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  • Télémédecine : le syndicat Jeunes Médecins noue un partenariat avec la société Qare

    La société de télémédecine Qare conclut un partenariat national avec le syndicat Jeunes Médecins (ex-ISNCCA) « pour accélérer le développement de la télémédecine en France ». La téléconsultation « constitue un dispositif flexible particulièrement adapté à des logiques d’installation souple », notent les 2 organisations dans un communiqué commun daté du 9 juillet 2019.

    L’accord prévoit que les jeunes médecins adhérents du syndicat pourront être formés à la solution de téléconsultation de Qare à travers son module Qare Academy, comme l’ont déjà été quelque 350 professionnels de santé. À terme, les adhérents de l’organisation « pourront utiliser la solution Qare en complément de leur activité clinique » en délivrant des consultations à distance, est-il indiqué.

    « Les jeunes médecins qui s’installent aujourd’hui souhaitent pouvoir bénéficier d’horaires équilibrés et privilégient un travail coordonné avec les autres acteurs de la santé », relève le Dr Emanuel Loeb, président de Jeunes Médecins. Il affirme avoir choisi Qare « pour sa grande expérience de la téléconsultation » et « ses supports de formations particulièrement pertinents pour les jeunes médecins ». Nicolas Wolikow, fondateur de Qare, estime que ce partenariat « permettra d’améliorer, collectivement, l’accès aux soins et de structurer l’activité des médecins d’aujourd’hui et de demain grâce à la téléconsultation ».

  • Prep

    Prophylaxie pré-exposition (traitement préventif contre le VIH)

  • IST

    Infections sexuellement transmissibles

  • L’Assemblée nationale adopte le projet de loi Ma Santé 2022 (138 pour, 18 contre)

    L’Assemblée nationale adopte le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé avec 138 voix pour et 18 voix contre (173 votants, 156 suffrages exprimés). La nouvelle a été annoncée sur Twitter le 10 juillet 2019, à l’issue du vote. Pour une adoption définitive, le texte de compromis (81 articles contre 23 dans le projet de loi initial) doit être validé par le Sénat le 16 juillet 2019.

    Plusieurs mesures clés dans le domaine de la e-santé sont présentées dans le projet de loi, dont :

    • la création d’un espace numérique de santé (ENS), sécurisé et obligatoire pour tous les patients : déjà modifié en commission, l’article (n° 12) avait été amendé en séance au Sénat, notamment pour « inscrire des exceptions pour les contrats relatifs aux services et outils numériques référencés dans l’espace numérique en santé et qui poursuivent une finalité limitée à la prévention, au diagnostic, aux soins et au suivi social et médico-social » ;

    • Autre élément clé, le principe d’interopérabilité est confirmé dans le domaine du numérique :
    – le respect des référentiels d’interopérabilité doit être certifié via une attestation de conformité ;
    – un délai de trois ans et demi (janvier 2023) est accordé pour que les éditeurs, les professionnels et les établissements de soins se préparent au mieux.

  • Trophées de l’hospitalisation privée (FHP) : 3 solutions de e-santé récompensées

    Remarquée grâce à son application destinée aux enfants pris en charge en chirurgie, la clinique du Val d’Ouest (Rhône) décroche le prix « santé connectée » des Trophées de l’hospitalisation privée. Dans le cadre de cette 10ième édition du concours, la clinique Lille Sud (Nord), du groupe Ramsay Générale de Santé, s’est elle aussi distinguée dans la catégorie « Relations patients » avec son dispositif de géolocalisation qui permet d’informer en temps réel les familles de patients sur l’avancement de la prise en charge de leur proche. Par ailleurs, le prix « Coup de cœur des jurys » a été remis à la Clinalliance de Villiers-sur-Orge (Essonne) pour son dispositif de semelles connectées dédié à l’auto-rééducation.

