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  • Rapport « Charges et produits 2020 » : la Cnam souhaite proposer une baisse de prix du Freestyle Libre

    Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (FSL), capteur de glycémie développé par la société Abbott ; rappeler les conditions de prise en charge de FSL et proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre font partie des 33 propositions de l’Assurance maladie pour améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses en 2020. Ces dernières sont présentées dans le rapport « Charges et produits pour 2020 », approuvé le 2 juillet 2019 par le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam). Le document va être présenté dans les jours à venir au ministère des Solidarités et de la Santé ainsi qu’au Parlement.

    La proposition (27) de baisser le prix du capteur de glycémie Freestyle Libre vise à « maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’[assistant de soins en gérontologie] chez les patients équipés par [le dispositif] ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur [le produit] par la [Haute autorité de santé (HAS)] », précise la Cnam.

    Rappeler les conditions de prise en charge de FSL (proposition 24) est aussi l’une des suggestions de la caisse, qui constate que le non-respect de ces conditions par les médecins généralistes est majoritairement lié à une « méconnaissance de la réglementation en vigueur » sur les dispositifs médicaux. « C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année, indique-t-elle, précisant qu’une « action de même type » a aussi été menée auprès des pharmaciens d’officine.

    D’une manière plus générale, la Cnam déclare dans son rapport que 140 milliards d’euros ont été remboursés en 2017 par le régime général pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    Les 33 propositions :

    • proposition 1 : lancer une grande mobilisation nationale sur le recours aux antibiotiques ;
    • proposition 2 : limiter les durées de prescriptions hospitalières exécutées en ville de pansements à un maximum de 7 jours ;
    • proposition 3 : mettre en place une campagne d’accompagnement sur la délivrance raisonnée ;
    • proposition 4 : réduire de 20 jours la durée durant laquelle les pharmaciens d’officine peuvent continuer en cas de changement de prix à commercialiser les unités d’une spécialité au prix de vente au public antérieur ;
    • proposition 5 : développer un dispositif d’intéressement des prescripteurs libéraux pour qu’ils puissent bénéficier d’un retour direct des économies générées par leur prise en compte des recommandations ;
    • proposition 6 : lancer une campagne d’accompagnement des prescripteurs et des assurés sur le bon usage des antalgiques ;
    • proposition 7 : mettre en place des éléments de cadrage des plateformes de gestion des transports ;
    • proposition 8 : renforcer l’encadrement des publicités invitant à la réalisation d’actes pris en charge par l’Assurance maladie ;
    • proposition 9 : créer un forfait de prise en charge en ville favorisant l’hémodialyse à domicile ;
    • proposition 10 : évaluer au bout d’une année l’impact sur l’accès aux soins des personnes en situation de handicap de la mise en place de la Complémentaire santé solidaire ;
    • proposition 11 : Intégrer dans la formation initiale et continue des professionnels de santé la dimension « handicap » et développer les outils d’accompagnement sur la prise en charge du handicap ;
    • proposition 12 : accélérer le développement des nouveaux dispositifs organisationnels dédiés aux personnes en situation de handicap ;
    • proposition 13 : recenser et faire connaître (via notamment ameli.fr) les professionnels de santé formés à la prise en charge du handicap en ville ;
    • proposition 14 : intégrer et améliorer la collecte des données relatives au handicap dans le SNDS et poursuivre les études sur les parcours de santé des patients en situation de handicap
    • proposition 15 : étendre le champ des majorations conventionnelles mises en place pour les dentistes et orthophonistes pour favoriser l’accès aux soins des personnes en situation de handicap à d’autres professions de santé dans des situations cliniques appropriées ;
    • proposition 16 : adapter le dispositif PFIDASS afin de permettre de mieux détecter et ensuite accompagner les personnes en situation de handicap en situation de renoncement ou de non-recours avéré ;
    • proposition 17 : mettre en place un baromètre de l’observance ;
    • proposition 18 : élaborer et diffuser des outils de dialogue et d’analyse de l’observance et de l’adhésion au traitement ;
    • proposition 19 : étendre la démarche qualité, pertinence Ma Sante 2022 «parcours pilotes» à 13 nouvelles pathologies jusqu’en 2021 ;
    • proposition 20 : dans le cadre du partenariat avec la Société française d’anesthésie et de réanimation (Sfar) promouvoir des outils d’amélioration de la pertinence des prescriptions d’examens pré-anesthésiques ;
    • proposition 21 : en lien avec la Haute autorité de santé (HAS), ouvrir aux médecins hospitaliers et hospitalo-universitaires des spécialités dites à risque, la possibilité d’intégrer le dispositif d’accréditation, en faisant évoluer le mode de financement des organismes d’accréditation ;
    • proposition 22 : identifier dans les systèmes d’information de facturation le recours à une assistance robotique lors d’une intervention chirurgicale et permettre la production d’évaluations médicales et médico-économiques en vie réelle de leurs bénéficies et de leur sécurité pour les patients et la collectivité ;
    • proposition 23 : mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre (Abbott) ;
    • proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre ;
    • proposition 25 : mener des actions de communication sur les pompes à insuline externes auprès des différents professionnels de santé mobilisés sur ce sujet ainsi qu’auprès des patients ;
    • proposition 26 : mettre en place rapidement une cellule d’observation dès l’arrivée sur le marché d’un nouveau dispositif médical onéreux ;
    • proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre ;
    • proposition 28 : rendre plus performante la base de données de l’Assurance maladie dans l’identification des prestataires ;
    • proposition 29 : mettre en place des mécanismes de blocage du remboursement sur la LPP ;
    • proposition 30 : expérimenter la mise en place de «pôles» hospitaliers ambulatoires s’appuyant sur un financement substitutif pour accélérer le virage ambulatoire en médecine ;
    • proposition 31 : réviser la nomenclature des actes d’ophtalmologie afin de décrire au mieux et de valoriser de façon pertinente le suivi des maladies chroniques ;
    • proposition 32 : repenser les protocoles afin de développer la coopération entre les ophtalmologues et orthoptistes libéraux ;
    • proposition 33 : soutenir les initiatives de prises en charge des soins visuels dans les zones plus défavorisés.

