins à Flinders, est présentée comme le premier médicament humain à être entièrement conçu par IA.

    L’équipe de l’université australienne a plus précisément créé le programme « Search Algorithm for Ligands » (SAM, « algorithme de recherche pour les ligands »). La technologie à la base du vaccin utilise des adjuvants, substances qui renforcent la réponse immunitaire de l’organisme à un vaccin.
    Le travail des chercheurs a confirmé « le fait que SAM avait non seulement la capacité d’identifier de bons médicaments mais avait en fait mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement », commente Nikolai Petrovsky dans une interview accordé à Healthcare IT News et publiée le 4 juillet 2019.

    2 programmes pour générer et analyser les composés chimiques

    Dans le cadre de ce projet, l’équipe de l’université Flinders a fait connaître au programme d’intelligence artificielle (IA) un ensemble de composés connus pour activer le système immunitaire humain ainsi qu’un ensemble de composés qui ne fonctionnaient pas, explique Nikolai Petrovsky (source : Healthcare IT News).

    Le travail de l’IA a consisté à déterminer seul ce qui distingue un médicament qui fonctionne d’un médicament qui ne fonctionne pas.

    Nikolai Petrovsky indique que les chercheurs ont mis au point un autre programme, appelé « the synthetic chemist » (« chimiste de synthèse »). Ce dernier génère des milliards de composés chimiques différents, envoyés ensuite à SAM pour qu’il les examine afin de trouver des candidats qui, selon lui, pourraient être de bons médicaments immunitaires humains.

    « SAM a mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement »

    « Nous avons ensuite pris les meilleurs candidats fournis par SAM, les avons synthétisés pour la première fois au laboratoire et les avons testés sur des cellules sanguines humaines pour voir s’ils fonctionneraient, indique-t-il. Cela a confirmé le fait que SAM avait non seulement la capacité d’identifier de bons médicaments mais avait en fait mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement. »

    L’équipe a ensuite mis au point ces médicaments créés par SAM par le biais de tests réalisés sur des animaux animaux pour confirmer leur capacité à renforcer l’efficacité du vaccin antigrippal.

    Le processus de découverte et de développement de médicaments réduit « de plusieurs décennies et de centaines de millions de dollars »

    Le candidat qui a émergé de ce travail fait l’objet d’essais cliniques aux États, « quelques années seulement après sa création par SAM, raccourcissant de plusieurs décennies et de centaines de millions de dollars le processus normal de découverte et de développement de médicaments », commente Nikolai Petrovsky.

    Principal obstacle : le scepticisme des autres scientifiques

    Le chercheur note que le principal obstacle à ce projet pourrait être le scepticisme de ses collègues scientifiques et de certains organismes subventionnaires locaux sur le fait que cette approche fonctionne réellement.

    « Nous avons eu plus de quatre ans d’avance sur nous-mêmes »

    « Notamment dans la proposition de subvention initiale, nous avions cinq ans pour que le système fonctionne et présenter quelques candidats initiaux, explique-t-il. Au lieu de cela, l’IA [s’est avérée] si puissante que nous avions déjà notre dernier candidat-médicament au cours de la première année suivant l’octroi de la subvention. Nous avons donc eu plus de quatre ans d’avance sur nous-mêmes. »

    Il a prédit que l’IA serait le véhicule par lequel la grande majorité des médicaments du futur serait créée.

    « Ce n’est qu’une question de temps, commente le scientifique. Nous avons montré qu’en utilisant une telle approche, nous pouvons analyser 10 puissance 18 composés potentiels en quelques semaines. Cela est incompréhensible même pour une grande société pharmaceutique qui pourrait être en mesure de cribler plusieurs centaines de milliers de composés par an avec des centaines de personnes. »

  • E-parcours : 150 M€ pour accompagner les ARS dans le déploiement des services numériques (2018 -2022)

    Un financement national de 150 millions d’euros est prévu sur la période 2018 -2022 pour accompagner les agences régionales de santé (ARS) dans le déploiement progressif des services numériques auprès des acteurs sanitaires, médico-sociaux et sociaux participant à la coordination des parcours, sur l’ensemble du territoire régional. C’est ce qu’annonce la DGOS dans une instruction datée du 24 mai 2019 et que H&TI a pu consulter le 8 juillet. Cette instruction vise à « actualiser les modalités de mise en œuvre du programme e-parcours, dont l’accompagnement financier, au regard de la stratégie de transformation du système de santé », est-il indiqué.

    Les crédits seront attribués aux ARS dans le cadre du fonds d’intervention régional (FIR). Le financement accordé est forfaitaire, dans la limite des enveloppes régionales disponibles :
    • pour les collectifs de soins coordonnés : il est de 200 000 euros par bassin de 300 000 habitants ;
    • pour les dispositifs d’appui aux parcours complexes : il est de 800 000 euros par bassin de 300 000 habitants.

    Le programme e-parcours s’appuie sur un mécanisme de financement « à l’usage significatif » des services numériques, est-il indiqué. « Ce type de fonctionnement valorise par construction les projets aboutis et opérationnels, explique la DGOS. Il s’agit ainsi de valoriser l’usage des services numériques et de laisser une marge de manœuvre aux acteurs locaux dans leur priorisation et les moyens qu’ils souhaitent mettre en œuvre, tout en renforçant l’obligation de résultats. »

    Les ARS doivent soumettre les projets des professionnels de santé qu’elles ont retenus à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) à l’aide du cadre de réponse attendu (voir annexe 4) :
    • jusqu’au 31/12/2020 pour les fonctions d’appui aux parcours complexes ;
    • jusqu’au 31/12/2021 pour les collectifs de soins.

