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    World Congress on Information Technology

  • MDEC

    Malaysia Digital Economy Corporation

  • Observatoire de la e-santé pays du Sud : 5 projets récompensés pour réduire les inégalités de soins

    Une solution numérique de collecte et de partage des données de santé locales, un service de télé-expertise en dermatologie ou encore une application de gestion des épidémies liées au contact avec les animaux. Tels sont les projets récompensés par la Fondation Pierre Fabre à l’occasion de la conférence annuelle de l’Observatoire de la e-santé dans les pays du Sud, qui s’est tenue le 1er juillet à Lavaur, dans le Tarn, au siège de la fondation.

    5 lauréats ont été retenus : mHealth (Burkina Faso), LeDA (Burkina Faso), Smartphone Tele-Dermatology Service ‘Mongolie), Khushi Baby (Inde) et AfyaData – Promoting Proper Management of Zoonotic diseases (Tanzanie).

    Les porteurs de ces projets vont bénéficier d’un accompagnement d’un an avec un financement de 100 000 euros au total pour soutenir le développement de leur initiative.

    « L’édition 2019 a été très riche en échange sur le partage de données et le renforcement des compétences, deux enjeux majeurs de la transformation des stratégies de santé pour une e-santé efficiente et durable, commente Béatrice Garrette, directrice générale de la Fondation Pierre Fabre. L’implication de tout un chacun est essentielle [pour] que la pyramide sanitaire, en cours de déploiement, dans chaque pays du Sud soit fiable et de qualité. Le renforcement des compétences par la formation et l’implication de tous est clé dans la culture de la e-santé. Les cinq projets récompensés illustrent parfaitement ces deux axes. »

    Burkina Faso : mHealth et IeDA

    MHealth : plateforme SMS et Android développée à l’initiative du ministère de la Santé burkinabé

    L’objectif de cette solution, simple d’utilisation, est de permettre aux agents de santé de faire remonter les informations sanitaires (nombre de consultations, âge des patients, pathologies identifiées…) des zones rurales du Nord du pays vers les autorités locales et nationales.

    Le dispositif vise à renforcer le système d’information nationale et ainsi à améliorer le suivi de l’état sanitaire du patient. Par son biais, les prises de décisions par les autorités sanitaires et la gestion des stocks de médicaments sont facilitées.

    leDA (Integrated e-Diagnostic Approach) : guide et soutient les agents de santé communautaire lors des consultations d’enfants de moins de 5 ans

    La solution a été mise en place par l’ONG Terre des Hommes et co-construite avec le ministère de la Santé. Par le biais de cette plateforme, les agents de santé communautaires qui interviennent dans les villages les plus reculés du pays lors des consultations d’enfants de moins de 5 ans sont guidés  par le biais d’un protocole de prise en charge précis accessible sur tablette, alimentées par panneaux solaires.

    IeDA est intégré au système d’information sanitaire du Burkina Faso. L’outil envoie en temps réel les informations recueillies au niveau central sur l’actions des agents de santé et sur les données sanitaires collectées.

    L’initiative a été évaluée par la London School of Hygiene & Tropical Medecine et le Centre Muraz, une institution nationale de recherche pour la santé du Burkina Faso.

    Mongolie : Smartphone Tele-Dermatology Service

    Smartphone Tele-Dermatology Service est un programme de télé-expertise en dermatologie ciblant les populations vivant dans les régions rurales et isolées de Mongolie. Il est porté par l’Université nationale des sciences médicales.

    En utilisation un smartphone et l’application Derma, les médecins de villages sont guidés dans leurs consultations en envoyant les informations pertinentes et les photos des affections cutanées de leurs patients sur une plateforme sécurisée, à laquelle ont accès les dermatologues installés dans les grandes villes du pays. Ces derniers renvoient leurs diagnostics et recommandations aux médecins de villages pour améliorer la prise en charge des patients.

    Du fait que des spécialistes partagent leur point de vue avec des généralistes, le dispositif permet ainsi en parallèle d’améliorer la formation médicale.

    Le projet est actuellement en phase pilote dans plus d’une vingtaine de villages.