    FreeStyle Libre : 3 propositions en faveur de l’utilisation du dispositif d’Abbott

    Proposition 23 : Mener des actions pour favoriser dans la durée la bonne utilisation des pompes à insuline ou de Freestyle libre

    « Les actions nécessaires pour favoriser l’utilisation optimale des dispositifs doivent être menées lors de l’initiation du dispositif mais aussi à moyen et long terme pour corriger d’éventuelles pratiques non conformes aux indications, aux conditions d’utilisation et de prise en charge. Au préalable, un état des lieux des pratiques d’éducation et de formation du patient selon le professionnel initiant (endocrinologue hospitalier faisant appel ou pas à une structure d’éducation thérapeutique ou un centre initiateur, endocrinologue libéral) pourra être réalisé.

    L’objectif est d’appréhender le niveau d’hétérogénéité éventuel de ces pratiques, les raisons de cette hétérogénéité et de définir un socle de base sous forme de cahier des charges. La construction de ces actions pourra s’appuyer sur l’expérience des sociétés savantes et des associations de patient. »

    Proposition 24 : rappeler les conditions de prise en charge de Freestyle Libre

    « Le non-respect des conditions de prise en charge de FSL par les médecins généralistes résultent majoritairement d’une méconnaissance de la réglementation en vigueur sur les dispositifs médicaux. C’est dans ce cadre qu’une action d’accompagnement vers les médecins généralistes a été lancée début 2019 pour se déployer sur toute l’année. En parallèle, une action de même type a aussi été faite auprès des pharmaciens d’officine devant être aussi garants dans leur délivrance du respect de la réglementation. »

    Proposition 27 : proposer au Comité économique des produits de santé une baisse de prix de Freestyle Libre

    « Cette proposition a pour but de maîtriser le surcoût engendré par le recours important à l’ASG chez les patients équipés par Freestyle Libre ainsi que le possible dépassement d’effectif de la population cible défini dans l’avis Cnedimts sur Freestyle Libre par la HAS. »

    Objectif du rapport « Charges et produits » : formuler des propositions concrètes d’économies

    Depuis 2005, la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) présente chaque année un rapport, connu sous le nom « Charges et produits »,  en amont de la discussion du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), destinée aux parlementaires et aux autorités de santé pour « améliorer la qualité du système de santé et maîtriser les dépenses », rappelle la Cnam dans un communiqué.