    Signataires de l’instruction

    • pour la ministre et par délégation : Stéphanie Decoopman, cheffe de service, adjointe à la directrice générale de l’offre de soins (DGOS) ;
    • pour la ministre et par délégation : Sabine Fourcade, secrétaire générale des ministères chargés des affaires sociales ;
    • pour la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam) : Nicolas Revel, directeur général.

    L’ensemble des directives présentés dans le texte sont adressées par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn « aux services chargés de leur application, sous réserve, le cas échéant, de l’examen particulier des situations individuelles », précise la DGOS.

    Les objectifs de l’accompagnement financier

    Les financements sont attribués selon les objectifs suivants :

    • assurer l’appropriation et l’usage des services numériques en conditionnant le financement total à l’atteinte d’objectifs d’usage connus et partagés; les financements sont versés en deux étapes :
      • à l’amorçage du projet (60 %) ;
      • lorsque les cibles d’usage sont atteintes, à savoir sous 2 ans et au maximum au 31/12/2022 (40 % restant).
    • contribuer à l’urbanisation des systèmes d’information (SI) de santé en conditionnant le financement au respect de la stratégie e-santé nationale et aux politiques publiques en place et à venir :
      • les projets doivent répondre aux critères organisationnels territoriaux et s’intégrer à la stratégie régionale de e-santé actuelle ;
      • une cohérence devra être assurée avec le cadre d’urbanisation en cours d’élaboration par la Direction nationale de la santé (DNS) et la mise en œuvre du bouquet de services aux professionnels de santé.

    Les modalités de candidatures

    • Les agences régionales de santé sélectionnent les projets qui leur sont présentés par les professionnels de santé en veillant à la cohérence régionale des projets ;
    • les projets régionaux retenus doivent être soumis à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) à l’aide du cadre de réponse attendu (voir annexe 4) ;
    • les projets finançables peuvent être proposés :
      • jusqu’au 31/12/2020 pour les fonctions d’appui aux parcours complexes ;
      • jusqu’au 31/12/2021 pour les collectifs de soins.
        « Il y a ainsi plusieurs fenêtres de dépôts de candidatures avant les phases de délégation de crédits FIR », commente la DGOs.

    E-parcours : un programme qui s’inscrit dans le cadre du plan Ma Santé 2022

    Le programme e-parcours s’inscrit dans le cadre de la stratégie de transformation du système de santé « Ma santé 2022 » et de son volet numérique. Il a été conçu dans l’optique d’offrir un bouquet de services numériques pour les professionnels de santé, en appui des 3 principaux engagements pris par le ministère des Solidarités et de la Santé, soit :

    • placer le patient au cœur du système et faire de la qualité de sa prise en charge, « la boussole de la réforme », indique la DGOS ;
    • organiser l’articulation entre médecine de ville, secteur médico-social et hôpital pour mieux répondre aux besoins de soins en proximité ;
    • repenser les métiers et la formation des professionnels de santé.

    Sur la période 2018-2022, le programme « e-parcours » a pour objectif d’accompagner la mise en œuvre de services numériques territoriaux de coordination destinés aux professionnels des organisations sanitaires, médico-sociales et sociales coordonnées au travers des nouvelles organisations territoriales de santé ou de fonctions d’appui aux parcours complexes.

    La mise en œuvre de ces services s’inscrit dans le schéma d’architecture cible des systèmes d’information de santé mis en œuvre par la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) en s’appuyant sur le rapport « Accélérer le virage numérique » de Dominique Pon et Annelore Coury.

    Le programme e-parcours constitue l’action n°14 de la feuille de route du numérique en santé présentée par la ministre des Solidarités et de la Santé en avril 2019.

    Le programme e-parcours doit permettre :

    • de contribuer à l’architecture cible des systèmes d’information de santé développée par la DNS ; les services numériques de coordination font en effet partie des services socles identifiés dans la doctrine numérique et seront intégrés au bouquet de services numériques aux professionnels.
    • de développer et simplifier les liens entre les professionnels exerçant dans les secteurs sanitaire, médico-social et social dans une logique de prise en charge décloisonnée, via le déploiement et l’usage de services et référentiels socles4, l’usage de services d’échange et de partage sécurisés, articulés avec l’ouverture des systèmes d’informations hospitaliers (SIH) vers la ville et le médicosocial portée par le programme national Hop’en ;
    • de réussir la transformation numérique du parcours de santé dans les territoires, en lien avec la mise en place de l’espace numérique de santé de l’usager, engagement majeur de «Ma santé 2022.

    « Les utilisateurs cibles du programme e-parcours sont prioritairement les collectifs de soins promus par « Ma Santé 2022″, note la DGOS. Le succès du programme s’articule étroitement autour de la mise en œuvre opérationnelle de ces nouvelles organisations territoriales et du déploiement de la stratégie nationale et régionale e-santé. »

    Des services numériques dédiés aux organisations territoriales coordonnées promues par Ma Santé 2022

    Les services numériques de coordination vise à être utilisés par l’ensemble des acteurs dans le cadre de la coordination usuelle et complexe :

    • dans le secteur sanitaire, les professionnels exerçant en établissement de santé et exerçant en ambulatoire (cabinet individuel et toutes formes d’exercice coordonné) ;
    • dans le secteur médicosocial, les professionnels exerçant en établissements et services médicosociaux ;
    • dans les autres secteurs, les professionnels intervenant dans la mise en œuvre des parcours de santé directement (soins de support, accompagnement personnes handicapées, etc.) ou en appui des professionnels (tout dispositif d’appui aux parcours complexes).