    Inde : Khushi Baby, un pendentif pour collecter les données de santé des jeunes enfants

    Khushi Baby est un pendentif équipé d’une puce NFC qui permet de stocker les informations de santé des jeunes enfants qui la portent. Le dispositif a été conçu pour surmonter les difficultés de vaccination des jeunes enfants, de collecte de données et de sensibilisation.

    Les informations recueillies sont accessibles sur une application mobile pour les agents de santé et par le biais d’un tableau de bord pour les autorités sanitaires.

    Les pendentifs sont waterproof, ne nécessitent pas de batterie et coûtent moins d’un dollar à produire. La solution est adaptée aux us locaux puisque le fil noir utilisé ressemble à celui des colliers que les bébés de cette région de l’Inde portent pour éloigner la malchance.

    L’initiative a bénéficié d’un premier accompagnement par l’Observatoire en 2017 pour développer l’application en Inde, au Rajasthan. Le dispositif a été testé avec succès en phase pilote. Le nouvel accompagnement de la fondation a pour objectif d’aider les porteurs du projet à développer la solution à grande échelle et à y intégrer de nouvelles fonctionnalités.

    Tanzanie : AfyaData pour promouvoir la gestion adéquate des zoonoses*

    L’initiative AfyaData est une application de gestion des épidémies liées à la proximité des populations avec les animaux.

    Grâce aux informations récoltées sur les symptômes, aux coordonnées GPS et aux photos envoyées par les patients, les professionnels de santé, propriétaires de bétails, vétérinaires et rangers de parcs nationaux reçoivent les informations relatives à la maladie suspectée et la procédure à suivre pour éviter une épidémie.

    Ce projet de recherche opérationnelle est un support de gestion des épidémies mobilisant tous les acteurs du terrain et décisionnels.

  • NFC

    Near Field Communication (communication en champ proche)

  • 51 % des étudiants réticents à la consultation en ligne (enquête Heyme)

    Plus de la moitié des étudiants sont réticents à l’idée de consulter un médecin en ligne : par manque de confiance (42 %) ou par peur d’un manque de sécurité en ce qui concerne l’exploitation de leurs données personnelles (9 %). C’est ce qui ressort de l’enquête sur la santé des étudiants et des lycéens menée par la mutuelle Heyme et publiée le 3 juillet 2019.

    Parmi les 31 % de sondés qui seraient prêts à consulter en ligne, 7 % indiquent l’avoir. Un pourcentage modeste mais encourageant pour la Smerep, qui a fait de la santé numérique une de ses priorités en développant des projets de cyber-éducation.

    L’enquête, réalisée auprès de 841 lycéens et étudiants, s’intéresse à la santé en général avec un focus sur la santé numérique.
    Née en juin 2019 de la fusion de la Smerep et de la MEP, Heyme est la première mutuelle dédiée aux jeunes.

    34 % des sondés passent entre 2 et 4h / jour sur leur smartphone

    Le volet « santé numérique » de l’enquête réalisée par Heyme montre dans un premier temps que les étudiants et les lycéens utilisent beaucoup leur smartphone.

    • 34 % des sondés passent entre 2 et 4 heures par jour devant leur petit écran et 23 % y passe plus de 6 heures.

    Ce chiffre est à mettre en parallèle avec le fait que 55 % des jeunes interrogés déclarent avoir des problèmes de sommeil, d’abord à cause du stress, et que près d’un tiers estiment être stressés ou angoissés toute l’année.

    Les sondés semblent conscients de l’impact que peut avoir une importante utilisation de leur smartphone sur leur santé. Deux tiers d’entre eux pensent que cela joue sur leur capacité de concentration et d’attention, 62% sur leur qualité de sommeil et environ la moitié sur l’apparition de maux de tête ou de douleurs oculaires.

    51 % des étudiants sont réticents aux consultations en ligne

    Plus de la moitié des étudiants interrogés sont réticents à l’idée de consulter un médecin en ligne : d’abord par manque de confiance (42 %) mais aussi par peur pour la sécurité de leurs données personnelles (9 %). Un cinquième ne savaient d’ailleurs pas que cela était possible.

