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  • Taxe GAFA : le projet de loi définitivement adopté

    Le Sénat a adopté les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP), convoquée le 26 juin 2019 sur le projet de loi portant création d’une taxe sur les services numériques. Après le vote positif de l’Assemblée nationale le 4 juillet, le texte est désormais considéré comme définitivement adopté, indique la chambre haute dans un communiqué, publié à l’issue de la séance du 11 juillet.

    Le projet de loi introduit une taxe de 3 % devant s’appliquer rétroactivement au 1er janvier 2019 aux sociétés réalisant sur leurs activités numériques taxables un chiffre d’affaires de 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 25 millions d’euros en France.

  • Trophées de l’hospitalisation privée 2019 (FHP) : ouverture de l’AAP – deadline : 30/09/2019

    La Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) lance son appel à projets (AAP) pour la 12ème édition des Trophées de l’hospitalisation privée, qui récompense chaque année les initiatives les plus innovantes mises en place par les 1 030 hôpitaux et cliniques privées de France, qui soignent environ 9 millions de patients par an.

    Les établissements peuvent déposer leur dossier de candidature depuis le 1er juillet 2019 et jusqu’au 30 septembre 2019 à 18h00 sur la plateforme en ligne accessible via ce lien.

    Cette année, les établissements pourront déposer leurs projets dans une seule et unique catégorie, celles des « cliniques innovantes ». Les projets seront départagés par un jury composé de 15 experts indépendants, qui étudiera l’ensemble des candidatures reçues et retiendra 5 initiatives finalistes.
    « Ces trophées sont l’occasion de témoigner du potentiel d’innovation et de créativité de nos établissements de santé », commente Lamine Gharbi, président de la FHP (communiqué).

    Les établissements sélectionnés par le jury monteront sur scène le jour de la cérémonie de remise des prix, le 11 décembre au Carrousel du Louvre, à Paris. 
    Leurs porte-paroles présenteront leur projets devant l’assemblée et 5 membres du jury présents sur scène. Ces derniers voteront en direct pour désigner le lauréat des Trophées FHP 2019. Les autres établissements finalistes recevront un second prix.

    Trophées de l’hospitalisation privée : calendrier

    • 30 septembre 2019 : clôture de l’AAP ;

    • novembre 2019 : délibération du jury ;

    • 11 décembre 2019 : remise des prix.

  • CePHaS

    Centre for Population Health Sciences de l’université NTU Singapour

  • Prep

    Prophylaxie pré-exposition (traitement préventif contre le VIH)

  • IST

    Infections sexuellement transmissibles

  • L’Assemblée nationale adopte le projet de loi Ma Santé 2022 (138 pour, 18 contre)

    L’Assemblée nationale adopte le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé avec 138 voix pour et 18 voix contre (173 votants, 156 suffrages exprimés). La nouvelle a été annoncée sur Twitter le 10 juillet 2019, à l’issue du vote. Pour une adoption définitive, le texte de compromis (81 articles contre 23 dans le projet de loi initial) doit être validé par le Sénat le 16 juillet 2019.

    Plusieurs mesures clés dans le domaine de la e-santé sont présentées dans le projet de loi, dont :

    • la création d’un espace numérique de santé (ENS), sécurisé et obligatoire pour tous les patients : déjà modifié en commission, l’article (n° 12) avait été amendé en séance au Sénat, notamment pour « inscrire des exceptions pour les contrats relatifs aux services et outils numériques référencés dans l’espace numérique en santé et qui poursuivent une finalité limitée à la prévention, au diagnostic, aux soins et au suivi social et médico-social » ;

    • Autre élément clé, le principe d’interopérabilité est confirmé dans le domaine du numérique :
    – le respect des référentiels d’interopérabilité doit être certifié via une attestation de conformité ;
    – un délai de trois ans et demi (janvier 2023) est accordé pour que les éditeurs, les professionnels et les établissements de soins se préparent au mieux.

  • Stratégie e-santé de la Finlande

    C’est en pleine réforme de ses services sociaux et de santé, plaçant le citoyen au cœur du système, que la Finlande a adopté sa stratégie e-santé et e-sociale 2015-2020. Intitulée « L’information au soutien du bien-être et du renouveau des services« , cette dernière se concentre sur la gestion et l’utilisation efficaces de la donnée. Son objectif est de soutenir la réforme du système social et de santé nationale et de consolider le rôle actif des citoyens dans le maintien de leur propre bien-être, en améliorant la gestion de l’information et la mise à disposition de services en ligne. 