    En dehors du secteur de la e-santé, 2 autres établissements ont été récompensés lors de la cérémonie de remise des prix, organisée le 19 juin 2019 par la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) :
    • l’hôpital privé Jean-Mermoz (Rhône), également issu du Ramsay Générale de Santé, a remporté le trophée de l’ »Excellence médicale » pour sa technologie d’endomicroscopie confocale laser dans le diagnostic des lésions kystiques pancréatiques.
    • la clinique Clémentville (Oc Santé) a obtenu le prix de la « Clinique socialement responsable pour sa maternité éco-responsable ».

    L’objectif des Trophées de l’hospitalisation privée est de mettre en lumière les établissements innovants et leurs initiatives les plus novatrices.

  • Smacl

    Société mutuelle d’assurance des collectivités locales

  • Alliamce, une plateforme d’accompagnement des patients hématologiques sous thérapie orale

    3 associations agissant dans le domaine des cancers hématologiques ont lancé le projet Alliamce (Accompagnement des patients atteints de lymphomes et leucémies traités par médication orale), une plateforme qui propose un accompagnement sur mesure aux patients atteints d’hémopathies et recevant un traitement par voie orale.

    Le projet consiste en un suivi téléphonique par un infirmier qui fait l’interface avec l’équipe de soins. Il s’étend sur les 6 premiers mois du traitement de chaque patient sous thérapie orale.

    Il a été initié par 2 associations de patients, France Lymphome Espoir et l’Association de soutien et d’information à la leucémie lymphoïde chronique et la maladie de Waldenström (Sillc), et un Fonds de dotation dédié à la recherche clinique en hématologie, Force Hémato.

    Alliamce est actuellement en phase d’expérimentation. L’inclusion des patients, sous Idelalisib, Ibrutinib ou Venetoclax, se réalisera jusqu’au 30 septembre 2019. Le dispositif est disponible dans les services d’hématologie d’une douzaine de centres hospitaliers du territoire : Amiens, Bayonne, Caen, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Poitiers, Pontoise, Roubaix, Rouen, Toulon et Tours.

    La plateforme a été montée par Patientys, société spécialisée dans l’accompagnement de patients dans d’autres pathologies chroniques.

    Un difficile suivi des effets indésirables à domicile

    Le nombre croissant de médicaments oraux à disposition en onco-hématologie renforce la nécessité d’optimiser le suivi des patients traités en ambulatoire. Ils sont moins en contacts directs avec les équipes hospitalières ; un phénomène qui complique la gestion des effets indésirables et de l’observance.

    Les 3 associations ont identifié différents dispositifs de suivi de ces patients, lancés ces dernières années en France pour assurer ce virage ambulatoire. Ils reposent généralement sur un infirmier de coordination mais de nombreux services d’hématologie ne disposent pas des ressources nécessaires.

    Un suivi téléphonique

    La plateforme Alliamce propose un suivi téléphonique régulier par des infirmiers sur un rythme  individualisé en fonction du traitement et de sa toxicité pendant les 6 premiers mois du traitement de chaque patient sous thérapie orale. L’infirmier recueille des informations sur les effets indésirables, l’observance et la qualité de vie. Il assure ensuite le lien avec l’hématologue référent du patient et lui transmet régulièrement les données recueillies ainsi que les informations sur les risques nécessitant potentiellement une intervention.

    Leur mission est également d’apporter les information nécessaires au médecin traitant et au pharmacien du patient.

  • Australie : un vaccin contre la grippe créé avec l’aide de l’IA va être testé aux USA

    Un vaccin contre la grippe saisonnière mis au point avec l’aide de l’intelligence artificielle (IA) par des scientifiques de l’université Flinders (Adélaïde, Australie-Méridionale) est sur le point d’être testé dans le cadre d’essais cliniques menés à travers les États-Unis. Parrainée par l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases), qui fait partie des instituts nationaux de la santé des États-Unis, cette étude clinique américaine durera environ un an et vise à recruter 240 volontaires en bonne santé.