    En parallèle, plus de 80 % des étudiants ne vont pas systématiquement chez le médecin généraliste quand ils sont malades, d’abord parce qu’ils minimisent la gravité (57 %) mais aussi parce qu’ils pratiquent l’auto-médication (39 %).

    Sur les 31 % qui se sentent prêts à consulter en ligne, 7 % l’ont déjà fait. Une première encourageante pour la Smerep, qui a fait de la santé numérique un axe majeur de prévention, notamment avec la création d’une cabine de e-santé, basée dans le centre de Paris. Un axe qui va être renforcé par des messages de prévention et d’information sur la e-santé et les téléconsultations qui seront notamment accessibles sur son application smartphone.

  • 1ère française au CHRU de Nancy : des téléconsultations pour les enfants grands brûlés

    Le Centre de traitement des grands brûlés de l’Hôpital d’enfants du CHRU de Nancy propose des téléconsultations de suivi à domicile des brûlures. Cette première en France, lancée en avril 2019, est le fruit d’une collaboration du centre avec le service de téléconsultations du Grades Pulsy et du soutien de l’agence régionale de santé Grand Est.

    L’objectif est de fonctionner en routine d’ici quelques mois et de réaliser à distance environ 30 % des 650 consultations annuelles de suivi de ces patients. Ces téléconsultations devraient être étendues d’ici quelques mois à 2 autres centres de spécialités pédiatriques : le Centre de compétences des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique ainsi que le Centre de référence neurofibromatose.

    Des déplacements contraignants

    Le Centre de traitement des grands brûlés du CHRU de Nancy accueille les enfants de 0 à 18 ans du Grand Est et de Bourgogne-Franche-Comté, au sein d’un service de recours unique. Souvent brûlés très jeunes, les patients présentent des brûlures profondes et/ou graves et doivent être suivis tout au long de leur croissance. Les déplacements réguliers pour les consultations sont contraignants pour les patients et leurs proches ainsi que pour les aidants.

    Améliorer la prise en charge

    L’initiative vise à répondre à la demande ministérielle d’amélioration de la prise en charge des patients brûlés. L’équipe du centre et le Grades Pulsy ont ainsi répondu à la mesure du Schéma interrégional d’organisation sanitaire visant à améliorer la prise en charge des patients brûlés, notamment par la télémédecine. À termes, l’équipe du CHRU devrait réaliser environ 30 % des 650 consultations annuelles de suivi par télémédecine, avec une montée en puissance en quelques mois

    Une solution sécurisée

    La téléconsultation se planifie lors d’un rendez-vous en présentiel pour faire un premier bilan de visu. Patients et proches sont invités à tester la solution, quelques semaines avant la téléconsultation via leur tablette, téléphone ou ordinateur. Elles est intégralement prise en charge par la Sécurité Sociale et dure en moyenne 30 minutes.

    Selon les développeurs, la qualité de la solution permet de contrôler les cicatrices à distance, d’échanger sur le vécu de l’enfant au quotidien avec sa brûlure, d’éventuellement dialoguer avec l’équipe paramédicale, dans le cas où une infirmière serait auprès de l’enfant pour un soin.
    Les ordonnances (kinésithérapie, pansements ou crèmes émollientes) et les certificats (contre-indication à la pratique sportive) rédigés pendant la téléconsultation sont consultables et téléchargeables sur un site sécurisé. 

    À ce jour, 34 téléconsultations ont déjà eu lieu. D’ici quelques mois, le CHRU de Nancy et Pulsy envisagent d’étendre ces téléconsultations à domicile à 2 autres centres de spécialités, au sein de l’Hôpital d’enfants : le Centre de compétences des maladies rares de la peau et des muqueuses d’origine génétique ainsi que le Centre de référence neurofibromatose. 