    La Finlande a pour cela identifié les axes de travail suivants : 
    • citoyens : utilisateurs actifs ;
    • professionnels : des systèmes intelligents pour des utilisateurs impliqués ;
    • un système de services : utilisation efficace de ressources limitées ;
    • une gestion basée sur les connaissances : une meilleure utilisation de la donnée ;
    • pilotage et coopération ;
    • une infrastructure solide.

    En 2013, selon la European Health Telematics Association (EHTEL), la Finlande était déjà un exemple international en termes de e-santé. L’EHTEL évaluait alors les services finlandais « Kanta » destinés aux professionnels de santé et usagers, qui permettent la prescription électronique, l’archivage des dossiers patients et la visualisation de ses données de santé. En 2015, l’EHR couvrait 100 % du système public (soins primaires et secondaires), 80 % du privé ; 95 % des lettres d’adressage et de sortie étaient électroniques.

  • DATA – Stratégie e-santé de la Finlande

    C’est en pleine réforme de ses services sociaux et de santé, plaçant le citoyen au cœur du système, que la Finlande a adopté sa stratégie e-santé et e-sociale 2015-2020. Intitulée « L’information au soutien du bien-être et du renouveau des services« , cette dernière se concentre sur la gestion et l’utilisation efficaces de la donnée. Son objectif est de soutenir la réforme du système social et de santé nationale et de consolider le rôle actif des citoyens dans le maintien de leur propre bien-être, en améliorant la gestion de l’information et la mise à disposition de services en ligne. 

    La Finlande a pour cela identifié les axes de travail suivants : 
    • citoyens : utilisateurs actifs ;
    • professionnels : des systèmes intelligents pour des utilisateurs impliqués ;
    • un système de services : utilisation efficace de ressources limitées ;
    • une gestion basée sur les connaissances : une meilleure utilisation de la donnée ;
    • pilotage et coopération ;
    • une infrastructure solide.

    En 2013, selon la European Health Telematics Association (EHTEL), la Finlande était déjà un exemple international en termes de e-santé. L’EHTEL évaluait alors les services finlandais « Kanta » destinés aux professionnels de santé et usagers, qui permettent la prescription électronique, l’archivage des dossiers patients et la visualisation de ses données de santé. En 2015, l’EHR couvrait 100 % du système public (soins primaires et secondaires), 80 % du privé ; 95 % des lettres d’adressage et de sortie étaient électroniques.

    Le tableau présentant la stratégie e-santé de la Finlande est accessible dans la rubrique « Data » via ce lien.

  • Les Français font confiance à la santé connectée pour la prévention (Baromètre Santé 360)

    Le Baromètre Santé 360 d’Odoxa* montre une utilisation courante d’applications liées à la prévention (alimentaire ou sportive) malgré le peu de préconisation des médecins en la matière et une confiance marquée des Français vis-à-vis de la santé connectée comme facteur de développement de la prévention santé dans l’avenir.

    Par ailleurs, pour 55 % des Français, le développement d’outils digitaux, plus efficaces et plus simples à utiliser comme les objets connectés, serait une bonne solution pour développer les bonnes pratiques en matière de prévention, est-il indiqué dans cette étude, présenté le 9 juillet 2019. En revanche, les entreprises privées développant des applis santé sont considérés comme les moins légitimes et efficaces pour apporter des informations de santé susceptibles de guider des pratiques de prévention au quotidien.

    Des applis de prévention très utilisées mais peu préconisées

    Selon les résultats du baromètre Santé 360 consacré à la prévention, un tiers des Français utilise déjà des applis pour flasher des produits et savoir ainsi s’ils sont bons pour la santé et 40 % des applis de mesure de l’activité physique. Globalement, 64 % utilisent au moins une application de ce type au quotidien.

    Un chiffre important au regard du peu de préconisation des médecins et les soignants. Seulement 30 % des médecins ont déjà proposé à leurs patients d’utiliser des applis pour flasher des produits alimentaires ou suivre leur activité physique ou leur sommeil.

    La santé connectée comme bonne pratique de prévention

    Parmi les solutions qui permettraient de développer les bonnes pratiques en matière de prévention, les Français favorisent une meilleure sensibilisation faite aux patients par les médecins et par les pharmaciens (84 %).

    Les outils digitaux, plus efficaces et plus simples à utiliser, comme les objets connectés, arrivent en quatrième position mais sont cités par 55 % des répondants. Ce chiffre est stable par rapport à l’année dernière et monte à 64 % des médecins interrogés.