    Un accompagnement au développement des services numériques de coordination jusqu’en 2022

    Le programme e-parcours prévoit le développement et le déploiement des services numériques suivants au sein du bouquet de services numériques aux professionnels :

    • le dossier de coordination, qui rassemble les informations nécessaires à la mise en œuvre de la coordination et s’appuie sur le DMP pour la restitution des données médico-cliniques de l’usager et en lien avec l’espace numérique du patient à terme ;
    • la description de l’équipe de prise en charge, qui comprend l’ensemble des professionnels sanitaires, médico-sociaux et sociaux ;
    • le plan personnalisé de santé (PPS), élaboré et mis à jour selon les besoins ;
    • les services de repérage et dépistage des situations de l’usager en vue de son intégration dans un dispositif de coordination ;
    • le carnet de liaison/suivi de l’usager et la gestion d’alertes, qui permet de signaler des évènements imprévus aux professionnels de l’équipe de prise en charge ;
    • le réseau social professionnel, qui permet aux professionnels d’échanger en complément d’un service de messagerie sécurisée de santé ;
    • le partage d’agenda, à 2 titres :
      • la gestion des évènements à venir dans la prise en charge de l’usager ;
      • la fédération d’agendas des professionnels afin de faciliter l’organisation des soins ;
    • la gestion des orientations, en prévision du retour à domicile notamment, en s’appuyant sur le Ror (Répertoire opérationnel des ressources) et les outils existants comme ViaTrajectoire et le Prado (Programme de retour à domicile).

    En accord avec la mise en œuvre progressive des nouvelles organisations et de leurs outils, les délais de candidatures sont prévus en 2 temps :

    • jusqu’au 31/12/2020 pour le financement de mise en œuvre de services numériques pour les dispositifs d’appui aux parcours complexes ;
    • jusqu’au 31/12/2021 pour le financement de mise en œuvre de services numériques destinés à l’outillage des collectifs de soins.

    « Les cibles d’usage doivent être atteintes sous 2 ans par les projets financés, et au maximum au 31/12/2022 », indique la DGOS.

    Les objectifs et la mise en œuvre du programme e-parcours

    Les dispositifs éligibles au programme e-parcours :

    Les projets éligibles doivent présenter :

    • une couverture territoriale suffisante dans l’optique d’assurer un maillage cohérent des parcours et des acteurs tant sur le plan organisationnel (projet territorial articulant les différents dispositifs…) que numérique (usage d’outils numériques interopérables) ;
    • un projet numérique global sur un même bassin territorial, comprenant l’usage des services d’appui aux parcours et des services et référentiels socles (politique de sécurité des SI, référentiel d’interopérabilité etc.).

    Les caractéristiques organisationnelles auxquelles doivent répondre les dispositifs sont précisées à la page 6 de l’instruction, les caractéristiques relatives à l’outillage numérique que le projet doit présenter sont détaillées en page 7.

    Le pilotage du programme

    Le pilotage national

    Le pilotage national du programme est assuré par la DGOS, en lien avec la Direction nationale de la santé , et en coordination avec l’Assurance maladie, la DGCS et les autres programmes nationaux.

    À ce titre, elle assure :

    • un suivi du déploiement dans les régions et un suivi national des cibles d’usage ;
    • le suivi des délégations financières et le calendrier global du programme ;
    • la cohérence avec les autres programmes nationaux de santé déployés dans le cadre de la stratégie Ma santé 2022.

    La mise en œuvre régionale

    « Une déclinaison régionale du pilotage national associant étroitement ARS et représentant de l’Assurance Maladie est à organiser afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des projets organisationnels et numériques régionaux, ainsi qu’un travail conjoint sur le déploiement et l’atteinte des cibles d’usage, explique la DGOS. Chaque ARS définit ainsi l’organisation et les processus permettant le pilotage du déploiement du programme e-parcours et des services numériques de coordination dans sa région. »

    « Elle est garante de la cohérence des projets des professionnels exerçant sur son territoire avec son projet régional de santé (PRS) et de la stratégie régionale e-santé avec la stratégie nationale e-santé, précise la DGOS. Ainsi, les ARS sont les interlocutrices privilégiées des professionnels dans l’organisation des parcours et la définition des modalités de mise en œuvre du travail coordonné et dans leurs démarches d’outillage numérique de coordination. »

    Pour faciliter le suivi, chaque ARS doit désigner un interlocuteur régional, qui sera référent sur la thématique e-parcours et en lien avec les acteurs clés sur la mise en œuvre des collectifs de soins coordonnés, les fonctions d’appui à la coordination et la e-santé en région. La région doit transmettre le nom de ce référent à la DGOS (dgos-pf5@sante.gouv.fr) d’ici le 30 juin 2019.

    Modalités de suivi d’avancement du projet

    Chaque ARS retenue rendra notamment compte de l’avancement de ses différents projets par :

    • la transmission trimestrielle d’un « rapport flash » synthétique (voir annexe 4) ;
    • la transmission semestrielle des indicateurs d’usage des services numériques d’appui à la coordination tels que listés dans l’annexe 2.

    Les modalités de remontée des « rapports flash » et des indicateurs d’usage seront précisées ultérieurement, est-il indiqué.