  • Stratégie pour l’IA : les 3 grands défis, dont celui sur la santé, financés à hauteur de 100 M€

    Les 3 grands défis IA (diagnostics médicaux, sécurisation des systèmes et automatisation de la cyber-sécurité) seront financés par le Fonds pour l’innovation et l’industrie (100 millions d’euros au total) ; les challenges IA (5 M€), portés par la DGE en lien avec Bpifrance et le Secrétariat général pour l’Investissement (SGPI) afin de mettre en relation offreurs et utilisateurs de l’IA pour résoudre des problèmes concrets, ont été dévoilés ; 250 millions d’euros ont été mobilisés à travers le programme d’investissement d’avenir (PIA) pour financer des projets structurants dédiés à l’IA. Il s’agit des grandes lignes du volet économique de la stratégie nationale pour l’IA, présenté le 3 juillet 2019 lors de l’événement « intelligence artificielle au service des entreprises » par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique, et Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Économie et des Finances.

    Autre information centrale : un appel à projets (AAP) destiné à cofinancer des initiatives de mutualisation de données pour le développement de solutions en IA sera publié courant juillet. Cet AAP est ouvert à tous. Il a été conçu à partir des réponses formulés par les acteurs économiques à l’occasion de l’appel à manifestation d’intérêt lancé en septembre sur le sujet. Il s’inscrira dans le cadre de l’AAP sur l’accompagnement et la transformation des filières porté par Bpifrance (PIA).

    L’événement du 3 juillet a par ailleurs été marqué par la signature du Manifeste pour l’intelligence artificielle au service de l’industrie entre Bruno Le Maire et 8 groupes industriels (Thales, Valeo, Air Liquide, Dassault Aviation, EDF, Renault, Safran et Total). Les signataires s’engagent à « établir un diagnostic commun d’ici septembre 2019 et à définir d’ici fin 2019 une liste d’actions concrètes pouvant être mises en oeuvre à leur niveau et coordonnées au niveau national avec l’ensemble de l’écosystème français de l’IA ».
    Tous les acteurs qui partagent la même vision stratégique, qu’ils soient privés ou public, sont invités à rejoindre l’initiative, indique Bruno Le Maire.

    La DGE accompagne la démarche de normalisation en matière d’IA

    Autre élément central de la stratégie : la DGE accompagne la démarche de normalisation en matière d’IA, en concertation avec les acteurs institutionnels et économiques français. « Cet axe essentiel permettra aux acteurs français de contribuer activement à la production de normes et de standards qui s’imposeront à l’échelle européenne et internationale », est-il expliqué dans le dossier de presse synthétisant le volet économique du plan IA.

    Cartographie de Bpifrance : 552 start-ups, 2 Mds € levés

    Dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA, Bpifrance a réalisé une cartographie des entreprises innovantes dans le domaine de l’intelligence artificielle, a déclaré Bruno Le Maire.

    L’organisme a ainsi comptabilisé 552 start-ups françaises dans le secteur, des sociétés qui ont levé au total environ 2 milliards d’euros. Bpifrance suit environ 95 % de ces start-ups et en finance plus de 80 % d’entre elles pour un montant total de plus de 300 millions d’euros.

    60 % de ces 552 sociétés sont localisées en Île-de-France « mais d’autres grandes agglomérations telles que Toulouse, Lyon, Grenoble [et] Nice ont des écosystèmes locaux développés, desquels émergent des start-ups prometteuses », est-il précisé.

    Panorama des start-ups française utilisant l’IA

  • Dossier médical scolaire Esculape : « 90 % des données sont structurées contrairement au DMP » (Dgesco)

    « 90 % des médecins scolaires ont été sur l’application Esculape », le dossier médical scolaire. C’est ce qu’a déclaré Alexandre Grosse, chef du service du budget, de la performance et des établissements à la Dgesco (Direction générale de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale), auditionné à l’Assemblée nationale le 3 juillet 2019 par la Mecss avec d’autres membres de cette direction sur le dossier médical scolaire Esculape et ses rapports avec le DMP.