    Les industriels de la m-santé n’apparaissent pas comme les plus légitimes pour informer

    Parmi les grands acteurs de la santé, le ministère des Solidarités et de la Santé est perçu comme étant de loin le plus légitime et efficace pour apporter des informations santé susceptibles de guider les gens au quotidien (43 % des sondés), avant les organismes parapublics, comme la HAS et Santé Public France (26 %), ainsi que les universités françaises en santé et les facultés (20 %). Les entreprises privées développant des applis santé arrivent en fin de peloton (10 %).

    La santé connectée à même de favoriser le développement de la prévention selon les sondés

    Les Français interrogés comme les médecins considèrent que l’éducation et la formation jouent un rôle très important voire déterminant en matière de prévention.

    La santé connectée est également un autre vecteur clé de développement de la prévention.

    Proposer des objets ou des services numériques permettant l’échange et le partage d’informations entre le patient et les personnels soignants est ainsi une opportunité pour améliorer la prévention pour près de 7 Français sur 10 et pour la qualité des soins pour près de 6 sondés sur 10). Ce chiffre est renforcé par le fait que 70 % des Français pensent que le développement de la santé connectée permettra d’améliorer la prévention des patients.

  • Artificial Insight : une plateforme d’algorithmes d’IA pour le monde médical (B. Virieux-DGA)

    Artificial Insight (groupe Fealinx) a lancé début 2019 une plateforme d’algorithmes d’intelligence artificielle à destination du monde médical. Créée en 2018, la société a pour ambition de faciliter l’accès des médecins aux dernières avancées technologiques pour le diagnostic médical de précision, explique Bruno Virieux, son directeur général adjoint (DGA).

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, il explique en détail la vision de l’entreprise, qui conçoit, développe et commercialise des algorithmes d’intelligence artificielle pour le secteur de la santé. Les clients d’Artificial Insight sont plus précisément l’industrie pharmaceutique et les acteurs du soin, tels que les hôpitaux, les cliniques et les cabinets de radiologie de ville.

    L’offre de la société passe par la mise à disposition d’une plateforme cloud, l’Artificial Insight Store, qui propose des outils d’aide à la décision pour les médecins et d’autres clients (industriels). Le catalogue est composé d’algorithmes développés par la société elle-même et par des fournisseurs externes sélectionnés, comme Pixyl (neurologie) et Casis (cardiologie). L’accès aux algorithmes est facile, basé sur un vocabulaire simple, réalisé en un seul clic, indique Bruno Virieux : « On sollicite un algorithme clairement défini et on lance l’application comme on le ferait pour une appli sur un smartphone ».

    Le groupe Fealinx a un passé de 20 ans dans le numérique et de 10 ans dans la santé. Il repose sur une équipe de 75 personnes, essentiellement des développeurs, des data scientists et des datas managers. Impliqué dans la recherche collaborative et l’innovation, Artificial Insight est membre des différents pôles de compétitivité liés à ses lieux d’implantation (Lyonbiopôle, Medicen Paris Région et Atlanpole).

    Une offre structurée autour de grandes pathologies :

    L’activité santé s’est structurée autour de grands projets portés par 4 grandes aires cliniques (grandes thématiques de santé publique) :

    • des solutions disponibles en ligne :
      • la neurologie, les pathologies neurodégénératives ;
      • le cardio-vasculaire ;
    • des solutions en développement et à venir :
      • l’oncologie ;
      • l’orthopédie (avec un focus sur les pathologies du genou, qui représentent 50 millions de patients potentiels en Europe, des pathologies de plus en plus fréquentes du fait du vieillissement de la population, du surpoids, de la traumatologie, des sports à risques et de fait un marché intéressant pour les industriels…).

    Au début, l’activité a été portée par des études cliniques avec de grands académiques (AP-HP, CHU de Bordeaux…) et des industriels comme Sanofi et Servier. Ces projets ont la particularité de s’inclure dans un univers compétitif et collaboratif en un même temps.

    Artificial Insight (Fealinx) est impliqué dans différents grands projets de recherche collaboratifs, type RHU et PSPC.

    En ce qui concerne les RHU, deux projets viennent d’être gagnés (4ième vague des RHU) :

    • le projet Shiva, mené par le Pr Sophie Debette et l’université de Bordeaux, qui a pour objectif de prévenir et stopper le déclin cognitif et la démence (liés aux maladies des petites artères cérébrales). Une approche multi « omiques »* mobilise les compétences de Artificial insight ;
    • le programme Psycare du Pr Marie-Odile Krebs, du centre hospitalier Sainte-Anne, pour une psychiatrie préventive et personnalisée (avec un focus sur la schizophrénie). Un des objectifs sur lequel Artificial Insight est mobilisé est l’utilisation de signaux faibles (réseaux sociaux) pour identifier des facteurs de risques.