  • Loi complémentaires santé : adopté, le texte impose un accès en temps réel aux droits et garanties

    L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) « assure le suivi de la mise en œuvre effective » par les organismes d’assurance maladie complémentaire, avant le 1er décembre 2020, des services numériques permettant à leurs adhérents, assurés et participants « d’avoir connaissance de leurs droits et garanties en temps réel » et « rendant possible la mise à disposition des professionnels, des établissements et des centres de santé des informations relatives à ces droits et garanties », « notamment aux fins de mise en œuvre du tiers payant sur les produits et prestations qu’ils délivrent ». C’est ce que prévoit dans son article 3 bis 1 la loi « relative au droit de résiliation sans frais de contrats de complémentaires santé ».

    Le Sénat a adopté jeudi 4 juillet 2019 les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de ladite loi du député LREM Gilles Le Gendre. Le texte est définitivement adopté, du fait que l’Assemblée nationale a adopté les mêmes conclusions le 27 juin 2019.

    La disposition sur l’imposition d’un accès en temps réel aux droits et garanties, absente du texte déposé, a été ajoutée par amendement du groupe LREM lors de l’examen en commission à l’Assemblée nationale. Supprimée par le Sénat, elle a été rétablie en CMP dans une nouvelle version.

  • Pénuries médicaments : A.Buzyn retient l’idée du déploiement d’une app signalant les indisponibilités

    Dans sa feuille de route 2019-2022 pour « lutter contre les pénuries et améliorer la disponibilité des médicaments en France », le ministère des Solidarités et de la Santé reprend l’idée des représentants des patients de « développer un outil partagé, de type application, qui permettrait de signaler les indisponibilités de médicaments » (action 4). Dans ce plan, présenté par la ministre Agnès Buzyn le 8 juillet 2019 dans les locaux du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), le numérique se retrouve à la base de plusieurs solutions proposées. 

    Le premier axe de la feuille de route consiste à « promouvoir la transparence et la qualité de l’information » afin de « rétablir la confiance et la fluidité entre tous les acteurs ». Le ministère met en avant dans le document l’outil DP-Ruptures, développé par le Cnop pour permettre aux pharmaciens d’officine de signaler les ruptures d’approvisionnement aux laboratoires, et demande que ce partage soit « élargi à toute la chaîne de distribution, incluant les grossistes-répartiteurs et les dépositaires » (action 1).

    En dehors de l’action 4, 2 autres propositions portent sur le numérique.
    L’action 8 consisterait à « refondre » le site de l’ANSM, qui représente aujourd’hui la « première source d’information publique et actualisée en matière de pénuries des MITM (Médicaments d’intérêt thérapeutique majeur).   
    Dans le cadre de l’action 24, le ministère propose de « mettre en place une information partagée sur les pénuries entre les pays européens [afin de] distinguer les pénuries localisées, qui requièrent des solutions nationales et les pénuries touchant l’ensemble du territoire européen ».

    « Les grandes orientations proposées constituent un point de départ, indique la ministre dans l’éditorial du document. Dès septembre, je mettrai en place une nouvelle instance de gouvernance pour enrichir cette feuille de route avec l’ensemble des acteurs concernés. »

  • Journées e-santé 360 : accélérer l’usage du numérique en santé sur les territoires, 5-6/11/19, Paris

    Maincare Solutions organise les Journées e-santé 360 les 5 et 6 novembre 2019 à Paris. Centrée sur la thématique « objectif parcours 360 », ces 2 journées porteront sur l’accélération de l’usage du numérique en santé sur les territoires. 400 décideurs, pionniers et acteurs de la transformation numérique dans le secteur sont attendus.

    « Les grands plans nationaux de modernisation de notre système de santé, le volet numérique du plan Ma Santé 2022 en tête, font la part belle à l’ouverture et au décloisonnement des pratiques, commente l’entreprise organisatrice, précisant que l’édition 2019 de l’événement sera « l’occasion de donner la parole à tous les acteurs (Régions, groupements et établissements hospitaliers, professionnels de santé…) qui chaque jour œuvrent pour mettre le numérique au service d’une vision décloisonnée et globale des parcours patients« .

    La journée du 5 novembre sera consacrée à l’échange « avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires », indique Maincare, avec une matinée « GHT, région, prévention » au cours de laquelle seront présentés des retours d’expérience et un après-midi qui donnera « carte blanche au patient numérique ».

    La journée « solutions » du 6 novembre s’adresse plus particulièrement aux clients de Maincare.

    Les inscriptions sont à réaliser en remplissant un formulaire en ligne, accessible via ce lien pour la journée du 5 novembre, et via ce lien pour la journée du 6 novembre.

    Pré-programme du 5 novembre 2019

    Objectif : échanger avec celles et ceux qui sont mobilisés pour faire avancer l’usage du numérique en santé sur les territoires.

    • 09h00 : café d’accueil

    Les Jardins de Majorelle

    Matinée GHT, région, prévention : retours d’expérience

    Programme détaillé à venir.

    • 12h30 : cocktail déjeunatoire

    Les Jardins de Majorelle

    Après-midi « Carte blanche au patient numérique »

    Programme détaillé à venir.

    • 17h00 : cocktail de clôture

    Les Jardins de Majorelle

  • Concours i-Lab : 20 % des lauréats issus de la medtech, 3 projets e-santé parmi les 10 grands prix

    3 porteurs de projets de e-santé (Certis Therapeutics, Superbranche et Exoneo) font partie des 10 grands prix du concours d’innovation i-Lab 2019. Au total, 75 lauréats ont été désignés, sélectionnés parmi 468 candidatures. 20 % des gagnants représentent le domaine des technologies médicales. Créé il y a 21 ans par le ministère de la Recherche, le concours « valorise les résultats de la recherche publique à travers la création d’entreprises de technologies innovantes », est-il précisé dans le dossier de présentation du palmarès 2019, dévoilé le 4 juillet 2019.