    Esculape est « un projet informatique structurant très stratégique », explique Alexandre Grosse, soulignant que « son histoire est encore très récente » puisqu’il n’est vraiment déployé que depuis un an et demi. « Par rapport au DMP, on est en avance », note-t-il cependant. Brigitte Moltrecht, médecin conseiller technique auprès de la Dgesco, souligne qu’au sein d’Esculape « 90% des données sont structurées » et donc « exploitables en termes de données de santé, contrairement au DMP », dont les données ne sont pas structurées ». « Nous aurions bien aimé avoir la possibilité de construire une interface entre les deux applications directement mais ce n’est pas possible, explique-t-elle. Nous en sommes à une première étape qui consiste à consulter les documents qui sont dans le DMP et à pouvoir alimenter le DMP avec la synthèse du bilan fait dans Esculape. » 

    Alexandre Grosse annonce la mise en place d’ «un portail global » baptisé « Diapason », actuellement en construction, et « très haut dans la hiérarchie des priorités » de la Dgesco, indique-t-il. Ce portail comportera des applications métier pour les différentes catégories de personnels concernés (infirmiers, psychologues scolaires). Brigitte Moltrecht précise que « l’application des infirmiers aura des onglets communs avec Esculape, notamment sur la vaccination, ce qui permettra d’avoir des données communes ».  L’application, à date, « a un périmètre académique [mais] nous travaillons sur un périmètre national qui simplifierait énormément le partage », ajoute Marcel , chef de bureau des projets et des applications nationales.

    Plan « Priorité prévention » : la relance des travaux sur le Esculape, « une période de montée en charge »

    « Aujourd’hui, la moitié des médecins scolaires se servent de l’application, déclare Brigitte Moltrecht. L’an prochain, l’enquête habituelle de la Drees sur les grandes sections [de maternelle] se fera dans l’application Esculape. On a travaillé sur un module capable de récupérer les données de santé et les envoyer à la Drees ». Tous les élèves de grande section auront un dossier ouvert dans l’application, précise-t-elle.

    « On est dans une période de montée en charge » d’Esculape, indique de son côté Alexandre Grosse, soulignant que « 90% des médecins scolaires ont été sur l’application ». La décision de la Drees de faire son enquête par le biais de cette application « va être un levier pour augmenter encore le nombre de médecins qui y auront accès », explique-t-il.

    « La transition n’est pas simple mais l’application plaît énormément, complète-t-il. Quand les médecins s’y mettent, ils se l’approprient rapidement. Seulement, au départ, ils sont très habitués au papier, et saisir en direct pendant une consultation demande une certaine habitude, une pratique de quelques mois : mais c’est la seule façon d’adopter le système car avoir à rentrer le soir tous ses dossiers dans l’application quand on ne l’a pas fait en direct est un peu décourageant. »

    Marcel Deturche ajoute que, dans le cadre de l’enquête Drees, la Dgesco « est en train de mettre en place un tableau de bord qui permettra de voir ce taux de pénétration et d’utilisation ».

    DMP/Esculape : une intégration en 3 étapes

    L’intégration du DMP et d’Esculape se fera en 3 étapes, annonce Marcel Deturche.

    • La première étape sera en mode déconnecté : le médecin, avec sa carte CPS, ira consulter le DMP à côté d’Esculape.
    • La deuxième étape, qui est actuellement permise par le protocole DMP, est la suivante : quand le médecin sera dans Esculape, il visualisera le dossier du jeune et Esculape ira interroger le système DMP, qui indiquera si l’enfant a un dossier ouvert et des documents à l’intérieur.
    • « La troisième étape, sur laquelle nous sommes en train de travailler, permettra de partager avec le DMP des données structurées et notamment d’enrichir le carnet de vaccination », explique Marcel Deturche. 

    Brigitte Moltrecht précise : « Pour la visite de la 6e année, tous les dossiers seront examinés par le médecin mais il ne verra pas tous les enfants, donc il aura besoin de l’accès au DMP pour voir l’historique et faire le choix des enfants qu’il aura a voir. »

    « Le DMP sera l’équivalent du carnet de santé de l’enfant, Esculape est au-delà, résume-t-elle. On a besoin d’un dossier qui soit sur la continuité de la maternelle au lycée avec tout le contexte scolaire et le partage de certaines informations avec des psychologues notamment. Le carnet de santé est une des briques d’Esculape, qui ne doit pas être complètement interopérable avec le DMP ».