    La technologie de ce vaccin antigrippal, développée par une équipe dirigée par Nikolai Petrovsky, professeur et directeur de la recherche sur les vaccins à Flinders, est présentée comme le premier médicament humain à être entièrement conçu par IA.

    L’équipe de l’université australienne a plus précisément créé le programme « Search Algorithm for Ligands » (SAM, « algorithme de recherche pour les ligands »). La technologie à la base du vaccin utilise des adjuvants, substances qui renforcent la réponse immunitaire de l’organisme à un vaccin.
    Le travail des chercheurs a confirmé « le fait que SAM avait non seulement la capacité d’identifier de bons médicaments mais avait en fait mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement », commente Nikolai Petrovsky dans une interview accordé à Healthcare IT News et publiée le 4 juillet 2019.

    2 programmes pour générer et analyser les composés chimiques

    Dans le cadre de ce projet, l’équipe de l’université Flinders a fait connaître au programme d’intelligence artificielle (IA) un ensemble de composés connus pour activer le système immunitaire humain ainsi qu’un ensemble de composés qui ne fonctionnaient pas, explique Nikolai Petrovsky (source : Healthcare IT News).

    Le travail de l’IA a consisté à déterminer seul ce qui distingue un médicament qui fonctionne d’un médicament qui ne fonctionne pas.

    Nikolai Petrovsky indique que les chercheurs ont mis au point un autre programme, appelé « the synthetic chemist » (« chimiste de synthèse »). Ce dernier génère des milliards de composés chimiques différents, envoyés ensuite à SAM pour qu’il les examine afin de trouver des candidats qui, selon lui, pourraient être de bons médicaments immunitaires humains.

    « SAM a mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement »

    « Nous avons ensuite pris les meilleurs candidats fournis par SAM, les avons synthétisés pour la première fois au laboratoire et les avons testés sur des cellules sanguines humaines pour voir s’ils fonctionneraient, indique-t-il. Cela a confirmé le fait que SAM avait non seulement la capacité d’identifier de bons médicaments mais avait en fait mis au point de meilleurs médicaments immunitaires pour l’Homme que ceux qui existent actuellement. »

    L’équipe a ensuite mis au point ces médicaments créés par SAM par le biais de tests réalisés sur des animaux animaux pour confirmer leur capacité à renforcer l’efficacité du vaccin antigrippal.

    Le processus de découverte et de développement de médicaments réduit « de plusieurs décennies et de centaines de millions de dollars »

    Le candidat qui a émergé de ce travail fait l’objet d’essais cliniques aux États, « quelques années seulement après sa création par SAM, raccourcissant de plusieurs décennies et de centaines de millions de dollars le processus normal de découverte et de développement de médicaments », commente Nikolai Petrovsky.

    Principal obstacle : le scepticisme des autres scientifiques

    Le chercheur note que le principal obstacle à ce projet pourrait être le scepticisme de ses collègues scientifiques et de certains organismes subventionnaires locaux sur le fait que cette approche fonctionne réellement.

    « Nous avons eu plus de quatre ans d’avance sur nous-mêmes »

    « Notamment dans la proposition de subvention initiale, nous avions cinq ans pour que le système fonctionne et présenter quelques candidats initiaux, explique-t-il. Au lieu de cela, l’IA [s’est avérée] si puissante que nous avions déjà notre dernier candidat-médicament au cours de la première année suivant l’octroi de la subvention. Nous avons donc eu plus de quatre ans d’avance sur nous-mêmes. »

    Il a prédit que l’IA serait le véhicule par lequel la grande majorité des médicaments du futur serait créée.