    « Comme les années précédentes, les projets des domaines de la santé et du numérique représentent la très grande majorité » des lauréats, est-il indiqué dans le dossier de présentation, soit plus de 69 % des projets. « Les secteurs de la pharmacie, des biotechnologies et des technologies médicales représentent à eux seuls plus de 45 % », tandis que le secteur du numérique « recouvre presque un projet sur 4 avec 24 % », est-il noté. 

    Les projets sélectionnés se voient attribuer une subvention pouvant aller jusqu’à 600 000 euros ainsi que la possibilité d‘être accompagnés par l’EM de Lyon et HEC Challenge +,  et de bénéficier d’un accès privilégié au programme NETVA (Deeptech North America New Technology Venture Accelerator), un accompagnement personnalisé conçu pour se développer sur les marchés nord-américains. La marque i-Lab est présenté comme « un label précieux pour la recherche de financements ». Le ministère souligne qu’au cours des 21 éditions, le concours d’innovation a mobilisé 450 millions d’euros et a contribué à la fondation et à la croissance de 2 008 entreprises technologiques.

    Les 3 lauréats qui représentent la e-santé parmi les 10 grands prix sont :
    • Stéphane Chemouny, de Certis Therapeutics, qui développe des dispositifs médicaux mini-invasifs de thermo‑ablation guidés par imagerie  en cardiologie, oncologie et neurologie ;
    • Delphine Felder-Flesch, de Superbranche, qui développe des produits nanoparticulaires simples, injectables par voie intraveineuse et à moindre coût, ce qui permet d’atteindre les organes les plus profonds et difficilement accessibles ;
    • Guillaume Moguez, d’Exoneo, dont le projet UPYA propose une emboîture de prothèse de jambe capable d’augmenter l’accès aux soins en réduisant la complexité des réglages et les temps d’appareillage.

    Les lauréats du concours i-Lab issus du secteur de la e-santé sont les suivants :

    • Philippe Bastide, de Dianosic, dont le projet Sari-SC vise à développer « un scaffold actif résorbable intranasal pour le traitement de la sinusite chronique »;
    • Nicolas Bourdel, dont le projet SurgAR propose un logiciel d’assistance à la chirurgie par réalité augmentée ;
    • Jérôme Braudeau, d’AgenT, qui développe le test diagnostique sanguin AgenT Alz Diag, capable de détecter les patients atteints d’Alzheimer « 15 ans avant l’apparition de leur démence » grâce à un algorithme de machine learning ;
    • Sophie Cahen, de Ganymed Robotics, qui développe des technologies robotiques avancées pour les chirurgiens orthopédiques, notamment pour la pose de prothèse totales de genou ;
    • Marine Cotty-Eslous, de Lucine, qui propose une thérapie numérique capable de mesurer, d’analyser et de soulager la douleur chronique ;
    • Alexandra de la Fontaine, de Ludocare, qui propose des compagnons connectés destinés aux enfants atteints de mucoviscidose et d’asthme ;
    • Cédric Enguehard, dont le projet DMIV (Diagnostic Medical In Vivo) s’attache à détecter les cellules cancéreuses in vivo ;
    • Benjamin Faurie, dont la technologie Electroducer permet de réduire la durée et les coûts des interventions endovasculaires en supprimant l’utilisation d’un pacemaker temporaire;
    • Alexandre Guenoun, de Byond, dont les outils diagnostiques mettent l’intelligence artificielle au service de la biologie médicale ;
    • Jean-Damien Louise, d’Axorus, qui développe une rétine artificielle implantable pour les patients atteints de DMLA sèche s’appuyant sur un neurone électronique de rupture ;
    • Jordan Miron, dont le dispositif électronique Walk 2.0 aide les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à mieux vivre grâce à la stimulation rythmique auditive ;
    • Fabien Astic, dont le projet d’IA ExactCure propose un jumeau digital capable d’anticiper les effets d’un médicament sur un patient;
    • Florian Bernard, de Nurea, qui développe le logiciel Dynamo, spécialiste de l’aide à la décision médicale pour le diagnostic, le suivi et le pronostic des maladies vasculaires;
    • Sandrine Murcia, de Cosmia, qui lance la « première plateforme d’intelligence de la donnée privée » avec pour cible notamment le secteur de la santé.

  • Étude : les biomarqueurs du vieillissement et de la longévité dopés par l’IA (Cell)

    Les progrès de l’intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement du deep learning (apprentissage approfondi), ont conduit à une explosion du nombre de biomarqueurs permettant d’évaluer le vieillissement. Des chercheurs d’Insilico Medecine, une société américaine de biotechnologies, analysent les progrès récents dans ce domaine et l’espoir que suscite tous ces travaux. Dans leur étude*, publiée le 3 juillet dans Cell « Trends in Pharmacological Sciences », ils décrivent également les utilités potentielles de ces nouvelles « horloges » dans l’industrie pharmaceutique.