    Le DMP comme « système pivot »

    Alexandre Grosse affirme que dans le cadre de la loi Blanquer, il y aura besoin d’automatiser les échanges avec la PMI (Protection maternelle et infantile) et son application Horus, et que le DMP pourrait alors faire office de « système pivot ».

    « Nous avons suggéré au secrétariat général du ministère de la Santé q’il y ait dans le DMP des données structurées qui puissent être échangées avec Esculape, par exemple, que le carnet de vaccination électronique soit interfaçable directement dans le DMP [et] que le carnet de santé papier soit transformé en DMP de l’enfant, donc avec des données structurées numériques. Il faudra à ce moment-là qu’on construise l’interface pour pouvoir consulter et alimenter dans les deux sens le carnet de santé et Esculape. »

  • Rapport « Charges et produits » : la Cnam propose de mettre en place un baromètre de l’observance

    Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81% des patients chroniques sondés estiment « être observants entre 80 % et 100 % » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. C’est, pour l’essentiel, ce qui ressort d’une enquête en ligne réalisée en mai 2019 par la société A+A pour la Cnam auprès de 1 198 patients chroniques*, dont les résultats ont été dévoilés dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    À noter côté numérique que les outils de type alertes à la prise de médicament ou applications mobiles sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants (moins de 10 %).

    Sur le sujet de l’observance, la Cnam formule ainsi 2 propositions dans son rapport pour favoriser l’adhésion des patients au traitement et renforcer l’observance :
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance afin de favoriser une plus large diffusion des connaissances sur l’observance auprès d’un large public, l’Assurance maladie se propose de publier à un rythme bisannuel un baromètre dédié à l’observance, constituant un rappel régulier sur cette problématique majeure et visant à faire partager les données sur les évolutions constatées ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement.

    Une enquête pour identifier les facteurs influençant le point de vue des patients sur leur observance

    Une groupe d’experts dédié au sujet de l’observance

    Dans son rapport « charges et produits » pour l’année 2018, « l’Assurance maladie avait consacré un chapitre à l’observance afin d’aborder les questions méthodologiques qu’elle soulève, notamment dans la complexité de sa mesure ou encore concernant l’estimation des impacts de la non observance », indique la Cnam. Dans ce cadre, un travail a été confié à un groupe d’experts, piloté par Dominique Polton et la Fédération française des diabétiques pour identifier les leviers et les actions à mettre en place par l’Assurance maladie afin de favoriser la bonne observance des patient.

    « Dans la suite de ce travail, il a également semblé intéressant dans une démarche prospective d’interroger les patients sur le sujet de l’observance, que ce soit sur la perception de leur propre observance que sur ses déterminants », explique la Caisse à propos de cette enquête réalisée auprès de personnes atteintes d’une maladie chronique.

    Comprendre la perception qu’ont les patients de leur observance

    L’étude A+A pour la Cnam a été menée en ligne par le biais d’un questionnaire d’une vingtaine de minutes. Les répondants ont été questionnés sur leur état de santé perçu et leur comportement en matière de santé de façon générale, l’histoire et l’impact de leur maladie, puis sur le traitement de leur maladie avec un focus sur l’adhésion à leur traitement.

    « Cette étude ne prétend en aucun cas analyser de manière fine le taux d’observance de patients concernés par des pathologies fréquentes, mais plutôt d’identifier de manière globale chez des patients chroniques la perception qu’ils ont de leur propre observance, ainsi que les facteurs l’influençant de leur point de vue », précise la Cnam.

    Les répondants sont répartis ainsi :

    • 212 présentant une maladie respiratoire chronique ;
    • 210 présentant une maladie cardio neuro-vasculaire (dont l’hypertension artérielle) ;
    • 210 présentant un diabète ;
    • 210 suivant un traitement psychotrope ;
    • 210 présentant une maladie psychiatrique ;
    • 146 atteints d’un cancer.