    « Ce n’est qu’une question de temps, commente le scientifique. Nous avons montré qu’en utilisant une telle approche, nous pouvons analyser 10 puissance 18 composés potentiels en quelques semaines. Cela est incompréhensible même pour une grande société pharmaceutique qui pourrait être en mesure de cribler plusieurs centaines de milliers de composés par an avec des centaines de personnes. »

  • Asie : la start-up chinoise Synyi (medtech & IA) lève 32,4 M€ dans un tour de table mené par Tencent

    Synyi, une société basée à Shanghai qui propose des solutions médicales reposant sur l’intelligence artificielle (IA), lève 36,32 millions de dollars US (32,4 M€) dans le cadre d’un tour de table de série C mené par le géant chinois de l’internet Tencent et Sinopharm Capital, un fonds de capital-investissement centré sur le secteur de la santé.

    L’entreprise, qui a annoncé l’opération le 3 juillet 2019 sur son site web, développe des applications basées sur l’analyse de big data pour la recherche médicale, le domaine des soins et les services aux patients. L’entreprise intègre sa technologie axée sur l’IA aux services hospitaliers. En mars, elle a annoncé sa collaboration avec le géant chinois Huawei afin de fournir aux hôpitaux ses solutions d’analyse de données volumineuses.

    Synyi utilisera la somme nouvellement récoltée pour accélérer le développement de solutions médicales intelligentes et attirer davantage de talents dans les domaines de l’intelligence artificielle et du médical. La société, qui compte actuellement 320 employés, a déjà passé des commandes auprès d’une centaine d’hôpitaux en Chine pour les équiper de sa technologie.

    Créée en 2016, la société a recueilli 55 millions de yuans (7,99 M$ ; 7,1 M€) en avril 2017 dans le cadre d’un tour de table de série A, dirigé par CEC Data Capital et Sequoia Capital China. Elle a ensuite collecté une somme non dévoilée en série B, provenant de Xiang He Capital, basé à Pékin. La clôture de son tour de financement de série C portera la levée de fonds externe totale de la société à environ 80 millions de dollars (71,37 M€).

  • Hackathon du Leem sur la prévention : 5 projets de e-santé se démarquent

    Un serious game pour les enfants atteints de diabète, une application pour les jeunes souffrant d’autisme, une chaussette antibactériennes avec capteur pour les personnes diabétiques, une paire de lunettes pour détecter l’amblyopie et une appli destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires ont été récompensées à l’issue du premier hackathon sur la prévention en santé du Leem.

    5 prix ont été décernés le 7 juillet 2019 lors de la clôture de cet événement de 3 jours :

    • prix « leadership » : MD Craft, application pour les enfants atteints de diabète ou de mucoviscidose. Il s’agit d’une version éducative du jeu vidéo Minecraft qui les renseigne sur leur maladie. Le jeu peut également être utilisé par les enfants de leur classe pour mieux comprendre leur camarade malade.

    • prix « impact social » : Buddy, application destinée à certains enfants souffrant d’autisme, qui n’arrivent pas à exprimer leur douleur. L’application fonctionne avec une montre connectée qui surveille la sudation et le rythme cardiaque de l’enfant : en cas d’anomalie, elle demande une capture de la pupille, qui s’effectue en regardant la montre, et envoie un signal sur l’application de l’aidant.

    • prix « entrepreneur » : SVP, chaussette antibactérienne destinée aux personnes atteintes de diabète. Elle est munie d’un capteur qui permet au malade de détecter, au moment où il la retire, la présence d’une plaie qu’il faut soigner immédiatement, évitant des complications sévères.

    • le prix « innovation » : Eyeroes, paire de lunettes capable de détecter l’amblyopie, une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux entraînant une perte progressive de la vision. Actuellement, les diagnostics ne sont établis qu’à partir de 6 ans, une détection trop tardive. Eyeroes permet un diagnostic chez les enfants de 3 à 8 ans, et une correction de ce trouble grâce à des jeux vidéos.

    • le prix « Impact local » : O2la, « un Waze médical », soit une application destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires qui les informe de la présence d’agents allergènes à proximité et  qui propose un itinéraire pour les éviter.

    Le hackathon était organisé par le Leem du 5 au 7 juillet au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, en partenariat avec la mission nationale Pépite France du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.