    Présentation de l’Artificial Insight Store :

    Modèle économique : les industriels font vivre la structure pour l’instant

    Actuellement, les industriels font vivre la structure mais les applications s’intégrant dans la routine clinique sont appelées à devenir un marché important, note Bruno Virieux.

    Une activité grands industriels

    Les prestations pour les grands industriels s’inscrivent dans le cadre d’études cliniques, l’utilisation de cohortes et la mise à disposition d’algorithmes. Ces acteurs sont issus :

    • de l’industrie pharmaceutique, comme Sanofi et Servier ;
    • de l’industrie du DM, comme Tornier-Wright (fabriquant de prothèses avec un besoin de grosses capacités d’images pour les post traitements et la segmentation, maillage d’éléments finis pour « adapter » au patient la prothèse existante).

    À propos des algorithmes co-développés avec de grands industriels (projets collaboratifs), il est envisagé de tester un modèle de plateforme en copropriété permettant la mise en vente de la solution, indique le directeur général adjoint d’Artificial Insight.

    Un marché en devenir : les professionnels de santé

    En ce qui concerne l’offre spécifique pour les professionnels de santé, le marché est en train de se constituer et est identifié comme porteur d’avenir. Des discussions sont en cours à ce sujet à la DGOS (forfait innovation), précise Bruno Virieux.

    Il ajoute que le modèle financier est basé sur la vente de l’algorithme à la pièce (pay per use) : un médecin-un algorithme-un usage. Actuellement, il n’est pas proposé d’abonnement, complète-t-il. Le prix varie de quelques euros à 50 euros par utilisation de l’algorithme.

    Certains hôpitaux de taille petite et moyenne, en tension en ce qui concerne les équipes médicales et disposant d’une capacité à financer de nouvelles technologies, sont très intéressés par cette offre qui s’avère attractive pour leurs professionnels, note le responsable de la société.

    Vers une uniformisation des pratiques ?

    L’objectif est de pouvoir, pour un patient donné, lier au sein des solutions portées par l’IA :

    • l’identification de la pathologie ;
    • le diagnostic ;
    • les préconisations ;
    • la conduite à tenir.

    Ce marché et ces solutions vont se généraliser, avec comme conséquences une perspective d’uniformisation des pratiques. Cela doit conduire à de nouvelles offres de l’industrie pharmaceutique : l’algorithme compagnon (identification de la maladie), les solutions de suivi du patient et des phases de rémission.

    Les freins sont actuellement financiers (remboursement) et psychologiques, indique Bruno Virieux.

    Zoom : le projet Pacific

    Le projet Pacific est un projet financé dans le cadre d’un PSPC adressant l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection conservée, une pathologie concernant 1 million de français et coûtant un milliard d’euros par an à la sécurité sociale.

    L’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection conservée correspond à un ensemble de maladies mal connues ou mal identifiées. L’IA non supervisée à mettre en œuvre pourra identifier des sous-groupes de patients qui relèvent de pathologies différentes. Cela permet de comprendre l’origine de la maladie et de proposer des traitements adaptés, et donc à l’industrie pharmaceutique de repositionner ses molécules.

    2 ans et demi de travaux ont été nécessaires pour la conception du projet qui rassemble des acteurs académiques (AP-HP, Inserm, Université Paris-Sorbonne…), et des industriels (Sanofi, Servier, Bioserenity, Casis, Fealinx (Artificial Insight) et Firalis). Artificial Insight est en charge des deux lots adressant le data management et la data science.

    les résultats attendus reposent sur des solutions pertinentes pour les patients, avec de nouveaux produits à proposer pour l’industrie pharmaceutique comme des algorithmes compagnons pour définir les sous-groupes des patients.

    Avec d’autres industriels de la pharma, des approches similaires et des discussions sont en cours sur l’immunothérapie.

    Les données :

    L’enjeu repose sur les données. Plateforme by design, un système complexe de gestion de données (very large base et non pas big data), Artificial Insight utilise des données hétérogènes :

    • des données omiques ;
    • d’imagerie médicale ;
    • des questionnaires ;
    • des données tabulaires CSV (chiffres) ;
    • quelques données d’objets (DM) connectés, comme celles remontées par les t-shirts de Bioserenity.

    L’ensemble repose sur une palette d’ontologies qui s’enrichit au fur et à mesure, précise Bruno Virieux.

    Le tout est basé sur des technologies en mode « graphe » : pas de base de données traditionnelle mais une organisation en chaîne ou en graphe. Dans ce contexte, l’interconnexion des données peut être étendu à l’infini et répondre aux attentes les plus complexes.

    Il est à noter qu’un data scientist passe 80 % de son temps à s’assurer de la qualité des données.