    À la recherche des marqueurs de l’âge biologique

    Il existe 2 types d’âge: l’âge chronologique, qui correspond au nombre d’années vécues, et l’âge biologique, influencé par nos gènes, notre mode de vie, notre comportement, l’environnement et bien d’autres facteurs. L’âge biologique est bien plus fiable que l’âge chronologique car il est étroitement corrélé à la mortalité et à l’état de santé. Depuis plusieurs décennies, de nombreuses équipes de recherche planchent sur des prédicteurs fiables de l’âge biologique mais jusqu’à présent, sans grand succès.

    Depuis 2016, l’utilisation de techniques d’apprentissage en profondeur pour trouver des prédicteurs de l’âge chronologique et biologique gagne en popularité dans le milieu de la recherche sur le vieillissement. Les progrès de l’intelligence artificielle (IA), combinés à la disponibilité de vastes ensembles de données, ont conduit à une explosion dans ce domaine, augmentant ainsi la variété de biomarqueurs pouvant être considérés comme prédicteurs potentiels de l’âge. C’est le constat que font des chercheurs de la société américaine de biotechnologies Insilico Médecine. Dans la revue Cell « Trends in Pharmacological Sciences », ils passent en revue les découvertes récentes.

    L’efficacité des réseaux de neurones profonds

    « Les êtres humains sont très doués pour deviner l’âge des uns et autres grâce à des photos, des vidéos, l’enregistrement de la voix, ou même des odeurs », déclarent les auteurs des travaux. Et bien souvent, quand quelqu’un paraît plus âgé que son âge chronologique, c’est qu’il est malade. « Un médecin expérimenté peut deviner l’état pathologique de son patient rien qu’en le regardant », écrivent-ils. Cependant, les réseaux neuronaux profonds (deep learning ou apprentissage approfondi) peuvent le faire mieux que lui et, grâce à cette méthode d’apprentissage automatique, il est désormais possible d’interpréter les facteurs qui impactent le plus l’âge biologique.

    La première étude de vieillissement utilisant des réseaux de neurones profonds a été publiée en 2016. Les scientifiques ont utilisé plus d’un million de tests sanguins cliniques. L’IA utilise aussi largement les données photographiques : des images des coins de l’œil permettent par exemple de prédire l’âge d’un individu avec une précision absolue de 1,9 an. Bien que les données photographiques ne soient pas les plus pertinentes biologiquement, de nombreux troubles génétiques et phénotypiques peuvent en effet être diagnostiqués à partir d’une image.

    L’IA se nourrit de sources de données très variées

    Les données d’expression des gènes sont parmi les plus précieuses car elles permettent l’identification des gènes les plus impliqués dans des maladies spécifiques, telles que le cancer. La première horloge de vieillissement dite « transcriptomique » mise au point à l’aide de techniques de deep learning a été publiée en 2018.

    « Les appareils portables sont également des gros pourvoyeurs de données biologiquement pertinentes », déclarent les chercheurs. En 2018, les changements d’activité physique liés à l’âge ont été étudiés pour la première fois dans le contexte de la prédiction de l’âge à l’aide de réseaux de neurones. Et ce modèle a été relativement précis pour prédire l’âge.

    Le potentiel pour l’industrie pharmaceutique

    Pour les sociétés pharmaceutiques, disposer d’ »horloges de vieillissement » fiables présente plusieurs avantages : c’est un moyen simple d’évaluer le type de données affecté par un médicament ou une intervention et de mieux comprendre quelles sont les données les plus importantes dans un essai clinique.

    Pour les entreprises spécialisées dans les vaccins, ces horloges peuvent aussi permettre de suivre les taux de réponse.

    « Les biomarqueurs profonds du vieillissement développés à l’aide de divers types de données font progresser rapidement l’industrie des biotechnologies de la longévité, » affirment les auteurs de l’étude. Ils font le pari que plusieurs start-ups spécialisées dans la longévité vont voir le jour dans les années à venir.

  • Grand Est : la santé parmi les filières prioritaires du plan régional en faveur de l’IA

    La santé, avec l’industrie du futur et la bioéconomie, fait partie des 3 filières prioritaires du Schéma régional de développement économique d’innovation et d’internationalisation (SRDEII), dans lequel s’inscrit le projet de « smart region » et de structuration de la filière numérique de la Région Grand Est, duquel découle le plan régional en faveur de l’intelligence artificielle (IA). Présenté fin juin 2019 à Strasbourg par Jean Rottner, président de la Région, lors de l’événement « 360 possibles – innovons ensemble dans le Grand Est », cette stratégie IA est élaborée en lien avec l’Agence d’innovation du Grand Est Grand E-nov ainsi que l’ensemble des acteurs de l’écosystème, privés, institutionnels, académiques, etc.

    L’objectif est de mobiliser 350 millions d’euros sur 5 ans.

    Le plan IA, adopté en séance plénière le 20 juin 2019, est structuré autour de 5 axes :
    • accélérer la compétitivité des entreprises par l’intelligence artificielle ;
    • soutenir l’excellence scientifique en intelligence artificielle et assurer son rayonnement et sa valorisation ;
    • dynamiser les start-ups depuis la formulation d’une idée jusqu’à la levée du premier million d’euros, en fédérant tous les acteurs de l’entrepreneuriat ;
    • développer les compétences en IA afin de répondre aux besoins croissants des entreprises en s’appuyant sur des formations en ligne ainsi que des nouveaux cursus et écoles dédiés ;
    • garantir une intelligence artificielle éthique, transparente et inclusive.