    Ce document permet à la Cnam de formuler des propositions concrètes d’économies pour respecter les objectifs de dépenses et garantir le maintien d’un système de santé solidaire, performant et soutenable.

    Le rapport est composé de 3 parties :

    • la cartographie médicalisée des dépenses de santé : construite à partir des données issues du Système national des données de santé (SNDS), cette cartographie présente l’évolution des pathologies et des dépenses en France. Outil d’analyse au service du pilotage du système de soins, elle permet de quantifier les pathologies ou les traitements les plus fréquents, les 140 millions1 d’euros de dépenses associées et leurs évolutions entre 2012 à 2017, pour 57,6 millions de personnes en France ;
    • les propositions pour respecter l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam) 2020, fixé chaque année par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) : dans cette partie, l’Assurance maladie liste les actions qu’elle mènera sur chaque poste de soins (médicaments, transports, indemnités journalières, lutte contre la fraude…) pour une économie prévue de 2,069 milliards d’euros ;
    • les propositions complémentaires pour accroitre la qualité et l’efficience du système de soins à court et moyen terme : il s’agit d’apports supplémentaires de propositions et de connaissances, se basant sur des travaux d’observations et d’analyses menées dans l’année par les experts en santé publique, en gestion du risque et en analyse médico-économique de la Cnam, en collaboration avec les sociétés savantes et les agences sanitaires.
      • Cette partie vise à défricher de nouvelles thématiques ou modalités d’actions comme cette année, une analyse inédite sur l’accès aux soins pour les patients atteints de handicap, sur la qualité et l’efficience du système de soins avec un focus sur l’observance chez les patients atteints de maladie chronique, sur la pertinence des prescriptions, notamment en insulinothérapie et sur la classe des IPP2, sur les nouveaux modes de paiement pour les établissement de santé au service du virage ambulatoire en médecine ou sur la filière visuelle.

    Principales pathologies prises en charge : total de 140 Mds €

    En 2017, 140 milliards d’euros ont été remboursés par le régime général (y compris les sections locales mutualistes – SLM) pour la prise en charge de près de 57,6 millions de personnes.

    « Comme les années précédentes, certaines pathologies ont un poids particulièrement important dans les dépenses d’assurance maladie (voir figures et tableau ci-dessous) », indique la Cnam :

    • la santé mentale, si l’on regroupe les « maladies psychiatriques » et l’ensemble des « traitements chroniques par psychotropes » (dont les anxiolytiques et hypnotiques), représente 20,3 milliards d’euros (23,2 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 14 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des cancers atteint 15,6 milliards d’euros (18,4 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 11 % des dépenses totales ;
    • la prise en charge des maladies cardio-neurovasculaires représente 14 milliards d’euros (16,6 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 10 % des dépenses totales ;
    • la part des épisodes hospitaliers que l’on peut qualifier de « ponctuels », au sens où l’hospitalisation n’est pas en lien avec l’une des pathologies de la cartographie, atteint 31,3 milliards d’euros (37,1 milliards d’euros pour l’ensemble des régimes), soit 22 % des dépenses totales.

    Répartition 2017 des dépenses d’assurance maladie : 140 Mds € pour le Régime Général (164 Mds € pour l’ensemble des régimes)

    Répartition des dépenses d’assurance maladie entre les pathologies, traitements chroniques et épisodes de soins en 2017 (en milliards d’euros)

    Dépenses extrapolées à l’ensemble des régimes en 2017 (164 Mds €) entre les différents groupes de pathologies ou épisodes de soins (en millions d’euros)

  • Une offre de télémédecine pour la majorité des unités de soins aux détenus (gouvernement)

    « Dans des conditions de détention, le recours à la télémédecine est indispensable (…) tant pour améliorer l’accès à certaines spécialités médicales (dermatologie, ophtalmologie, consultations de pré anesthésie) [que] pour éviter des transports souvent difficiles ». C’est ce qu’affirme le gouvernement dans le dossier de presse de présentation de sa feuille de route relative à la santé des personnes placées sous main de justice, publié le 2 juillet 2019.