    Enseignements principaux de l’enquête

    • Sur une échelle de 0 à 100 % où il leur est demandé d’évaluer leur niveau d’adhésion à leur traitement, 81 % des sondés estiment « être observants entre 80% et 100% » et 88 % des répondants déclarent ne jamais avoir arrêté de prendre leurs traitements ou avoir fait une pause. « Pour autant, au regard de ce niveau très élevé d’observance déclarée, une analyse plus nuancée des réponses permet de distinguer 2 grands groupes de personnes », indique la Cnam :
      • un premier « que l’on pourrait qualifier par une pleine adhésion à leur traitement et représentant 34 % de la population interrogée », dont les réponses aux différentes questions sont systématiquement dans le sens d’une bonne observance ;
      • un second groupe, représentant environ 2/3 des répondants, « faisant état d’écarts de différentes natures dans l’adhésion à leurs traitements et déclarant certains facteurs de non observance dans leurs réponses à certaines questions »

    « C’est selon cette distinction en deux groupes qu’il est proposé d’analyser les résultats de la présente enquête », explique l’Assurance maladie.

    Le niveau d’observance déclaré et la répartition entre les 2 groupes varie selon la pathologie considérée :

    L’appartenance au groupe des personnes en écart d’adhésion est déterminée par des réponses attestant de défauts d’observance qui s’expriment sur des plans variés, « depuis la prise de médicament en retard jusqu’à la non prise volontaire », explique la Cnam.

    La Caisse note que les personnes en écart d’adhésion sont des malades plus jeunes (âge moyen de 54 ans versus 63 ans), plus fréquemment dans la vie active (44 % contre 23 %) et plus fortement représentés dans les maladies respiratoires et les problématiques de santé mentale.

    Les facteurs influant l’observance :

    • la relation avec son médecin ;

    • le rapport à sa maladie et à la santé au sens large ;

    • Le rôle majeur de l’information ;

    • la confiance dans son traitement ;

    • des attentes pour améliorer l’adhésion au traitement

    Parmi les répondants en écart d’adhésion, 21 % d’entre eux plébiscitent notamment la possibilité de faire un bilan régulièrement avec un professionnel sur la prise de leurs traitements, contre 10 % chez les pleinement adhérents.

    À noter que les outils de type alertes à la prise de médicaments ou applications mobiles, « s’ils représentent un soutien complémentaire utile, sont relativement peu sollicités spontanément par les répondants des deux groupes (de 9 à 2 %) », indique la Cnam.

    Leviers pour favoriser l’adhésion des patients à leur traitement :

    éviter une approche simpliste ;

    développer une culture commune sur l’observance ;

    mobiliser les professionnels et renforcer l’accompagnement des patients :

    • élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance ;
    • renforcer l’accompagnement pluri-professionnel.
  • États-Unis : Livongo, éditeur de solutions de gestion du diabète, annonce son introduction en Bourse

    La société Livongo Health, éditrice de solutions de gestion du diabète basée à Mountain View (Californie), a déposé auprès de la US Securities and Exchange Commission (SEC) une déclaration d’enregistrement sur formulaire S-1 concernant son projet d’introduction en Bourse sur le marché des valeurs technologiques, le Nasdaq. Dans un communiqué daté du 28 juin 2019, elle précise que ni le nombre d’actions ni la fourchette de prix n’ont été déterminés. Les banques Morgan Stanley, Goldman Sachs et J.P. Morgan seront les principaux partenaires du projet.

    « Notre produit phare et la grande majorité de nos revenus sont liés à la gestion du diabète, l’une des maladies chroniques dont la croissance est la plus rapide au monde, commente l’entreprise dans le formulaire S-1 publié sur le site de la SEC. Sur la base de nos estimations du nombre de personnes bénéficiant de la couverture santé de leur employeur, de la prévalence du diabète dans cette population et du coût moyen de notre solution, nous estimons que la taille du marché immédiatement adressable aux États-Unis est d’environ 12,3 milliards de dollars (10,9 Mds €) ». À plus long terme, Livongo table sur un marché supplémentaire de 15,9 milliards de dollars (14 Mds €), celui des adultes diabétiques bénéficiant d’une couverture de santé Medicare ou Medicaid.

    Le Wall Street Journal estime que Livongo pourrait lever jusqu’à 200 millions de dollars (177 M€), ce qui valoriserait à la société à quelque 2 milliards de dollars (1,8 Md €).