    Dans le cadre de ce plan, un institut régional, le « Grand Est 4 IA », va être créé pour fédérer la communauté IA de la Région en réunissant des chercheurs des universités de Haute-Alsace, de Strasbourg, de Lorraine, de Reims Champagne-Ardenne et de Troyes ainsi que les entreprises (ETI, PME ou start-ups) travaillant avec elles. Cet institut vise également à être utilisé comme espace de rencontres favorisant la valorisation et la co-innovation mais aussi à promouvoir le territoire régional pour le rendre attractif au niveau européen et à l’international.

    Un plan IA articulé autour de 5 axes

    1. Accélérer la compétitivité des entreprises par l’intelligence artificielle

    Actions :

    • créer un pack IA pour accélérer la transformation de 35 entreprises « primo-utilisatrices » d’intelligence artificielle par an, à travers un soutien financier pour des missions courtes de formation ou d’accompagnement à la transformation par l’IA de leur activité ;
    • accompagner une quinzaine de projets collaboratifs IA par an, entre acteurs divers, tels que des laboratoires, des entreprises et des start-ups ;
    • lancer des challenges pour le développement de nouvelles solutions IA pour les secteurs de la santé, de l’industrie et de la bioéconomie dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt « Économie numérique » ;
    • aider à la création de chaires industrielles, à hauteur de l’investissement en numéraire des industriels ;
    • fédérer les grands offreurs de solutions en IA au sein d’un « Club IA » afin de les rendre visibles, et de les rapprocher des marchés ;
    • valoriser les initiatives des entreprises du Grand Est dans le domaine de l’intelligence artificielle par le biais notamment de l’organisation d’évènements et de la création d’un site internet dédié au partage d’informations.

    2. Soutenir l’excellence scientifique en intelligence artificielle et assurer son rayonnement et sa valorisation :

    Actions :

    • initier des projets collaboratifs entre laboratoires ;
    • développer des chaires de recherche fortement connectées au monde économique. « Le soutien de la Région va également se focaliser sur les thèses IA afin d’en développer à terme une quinzaine », note la Région ;
    • accompagner les réponses aux appels à projets nationaux et européens en IA, notamment en soutenant financièrement tous les dossiers du Grand Est retenus ;
    • attirer 10 chercheurs de renom en IA par an ;
    • organiser à minima 2 colloques de recherche pour valoriser les travaux scientifiques.

    3. Dynamiser les start-ups depuis la formulation d’une idée jusqu’à la levée du premier million d’euros, en fédérant tous les acteurs de l’entrepreneuriat

    Actions :

    • fédérer tous les acteurs de l’entrepreneuriat (entrepreneuriat étudiant, établissements d’enseignement supérieur, incubateurs d’excellence, les SATT, programme d’accélération Scal’E-nov, French Tech, Bpifrance et la Région) afin d’accompagner au minimum 20 start-ups par an (dont la moitié provenant de l’extérieur du Grand Est) ;
    • mettre en place un nouveau programme « start-ups IA » animé par le réseau des incubateurs du Grand Est afin d’en faire des champions à visibilité internationale.

    4. Développer les compétences en IA afin de répondre aux besoins croissants des entreprises en s’appuyant sur des formations en ligne ainsi que des nouveaux cursus et écoles dédiés

    Actions :

    • créer 3 écoles IA Microsoft/Simplon, pour former des développeurs spécialisés sur la gestion et l’exploitation de la data et de l’IA ;
    • développer de nouveaux cursus IA dans les établissements d’enseignement supérieur, à l’instar de Télécom Physique Strasbourg avec le cursus d’ingénieur en « Science des données et IA » ;
    • développer un MOOC (cours en ligne) de sensibilisation à l’IA pour les demandeurs d’emploi ;
    • Créer un MOOC IA certifiant, destiné à développer des compétences IA sur des secteurs divers.

    5. Garantir une intelligence artificielle éthique, transparente et inclusive

    Actions :

    • sensibiliser le plus grand nombre en vulgarisant des principes scientifiques et des cas d’usage de l’IA par la création notamment d’un MOOC ;
    • mener une réflexion avec les acteurs du monde économiques et les scientifiques afin d’anticiper les transformations des métiers de demain ;
    • valoriser et favoriser la mixité dans les métiers de l’IA, à travers la création d’un annuaire des « femmes de l’IA dans le Grand Est » et également en soutenant sur le long terme des événements dédiés.

    350 millions d’euros sur 5 ans

    Le plan IA s’inscrit dans le cadre du plan numérique régional global qui comprend d’autres sujets tels que la donnée, la cybersécurité, le cloud de confiance, la blockchain et les objets connectés.

    Jusqu’à 70 millions d’euros par an pourront être mobilisés

    Dans ce cadre, l’objectif est de mobiliser 350 millions d’euros sur 5 ans, est-il indiqué dans le dossier de présentation du plan. « Pour cela, la Région jouera un rôle moteur et agira comme un catalyseur, qui fera que chaque euro investi pourra en générer jusqu’à 6 autres (côté fonds nationaux, européens, ressources industrielles et académiques), est-il précisé. Jusqu’à 70 millions d’euros par an pourront donc être mobilisés pour la réalisation de cette feuille de route, ce qui correspond à un triplement des efforts par rapport aux investissements actuels. »

    Création de l’institut régional « Grand Est 4IA »

    Objectifs :

    • promouvoir le territoire régional afin de le rendre visible et attractif auprès des investisseurs ;
    • rationaliser les efforts de lobbying et de recherche de fonds ;
    • initier un réseau rassemblant universitaires et industriels, qui mènera des actions de communication et de veilles scientifique et économique, à destination de la « communauté IA », formée d’acteurs publics et privés ;
    • mettre à disposition des acteurs de la recherche et des acteurs privés un espace de rencontres, favorisant le transfert, la valorisation et la co-innovation, et disposant d’un outil de gouvernance stratégique partagé.