    L’exécutif estime que « dans le prolongement de la généralisation de la télémédecine depuis 2018 », cette possibilité « doit également être offerte aux personnes détenues ».  Il prévoit pour ce faire de « doter d’une offre de télémédecine la majorité des unités de soins en milieu pénitentiaire (USMP) ». Il est précisé dans le dossier de présentation que « certains actes médicaux ne peuvent être effectués par les USMP [car] les conditions de réalisation de ces actes ne sont pas toujours réunies en milieu pénitentiaire » :  « spécialité non représentée au sein de l’unité », « infrastructure non adaptée ».

    « Si les mesures privatives de libertés ont pour objet de protéger la société et de sanctionner les personnes condamnées, elles ne doivent pas entraver le projet de reconstruction pour se préparer à la sortie, pour se réinsérer [et la santé est] un facteur indispensable de ce cheminement », affirment dans l’éditorial la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, son homologue chargée de la Justice Nicole Belloubet et  sa secrétaire d’État Christelle Dubos. Cette feuille de route « vise à ce que les personnes placées sous main de justice bénéficient, au même titre que l’ensemble de la population, des avancées de nos politiques dans la prévention comme dans le soin », est-il indiqué.

  • NLU

    Natural Language Understanding

  • Asie : Singapour crée un consortium national sur les technologies de santé (HealthTEC)

    La National Research Foundation (NRF) de Singapour, un département relevant du cabinet du Premier ministre, crée un consortium national sur les technologie de santé (HealthTEC) afin d’aider les entreprises à transformer leurs résultats de recherche en produits et services à même d’améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
    HealthTEC se concentrera sur les 2 domaines suivants pour développer des solutions :
    • le suivi et la collecte des données de santé (Health sensing technologies) ;
    • l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA).

    Ce consortium sera dirigé par l’Institute for Health Innovation & Technology (iHealthtech) de l’université nationale de Singapour (NUS), indique la NRF dans un communiqué publié le 1er juillet 2019, ajoutant qu’elle réservera un financement de 1,5 million de dollar singapourien (environ 980 000 €) sur 3 ans pour soutenir les activités du consortium.

    HealthTEC associera à cet effort des entreprises de toutes tailles implantées à Singapour (start-ups, PME, grandes entreprises locales et multinationales). Les entreprises qui ont rejoint le consortium en tant que membres fondateurs de l’industrie comprennent Roceso Technologies, Tip Biosystems, ST Engineering et Ferrero Asia Pacific.
    HealthEC apportera du laboratoire au marché les résultats de R&D en mettant en commun l’expertise scientifique des chercheurs et les connaissances de l’industrie des entreprises.

    La NRF définit l’orientation nationale de la recherche, de l’innovation et des entreprises à Singapour.

    « Réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé des personnes »

    « Partout dans le monde, les technologies de santé de pointe changent notre façon de prévenir, de diagnostiquer et de surveiller les maladies, commente Lim Tuang Liang, directeur exécutif du bureau de la recherche, de l’innovation et des entreprises de NRF (communiqué). Le nouveau consortium pour les technologies de la santé s’appuie sur cette évolution pour réunir les chercheurs et les entreprises afin de traduire la R&D en innovations susceptibles d’améliorer la santé et le bien-être des personnes. Nous encourageons davantage d’entreprises à rejoindre le consortium pour tirer parti des dernières technologies et innovations afin de les aider à soutenir la concurrence dans ce secteur passionnant. »

    HealthTEC se concentrera sur la collecte et l’analyse des données

    Le développement de solutions de santé et de bien-être au sein du consortium sera centré sur 2 domaines :

    1. les « health sensing technologies », soit les innovations qui permettent de suivre et de collecter des données de santé

    Parmi ces technologies peuvent figurer :

    • des capteurs tactiles pour détecter la pression lorsque le patient est debout, en train de marcher ou en position assise ;
    • des technologies d’imagerie pour détecter la fatigue ;
    • des diagnostics moléculaires pour recueillir les signes vitaux des patients tels que la glycémie.