    IA dans le Grand Est : chiffres clés

    • 250 chercheurs mobilisés sur l’IA répartis au sein de 15 équipes de recherche ;
    • près de 150 entreprises placent l’IA au cœur de leur développement dans des domaines tels que la maintenance prédictive, la télémédecine, la modélisation 3D d’images médicales, les assistants virtuels et la reconnaissance du langage naturel et le profilage intelligent pour la santé publique :
      • Parmi ces entreprises figure Ksilink, née de la collaboration de plusieurs pays : la société, spécialisée dans le développement des modèles cellulaires de pathologies à partir de cellules souches de patients, utilise une technologie agnostique de criblage haut débit et d’identification de cibles basées sur l’imagerie et l’analyse d’images ;
    • environ 70 start-ups présentent une forte maturité en matière d’IA.

    Exemple d’initiatives structurantes : le centre de calcul régional Romeo

    Le centre de calcul régional Romeo, issu de la Faculté des sciences de Reims, « offre une puissance de calcul de 1 pétaflops conçu pour l’IA, et permet de réaliser des simulations dans des domaines variés, comme la santé, l’agriculture [et] le climat », est-il indiqué dans le document de présentation du plan IA.

  • Investissements d’avenir : lancement du 1er appel à projets « PSPC-Régions » (deadline : 11/09/2019)

    Dans le cadre du lancement d’une nouvelle phase de la politique des pôles de compétitivité (2019 – 2022), l’État souhaite poursuivre une politique active de cofinancement des projets de recherche et développement collaboratifs, en association étroite avec les Régions, qui cofinancent les projets retenus.

    Après 25 appels à projets déjà menés conjointement par l’État et les Régions, le lancement de la phase IV des pôles de compétitivité est l’occasion d’impulser une nouvelle dynamique via la création du PSPC-Régions au sein du programme d’investissements d’avenir (PIA).

    Les projets PSPC-Régions attendus sont conduits par un consortium qui rassemble des entreprises et des partenaires académiques. Ils correspondent à des assiettes de travaux d’un montant compris entre 1 et 4 millions d’euros.

    Les objectifs de cet appel à projets conduit dans le cadre d’une association étroite avec les Régions sont :
    • de soutenir des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) structurants devant conduire à une mise sur le marché et visant des retombées économiques et technologiques directes sous forme de nouveaux produits, services et technologies, et des retombées indirectes en termes de structuration durable de filières ;
    • de favoriser la collaboration entre différents types d’acteurs (économiques et académiques), et en particulier entre grandes entreprises et PME.

    L’instruction des dossiers est conduite par les ministères concernés ainsi que par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et en concertation avec les Régions.

    Opéré par Bpifrance, l’appel à projets PSPC-Régions N°1 est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019.
    Les projets sont à adresser uniquement sous format électronique via la plateforme de dépôt Bpifrance :
    Extranet.bpifrance.fr/projets-innovants-collaboratifs.

    Nature des projets attendus

    Les projets attendus sont des projets de R&D conduits par un consortium qui rassemble au minimum 2 partenaires industriels ou de services dont une PME ou une ETI et un partenaire de recherche.

    Ils doivent présenter des budgets totaux compris entre 1 et 4 millions d’euros et seules les entreprises peuvent être chefs de file des projets. Il est recommandé que les consortiums candidats n’excèdent pas 5 partenaires formulant une demande d’aide.

    Critères de sélection des projets

    Pour être sélectionnés, les projets éligibles sont instruits notamment sur la base des critères suivants :

    • caractère innovant et valeur ajoutée du projet ;
    • caractère stratégique à l’échelle nationale et régionale, existence d’une collaboration structurée et d’un effet diffusant au sein d’une filière, en particulier pour les entreprises impliquées ;
    • impact économique du projet ; capacité du consortium à porter le projet ;
    • éco-conditionnalité.

    La labellisation d’un projet par un ou plusieurs pôles de compétitivité :

    • permet d’apporter une plus-value au porteur de projet, en apportant notamment la vision d’experts ;
    • doit garantir une qualité technique du projet pour les financeurs publics.

    Financement

    La labellisation d’un projet par un pôle de compétitivité conduit à une bonification du taux d’aide pour les entreprises :

    • de 35 à 50 % pour une PME ;
    • de 25 à 35 % pour un ETI ;
    • de 20 à 25 % pour une grande entreprise.

    Dans le cadre du processus de sélection, les projets PSPC-Régions sont proposés aux collectivités territoriales pour faire l’objet d’un cofinancement avec l’État, dans un objectif de parité.

    Le soutien apporté par l’État aux bénéficiaires se fait sous forme d’aides constituées de subventions et/ou d’avances récupérables.

    Les collectivités territoriales mettent en œuvre leurs propres modalités d’aide.

    Calendrier prévisionnel

    L’appel à projets PSPC-Régions est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019 à midi. Le cahier des charges est téléchargeable via ce lien.

    Le calendrier prévisionnel de sélection est le suivant : 

    Contacts et informations :

    Pour toute question concernant cet AAP, les points de contact sont :

    • PSPC-Regions@bpifrance.fr :
      • Julien Simon : julien.simon@bpifrance.fr ; 01 53 89 87 25 ;
      • Julie Baudet : julie.baudet@bpifrance.fr ; 01 53.89.78.83.