    2. l’analyse des données de santé et l’intelligence artificielle (IA)

    Le consortium envisage d’utiliser des technologies de modélisation prédictive et d’apprentissage automatique afin de donner du sens aux données collectées dans l’optique de suggérer des actions aux personnes pour qu’ils puissent améliorer leur état de santé et de bien-être.

    Il pourrait s’agir ,par exemple, de développer une application mobile fournissant aux utilisateurs des informations personnalisées sur la manière dont leur organisme (signes vitaux) change quand ils sont assis au travail ou quand ils pratiquent une activité physique et leur proposant des suggestions pour améliorer leur santé.

    Les chercheurs pourraient également utiliser un système d’analyse de données pour identifier les tendances en matière de santé et de bien-être au sein d’une population précise.

  • Hôpital du futur : un établissement virtuel va être construit à Saint-Quentin-en Yvelines d’ici 2024

    La communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) annonce le lancement d’ici 5 ans d’un « hôpital virtuel » sur le site Rabelais de l’université de Versailles Saint-Quentin (UVSQ) à Guyancourt. Dans un communiqué publié le 27 juin 2019, la collectivité évoque « un bâtiment hospitalier doté des dernières innovations numériques pour la formation des étudiants » et capable de proposer « une nouvelle offre de e-santé aux patients de SQY ».

    Le nouveau bâtiment, d’environ 5 000 m2, proposera 3 plateformes :
    • une première plateforme de 2 500 m2 dédiée à la télémédecine et à la e-santé pour développer l’offre de soins sur le territoire : par le biais de la télémédecine, les patients saint-quentinois auront la possibilité de consulter des praticiens en ophtalmologie, en pédiatrie, en cardiologie et en psychiatrie, « des spécialités qui manquent aujourd’hui de praticiens », précise la collectivité ;
    • une deuxième plateforme consacrée à l’enseignement, notamment par « simulation haute-fidélité et procédurale » ;
    • une troisième plateforme dédiée au « living lab », un laboratoire pour faciliter les rencontres entre professionnels de santé, industriels et entrepreneurs afin de « créer des projets autour de [la] e-santé et de la santé », est-il expliqué.

    « L’ambition de cet hôpital est de préfigurer le CHU de demain. Un CHU plus proche des territoires, commente Djillali Annane, doyen de l’UFR Simone Veil-Santé de SQY (communiqué).

    Un hôpital numérique pour gagner du temps et améliorer l’accès aux soins

    Le futur établissement numérique de SQY « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national »

    Le futur hôpital numérique de Saint-Quentin-en-Yvelines (SQY) va « permettre aux usagers d’accéder aussi bien à de la prévention [et] à de l’éducation thérapeutique (…) qu’à des soins, à proximité de chez eux, indique Djilali Annane (communiqué). Ils n’auront plus besoin d’une heure et demie de voiture ou de transport en commun pour rejoindre un hôpital et ne devront plus attendre plusieurs semaines un rendez-vous de consultation spécialisée. Les professionnels de santé auront, quant à eux, accès à un CHU, à proximité de leur lieu d’exercice. »

    Cet établissement numérique sera « une première en France », note la collectivité, ajoutant qu’il « devrait préfigurer les hôpitaux virtuels qui seront développés au niveau national ».

    Un hôpital numérique prévu par un « contrat local de santé 2018-2024 » signé en 2018

    Le développement d’un hôpital numérique au sein de la communauté d’agglomération était prévu par le « contrat local de santé 2018-2024 » signé le 6 juin 2018 par l’agence régionale de santé d’Île-de-France, la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, la préfecture des Yvelines,  la CPAM des Yvelines, le conseil départemental des Yvelines, la MGEN, l’Hôpital privé de l’ouest parisien, le centre hospitalier de Versailles et l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.

  • L’ARS Hauts-de-France propose un service de téléconsultation à l’échelle de la région

    L’agence régionale de santé (ARS) Hauts-de-France (HDF) lance un service numérique pour la réalisation d’actes de téléconsultation au sein de la région. La solution, proposée depuis le 28 juin 2019 dans 24 Ehpads (1 780 résidents), s’inscrit dans le cadre de son projet d’accompagnement et de soutien du déploiement de la téléconsultation, mené en partenariat avec l’Assurance maladie et l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux Hauts-de-France. 56 médecins généralistes se sont déjà portés volontaires pour utiliser le dispositif.
    À partir du second semestre 2019, l’offre sera adressée à d’autres sites demandeurs (Ehpads, hôpitaux de proximité, structures d’exercice coordonné…) ainsi que pour des téléconsultations assurées par des médecins spécialistes, hors médecine générale, annonce l’ARS dans un communiqué.
    Le service a déjà été éprouvé au sein de 2 Ehpads pilotes, avec 66 téléconsultations réalisées pour 32 patients du 15 mars au 25 juin 2019, est-il précisé.

    L’initiative vise à mettre à disposition une solution « simple et sécurisé », pensée et conçue avec l’aide des professionnels de santé et respectueuse « des principes mentionnés dans la convention médicale », note l’ARS. Dans ce cadre, le patient bénéficiera d’un accompagnement de la part du personnel soignant tout au long de sa consultation, avec la garantie que les données transmises sont protégées, permettant « une prise en charge de qualité, dans le respect des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS) », est-il indiqué.

    Une déclinaison du programme Prédice

    Ce service de téléconsultation est l’une des déclinaisons du programme Prédice (ex-Prétdiss : Programme régional de transformation digitale du système de santé), piloté par l’ARS Hauts-de-France avec l’appui du GIP Sant& Numérique, « qui a l’ambition de proposer à l’ensemble des acteurs du système de santé de la région un bouquet de services numériques, explique l’agence régionale de santé. Il s’agit d’un programme collectif porté par l’ensemble des acteurs de la région des Hauts-de-France. »

    Un service de télé-expertise en dermatologie bientôt déployé

    D’autres services, notamment de télé-expertise en dermatologie, sont amenés à se développer « d’ici quelques semaines par le biais du programme Prédice, est-il précisé. Près de 250 médecins libéraux sont concernés par ce déploiement et pourront en bénéficier. »

  • Life Medical Control et SameSame rejoignent l’incubateur e-santé de Boehringer Ingelheim

    Life Medical Control et SameSame font partie des 3 sociétés sélectionnées par le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim pour rejoindre la deuxième promotion de start-ups installées au sein de son incubateur de santé digitale Synapse, créé en janvier 2019 à Lyon en collaboration avec le réseau d’incubateurs IKubator.

    2e promotion pour l’incubateur e-santé Synapse de Boehringer Ingelheim: Neurocoach et Gong retenus

    Les 3 lauréats, dévoilés par le groupe le 25 juin 2019, sont :
    • Life Medical Control : société issue du CHU de Saint-Étienne qui a développé la solution « NeuroCoach » pour le dépistage primaire de risque d’AVC ;
    • SameSame : développe Gong, une solution de communication pour personnes aphasiques co-construite par les orthophonistes, les patients et les aidants ;
    • Arioneo : propose des solutions d’analyse de la performance et de la santé des chevaux athlètes.

    Les 3 start-ups de la première promotion s’apprêtent à quitter l’incubateur. Il s’agit de Lili Smart , qui propose une solution connectée d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, de Medeo, qui offre une plateforme interconnectée dédiée aux professionnels de santé, et de Tibot, qui développe un robot pour l’aviculture.

    3 start-ups retenues sur une trentaine de dossiers étudiés

    Retenues après l’étude d’une trentaine de dossiers, les sociétés lauréates de la deuxième promotion répondent toutes les 3 aux critères du comité de sélection : « qualité des équipes, chiffre d’affaires, business plan et business model cohérents, concept en phase avec les activités santé humaine ou santé animale de Boehringer Ingelheim, et surtout perspectives de liens stratégiques ou commerciaux avec le groupe », indique le laboratoire pharmaceutique.

    Une trentaine d’experts chargés d’accompagner les lauréats

    L’incubateur Synapse de 150 m² est installé dans de l’immeuble Boréal, siège de la filiale française de Boehringer Ingelheim, au sein du Biodistrict Lyon-Gerland.

    Le groupe allemand a mis à la disposition des start-ups des moyens structurels (espaces dédiés, postes de travail, salles de réunion…) ainsi qu’une trentaine d’experts chargés d’accompagner les entrepreneurs dans leur stratégie de développement.

  • Hôpital du futur : le CHU de Nantes ouvre un entrepôt de données de santé pour une médecine 4P

    Le CHU de Nantes s’est équipé d’un entrepôt de données de santé pour gérer 2,3 millions de dossiers patients, 16 millions de documents et plus de 50 millions de données. Cet investissement s’inscrit dans le cadre d’un projet commun aux Hôpitaux universitaire du Grand Ouest, indique l’établissement dans un communiqué publié le 26 juin 2019. L’objectif est que les chercheurs puissent exploiter les données cliniques afin d’améliorer les soins et les traitements délivrés aux patients.

    Un entrepôt de données de santé permet de regrouper sur une même base les données administratives, sociales et médicales des dossiers informatisés de patients pris en charge au CHU. « Il s’agit donc de données produites et collectées à l’occasion des soins et réutilisées à des fins de recherche, explique l’hôpital nantais. Les recherches réalisées utilisent a posteriori ces données recueillies et ne nécessitent donc aucune participation active du patient. »

    En se dotant d’un tel outil, l’établissement nantais vise à participer à la progression de la médecine actuelle « pour l’amener vers une médecine du futur », qui pourra se baser sur l’usage de technologies comme l’intelligence artificielle (IA), le but étant notamment de parvenir à une médecine 4P (prédictive, préventive, personnalisée et participative).

    En ce qui concerne la sécurité, l’entrepôt de l’hôpital et ses règles d’exploitation ont été officiellement autorisés en juillet 2018 par la Cnil, « reconnaissant que les garanties mises en place par le CHU de Nantes en termes de sécurisation, [de] traçabilité et [de] transparence des données de santé étaient satisfaisantes », note l’établissement. Un service nommé « la clinique des données » est, entre autres, garant d’une utilisation éthique et confidentielle des données. Il est notamment composé de 5 épidémiologistes/data scientists.

    Un entrepôt de données pour une médecine 4P

    Le but est de parvenir, à terme, à une médecine 4P, soit :

    • à une médecine prédictive et préventive : meilleure identification des populations à risque pour cibler le déploiement des programmes de prévention ;
    • à une médecine personnalisée : mutualisation de l’ensemble des données disponibles pour évaluer chaque cas précis et prendre des décisions mieux appropriées au patient ;
    • à une médecine participative : certaines données de santé sont générées par les patients eux-mêmes par le biais d’outils en ligne ou des objets connectés. « L’implication des patients dans le suivi du traitement de leur pathologie est primordiale », note le CHU de Nantes.

    Un entrepôt en conformité avec le RGPD

    En conformité avec le RGPD, l’entrepôt de données de santé de l’établissement nantais a fait l’objet d’une « analyse de risque minutieuse, en lien étroit avec la Cnil », qui a constaté les garanties suivantes :

    • sécurité informatique : l’entrepôt est hébergé sur un serveur sécurisé du CHU de Nantes (aucun accès possible de l’extérieur) ;
    • seule une équipe « réduite et formée », localisée dans un service baptisé « la clinique des données » a accès à l’ensemble de l’entrepôt : « elle est le tiers de confiance entre les données des patients et les utilisateurs, et est garante d’une utilisation éthique et confidentielle des données », précise l’établissement ;
    • les utilisateurs chercheurs n’ont accès qu’aux données « strictement nécessaires » à leur recherche ;
    • les données, si elles ont besoin d’être extraites de l’entrepôt, sont anonymisées.

    Les patients peuvent s’opposer à l’utilisation de leurs données en recherche

    Depuis le mois d’avril 2018, chaque patient est informé de la possible utilisation de ses données à des fins de recherche par l’intermédiaire d’un document qui lui est transmis lors de son admission. Un contact lui permet d’exercer ses droits, notamment d’opposition.

    « Les patients soignés au cours de ces dernières années au CHU de Nantes qui souhaitent s’opposer à l’utilisation de leurs données en recherche doivent exprimer leur refus par mail à l’adresse suivante : vosdonneespersonnelles@chu-nantes.fr ; aucune justification n’est demandée et cela n’affectera en rien la prise en charge médicale ou le lien avec les soignants du CHU de Nantes », indique l’hôpital.

    Il précise que toutes les études effectuées à partir de l’entrepôt vont être publiées sur le site web du CHU de Nantes, dans la section recherche&innovations/entrepôt de données.

    5 épidémiologistes/data scientist dans l’équipe de la clinique des données

    L’équipe de la clinique des données est composée de :

    • 5 épidémiologistes/data scientists et vacations d’épidémiologistes/biostatisticiens du CHU ;
    • 1 informaticien/data manager en cours de recrutement.

    Avec, en soutien par la direction de la recherche :

    • 1 chef de projet informatique et 1 médecin du CIC 1413 en support et par les services numériques territoriaux : une équipe de 4 personnes.
  • Aide à la décision thérapeutique : Nehs déploie des chatbots basés sur IA avec la start-up BOTdesign

    Nehs et la start-up toulousaine BOTdesign, qui développe des robots conversationnels (chatbots) intelligents en milieu hospitalier, signent un partenariat pour proposer une offre numérique visant à simplifier et à sécuriser les échanges d’informations de santé entre professionnels mais aussi entre professionnels et patients.

    En s’associant à BOTdesign, le groupe mutualiste souhaite étoffer son offre en déployant des chatbots basés sur l’intelligence artificielle (IA) afin de faciliter l’aide à la décision thérapeutique et médicale. L’idée est de proposer une offre de santé plus personnalisée pour accompagner les clients de Nehs « partout où ils se trouvent et leur proposer des solutions au plus près de leurs attentes, explique la société dans un communiqué publié le 2 juillet 2019. Grâce au savoir-faire de BOTdesign, l’[IA] permet de personnaliser la relation-client, d’avoir un contact permanent avec eux [et] d’anticiper leurs besoins afin d’y répondre au mieux et en temps réel. »

    Nehs mise sur le numérique

    Les services digitalisés de Nehs s’articulent en 3 domaines d’activité :

    • imagerie médicale : couvre le workflow complet de l’acquisition des images, avec diverses modalités dont un scanner, à leur traitement par le biais d’un RIS/PACS et leur diffusion avec des solutions d’échange et de partage sécurisée des images médicales ;
    • e-santé et parcours : propose des solutions territoriales de télé-santé, de la télémédecine à la télé-expertise, en passant par la télé-interprétation ;
    • hospitality & services : propose des services aux patients et à leurs aidants, de la chambre en unité de soins jusqu’au domicile.

    MAX : le hub médical sécurisé de BOTdesign

    BOTdesign a déployé en 2 ans des chatbots dans 8 spécialités médicales. La start-up a par ailleurs développé un hub médical sécurisé, baptisé « MAX » (« Medical Assistant Experience »), « le tout-en-un du soignant pour lui permettre d’optimiser sa gestion quotidienne de sa file active », indique Nehs (communiqué).

    MAX est composé :

    • d’une messagerie instantanée avec possibilité de réaliser des visioconférence pour les téléconsultations ;
    • d’un dashboard avec alertes intelligentes fondées sur des algorithmes médicaux validés ;
    • de modules de gestion des rendez-vous médicaux et de contenus thérapeutiques avec les patients ;
    • de chatbots intégrant de la compréhension du langage naturel (NLU).

    Le hub est interopérable et hébergé en HDS (sécurisation du transfert et du stockage de données en santé). 

  • RIS

    Radiology Information System (système d’information radiologique)